Milly-la-Forêt

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Milly-la-Forêt
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Milly-la-Forêt
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Milly-la-Forêt (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'École (siège)
Maire
Mandat
François Orcel (UMP)
2014-2020
Code postal 91490
Code commune 91405
Démographie
Gentilé Milliacois
Population
municipale
4 765 hab. (2011)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 13″ N 2° 28′ 01″ E / 48.4035227, 2.4669027 ()48° 24′ 13″ Nord 2° 28′ 01″ Est / 48.4035227, 2.4669027 ()  
Altitude Min. 60 m – Max. 135 m
Superficie 33,80 km2
Localisation

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Liens
Site web milly-la-foret.fr

Milly-la-Forêt[1] (prononcé [mi.ji la fɔ.ʁɛ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à cinquante-deux kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. C’est le chef-lieu du canton de Milly-la-Forêt, le siège de la communauté de communes de la Vallée de l'École, du parc naturel régional du Gâtinais français et du doyenné de Milly-la-Forêt.

Village gaulois dès 285 av. J-C, lieu de naissance de Saint Wulfram vers l’an 640, le domaine fut ensuite offert aux seigneurs méritants par les rois de France. Ruinée par les anglais au XIVe siècle, elle fut rebâtie et fortifiée par Louis Malet de Graville au XVe siècle, dotée d’une des plus importantes foires franciliennes. Centre agricole et commerçant, sur le passage de la route de Lyon jusqu’au XVIIIe siècle, elle perdit peu à peu de son intérêt à mesure que les axes routiers et ferroviaires s’en écartaient. Elle devint alors dès le milieu du XXe siècle un lieu de villégiature pour les parisiens et les artistes, dont Jean Cocteau et Christian Dior. C’est aujourd’hui un pôle touristique important du département, la capitale des herbes aromatiques, à l’environnement préservé entre province et agglomération parisienne.

Ses habitants sont appelés les Milliacois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Milly-la-Forêt en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 7,2 % 243,75
Espace urbain non construit 1,8 % 61,64
Espace rural 91,0 % 3 070,29
Source : Iaurif[3]

Milly-la-Forêt est située au sud de la région Île-de-France et de l’agglomération parisienne, à l’extrême sud-est du département de l’Essonne, au cœur de l’ancien pays du Gâtinais, aujourd’hui devenu région naturelle et pour partie parc naturel régional. Ses frontières est avec Arbonne-la-Forêt et sud-est avec Noisy-sur-École marquent aussi la frontière du département avec la Seine-et-Marne. La commune occupe un territoire arqué long de neuf kilomètres sept cent d’ouest en est et large de quatre kilomètres du nord au sud, totalisant une superficie de trois mille trois cent quatre-vingt hectares. Ce territoire est encore majoritairement rural, 91,20 % des terres étant naturelles ou agricoles, auxquelles s’ajoutent 1,92 % de terrains urbains non construits. Ainsi, la totalité des constructions sont implantées sur à peine sept pour cent du territoire au centre sud, le quart sud-ouest est intégralement consacré à l’agriculture comme l’arc entourant la route de Fontainebleau et la route de Corbeil d’est au nord. Enfin, le quart nord-ouest est couvert de la dense forêt communale et le quart nord-est par la forêt des Trois-Pignons, prémices de la vaste forêt de Fontainebleau. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°24'11" N et 2°28'14" E au point central de ce territoire.

Située au point le plus resserré de la vallée de l’École qui traverse la commune du sud au nord par le centre-ville, le terrain s’élève rapidement à l’ouest et à l’est dans le massif des Trois-Pignons. Site commercial important dès le Moyen Âge, la commune est encore aujourd’hui à la croisée de nombreuses voies locales dont les routes départementales 837 d’Étampes à Fontainebleau, 372 vers Melun, 948 vers Corbeil-Essonnes, 105 vers La Ferté-Alais, 16 vers Nemours et 410 vers Malesherbes.

Ville d’importance historique, touristique et gastronomique pour le département, Milly-la-Forêt est située à cinquante-deux kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[4], point zéro des routes de France, vingt-six kilomètres au sud-est d’Évry[5], vingt-trois kilomètres au sud-est d’Étampes[6], trente-huit kilomètres au sud-est de Palaiseau[7], treize kilomètres au sud-est de La Ferté-Alais[8], vingt-trois kilomètres au sud de Corbeil-Essonnes[9], vingt-six kilomètres au sud-est d’Arpajon[10], trente kilomètres au sud-est de Montlhéry[11], trente-six kilomètres au sud-est de Dourdan[12] et seulement treize kilomètres au nord-est de Malesherbes[13] et dix-sept kilomètres à l’ouest de Fontainebleau[14]. Quelques communes homonymes sont réparties sur le territoire. Milly est à deux cent cinquante-sept kilomètres à l’ouest[15], Milly-sur-Thérain à cent vingt-sept kilomètres au nord-ouest[16], Milly-sur-Bradon à deux cent vingt-neuf kilomètres au nord-est[17] et Milly-Lamartine à deux cent quatre-vingt-trois kilomètres au sud-est[18].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l’École et le château.

