Houilles

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Houilles
Façade principale de l'hôtel de ville de Houilles.
Façade principale de l'hôtel de ville de Houilles.
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Houilles (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Boucle de la Seine
Maire
Mandat
Alexandre Joly
2008-2014
Code postal 78800
Code commune 78311
Démographie
Gentilé Ovillois, Ovilloise
Population
municipale
31 557 hab. (2010)
Densité 7 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 34″ N 2° 11′ 21″ E / 48.9261, 2.189248° 55′ 34″ Nord
       2° 11′ 21″ Est
/ 48.9261, 2.1892
  
Altitude Min. 27 m — Max. 57 m
Superficie 4,43 km2
Localisation

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Houilles est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, situé à 7 km au nord-ouest de Paris (porte Maillot) et à 8 km environ à l'est de Saint-Germain-en-Laye. Elle est voisine des départements des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise.

Les habitants sont appelés officiellement depuis 1943 les Ovillois, néologisme créé par une personnalité locale, Renée Louis, afin d'éviter la consonance du gentilé précédent, les Houillons.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation de Houilles dans les Yvelines.

La commune de Houilles, presque totalement urbanisée, se trouve à peu près au centre de la presqu'île du Pecq l'une des boucle de la Seine.
La commune qui se trouve au centre de l'ancien pagus appelé plaine de Houilles à une altitude moyenne de 34 mètres. Il y a toutefois un petit monticule vers le Nord.
Le sol est argilo-calcaire vers le Sud et sablonneux vers le Nord.
Aucun cours d'eau ne traverse le territoire de la commune. La Seine passe à environ 1 800 mètres du centre ville. Jusqu'au début du XXe siècle les habitants creusaient des puits, parfois seulement jusqu'à 3 mètres mais aussi jusqu'à 18-20 mètres, mais l'eau n'était pas potable[1]

Houilles est limitrophe de Sartrouville au nord-ouest, de Bezons à l'est, de Carrières-sur-Seine au sud-ouest. Elle se situe à 7 kilomètres au nord-ouest de Paris et s'étend sur 441 hectares.

Elle est desservie par la route départementale D308 qui relie Paris à Poissy, par la route départementale D311 qui relie Houilles à Saint-Germain-en-Laye et par la ligne ferroviaire Paris-Saint-Lazare - Rouen sur laquelle circulent aussi les RER A.

La gare. On aperçoit à l'horizon les tours de la Défense

La gare de Houilles - Carrières-sur-Seine est le point de jonction de la ligne SNCF venant de Saint-Lazare, qui permet de rejoindre Paris en 10 minutes par des trains directs, et de celle du RER venant de la Défense (accessible en 6 minutes) et sert notamment de gare de correspondance pour les usagers du bassin mantois (Mantes-la-Jolie). C'est l'une des gares les plus fréquentées de l'ouest parisien, avec plus de 24 000 voyageurs par jour.

Quartiers [modifier]

La ville de Houilles se subdivise en sept quartiers : Belles-vues, Blanches, Centre-ville, Main de fer, Pierrats, Réveil-Matin et Tonkin.

Étymologie, toponymie [modifier]

Le nom « Houilles » viendrait d'une déformation d'« ouailles », dérivé du latin, oviles (brebis), du nom de la plaine où se déroulaient les chasses royales et où étaient élevés les moutons. Une autre explication du dictionnaire "Le Robert" serait que le mot viendrait de Hullium peut-être de l'ancien français holle "hauteur".

Aucun indice ne permet de donner l'étymologie exacte de Houilles, toutefois, il existe plusieurs hypothèses toutes aussi incertaines les unes que les autres[1].

