La Courneuve

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La Courneuve
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de La Courneuve
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Canton Canton de La Courneuve (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Commune[Note 1]
Maire
Mandat
Gilles Poux (PCF)
2014-2020
Code postal 93120
Code commune 93027
Démographie
Gentilé Courneuviens
Population
municipale
38 789 hab. (2011)
Densité 5 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 56″ N 2° 23′ 48″ E / 48.9322222222, 2.39666666667 ()48° 55′ 56″ Nord 2° 23′ 48″ Est / 48.9322222222, 2.39666666667 ()  
Altitude Min. 29 m – Max. 60 m
Superficie 7,52 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-la-courneuve.fr

La Courneuve est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Courneuviens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Pays de France et Agglomération parisienne.
Le Pont Palmer surplombe la ligne de chemin de fer Paris-Laon (où circulent les rames du RER B) ainsi que l'autoroute A86. Il permet à l'ex-RN 186 et à la ligne 1 du tramway d'Île-de-France de franchir ces infrastructures.

La Courneuve est une commune de la Plaine de France située en proche banlieue nord de Paris, industrialisée dès le XIXe siècle en raison de la présence de plusieurs voies ferrées.

La ville est desservie par deux autoroutes (A86 et A1), ainsi que par les anciennes routes nationales RN2, RN 186 et RN301. La desserte en transports en commun est assurée par le RER, le métro, le tramway et des bus. Avec son sol marécageux, elle était baignée par le Croult, petite rivière affluent de la Seine transformée dès le début du XXe siècle en égout principalement pluvial, et qui inondait régulièrement la ville lors de ses crues. Busée et enterrée, il est envisagé de la découvrir.

La Courneuve est marquée par l'importance des infrastructures de transport (autoroutes A1, A86 et leur raccordement, ligne de chemin de fer Paris-Laon, ligne de Grande Ceinture et leur liaison, le raccordement du Bas Martinon), ainsi que par la présence de grands ensembles, qui segmentent le tissu urbain et créent d'importantes coupures.

Le Parc Georges-Valbon occupe la partie nord de la commune. Il comprend une zone Natura 2000.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Dans l'arrondissement de Saint-Denis, les communes limitrophes incluent : Aubervilliers (limitrophe des deux cantons), Saint-Denis (limitrophe d'un canton sur 3) et Stains (un seul canton). Dans l'arrondissement de Bobigny (même département) : Bobigny (un seul canton), Le Bourget et Dugny dans le canton du Bourget, Drancy (un seul canton) et Pantin (limitrophe d'un canton sur 2).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Grands axes[modifier | modifier le code]

La Courneuve est desservie par les autoroutes A1 et A86, ainsi que les anciennes routes nationales 2, 186 et 301.

Elle est aisément accessible depuis l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, que ce soit par l’autoroute ou par le RER.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tramway de la ligne (T)(1) à la station « La Courneuve-8 Mai 1945 »

La Ville est un terminus de la ligne de métro (M)(7) : La Courneuve - 8 Mai 1945 --- Mairie d'Ivry ou Villejuif - Louis Aragon, qui dessert le quartier des « Quatre routes ».

La Ville est desservie par le tramway (T)(1) inauguré en 1992 qui relie les villes d'Asnières-Gennevilliers à Noisy-le-Sec (stations Cosmonautes, 6 Routes, Hôtel de Ville, Stade Géo André, Danton, 8 Mai 1945 et Maurice Lachâtre).

Le (RER)(B) station « La Courneuve-Aubervilliers » dessert le quartier de « La Gare » et des « 4000 ».

La ville est parcourue aussi par plusieurs lignes de bus : (BUS) RATP 133 143 150 152 153 170 173 248 249 250 252 253 302, (BUS) TRA 607 609 610 686, (BUS) CIF 1 et, la nuit, Noctilien (N) N42 N43.

Dans le cadre du projet Tangentielle Nord, une gare sera créée à La Courneuve-Dugny.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartier des Quatre-routes[modifier | modifier le code]

Le Mémorial de la Résistance réalisé par Shelomo Selinger: Les Quatre-Routes, La Courneuve

Vieux quartier maraîcher, le secteur a toujours été un carrefour, entre la route de Bondy à Saint-Denis (dans l'axe actuel du tramway) et la route de Paris vers les Flandres. Cette dernière était une voie romaine à l'actuel emplacement de la limite entre Drancy et La Courneuve, rue Maurice Lachâtre, puis cet axe nord-sud s'est déplacé sur l'actuel axe de la nationale 2. En plus d'une auberge, c'est l'arrivée d'une première usine de noir de fumée qui a renforcé la pression démographique, qui conduisit la mairie à décider en 1913 la construction de l'actuelle école Paul Doumer. Bien que celle-ci n'ait été inaugurée qu'en 1924 à cause de la guerre et de retard dans le versement des subventions, son seul projet déclencha une grande vague de constructions de lotissements entre les actuelles rue Rateau, Maurice Lachâtre et Jean Jaurès, dont de nombreuses bâtisses dans le style art déco encore visibles dans le quartier.

