Neuilly-sur-Seine

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Neuilly-sur-Seine
L'hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine.
L'hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine.
Blason de Neuilly-sur-Seine
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Nanterre
Canton Deux cantons : Neuilly-Nord, Neuilly-Sud
Maire
Mandat
Jean-Christophe Fromantin
2014-2020
Code postal 92200
Code commune 92051
Démographie
Gentilé Neuilléens
Population
municipale
61 797 hab. (2011)
Densité 16 568 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 17″ N 2° 16′ 07″ E / 48.8880555556, 2.2686111111148° 53′ 17″ Nord 2° 16′ 07″ Est / 48.8880555556, 2.26861111111  
Altitude Min. 27 m – Max. 39 m
Superficie 3,73 km2
Localisation

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Liens
Site web neuillysurseine.fr

Neuilly-sur-Seine (prononcé [nœ.ˈji syʁ ˈsɛn ][1]) est une commune française située dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France. Elle est limitrophe de la ville de Paris au nord-ouest, sur la rive droite de la Seine. La devise de la ville est Præteritis egregia quotidie florescit, ce qui peut se traduire par « Déjà illustre par son passé, de jour en jour plus florissante ».

Neuilly-sur-Seine est l'une des communes françaises où la richesse moyenne par habitant est l'une des plus élevées : en 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 55 786 €, ce qui plaçait la commune au 92e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole et au 1er rang parmi les 129 communes de plus de 20 000 ménages.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée à l'est et au sud par Paris (de l'est au sud : porte de Villiers, porte des Ternes, porte Maillot, bois de Boulogne), à l'ouest par la Seine (quartier de La Défense, sur les communes de Courbevoie et Puteaux) et au nord par la commune de Levallois-Perret.

Elle englobe une grande partie de l'île de la Jatte (à l'exception de sa pointe nord rattachée à Levallois-Perret), et l'extrémité nord-est de l'île de Puteaux, dont la partie neuilléenne est aussi connue sous le nom de l'île du Pont.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Courbevoie Levallois-Perret Levallois-Perret Rose des vents
Puteaux N Paris 17e
O    Neuilly-sur-Seine    E
S
Paris Bois de Boulogne Paris 16e

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 373 hectares ; l'altitude varie entre 27 et 39 mètres[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La Nationale 13 partiellement recouverte d'un jardin procurant une vue sur la Défense.

La commune est traversée par la route nationale 13 et par deux routes départementales, la D 908 et la D 1.

La nationale 13 prend à Neuilly le nom d'avenue Charles-de-Gaulle, anciennement avenue de Neuilly. Elle constitue un prolongement, vers la Défense et l'ouest de l'agglomération parisienne, de l'avenue des Champs-Élysées et de l'avenue de la Grande-Armée à Paris ; elle connaît un trafic de près de 160 000 véhicules par jour[3]. Elle a été partiellement enterrée en 1992 à l'occasion du prolongement de la ligne no 1 du métro pour faciliter la circulation automobile. Un projet d'enfouissement total existe.

La D 908 (boulevard Bineau), également très fréquentée, joint la Porte de Champerret à l'île de la Jatte, Courbevoie (avenue de Verdun) et La Garenne-Colombes (rond-point de l'Europe).

La D 1 correspond au quai de Seine, rive droite, entre le bois de Boulogne et Levallois-Perret.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

La circulation à vélo est en constant développement, grâce, notamment, à l'arrivée du système Vélib' à Neuilly-sur-Seine en 2009 et l'aménagement de premières pistes cyclables sur l'axe Peretti-Roule en 2010-2014[4].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L’Insee découpe la commune en 4 « grands quartiers » soit Saint-James – Madrid, Charles Laffitte, Plaine des Sablons, Parc de Neuilly, eux-mêmes découpés en 26 îlots regroupés pour l'information statistique[5].

Compte tenu de l'histoire de la commune, il n'y a pas de véritable centre-ville à Neuilly, mais des quartiers différenciés. On peut distinguer par exemple le quartier de la place du marché-Sablonville, le quartier de Bagatelle-Saint-James, le quartier du pont, les alentours de la rue Louis-Philippe, les alentours de la rue des Huissiers et le quartier de l'île de la Jatte.

Le secteur le plus prisé est le pourtour du Bois de Boulogne, et dans une mesure moindre ceux de Saint-James et du Parc. Le secteur le plus recherché par ses facilités (commerces, écoles) reste le voisinage de l'avenue du Roule. L'île de la Jatte, secteur anciennement industriel, a pris ces dernières années de la valeur malgré son enclavement et la faiblesse de ses commerces.

Aucune zone piétonne n'a encore[Quand ?] été réalisée sur la commune mais de nombreuses avenues bordées de larges trottoirs souvent plantés d'arbres permettent une circulation aisée aux piétons.

Trois voies ont été aménagées en voie à 30 km/h : la rue des Huissiers, une section de la rue Madeleine-Michelis et une section de la rue de Longchamp. Un début de récupération des trottoirs livrés au stationnement automobile dans les années 1960-70 a été mis en œuvre sur l'avenue du Roule entre 2010 et 2014 par la construction d'un parking souterrain suivie de la végétalisation des trottoirs et suppression de nombreuses places de parking en surface[4].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le quartier du pont[modifier | modifier le code]

Plan de Neuilly et de ses environs extrait de l'atlas de Trudaine, fin du XVIIIe siècle (Archives nationales).
Le château de Madrid.

Le nom de Portum Lulliaco apparaît pour la première fois sur une charte de l'abbaye de Saint-Denis.