La commune est traversée en son centre par la rivière l’École qui entre sur le territoire par le sud-est en matérialisant la frontière avec Oncy-sur-École et remonte droit au nord. Elle se dédouble dans le bois situé derrière le château pour former une île et alimente les anciennes douves avec un bras mort. Le cours poursuit vers le nord, sur la rive droite est installée une station d’épuration des eaux. Le ruisseau du Coul’ d’Eau prend sa source à l’entrée de la rue Notre-Dame et remonte en souterrain vers le nord, le ruisseau éponyme alimente le lavoir puis se jette dans la rivière après un parcours de cent cinquante mètres. Un petit lac, nommé le « Coudret » marque la fin de la traversée de Milly-la-Forêt par la rivière, deux étangs se forment dans les cuvettes en centre-ville, devant le château et au cœur du quartier pavillonnaire. Un bras mort artificiel a été creusé sur la rive droite pour alimenter l’ancien lavoir de la Bonde. Quatre ponts permettent de traverser le cours d’eau, d’amont en aval, sur la rue du général De Gaulle, à la frontière avec Oncy-sur-École, le deuxième rue Langlois face au lavoir, le troisième rue Léopold Bédu et le dernier sur la rocade nord. Au nord, la rivière marque la frontière avec Moigny-sur-École.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le terrain occupé par la commune s’étage entre soixante mètres au-dessus du niveau de la mer et cent trente-cinq mètres d’altitude. L’ensemble du centre-ville se trouve au point le plus bas, au niveau de la vallée relativement encaissée de la rivière, le terrain s’élève assez rapidement au nord-est avec la butte du « Monceau » et le début de la platière sablonneuse de Fontainebleau et du massif des « Trois-Pignons », l’altitude de cent trente mètres étant atteinte à seulement deux kilomètres à l’est du lit de la rivière. Il s’élève aussi rapidement à l’ouest sur la fin du plateau de Beauce séparant les vallées de l’École et de l’Essonne, l’altitude de cent mètres est atteinte seulement un kilomètre à l’ouest du lit de la rivière dans la forêt. Le village est ainsi installé au point le plus resserré de la vallée, elle s’élargit ensuite vers le nord. Le sous-sol milliacois est caractéristique du Gâtinais, constitué de sable blanc surmonté de calcaire et de blocs de grès érodés[19].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de Milly-la-Forêt est relativement étendu, il enserre au sud la commune d’Oncy-sur-École, du sud-est au nord-est, la commune est bordée par les communes seine-et-marnaise de Noisy-sur-École, Arbonne-la-Forêt et Fleury-en-Bière. Au nord se trouvent les villages de Courances et Moigny-sur-École, suivis au nord-ouest par Boutigny-sur-Essonne, à l’ouest par Maisse et au sud-ouest par Buno-Bonnevaux.

Rose des vents Boutigny-sur-Essonne Courances
et Moigny-sur-École
Fleury-en-Bière Rose des vents
Maisse N Arbonne-la-Forêt
O    Milly-la-Forêt    E
S
Buno-Bonnevaux Oncy-sur-École Noisy-sur-École

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Milly-la-Forêt est située en Île-de-France et bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et étés doux, avec des précipitations régulières sur l’ensemble de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 degrés Celsius, avec une moyenne maximale annuelle de 15,2 °C et une moyenne minimale de 6,4 °C. Le record de température la plus basse fut établi le 17 janvier 1985 avec -19,8 °C. La moindre densité urbaine explique une différence négative de deux à trois degrés relevée entre Milly-la-Forêt et Paris. L’ensoleillement totalisant 1 798 heures est comparable à l’ensemble des régions au nord de la Loire mais moindre qu’au nord du département par la présence fréquente de nappe de brume à proximité de l’École, des champs et de sa vaste forêt. Enfin, les précipitations s’établissent à 598,3 millimètres annuels, avec une moyenne mensuelle proche de cinquante millimètres et une pointe à soixante-trois millimètres en mai.

Données climatiques à Milly-la-Forêt.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[20],[21].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare routière.

L’École n’est pas une voie navigable mais sa vallée accueille une voie de communication importante depuis longtemps, aujourd’hui matérialisée par la route départementale 948 entre Milly-la-Forêt et Corbeil-Essonnes au nord, menant ainsi à la Seine. Site commercial important, Milly est ainsi au carrefour de nombreuses voies routières. Cette RD 948 se poursuit au sud-ouest pas la route départementale 410 vers Malesherbes et au sud-est par la route départementale 16 en Seine-et-Marne vers Nemours. Au nord-ouest part la petite route départementale 105 qui permet de rallier la vallée de l’Essonne à La Ferté-Alais. Milly-la-Forêt est enfin placée sur le tracé de la longue route départementale 837 qui parcourt tout le sud du département entre Milly et Étampes et se prolonge ensuite à l’ouest vers Dourdan sous le nom de route départementale 836 et les Yvelines où elle devient RD 936, elle mène aussi à l’est de Milly vers l’est à Fontainebleau sous le numéro RD 409. Fortement fréquentée, cette RD 837 a été déviée du centre-ville et forme sur trois kilomètres la rocade nord, trois giratoires matérialisant les entrées de ville. Enfin, au nord-est se trouve la route départementale 372 qui garde le même numéro en Seine-et-Marne et mène vers Melun. Elle est aussi le point de départ de la route départementale 1 vers le sud-ouest et de la route départementale 142 vers le sud-est.