Situé tout à l'est de la ville, le quartier est très bien desservi par les transports en communs. On y retrouve le terminus du métro ligne 7: La Courneuve - 8 Mai 1945, le tramway. Depuis le jeudi 15 novembre 2012 la ligne de tramway T1 s'est agrandie, avec dix nouvelles stations, de Saint-Denis à Asnières-Gennevilliers – Les Courtilles, et plusieurs lignes de bus : 152, 173, 607a, 607b, 609a, 609b, 610 et 686. Les quatre routes possèdent également un marché ouvert les mardis, vendredis et dimanches matin. Le stationnement est soumis depuis début janvier 2007 à une durée limitée (1 h 30) du lundi au samedi (zone bleue).

Le quartier compte de nombreuses entreprises de plus en plus tournées vers le secteur tertiaire dans un quartier marqué par un passé industriel où subsiste principalement le site Alstom (ex-Rateau), qui fabrique des turbines. L'usine Rateau fut en 1974 le théâtre d'une longue grève de trois mois très médiatisée[1]. Le quartier mêle pavillons anciens et HLM des années 1930 (autour du marché) et des années 1970 (Rateau). Quartier historiquement le plus commerçant de la ville, l'ouverture d'un hypermarché à Drancy en 1996 a précipité son déclin et son appauvrissement [2]. En 2011 débuteront des travaux de réaménagement de la Place du 8 mai 1945[3].

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Vue des bâtiments Pommier de Bois / Croix-Blanche.

Ancien quartier maraîcher, le quartier s'est industrialisé autour de la gare d’Aubervilliers-La Courneuve ouverte en 1885. La métallurgie lourde s'y développe notamment avec l’usine Mécano, ouverte en 1914. Mécano est une usine métallurgique spécialisée dans l’outillage de précision (tarauds, forets, fraises, alésoirs) et la petite machine-outil. Elle voisine avec Johnson, les Aciéries de Champagnole, Sohier... Avec la crise des années 1970, la plupart des entreprises métallurgiques fermeront leurs portes. Mecano a été reconverti en locaux administratifs[4].

La mairie de La Courneuve, les services administratifs et la bibliothèque sont situés dans ces quartiers.

Bientôt la Médiathèque Aimé Césaire ouvrira ses portes.

Les Quatre Mille logements[modifier | modifier le code]

Le Croult et son lavoir, une image idyllique d'une rivière transformée rapidement en égout
Derrière le lavoir se trouve une maison de maraîcher, surplombée par la cuve métallique qui recueillait l'eau pour permettre l'arrosage des cultures.

La cité des Quatre Mille logements est la principale cité de la Courneuve et souvent l'étendard des cités de France, car très proche de Paris et dans un état qui fut particulièrement délabré. La construction de la cité des Quatre Mille a commencé en mars 1956, sur les plans des architectes Clément Tambuté et Henri Delacroix, et a duré plus de 10 ans. Ces logements dépendent alors de l'Office HLM de la Ville de Paris[5]. La cité, encore alors très bien entretenue et vivante, sert de cadre au film de Jean-Luc Godard Deux ou trois choses que je sais d'elle, sorti en 1967, où il critique sa conception : « L‘aménagement de la région parisienne va permettre au gouvernement de poursuivre plus facilement sa politique de classe… Et au grand monopole d’en orienter l’économie, sans trop tenir compte des besoins et de l’aspiration à une vie meilleure de ses huit millions d’habitants » dit-il en voix off, très critique à l’égard de la politique de construction des grands ensembles et des nouveaux modes de vie et de consommation induits, qu'il juge aliénants[6].

En 1971, selon le décompte de la police, la cité des Quatre Mille compte : 17 000 habitants, dont 10 800 d'origine métropolitaine ; 5 500 rapatriés d'Afrique du Nord, dont 2 800 Juifs ; 500 Nord-Africains et 200 étrangers de nationalités diverses[7].

Cette situation a profondément évolué, avec le temps, notamment parce que la cité est restée gérée fort longtemps par l'Office HLM de la Ville de Paris qui pratiquait sur place une politique d'attribution de logements destinée à regrouper en banlieue des familles et des populations dont la mairie de Paris voulait se débarrasser[réf. nécessaire]. La plus grande partie des habitants du grand ensemble a, dès le début des années 1970, été confrontée à des difficultés sociales et financières importantes, subissant de plein fouet les effets de la désindustrialisation de la banlieue Nord de Paris[8].