En 1140, les moines établissent un bac qui permettait le passage de la Seine, probablement un peu au nord de l'avenue Charles de Gaulle actuelle. Un village se forme autour de leur ancienne ferme appelée Nully en 1316.

Nully devient un lieu de passage entre Paris et la Normandie. Un pont en bois sera construit à la suite de la chute du bac du carrosse d'Henri IV et de Marie de Médicis en juin 1606.

En 1772, sous Louis XV, un pont en pierre de 219 mètres de long est construit par Jean-Rodolphe Perronet[6] (une statue de ce dernier se dresse au pied du pont sur la pointe orientale de l'île de Puteaux). Le pont se trouve cette fois-ci dans l'axe historique et non plus dans le prolongement de l'actuelle rue du Pont[7].

En 1942, un pont métallique réalisé par Louis-Alexandre Lévy le remplace, l'actuel pont de Neuilly.

En 1992, les trottoirs du pont seront rétrécis pour permettre le passage aérien du prolongement de la ligne 1 du métro jusqu'à La Défense.

Le quartier de Bagatelle-St James-Madrid[modifier | modifier le code]

Le cabinet de curiosités du parc de la folie Saint-James, rue du général Henrion Bertier.
La Folie Saint-James dans le parc Saint-James.
Article détaillé : Château de Madrid.

François Ier, à son retour d'Espagne, en 1529, y fit construire le château de Boulogne, en bordure de la forêt de Rouvray (dont le bois de Boulogne est la partie qui subsiste aujourd'hui) qui, sous Louis XII, prit le nom de château de Madrid.

Il fut démoli en 1793, pendant la Révolution. Il était situé approximativement autour du 31 boulevard du Commandant Charcot. Aucun vestige n'en demeure. Seules quelques voies de circulation en conservent le nom, comme l'allée, la villa ou l'avenue de Madrid.

En 1777, Claude Baudard de Vaudésir de Saint Gemmes (il anglicisera son nom de Saint Gemmes, propriété lui appartenant près d'Angers, en Saint-James) trésorier général de la marine de Louis XV, qui sera révoqué pour détournement de fonds, fait construire et aménager un domaine planté d'arbres et d'arborescences recherchées, la folie Saint-James (du latin Folia). Dans ce parc est construit le lycée de la Folie Saint-James dans les années 1950, modernisé en 2007.

En 1815, il y eut à Neuilly plusieurs engagements entre les Anglais et les Français, les premiers réunis aux Prussiens, attaquèrent le pont, mais, défendu par les Français, il fut conservé intact, et ce ne fut qu'en vertu de l'article VIII de la convention du 3 juillet, que le pont et le village passèrent au pouvoir des ennemis[8].

Le 6 juillet, Wellington vint à Neuilly et en partit le 8, pour venir à Paris. Les troupes anglaises restées à Neuilly, pillèrent et ravagèrent le pays.

Il y a eu une pompe à feu, fournissant par jour 5 000 m3 d’eau à Paris.

La plaine des Sablons[modifier | modifier le code]

Le centre culturel Louis de Broglie.

C'est en 1786 à Neuilly, sous Louis XVI, que l'apothicaire Antoine Parmentier tentera les premières cultures de la pomme de terre dans la plaine des Sablons.

À la Révolution, « port Neuilly » devient une commune ; le 7 février 1790, Nicolas Jean Delaizement est élu premier maire de la commune. La municipalité tient sa première réunion dans l'église Saint-Jean-Baptiste (reconstruite de 1827 à 1831). En 1809, la mairie est transférée rue de Madrid (actuellement rue du Château) puis en 1836[9] dans le quartier de Sablonville, place Parmentier, dans un bâtiment qui deviendra, tour à tour, justice de paix, bibliothèque municipale et aujourd'hui centre culturel Louis de Broglie.

Le 1er juin 1794, la Convention crée par décret l'École de Mars, qui a pour but de dispenser une éducation révolutionnaire et de former les futurs soldats de la République. Elle est située dans la plaine des Sablons à Neuilly, où plus de 3 000 élèves, âgés de 16 à 17 ans, s'y retrouvent en juillet 1794, pour recevoir une éducation militaire assez rude.

Après la chute de Robespierre, l'École de Mars est dissoute dès le 23 octobre 1794. Une rue en rappelle le souvenir depuis 1908[10].

Le 30 mai 1814, une partie des armées confédérées y fut passée en revue par les empereurs de Russie, d'Autriche et le roi de Prusse.

Le quartier du Parc[modifier | modifier le code]

Le château de Neuilly construit à partir de 1751 et modifié par la suite par Joachim Murat qui l'acheta en 1802, sera la résidence favorite du roi Louis-Philippe et de sa famille de 1830 à 1848.

Le le 13 juillet 1842, le prince héritier duc d'Orléans meurt d'une chute de voiture en se rendant à Neuilly. Une chapelle commémorative de style byzantin - devenue l'église Notre-Dame-de-Compassion - est élevée à cet endroit. Lors du percement du boulevard périphérique, la chapelle a été déplacée de son emplacement originel. Neuilly a récupéré, après l'indépendance de l'Algérie, la statue équestre du Prince qui se trouvait à Alger. Elle a été remontée au milieu du carrefour Inkermann-Victor Hugo. Le château de Neuilly fut incendié lors de la Révolution de 1848. Ne subsiste qu'une des ailes, située au 52 boulevard d'Argenson, occupée aujourd’hui par la Congrégation des Sœurs Saint-Thomas de Villeneuve. Les noms de nombreuses rues de Neuilly (rue Louis-Philippe, rue d'Orléans, rue de Chartres, rue de l'Amiral-de-Joinville, etc) rappellent les liens de la ville avec la famille d'Orléans. Le parc du château fut loti au Second Empire.