Mis à part ces axes locaux, la commune est restée à l’écart des axes majeurs, l’autoroute A6 est ainsi à sept kilomètres plus à l’est et la gare la plus proche est celle de Maisse sur la ligne D du RER six kilomètres à l’ouest ou celle de Boutigny sur la même ligne à huit kilomètres au nord-ouest. La société d’autocars Cars Bleus est installée sur la commune, elle exploite au départ de la gare routière communale les lignes 284-01 à destination d’Avon, 284-02 vers Étampes, 284-03 vers Buno-Bonnevaux, 284-04 vers Étampes par La Ferté-Alais, 284-06 depuis Oncy-sur-École vers Évry et 284-07 vers la gare de Boutigny-sur-Essonne. Milly-la-Forêt est en outre située à trente-sept kilomètres au sud-est de l’aéroport Paris-Orly, soixante-huit kilomètres au sud de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, et pour l’aviation légère à sept kilomètres au nord-est de l’aérodrome de Buno-Bonnevaux.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

L’espace urbain n’étant pas très étendu, aucun quartier ne se détache vraiment. Cependant, les boulevards plantés installés à l’emplacement des anciens remparts marquent encore l’emplacement du centre-ville historique. Les habitations à l’extérieur sont ainsi placées dans les faubourgs, faubourg de Melun au nord, de Paris et Saint-Pierre à l’ouest, de Fontainebleau à l’est et Saint-Blaise au sud. La rocade au nord marque aujourd’hui l’extrémité de l’urbanisation. Trois zones d’activités sont implantées à l’écart du centre-ville, le Chênet à l’ouest, la Guichère à l’est et la Maison blanche au nord.

Au XVIIe siècle, plusieurs hameaux dépendant de Milly étaient encore cités, ils sont pour certains encore mentionnés dans le nom des rues, tel « Le Rousset » et « Saint-Pierre » sur la rive gauche de la rivière, « Saint-Laurent » à proximité de l’actuelle zone d’activité nord et à l’ouest. Les lieux-dits « Le Tertre », « Le Corbeau », la « Grange Rouge » et le « Rove » encore occupés par des fermes en exploitation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le premier nom du domaine était Maurillac en gaulois devenu Maureliacum en latin. Le toponyme Milly est relativement courant, il se rapporte le plus souvent à la présence antique d’une villa rustica possédée à l’époque gallo-romaine par un certain Milius ou Emilius. Ici, le nom fut importé en 1080 par le chevalier Adam de Milly, originaire de Milly-en-Beauvaisis et premier seigneur du lieu. Mais une charte datant de 651 mentionnait déjà l’appellation Melliacus. Au XIVe siècle fut ajoutée la précision du lieu donnant Milly-en-Gâtinais sans que ce ne soit officialisé. Sur requête du conseil municipal et par décret du 6 février 1948, il fut remplacé par Milly-la-Forêt, alors considéré plus « touristique » et pour la différencier de son homonyme Milly en Normandie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

D’après l’Histoire locale rédigée par Dom Guillaume Morin, historiographe du Gâtinais, le bourg de Milly aurait été fondé en l’an 285 avant Jésus-Christ par Dryus, quatrième roi des Gaules comme un centre d’initiation druidique, comme en témoigne aujourd’hui le menhir de la « Pierre droite ». À l’époque de la Gaule romaine, le village se trouvait alors sur la voie romaine aujourd’hui encore matérialisée par le chemin de Grimery, des médailles romaines retrouvées en 1825 et une pièce en or à l’effigie de Faustin de Rome. En 52 avant Jésus-Christ fut installé un camp romain à l’ouest de la rivière.

Domaine seigneurial[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle, le domaine alors appelé Maurillacum appartenait à un certain Fulbert Ier, officier dans l’armée de Dagobert Ier, c’est ainsi que ce roi fut sacré en l’an 629 dans ce qui était alors le château de Forest. Le fils de ce Fulbert naquit en 647 et fut connu sous le nom de Wulfram de Sens. Reçu en 665 à la cour du roi Clotaire III et de la reine Bathilde, elle le persuada d’entrer dans les ordres. Cette même reine Bathilde œuvra à la création d’un Hôtel-Dieu dépendant de l’abbaye de Chelles. En 685, il légua alors la terre de Milly à l’abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle pour partir évangéliser la Frise, il devint ensuite archevêque de Sens. Charles Martel récupéra ces terres à la mort du saint, Milly entrait pour la première fois dans le domaine royal français.

Vers 860, la province de Gâtinais revint au comte d’Anjou, le domaine de Milly sortit du giron royal. Mais en 1068, Foulque le Rechin rendit la terre à Philippe Ier de France, le domaine fut alors cédé aux seigneurs méritants par le roi. Le premier d’entre eux fut Adam de Milly qui reçut le titre en 1080, son père étant alors vicomte de Sens. Vers 1100, sa veuve Élisabeth donna une partie du domaine située sur l’actuelle commune de Villiers-en-Bière au prieuré de Longpont. La famille de Milly obtint ses armoiries et sa devise en 1214 lorsque ses seigneurs Pierre et Guillaume de Milly se battirent au côté de Philippe Auguste pour défendre le royaume. En 1136, Guillaume de Milly donna ses terres à l’Église, ce qui permit la construction de la chapelle Saint-Blaise. En 1147, une nouvelle donation fut faite à l’abbaye de Barbeau. Un second Guillaume de Milly fit un nouveau don en 1175 à l’abbaye de Longpont avant d’épouser en 1180 Agnès de Nemours et de partir pour la cinquième croisade.

