Johnny Hallyday

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Johnny Hallyday

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Johnny Hallyday à une avant-première du film Salaud on t'aime, en 2014.

Informations générales
Nom de naissance Jean-Philippe Smet
Naissance 15 juin 1943 (71 ans)
Paris (France)
Activité principale chanteur
Activités annexes acteur
Genre musical Rock, blues, ballade, rock and roll, Chanson française, rhythm and blues, pop, country
Instruments Guitare
Années actives Depuis 1960
Labels Vogue
Philips-Phonogram-Mercury-Universal
Warner
Site officiel johnnyhallyday.com

Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, est un chanteur, compositeur et acteur français né le 15 juin 1943 à Paris.

Avec plus de cinquante ans de carrière, il est l'un des plus célèbres chanteurs francophones et l'une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français, où plus de 2 100 couvertures de magazines lui ont été consacrées[1].

S'il n'est pas le premier à chanter du rock en France[N 1], il est, en 1960, celui qui le premier, popularise le rock and roll dans l'« Hexagone »[Cit. 1]. Après le rock, il lance le twist et le mashed potato, et s'il lui fut parfois reproché de céder aux modes musicales[Cit. 2], il les a toutefois précédées plus souvent que suivies[2]. Les différents courants musicaux auxquels il s'est adonné, rock 'n' roll, rhythm and blues, soul, rock psychédélique, pop puisent tous leurs origines dans le blues, et bien qu'interprète de nombreuses chansons dites de variété, de ballades, et parfois de country, le rock reste sa principale référence[2].

Son apport à la scène française est important. D'abord décrié puis reconnu, il impose sa marque et transforme le tour de chant traditionnel en un véritable spectacle. En dehors des pays francophones s'il ne parvint pas durablement à s'imposer malgré plusieurs tournées à succès, notamment en Amérique du Sud[Cit. 3], en revanche, sa réputation d'homme de scène franchit les frontières. Au niveau international, Hallyday est considéré comme le seul rock’n’roller non anglophone connu par un large public[3].

Sa longévité au premier plan, comme ses prestations vocales et scéniques, lui attirent la reconnaissance de ses pairs. De l'Alhambra, en 1960, à aujourd'hui, en 182 tournées et 27 rentrées parisiennes, il a attiré plus de 28 millions de spectateurs, enregistré plus de 1 000 titres[2], composé une centaine de chansons et vendu plus de 100 millions de disques[4]. Sa carrière est déjà récompensée par 40 disques d’or, 22 de platine, 3 de diamant et 9 Victoires de la musique, pour une discographie officielle qui compte 48 albums studio et 28 Albums live[N 2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Smet.

À sa naissance, à la Clinique Villa Marie-Louise située au 3, cité Malesherbes dans le 9e arrondissement de Paris, le 15 juin 1943, Jean-Philippe ne porte pas le nom de son père, mais celui de sa mère. Séparé depuis quelques mois, à la demande de sa mère Huguette Clerc, (1919-2007) le couple se reforme le temps d'un contrat de mariage et d'une reconnaissance en paternité, le 7 septembre 1944 ; date à partir de laquelle il se nomme officiellement Jean-Philippe Smet[5]. Son père Léon Smet (1908-1989), comédien doué, voit les cabarets parisiens où il travaille fermer, si bien qu'il monnaye difficilement son existence contre de la nourriture et de l'alcool[6], avant que son beau-frère Jacob Mar ne lui décroche le poste de directeur artistique de la Fernsehsender Paris où il introduit sur le plateau ses nièces Desta et Menem Mar[7]. Il abandonne mère et enfant alors que ce dernier à huit mois. Dans cette France marquée par la guerre et avec un père absent, Jean-Philippe est traité de « fils de boche », de « bâtard » ou de fils de divorcé, « stigmates sociaux que la légende de Johny va récupérer pour les convertir en signes positifs »[8].
Sa mère, Huguette Clerc (1919-2007), coiffeuse puis employée de crémerie[9], reprend après sa naissance une activité professionnelle, celui de mannequin-cabine pour des couturiers[N 3] et fait élever son enfant par sa tante paternelle Hélène Mar[10],[N 4], figure maternelle de substitution[N 5], aidée de ses filles Desta et Menen qui est devenue la marraine de Jean-Philippe le jour de son baptême le 10 septembre 1943[11].

Le 28 mars 1945, le mari d'Hélène, Jacob Mar, est arrêté pour faits de collaboration, ayant été speaker et éditorialiste à Radio-Paris, la radio de la propagande nazie, ce qui compromet la carrière de premières danseuses étoiles des filles d'Hélène[12]. À 3 ans commence pour lui la vie d'enfant de la balle. Ses cousines sont des danseuses classiques et à partir de fin 1946, il vit à Londres durant deux ans[13]. Desta épouse Lee Lemoine Ketcham[14], un danseur américain connu sous le nom de scène de Lee Halliday[N 6]. Le trio de danse acrobatique, Desta, Menen et Lee, se produit à travers l'Europe jusqu'en 1949. Il devient ensuite duo, Desta[N 7] et Lee se nommant alors « Les Halliday ».

Père de cœur, Lee Halliday qui incarne le rêve américain[Cit. 4] le surnomme Johnny. Plus tard, au moment de choisir un nom de scène, c'est naturellement qu'il optera pour le nom de scène Johnny Halliday. Inscrit à l'école des enfants du spectacle, Johnny suit des cours par correspondance, apprend la danse classique[15] et le violon qu'il déteste et finit par échanger, au grand dam de ses aînés, contre une guitare[16]. Durant deux ans, où il vit à Genève, inscrit au conservatoire, il prend des cours de guitare avec le maître José de Azpiazu, avant que ce dernier, n'appréciant guère qu'il joue dans les rues des airs de cow-boy, ne le renvoie[17]. Dès l'âge de neuf ans, il occupe la scène pendant les changements de costume du couple, en chantant des chants traditionnels français ou américains. Il monte officiellement sur scène pour la première fois le 13 juin 1956 pour la premières partie du spectacle des Halliday à l’Atlantic Palace de Copenhague, où il chante La Ballade de Davy Crockett, en s'accompagnant à la guitare, habillé en cow-boy[18].

Rentrée à Paris, la famille demeure dans le quartier de la Trinité.

Johnny obtient divers petits rôles : il est figurant dans Les Diaboliques, tourne une réclame pour une marque de vêtements[19], participe à la télévision à Martin et Martine (émission enfantine de Jean-Loup Berger), où il chante Dans les plaines du Far-West[17]. À 14 ans, Johnny découvre au cinéma avec le film Amour frénétique, Elvis Presley et le rock'n'roll. C'est une révélation et, persuadé d'avoir trouvé sa voie, il décide de devenir chanteur de rock'n'roll.

Débuts[modifier | modifier le code]

Soutenu par ses proches, notamment par Lee Halliday qui le produit, convaincu que cette musique peut s'imposer en France, ce dernier fait envoyer d'Amérique, par sa famille, des disques de rock. Ainsi, Johnny fait son apprentissage de rockeur et devient possesseur d'une collection inédite de disques dont profitent de nombreux copains. Eddy Mitchell se souvient : « Johnny avait beaucoup de disques américains qu'on ne pouvait pas acheter en Europe, ce qui me permettait d'écouter tout ce que je ne pouvais pas écouter autrement, si bien qu'on passait souvent des après-midi et des soirées à écouter Presley, Bill Haley et des tas d'autres trucs qui n'étaient pas encore disponibles chez nous »[20].

À partir de 1958, Johnny fréquente ce qui bientôt devient le lieu culte du rock français : le Golf-Drouot, d'Henri Leproux. C'est là qu'il retrouve d'autres copains, futurs confrères et concurrents : Long Chris, Dany Logan, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell. Sur le tremplin, s'inspirant de ses idoles, il chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s'accompagnant à la guitare[21]. À l'Orée du Bois, durant les changements de costumes de Desta et Lee, Johnny chante Elvis, sous les sifflets du public. Dès le second soir, il est renvoyé[22].

Accompagné par Philippe Duval, son premier guitariste[N 8], il cherche à se produire dans divers clubs mais, partout le scénario est identique : on le refuse ou il est remercié[23]. Il obtient ses premiers succès publics en chantant pour les GIs dans les bases américaines[22].

Le 30 décembre 1959, Johnny Halliday participe à l'émission radio Paris cocktail de Pierre Mendelssohn, avec en vedette Colette Renard. Il chante Viens faire une partie[N 9]. Remarqué par Jil et Jan, deux auteurs-compositeurs enthousiasmés par sa prestation, ils le présentent à Jacques Wolfsohn[N 10] de la maison de disques Vogue[24].

Les années Vogue (1960-1961)[modifier | modifier le code]

Le 16 janvier 1960, Johnny Halliday signe un contrat avec Vogue[N 11]. Son premier disque, le super 45 tours T'aimer follement – reprise d'un titre de Dalida – sort le 14 mars. Sur la pochette, son nom est par erreur orthographié avec deux y, orthographe qui sera définitivement adoptée[25]. L'accueil des radios est très défavorable voire franchement hostile, Johnny provoquant une choc de générations alors que les auditeurs réclament de l'André Claveau ou du Georges Guétary. Ainsi sur Europe no 1, Lucien Morisse (très intime à la ville avec Dalida)[26], casse le disque en direct à l'antenne et déclare : « C'est la première et la dernière fois que vous entendez Johnny Hallyday »[27]. Face à cette quasi-unanimité contre lui, Daniel Filipacchi avec Salut les copains, est un solide soutien.

En avril, le chanteur obtient son premier contrat professionnel de 500 nouveaux francs et se produit, les 16 et 17, au Cabaret l'Escale à Migennes, (Johnny Hallyday 1960 : À la Roche-Migennes). Le lendemain, parrainé par Line Renaud, il fait sa première télé dans L'École des Vedettes d'Aimée Mortimer. Elle le présente comme un chanteur d'origine américaine[28] – plus tard, sur les conseils de Charles Aznavour, Johnny rétablit la vérité sur ce demi-mensonge[29]. Il chante Laisse les filles en jouant de la guitare tout en se roulant par terre, ce qui défraie la chronique mais aussi dope les ventes du disque qui, de trente mille exemplaires déjà vendus, passent en quelques jours à cent mille[30].

Souvenirs, souvenirs, son nouvel EP offre au chanteur son premier succès, tandis que son impresario Georges Leroux lui décroche de nombreux galas. Johnny est engagé en première partie de la tournée de Sacha Distel, avant de se produire durant l'été au casino de Juan-les-Pins. Durant cette tournée, on assiste aux premiers mouvements de foule. Ses prestations sont marquées par de nombreuses mini-émeutes, émaillées de multiples dégradations par ses admirateurs.[réf. nécessaire] La presse, unanimement hostile, parle d'hystérie collective pour dépeindre l'ambiance de ses galas[31].

En septembre, durant trois semaines, à l'Alhambra, il est programmé en vedette américaine de Raymond Devos. Son jeu de scène divise une fois de plus le public. Au balcon, si les plus jeunes sont enthousiastes et le lui font savoir avec véhémence, en revanche, au parterre, les aînés indignés le huent. Le tollé est tel que la direction veut supprimer Johnny du programme. Raymond Devos s'y oppose et Hallyday termine son engagement[32]. À l'automne, sort son premier 33 tours 25 cm Hello Johnny.

Le 24 février 1961, dans une ambiance survoltée et explosive où bagarres et arrestations sont nombreuses[33], il chante au premier festival international de rock organisé au Palais des sports de Paris. L'événement, qui lance véritablement le rock en France[34], est gravé sur le disque Johnny Hallyday et ses fans au festival de Rock'n'Roll. Vraisemblablement il s'agit du premier album live de rock au monde, si ce n'est qu'il est enregistré en faux live et de facto devient le premier faux live de l'histoire internationale du rock[35].