Le mot pourrait dériver de[1]

  1. Houille; le carbone fossile sédimentaire correspondant à une qualité spécifique de charbon.
    Cette supposition semble fausse vu que la houille a été connue vers 1200 dans la province de Liège et le village existait bien avant cette époque.
  2. Houlette; un bâton de berger, un bâton utilisé par le berger qui garde ses moutons au pâturage.
    En franc hole désignait un instrument servant à remuer la terre, la houe. La houlette est un bâton de berger terminé par un fer en forme de gouttière avec lequel les bergers jetaient des mottes à leurs moutons. Comme le U français se prononce OU en allemand, houlette a-t-il servi à former houilles qui aurait été alors un pays de bergers et de bergeries?
  3. Houle; un vent violent.
    Houilles n'étant pas un endroit où le vent se fait particulièrement sentir, il est plutôt abrité grâce aux monticules et collines situés au Nord et à l'Ouest, cette hypothèse est à écarter.
  4. Holl ou Hohl; qui veut dire creux en allemand[2] qui a donné Hol land, la terre basse, le Pays-Bas.
    Cette définition pourrait convenir à la situation, car Houilles était dans les temps reculés le lieu le plus bas de la presqu'île du Pecq et était alors désignée sous le nom de plaine de Houilles.
  5. Hulotte; un rapace nocturne
    À l'origine, le pagus était-il le lieu privilégié de cette chouette? Rien ne permet de l'affirmer ni de l'infirmer.
  6. Hull; qui veut dire montagne, colline en saxon.
    Cette définition semble ne pas convenir, Houilles étant situé dans une plaine, à moins qu'il ne soit fait allusion à la petite colline situé vers Sartrouville.

Dans le pouillé réalisé avant saint Louis, le lieu est dénommé, en langue vernaculaire, Holles et non pas en latin comme presque tous les autres, ce qui prouve que déjà à cette époque on ne connaissait pas l'origine du nom ni son étymologie.
Dans son Histoire des Séquanois, François Ignace Dunod de Charnage écrit que le lieu peut avoir été appelé Oscellus ou Hoscellum dans le même sens qu' Oscella, une péninsule du Doubs, à cause de sa situation au milieu d'une péninsule de la Seine.

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
De gueules au dextrochère ganté d'argent mouvant du canton senestre de la pointe, tenant un faucon d'or chaperonné et longé de sable, à la bordure d'or chargée de huit champignons de sable.
Commentaires : La ville s'est dotée d'un blason en 1943. Créé par Renée Louis, celui-ci reflète l'histoire de la cité. Le motif principal est une main gantée sur laquelle se tient un faucon de chasse. La bordure est ornée de champignons et un mur de fortification couronne l'ensemble.

Histoire [modifier]

De l'origine à la Révolution [modifier]

Jusqu'au XIIe siècle, le village portait le nom de Holles.
Aux XVe et XVIe siècles on trouve Houlliës puis plus tard Houille qui devient Houilles[1]

Les origines de Houilles étant inconnues, on ne connaît rien sur les temps préhistoriques les périodes gauloise et gallo-romaine[1]. On n'a trouvé aucun document, objet, monument… qui pourrait nous renseigner sur ces périodes.

Le site de la commune était habité à l'époque mérovingienne. C'est en effet dans la péninsule de Houilles, vis-à-vis de La Celle ou Charlevanne que les Vikings, en 845-846, ayant commis un grand nombre de meurtres, que la partie Nord-Ouest du village d'alors servit de cimetière. On a en effet retrouvé un grand nombre de cercueils de pierre ou de plâtre dans ce lieu appelé martray ou martroy. La croix du Martray est un lieu sur lequel une croix a été élevée, la croix de martray ou du martyre.

Les soubassements de l'église catholique Saint-Nicolas remontent au XIIe siècle et sa structure a été profondément remaniée au XIXe siècle.

En 1381, les habitants de Houilles, comme ceux de Carrières et de Bezons, plaident contre Jean de Meudon dit Bureau capitaine de Saint-Germain-en-Laye demandant d'être déchargés du guet qu'ils devaient à ce château[3].

Le plus ancien seigneur de Houilles[4] est Pierre d'Aunoy, ou d'Aurroy. Ce seigneur qui, en 1400, était trésorier de la cathédrale de Laon était probablement parent des seigneurs d'Orville à Louvres. En 1404 il obtient du roi Charles VI une exemption à ses vassaux, les habitants de Houilles, moyennant qu'ils transportent chaque année à l'Hôtel du Roi à Paris 4 charretées de leur feurre.