Le Second Empire[modifier | modifier le code]

En 1859, le quartier des Ternes est détaché de la commune pour être inclus dans le nouveau Paris d'Haussmann. Avant cette date, Neuilly, avec son hameau des Ternes (Thernes), s'étendait jusqu'à la place de l'Étoile, délimité à l'Est par les avenues Kléber et Wagram actuelles. En 1866, les environs de la porte de Champerret seront également détachés pour constituer une partie de la nouvelle commune de Levallois-Perret.

Les funérailles de Victor Noir, en 1870, attirent à Neuilly cent mille personnes. Cette manifestation est un prélude à la chute du Second Empire.

Depuis 1870[modifier | modifier le code]

L'ancien aérodrome de Neuilly. Il était apparemment réservé aux ballons.
Affiche apposée sur les murs de Neuilly par le maire Edmond Bloud, le 12 juin 1940.
Plaque à la mémoire des enfants déportés d'un refuge, 67 rue Édouard Nortier.
L'avenue du Roule à Neuilly-sur-Seine durant la « manif pour tous » du 24 mars 2013.

Les combats de la Commune sont violents à Neuilly et les bombardements - principalement des Versaillais - détruiront une grande partie des habitations (cinq cents maisons) où les fédérés s'étaient retranchés.

Les années 1870 à 1890 voient la construction de nombreux bâtiments de Neuilly : en 1876 est construite, boulevard Bineau, une église anglicane, reprise depuis 1949 par les adventistes[11] ; la synagogue de la rue Jacques-Dulud, œuvre d'Émile Ulmann, est inaugurée en 1878 (l'agrandissement sur la rue Ancelle sera réalisé en 1937) ; la mairie actuelle, œuvre de Victor Dutocq et Charles Simonet (à partir des plans de Gaspard André)[12] est inaugurée en 1886. La construction de l'église Saint-Pierre, œuvre d'Alfred Dauvergne continuée par son fils Louis Dauvergne, débute en 1887.

La commune a le privilège d'accueillir dès la fin du XIXe siècle une des activités les plus florissantes du moment : la parfumerie. En 1880, les repreneurs de la parfumerie de Jean-François Houbigant déplacent la production, jusque-là faite au 19 rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans une modeste usine au 141 avenue du Roule. Dans le temps et la prospérité, cette dernière s'agrandit avec de vastes laboratoires et ateliers munis des perfectionnements les plus modernes. Elle perdurera jusqu'au début des années 1970 où elle sera détruite pour cause d'insalubrité. La parfumerie Rigaud s'installera rue des Huissiers, la parfumerie Delettrez au 31 avenue du Roule.

Le lycée Pasteur, boulevard d'Inkermann, œuvre de style Louis XIII de Gustave Umbdenstock, est achevé en 1914, mais n'ouvre ses portes aux élèves et aux professeurs qu'en 1923. Le bâtiment sert d'hôpital à l'Ambulance américaine pendant la Première Guerre mondiale.

Prolongement du traité de Versailles, le traité de Neuilly entre les Alliés et la Bulgarie est signé, le 27 novembre 1919, dans la salle des fêtes de la mairie.

En 1929, la commune de Neuilly-sur-Seine cède à la ville de Paris sa part du Bois de Boulogne et une bande hectométrique le long du 17e arrondissement.

Comme partout en France, de nombreux Neuilléens sont victimes des deux guerres mondiales. Citons Édouard Nortier, maire et député, mort en novembre 1914, le rabbin de Neuilly Robert Meyers et son épouse Suzanne Bauer déportés en 1943 et Madeleine Michelis, jeune professeur de lettres et résistante. Au 67 rue Édouard-Nortier, une plaque rappelle les noms des 17 enfants juifs âgés de 2 à 11 ans, abrités dans une ancienne clinique tenue par des Sœurs, disparus lors d'une rafle par les nazis le 25 juillet 1944[13]. La 2e division blindée du général Leclerc perd trois hommes à Neuilly[14] lors des combats pour la libération de Paris.

Bien que les Allemands aient réquisitionné de nombreux bâtiments à Neuilly et tenté de faire partir les édiles, Edmond Bloud les en dissuade dans leur propre langue et empêche ainsi la réquisition de la mairie et de l'hôpital de Neuilly, qu'il avait fait construire en 1935. En raison de ces actes de résistance, il est révoqué en 1942 par le gouvernement de Vichy (qui nomme Max Roger), mais est réhabilité en 1945 jusqu'à l'élection d'Achille Peretti en 1947. Edmond Bloud meurt le 16 mai 1948, matin de la Pentecôte, dans sa maison du passage Saint-Ferdinand. En 1949, son petit-fils Denis Bloud (8 ans) inaugure la rue Edmond-Bloud, qui longe l’hôtel de ville de Neuilly.

Les mandatures d'Achille Peretti voient dans les années 1950 et 1960 la construction de plusieurs groupes scolaires dont le lycée de la folie Saint-James.

Le 18 juillet 1980, Chapour Bakhtiar, dernier Premier ministre du chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi est la cible d'une tentative d'assassinat dans son domicile du boulevard Bineau. Il y échappe mais deux personnes sont tuées[15].

Le 13 mai 1993, la prise d'otage d'une classe de maternelle à l'école de rue de la Ferme fait la une des média.