La Cité est marquée en 1983 par le drame de la mort du jeune Toufik, abattu par un voisin irascible. Cet acte amène la visite à La Courneuve du Président de la République François Mitterrand. Ce n'est qu'en 1984 que la Ville de Paris cède à La Courneuve la cité des Quatre Mille, permettant ainsi la réappropriation par la municipalité de ce quartier.

Le 18 février 1986, la réhabilitation du quartier des Quatre Mille débute par l'implosion de la barre Debussy, remplacée par les logements de l'Orme seul[9]. Cet évènement, emblématique de la mise en œuvre de la politique de la ville dans les années 1980 (prolongée dans le cadre du programme national de rénovation urbaine) a donné le coup d'envoi d'une vaste opération de requalification urbaine, marquée par la destruction d'autres barres de logements (immeubles Renoir, Ravel, Présov, petit Balzac, puis en 2010 Balzac) et le développement de batailles permanentes pour mettre en œuvre une politique cohérente de rénovation urbaine.

Comme d'autres sites prioritaires de la politique de la ville, La Courneuve a souffert de l'insuffisance des crédits d'État en matière de rénovation urbaine, qui s'ajoutant aux difficultés financières de l'Office municipal HLM (dissout en 2005), ont entraîné des retards dans la construction de nouveaux logements locatifs sociaux sur les sites libérés par la destruction des barres. Durant la décennie 2000, le quartier commence une transformation dans la foulée des Grands Projets de Ville définis par Claude Bartolone et le gouvernement Jospin, prolongés par le soutien de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) fondée par Jean-Louis Borloo, avec le fort soutien des crédits de la région Île-de-France, du conseil général de la Seine-Saint-Denis et de l'Union européenne[10].

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy s'est rendu les 20 et 29 juin 2005 dans la cité des Quatre Mille après la mort du jeune Sidi Ahmed, 11 ans, mortellement touché devant la barre Balzac le 19 juin 2005 par une balle perdue alors qu'il venait de nettoyer la voiture de son père. Les auteurs des faits ont été jugés en octobre 2008[11]. Au pied de l'immeuble où l'enfant a trouvé la mort, l'attendaient deux cents personnes, dont de nombreux jeunes qui l'on apostrophé sur leurs conditions de vie dans la cité. « On veut sortir d'ici, on est Français, on veut que nos enfants vivent comme des Français », a lancé une mère de famille. Nicolas Sarkozy a alors répondu qu'il était venu pour « bien montrer que l'on va donner les moyens utiles ». « Les voyous vont disparaître ; je mettrai les effectifs qu'il faut mais on nettoiera la Cité des Quatre Mille », a-t-il déclaré[12]. L'insécurité demeurera.

Devant être détruite en 2010, la barre Balzac est vidée de ses habitants dans un climat de tension provoqué par les trafiquants de drogue qui craignent de perdre leur territoire[5].

Quartier des Six Routes[modifier | modifier le code]

À l'arrière-plan, la Résidence du parc (à gauche) et les 4000 nord (à droite).

À l'ouest de la ville, entre la cité des 4000 et Saint-Denis, ce quartier peu homogène regroupe les immeubles des sociétés HLM privées au nord du rond-point des Six Routes, le pâté de maisons autour de la résidence du Parc et l'habitat ancien entre la route nationale et le quartier des Clos.

Aux Quatre Mille, le renouvellement urbain commence au milieu des années 1980 avec la démolition de la barre Debussy et la construction du quartier Orme Seul à la place, en partie par Catherine Furet. Le 8 juin 2000, la barre Renoir a été démolie[13]. Le 23 juin 2004, c'est au tour des barres Ravel et Présov de tomber[14]. En lieu et place des barres démolies, des projets urbains voient le jour. Pour deux projets urbains (« Les Clos » et « les Quatre Mille Nord »), les habitants issus de ces quartiers participent à des ateliers de travail urbains et votent sur le choix final du jury.

Le rond-point des Six-Routes est le carrefour formé par le croisement de la route nationale 301 (boulevard Pasteur/avenue Roger Salengro), la route nationale 186 (rue de la Convention/rue de Saint-Denis) et la départementale 30 (avenue du général Leclerc/avenue Henri Barbusse). La station de tramway Six-Routes donne accès à plusieurs correspondance de bus.