Au XIVe siècle, Houilles était entourée de murailles avec quatre portes fortifiées et surmontées d'une tourelle. Les portes avaient pour nom, portes de Pontoise, de Paris, de Saint-Germain et de Saint-Nicolas[3].

Dépendant de la généralité de Paris, Houilles dépendait de la seigneurie d'Eaubonne qui avait droit de haute, moyenne et basse justice. Le fief des Vergers Saint-Nicolas dépendait de Bezons.
Au début du XVIe siècle, la seigneurie de Houilles appartient à la famille Boucher seigneurs d’Orsay[5]. En 1510, c'est Pierre III Boucher[5] seigneur d'Orcé qui le possède. À sa mort, la seigneurie passe au mains son fils Charles Boucher d’Orsay[5] seigneur d’Orsay et de Houilles, conseiller au parlement de Paris en 1546. Vers 1560, son fils Pierre Boucher d’Orsay[5] seigneur d’Orsay, Houilles et Vernoy, conseiller des Finances à Soissons en 1597 et conseiller au parlement de Paris en 1605 en hérite. Houilles passe ensuite aux mains de Charles Boucher d’Orsay, seigneur d’Orsay, Houilles et Vernoy également conseiller au parlement de Paris.

En 1598, pendant les guerres de religions, les huguenots attaquent le village et malgré les fortifications, s'emparent du village pillent l'église et s'y fortifient contre les troupes catholiques.

En décembre 1648, le village est décimé par « une maladie incurable car inconnue qui enlève 6 personnes par jour ».

En 1649, le seigneur est Antoine Brice, connu pour y avoir fondé une messe basse[3].

Le clocher de l'église est de 1651.

En avril 1686, la même épidémie inconnue désole de nouveau le village.

En 1698, Jean-Baptiste Proust, lieutenant particulier au Châtelet de Paris est seigneur de Houilles et du fief appelé Martray. Il demanda au cardinal de Noailles le déplacement du petit cimetière qui avait servi autrefois à enterrer les pestiférés qui gênait sa maison seigneuriale. En 1700 il obtint la permission d'avoir une chapelle dans son château. À sa mort en 1721 son fils Jean-Batiste Louis Proust lui succède. À la mort de celui-ci la seigneurie revient à sa mère, Mme du Martray veuve Proust qui revient à sa mort en 1743 à sa fille Genneviève Proust.

Le dénombrement de 1725 indique 148 feux à Houilles soit entre 346 et 740 habitants.

Henri III, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV chassaient l'oiseau d'eau dans la plaine d'Houilles, ils y passaient leurs troupes en revue. Il y avait avant la révolution entre Houilles et Carrières une croix, appelée la croix des dine-chiens par ce que, dit-on[1],[3], Henri IV faisait dîner ses chiens en cet endroit lorsqu'il venait chasser dans la plaine. Ce là n'est bien entendu pas prouvé.