La campagne pour l'élection présidentielle de 2007 attire l'attention à plus d'un titre sur Neuilly-sur-Seine. Le candidat UMP qui sera finalement élu, Nicolas Sarkozy, a été maire, député et conseiller général de Neuilly et y est électeur. Le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire Olivier Besancenot y est employé de La Poste. Enfin et surtout, l'application de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) y a fait polémique (voir paragraphe Budget et fiscalité).

Le 24 mars 2013, Neuilly est traversée par la « manif pour tous », organisée par les opposants au mariage homosexuel entre la Défense et la place de l'Étoile.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010 la sixième circonscription des Hauts-de-Seine est composée des deux cantons de Neuilly-sur-Seine, de celui de Puteaux et du quartier Gambetta de Courbevoie ; Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, est élu député le 17 juin 2012.

Depuis le découpage de 1986, la sixième circonscription des Hauts-de-Seine regroupait les cantons de Neuilly-Nord, Neuilly-Sud et Puteaux.

Neuilly-sur-Seine est divisée en deux cantons :

Élections municipales de 2008[modifier | modifier le code]

Louis-Charles Bary (UMP, ex UDF), qui a succédé à Nicolas Sarkozy dont il avait été l'adjoint pendant de longues années, après avoir été candidat contre lui en 1983, ne brigue pas un nouveau mandat en tant que maire de Neuilly.

Le candidat choisi par l'UMP à la mairie de Neuilly-sur-Seine, est David Martinon, diplomate, porte-parole de Nicolas Sarkozy à l'Élysée[16]. Cette nomination d'une personnalité réputée peu intéressée par la commune est qualifiée de parachutage par une partie conséquente des militants UMP locaux qui lui préfèrent Arnaud Teullé, secrétaire de la section UMP, député suppléant et adjoint au maire chargé des affaires scolaires et de la jeunesse[17].

Son principal adversaire pour cette élection est le candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, président et cofondateur de la société Export Entreprises, père de 4 enfants. Il a su profiter de cette contestation puisque la moitié de son équipe est composée de membres de l'UMP.

Le 30 septembre 2007, lors de sa nomination officielle, David Martinon reçoit le soutien du président de la République. Cette soirée soulève la polémique lorsque les militants UMP de la ville commencent à scander « Martinon, non, non », obligeant ce dernier à abréger sa visite[18]. Le dimanche 10 février 2008, Jean Sarkozy, fils du président de la République, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard se désolidarisent de David Martinon. Le lundi 11, ce dernier annonce qu'il retire sa candidature. Le mardi 12, l'UMP fait savoir qu'elle accorde son investiture à Jean-Christophe Fromantin, mais Arnaud Teullé annonce à son tour qu'il conduira une liste dissidente. Quant à Jean Sarkozy, il se présente à l'élection cantonale de Neuilly-sud qui se tient le même jour, qu'il emporte dès le premier tour, avec 51,9 % des suffrages, devenant le benjamin du conseil général des Hauts-de-Seine. Le premier tour des municipales est agité[19] : pour la première fois depuis la première élection d'Achille Peretti, en 1947, un second tour a lieu, qui oppose la liste de Jean-Christophe Fromantin (61,67 % des voix) et celle d'Arnaud Teullé (38,33 %), les autres listes étant éliminées, notamment celle menée par le parti socialiste qui constituait depuis des décennies le groupe d'opposition municipale.

Votes lors de l'élection présidentielle de 2012 à Neuilly[modifier | modifier le code]

Au premier tour Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 72,64 % des suffrages devant François Hollande (10,17%), François Bayrou (7,45%), Marine le Pen (5,00%). Il obtient au second tour le score de 84,20% des voix[20].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Quatre maires se sont succédé depuis 1947 :

Liste des maires de Neuilly-sur-Seine depuis 1947[21]
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1983 Achille Peretti RPF, URAS, CNRS
UNR, UNR - UDT, UD-Ve
UDR, RPR
Préfet, Compagnon de la Libération
député de 1958 à 1977
président de l'Assemblée nationale de 1969 à 1973
membre du Conseil constitutionnel de 1977 à 1983
1983 2002 Nicolas Sarkozy RPR puis UMP Avocat
député de 1988 à 2007 (sauf quand il est ministre)
conseiller général (canton Nord) de 1985 à 1988 et de 2004 à 2007
2002 2008 Louis-Charles Bary UDF puis UMP Chef d'entreprise,
maire-adjoint de 1969 à 2002
conseiller général (canton Sud) de 1976 à 2008
vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine de 1982 à 2008.
2008[22] en cours
(au 8 août 2014)
Jean-Christophe Fromantin Territoires en mouvement
DVD puis UDI
Chef d'entreprise
Conseiller général (canton Nord) de 2011 à 2012
Député (Sixième circonscription des Hauts-de-Seine) depuis 2012
Réélu pour le mandat 2014-2020[23]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité directe locale est située sous la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. La taxe d’habitation en 2006 s’élevait à un taux de 4,81 % pour la part communale et 5,80 % pour la part départementale. Les taux communaux étaient de 2,34 % pour le foncier bâti, et de 3,17 % pour le foncier non bâti[24].

La ville est la 1re de France de plus de 20 000 habitants pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 116,6 redevables pour mille habitants en 2006[25],[26]. En 1987, le patrimoine moyen d'un foyer neuilléen redevable à l'ISF était de 3 318 864 €[27].