En 1283 et 1284, le roi Philippe le Hardi vint régulièrement chasser à Milly. Le domaine passa de main en main jusqu’en 1286Philippe le Bel l’offrit à son chambellan Hugues II de Bouville, le domaine comprenant alors le château de Forest et les terres de Mondeville et surtout l’érection en baronnie-pairie. En 1287, par la cession par Estienne de Sully des terres, Hugues de Bouville devint propriétaire de la totalité du domaine. Au début du XIVe siècle, il fonda le chapitre de Notre-Dame, confirmé en 1304 par l’archevêque de Sens Estienne Besquart. En 1320, Blanche de Bouville épousa au château Olivier de Clisson devant le roi Philippe le Long. En 1330, les paroisses de Saint-Pierre et de Notre-Dame furent réunies. En 1337, la terre appartenait à un certain Guillaume de Meullent, puis à son frère Jean de Meulan, évêque de Meaux, de Noyon puis archevêque de Paris. En 1356, à la suite de la défaite de Poitiers, la ville fut ravagée par des pillards et en partie rasée par les Anglais. En 1371, ce sont les troupes d’Édouard de Woodstock qui prirent la ville. En 1373, Isabelle de Meulan accorda aux Milliacois le droit de chasse sur les terres de la paroisse.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Carte de « Milly » selon Cassini.

Au XVe siècle, c’est l’amiral de France Louis Malet de Graville qui reconstruisit le château et entoura la ville de fortifications, percées de sept portes (l’une pour le château, puis porte Saint-Pierre, porte de Melun, porte de Fontainebleau, porte de Lyon, porte Saint-Jacques et porte aux Grenouilles) et obtint l’érection d’une halle en 1479[22]. À cette époque, le comté de Milly s’étendait sur les châtellenies de Fleury, Achères, Nainville, Boutigny et Cély.

Cette reconstruction se fit autour du quartier juif, communauté importante localement, à l’origine de la prospérité commerciale du bourg. En 1495, l’amiral de Graville institua une maîtrise à la collégiale Notre-Dame, complétée en 1497 par une ferme à Nangeville. Milly était alors le premier relais sur la longue route royale de Paris à Lyon, elle disposait donc d’un relais de poste. En 1598, Henri IV qui séjournait à Fontainebleau descendit à l’hôtel du Lion d’Or place du marché. À la mort de Gabrielle d'Estrées, il continua à passer par Milly, sur la route de Malesherbes pour se rendre chez sa maîtresse Henriette d’Entragues. L’importance commerciale de la commune décrut dès le XVIIe siècle lorsque Louis XIV décida de dévier la route de Paris à Lyon par Fontainebleau. En 1759, l’hôtel-Dieu fut reconstruit, mais en 1787, il ne disposait plus que de six lits. En 1781, le 19 août puis le 17 septembre, deux orages entraînèrent des inondations dans le faubourg Saint-Pierre. En 1792, les biens de l’hôtel-Dieu furent confisqués.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1831, au cours de la seconde pandémie de choléra, trente-neuf milliacois moururent des suites de la maladie. En 1857 fut institutionnalisée la fête patronale communale Saint-Pierre. Durant le conflit de 1870, des combats eurent lieu entre des francs-tireurs et les troupes prussiennes le 26 septembre, des habitants furent pris en otage et rendus contre une rançon de vingt mille francs-or. En 1871, une kommandantur fut installée dans le château. Le 27 octobre 1895 fut inauguré l’hôtel de ville.

L’eau courante fut installée en ville le 30 août 1905 avec la construction d’un château d’eau sur l’actuel boulevard du Maréchal-Joffre. Le 1er avril 1910 démarra l’exploitation de la ligne de tramway Milly-Melun par la société du Tramway Sud de Seine-et-Marne. Le 22 septembre 1912 fut inaugurée la gare de Milly sur la ligne de la CGB sur la ligne entre Arpajon, Étampes, Milly et Corbeil ouverte le 20 octobre. En 1915, les premier et quatrième régiments de zouaves installèrent leur centre de formation à Milly-la-Forêt avec près de trois mille soldats. En 1917, le centre d’instruction de Milly reçut les troupes américaines. L’année 1923 vit la halle bénéficier d’un classement aux monuments historiques, suivie en 1926 par la collégiale. Le 31 août 1930 se tint la Fête d’aviation de Milly. Le 31 juillet 1938 fut fermée la ligne de tramway vers Melun. Durant la Seconde Guerre mondiale, la plaine de Chanfroy, dans le massif des Trois-Pignons fut le théâtre d’exécutions d’otages perpétrées par la Gestapo de Melun. Le 21 juillet 1944, vingt-deux détenus y furent abattus, suivis le 17 août de quatorze camarades. Les corps ne furent retrouvés que le 7 décembre 1944 par des soldats américains. La ligne du CGB fut fermée le 1er juillet 1949 mais l’exploitation entre Maisse et Milly perdura jusqu’en 1953[23]. En mars 1955, Jean Cocteau, Milliacois d’adoption devint académicien[24]. Le 24 décembre 1960 fut inauguré par le sous-préfet et le sénateur Édouard Bonnefous le nouvel hôtel des Postes. Tous les ans depuis 1996, Milly-la-Forêt accueille le marché de l’herboriste : un week-end entier dédié aux plantes qui ont fait la réputation du bourg. Car cette commune de l’Essonne, nichée dans le parc naturel régional du Gâtinais français, est la capitale historique des herbes médicinales[25]. En 2007, une parcelle de maïs transgénique fut découverte à Milly-la-Forêt[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Milly-la-Forêt est le chef-lieu du canton qui rassemble douze communes, représentées par le conseiller général Jean-Jacques Boussaingault (UMP), intégré à la deuxième circonscription de l'Essonne représentée par le député-maire d’Étampes Franck Marlin (UMP). Son maire actuel est François Orcel (UMP), vingt-sept élus siègent au conseil municipal répartis pour vingt-trois d’entre eux dans le groupe de majorité municipale divers droite, deux d’opposition divers droite dissidente et deux d’opposition divers gauche, parmi ce conseil, sept adjoints assistent le maire dans sa politique[27]. Un conseil municipal junior participe à la vie communale. L’Insee lui attribue le code 91 2 18 405[28]. La commune de Milly-la-Forêt est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 104 056. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[29].