La période Révolutionnaire est riche en évènements :
En 1789, la seigneurie passe aux mains de Jean-Baptiste de Vaignon qui la possèdera jusqu'en 1822.
En juin 1791, les habitants de Houilles établissent une pétition pour réclamer au sieur de Vaignon, seigneur de Houilles, la restitution comme biens communaux de 33 arpents de terre que l'un des seigneurs aurait réunis à ses domaines, vers 1640, en échange de suppression des droits de banalité et d'une somme de 1 200 livres pour que les habitants puissent réparer les portes qui étaient délabrées.
Le 4 septembre 1792, la municipalité de Houilles, qui comporte environ 500 habitants et fait partie du district de la Montagne du Bon-Air (ou Montagne Bon-Air), fourni un contingent de 21 citoyens pour la défense de la Patrie. Une souscription est faite pour « leur aider à subsister à la défense de la Patrie » qui produit 1 831 francs[6].
En décembre 1792, les Ovillois se plaignent de l'état du chemin de Bezons[7] qui ne leur permet plus de conduire facilement leurs produits agricoles à Paris.
Le 27 décembre 1793, « le Conseil général de la commune somme le seigneur de Houilles de faire dans les 3 jours remise à la commune des 33 arpents de terre dont ses prédécesseurs se seraient indument emparés, faute de quoi le Conseil s'en emparera d'office ».
Le 3 février 1793, « le citoyen Jean-Baptiste Vaignon déclare se désister d'un terrain de 3 quartiers appelés les Trous et en fait abandon à la commune ».
Le 16 février 1793, Jean-Baptiste-Antoine-François Desquirou de Sestrière, curé de Houilles et Carrières-Saint-Denis est arrêté.
Le 10 mars 1793 17 nouveaux citoyens s'enrôlent pour la défense de la Patrie.
Le 8 mai 1793, un certificat de résidence est délivré au citoyen seigneur de Houilles Vaignon.
Le 20 septembre 1793, par suite de la destruction des récoltes dues à une gelée tardive au printemps précédent et par la grêle du mois de juillet, les Ovillois demandent une réduction d'impôts et un secours. Le 30 septembre, la population manque de pain. L'aide de secours, qui parviendra le 28 brumaire an II, se compose de 49 setiers de blé et 31 de seigle afin de pouvoir ensemencer les terres
En octobre, pour aider à l'effort de guerre ; 2 des 3 cloches de l'église sont transportées à Saint-Germain pour servir à la fabrication des canons et la grille du chœur de l'église est transformée en piques pour armer les 3 compagnies de la garde nationale de Houilles. Le 27 brumaire an II, le Conseil général de la commune décide d'offrir à la Convention nationale tous les ornements, vases sacrés et argenterie de l'église pour le service de la patrie.
Le 1er nivôse an II le citoyen Jean-Baptiste de Vaignon « ci-devant seigneur de Houilles est déclaré tenu de remettre dans les 3 jours à la Municipalité tous les titres féodaux pour être brûlés, faute de quoi il sera déclaré suspect et traité comme tel ». Le Conseil général arrête également « le citoyen Vaignon sera obligé, dans les 8 jours, de faire démolir la voûte dite de Maisons qui, par un privilège aux dépens des autres citoyens de Houilles, lui permet d'aller d'une pièce dans l'autre[8] mais gène tous les habitants qui ont besoin de passer dans ce chemin avec des voitures ».
Le 10 nivose an II, le citoyen Vaignon remet tous ses titres féodaux à la Municipalité qui les brûle sur la place publique[9].
Le 28 pluviôse an II, les lois relatives aux poudres et salpêtres sont mises en application. Les caves, les celliers, les granges, écuries, les bergeries, etc. sont grattés, retournés et les terres lessivées.
Le 12 ventôse an II, les habitants adressent à l'Administration du district de la Montagne Bon-Air, une pétition concernant l'état du chemin de Bezons[7].
Au 25 nivôse an II ce sont désormais 60 jeunes Ovillois qui sont sous les Drapeaux comme enrôlés volontaires pour la défense de la République.
Durant le mois de messidor, la disette continuant, des distributions de grains sont faites aux nécessiteux. En vendémiaire an III, 200 personnes qui ne possèdent pas de terre manquent de pain.
Le 20 nivôse an III, nouvelle réclamation au sujet des 33 arpents de terre qui auraient été usurpés par les seigneurs de Houilles.

Du Consulat à nos jours [modifier]

Le 16 octobre 1814, la municipalité prête serment de fidélité à Louis XVIII roi de France et de Navarre.
Le 27 avril 1815, la municipalité prête serment d'obéissance aux Constitutions de l'Empire et de fidélité à l'Empereur.
Le 3 septembre 1815, la municipalité prête un nouveau serment de fidélité à Louis XVIII[1].