L'application de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU) y fait régulièrement polémique. Le journal Neuilly indépendant a publié en mai 2007 les informations suivantes : « La ville de Neuilly s'est acquittée de ses engagements en matière de logements sociaux. Les réalisations et les projets en cours lui permettent de ne pas payer la pénalité au titre de la loi SRU. Le nombre de logements sociaux sur la ville va passer de 391 en 2001, à 1 165 en 2007 puis 1344 en 2008 ». Neuilly-sur-Seine compte actuellement 800 habitations HLM, soit à peine 2,5 % de son parc immobilier alors que la loi SRU fixe l'objectif à 20 %.

Le 11 septembre 2008, le maire est auditionné par la commission départementale à la suite du constat de carence dont la ville est l'objet en matière de logements sociaux. L'objectif triennal (2004-2007) n'ayant été réalisé qu'à hauteur de 47 %, le maire doit s'expliquer et présenter son plan 2008-2011[28]. L'amende à laquelle est astreinte la ville de Neuilly se monte à 123 000 euros[29], car l'article 55 de la loi SRU (rénovation urbaine) impose aux communes de plus de 3 500 habitants de disposer de 20 % logements sociaux dans leur parc locatif alors que Neuilly n'a pas dépassé le cap des 5 %.

La polémique continue le 26 octobre 2008 quand la « caravane des mal-logés, des sans-logis et des locataires » est reçue par le maire, Jean-Christophe Fromantin. « Neuilly ne compte que 3,2 % de logements sociaux. Il en manque donc 5 134 pour respecter la loi SRU qui en impose 20 %. Nous lui avons demandé comment il compte respecter cette loi, » explique le porte-parole du DAL (Droit au Logement), une des associations à l'origine de cette caravane qui a parcouru l'Ouest de la France depuis le 14 octobre pour dénoncer la situation du logement.

« M. Fromantin nous a répondu qu'il va saisir toutes les opportunités. Cette question l'embarrasse, mais l'embarrasse-t-elle suffisamment pour atteindre les 20 % ? Mais nous le croyons, comme nous avions cru les deux maires précédents, qui n'avaient pas tenu leurs engagements. Nous lui avons suggéré d'augmenter les impôts, mais il n'a pas répondu », ajoute-t-il.

De son côté, M. Fromantin assure que « l'objectif était de leur montrer que je ne considère pas ce sujet comme tabou, et de leur montrer les mesures que nous avons prises depuis mon élection », en mars. Selon lui, 150 logements sociaux ont été créés à Neuilly depuis son élection. M. Fromantin estime à un millier le nombre de dossiers de personnes en situation difficile à Neuilly[30].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Neuilly-sur-Seine relève du tribunal d'instance de Courbevoie, du tribunal de grande instance de Nanterre, de la cour d'appel de Versailles, du tribunal pour enfants de Nanterre, du conseil de prud'hommes de Nanterre, du tribunal de commerce de Nanterre, du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et de la cour administrative d'appel de Versailles[31].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2013, Neuilly-sur-Seine est jumelée avec :

Dans les années 1950 et jusqu'en 1962, il y avait un jumelage avec la ville de Nemours (Algérie), aujourd'hui Ghazaouet[33].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune de Neuilly-sur-Seine a atteint sa population maximale lors du recensement de 1962 avec 72 773 habitants avant de se stabiliser autour de 60 000 habitants.

En 2011, la commune comptait 61 797 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 477 1 573 2 162 2 744 5 599 7 654 9 493 13 063 15 894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
23 583 13 216 17 545 16 277 20 781 25 235 26 596 29 444 32 730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
37 493 41 145 44 616 51 590 52 433 53 491 56 938 60 172 66 095
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
72 773 70 995 65 983 64 170 61 768 59 848 61 471 61 797 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,9 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 23,8 %) ;
  • 54,9 % de femmes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
Pyramide des âges à Neuilly-sur-Seine en 2007 en pourcentage[36]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90  ans ou +
1,8 
8,8 
75 à 89 ans
12,5 
13,9 
60 à 74 ans
15,0 
19,1 
45 à 59 ans
19,0 
21,4 
30 à 44 ans
20,2 
17,0 
15 à 29 ans
16,3 
18,7 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[37]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Neuilly-sur-Seine est située depuis la création de celle-ci dans l'académie de Versailles (auparavant dans l'Académie de Paris).

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Institution Notre-Dame de Sainte-Croix.
Enseignement public[modifier | modifier le code]

La ville administre 6 écoles maternelles et 6 écoles élémentaires communales.

Le département gère 3 collèges et la région Île-de-France 3 lycées :

Il existe un établissement étranger, qui dépend du ministère espagnol de l'Éducation :

Enseignement privé[modifier | modifier le code]

Neuilly compte six établissements privés confessionnels catholiques :

  • le groupe scolaire interparoissial Saint-Pierre Saint-Jean (enseignement catholique primaire et secondaire sous contrat d'association) qui regroupe les anciennes écoles Saint-Joseph et Sainte-Marie ;
  • le lycée professionnel et UFA Georges Guérin (enseignement catholique professionnel sous contrat d'association)[44] ;
  • Sainte-Marie de Neuilly ;
  • l'Institution Sainte-Croix ;
  • l'Institution Saint-Dominique ;
  • l'école catholique américaine Marymount International School of Paris[45].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Le CELSA (grande école en sciences de l'information et de la communication, rattachée à Paris IV-Sorbonne) est situé à Neuilly-sur-Seine, au 77 rue de Villiers.
Des classes préparatoires aux grandes écoles existent dans trois lycées : lycée Pasteur, Sainte-Croix, Sainte-Marie.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Monclar.