À cette époque, le marché du disque est dominé par les vinyles 25 cm et les Maxi 45 tours et la publication d'un 33 tours 30 cm témoigne de la notoriété d'un artiste et de sa reconnaissance[36]. C'est ainsi qu'Hallyday voit confirmé son récent statut de vedette, avec la sortie de son premier album Nous les gars, nous les filles. Pour autant un profond désaccord oppose Vogue et le chanteur. Désormais, Johnny n'est plus seul en France sur le marché du rock et la concurrence est rude, notamment celle du groupe Les Chaussettes noires. Aussi demande-il davantage de musiciens et des arrangements plus sophistiqués, avec saxophones et claviers. La réponse est « Tu fermes ta gueule et tu chantes », à quoi il réplique : « Je ne vois pas comment je peux chanter en fermant ma gueule » et part pour ne plus revenir[37].

Johnny Hallyday a 18 ans, est professionnel depuis à peine plus d'un an, a enregistré 35 chansons et a déjà vendu un total de 1 673 000 disques[38], quand sur fond de procès avec Vogue, il signe chez Philips le 19 juillet 1961. Johnny Stark devient son nouvel imprésario, tandis que Vogue sort un troisième et dernier 25 cm, Tête à tête avec Johnny Hallyday.

L'idole (1961-1964)[modifier | modifier le code]

Alors que de nombreux incidents parsèment toujours ses apparitions et que plusieurs villes (Biarritz, Bayonne, Strasbourg, Cannes...) lui ferment leurs portes, Johnny enregistre, aux studios Fontana à Londres, son premier disque Philips Viens danser le twist qui sort le 20 septembre. Le jour même, et jusqu'au 9 octobre, il est le premier artiste de sa génération à se produire en vedette à l'Olympia de Paris, où il lance le twist en France.

Pour Noël, sort l'album Salut les copains, titre qui se veut un clin d'œil reconnaissant à la célèbre émission radio. Retiens la nuit s'impose particulièrement et marque sa carrière. Si elle n'est pas la première chanson douce du rockeur, écrite par Charles Aznavour et Georges Garvarentz elle fait date et lui vaut un regard des critiques plus clément. Si son jeu de scène et les débordements que provoquent ses apparitions publiques sont toujours dénoncées ; on souligne aussi à présent, ses qualités vocales et son talent d'interprète[39]. Désormais, il alterne chansons rythmées et chansons sentimentales, suivant en cela le conseil de Charles Aznavour, chanteur lui aussi contesté à ses débuts[40] (25 cm Retiens la nuit).

Au printemps 1962, il enregistre à Nashville, l'album Sings America's Rockin' Hits, chanté entièrement en anglais. Jamais encore un tel disque n'a été réalisé à l'attention du public français alors peu enclin aux chansons en langues étrangères et s'il ne bouleverse pas les ventes, l'opus obtient un réel succès d'estime et est distribué dans de nombreux pays[41] (Japon, Royaume-Uni, États-Unis...). En avril, Johnny reçoit son premier disque d'or pour Let's Twist Again, avant de retourner aux États-Unis pour une tournée de promotion, où il participe à plusieurs émissions dont l'Ed Sullivan Show[42].

Les succès s'enchaînent : Laissez-nous twister, Pas cette chanson (extraits de Madison Twist) et Elle est terrible (extrait de l'album Les Bras en croix) - et surtout L'idole des jeunes (extrait du 25 cm éponyme). Désormais, l'appellation lui colle à la peau et c'est nanti de ce nouveau titre, qu'il investit l'Olympia du 25 octobre au 12 novembre. Sur le titre La bagarre (adaptation de Trouble d'Elvis Presley), il se met en scène dans une rixe avec des voyous et sur I Got a Woman, à genoux devant sa guitare, il mime la scène finale de La Fureur de vivre. Ce second Olympia est un nouveau succès public et les critiques soulignent d'évidentes qualités scéniques. (Johnny à l'Olympia)

Début 1963, il chante au Palladium de Londres, puis s'envole pour le Liban pour une série de galas. Arrivé à Beyrouth, on lui annonce que sa venue crée des troubles politiques et que les représentations sont annulées. Indésirable, il rentre en France, où l'incident fait débat à l'Assemblée nationale[43].

Pour le premier anniversaire du magazine Salut les copains, Europe no 1 organise, le 22 juin, un concert gratuit place de la Nation, réunissant Sylvie Vartan, Richard Anthony, les Chats sauvages et Johnny Hallyday. Alors que quelques milliers de personnes sont annoncées par une presse railleuse qui prédit un fiasco, l'événement en rassemble près de deux cent mille. Le retentissement est considérable. La presse relève les dégradations, les interpellations de « blousons noirs » par la police, mais constate aussi la montée irrésistible de la jeunesse vers sa propre libération. Le Monde publie un long article du sociologue Edgar Morin, intitulé « Le temps des Yéyés ». Pour la première fois le mot est lancé et s'impose de facto pour qualifier cette génération et ses idoles en raisons des nombreuses onomatopées qui parsèment leurs chansons.

À ce propos, avec Da dou ron ron, Johnny obtient un nouveau succès, qui de toute sa carrière, est celui qui reste le plus longtemps classé no 1 dans les Hit-parade[44] (25 cm Da dou ron ron).

La tournée d'été toujours mouvementée crée une nouvelle polémique après son passage à Trouville, où en ce 14 juillet il interprète La Marseillaise ; ce qui lui vaut les foudres des anciens combattants qui l'accusent de l'avoir chantée en rock. L'initiative fait scandale et l'incident est commenté au journal télévisé du soir[45].

Le chanteur est en vedette dans le film D'où viens-tu Johnny ?. Pour moi la vie va commencer et Ma guitare, extraits de la BOF éponyme, sont, à l'automne deux énormes succès.

Début 1964, sort le 25 cm Les guitares jouent enregistré avec son nouveau groupe Joey and the Showmen, où pour la 1re fois avec Quand je l'ai vue devant moi il chante les Beatles[46] et donne dans le country blues avec Excuse-moi partenaire.

Le succès, tant public que critique, est au rendez-vous de son 3e Olympia, où il se produit du 6 février au 15 mars. (Johnny Hallyday Olympia 64) Il donne encore quelques galas en province, à l'issue desquels il clôt provisoirement sa carrière, pour être incorporé, le 8 mai, au 43e régiment d'infanterie de marine d'Offenbourg (le chanteur a bénéficié d'un report d'une année afin de pouvoir honorer tous ses engagements).

Enregistré avant son incorporation, sort début juillet l'album Johnny, reviens ! Les Rocks les plus terribles. L'opus entièrement rock'n'roll, propose des adaptations de standards américains[47].

L'armée profite du passage dans ses rangs pour dix-huit mois de la célèbre recrue, pour tourner des petits films de propagande bon enfant, à l'attention de la jeunesse, ainsi que quelques émissions de variétés réalisées en direct de la caserne[N 12], et à la condition qu'il pose en tenue militaire sur les pochettes de disques, il obtient l'autorisation de poursuivre ses enregistrements. C'est durant cette période qu'il grave l'un des ses plus grands succès, Le Pénitencier, extrait du 25 cm éponyme.

Période difficile, errances musicales et reconquête (1965-1969)[modifier | modifier le code]

Johnny Hallyday et Sylvie Vartan se marient le 12 avril 1965, à Loconville, envahie pour l'occasion par le public et la presse.

L'album Hallelujah sort le 9 juillet. S'il est toujours militaire, c'en est fini des poses en tenue règlementaire et sur la pochette Hallyday apparaît guitare à la main, vêtu d'un blouson et d'un blue-jeans. Libéré le 20 août, le chanteur reprend aussitôt ses activités et le 28, il est sur la scène du casino de Juan-les-Pins. En novembre sort un second album Johnny chante Hallyday qu'il a entièrement composé et qui marque le début d'une longue collaboration artistique avec son ami Long Chris.

Le chanteur se produit à partir du 18 octobre à l'Olympia, durant plus d'un mois. Musicalement Hallyday évolue vers le rhythm and blues, son tour de chant est entièrement renouvelé et les anciennes chansons sont expédiées en un medley qui ouvre le récital. Le public quelque peu dérouté, ne retrouve pas le copain Teenager et son retour laisse une impression mitigée.

Johnny Hallyday en concert en 1965.

En ce début d'année 1966, plus rien ne semble aller pour lui : ses ventes de disques connaissent une forte baisse et multipliant les galas, il ne joue pas toujours à guichet fermé[48]. En cette période difficile, Hallyday se produit dans plusieurs pays étrangers, notamment en Europe de l'Est.

Arrive alors un nouveau chanteur nommé Antoine qui connait un succès fulgurant avec le titre Les élucubrations d'Antoine, où au détour d'un couplet, il propose d'enfermer « Johnny Hallyday en cage à Médrano ». Peu après, Hallyday réplique avec le titre Cheveux longs et idées courtes qui connait un succès égal.

Johnny, en août, enregistre un nouvel album à Londres. Il y fait la connaissance de Noel Redding et Jimi Hendrix, qu'il contribue à faire connaître en les engageant dans sa tournée. Une plaque commémorative au Novelty de la rue Chartraine à Évreux, évoque le premier concert de la toute première tournée d'Hendrix le 13 octobre 1966, en première partie de Johnny Hallyday[49].

Si professionnellement cela va mieux, il n'en est pas de même côté vie privée. Alors que son fils, David naît le 14 août, lui chante à Milan. Le lendemain, pour quelques heures il est au chevet de Sylvie, puis s'envole pour Venise, où il se produit le soir même[50]. La presse se fait l'écho d'une séparation imminente alors que le fisc lui réclame un lourd arriéré d'impôts[51]. Le 10 septembre, Johnny doit chanter à la fête de l'Humanité ; épuisé par le rythme des galas et profondément déprimé, à quelques heures de la représentation, il tente de se suicider[N 13] et est hospitalisé d'urgence[52] C'est dans ce contexte, que Philips sort le titre Noir c'est noir, qui devient un énorme tube (le plus important depuis Le Pénitencier).

Après quelques semaines de convalescence, à l'occasion d'un Musicorama Johnny chante à l'Olympia le 18 novembre, accompagné par une nouvelle formation, les Blackburd que dirige le guitariste Mick Jones et le batteur Tommy Brown. C'est un Johnny nouveau qui apparaît, son récital, sur des sonorités pop et rhythm and blues, est totalement inédit[N 14], son jeu de scène est renouvelé, son chant aussi. Désormais Hallyday « donne de la voix » et à force de débauches d'énergies, il emporte l'adhésion. Cette représentation à l'Olympia relance totalement sa carrière.

Le lendemain, l'album La Génération perdue est commercialisé. Ce disque, qui regorge de hits et de titres pour la scène demeure l'un des plus importants de sa production[Cit. 5]. L'année s'achève sur un autre grand succès Si j'étais un charpentier.

Enregistrée à Londres en décembre, avec la participation de Jimi Hendrix[N 15], l'adaptation de Hey Joe est un nouveau tube pour Hallyday au printemps 1967.

La séparation entre Sylvie et Johnny n'est plus d'actualité et le couple se produit à l'Olympia du 15 mars au 16 avril. Johnny assure la seconde partie et débute son tour de chant avec Les coups, qu'il entame depuis les coulisses, le son allant crescendo à mesure qu'il avance vers la scène. Côté orchestration, priorité est donnée aux cuivres sur des tonalités très Soul music[53]. Pour le final, Sylvie et Johnny reprennent en duo Je crois qu'il me rend fou. (Olympia 67) Fort de ce succès, le couple entame une tournée sud américaine de plusieurs semaines.

'Amour d'été, adapté d'un classique d'Elvis Presley[N 16] et Aussi dur que du bois sont les titres forts du nouvel album Johnny 67, qui confirme son orientation vers la Soul music.

À l'automne, avec San Francisco et Fleur d'amour et d'amitié imposées par sa maison de disques, le rockeur cède à la mode hippie, alors que Mon fils et Psychedelic - titre sur lequel joue le guitariste Jimmy Page[N 17] - complètent ce nouvel EP.