En 1822, le cadastre est établi et la propriété composant l'ancienne seigneurie est toujours possédée par Jean-Baptiste de Vaignon.

L'arrivée du chemin de fer en 1841 métamorphosa le village. Passant du statut de campagne à celui de banlieue de Paris, Houilles voit sa population croître régulièrement jusqu'à la fin des années 1960. En 1843, une station de chemin de fer sur la ligne Paris-Rouen est ouverte. Elle sera fermée par la suite.

En 1855, la municipalité acquiert la place des Tilleuls[10] qui appartient à M.de Saint-André pour la somme de 55 000 francs En 1854, la propriété composant l'ancienne seigneurie de Houilles appartient à M. Le Chartier de Beuzevilette.

En 1864, la ville se modernise et des travaux pour l'assainissement et la salubrité publique sont effectués par le remplacement des ruisseaux placé au milieu de la chaussée, rues de Paris, de l'Église et de Saint-Germain, par des caniveaux.
En 1865, la propriété composant l'ancienne seigneurie appartient à Mme veuve de Mannoury de Croisilles. La propriété du château d'Houilles est ensuite morcelée, divisée et vendue jusqu'à la fin du XIXe siècle.
En 1866, la municipalité demande l'ouverture d'une nouvelle station de chemin de fer pour les voyageurs.
La station de chemin de fer de Houilles est ouverte aux voyageurs.

Durant le siège de Paris, Houilles sert de point d'observation aux vedettes prussiennes qui couchées sur le talus qui précède le pont des Anglais suivent les mouvements de la garnison du fort du Mont-Valérien. Le 9 octobre 1870, la cavalerie prussienne occupe la ville qui est alors régulièrement bombardée par les batteries française.

En 1871 et 1872, la place des Tilleuls[10] formée d'un grands nombre de fossés bourbeux et fangeux est assainie.
En 1872, le Conseil municipal autorise l'achat de la propriété Verdier, rue de Paris, pour y installer la mairie et les écoles. L'ensemble sera inauguré en 1874. L'eau courante et le gaz arrivent à Houilles en 1877. Le bureau de poste s'installe en 1880 et le télégraphe l'année suivante et un marché est créé en 1883, mais il périclite très rapidement. En 1898, un nouveau marché est créé.

Jusque vers 1880, était principalement une commune agricole, on y cultivait des melons fort recherchés à Paris, et de vignobles. La pierre de taille fut exploitée quelque temps à la fin du XVIe siècle mais l'activité ne perdura pas. Des champignonnières s'installèrent alors dans ces carrières désaffectées. L'activité dura jusqu'à l'époque moderne.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'usine aéronautique Hispano-Suiza (installée dans des carrières) est réquisitionnée par la Kriegsmarine allemande de 1940 à 1944 (Torpedo Arsenals West). L'Arsenal de torpilles est commandé successivement par le contre-amiral Clamor von Trotha (07.16.42 - 02.25.43), le contre-amiral Werner Lindenau (02.26.43 - 07.14.43) et le capitaine de vaisseau Erich Heymann (07.15.43 - 11.02.44). En 1945, elle devient propriété de la Marine nationale.

Aujourd'hui, la base de la Marine nationale (centre « Commandant Millé ») qui accueillait le centre de commandement des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (force océanique stratégique) jusqu'en 2000, héberge la direction centrale des systèmes d'information de la marine nationale (DCSIM) intégré en 2008 à la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI) de la Défense. Le centre Millé accueille également le commandement de la gendarmerie maritime, ainsi qu'un centre servant d'accueil au JAPD (Journées d'Appel et de Préparation à la Défense) et le prépresse de la marine (service résiduel d'une imprimerie importante jusque dans les années 1990 situé dans les anciennes carrières).