En 2009, la fiscalité communale était fixée à 8,77 % pour la taxe d'habitation, 11,56 % pour la taxe foncière sur le bâti, 53,35 % pour le non-bâti et 14,15 % pour la taxe professionnelle[30]. En 2009 la commune de disposer d’un budget de 9 122 000 € dont 7 038 000 € de fonctionnement et 2 084 000 € d’investissement[31], financés pour 33,67 % par les impôts locaux[32], la dette municipale s’élevait alors à 7 465 000 €[33].

Le maire de la commune est aussi président de la communauté de communes de la Vallée de l'École qui rassemble six communes, au Siredom pour le ramassage et le traitement des ordures ménagères[34], au syndicat intercommunal d’assainissement de la vallée supérieure de l’École et au syndicat intercommunal d’aménagement de la rivière École, au syndicat mixte d’aménagement et de gestion du Parc naturel régional du Gâtinais français[35] et au syndicat intercommunal de Musique. Elle dispose en outre d’une caisse des écoles et d’un centre communal d'action sociale. Seulement soixante-cinq logements sociaux appartenant à deux bailleurs institutionnels étaient implantés sur la commune en 2009 sur les deux mille quarante trois logements milliacois[36], soit 3,2 % du parc, la commune étant très loin de respecter les 20 % imposés par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Conseil municipal de Milly-la-Forêt (mandature 2008-2014)[37].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Milly avec vous » DVD François Orcel 23 Majorité
« Milly notre village » DVD Éric Zonta 2 Opposition
« Milly avenir » DVG Gérard Meydiot 2 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Quarante-sept maires se sont succédé à la tête de l’administration municipale de Milly-la-Forêt depuis l’élection du premier en 1789.

Liste des maires successifs[38],[39].
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours François Orcel UMP Président de la communauté de communes de la Vallée de l'École, agriculteur[40]

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

L’analyse des derniers résultats électoraux de Milly-la-Forêt démontre une vie politique et un électorat majoritairement et relativement fortement ancrés à droite. En 2007, les Milliacois ont ainsi plébiscité le candidat Nicolas Sarkozy, lui donnant dix points de plus que la moyenne nationale (53,06 %[41]) mais votant de manière moins marquée pour le député sortant Franck Marlin (54,99 % sur la circonscription[42]). Cependant, les électeurs ne versent pas vers l’extrême droite, le résultat de Jean-Marie Le Pen dans la commune en 2002 n’étant que peu supérieur à son score national (17,79 %[43]). Cette tendance au vote de droite s’est aussi manifestée en 2004, à l’encontre des résultats nationaux des élections européennes, régionales et cantonales, remportées par la gauche au plan national mais où les candidats UMP arrivèrent en tête à Milly-la-Forêt, le conseiller général remportant une plus large victoire sur la candidate socialiste que dans le reste du canton (62,40 %[44]). De la même manière, le maire sortant UMP pourtant opposé à une liste divers droite dissidente fut réélu dès le premier tour avec le score de 61,12 % des votants. Le relatif conservatisme des Milliacois intervint aussi lors des deux référendum sur des questions européennes, les électeurs rejetant le Traité de Rome en 2005 à 51,73 % et le Traité de Maastricht en 1992 à 56,28 %[45]. Ces résultats sont par ailleurs fortement significatifs au vu de la relativement importante participation à l’ensemble des scrutins, toujours proche ou supérieure à 60 %, exception faite de l’élection européenne de 2004.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Milly-la-Forêt
Localisation de la ville
Milly-la-Forêt

La commune a développé des associations de jumelage avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Site commercial important par sa halle et sa production agricole, située au carrefour d’axes routiers importants, Milly-la-Forêt fut tôt un bourg important à la limite de l’Île-de-France et de l’Orléanais. Dès le premier recensement des personnes intervenu en 1793, la commune comptait déjà mille six cent trente-sept Milliacois. Elle fut promue chef-lieu de canton dès la Révolution, et la population crût rapidement pour atteindre mille neuf cent cinq habitants au début du XIXe siècle. Après une perte de quatre-vingt dix personnes en six ans, la croissance reprit progressivement, dépassant les deux milles âmes en 1836, insensible à la guerre de 1870 dans sa progression mais connaissant une nouvelle baisse lors du recensement de 1881, en passant de deux mille trois cent six habitants à deux mille deux cent quatre-vingts, puis deux mille deux cent cinquante-quatre en 1891. La progression reprit pour atteindre deux mille trois cent soixante dix-neuf personnes en 1901, toutefois stoppée par les lourdes pertes de la Première Guerre mondiale, la population n’étant plus que de deux mille deux cent vingt-neuf hommes et femmes en 1921. Après un pic en 1926 à deux mille six cent quatorze personnes, elle décrut à nouveau dès 1931, chute aggravée par la Seconde Guerre mondiale pour atteindre le dernier point bas à deux mille cinq cent vingt-trois résidents en 1946, et croître rapidement ensuite, dépassant les trois mille Milliacois en 1962, les quatre mille en 1990 pour atteindre quatre mille sept cent vingt-huit personnes décomptées lors du recensement en 2006. La population étrangère n’a que peu d’impact sur cette progression, elle ne représentait en effet que 4,9 % des Milliacois en 1999[63].