Europe no 1 lui consacre, le 14 novembre, un Musicorama exceptionnel organisé au Palais des sports de Paris. 450 projecteurs et 800 phares de voitures dressés tel un mur au fond de la scène servent de décors. Pour la première fois, il utilise des écrans sur lesquels sont projetés une multitude d'images disparates. Le récital très contrasté alterne séquences peace and love et rock psychédéliques et violents. Johnny quitte la scène après un Lucille déchaîné, et s'effondre au bord de la syncope dans la voiture qui l'emporte[54]. La presse française et internationale commente largement la prestation d'Hallyday qui acquiert ses galons de bête de scène[Cit. 6]. (Johnny au Palais des sports).

À ce moment de sa carrière, un constat s'impose. Depuis deux ans, Johnny Hallyday est de toutes les influences musicales de l'époque : rhythm and blues, musique pop, musique soul, rock psychédélique et il n'a plus enregistré de rock 'n' roll depuis Rock'n'Roll musique, (album Hallelujah), et (bien qu'il ait repris à la scène le classique de Little Richard Lucille), il faut attendre l'album Rêve et amour et la chanson Cours plus vite Charlie pour qu'il y revienne furtivement[55].

En 1968, Johnny confirme ses errances musicales tous azimuts, avec plusieurs Maxi 45 tours, qui précèdent la sortie, en juin, de son 9e album studio Jeune Homme, avec lequel il poursuit sa période psychédélique qu'il parachève avec l'emblématique album Rêve et amour qui paraît en octobre. La pochette du disque, mi-photo mi-dessin, est fortement influencée par celle de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles. Johnny y apparaît vêtu d'une tunique couverte de médaillons aux effigies de nombreuses personnalités de la chanson, du cinéma, de la politique... Les titres Entre mes mains, Fumée et Cours plus vite Charlie, s'imposent au public. Ce dernier est l'unique reprise d'un disque qui initialement devait être enregistré en anglais[56].

En concert à Johannesburg, ébloui par un projecteur, Johnny chute dans la fosse d'orchestre et se fracture un pied. Il termine malgré tout la représentation et c'est dans le plâtre, qu'il honore chacun de ses engagements en Afrique du Sud. Contre l'avis des médecins, il fait de même en France, jusqu'à ce que victime d'un malaise, il s'effondre sur la scène du Palais d'hiver de Lyon. Cet incident l'oblige à plusieurs semaines de repos forcé, durant lesquelles il travaille avec Mick Jones et Tommy Brown à la formation d'un nouveau groupe[57]. En février 69, l'artiste remarque au Golf-Drouot le guitariste Jean-Pierre Azoulay, qui très vite intègre la formation et va fortement marquer le « son Hallyday » au cours des années à venir[57],[N 18].

Johnny Hallyday reprend la scène, d'abord au Canada, puis en France, où il rode son nouveau tour de chant[58], avant de se produire au Palais des sports de Paris du 26 avril au 4 mai. L'artiste évolue sur plusieurs scènes, reliées à la principale. Sur l'une d'elles, il interprète Caché derrière mes poings en tenue de boxeur sur un ring, au milieu duquel, il effectue entre deux couplets un ballet dédié au « noble art », chorégraphié par l'américain Lester Wilson, adversaire de Johnny. Que je t'aime alors inédite fait grosse impression[N 19] et compte parmi les moments forts du tour de chant. 100 000 spectateurs assistent à ce qui est véritablement son premier « grand » spectacle qualifié par le magazine Rock & Folk de « show de l'an 2000 »[59]. (un live nommé Que je t'aime sort en novembre).

Communément appelé Rivière… ouvre ton lit, un nouvel album très blues rock, pour lequel il s'est entouré de nombreux musiciens anglais, notamment Peter Frampton et Steve Marriott, sort en mai. Si le disque offre au chanteur nombre de chansons pour la scène, seul Je suis né dans la rue accède au rang de tube et devient un classique de son répertoire.

La chanson Que je t'aime diffusée en 45 tours en juin, obtient un grand succès et demeure l'une des plus célèbres de son interprète. Sa tournée d'été bat des records d'affluence[60] et Que je t'aime déclenche d'authentiques scènes d'hystérie et nombre d'évanouissements. Le show achevé, Hallyday est très souvent évacué en car de police pour échapper à l'enthousiasme des fans[61].

Rocks violents et chants contestataires : l'effet Labro (1970-1971)[modifier | modifier le code]

En ce début de décennie, Johnny Hallyday s'oriente vers un rock plus dur, plus violent, plus engagé. Sa collaboration avec le journaliste, écrivain et cinéaste Philippe Labro détermine ces changements et marque grandement sa carrière. Amis, ils partagent une passion commune pour l'Amérique et les textes écrits par Labro donnent aux chansons d'Hallyday plus de profondeur, révélant le chanteur sous un nouvel aspect[62].

La première chanson Labro-Hallyday à être diffusée leur attire bien des problèmes. Alors que la face B du 45 tours On me recherche - qui pourtant raconte le périple d'un truand et ose quelques insolences envers la police - passe quasiment inaperçue, il n'en est pas de même pour le titre Jésus Christ, sur lequel Johnny chante que « si le christ vivait encore aujourd'hui, il serait un hippie », ce qui déclenche polémiques et scandales. La chanson reçoit les foudres de l'église et le Vatican menace de les excommunier[63]. Interdit d'antenne, le disque est retiré des rayons dans plusieurs magasins. Cette censure dope les ventes[64], mais la polémique ne retombe pas et durant sa tournée d'été, Hallyday supprime le titre du tour de chant.

Un nouvel album nommé Vie sort en novembre. Le disque diffère des productions précédentes du chanteur ; plus engagé plus contestataire, l'opus évoque des problèmes contemporains comme l'écologie ; sur C'est écrit sur les murs, il chante la fracture d'une génération - celle de 1968, sur laquelle il est pourtant resté très discret en son printemps - avec ses aînés. Poème sur la 7e, dit sur le Second mouvement de la Symphonie no 7 de Beethoven, parle du monde après une catastrophe nucléaire. Essentiellement écrit par Philippe Labro et l'écrivain Jacques Lanzmann, (parolier attitré de Jacques Dutronc), Vie est l'une des plus fortes ventes de cette fin d'année[65].

L'année est également marquée par le cinéma, où pour la première fois le chanteur trouve deux véritables rôles : il incarne un justicier dans Le Spécialiste, western spaghetti de Sergio Corbucci[N 20] et un voyou repenti dans Point de chute, drame policier de Robert Hossein.

Amateur de sensations, il aime rouer à vive allure et a plusieurs accidents, notamment le 20 février 1970 en Citroën DS au cours duquel il s'en sort avec le nez cassé, mais Sylvie Vartan est grièvement blessée[51].

Début 1971, l'affiche d'une tournée aux Antilles et au Canada fait scandale : Hallyday y apparaît crucifié sur une guitare. À Pointe-à-Pitre, le show se transforme en émeutes et durant les étapes canadiennes les incidents sont également nombreux[60].

Le succès de la chanson Oh ! Ma jolie Sarah est fulgurant et s'inscrit parmi les plus gros succès de la décennie[66]. Elle précède la sortie en juin de Flagrant délit, un album exclusivement rock entièrement écrit par Philippe Labro[N 21]. Johnny Hallyday a longtemps dit de Flagrant délit qu'il est le préféré de tous ses albums (et cela jusqu'à ce que Rock'n'Roll Attitude ne lui ravisse la première place dans son palmarès personnel).

L'artiste chante au Palais des sports de Paris du 21 septembre au 14 octobre. Jamais encore, il ne s'est produit dans la capitale sur une aussi longue période. Le son volontairement poussé dans le rouge[67] confirme une orientation musicale ou la violence va Crescendo. En fin de spectacle, le chanteur interprète un Medley Rock'n'Roll en anglais, sur lequel, chaque soir l'accompagne au piano Michel Polnareff. Au cours de la dernière représentation, Johnny multiplie les standards américains et reste en scène plus de trois heures et demie[68]. (Live at the Palais des sports).

Ballades, Country et Rock and Roll (1972-1975)[modifier | modifier le code]

1972 marque l'arrivée de l'auteur-compositeur-interprète Michel Mallory qui, après Philippe Labro, va fortement influencer la carrière de Johnny Hallyday. Parolier attitré du chanteur durant près de dix ans, il écrit ou adapte une centaine de chansons, au fil desquelles se révèle un Johnny plus intime. Son chant devient moins agressif, sa musique moins dure et, délaissant les rocks violents, il s'oriente vers un rock plus mélodieux mais non moins fougueux.

Au cinéma, sous la direction de Claude Lelouch, Johnny organise son propre enlèvement dans L'aventure c'est l'aventure, film dont il interprète la chanson titre[N 22].

J'ai tout donné de François Reichenbach, film consacré au phénomène Hallyday, est présenté en ouverture du festival de Cannes.

Sorti en juin, l'album Country, Folk, Rock est l'une des premières incursions d'Hallyday dans la country. Genre à l'époque peu prisé en France, le disque connaît un succès d'estime.

Pour sa tournée d'été, il s'essaye à un nouveau spectacle, mêlant numéros de cirque et tour de chant. Joué sous un immense chapiteau emprunté au cirque Bouglione, ce concept nommé Johnny Circus est un relatif échec et un gouffre financier pour Hallyday, ce qui l'empêche, durant quatre années, de produire de nouveaux shows sur une scène parisienne[69]. Un nouveau 45 tours Avant, conclut une année en demie teinte pour le chanteur.

Début 1973, la chanson La Musique que j'aime s'impose au public et devient l'un de ses grands classiques. Elle ouvre l'album Insolitudes, où blues, rocks et ballades font la part belle aux guitares[N 23]. Le disque compte parmi les meilleures réussites du tandem Mallory-Hallyday.

À la demande de Bruno Coquatrix, alors en proie à d'importants problèmes financiers, Johnny donne gracieusement plusieurs représentations à l'Olympia, en juin[70].
Sur les ondes, en duo avec Sylvie Vartan, la chanson J'ai un problème est un hit et l'un des grands succès de l'année. (album J'ai un problème). Durant l'été, le couple se produit à de nombreuses reprises ensemble sur scène[71].

En 1974, Je t'aime, je t'aime, je t'aime, un nouvel album aux accents très variétés, offre à Johnny l'occasion de chanter avec emphase et lui révèle la recette de succès à venir tels que Requiem pour un fou ou Derrière l'amour. Michel Mallory est l'unique auteur d'un opus qui voit Mick Jones jouer une dernière fois pour Hallyday.

Le 28 juin, il chante au pénitencier de Bochuz en Suisse. Malgré plusieurs tentatives, le chanteur n'a jamais réussi à obtenir les autorisations nécessaires pour concrétiser un tel projet en France. Sa prestation est enregistrée et diffusée à la télévision suisse romande le 23 juillet, durant l'émission Pour vous Messieurs X : Johnny Hallyday et Raymond Devos à Bochuz. Lors de l'entretien avec les prisonniers, Johnny déclare : « J'ai été sauvé par mon métier, peut-être que je serais ici aujourd'hui si je n'avais pas eu cette chance ». Lorsqu'il quitte le pénitencier, les détenus le saluent en frappant avec leurs gobelets aux barreaux de leurs cellules[72]. Sa tournée croise celle de Michel Sardou, les 3 et 29 août, et les deux amis se produisent ensemble à Béziers et Genève[73].

Comme durant la totalité des années 1960-1970, Johnny Hallyday enchaîne les tournées et donne quelque deux cents galas par an. Sur scène, il déploie tant d'énergie qu'il en sort souvent au bord du ko[74]. Cet engagement sans retenue, doublé par une existence de noctambule qui l'entraîne dans bien des excès, n'est pas sans quelques « clashs », comme ce soir d'été, où il s'effondre d'épuisement sur scène à Alençon[75].