Médias[modifier | modifier le code]

Plusieurs publications locales, diffusées à la fois en version papier et électronique, existent ou ont existé :

  • Neuilly Journal indépendant, mensuel d'information sur la vie citoyenne et culturelle de Neuilly[47], dans la continuité de Neuilly Journal, créé en 1888[48], longtemps dirigé par Renée Michelangeli-Peretti
  • La Voix de Saint-Pierre (avril 1946 - décembre 1974), devenu La Voix de Saint-Pierre et Saint-Jacques (depuis janvier 1975), mensuel paroissial puis interparoissial catholique[49]
  • Vivre à Neuilly[50] est le bulletin municipal publié depuis l'élection de Jean-Christophe Fromantin
  • Neuilly92[51], journal créé en septembre 2008 par Jean Sarkozy et Marie-Cécile Ménard en régie publicitaire chez Conseil Marketing Publicité (CMP)[52], dont la parution semble suspendue depuis décembre 2010[51]
  • J'm Neuilly, créé en mars 2013[53] autour de Bernard Lepidi, ancien candidat divers droite apparenté CNIP (ex-UMP) opposé au maire centriste Jean-Christophe Fromantin.

Il faut ajouter de janvier à mars 2011 un média exclusivement électronique :

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Neuilléens disposent de lieux de culte catholique, israélite et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Neuilly-sur-Seine, qui constituait auparavant un doyenné, fait partie - avec Courbevoie et Levallois-Perret du doyenné des Deux-Rives, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[55].

Au sein de la ville de Neuilly-sur-Seine, les lieux de culte relèvent de quatre paroisses[56].

Les lieux de culte correspondant sont :

Les paroisses Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Isabelle ont le même curé, de même que les paroisses Saint-Pierre et Saint-Jacques [62].

Par ailleurs des lieux de culte existent également au sein des communautés religieuses installées à Neuilly[63] :

Culte israélite[modifier | modifier le code]

Des offices juifs sont célébrés depuis 1869 à Neuilly et la synagogue y existe depuis 1878[64].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Un lieu de culte[65] regroupant la communauté liée à l'Église réformée de France ainsi qu'un lieu de culte pour l'Église adventiste[11] existent à Neuilly.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, on comptait 7 442 redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune[66]. La ville est en outre, avec un coefficient de Gini de 0,517, de loin la ville la plus inégalitaire de France[67].

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 55 786 €, ce qui plaçait Neuilly-sur-Seine au 92e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[68].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs sièges sociaux et grands immeubles de bureaux (M6, Havas, Deloitte, FIDAL, PricewaterhouseCoopers, UGC, JCDecaux, Cartoon Network, Boomerang…).

Neuilly comptait plus de 48 000 emplois en 2009[69].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Théâtre des Sablons, ancien hospice Sainte-Anne.
Cinéma
La seule salle de cinéma publique en exploitation est la salle dite Le Village, incluse dans un centre comprenant une salle de théâtre du même nom. Elle est construite à l'emplacement du cinéma nommé antérieurement Le Chézy. Construit en pierre et béton, et décoré en façade de frontons et bas-reliefs, l'édifice est inauguré le 17 février 1928 avec une représentation de Faust. Dès le début des années 1930 l'intérieur est transformé et aménagé par l'architecte Charles Siclis afin de permettre l'exploitation cinématographique. Le cinéma-théâtre Le Village a été entièrement rénové entre 1992 et 1994, seule la façade Art déco a été conservée. La société Parafrance Films a exploité en gérance le cinéma une dizaine d'années de 1980 à 1990, à la réouverture en 1994 le cinéma a fonctionné en association loi 1901. Depuis le 1er janvier 2006 la mairie de Neuilly-sur-Seine a repris l'exploitation de son cinéma municipal en régie directe et s'est équipée le 13 septembre 2011 de deux salles numériques projection 3D : la salle 1 « Michèle Morgan » de 263 places et la salle 2 « Darry Cowl » de 237 places.
Les deux autres salles traditionnelles au XXe siècle étaient Le Trianon (à l'angle de la rue Ybry et de la rue du Pont) et Le Régent (113 avenue de Neuilly, aujourd'hui avenue Charles-de-Gaulle)
Il existe également des salles de projection privées, notamment dans l'immeuble de la Gaumont et celui de la chaîne de télévision M6
Théâtre et autres arts de la scène
Outre la scène du Village citée ci-dessus, Neuilly-sur-Seine dispose des salles suivantes :
  • Théâtre de Neuilly (salle municipale construite dans les années 1960 sous le nom Salle de Neuilly)
  • Théâtre Saint-Pierre (salle paroissiale construite dans les années 1930 sous le nom Salle Saint-Pierre)
  • Théâtre des Sablons (centre culturel installé dans la Maison Sainte-Anne), en service à partir de janvier 2013[70] : salle de spectacle de 600 places équipée d’un gradinage escamotable et d’un plateau de scène entièrement amovible, salle d'exposition de 520 m2, auditorium de 130 places dans l’ancienne chapelle, 2 salles d'activités de 200 m², une école de musique, etc.[71]
  • Le Théâtre du petit Parmentier[72] est implanté dans la Maison des Jeunes et de la Culture[73]
Bibliothèque / Médiathèque
La médiathèque municipale est installée sur deux sites, situés respectivement Villa Émile Bergerat et rue de Longchamp[74].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Durant 120 ans de 1815 à 1935 à Neuilly-sur-Seine est organisée une célèbre fête foraine : la fête à Neu-Neu.

Elle est supprimée en 1936.

En 2008 la Foire d'automne, une grande fête foraine qui était installée sur la pelouse de Mortemart derrière l'hippodrome d'Auteuil, est déplacée porte de la Muette et baptisée Fête au Bois puisqu'installée au bois de Boulogne[75]. En 2010 elle reprend le nom ancien de Fête à Neu-Neu[76].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade de l'église Saint-Pierre.
Temple de l'Amour sur l'Île de la Jatte.