La résidence du Parc est un ensemble d'habitations qui rassemble historiquement des habitants plus aisés que la moyenne des Courneuviens, à proximité d'un centre commercial hard-discount, de quelques commerces et d'une tour de bureaux autrefois occupée en particulier par une mutuelle d'assurances. À quelques centaines de mètres, au-delà de l'autoroute se trouve le parc départemental des sports de Marville. Une petite enclave au bord de la rue Salengro abrite quelques bâtiments anciens, dont un ancien moulin à roue autrefois actionné par le Croult : le Moulin Fayvon. Il a été restauré et décoré par l'artiste contemporain américain Monte Laster[15]. Sa décoration est elle-même très prisée des magazines de décoration. La Résidence du Parc a été utilisée comme décor du film Tout ce qui brille pour figurer Puteaux.

Quartier de la Gare[modifier | modifier le code]

Le projet urbain de la gare vise à transformer un quartier laissé en friches en un vrai quartier de vie autour de la gare, dans un espace public réaménagé, avec près de 1000 m² de commerces, 83 logements, une résidence étudiante de 223 chambres et une résidence de personnes âgées et l’arrivée de nouveaux équipements comme l’implantation des Archives des Affaires étrangères.

Il s'agit de créer un vrai quartier de vie autour de la gare pour atténuer la coupure de l'autoroute A86 et préparer la reconversion des sites industriels désaffectés.

Relancé par l’arrivée des Archives du Ministère des Affaires étrangères et européennes, le projet permettra d'améliorer le confort des habitants et l'accueil des usagers du RER (B) : avant, c’est dans des friches qu’ils se retrouvaient à la sortie du train. Demain, c’est en ville qu’ils se déplaceront en quittant la gare, dans un quartier habité, doté de commerces et structuré par un espace public réaménagé[16].

Ministère des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Le chantier de construction d'un bâtiment conçu par l'architecte Henri Gaudin pour accueillir les archives du ministère des Affaires étrangères a débuté à l'automne 2006 sur un ancien terrain ferroviaire.

Fonderie Babcock & Wilcox.
La proximité du chemin de fer a permis le développement de l'industrie lourde.

Livré en décembre 2008 et inauguré le 6 septembre 2009, ce site de plus de 27 000 m² comprend un ensemble de salles de lecture (archives, bibliothèque, microformes et supports contemporains) et des espaces consacrés aux expositions et séminaires[17]. Cette réalisation, qui s'inscrit dans le cadre du projet de réaménagement urbain du quartier de la gare, conforte le pôle scientifique et historique de Plaine Commune, avec la création du pôle des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine et du campus Condorcet regroupant, à Aubervilliers, l'EHESS, l'EPHE et les services de recherches de l'École nationale des Chartes.

Site Babcock[modifier | modifier le code]

Les 35 000 m² de l'ancienne entreprise de chaudières industrielles Babcock & Wilcox (active de 1898 à 1996), qui employa jusqu'à 1 390 ouvriers en 1947, forme une friche industrielle bordée par l'A86 en limite d'Aubervilliers. En attendant une reconversion, le site est utilisé pour des opérations évènementielles comme des tournages audiovisuels ou des lancements de produits[18]. En 2013 est acté l'arrivée prochaine d'un centre fiduciaire de la Banque de France sur moitié de l'emprise du site, incluant le maintien d'un édifice remarquable de 1923 de trois étages, surélevé d’un niveau en 1929, représentatif du mouvement moderne du Bauhaus[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aux anciens noms de voies traditionnelles (comme la route de Flandre ou le chemin de Bondy, qui désignaient les actuelles avenue Paul Vaillant-Couturier et rue de la Convention), se sont substitués des noms donnés par le conseil municipal. Les plus anciens noms de rues datent de 1818 : Jollois, Chabrol et Villot. En 1905, l'anticléricalisme est honoré avec une voie en l'honneur du Chevalier de La Barre. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs lieux reçoivent des noms de résistants : Jean Moulin, Maryse Bastié, Lacazette, Lepilleur… En 1969 est inaugurée la rue Lénine pour le centenaire de la naissance de cet homme politique russe. Le nom de Youri Gagarine est donné à la Maison de l'enfance. De manière générale, la ville honore de nombreuses personnalités révolutionnaires (Louise Michel), socialistes d'avant 1920 (Jean Jaurès), ou communistes (Paul Vaillant-Couturier, Suzanne Masson…). Dans les années 1980, on honore Nelson Mandela, Dulcie September, rejoints dans les années 2000 par Rosa Parks. En 1989, le nom de Valmy est donné à une voie le long de l'A86[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'abreuvoir de la Prévoté.
La Courneuve, avant la Première Guerre mondiale
La nouvelle mairie est entourée de champs, d'immeubles faubouriens. Les usines ne sont pas visibles sur ce cliché, mais ont déjà une grande importance pour la commune

.

La Courneuve était desservie, dans les années 1920, par des lignes de l'ancien tramway parisien, bien avant la création de la ligne T1, en 1992
Enfants devant les écoles, vers 1905.