En 2011, la commune comptait 4 765 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 637 1 905 1 815 1 836 1 941 2 020 2 023 2 133 2 208
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 209 2 258 2 260 2 281 2 306 2 280 2 277 2 254 2 276
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 379 2 433 2 416 2 229 2 614 2 598 2 589 2 523 2 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 040 3 180 3 492 3 795 4 307 4 601 4 728 4 746 4 765
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2004[65].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Le caractère rural, à l’écart des principaux centres urbains et de leurs activités économiques, la présence sur la commune d’une maison de retraite influent sur les statistiques d’âge des habitants de la commune. Ainsi, seulement 29,2 % des résidents étaient âgés de moins de vingt-cinq ans en 1999, la pyramide des âges communale comparée à celle du département laisse apparaître une surreprésentation des seniors de plus de soixante-quinze ans et une présence plus importante de personnes de plus de quarante-cinq ans, a contrario, les deux classes d’âges de trente-neuf à vingt-cinq et de moins de vingt-cinq ans sont en déficits respectifs de trois points en pourcentage, chez les hommes comme chez les femmes. La comparaison permet aussi de constater une différence accrue entre les deux sexes pour la classe d’âge la plus âgée, les femmes étant nettement plus représentées que dans le reste du département.

Pyramide des âges à Milly-la-Forêt en 2009 en pourcentages[66].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,5 
75 à 89 ans
11,8 
13,9 
60 à 74 ans
15,7 
21,8 
45 à 59 ans
20,9 
20,4 
30 à 44 ans
19,1 
16,1 
15 à 29 ans
13,7 
18,8 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[67].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école Jean-de-La-Fontaine.

Les établissements scolaires de Milly-la-Forêt sont rattachés à l’académie de Versailles. Elle dispose de l’école maternelle Jean-de-La-Fontaine et des écoles élémentaires Jean-Cocteau et Julie-Daubié[68]. La scolarisation se poursuit dans le collège Jean-Rostand. Les plus proches lycées sont implantés à Étampes[69], mais ceux de Fontainebleau sont effectivement plus fréquentés.

Un centre de loisirs appelé le Square aux Enfants accueille les enfants[70], complété par le centre de loisirs intercommunal.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune a mis en place un centre communal d'action sociale, elle dispose sur son territoire d’un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de soixante-quatorze lits avec la maison de retraite Notre-Dame d’Espérance[71]. Les urgences sont traitées par le Smur de Corbeil-Essonnes, les malades sont dirigés vers le centre hospitalier Sud Francilien. Quinze médecins[72], sept chirurgiens-dentistes[73], six infirmières[74] et deux pharmacies[75] sont installés sur la commune.

Services publics[modifier | modifier le code]

L’hôtel des Postes.

La sécurité du lieu est assurée par une brigade de gendarmerie et un centre de secours volontaire[76]. Une agence postale[77] et une trésorerie principale[78] sont implantées en centre-ville. La caisse d’allocations familiales dispose d’un point d’accueil dans la commune. Une étude notariale[79] est installée sur la commune. L’organisation judiciaire rattache les justiciables milliacois au tribunal d’instance, de grande instance, de commerce et au conseil de prud’hommes d’Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris[80].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’un parc des sports équipé d’un gymnase, d’une piste d’athlétisme, de six courts de tennis dont deux couverts de deux terrains de football en herbe dont un d’honneur et un dojo. Une piscine était utilisée, construite durant les années 1970 dans le cadre du programme « Mille piscines », devenue trop onéreuse à l’entretien, elle fut fermée en août 2008. Dix-neuf associations permettent la pratique sportive dans la commune et alentours. Un centre équestre est implanté sur la commune[81]. Un centre de grimpe d'arbres propose soixante parcours dans la vaste forêt communale.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption.

La paroisse[82] et le secteur pastoral[83] catholiques sont rattachés au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. L’église paroissiale est la collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption placée sous l’invocation de l’assomption de la Vierge Marie. La chapelle Saint-Blaise-des-Simples, décorée par Cocteau, n’est plus aujourd’hui utilisée pour le culte. La fête patronale se tient le dimanche suivant le 29 juin[84] et le saint patron de la paroisse est saint Pierre.

Médias[modifier | modifier le code]

L’hebdomadaire Le Républicain diffuse une édition pour le Sud-Essonne qui traite en partie des informations du secteur. La chaîne de télévision régionale Télif, qui a repris les programmes de Téléssonne, diffuse des informations locales sur le réseau satellite et ADSL. S’ajoute la chaîne France 3 Paris Île-de-France Centre disponible dans tout le bassin parisien.

Économie[modifier | modifier le code]

L’usine Daregal à Milly-la-Forêt.

Milly-la-Forêt est intégrée par l’Insee à la zone d’emploi d’Évry qui rassemble soixante six communes et 271 329 habitants, les Milliacois représentaient 1,7 % de cette population en 1999[85]. Le principal employeur de la commune en 2004 était l’entreprise familiale Daregal, créée en 1887, avec un effectif supérieur à deux cents personnes, loin devant la municipalité et le collège[86], signe de l’activité principale de la commune encore tournée vers la culture d’herbes aromatiques. La population active comptait en 1999 2 091 personnes, dont quatre-vingt-dix étaient agriculteurs et vingt-quatre exploitants, vingt exploitations se répartissant quatre-vingts hectares du territoire, neuf exploitations étant dévolues aux grandes cultures et sept au maraîchage[87]. Comme dans le reste de la région, le secteur tertiaire est cependant majoritaire, concentrant 71,3 % des emplois dont 17,6 % pour les seuls commerces présents en centre-ville.