Administration [modifier]

Les maires de Houilles [modifier]

Dans toute la France, à partir du 14 décembre 1789, les conseils municipaux sont élus pour deux ans et renouvelés par moitié. Le maire est élu pour deux ans. De 1795 à 1800, les fonctions de maire et d'adjoints sont abolies. Dès l'an VIII (février 1800), les fonctions de maire et d'adjoints sont rétablies mais ils sont nommés par les préfets et non plus élus. À partir du 21 mars 1831, les maires et adjoints sont nommés pour cinq ans alors que les conseillers municipaux sont élus pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans. Le suffrage universel remplace le suffrage censitaire en février 1848. C'est le 5 avril 1884 que la loi est une dernière fois modifiée. Dès lors, le maire et les adjoints sont élus. À Houilles, le premier registre des délibérations du conseil municipal date de 1791.

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 en cours Alexandre Joly SE Vice-Président du Conseil général des Yvelines et de la CCBS
1989 1995 Alain Mahiet RPR  
1977 1989 Eugène Seleskovitch[12] PCF  
1971 1977 Marie-Louise Gisèle Bernadou PS  
1959 1971 Albert Taglang SE  
1953 1959 Lucien Waterlot SFIO Médecin
1949 1953 Paul Brejeat    
1947 1949 Henri Laurent Varlet    
1945 1947 Paul Bréjeat    
1944 1945 Guillaume Détraves[13] SFIO Restauré dans ses fonctions en novembre 1944
1941 1944      
1930 1941 Guillaume Détraves[14] SFIO Révoqué par le Régime de Vichy
         
1895  ? Deborde    
1893 1895 Nanin    
1889 1893 Jean-Baptiste Sénéchal    
1885 1889 Antoine Ladregarde    
1880 1885 Jean-Baptiste Legras    
1878 1880 Paul Louis Arthur Domère    
1876 1878 Jean-Louis Mancel    
1871 1875 Louis Benjamin Dumont    
Septembre 1870 1871 Jean-Charles Robert   Maire pendant la guerre de 1870
1851 1871 Jean-Baptiste Louis Sénéchal    
1849 1851 Jean-Louis Gillet    
1839 1848 Marie Etienne Louis Hanriot    
1831 1839 Augustin Louis Marie Gillet    
1825 1831 Louis Evrard    
1812 1825 Juillet    
An 8 1812 Louis Gervais Gillet    
An 4 An 8 Jean-François Laignel    
An 2 An 4 Gaillourdet   Maire du Conseil Général Révolutionnaire
1792 An 2 Jean-Pierre Bessin    
1789 1792 Louis François Ballagny    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, la commune comptait 31 557 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 651 1 290 1 144 1 227 1 265 1 191 1 156 1 230 1 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 203 1 275 1 433 1 256 1 407 1 737 1 961 2 331 2 780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 824 4 946 7 092 10 274 15 153 19 078 19 799 20 610 22 974
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
26 370 29 338 30 345 29 537 29 650 29 634 30 835 30 973 30 908
2009 2010 - - - - - - -
31 020 31 557 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[15] puis Insee à partir de 1968[16].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 24,8 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Houilles en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
4,8 
75 à 89 ans
8,0 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
19,6 
45 à 59 ans
19,9 
24,8 
30 à 44 ans
23,2 
19,4 
15 à 29 ans
18,8 
20,9 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie [modifier]

Historique [modifier]

Industrie [modifier]

Houilles a possédé un grand nombre d'industries, le plus souvent de taille familiale, qui se composaient de mines et carrières de pierre, fours à chaux et à plâtre, tuileries, briqueteries, poteries, scieries mécaniques, filatures, papeteries, distilleries, tanneries, et d'autres industries diverses.

Toutes ces industries ont périclité plus ou moins rapidement, à l'exception des carrières de pierre qui ont duré plus longtemps.
La pierre, plus ou moins résistante et friable, de Carrières et de Houilles a été extraite pendant de nombreux siècles pour Paris et les environs. La modernisation des transports fut fatale à cette industrie, des pierres de meilleures qualités pouvaient alors être transportées de plus loin pour un coût similaire. Les carrières devenues inexploitées ont été transformées en champignonnières.