La Courneuve s'appelait autrefois Saint Lucien[21]. C'est au XIIIe siècle que ce village se nomma Courneuve. Le nom de La Courneuve (du latin curia nova ou curtis nova, nouveau domaine) se réfère aux colons que Suger, abbé de Saint-Denis installa sur ce territoire. Suger affectionnait Saint Lucien et raconte tous les embellissements, les plantations de vignes qu'il se plaisait lui même à diriger.

La chapelle Saint Lucien vient contremarquer au haut moyen âge la miraculeuse fontaine Saint Lucien (Lucien, lumière aveuglante, évoque Jupiter Taranis). La chapelle est peut-être placée là avant que soit inventé le tombeau de Saint Denis qui est tourné vers elle. La fontaine est située au bord de la "Mer" attestée par la "Vieille Mer", canal de draînage que l'abbaye de Saint Denis fait creuser pour faire disparaître la mer (vieille), inquiétant lieu de rassemblement païen. Ce sont des francs qui sont venus à la chapelle Saint Lucien garder la fontaine guérisseuse des aveugles.

En 1896, la commune a encore une activité agricole significative puisque 700 hectares y sont cultivés, notamment pour des cultures maraîchères, mais l'activité industrielle est déjà très présente : une serrurerie d’art et fabrique de grillage mécanique occupe 150 ouvriers et une teinturerie de coton occupe 50 ouvriers et ouvrières. Le bourg est habité par 1789 habitants. L'habitat est alors constitué de 576 maisons (dont 78 de deux étages et 26 de plus de deux étages) soit 515 logements, auxquels s'ajoutent 23 ateliers et 35 magasins ou boutiques[22].

En 1923, le Président Poincaré a décoré la commune de la Croix de guerre et l'a cité à l'ordre de l'armée à la suite de la catastrophe du 15 mars 1918 : quinze millions de grenades, entreposées dans le dépôt militaire de la route de Flandres, avaient explosé, faisant 24 morts et de nombreux blessés.

Grande industrie (1850–1950)[modifier | modifier le code]

Ouvriers des Fonderies et Ateliers de La Courneuve.
Article connexe : Corpet-Louvet.

En 1863, l’entreprise Rigal s’installe sur l’ancienne route de Flandre. Elle fabrique du noir de fumée. C’est la première activité industrielle de La Courneuve. L’entreprise sera achetée en 1935 par la ville, les bâtiments démolis et l’emplacement transformé en square. La fête foraine des Quatre-Routes s’y tiendra de 1944 à 1960.

La création d’industries importantes se développe sur une grande échelle à partir de 1885, tel que Rateau, (turbines à gaz et à vapeur) en 1904, A. Johnson et fils (machines-outils) en 1907 ou Mécano (outils coupants) en 1914. Mais c’est la guerre de 1914-1918 qui va juxtaposer, à la plaine légumière, un énorme parc industriel, en s’appuyant sur le passage du chemin de fer.

La Courneuve est alors un haut lieu de l’industrie nationale, qui subira de plein fouet la désindustrialisation de l'Île-de-France des années 1970-1990.

Une des nombreuses industries de La Courneuve au début du XXe siècle

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Sous l'occupation allemande, les syndicalistes forment la base d'une Résistance active, avec notamment Suzanne Masson; le 15 août 1944, une attaque permet aux résistants de récupérer un camion de mitraillettes, utilisées par les FFI.

La ville est la cible de plusieurs bombardements alliés en 1943, mais surtout en août 1944. Le 12 avril, un bombardement fait 11 morts; le 10 août, une attaque ciblant un dépôt d'essence allemand fait 8 morts et détruit des centaines d'habitations (123 totalement, 350 partiellement).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Le canton de La Courneuve est représenté au conseil général de la Seine-Saint-Denis, pour la mandature 2004-2011, par Stéphane Troussel.

La commune a adhéré à la Communauté d'agglomération Plaine Commune le 1er janvier 2005, à la suite d'un référendum local.

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de La Courneuve[23]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1959 Alphonse Rollin Parti socialiste unifié[24]  
mars 1959 janvier 1973 Jean Houdremont PCF  
mars 1973 octobre 1996 James Marson PCF Dessinateur industriel
26 octobre 1996 en cours
(au 1er avril 2014)
Gilles Poux PCF Technicien industriel
Réélu pour le mandat 2014-2020[25]
Gilles Poux (au centre) entouré de Daniel Goldberg (au micro) et de Stéphane Troussel (à droite).