Lors d'un entretien télévisé[N 24], Johnny Hallyday déclare : « Je suis un chanteur de rock revu et corrigé par la variété ». À peine a-t-il dit cela que, se faisant mentir, il enregistre coup sur coup trois albums de Rock and roll :
Rock'n'Slow est le premier volume de ce qu'il nomme sa « trilogie retour aux sources »[76]. Hallyday mêlant créations originales et « classiques » chante Berry, Cochran, Presley[N 25], mais aussi les Stones. La sortie de l'album précède une tournée de promotion, qu'il débute par Souvenirs, souvenirs, marquant un peu plus encore ce retour aux origines.

Début 1975, le chanteur est en studio à Memphis et Nashville. Sur Rock à Memphis, il grave treize standards des « fifties », adaptés en français par Michel Mallory et Long Chris, exception faite de Tutti frutti, finalement enregistrée en VO dans une version musclée, après qu'ils ont, tour à tour, échoué à donner des paroles françaises au classique de Little Richard. Musiciens et techniciens sont tous Américains, sauf Jean-Pierre Azoulay - reconnaissant en lui un véritable virtuose de la guitare ces derniers l'applaudissent durant les sessions d'enregistrement[77]. Jerry Lee Lewis, (rencontré la veille dans un club)[78]", joue gracieusement du piano sur Qu'est-ce que tu fais à l'école, chanson adaptée d'un de ses classiques (en). L'album, publié en mai, est favorablement accueilli par la critique et le public[79].
Dans la foulée, l'album La Terre promise[N 26] est enregistré à Nashville. Le disque, aux sonorités très rock country, sort en septembre.

Sur les ondes, dès avril, les titres La fille de l'été dernier et Hey lovely lady, pressés sur un même 45 tours, sont des « hits ».

À la suite d'ennuis avec le fisc - qui lui réclame plusieurs centaines de millions de francs d'arriérés - Johnny fait part de son désir de tout arrêter, et s'installe aux États-Unis avec Sylvie et David[80]. Mais L'envie de chanter et le démon de la scène reprennent vite le dessus et, à l'automne, il enregistre deux albums et annonce sa rentrée au Palais des sports de Paris en septembre 1976[81].

One-man-show, rocks et variétés (1976-1981)[modifier | modifier le code]

Musiciens de la tournée 1978 de Johnny Hallyday.

Ce retour est marqué par de nombreux changements artistiques. Jacques Revaux, (avec lequel Johnny a travaillé occasionnellement il y a une dizaine d'années), assure désormais la réalisation des albums et les chansons dites de variétés se font plus nombreuses. Cela s'accompagne par une augmentation de sa popularité et les succès présents renouent avec ceux de ses premières années[82].

Sortie en février 1976, Requiem pour un fou se classe au sommet des hit-parade en deux jours et est très vite disque d'or[83]. Johnny obtient un second hit avec la chanson Derrière l'amour annonciatrice de l'album éponyme. Le disque, qui alterne rock et variété, obtient un grand succès et devient la meilleure vente de la décennie de l'artiste[84]. La chanson Gabrielle à l'automne, devient un nouveau no 1 et est l'unique titre rock du chanteur à accéder en cette période au rang de tube. En mai, en Italie, sort son second album enregistré dans une langue étrangère, In Italiano.

Il se produit au Palais des sports de Paris, du 28 septembre, au 30 octobre. À la scène aussi les changements sont notoires et, si le tour de chant conserve la fougue dont est coutumier le chanteur, il est aussi nettement moins agressif que les précédents. La mise en scène plus soignée gagne en standing ce qu'elle perd en violence[85]. Ce one-man-show consacre sa première partie aux succès des années soixante, tandis que la seconde fait la part belle aux titres actuels. Le spectacle attire deux cent mille personnes et Johnny établit un nouveau record du plus grand nombre de spectateurs pour un spectacle musical[83],[86],[2]. Désormais, les effets spéciaux et les innovations techniques agrémenteront ses prestations à venir, dans un gigantisme et avec des moyens mis en œuvre exceptionnels pour un chanteur français[87]. (Johnny Hallyday Story - Palais des sports)

Hamlet, premier double album studio du chanteur et l'un des tout premiers opéra-rock en France, paraît en novembre. Gilles Thibaut signe le livret de l'adaptation en vers de la pièce de William Shakespeare, sur une musique, composée par Pierre Groscolas, fortement influencée par le rock progressif. L'album, sorti sans aucune promotion[N 27], ne trouve pas son public et est un échec commercial[88]. L'actualité du moment, c'est le show Johnny Hallyday Story, avec lequel le chanteur tourne en province durant plusieurs mois, aussi l'idée un temps envisagée de monter Hamlet sur scène dans une mise en scène de Robert Hossein est très vite abandonnée.

En cette période, les disques d'or se succèdent. La réussite de derrière l'amour fait des émules et les albums à venir s'inspirent grandement du même concept. Bien qu'Hallyday ne délaisse nullement le rock, ses productions du moment sont estampillées variétés et, si jusqu'alors il s'est souvent entouré de pointures parmi les musiciens pour ses enregistrements, le chanteur se contente désormais d'orchestres sans autre forme de distinction.

En octobre 1977, sort l'album C'est la vie. Le titre phare J'ai oublié de vivre est l'unique tube d'un disque qui pourtant obtient les faveurs du public.

Jacques Revaux cède la place à Eddie Vartan en 1978 et la chanson Elle m'oublie, extraite du dernier disque Solitudes à deux, (qui marque le retour de Michel Mallory, peu présent sur les précédents), est encore un énorme hit, (comptant parmi les plus importants de la décennie et permet au chanteur d'obtenir le grand prix du Midem à Cannes)[89].
Cette année-là, Antoine, chante sur les ondes Les élucubrations revisited et déclare : « Il est passé là dessus près de quinze ans et Johnny Hallyday est aussi beau qu'avant, mais pour l'enfermer c'est pas une cage qu'il lui faudrait mais tout un zoo »... Cette fois ci, le chanteur nullement intéressé, ne daigne pas répondre.

Hollywood, enregistré à Los Angeles, sort en janvier 1979. L'album contient de nombreuses adaptations et emprunte de multiples couleurs musicales : Hallyday chante Bob Seger, Robert Palmer et, plus étonnant, Jimmy Cliff. Le bon temps du Rock'n'Roll est l'unique tube et single d'un album qui rompt avec les précédentes productions.

Retransmis en direct sur TF1, à l'occasion des festivités de bicentenaire de la marine, le 29 septembre, il chante sur le Foch, devant un parterre de marins.
Johnny présente son nouveau spectacle L'ange aux yeux de lasers, au pavillon de Paris du 18 octobre au 26 novembre. Pour ce show conçu sur un thème de science-fiction, le chanteur interprète nombre d'inédits, notamment Ma gueule. Pour son entrée en scène, Hallyday porte des lunettes spécialement adaptées pour lancer des rayon lasers en direction du public. C'est encore sous des lasers qu'il termine foudroyé, cette première partie après avoir chanté un vibrant plaidoyer contre la peine de mort Sauvez moi. La seconde partie est d'une facture plus classique, Hallyday interprète de nombreux succès et achève son récital par une longue séquence Rock'n'roll sur laquelle l'accompagne au piano Gilbert Montagné[N 28]. Au cours de la dernière représentation, le fils du chanteur, (alors âgé de 13 ans, pour ce qui est sa première apparition publique[90]), joue de la batterie sur Rien que huit jours. Joué à guichets fermés durant six semaines, le show attire 250 000 spectateurs et le double album Pavillon de Paris : Porte de Pantin bat des records de vente pour un disque live[91].

Diffusé en juin 1980, l'album À partir de maintenant essentiellement composé de ballades, ne contient aucun tube et n'est jamais parvenu à s'imposer comme marquant dans la discographie du chanteur[92]. Il se distingue par la reprise de La Poupée qui fait non de Michel Polnareff et par la création de Je ne suis pas un héros écrite par Daniel Balavoine pour Johnny Hallyday[N 29].

Ce même mois, Sylvie et Johnny chantent à la fête de la Liberté devant plus de 200 000 spectateurs[93]. Ils sont encore ensemble sur scène le 13 août aux Arènes de Béziers. Le public ignore alors qu'il assiste à ce qui est la dernière représentation du couple, officiellement séparés le 5 novembre.

Début 1981, sort l'album En pièces détachées qui marque un net retour au rock dur et violent. Avec le titre Guerre, Hallyday s'offre une incursion dans l'univers du hard rock. Le titre Lady Divine, qui se veut une mise en garde sur la consommation de substances illicites et dangereuses devait à l'origine s'appeler Lady cocaïne, mais la maison de disques s'y oppose et impose au chanteur d'arrondir quelque peu les angles[94].
En février et mars, accompagné par une nouvelle formation, le Night Rider Band, (anciens musiciens d'Elton John[95]), il est en tournée de promotion à travers la France et la Belgique. Son tour de chant, entrecoupé de rares ballades, est essentiellement rock et sur scène Lady Divine interprétée sans censure, redevient Lady Cocaïne. La tournée s'achève sous chapiteau à Paris, porte de Pantin. Durant l'été, le show est diffusé sur Antenne 2, dans son intégralité, à l'exception de Lady divine indésirable à la télévision. (Live).

Enregistré à Londres, Pas facile sort en septembre. Album d'introspection, il révèle les désillusions empruntes de nostalgie du chanteur. Sur J'en ai marre, chanson à l'humour caustique, Hallyday invective la presse qui il y a peu l'a donné pour mort[N 30] et généralement invente sa vie. Cet album marque la fin de la collaboration avec Michel Mallory, après neuf années d'une fructueuse complicité[N 31] qui à présent marque le pas[Cit. 7].

Période difficile (II) et retour aux sources (1982-1985)[modifier | modifier le code]

Depuis Ma gueule, le chanteur ne connaît plus de grand « tube » et malgré un répertoire grandement renouvelé ces dernières années, il manque de titres marquants. Pour autant cette période, où Johnny Hallyday collabore essentiellement avec Pierre Billon est fructueuse en créations. Au cours de ces quatre années, il enregistre huit albums studio, (dont un en espagnol Black es noir et Version 82 où il réenregistre la totalité des chansons de la période Vogue).

Sortie début 1982, l'album Quelque part un aigle, faisant fi des contraintes commerciales, s'essaye à d'autres thèmes, explore d'autres pistes musicales et déroute quelque peu le public.
Il s'accompagne en février-mars, d'une tournée avec un nouveau groupe, Énergy, ou cours de laquelle, Le 19 février, le chanteur donne deux représentations pour les détenus à la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis[N 32].

À la ville, en ce printemps, Nathalie Baye et Johnny Hallyday deviennent un couple, duquel nait, en novembre 1983, Laura Smet.

Commercialisé quelques jours avant la première, l'album La peur, n'existe que par et pour le show Fantasmhallyday que Johnny donne au Palais des sports de Paris à l'automne.