Agriculture, élevage, commerce [modifier]

Les propriétés sont très petites puisqu'on dénombre au milieu du XIXe siècle 8 892 parcelles pour 441 hectares soit 8 ares (800 m2) de surface moyenne.

Jusqu'au début du XXe siècle, les principales cultures étaient le blé, l'avoine et les asperges. Il y avait également un très grand nombre de vignes, de cerisiers et de pruniers. On y cultivait également des fourrages, des racines, des betteraves en particulier pour la nourriture du bétail, des pommes de terre et quelques légumes comme les poireaux, navets, carottes.

Cultures et surfaces cultivées à Houilles (en ha)
année Blé Avoine Vignes Fourrages Asperges Betteraves Pommes de terre Cerisiers
1858 80 37 50 25 12 1 104 20
1878 80 50 46 50 15 3 104 16
1898 90 50 40 80 20 10 6 18
Vigne

En 1898 la vigne produisait environ 2 600 hectolitres de vin soit un rendement de 65hl à l'hectare. Ce vin ressemblait énormément aux vins d'Argenteuil et se vendait jusqu'à 110 francs l'hl.

Élevage

L'élevage, qui était uniquement familial, se composait essentiellement de chevaux et de vaches laitières. Il n'y avait pas de moutons, très peu de volailles et le gibier était devenu très rare au XIXe siècle.

Commerce

Le commerce était celui d'une localité ordinaire, qui pourvoit seulement aux besoins de ses habitants.

Les produits agricoles, légumes et fruits en particulier étaient transportés à Paris. Les paysans en ramenaient des engrais.

De nos jours [modifier]

  • La braderie de Houilles, deuxième du genre par la taille après Lille[réf. nécessaire] (2 000 exposants sur 10 km) a lieu chaque premier dimanche d'octobre.
  • Le marché ovillois (mercredi et samedi matin), avec plus de 160 commerçants sur 5 000 m², est l'un des plus appréciés d'Île-de-France[réf. nécessaire].

Entreprises et commerces [modifier]

  • Dubernard (matériel et service incendie) depuis 1934
  • Ancienne usine aéronautique d'Hispano-Suiza (actuellement Centre Commandant Millé de la Marine Nationale)
  • Ancienne champignonnière Gatti dans les anciennes carrières en face du Centre Commandant Millé (sur et sous l'emplacement du terrain de la nouvelle piscine intercommunale)

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

Le revenu médian par unité de consommation est de 24 638 €/an, ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui s'élève à 15 527 €/an[19].

Emploi [modifier]

Le taux de chômage, en 2007, pour la commune s'élève à 6,3 %, un chiffre nettement inférieur à la moyenne nationale (8,4 %) [19].

Répartition des emplois par domaine d'activité
Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Houilles 0,1 % 2,1 % 19,4 % 18,9 % 17,8 % 8,4 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[20]

Culture [modifier]

La ville participe au Concours des villes et villages fleuris et possède deux fleurs en 2009[21].

Un espace culturel municipal « la Graineterie » a été ouvert en septembre 2009.

En 2008, la commune a reçu le label Ville Internet @@[22] et @@@ en 2010[23].

En 2011, la commune acquiert par préemption la maison où est décédé Victor Schoelcher (26 avenue Schoelcher) afin d'en faire un musée qui lui sera consacré[24].

Biennale de la jeune création [modifier]

Tous les deux ans, la ville organise la Biennale de la jeune création, permettant ainsi à de nombreux artistes et jeunes créateurs issus d'horizons diverses d'exposer leurs œuvres (art vidéo, peinture, sculpture, etc.) et de rencontrer le public.

  • La septième édition s'est déroulée du 28 mars au 18 avril 2008. La lauréate de cette édition est Sophie Gaucher[25] (résidence en 2009).
  • La huitième Biennale s'est tenue du 27 mars au 8 mai 2010 à La Graineterie, « nouveau pôle culturel » consacré à l'art contemporain[26]. Le lauréat en est Julien Nédélec, qui est en résidence à Houilles durant l'année 2011.