La Courneuve est une ville ancrée à gauche (64 % pour Ségolène Royal au second tour des présidentielles de 2007[26]), très identifiée au PCF, notamment depuis la tenue de la Fête de l'Humanité au Parc de La Courneuve. Pourtant, le PCF n'y a pas dominé la vie politique même si dès la Libération elle se dota d'un maire communiste avec Maurice Léonard. Puis Renée Lehut défit de nouveau le PCF avec une alliance de la SFIO, du MRP et de dissidents PCF. Ce n'est qu'en 1953 que le PCF reprit la mairie avec une liste intitulée « Parti socialiste unifié » (sans rapport avec le futur PSU de Michel Rocard), puis son propre nom avec Jean Houdremont, James Marson et Gilles Poux.

L'Union de la gauche s'est maintenue avec toutefois un certain rééquilibrage au profit du Parti socialiste à partir de 2002 (22 % à Lionel Jospin contre 10 % à Robert Hue lors des présidentielles de 2002[26]) puis la perte, au profit du PS, du canton[26] en 2004 et de la 3e circonscription lors des législatives de 2007[26].

Ces évolutions incitèrent le Parti socialiste à provoquer une primaire à gauche lors du premier tour des municipales de 2008. La liste PS, conduite par Stéphane Troussel, fut néanmoins battue par la liste du maire (PCF) sortant, Gilles Poux, par 36,67 % contre 46,92 % des suffrages exprimés, la liste UMP de Kamel Hamza ayant recueilli 16,41 % des suffrages exprimés[27]. Refusant de se désister au profit de la liste de gauche arrivée en tête, Stéphane Troussel provoqua une triangulaire au second tour, qu'il perdit.

Le 16 mars 2008, la liste du maire sortant Gilles Poux (PCF) l'emporte de dix points, par 49,23 % contre 38,71 % à la liste de Stéphane Troussel (7 sièges) et 12,06 % celle de l'UMP Kamel Hamza (2 sièges)[28]. Lors des élections municipales de 2014, le Parti socialiste a renoncé à présenter une liste indépendante et a préféré d'allier avec le maire communiste sortant. Cette alliance a permis à ce dernier de l'emporter dès le premier tour avec 57,88 % des suffrages contre seulement 18 % à la liste union de la droite. Quatre autre listes divers gauches se sont présentées (dont une liste d'extrême-gauche) sans qu'aucune d'elle ne dépasse les 10 %. Comme beaucoup de communes du département, La Courneuve connaît régulièrement des taux d'abstention élevés (près de 57 % d'abstention lors des élections municipales de 2014)[29]..

Autres instances[modifier | modifier le code]

Depuis 1998 des « Comités des voisinages »[30], puis le Conseil local de la jeunesse, les « Rencontres La Courneuve 2010 » , le Conseil des Sages (pour les seniors), des Ateliers de Travail Urbain participent à l'ébauche d'une démocratie participative[31].

La ville héberge depuis sa création en 1998 le siège de la Fédération internationale de football américain qui a pour vocation de gérer le football américain au niveau international.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 38 789 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
555 499 530 502 584 589 586 572 572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
631 791 1 006 859 926 1 124 1 251 1 542 1 789
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 200 2 742 3 341 5 646 10 297 15 780 17 390 16 609 18 349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
25 792 43 318 37 958 33 537 34 139 35 310 37 034 38 789 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2004[33].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population a fortement progressé à la fin des années 1950 et dans les années 1960, à la faveur de la construction de grands ensembles dont le quartier des 4000. Ils ont permis le relogement des habitants des bidonvilles, d'employés parisiens, de rapatriés d'Afrique du Nord, puis l'immigration africaine. Au cours des années 1980 et 1990, des immigrés asiatiques, chinois, pakistanais, tamouls sont arrivés en masse[34],[35].

Selon Michèle Tribalat, 65,3 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) en 1999[36].

Sports[modifier | modifier le code]

Flash de la Courneuve[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flash de La Courneuve.

Le Flash de La Courneuve est un club français de football américain créé en 1984 avec l'appui de la municipalité, et comprenant 1 400 licenciés environ.

Le club comprend :

– une équipe sénior évoluant dans le championnat de France Élite (division 1) ;
– une équipe réserve sénior évoluant dans le championnat de France de 3e division ;
– une équipe junior évoluant dans le championnat de France ;
– une équipe cadet évoluant dans le championnat de France ;
– une équipe minime, évoluant dans le tournoi de France et régional (il n'existe aucune division mais seulement un tournoi de france et regional).
- une section de flag (sport d'opposition sans contact dont les règles sont issues du football américain) et de cheerleaders.

Le club, neuf fois champion de France (dont cinq consécutives), participe à des compétitions internationales[37].

Économie[modifier | modifier le code]

Le site Eurocopter de La Courneuve.