En 1983, Entre violence et violon est l'album du renouveau artistique, avec lui s'amorcent les changements à venir[96], qui trouvent leurs apogées avec les albums Rock'n'Roll Attitude et Gang.
Avant cela, on vient se régénérer à la source, Nashville, où l'on enregistre trois albums : Entre violence et violon, En V.O. et Drôle de métier, (plus un Spécial Enfants du Rock, issu de l'émission Go, Johnny, Go diffusé sur Antenne 2 le 10 mars 1984).
Entre violence et violon et Drôle de métier s'inscrivent parmi les meilleures réussites Rock de l'artiste et lui fournissent nombre de titres taillés sur mesure pour la scène, à l'instar de la chanson Mon p'tit Loup (ça va faire mal) qui est un succès. Si l'accueil de ces disques est mitigé, la popularité du chanteur n'en demeure pas moins intacte et à la scène il mobilise toujours autant les foules. Durant cette période avec peu ou pas de "hits", Johnny Hallyday monte deux de ses plus grands spectacles :

Fantasmhallyday est présenté du 14 septembre au 11 novembre 82, au Palais des sports de Paris. Ce show, le troisième et dernier à thèmes de l'artiste, est considéré comme l'un des plus grands jamais monté en Europe[97]. Johnny incarne « le Survivant » dans un monde après l'apocalypse, où il affronte mutants et zombies. Jean-Claude Camus en association avec Gilbert Coullier, est pour la première fois producteur de Johnny Hallyday. En première partie, le chanteur repousse les codes du tour de chant traditionnel[N 33] en proposant un répertoire de huit titres inédits sur les dix interprétés, n'hésitant pas à interrompre la partie musicale à deux reprises durant plusieurs minutes : Une vidéo projetée sur un écran géant est pour la toute première fois utilisée dans un spectacle musical comme vecteur à la narration[réf. nécessaire]. Plus tard, s'enchaînent sur la scène une succession de cascades et de combats... En seconde partie, il propose un récital plus familier, reprenant d'anciens succès. Durant deux mois, Johnny donne cinquante-quatre représentations pour deux cent cinquante mille spectateurs. (Palais des sports 82).
Durant une représentation, au cours d'une cascade, il se blesse à une hanche... Il n'en continue pas moins la scène et, après la capitale, entame en province une longue tournée. Le chanteur, Après encore quelques représentations durant l'été, est hospitalisé à l'hôpital Cochin, le 26 juillet 1983, où opéré de la hanche, une prothèse est posée[98],[99].

En 1984, à partir du 25 octobre et jusqu'au 2 février 1985, Johnny Hallyday s'installe pour trois mois au Zénith de Paris, (une durée de programmation jamais vue en Europe)[100]. Le chanteur apparaît dans un poing géant et articulé venu du fond de la scène pour s'ouvrir au-dessus du public. Hallyday interprète plusieurs inédits durant ce tour de chant aux accents très rock, mais où ballades et émotions sont néanmoins présentes, notamment avec la reprise de Ne me quitte pas de Jacques Brel. Johnny achève la première session de son Zénith le 23 décembre et les représentations reprennent le 4 janvier.
Le mardi 8, à quelques minutes de la fin du show, Hallyday s'écroule sur scène, victime d'une syncope. Hospitalisé jusqu'au 12, il est contraint d'annuler toutes ses dates jusqu'au 29 janvier[101]. Le lendemain, Johnny Hallyday remonte sur scène pour les trois dernières représentations. Ce spectacle reste, à ce jour, la plus grosse production et la plus « grosse machinerie » jamais mise en œuvre par l'artiste. (Johnny Hallyday au Zénith)

La période Hallyday-Billon s'achève ici, malgré et peut-être grâce à une absence de « tube », elle est musicalement l'une des plus novatrices du chanteur. Elle n'est pas sans rappeler la période Mick Jones-Tommy Brown, tout autant déroutante pour le public, qui marque la seconde moitié des années soixante, où le chanteur tout en se cherchant un « second souffle » a livré quelques-uns de ses albums les plus emblématiques. Pierre Billon est la « clé de voûte » de cette volonté de renouvellement chez Hallyday en ce début de décennie. Une période souvent négligée, parfois décriée. Ainsi Jean-Claude Camus n'a guère de complaisance pour elle, lorsqu'il déclare : « Je considère qu'entre Jacques Revaux et Michel Berger il n'y a rien. (…) Il faut reconnaître que depuis le disque avec Berger, il est reparti très fort, n'ayant jamais vendu autant de disques. »[102]. Jean-François Brieu a un tout autre jugement : « Ce qui est caractéristique des productions Billon, c'est que l'on aime aller chercher loin dans les références littéraires, on adore déstructurer les mélodies (…), on s'éclate à casser les lignes de basses, les soli trop proprets (…). Bref, on produit, c'est-à-dire qu'on prend des risques »[103].

1985 marque le début du Top 50, qui mesure l'impact d'un artiste à la hauteur de ses ventes, (et non plus de ses classements dans les hit-parade). Les classements à venir du chanteur établissent que, de tous les artistes issus des années soixante, Johnny Hallyday résiste au temps et aux modes et est quasiment le seul côtés ventes à pouvoir faire jeux égal avec les nouveaux venus[104].

Vers une nouvelle image (1985-1992)[modifier | modifier le code]

Depuis 1961, le chanteur est tenu par contrat de fournir chaque année un nombre conséquent d'albums et de 45 tours. Alain Lévy, nouveau patron de Philips, pense que ses enregistrements devraient être moins nombreux afin de lui permettre de les peaufiner davantage. Dans cette optique, il est fait appel à des auteurs et compositeurs de renoms chargés d'écrire du sur mesure pour Johnny Hallyday et lui permettre d'amorcer ce changement[105].
C'est ainsi qu'au printemps 1985, il enregistre l'album Rock'n'Roll Attitude, écrit composé et réalisé par Michel Berger. Le disque obtient un grand succès public et critique. De nombreux titres sont des hits et deviennent des standards de son répertoire, notamment Quelque chose de Tennessee, qui s'impose comme l'un de ses plus grands succès[106]. L'album fait date dans la carrière de l'artiste, réactualisant les thèmes « hallydayen » il renouvelle quelque peu son public désormais élargi, son image en est profondément modifiée.

Cette métamorphose, amorcée par Michel Berger, prend une autre dimension encore grâce au cinéaste Jean-Luc Godard, sous la direction duquel Hallyday tourne le film Détective et avec qui il monte les marches du palais du festival de Cannes, pour y présenter le film en compétition officielle[107] Après quinze années d'absence au cinéma dans un vrai rôle, Hallyday déclare : « Ce qui m'intéressait avec Godard, c'était de casser mon image de chanteur, d'éloigner le personnage Hallyday[108]». L'année suivante, le réalisateur Costa-Gavras enfonce le clou avec Conseil de famille, une comédie policière où il confirme un réel talent de comédien[109]. En revanche, le film Terminus de Pierre-William Glenn en 1987 est un échec retentissant à l'échelle des espoirs qu'Hallyday a fondé sur lui pour pérenniser son récent statut d'acteur.

Le 13 septembre 1985, après une seconde opération de la hanche début juin, Johnny Hallyday est de retour sur scène[110]. Sa participation à la fête de l'Humanité deux jours plus tard[111] est l'objet d'une polémique dans les médias et s'adressant au public, le chanteur déclare : « Pour remettre les choses à leur place, j'aimerai vous dire que je suis très heureux d'être ici avec vous à la fête de l'Humanité, car avant tout c'est une fête… des Français ».

Cette année-là voit la naissance des Victoires de la musique. Plusieurs fois nommé (meilleur album rock, meilleure pochette, meilleur clip pour Quelque chose de Tennessee (réalisé par Bernard Smith), l'album Rock'n'Roll Attitude, il n'en remporte aucune.

1986 marque sa séparation, en mars, d'avec Nathalie Baye. C'est aussi la première année d'une carrière, commencée 26 ans plus tôt, où Johnny Hallyday n'est pas sur scène[112].
À l'automne, il enregistre Gang, un album écrit et réalisé par Jean-Jacques Goldman. Il sort le 6 décembre et est certifié disque de platine en deux semaines[113]. Plus encore que le précédent, l'opus regorge de tubes en devenir : J'oublierai ton nom (en duo avec Carmel), Je te promets (dont le succès « flirte » avec les sommets atteints par Que je t'aime), Laura (premier titre du chanteur à être diffusé en CD single), qui bat des records au Top 50 où il reste classé six mois durant[114].

Accompagné par une nouvelle formation (notamment Norbert Krief, ancien guitariste de Trust), il chante au palais omnisports de Paris-Bercy du 15 septembre au 4 octobre 1987. Produit par Jean-Claude Camus et Gilbert Coullier, mis en scène par Michel Berger, le spectacle Johnny se donne à Bercy se joue à guichets fermés. Présent sur scène dès le lever de rideau, Johnny, façon Jerry Lee, debout au piano (clin d'œil à la chanson de France Gall), joue l'introduction d'un tour de chant qui compte sept reprises sur les vingt-deux titres d'un répertoire essentiellement extrait des deux derniers albums. Pour la première fois, une chanson lente, Quelque chose de Tennessee, termine le spectacle[115],[116],[117] (Johnny à Bercy).
Jusqu'à la fin de l'année et durant une grande partie de 1988, le chanteur tourne en province, où son passage est bissé voir triplé dans de nombreuses villes.

En 1989, Antenne 2 diffuse la série David Lansky, un policier aux méthodes musclées, avec dans le rôle titre Johnny Hallyday. Fait rare, à l'occasion de la première diffusion, l'ensemble des magazines TV consacrent leur une à « Johnny-Lansky ». Sur les six initialement prévus, quatre épisodes sont tournés.

Son 36e album studio, Cadillac, sort en juin. Étienne Roda-Gil signe l'ensemble des textes et réalise l'album. Plus rock que les précédents opus, le disque consacre plusieurs chansons à la moto. De moteur, de rock et de grand espace, il en est encore question avec la chanson Cadillac : évocation de Antoine de Lamothe-Cadillac, aventurier français, qui fonde en 1701 ce qui devient la ville de Détroit, berceau de l'industrie automobile. La poésie de Roda-Gil, dans un raccourci qui mêle les époques et réécrit l'histoire, fait de l'aventurier le « père fondateur du Rock'n'Roll ».

Aux côtés de Véronique Sanson, Jean-Jacques Goldman, Michel Sardou et Eddy Mitchell, du 6 au 14 novembre, il participe à la toute première tournée organisée au profit des Restos du Cœur, fondés par Coluche en 1985. L'album Tournée d'Enfoirés est rapidement commercialisé au bénéfice de l'association.

Accompagné par Pierre Billon, Tony Frank et Adeline Blondieau, Johnny Hallyday, au printemps 1990, traverse d'est en ouest les États-Unis, à moto[N 34]. Fille de son ami Long Chris, Adeline épouse Johnny en juillet à Ramatuelle[N 35]. Dans cette même ville, il entreprend la construction d'une villa qu'il nomme Lorada.

Devant plus de deux cent cinquante mille spectateurs, du 15 septembre au 4 octobre, Johnny présente, à guichets fermés son nouveau spectacle Dans la chaleur de Bercy. Il reprend Honky Tonk Woman des Rolling Stones, Diego, libre dans sa tête de Michel Berger[N 36], et pour la première fois, inscrit à son répertoire Je ne suis pas un héros. Les chansons Je te promets et L'envie, pour lesquelles il est accompagné par l'Orchestre Symphonique d'Europe, clôtures le récital. (Dans la chaleur de Bercy).

Par deux fois au cours de l'année, le chanteur est censuré. En janvier, le clip Les vautours, considéré trop violent, est interdit de télévision. Durant l'automne, son single Je ne suis pas un héros est interdit d'antenne pour cause de guerre du Golfe, certains y voyant une provocation[118].

En septembre 1991, sort l'album Ça ne change pas un homme, enregistré à New York et réalisé par Mick Lanaro. A contrario des précédents, l'opus propose un florilège d'auteurs compositeurs : Art Mengo, Jon Bon Jovi, Patrick Bruel, Tony Joe White, Philippe Labro... Johnny interprète plusieurs chansons d'une étudiante coréenne de 19 ans, Ysa Shandy, dont Tien a men et Dans un an un jour (dernière composition de Mort Shuman décédé quelques mois plus tôt).

À l'automne 1992, pour la troisième fois, il est à Bercy. Le spectacle débute par une séquence de prestidigitation, où on le voit descendre des limbes vers la scène, dans un ascenseur présenté vide quelques secondes plus tôt[119]. Un morphing des visages du chanteur de différentes époques est diffusé tandis qu'il chante Ça ne change pas un homme. Sur Quelque chose de Tennessee, il rend hommage à Michel Berger disparu durant l'été, tandis qu'avec l'inédit J'ai tout donné il inscrit au tour de chant une séquence hard rock[N 37]. Point d'orgue de ces quelques moments du show, Hallyday, (avant rappel), conclut sur Poème sur la 7e, au terme duquel dans un écran de fumée, il s'élève vers les cintres emporté par une grue mécanique. (Bercy 92).