Patrimoine architectural [modifier]

Villes jumelées [modifier]

Sports [modifier]

Rugby [modifier]

Le Rugby Olympique Club de Houilles - Carrières-sur-Seine (ROC HC) est un club de rugby à XV, évoluant en Championnat Honneur pour la saison 2011/2012 et qui a par le passé joué en Fédérale 2.

Il fait partie du Comité Île-de-France.

Manifestation sportive [modifier]

  • La Corrida pédestre internationale de Houilles, course de fond sur 10 km, a lieu tous les ans entre Noël et le jour de l'an. La course se déroule le dernier dimanche de l'année.
    Particularité du calendrier, la 34e édition s'est déroulée le 1er janvier 2006. Il n'y a pas eu de corrida en 2005. L'édition 2011 a été remportée par le Kényan Edwin Soi. La 41e édition aura lieu le dimanche 30 décembre 2012.
  • Le prologue de la 71e édition de la course cycliste professionnelle Paris-Nice a eu lieu le dimanche 3 mars 2013 à Houilles.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Victor Schœlcher (1804-1893), homme politique français dont le nom est associé à la cause de l'abolition de l'esclavage sous la deuxième République en 1848, a vécu à la fin de sa vie à Houilles. La rue d'Argenteuil, dans laquelle elle est située, fut renommée avenue Schœlcher en hommage.
    Plaque avenue Schœlcher

Cette cause était historiquement une revendication du bas-clergé d'ancien régime, à laquelle la grande majorité du tiers état s'était curieusement opposé lors des États généraux de 1789. Ce combat a abouti à une première abolition votée le 4 février 1794 par la Convention (texte de Jean-François Delacroix), sous l'impulsion des Girondins Jacques Pierre Brissot et Condorcet et de l'Abbé Grégoire. L'esclavage est rétabli par la loi du 20 mai 1802 par décision de Napoléon Bonaparte à la demande de la bourgeoisie antillaise. En décembre 1834, est créée la Société française pour l'abolition de l'esclavage présidée par Victor de Broglie ; Alphonse de Lamartine, François Arago et Victor Schœlcher interviendront à sa suite pour abolir définitivement l'esclavage par le décret du 27 avril 1848. Ce combat a été ensuite mis au seul crédit de la franc-maçonnerie dont Victor Schoelcher était issu, ce qui est douteux d'un point de vue historique, puisqu'un bon nombre de conventionnels appartenant à la franc-maçonnerie s'y étaient opposés en 1794 pour des raisons essentiellement économiques.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Monographie communale de Houilles aux archives départementales des Yvelines
  2. Dictionnaire étymologique et comparatif des langues teuto-gothiques
  3. a, b, c et d Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris par l'abbé Jean Lebeuf
  4. Dont on a pu découvrir le nom
  5. a, b, c et d Famille Boucher d'Orsay
  6. Soit 87,19 francs par personne
  7. a et b Actuellement boulevard Emile-Zola, RD 308
  8. Pièce dans le sens de étendue de terre parcelle agricole
  9. Loi relative à la fabrication et vente des poudres & salpêtres
  10. a et b La place des Tilleuls qui deviendra la place Michelet
  11. Archives municipales de Houilles
  12. Courte biographie d'Eugène Seleskovitch
  13. Biographie de Guillaume Détraves.
  14. Plaque commémorative de l'Ecole Guillaume et Jean Destrave de Houilles
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  17. Évolution et structure de la population à Houilles en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 mai 2011
  18. Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 mai 2011
  19. a et b Données INSEE -
  20. Données démographiques d'après l'INSEE citées par son site officiel
  21. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  22. Palmarès 2008 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  23. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  24. Ovillois no 153 - Septembre 2011, page 5
  25. Site de l'artiste avec, notamment, les travaux réalisés lors de sa résidence à Houilles.
  26. Présentation sur le site de la ville.
  27. Base Mérimée : église paroissiale.
  28. Base Mérimée : maison.
  29. La rue Picard le Guide est devenue la rue Robespierre

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris l'abbé, 1755

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]