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[79].

  • La folie Saint-James : cette propriété située 34 avenue de Madrid, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 23 février 1922[80].
  • L'ancien hôtel Lambiotte, situé 6-8 boulevard du Château et 4 rue Sylvie : les façades et la toiture en ont été inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel, le 11 juillet 1984[81].
  • L'église paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur, située 167 boulevard Bineau, a été construite en 1936. Elle est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[82]. Elle comporte un grand-orgue Bernard Aubertin de 2006, l'organiste titulaire est Boris Lefeivre
  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, située 158 avenue Charles-de-Gaulle, a été reconstruite entre 1831 et 1870. Elle est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[83]. Elle comporte un orgue de chœur Mutin-Cavaillé-Coll de 1865, et un grand-orgue Abbey relevé en 1913 par la firme Mutin-Cavaillé-Coll, l'organiste titulaire de la Paroisse est le compositeur Olivier d'Ormesson de Surian, également directeur du Conservatoire de Neuilly[84].
  • L'église paroissiale Saint-Pierre, située 90 avenue du Roule (avenue Achille-Peretti), a été construite entre 1883 et 1914. Elle est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[85]. Elle comporte un grand-orgue Mutin-Cavaillé-Coll de 1898, l'organiste titulaire est Philippe Sauvage.
  • L'ancienne église anglicane, actuellement église adventiste du septième jour, située 33 boulevard Victor-Hugo, a été construite en 1876. Elle est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[86].
  • La synagogue, située 12 rue Ancelle, a été construite en 1878. Elle est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[87].
  • Fabrique de jardin (temple de jardin) dite Temple de l'Amour, située à la pointe amont de l'île de la Jatte, construite en 1773. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 13 juin 1913[88].
  • L'ancien hôtel Thouret, situé 68 boulevard Bourdon : ce bâtiment (pour sa façade et sa toiture) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 25 mai 1976[89].
  • L'hôtel-de-ville, situé 96 avenue du Roule (avenue Achille-Peretti), a été construit entre 1882 et 1886. Il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[90].
  • Le château de Neuilly, actuellement Couvent des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve, situé 52 boulevard d'Argenson. Du château détruit en 1848, ne subsiste aujourd'hui que l'aile nord, dite pavillon de madame Adélaïde. Cette aile est acquise en 1907 par les sœurs de saint Thomas de Villeneuve. Ces dernières font appel à l'architecte Maurice Humbert qui surélève l'aile et construit une chapelle ainsi qu'un bâtiment rattaché à l'hôpital municipal en s'appuyant sur les ruines du château. Il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[91].

Parcs et squares[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il faut rappeler que plusieurs cliniques ou maternités étaient établies à Neuilly aux XIXe et XXe siècles, et que nombreuses sont les personnes nées à Neuilly, qui n'y ont jamais séjourné.

Parmi les personnalités décédées à Neuilly, nombreuses sont celles qui sont décédées à l'hôpital américain, mais qui n'ont pas de lien particulier avec la commune. Au cimetière ancien reposent de nombreuses personnalités artistiques et scientifiques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Neuilly-sur-Seine

De gueules au pont d'or, maçonné de sable, au vaisseau d'argent brochant sur le pont et flottant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs parmentières tigées et feuillées d'or.

La devise de la ville est : præteritis egregia quotidie florescit ce qui peut se traduire par : déjà illustre par son passé, de jour en jour plus florissante.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Coulomb, Histoires de Neuilly, Maurice Gonon,‎ 1946
  • Pierre Coulomb (préf. prince Louis de Broglie), Neuilly des origines à nos jours, Courbevoie, Maurice Gonon,‎ 1966
  • Pierre Coulomb, Neuilly, Société d'éditions de Neuilly,‎ 1975
  • Hubert C. Raffard, Petit dictionnaire historique des rues de Neuilly, Paris, le Livre d'histoire-Lorisse,‎ 2001, 290 p. (ISBN 2-84373-031-7, OCLC 470279032)
  • Adeline Fleury et Pauline Revenaz, Neuilly, village people, Paris, Éditions du Moment,‎ 2007 (ISBN 9782354170080, OCLC 176929206)
  • Jean-François Minne, Hold-Up sur la mairie de Neuilly, Pascal Galodé éditeurs, juin 2008.

