Jacques Amyot (évêque)

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Jacques Amyot
Image illustrative de l'article Jacques Amyot (évêque)
Jacques Amyot, portrait par Léonard Gaultier.
Biographie
Naissance
Melun
Décès (à 79 ans)
Auxerre
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque d'Auxerre
Autres fonctions
Fonction religieuse
Grand aumônier de France
Fonction laïque
Maître de la Librairie

Orn ext Grand Aumonier 6.svg
Blason Jacques Amyot (1514-1593).svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jacques Amyot, né à Melun le et mort à Auxerre le , est un prélat français et l'un des traducteurs les plus renommés de la Renaissance. Il est inhumé à Auxerre[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de parents pauvres[2] en 1513, il parvient à se rendre à Paris suivre les cours du collège de Navarre[2] où il se met au service de riches étudiants afin de subvenir à ses besoins. Il est l'élève de Pierre Danès. À 19 ans, il obtient sa licence à Paris, puis devient docteur en droit civil de l'université de Bourges. Par l'intermédiaire de Jacques Colure (ou Colin), abbé de Saint-Ambroix à Bourges, il obtient une place de précepteur dans la famille d'un secrétaire d'État. Recommandé à Marguerite de Valois, il est nommé professeur de latin et de grec à l'université de Bourges. Durant les 10 ans de sa chaire universitaire il traduit le roman grec Théagène et Chariclée d'Héliodore, parue en 1547, lui vaut d'être récompensé par François Ier, qui lui octroie le bénéfice de l'abbaye de Bellozane.

Il est alors en mesure de se rendre en Italie pour étudier le texte de Plutarque conservé au Vatican. Il s'attelle à la traduction des Vies parallèles des hommes illustres (1559-1565). Sur le chemin du retour, il se voit chargé d'une mission pour le concile de Trente. Rentré en France, il est nommé précepteur des fils de Henri II. Le premier, Charles IX, le nomme grand aumonier en 1561 ; le second, Henri III, le fait commandeur de l'ordre du Saint-Esprit.

Il avait été nommé maître de la Librairie en 1567, après l’éviction de Pierre de Montdoré. Sous son administration, la Bibliothèque du roi fut transportée de Fontainebleau à Paris, sans doute dans une maison particulière louée à cet effet. Au cours de l'année 1593, cette maison fut en partie pillée par les Ligueurs.

Maison natale de Jacques Amyot à Melun
Statue devant l'hôtel de ville de Melun

Pie V le nomme évêque d'Auxerre. Il vit là dans la tranquillité, occupé à la réfection de la cathédrale et à ses traductions, quoique perturbé vers la fin de sa vie par l'insubordination et les révoltes de son clergé. Ecclésiastique pieux et consciencieux, il s'en tient courageusement à ses principes. Il fonde un collège qui deviendra l'actuel Lycée Jacques Amyot d'Auxerre. Il aurait conseillé à l'aumônier du roi Henri III de refuser l'absolution à l'assassin des princes de Guise, assassinat qu'il est néanmoins soupçonné d'avoir approuvé. Sa maison est pillée et il est contraint de quitter Auxerre pendant quelque temps. Il aurait légué à sa mort 1 200 couronnes à l'hôpital d'Orléans, en raison des « 12 deniers » qu'il y avait reçus quand, « pauvre et nu », il se rendait à Paris.

Le traducteur de Plutarque[modifier | modifier le code]

On lui doit la traduction de sept ouvrages de Diodore de Sicile (1554), les Amours pastorales de Daphnis et Chloë de Longus (1559) et les Œuvres morales de Plutarque (1572). Sa traduction vigoureuse et idiomatique des Vies des hommes illustres a été retraduite en anglais par Thomas North et a fourni à Shakespeare la matière de ses pièces romaines.

Amyot s'intéressa surtout à Plutarque. Il ne publia pas sa traduction de Diodore, dont il avait pourtant découvert le manuscrit. L'intérêt de son travail réside aujourd'hui surtout dans son style. Son ouvrage eut un immense succès et exerça une grande influence sur plusieurs générations d'écrivains français. Montaigne lui rend un chaleureux hommage dans ses Essais (II-4) : « Je donne, avec raison, ce me semble, la palme à Jacques Amyot sur tous nos écrivains français » et : « Nous autres ignorants étions perdus, si ce livre ne nous eût relevés du bourbier ».

Hommages[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues et édifices portent son nom :

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'azur au chevron d'or, chargé d'un croissant de gueules et accompagné de deux trèfles en chef et d'une étoile en pointe, le tout d'or.[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 273.
  2. a et b Monographie de Melun aux archives départementales de Seine et Marne
  3. Popoff 1996, p. 6.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Précédé par Jacques Amyot (évêque) Suivi par
Pierre de Montdoré
Maître de la Librairie
(1567-1593)
Jacques-Auguste de Thou