Jossigny

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Jossigny
Château de Jossigny
Château de Jossigny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Arrondissement de Torcy
(Torcy)
Canton Thorigny-sur-Marne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne et Gondoire
Maire
Mandat
Patrick Maillard
2014-2020
Code postal 77600
Code commune 77237
Démographie
Gentilé Jossignaciens et Jossignaciennes
Population
municipale
632 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 19″ N 2° 45′ 14″ E / 48.8386, 2.753948° 50′ 19″ Nord 2° 45′ 14″ Est / 48.8386, 2.7539  
Altitude Min. 107 m – Max. 149 m
Superficie 9,62 km2
Localisation

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Jossigny

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Jossigny

Jossigny est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Les habitants sont appelés les Jossignaciens. Selon l'INSEE, la commune recensait 643 habitants en 2009[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Jossigny est une commune localisée dans le canton de Thorigny-sur-Marne et dans l'arrondissement de Torcy. La superficie est de 9,62 km2, la latitude est de 48.838 degrés Nord et sa longitude 2.753 degrés Est. Les communes limitrophes proches de Jossigny incluent : Chanteloup-en-Brie, Serris, Conches-sur-Gondoire, Ferrières-en-Brie et Villeneuve-Saint-Denis[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jossigny est mentionnée au XIIIe siècle sous le nom de Jaussegne. L'ancien manoir, propriété des Orgemont, fut remplacé en 1743 par un château construit par le comte de Graviers, conseiller au Parlement de Paris. Son dernier propriétaire, le baron de Roig, en a fait don à l'État. Église à la collation de l'abbé de Sainte-Geneviève de Paris. La commune fait partie de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée[1]. La terre de Jossigny appartenait depuis un temps immémorable à l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris, ceci attesté par une bulle du pape Alexandre II (1061-1073) qui confirmait les biens de cette abbaye. Dans la seconde copie du testament de Saint-Rémi, évêque de Reims, inséré par Flodoard (historien ; 894-966) dans son histoire, il est écrit que Clovis donna à Sainte-Geneviève la terre de Grusiniacum. Comme ce nom ne saurait s’appliquer à aucun autre lieu des environs, on peut penser qu’il y avait erreur de la part du copiste, qu’il fallait lire Jausiniacum, et que c’est de Jossigny dont il est question dans cet acte. Si ce fait était vrai, l’origine de Jossigny semblerait remonter à l’époque de Clovis Ier ; mais comme il n’est question de Gausiniacum que dans un ajout au testament[3] et nom dans le testament lui-même, il est plus que probable que ce n’est pas à la personne de Sainte-Geneviève que la terre de Jossigny a été donnée, mais bien à son église, soit par Clovis II (635-657) ou III, soit par Louis Ier (778-840) ou même Louis II (846-879)[4]. Ce qu’il y a de certain, c’est que, bien avant l’an 1170, les chanoines de l’église Sainte-Geneviève de Paris avaient des possessions à Jossigny, puisqu’à cette époque ils firent un accord avec les détenteurs du fief de Jossigny, à l’occasion du droit de brenage. C’est ainsi que l’on nommait le droit qu’avaient les chevaliers d’exiger des gros décimateurs une certaine quantité de grosse farine pour nourrir leurs chiens de chasse[4].

Petit à petit, l’abbaye s’enrichissait et s’agrandissait par des donations ; ainsi en 1227, Guy du Port donna au couvent de Sainte-Geneviève et à toute la communauté de Jossigny, « un arpent de marnière qui allait de Jossigny à Fontenelle avec toute justice et autres droits ». De même, Armand de Chanteloup légua 12 arpents de terre, Simon de Lizy 23 arpents et Jean de Bailly le cinquième de ses terres. Les habitants de Jossigny paraissent avoir été affranchis, comme la plupart des « hommes de corps » des autres églises, vers le milieu du XIIIe siècle, moyennant certaines redevances. Ce village fut, au XVe siècle, comme les autres villages voisins, complètement dévasté par les guerres civiles, au point qu’il était devenu presque inhabitable. Pendant les guerres de religion, Jossigny eut beaucoup à souffrir du pillage des soldats qui y ont séjourné. L’église fut dévastée et beaucoup de maisons furent incendiées. Avant la Révolution, plusieurs fiefs, qui relevaient directement des religieux de Sainte-Geneviève, existaient dans la commune. Monsieur de Bragelongne, doyen de la cour des aides, possédait, dès l’an 1550, une maison de plaisance avec parc. Leconte des Graviers possédait vers l’an 1700 les terres du Bois Ripault et du Demi Muid (derrière la ferme les Collinières et de part et d’autre de la ligne TGV actuelle) dont il s’instituait le seigneur. En 1705, il épousa Melle de Bragelongne et fit construire le château actuel. Le fief du Bout du Four et de Mauperthuis (à la sortie du village, rue de Lagny) appartenait en 1737 à André Frain, seigneur de Mauperthuis[4].

Après la Révolution, Monsieur Leconte des Graviers accepta les idées nouvelles ; il n’émigra pas et put ainsi conserver intactes ses propriétés. C’était un homme philanthrope et très estimé de la population. Au cours du XIXe siècle, de par sa position géographique, le village eut beaucoup à souffrir des différentes invasions[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Patrick Maillard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Jossigny était de 530 habitants au recensement de 1999, 640 en 2006 et de 652 en 2007. La densité de population de Jossigny est de 67,78 habitants par km² en 2007. Le nombre de logements a été estimé à 265 en 2007 ; ces logements se composent de 235 résidences principales, 6 résidences secondaires ou occasionnelles ainsi que 25 logements vacants[2].

En 2011, la commune comptait 632 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
509 522 508 515 420 494 531 532 523
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
574 544 507 483 487 452 487 480 506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
522 482 490 394 434 380 347 353 369
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
416 398 497 516 529 530 645 640 629
2011 - - - - - - - -
632 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Jossigny
  • L'un des plus beaux châteaux d'époque Louis XV à toit en forme de toit de pagode avec son parc restés intacts avec leur mobilier d'origine jusqu'à la fin du XXe siècle, où il a été cambriolé. Il fait face au château jumeau inachevé du Génitois, désormais englobé dans la ville nouvelle de Bussy-Saint-Georges[7].
  • L’église Sainte-Geneviève de Jossigny, construite au XIIIe siècle et plusieurs fois restaurée[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]