Le tourisme représente une part importante de l’économie communale, avec la présence de la forêt, du conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles et des divers monuments, c’est ainsi cent vingt-quatre habitations recensées comme résidences secondaires soit 6,2 % du parc en 1999. La commune dispose en sus d’un camping trois étoiles avec deux cent trente-huit emplacements. Un office de tourisme a été développé à l’échelle du canton. Trois cent soixante-cinq entreprises étaient implantées à Milly-la-Forêt en 2007, réparties en centre-ville, et dans la zone d'activité du Chênet implantée en 1979 qui accueille une déchèterie du Siredom et de la Maison Blanche. Un marché se tient les jeudis après-midi en centre-ville[88].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

Ce tissu local permet ainsi à la commune de revendiquer un taux de chômage relativement faible de 8 % en 1999, quatre-vingt-quatre personnes étant en recherche d’emploi en 2007[89]. La majeure partie des actifs occupant un emploi appartenaient en 1999 à la catégorie des employés, suivis par les professions intermédiaires puis les cadres. Cette situation permettait aux ménages milliacois de disposer d’un revenu net imposable moyen établi à 21 477 euros en 2005 composé à 63,5 % de revenus salariaux, avec une part de foyers fiscaux non imposés à seulement 35,3 %. Cette situation privilégiée se retrouve dans le tissu immobilier, 78,6 % des résidences étant des maisons particulières, propriétés de l’occupant à 68,5 % et comptant en majorité cinq pièces ou plus[90]. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 20 951 euros, ce qui plaçait Milly-la-Forêt au 2 162e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au cent quarante-cinquième rang départemental[91].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Milly-la-Forêt 1,5 % 6,5 % 18,3 % 22,2 % 27,8 % 23,8 %
Zone d’emploi d’Évry 0,3 % 4,0 % 20,2 % 29,6 % 28,2 % 17,7 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Milly-la-Forêt 4,1 % 21,5 % 11,2 % 14,1 % 8,4 % 8,3 %
Zone d’emploi d’Évry 0,9 % 13,5 % 5,4 % 14,6 % 16,2 % 6,9 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[92]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Alignement sur le boulevard du Maréchal Lyautey.

Neuf dixièmes du territoire communal ont conservé leur caractère campagnard et naturel composé pour moitié de champs cultivés et de forêt, notamment la forêt de Milly et la forêt des Trois-Pignons. Les berges de l’École sont aussi dans leur majeure partie restées à l’écart de l’urbanisation et présentent un réseau d’étangs et ruisseaux. Sur les boulevards, les plantations de tilleuls, marronniers et platanes en mail matérialisent la position des anciens remparts et ceinturent aujourd’hui le centre-ville.

Le massif des Trois-Pignons, à l’est du territoire, est intégré au site Natura 2000 de la Forêt de Fontainebleau[93], forêt de protection et réserve biologique. La commune est également implantée au cœur de la réserve de biosphère du Parc naturel régional du Gâtinais français, parfois appelé « pays des mille clairières et du grès »[94]. À Milly-la-Forêt s’est aussi installé en 1987 le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles dans le but de conserver les plantes utiles et de les présenter au public[95]. Les berges de l’École et la vaste forêt communale ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[96].

Les sentiers de grande randonnée GR 11, GR 32 et GR 111 passent par la commune. Ils sont complétés par les sentiers départementaux, dont celui des vallées de l’Essonne et de l’École[97]. La commune a été récompensée par une fleur en 2011 au concours des villes et villages fleuris[98].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Un menhir appelé la « Pierre Droite » est classé au titre des monuments historiques depuis 1974[99].

Un circuit pédestre balisé développé par l’office de tourisme local parcourt la commune. Il permet de découvrir les divers monuments communaux.

Plusieurs édifices sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques, la chapelle Saint-Blaise-des-Simples du XIIe siècle décorée en 1959 par Jean Cocteau et classée en 1982[100], le château du XIIIe siècle remanié au XVe siècle et XVIe siècle intégré au vaste domaine de La Bonde est inscrit en 1972[101], la collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption inscrite en 1926[102], la halle construite en 1479 et classée en 1923[103], la maison de Jean Cocteau rue du Lau dont la façade romane est inscrite depuis 1969[104] et la cave de l’hôtel Moutier de Péronne du XIIIe siècle et XIVe siècle inscrite depuis 1984[105].

Le Cyclop, œuvre monumentale collective à l’initiative de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, donné à la République française et inauguré le 24 mai 1994, constitue à lui seul une part importante du patrimoine historique de la commune.

La porte du Moustier de Péronne, vestige du domaine de Fulbert Ier, le colombier du domaine, la croix Saint-Jacques marquant l’emplacement de l’antique église, l’hôtel de ville construit en 1895 et les lavoirs du château, du Coul’d’Eau et de la Bonde complètent ce patrimoine.

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Équipements culturels[modifier | modifier le code]

L’espace culturel Paul Bédu.

La commune dispose de trois structures à caractère culturel. La médiathèque permet la location de livres ou supports électronique où sont organisées des lectures publiques. L’espace culturel Paul Bédu présente sa collection privée de toiles, dessins et objets d’art, dont des lithographies de Jean Cocteau, l’œuvre Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique de Joachim-Raphaël Boronali, canular de Roland Dorgelès, le Portrait d’une religieuse de Jean-Jacques Henner, une œuvre d’Eugène Cicéri et la Vue du port de Saint-Tropez par Charles Camoin[106]. La salle des fêtes municipale fait office de salle de cinéma une fois par mois dans le cadre du programme Cinessonne.