D'un stade à l'autre (1993-1998)[modifier | modifier le code]

Pour le spectacle « Retiens ta nuit » qu'il joue les 18, 19 et 20 juin 1993, au Parc des Princes, Johnny gagne la scène par la pelouse en fendant la foule. Les images de cette entrée font le tour de l'Europe[120], suscitent nombre de commentaires dans la presse[121] et ceux d'artistes internationaux, tels que Tina Turner ou Mick Jagger. Le récital compte cinquante deux chansons, (une vingtaine réparties sur quatre medleys) et plusieurs duos ; David Hallyday, Michel Sardou, Eddy Mitchell chantent avec lui, tandis que Joey Greco et Paul Personne l'accompagnent à la guitare sur quelques titres. Sylvie Vartan traverse le pont en acier - reproduction du Golden Gate Bridge de San Francisco[122] - qui orne la scène, au volant d'une MG avant de rejoindre Johnny et de chanter Tes tendres années a capella, puis en duo Le feu et Je veux te graver dans ma vie. Hallyday livre un show de plus de trois heures et attire un total de 150 000 spectateurs[123]. (Parc des Princes 1993).

Cette année-là, sa maison de disques annonce qu'il a déjà vendu plus de 100 millions de disques[124].

Johnny Hallyday enregistre en 1994, à Los Angeles Rough Town. Fait de Blues et de Rock, ce 38e album studio enregistré en anglais est son troisième du genre et son cinquième dans une langue étrangère. Afin de promouvoir l'album, il est décidé d'effectuer une tournée française et européenne et de se produire exclusivement dans des petites salles. Le tour de chant est pour l'essentiel en anglais. Il termine ses récitals dans « l'Hexagone » à la Cigale de Paris, puis en novembre chante dans plusieurs villes d'Europe du Nord : Zurich, Munich, Amsterdam, Francfort-sur-le-Main, Bruxelles, Düsseldorf, Hambourg. Comme l'album, cette tournée sans réelle promotion, connaît un succès très confidentiel et certaines dates européennes seront annulées[125]. (À La Cigale).

Enregistré dans sa villa à Ramatuelle, l'album Lorada sort au printemps 1995. Jean-Jacques Goldman signe deux titres, dont un nouveau succès : J'la croise tous les matins. À l'automne, le chanteur se produit, pour la quatrième fois, à Bercy. Le récital composé de plusieurs extraits de Rough Town, de reprises de standards rock'n'roll et d'un titre de Rod Stewart est bilingue et les titres anglo-saxons s'alternent avec ses succès. Johnny donne une longue séquence acoustique sur une mini scène au milieu du public et conclut son tour de chant avec L'Hymne à l'amour d'Édith Piaf. (Lorada Tour)
Au moment même où Johnny Hallyday investit Bercy, est lancé le projet d'un concert à Las Vegas en 1996.

Le 25 mars 1996, un an jour pour jour après leur rencontre, Læticia Boudou devient officiellement madame Hallyday.

Initialement prévu en septembre au Riviera[126], le concert à Las Vegas, afin de faire face à la demande, est reprogrammé au dimanche 24 novembre et à L'Aladdin. Le récital essentiellement rock'n'roll, comprend d'anciens titres longtemps délaissés à la scène et treize inédits créés pour l'occasion (qui composent l'album Destination Vegas) - L'album Live at the Aladdin Theatre[127],[128] reste inédit jusqu'en 2003).

Le show Vegas sitôt achevé, le chanteur annonce un prochain spectacle prévu à Bercy en janvier 1998[129]. (Ce sera finalement au Stade de France et en septembre 1998).
Absent de la scène en 1997, exception faite de sa participation à la soirée des Restos du cœur en janvier, Johnny s'offre une année quasi sabbatique ne chantant que pour et avec les autres : il participe à l'album Friends for life de Montserrat Caballé ; chante dans la nouvelle version du conte Émilie Jolie de Philippe Chatel ; est en duo avec Zucchero sur un titre de The Best of: Greatest Hits et fait les chœurs, avec Eddy Mitchell, pour Michel Sardou, sur la chanson Mon dernier rêve, (Salut).

Le Monde publie, le 7 janvier 1998, un entretien avec Daniel Rondeau intitulé Les confessions de Johnny[130], où il confie : « La cocaïne, oui, j'en ai pris longtemps, (…). Maintenant, (…), j'en prends pour travailler, pour relancer la machine, pour tenir le coup. Je ne suis pas le seul d'ailleurs. La poudre et le hasch circulent à mort chez les musiciens. Il n'y a pas à s'en vanter, je n'en suis pas fier, (…). Il faut bien savoir que nos chansons, on ne les sort pas forcément d'une pochette-surprise. »,[131].

Composé et réalisé par Pascal Obispo Ce que je sais, son 41e album studio sort ce même mois. La pochette présente un Johnny « relooké », les cheveux courts, lèvres et visage « retravaillés » où moustache et bouc, (définitivement adoptés)[N 38], sont de rigueur[132]. Le 26 janvier 1998 au Zénith, Hallyday est de la distribution du traditionnel concert des Enfoirés.

Le 18 juin, La Marche du siècle sur France 3, diffuse La nuit des hommes libres réalisé par Daniel Rondeau. Sur le générique de fin, Johnny chante Le Chant des partisans, avant que la chanson ne soit diffusée à l'automne de façon plus pérenne sur le single Seul[133].

Le vendredi 4 septembre, la première au Stade de France est annulée, quelques minutes avant le coup d'envoi, pour cause de forte pluie et est reportée au 10 septembre. L'annonce est faite au public par Jean-Claude Camus, producteur du spectacle[134].

Le lendemain, Hallyday fait son show. Un hélicoptère, (piloté par Michel Drucker), dépose Johnny sur le toit du stade, d'où il « disparait » pour, quelques secondes plus tard, apparaître au milieu du stade dans un écran de fumée. La musique que j'aime donne le coup d'envoi d'un récital de trois heures, agrémenté de plusieurs duos, d'une séquence acoustique et d'une autre symphonique, où pour la seconde fois, il est accompagné par l'Orchestre Symphonique d'Europe. Allumer le feu, se joue sous un feu d'artifice et de lumières, avant que Johnny ne conclue avec la reprise de Sur ma vie de Charles Aznavour.

L'édition du Parisien du dimanche 6 septembre publie que « Johnny Hallyday aurait chanté en playback hier au Stade de France »[135]. Le soir même, le chanteur en direct à la télévision dément cette affirmation[136]. Sur scène, ce soir là, il casse volontairement le rythme des chansons, afin de démontrer au public qu'il chante bien en direct, le fait constater par huissiers, engage une action en justice pour diffamation[137] et obtient réparation avec dommages et intérêts, (le jugement est rendu le 23 juin 1999).[réf. souhaitée] Ironie du sort, le vendredi 10, le chanteur joue la dernière représentation sous une pluie torrentielle[130]. (Stade de France 98 Johnny allume le feu).

Records et popularité (1999-2005)[modifier | modifier le code]

En 1999, l'album Sang pour sang, composé et réalisé par David Hallyday, obtient un franc succès. Au terme de l'année 2000, il atteint les deux millions d'exemplaires et devient la plus grosse vente d'Hallyday à ce jour[138]. De nombreux extraits proposés en singles, constituent aussi quelques records de ventes qui confirment l'accueil du public fait à l'album[139].

En 2000, Johnny Hallyday fête ses quarante ans de carrière. Pour l'occasion, Universal réédite, en CD digipack, les 40 albums studio Philips[140], avec un succès impressionnant : ainsi, le nombre d'exemplaires écoulés de l'album Hamlet au cours de la semaine de sa (re)sortie dépassent ceux de l'album Sang pour sang[141] et la semaine du 10 juin, le chanteur place au Top albums et singles, douze singles et vingt-deux albums, tandis que son dernier opus revient à la seconde place.

Le 10 juin, dans le cadre des festivités prévues pour le changement de millénaire, l'artiste donne un spectacle gratuit au pied de la tour Eiffel, devant plus de cinq cent mille spectateurs. Retransmis en direct sur TF1, le spectacle établit un record d'audience avec huit millions de spectateurs[142]. (100 % Johnny : Live à la tour Eiffel). Le 15, il chante devant soixante mille spectateurs au Parc de Sceaux.

Après vingt-sept années d'absence, Johnny Hallyday est de retour à l'Olympia, où il donne, le 17 juin, la première des quarante-deux représentations prévues jusqu'au 25 août. (Olympia 2000) Les séances parisiennes sont entrecoupées de plusieurs concerts en province ainsi qu'à Bruxelles et Lausanne. La tournée s'achève à Montréal, où après une absence de vingt-cinq ans, Johnny donne trois représentations au théâtre St Denis. Le Tour 2000 réunit un total de plus d'un million de spectateurs.

Johnny Hallyday en concert en 2003.

Johnny Hallyday est le seul chanteur non anglophone à participer, avec de nombreux artistes internationaux, au CD Good rockin' Tonight the Legacy Of Sun Record réalisé en hommage au studio américain Sun Records. Sorti en octobre 2001 aux États-Unis, l'album reste inédit en France[143]. À l'automne, il chante Saint-Preux en duo avec la fille du compositeur, Clémence : On a tous besoin d'amour, (écrite par Jean-Paul Dréau), se classe 4e au Top 50[réf. nécessaire] et clôt une année quasi sabbatique.

Cette année-là, le chanteur renoue avec sa passion pour le sport automobile[N 39]: au volant d'un 4x4 Mercedes, avec son beau-père André Boudou comme copilote, il participe au rallye de Tunisie et termine 43e[144]. Le tandem se classe encore 21e au rallye du Maroc. En fin d'année, Johnny prend le départ du rallye Dakar, où, au volant d'une Nissan, avec René Metge comme copilote, il se classe 46e[145]. Ils enchaînent avec le rallye de Tunisie, qu'ils terminent à la 42e place.

Johnny Hallyday chante Tous ensemble, titre officiel de l'équipe de France de football pour le Mondial. Le single sort en avril 2002 et se vend à six cent mille exemplaires avant même le début de la compétition. La chanson Marie sort en octobre et se vend à un million quatre cent mille exemplaires, (sa plus grosse vente de single à ce jour). Elle précède la sortie du second double et 43e album studio de sa carrière, À la vie, à la mort, qui lui s'écoule à un million cinq cent mille exemplaires.

Cette année-là, L'Express consacre sa « une » au chanteur et titre Enquête sur un phénomène national.

En 2003, Johnny Hallyday se produit pour la seconde fois au Parc des Princes, les 10, 11, 14 et 15 juin. Le tour de chant est l'occasion de nombreux duos, notamment avec Isabelle Boulay avec qui il interprète une nouvelle version de J'oublierai ton nom, où les couplets en anglais disparaissent au profit de paroles exclusivement en français. (Parc des Princes 2003) Il tourne ensuite dans les stades en France, en Suisse et en Belgique et termine sa tournée d'été au festival International de Baalbek au Liban[146]. À l'automne, il se produit encore dans une trentaine de villes en province et conclut son Tour 2003 par quatre représentations au palais omnisports de Paris-Bercy.

À ce stade de sa carrière, Johnny Hallyday n'a jamais semblé aussi populaire, ses disques établissent des records de vente et le public se rend en masse à chacune de ses tournées. C'est alors, qu'il choisit de remettre en question son contrat avec Universal Music Group[147], qu'il dénonce le 5 janvier 2004.

Bien que rompu, son contrat l'oblige à enregistrer un dernier album. Cet ultime disque Philips sort le 7 novembre 2005. Réalisé par Pierre Jaconelli, l'opus plus rock que les précédents, voit Johnny renouer furtivement avec la composition, qu'il délaisse depuis une quinzaine d'années. Écrit en collaboration avec Michel Mallory, le titre Apprendre à aimer clôt un disque qui s'écoule à huit cent mille exemplaires.