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après l'article Neuilly du Wiktionnaire.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. « Projet de dénivellation et de couverture de la RN 13 à Neuilly-sur-Seine »,‎ février 2006 (consulté le 8 mars 2013)
  4. a et b « Aménagement de l'axe Peretti-Roule », sur le site de la mairie.
  5. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Neuilly-sur-Seine », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011).
  6. Vue du deceintrement du pont de Neully, fait en presence du roy, le 22 septembre 1772, par Eustache de Saint-Far sur la base Joconde
  7. « Neuilly en chronologie », sur neuillysurseine.fr (consulté le 12 juin 2014).
  8. Ermete Pierotti, Dictionnaire historique des environs de Paris.
  9. Neuilly, journal indépendant, no 1154, p. 17.
  10. Neuilly, journal indépendant, no 1171, p. 14.
  11. a et b « site de l'église adventiste de Neuilly » (consulté le 26 juin 2009)
  12. La mairie indique sur son site ces deux architectes comme auteurs de la mairie. Toutefois, on peut apprendre que ces deux architectes sont partis des plans de Gaspard André. Voir sur le site de l'Université de Kyoto le projet initial et un extrait du livre « L'œuvre de Gaspard André »
  13. Limor Yagil, « Chrétiens et Juifs sous Vichy, 1940-1944: sauvetage et désobéissance civile, page 526 », sur Google Books, Les Éditions du Cerf,‎ 2005 (ISBN 2-204-07585-X)
  14. Liste des victimes de la 2e DB tombées pour la libération de Paris
  15. Michel Desmoulin, « Heureux comme Dieu en France »,‎ 18 décembre 2005 (consulté le 18 juin 2009)
  16. Nicolas Sarkozy intronise David Martinon comme son successeur à la mairie de Neuilly, Xavier Ternisien, Le Monde, 2 octobre 2007
  17. « Neuilly "scandalisée" par le parachutage de David Martinon », Libération, 1er octobre 2007.
  18. « Martinon chahuté : Martinon, non, non », 13 heures de France 2, 1er octobre 2007.
  19. La mairie en délire
  20. Résultats de l'élection présidentielle 2012.
  21. « Les maires de Neuilly-sur-Seine », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 20 août 2014).
  22. Jean-Baptiste Garat, « À Neuilly, l'UMP veut laver l'affront », Le Figaro,‎ 3 décembre 2013 (lire en ligne).
  23. « Liste des maires des Hauts-de-Seine » [PDF], Préfecture des Hauts-de-Seine,‎ 8 août 2014 (consulté le 20 août 2014).
  24. Site officiel de la direction générale des Impôts
  25. Site officiel de la direction générale des Impôts
  26. Le classement des villes par l'ISF, L'Express du 25/06/2007
  27. « L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) », sur www.impots.gouv.fr,‎ 30 juin 2008 (consulté le 19 juillet 2009)
  28. Ville de Neuilly-sur-Seine. La lettre du maire, septembre 2008
  29. Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine, 12 septembre 2008
  30. « La caravane des mal-logés reçue par le maire de Neuilly-sur-Seine », Le Monde,‎ 26 octobre 2008
  31. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 8 mars 2013).
  32. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des Affaires étrangères (consulté le 12 janvier 2010).
  33. http://www.harkis.com/article.php3?id_article=33
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  36. « Évolution et structure de la population à Neuilly-sur-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  37. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  38. http://clg-maurois-neuilly.ac-versailles.fr/
  39. http://www.lyc-pasteur-neuilly.ac-versailles.fr/
  40. http://www.lyc-st-james-neuilly.ac-versailles.fr/lycee/
  41. http://www.clg-gautier-neuilly.ac-versailles.fr/
  42. http://www.lyc-kandinsky-neuilly.ac-versailles.fr/
  43. http://www.education.gouv.fr/cid2809/inauguration-du-lycee-espagnol-de-neuilly-en-presence-de-juan-carlos-ier-roi-d-espagne.html
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  45. École catholique américaine Marymount International School of Paris
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  49. http://www.ville-neuillysurseine.fr/files/neuilly/decouvrir/archives/serie-Mi.pdf
  50. http://www.vivreaneuilly.fr/
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  52. http://www.lepost.fr/article/2008/12/03/1345227_journal-local-25-photos-de-jean-sarkozy-sur-48-pages.html
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  55. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  56. « Paroisses de Neuilly-sur-Seine », sur Doyenné de Neuilly (consulté le 26 juin 2009)
  57. « Paroisse Sainte Isabelle », sur Doyenné de Neuilly (consulté le 26 juin 2009)
  58. a et b « Églises de Neuilly-sur-Seine », sur Evêché de Nanterre (consulté le 26 juin 2009)
  59. « Paroisse Saint-Jacques », sur Doyenné de Neuilly (consulté le 26 juin 2009)
  60. « Paroisse Saint-Jean-Baptiste », sur Doyenné de Neuilly (consulté le 26 juin 2009)
  61. « Paroisse Saint-Pierre », sur Doyenné de Neuilly (consulté le 26 juin 2009)
  62. « Les paroisses de Neuilly », sur Diocèse de Nanterre (consulté le 1 janvier 2013)
  63. « LES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES DE NEUILLY », sur Doyenné de Neuilly (consulté le 26 juin 2009)
  64. « présentation de la synagogue de neuilly », sur Site de la synagogue de Neuilly (consulté le 17 janvier 2009)
  65. « site de l'église réformée de Neuilly » (consulté le 26 juin 2009)
  66. « Données détaillées », sur le site de la direction générale des impôts (consulté le 29 janvier 2012)
  67. Louis Maurin, « Les villes les plus inégalitaires de France », sur Observatoire des inégalités et Alternatives Economiques,‎ 2 novembre 2011 (consulté le 29 septembre 2013)
  68. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  69. « Commune de Neuilly-sur-Seine (92051) : Résumé statistique », sur Insee (consulté le 12 juin 2014).
  70. http://www.vivreaneuilly.fr/?p=1461
  71. http://www.neuillysurseine.fr/centre-culturel-sainte-anne
  72. http://www.mjcneuilly92.com/index.php?option=com_content&task=view&id=95&Itemid=104
  73. http://www.mjcneuilly92.com/
  74. http://www.neuillysurseine.fr/informations-pratiques
  75. Voir l'article dans Le Parisien du 29 août 2008.
  76. Voir l'article dans Le Parisien du 26 août 2010.
  77. « Petits chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly » sur podcast.rcf.fr
  78. http://christianxuereb.e-monsite.com/pages/la-manecanterie-des-sables-de-tunis/parcours-de-m-leon-petit.html
  79. « Neuilly-sur-Seine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  80. a et b « Notice no IA92000384 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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