Diverses manifestations rythment la vie culturelle communale, dont le salon des Arts créatifs en novembre, le festival de la Bande dessinée en décembre, le salon européen du flacon à parfum le dernier week-end de juin. Vingt-six associations animent la vie culturelle milliacoise[107].

L’œuvre emblématique de Milly-la-Forêt reste Le Cyclop, projet collectif à l’initiative de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, sculpture monumentale animée haute de vingt-deux mètres[108] implantée au cœur de la forêt.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Milly-la-Forêt est labellisé parmi les Sites remarquables du goût[109] pour sa production de plantes aromatiques et légumes. Le conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles est ainsi le garant de la tradition de culture. Elle est ainsi réputée pour sa menthe poivrée[110], son miel, son cresson de fontaine et le produit dérivé, la quiche au Cresson.

Milly-la-Forêt dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Cocteau en 1916 par Amedeo Modigliani.

Différents personnages publics sont nés, morts ou ont vécu à Milly-la-Forêt :

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Milly-la-Forêt

Les armes de Milly-la-Forêt se blasonnent : De sable au lion d’argent, au chef du même.

Ce blason est celui des seigneurs du lieu au XIIIe siècle[117].

La commune s’est en outre dotée d’un logotype, le M capitale de la commune est traversé d’un trait jaune symbolisant la rivière l’École, il est couronné de vert tendre et plus foncé, reprenant la disposition des champs et de la forêt au nord et à l’ouest de la commune.

Logotype de Milly-la-Forêt

La devise de la commune est De Milliaco Miles en latin qui peut se traduire par « Chevalier (ou soldat) de Milly ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond-Auguste Geber, Cent dates d’histoire - Histoire de Milly-la-Forêt, Marceau,‎ 1966
  • René Housson, Histoire du tramway sud de Seine-et-Marne : Melun, Barbizon, Milly, Amatteis,‎ 1985 (ISBN 9782868490179)
  • Léon Marquis, Histoire de Milly-la-Forêt, Lorisse,‎ 1990 (ISBN 9782877604543)
  • Roger Bailly, Les Routes, le rail et l’eau dans le canton de Milly-la-Forêt, Amatteis,‎ 1992 (ISBN 9782868491206)
  • Huguette Le Beau, Jean Cocteau parmi nous ; Témoignage des habitants de Milly-la-Forêt, Puits fleuri,‎ 2001 (ISBN 9782867391842)
  • Éric Gachot, Milly, Parcours à travers le temps, Association philatélique et cartophile de Milly-la-Forêt,‎ 2005 (ISBN 9782952429207)
  • Éric Gachot, Milly dans la tourmente 1914/1918, Association « les Amis de Milly-en-Gâtinais et environs »,‎ 2012 (ISBN ISBN 9782746624818[à vérifier : isbn invalide])
  • Éric Gachot, Milly Un siècle d'histoire 1895/1995, Association « les Amis de Milly-en-Gâtinais et environs »,‎ 2013 (ISBN ISBN 9782954583600[à vérifier : isbn invalide])

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Milly-la-Forêt dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 05/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 25/10/2008.
  3. Données d’occupation des sols des communes d’Île-de-France en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  5. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  6. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  7. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  8. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  9. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  10. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  11. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  12. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  13. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Malesherbes sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  14. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Fontainebleau sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  15. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Milly sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  16. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Milly-sur-Thérain sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  17. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Milly-sur-Bradon sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  18. Orthodromie entre Milly-la-Forêt et Milly-Lamartine sur le site lion1906.com Consulté le 13/08/2012.
  19. %2FF Fiche géologique de Milly-la-Forêt sur le site du Brgm. Consulté le 13/08/2012.
  20. (fr) « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  21. (fr) « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  22. Histoire de Milly sur le site de David Reverchon. Consulté le 16/11/2008.
  23. Liaisons ferroviaires sur le site d’histoire locale. Consulté le 22/11/2008.
  24. Vidéo des nouveaux académiciens sur le site de l’Ina. Consulté le 22/11/2008.
  25. GEO N°404 d’octobre 2012 p.133
  26. Journal de 13h France 2 sur les archives vidéo sur le site de l’Ina. Consulté le 22/11/2008.
  27. Présentation du conseil municipal sur le site de la commune. Consulté le 10/11/2008.
  28. Milly-la-Forêt sur le site de l’Insee. Consulté le 19/09/2009.
  29. Fiche entreprise de la commune de Milly-la-Forêt sur le site verif.com Consulté le 08/03/2011.
  30. Taux d’imposition sur le site taxe.com Consulté le 08/12/2010.
  31. Comptes municipaux sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 08/12/2010.
  32. Analyse détaillée des comptes municipaux sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 08/12/2010.
  33. Endettement municipal sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 08/12/2010.
  34. Carte des communes adhérentes sur le site du Siredom. Consulté le 10/11/2008.
  35. Page du syndicat mixte sur le site du PNR. Consulté le 10/11/2008.
  36. Répartition des logements sociaux en Île-de-France par commune et bailleur sur le site de l’Aorif. Consulté le 15/05/2010.
  37. Liste des élus au conseil municipal en 2008 sur le site linternaute.com Consulté le 07/07/2009.
  38. Liste des maires sur mairesgenweb.org Consulté le 12/11/2008.
  39. Mairie de Milly-la-Forêt, courrier du 02/12/2008
  40. Fiche de la commune sur le site du conseil général de l'Essonne. Consulté le 11/05/2010.
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