Ma vérité marque la fin d'une collaboration de quarante quatre années avec sa maison de disques, durant lesquelles l'artiste a enregistré 44 albums studio, 22 albums live et quelque mille chansons[148].

Nouveau label et « dernier » tour (2005-2009)[modifier | modifier le code]

Le chanteur signe en décembre 2005 chez Warner[149].

En 2006, la nouvelle tournée de l'artiste, « Flashback Tour », ambitionne de le voir chanter dans toutes les salles parisiennes qui ont jalonné sa carrière avec, en point d'orgue, le Palais des sports de Paris, où il ne s'est plus produit depuis vingt-quatre ans et qu'il investit du 2 juin au 4 juillet (Flashback tour : Palais des sports 2006).

Durant l'été et jusqu'à la fin de l'année, il tourne dans plusieurs stades et festivals, alternant les représentations à Paris et en province. Il chante tour à tour à Bercy, au Zénith de Paris, à l'Olympia et à la La Cigale, où il présente un récital différent, plus rock'n'roll, alternant les reprises de standards américains. (La Cigale : 12-17 décembre 2006). Au terme de 111 représentations pour un total de plus d'un million de spectateurs, Le « Flashback Tour » s'achève en mars 2007[150].

Le Cœur d'un homme, aux sonorités country blues, est dans les bacs en novembre. Réalisé par Yvan Cassar, ce premier album studio produit par Warner s'écoule à 500 000 exemplaires.

Invité au journal de 20 heures de TF1 du 2 décembre, Johnny annonce que sa prochaine tournée, Tour 66, prévue en 2009, sera la dernière. Pour autant, il déclare ne pas vouloir renoncer à chanter, ni même à la scène, mais plus sur une longue période[151].

Le chanteur confirme son intérêt toujours croissant pour les duos. En 2008, il participe aux albums Balmoral de Loquillo[N 40], Peace Maker de Doc Gynéco et Duos de Charles Aznavour.
En octobre sort son 46e album studio Ça ne finira jamais.

Le 7 mai 2009, il démarre le Tour 66 au Zénith de Saint-Étienne où, en guise de répétitions générales, il donne huit représentations[152]. Quelques jours plus tard, Johnny chante au Forest National de Bruxelles. Accordant un entretien à un journal télévisé, il confirme qu'il s'agit de sa dernière longue tournée, évoque ses projets de cinéma, mais aussi un probable prochain spectacle dans deux ou trois ans. Le même mois, le film Vengeance, du réalisateur Johnnie To, dans lequel Johnny tient le rôle principal, est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes[153].

Johnny Hallyday se produit les 29, 30 et 31 mai au Stade de France. Avec Ma gueule, il entame un récital de deux heures et demie, qui revisite cinq décennies de chansons. Ému et des sanglots dans la voix[154], l'artiste remercie le public pour sa fidélité, avant de conclure son tour de chant avec Et maintenant de Gilbert Bécaud. (Tour 66 : stade de France 2009)

En juin et juillet, il se produit dans une douzaine de stades. Le 14 juillet, Johnny chante devant plusieurs centaines de milliers de personnes sur le Champ de Mars aux pieds de la tour Eiffel, lors d'un concert gratuit pour le public, conformément aux vœux du Président de la République qui, depuis 2007, souhaite associer un grand concert populaire aux réjouissances de la fête nationale[155]. La première partie du Tour 66 s'achève par plusieurs représentations au Sporting Salle des Étoiles de Monaco.

Le 24 juillet, à la demande des assureurs de la tournée, il est hospitalisé pendant une dizaine de jours, pour une série d'examens. Début août, le magazine américain New York Post révèle qu'il a subi une opération du côlon[156]. En septembre, dans un entretien au magazine Télé Star, Johnny confirme l'information, révélant qu'il a été opéré d'un cancer[157].

En septembre, sur la scène de l'Olympia, où la chanteuse se produit, Johnny chante avec Sylvie Vartan[158] (Sylvie live), avant de reprendre la route, avec le Tour 66, dont il achève le second acte, le 24 novembre à Orléans.

Le 26 novembre, il est opéré, à Paris, d'une hernie discale. Le 1er décembre, le chanteur se rend à Los Angeles, où il est hospitalisé d'urgence au Centre médical Cedars-Sinai, le 7 décembre, pour y être réopéré le 10. Johnny sort de l'hôpital le 23 décembre ( vie privée).

Quelques jours plus tôt, son producteur, Jean-Claude Camus, a annoncé l'annulation de la troisième et dernière partie du Tour 66 (prévue à partir du 8 janvier à Amiens, la tournée devait s'achever vingt-deux représentations plus tard, par quatre concerts à Bercy, en février 2010)[159].

Tour 66 est, avec plus d'un million de spectateurs, l'une des plus grandes tournées jamais réalisée en France[160].

50 ans de carrière, théâtre et nouvelles tournées (2010-2013)[modifier | modifier le code]

Rétabli après une longue convalescence, Johnny Hallyday annonce, le 2 septembre 2010, la fin de sa collaboration avec son producteur Jean-Claude Camus ; Gilbert Coullier lui succède[N 41].

Le 3 décembre 2010 marque son retour sur une scène depuis ses ennuis de santé. Sur la scène de l'Arena de Montpellier, il rejoint M pour un duo. Ils chantent à nouveau Tanagra à Bercy, où le fils de Louis Chedid achève sa tournée les 15, 16 et 17 décembre.

Cette année-là, Johnny participe aux albums L'Instinct masculin de Patrick Fiori et Rue Washington de Line Renaud.

En mars 2011, sort son 47e album studio Jamais seul, réalisé par Matthieu Chedid. L'opus s'écoule à 185 000 exemplaires et se classe 14e des meilleures ventes[161], au terme d'une année qui a vu les ventes physiques de CD chuter de 8 % en France[162]. Côté live, l'artiste donne quelques concerts privés, dont un le 30 mai au studio RTL[N 42]. Le 3 décembre, c'est au second étage de la Tour Eiffel qu'il présente à la presse sa prochaine tournée et chante, devant trois cents invités, une dizaine de titres, dont l'inédit Autoportrait, offert gratuitement en téléchargement le jour même. Mais le plus étonnant de ces « mini » récitals est celui qu'il donne, le 20 juin, à Los Angeles, à l'école française de sa fille Jade, où, s'accompagnant seul à la guitare, il chante quelques chansons pour les enfants.

2011, est aussi l'année de ses débuts sur les planches, où, du 6 septembre au 19 novembre, au théâtre Édouard VII, il joue une pièce de Tennessee Williams, Le Paradis sur terre.

Johnny Hallyday aux NRJ Music Awards 2012.

La première d'une nouvelle tournée a lieu le 24 avril 2012 à Los Angeles[163]. En France, il débute, en mai, au Park&Suites Arena de Montpellier, où il donne quatre représentations. Cette 181e tournée le conduit, pour la troisième fois, au Stade de France pour trois concerts, au terme desquels il devient l'unique artiste à avoir donné neuf concerts dans cette enceinte[164].

La tournée se termine provisoirement le 3 août à Colmar. Quelques jours plus tard, à Los Angeles, il commence l'enregistrement d'un nouvel album, avant d'être hospitalisé le 27 août, dans le service de réanimation du CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, où il prenait quelques jours de repos, à la suite d'une crise de tachycardie[165]. Après une nouvelle hospitalisation à Los Angeles, pour des examens plus approfondis, il en sort le 7 septembre et reprend peu après le chemin des studios.

Johnny Hallyday reprend la scène le 4 octobre à Montréal[166]. L'artiste tourne à travers la France[167] et à l'étranger, se produisant ainsi à Bruxelles, Genève, New York, Londres, mais aussi, pour la première fois Moscou et Tel Aviv, tandis que parait, en novembre, son 48e album studio, L'Attente. Réalisé par Yvan Cassar et essentiellement écrit par Christophe Miossec, l'opus est bien accueilli par la presse et le public, s'écoulant à plus de 600 000 exemplaires[168]. Johnny donne, le 22 décembre, au Dôme de Marseille, la dernière représentation de ce tour qui, en 64 concerts, a attiré 650 000 spectateurs et s'avère être la tournée la plus lucrative de l'année[169] (On Stage).

Durant le mois de juin 2013, à l'aube de ses 70 ans, Hallyday est de nouveau sur scène pour une mini tournée, nommée Born Rocker Tour, comprenant 14 dates, dont trois à Bercy[170]. Le soir de ses 70 ans, le 15 juin, le second concert à Bercy est retransmis en direct sur TF1[N 43]. Sitôt la représentation terminée, Hallyday se rend au Théâtre de Paris, pour un second concert, retransmis en direct sur MyTF1. Devant un parterre de mille spectateurs, le récital est plus rock'n'roll et offre l'occasion d'un bœuf avec l'ex-chanteur des Stray Cats, Brian Setzer, sur pas moins de six titres. Le 25 novembre, sort le live Born Rocker Tour.

En septembre, est annoncée, pour décembre, une tournée en Asie[171], l'artiste devant se produire à Bangkok, Hanoi, Ho Chi Minh Ville et Hong Kong[172] au profit de la Fondation La Bonne Étoile, fondée par son épouse Læticia, Hélène Darroze et Caroline Rostant, en janvier 2012[173]. Cette tournée caritative, dont le but était de financer la construction d'écoles pour les enfants victimes du sida[174], est officiellement annulée début décembre, en raison des troubles politiques qui agitent la Thaïlande[175], et reportée en avril 2014[176].

Le 15 décembre, Johnny donne un concert exceptionnel à Paris, au théâtre Trianon, au profit de cette même fondation[172]. À l'annonce du concert, le mardi 10, les 1 200 places s'écoulent en 4 minutes[177].

Born Rocker Tour en Amérique, un 49e album studio et Les Vieilles Canailles à Bercy (2014)[modifier | modifier le code]

Le 24 avril, le chanteur débute au Fonda théâtre de Los Angeles une tournée aux États-Unis et au Canada. Reprenant le Born Rocker Tour, il se produit à San Francisco, Trois Rivières, Québec, Toronto, Montréal, New York, Washington, Boston, Miami Beach, New Orleans, Houston et Dallas.

Le 1er septembre sort Regarde-nous, le premier extrait de son prochain album Rester vivant qui sera édité le 17 novembre. Pour cet album produit par Don Was, producteur des Rolling Stones et Bob Dylan, Johnny s'est entouré de Yodelice, Pierre-Dominique Burgaud, Jeanne Cherhal, Christophe Miossec et Yarol Poupaud[178].

Discographie[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Compositions, adaptations, singles[modifier | modifier le code]

Spectacles et tournées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Spectacles de Johnny Hallyday.

L'acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie de Johnny Hallyday.

Figurant en 1955 dans Les Diaboliques d'Henri-Georges Clouzot, on le retrouve quelques années plus tard, chanteur vedette "faisant ses classes" au cinéma dans de petits films désuets, où il interprète - à l'instar d'un Elvis aux States - une ou deux chansons. De cette période, on ne retient guère que le film de Noël Howard D'où viens-tu Johnny ?.

C'est en Italie en 1969, qu'il trouve son premier vrai rôle, héros d'un western spaghetti, Le Spécialiste de Sergio Corbucci. L'année suivante on le remarque dans Point de chute, film policier de et avec Robert Hossein.

En 1972, il joue son propre rôle dans le film de Claude Lelouch L'aventure c'est l'aventure, tourné au printemps 1971. Johnny campe un Hallyday qui organise son propre enlèvement à des fins publicitaires. Il interprète la chanson titre

Présenté en mai 1972 en ouverture du festival de Cannes, Le film documentaire J'ai tout donné de François Reichenbach sort dans les salles le 24 juin. Le réalisateur a suivi Johnny avec sa caméra durant une année : aux États-Unis, sur la scène du Palais des sports de Paris, en tournée à travers la France, etc.).