En 2004, 14 213 emplois sur la ville étaient recensés et 766 entreprises dans le secteur privé. Si les habitants de la ville vivent dans la pauvreté, la ville elle-même dispose d'un potentiel fiscal non négligeable avec une zone industrielle à cheval sur la ville et Le Bourget et des implantations diffuses dans la ville. Toutefois, plusieurs grandes entreprises industrielles ont fermé, comme Babcock, Meccano, Champagnole… quand d'autres ont fortement réduit leurs effectifs (Alstom-Rateau).

Parmi les principales entreprises de la ville, on peut noter : le site d'embouteillage d'Orangina, KDI (métallurgie), le transporteur UPS, le groupe industriel CNIM... En plus du groupe de recyclage Paprec, qui a son siège dans la ville, La Courneuve abrite de nombreuses éco-entreprises assurant le recyclage et de traitements des déchets (Derichebourg, Descours & Cabaud pour le négoce de métaux, casses automobiles...)

Le principal employeur privé de la ville est l'entreprise Eurocopter, comptant sur place près de 850 salariés. L'entreprise annonce en 2010 son intention de s'installer à Dugny. L'usine d'abrasifs Norton, à la limite entre la ville et Le Bourget, a fermé ses portes vers 2005.

Dans le champ des activités commerciales, une filiale de commercialisation de produits métallurgiques dépendant du groupe Arcelor-Mittal emploie près de 200 salariés sur son site courneuvien. Les activités de recherche développement, les activités informatiques et les activités d'ingénierie prennent une place grandissante dans l'économie locale : l'informatique emploie désormais plus de 140 salariés, tandis que les activités d'ingénierie occupent près de 1 100 salariés. Les services aux entreprises présentent d'ailleurs la particularité locale d'être majoritairement des services de haut niveau de qualification, puisque les activités juridiques, comptables, le marketing et la publicité, les activités de conseil emploient plus de 400 salariés. Un peu plus de 500 salariés sont employés dans ce secteur sur les segments moins qualifiés du travail temporaire, de la sécurité et du nettoyage. Enfin, dans le domaine des services d'action médico sociale, notons le développement du segment de l'aide à domicile, avec près de 370 emplois fin 2006 pour seulement 6 salariés en 2001…

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le parc Georges Valbon
L’église Saint-Lucien au tout début du XXe siècle
  • L'église pentecôtiste Paris Centre Chrétien[39]. Créée en 1985 par le pasteur Selvaraj Rajiah, elle est une des plus grandes églises pentecôtiste de la région rassemblant près de 4000 fidèles. En 2011, au décès de son fondateur, sa veuve, Dorothée Rajiah, en devint le nouveau pasteur. Elle est affiliée, via la Communauté des Églises d'expressions africaines en France (CEAF) à la Fédération protestante de France.
  • La ville abrite de nombreux autres lieux de culte musulmans, chrétiens ou hindouistes. Le siège national de l'UOIF est sis rue de la Prévôté.
  • Le musée des cultures légumières présente depuis 1982 le patrimoine agricole de la ville ainsi que les techniques de la culture maraîchère de plein champ, dans une ancienne ferme, 11 rue de l’Abreuvoir.
  • Le Parc Georges-Valbon (anciennement Parc de La Courneuve)[40] vient au 3e rang des espaces verts de la région parisienne de par sa taille, avec une superficie de 400 ha, après le Bois de Boulogne (1000 ha) et le Bois de Vincennes (850 ha).
    Il participe d'ailleurs d'une opération de requalification urbaine, puisqu'il s'est substitué à l'un des plus grands bidonvilles des années 1960, la Campa, où vivaient dans le plus grand dénuement des centaines de familles, notamment d'origine nord-africaine et espagnole, qui furent relogés plus tard dans les cités HLM de la Ville[41].
    Le Parc de La Courneuve reçoit près de deux millions de personnes par an.
    Il abrite aussi un centre équestre. Géré par le Conseil général, le parc propose toute l'année des ateliers, des animations, des sorties « nature », des expositions...
    Il constitue d'ailleurs un but de promenade à la fois pour les habitants de La Courneuve comme des autres communes voisines, son extension ayant notamment été achevée jusqu'aux limites du département du Val d'Oise, mais aussi pour les Parisiens qui sont de plus en plus nombreux à le fréquenter.
    Des terrains jouxtant le parc, mais habituellement non ouverts au public accueillent maintenant la Fête de l'Humanité.

Ville fleurie : trois fleurs renouvelées en 2007[42].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Outre le Parc Georges-Valbon (anciennement dénommé Parc de La Courneuve), on peut notamment noter :

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Courneuve

Les armes de la commune de La Courneuve se blasonnent ainsi :
D'azur au mur crénelé de cinq pièces d'argent, maçonné de sable, ouvert du champ et encadrant une roue de moulin d'or soutenue d'ondes aussi d'argent mouvant de la pointe[44] D'azur au chevron d'argent accompagné en chef de deux ancres d'or et en pointe d'une vache paissant du même, au chef parti au I de gueules à la mitre d'or et au II palé d'or et de gueules [45].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « RATEAU (la lutte des Rateau-La Courneuve en 1974) », Canal marches (consulté en 28 février 2010)
  2. « La Courneuve, Quatre-Routes », La Courneuve, Quatre-Routes (consulté en 28 février 2010)
  3. « La Courneuve veut transformer les Quatre-Routes », Le Parisien,‎ 6 mai 2010 (consulté le 7 mai 2010)
  4. « L'ancienne usine Mécano à la Courneuve », Comité départemental du tourisme de Seine-Saint-Denis (consulté le 19 juillet 2010)
  5. a et b « Le ras-le-bol des habitants des «4.000» », Le télégramme,‎ 19 mai 2009 (consulté le 21 mai 2009)
  6. « Jean-Luc Godard filme aux 4000 (1967) », Urbains sensibles,‎ 16 août 2010 (consulté en 17 août 2010)
  7. source : CD Une histoire de la Seine-Saint-Denis au XXe siècle, Éditions du Conseil général, 2004 (ISBN 2-906525-18-9)
  8. Discours du maire du 5 mai 2009
  9. *Vidéo de l'explosion de la barre Debussy (18 février 1986, FR3, archives INA)
  10. Durant la période 2000-2006, la Ville reçoit 11,5 millions d'euros de crédits européens. « Evaluation à mi-parcours du DOCUP objectif 2 », Préfecture de Région Île-de-France,‎ octobre 2005 (consulté le 5 mai 2009)
  11. « Un enfant tué par la guerre de deux familles », Le Journal du Dimanche.fr,‎ 16 octobre 2008 (consulté le 17 octobre 2008)
  12. Actualités télévisions, France 2 - INA
  13. « Regards sur La Courneuve » n°149, juin 2000. (Archives municipales de La Courneuve).
  14. « Regards sur La Courneuve » n°194, juillet/août 2004. (Archives municipales de La Courneuve).
  15. Le Parisien, 15 août 2006, cahier départemental Seine-Saint-Denis, page I
  16. Source : Site de Plaine Commune
  17. Source : Quotidien Le Parisien, édition 93 du 2 décembre 2006.
  18. Une série de Canal + tournée dans l'ancienne usine, Le parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 27 février 2009, page III
  19. « Un coffre-fort de la Banque de France à La Courneuve », Leparisien.fr,‎ 13 février 2013 (consulté en 15 février 2013)
  20. Odonymes bigarrés, Regards n°277, journal municipal, 18 décembre 2008, pages 2 et 3.
  21. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  22. Monographie sur La Courneuve de l'État des communes de la Seine à la fin du XIXe siècle, éd. Montévrain, Paris, 1896
  23. Liste des maires de La Courneuve sur www.francegenweb.org
  24. Sans rapport avec le futur PSU de Michel Rocard
  25. C.G., « 18 maires déjà sur le pont », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 31 mars 2014, p. IV
  26. a, b, c et d Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales
  27. Résultats des élections municipales 2008 - 1er tour
    Votants 7479 (53,39 % des inscrits)
    Exprimés 7323 (52,28 % des exprimés)
    M. Kamel Hamza (UMP), 1202 voix, 16,41 % des exprimés
    M. Gilles Poux (PCF) 3436 voix, 46,92 % des exprimés
    M. Troussel (PS) 2685 voix, 36,67 % des exprimés
    Source : Ministère de l'intérieur
  28. Source : Ministère de l'Intérieur
  29. « La Courneuve, élections municipales 2014 », Le Parisien (consulté le 05 avril 2014)
  30. « Regards sur La Courneuve » n°126, mai 1998. (Archives municipales de La Courneuve)
  31. Collection de « Regards sur La Courneuve » (Archives municipales de La Courneuve) et bilan de mi-mandat.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  34. http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  35. INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  36. Michèle Tribalat, Les concentrations ethniques en France, 2007
  37. « Flash La Courneuve - Site officiel » (consulté le 28 mai 2012)
  38. « église Saint-Lucien - La Courneuve », sur le site de l'Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis (consulté en 2 août 2008)
  39. Site officiel de l'église Paris Centre Chrétien
  40. Lien vers une visite virtuelle
  41. Bidonvilles: histoire et représentations, Brochure n°20 de la Série Patrimoine en Seine-Saint-Denis, éditée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, 2007.
  42. « Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis » (consulté le 18 juin 2008)
  43. « Le centre des Archives diplomatiques ouvre à La Courneuve », GénéInfos,‎ 3 septembre 2009 (consulté le 12 mars 2011)
  44. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f93027
  45. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f14342