La reconnaissance vient en 1985 avec Détective de Jean-Luc Godard. Présenté au festival de Cannes, où son interprétation est saluée par la critique. Costa-Gavras emboîte le pas de Godard, en 1986, avec Conseil de famille.

En 2000, aux côtés de Sandrine Kiberlain, Il incarne un "chanteur-loser" dans Love me de Laetitia Masson.

Johnny Hallyday obtient en 2003 le Prix Jean-Gabin pour L'Homme du train de Patrice Leconte.

Pour Laurent Tuel dans Jean-Philippe, en 2006, Johnny Hallyday joue le personnage de Jean-Philippe Smet qui a manqué son destin.

Le 2 avril 2014 sort Salaud on t'aime de Claude Lelouch, film dans lequel Hallyday partage l'affiche avec Sandrine Bonnaire et Eddy Mitchell.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Johnny Hallyday. 2011

Le 6 septembre 2011, au théâtre Édouard VII à Paris, avec Audrey Dana et Julien Cottereau comme partenaires, il fait à 68 ans ses débuts au théâtre, dans Le Paradis sur terre de Tennessee Williams, mis en scène par Bernard Murat. La dernière a lieu le samedi 19 novembre.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sylvie Vartan, épouse de Johnny Hallyday de 1965 à 1980.

Belge par son père et français par sa mère, le 15 juin 1961, âgé de 18 ans, Johnny Hallyday opte pour la nationalité française[179].

Il est encore mineur, lorsqu'il accède au vedettariat et en 1961, sa rupture avec Vogue est l'occasion d'un imbroglio de signatures. Son père – parfait inconnu pour lui, sans le rencontrer, sans même le consulter – confirme l'engagement avec la maison de disques ; tandis que sa mère signe avec Philips. Le principal intéressé souhaite aller chez Barclay, où il espère rejoindre l'ami Eddy. C'est finalement Philips qui l'emporte après un désaccord artistique entre le chanteur et Eddie Barclay, qui lui propose d'être accompagné par des musiciens aux cheveux multicolores[179]

Johnny Hallyday au festival de Cannes 1992 en compagnie de son épouse de l'époque, Adeline Blondieau.

Johnny Hallyday rencontre son père pour la première fois durant son service militaire. Convoqué au poste, l'y attend un homme avec une peluche dans les bras, qui se jette sur lui, l'embrasse, l'appelle « mon fils », quand surgissent des photographes. Plus tard Johnny apprendra que son père a été payé par les paparazzi pour qu'il joue cette comédie et qu'ils puissent en tirer des photos[180].

À propos de son père, le chanteur écrira : « Il a fait de moi un déraciné. Une déchirure qui me marquera à vie. Ma seule consolation : si j'avais eu un papa comme presque tout le monde, je n'aurais jamais rencontré Lee (...) et je ne serais jamais devenu Johnny Hallyday »[181].

Le 12 avril 1965, il épouse Sylvie Vartan, à Loconville dans l'Oise. Leur fils David naît le 14 août 1966. Après une vie commune mouvementée, émaillée de séparations et de réconciliations, le couple divorce le 5 novembre 1980.

Johnny Hallyday et son épouse Læticia au festival de Cannes 2009.

Johnny épouse Élisabeth Étienne, dite Babeth, le 1er décembre 1981, à Los Angeles. Leur union est éphémère, ils se séparent officiellement le 3 février 1982.

En 1983, au cours d'une émission des Carpentier, avec la comédienne Nathalie Baye Johnny joue Adieu ma jolie un sketch écrit par Philippe Labro. Bientôt, ils forment un couple à la ville, Johnnny abandonnant le monde de la nuit pour une vie plus tranquille à L'Étang-la-Ville où ils ont acheté une maison. De leur union naît Laura Smet, le 15 novembre 1983. Ils se séparent en mars 1986.

Le 9 juillet 1990, à Ramatuelle, Johnny épouse Adeline Blondieau, fille de son ami Long Chris. Cette même année, le chanteur y entreprend la construction d'une villa, qu'il baptise Lorada, contraction des prénoms de ses enfants, Laura et David[182]. Ils se séparent le 11 juin 1992, pour se remarier le 16 avril 1994, à Las Vegas. Leur union s'achève le 9 mai 1995.

Le 25 mars 1995, à Miami, Johnny rencontre Læticia Boudou, un mannequin de 32 ans sa cadette[182]. Un an plus tard jour pour jour, ils se marient à la mairie de Neuilly-sur-Seine[183].

Ils adoptent deux petites filles d'origine vietnamienne : Jade en novembre 2004 et Joy en décembre 2008[184].

Affaire Hallyday-Delajoux[modifier | modifier le code]

Le 24 octobre 2008, Johnny Hallyday est opéré du dos par le docteur Stéphane Delajoux à la clinique Monceau. Il sort de clinique le lendemain et s'envole, quelques jours plus tard, pour la Chine, où il doit commencer le tournage du film Vengeance de Johnnie To[185].

Un an plus tard, le 26 novembre 2009, le chanteur est une seconde fois opéré à Paris par le docteur Delajoux, d'une hernie discale[186].

Le 1er décembre, Johnny Hallyday est à Los Angeles, où il est hospitalisé d'urgence au Centre médical Cedars-Sinai sur Beverly Boulevard, le 7 décembre[187].

Le 10 décembre, il est réopéré du dos, à la suite d'une infection postopératoire[188]. À deux reprises, le chanteur est mis – jusqu'au 14 décembre – en état de coma artificiel[189].

Entre temps, le climat se dégrade entre l'entourage du chanteur et le neurochirurgien mis en cause par les proches d'Hallyday[190]. Le Quotidien des médecins, publie les réactions du docteur Delajoux, contacté par téléphone, qui selon eux a déclaré : « Aucune erreur, aucune anomalie n'a été décelée à aucun moment (...) ; le départ pour Los Angeles à J+5, ne présentait aucune contre-indication médicale »[191].

Des experts médicaux sont nommés par les assureurs[192] et une procédure judiciaire est engagée[193]. Au cours de l'opération du docteur Delajoux, la dure-mère a été sectionnée, peu grave en soi, cet incident n'est pas signalé dans son compte rendu opératoire[185]. Quelques jours plus tard, le producteur Jean-Claude Camus annonce l'annulation de la troisième et dernière partie de la tournée Tour 66 qui devait reprendre début janvier[194].

Johnny Hallyday sort de l'hôpital le 23 décembre[195].

Début 2010, Johnny entame une longue convalescence à Los Angeles.
Le 23 mai, Johnny Hallyday est de retour en France, pour une série d'examens et d'entretiens avec les experts médicaux à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre[196].

Le magazine L'Express publie, le 26 mai, des extraits du dossier médical de Johnny Hallyday ; s'appuyant sur ce document, le magazine écrit que le chanteur n'a jamais été en « danger de mort », relativise la prétendue responsabilité du chirurgien français et attribue la mise sous coma artificiel du chanteur à son addiction à l'alcool[197].

Cette publication fait polémique, provoque la réaction indignée d'une vingtaine de députés dénonçant une violation du secret médical[198] et de Michel Cymes, médecin ORL[199], et présentateur du Magazine de la santé sur France 5, qui met en cause l'attitude de l'hebdomadaire et sa publication uniquement à charge contre le chanteur[200]. Christophe Barbier, directeur de la rédaction, soutient que : « L'Express n'a fait que son devoir »[201].

Quelques jours plus tard, Le Point publie à son tour des extraits du dossier médical du chanteur qui relativise les précédentes affirmations de L'Express et met a contrario en évidence, selon eux, certaines failles dans l'information et le suivi médical[202].

Un premier rapport remis par les experts en juillet souligne que l'opération en soi s'est déroulée dans les règles de l'art et met en évidence un défaut d'information du praticien au patient[203]. Un document qui fait l'objet d'interprétations divergentes entre les deux parties[204] et divise une fois encore la presse[205].
Le 30 septembre, les experts rendent leur rapport et confirment que si l'opération n'est caution à aucune critique particulière, il n'en va pas de même du suivi postopératoire[206].

En mars 2011, Johnny Hallyday saisit le Conseil de l'Ordre des médecins[207].
En octobre, le docteur Delajoux, voulant être totalement blanchi, se déclare « contre tout arrangement à l'amiable »[208]. Ce même mois, les assureurs de Johnny Hallyday assignent le docteur Delajoux devant le Tribunal de Grande Instance de Paris[209]. Une première audience a lieu le 5 décembre[210].

En février 2012, la presse annonce qu'un accord global a été trouvé entre les avocats des deux parties et les assureurs. Ledit accord – sur lequel chacun reste très discret – met un point final à l'affaire[211].

Justice[modifier | modifier le code]

En 1961, à la suite d'un différend artistique, Johnny Hallyday quitte Vogue avec fracas. L'affaire se traite devant les tribunaux, où un premier jugement, prononcé le 24 janvier 1963, déclare le contrat non valide du fait de conditions abusives imposées par Vogue. L'affaire dure cinq ans encore et s'achève en avril 1968 avec la confirmation par la justice de la nullité du contrat liant l'artiste à Vogue[212].

À l'automne 1965, Henri Salvador porte plainte en diffamation contre Johnny Hallyday et un hebdomadaire, auquel il a déclaré que : « lors de sa première à l'Alhambra, (en 1960), Salvador l'avait moqué et que chauffée par ce dernier, la salle l'avait hué »[N 44]. L'article titre « Salvador m'a fait du mal ! » Considérant que ces propos portent atteinte à son honneur et sa considération, Henri Salvador saisit la justice. Il gagne son procès en première instance, le tribunal estimant que le journal et Hallyday ne pouvaient démontrer la véracité de l'affirmation et les condamnent à verser à Henri Salvador 10 000 francs de dommages et intérêts. La cour d'appel, saisie par Johnny, a elle considéré que si le propos était excessif, il n'y avait pas pour autant diffamation et qu'il ne portait pas atteinte à l'honneur ou à la considération du plaignant, son prestige n'ayant pas été diminué. Henri Salvador fut débouté de sa demande et fut condamné aux dépens de la première instance et de l'instance de la cour d'appel[213].

Le 10 juillet 1975, Johnny chante sous chapiteau à Thonon-les-Bains. Durant le récital, les CRS interviennent de façon musclée pour évacuer un groupe de jeunes installés entre les barrières de protection et la scène. Au cours de l'échange, le chauffeur d'Hallyday est blessé. Johnny interrompt son récital et déclare : « Le spectacle est terminé (…), si vous devez vous en prendre à quelqu'un, prenez-vous en aux policiers. » et il quitte la scène. Une plainte est déposée contre Johnny Hallyday et son équipe, pour coups et blessures volontaires, incitation à la violence et voie de fait contre des policiers en exercice. Conséquence immédiate, le concert qu'il devait donner le 20 juillet, place de la Concorde à Paris, pour l'arrivée du tour de France cycliste, est annulé[79].

2003, le chanteur est mis en cause par une hôtesse présente avec lui sur son yacht en avril 2001 et qui l'accuse de l'avoir violée. Johnny Hallyday est entendu par la justice en tant que témoin assisté ; jamais il n'est mis en examen[214] et sur l'avis du parquet qui considère que « rien n'était en état d'être prouvé dans cette affaire », elle se termine par un non-lieu cinq ans plus tard (après un jugement en première instance à Nice en janvier 2006[214] et une confirmation de la cour d'appel d'Aix-en-Provence en avril 2006[215]). L'employée, poursuivie et mise en examen pour usage de faux (en liaison avec des documents médicaux antidatés) et dénonciation calomnieuse, est condamnée à six mois de prison avec sursis pour usage de faux[216] et obtient un non-lieu pour l'accusation de dénonciation calomnieuse[217].

Début 2004, Johnny Hallyday dénonce son contrat avec Universal Music Group. Le 2 août, le conseil de prud'hommes donne partiellement raison au chanteur. Il valide la rupture du contrat et réclame la restitution des masters à Johnny Hallyday. Universal fait appel de la décision et, en 2005, gagne en appel contre Johnny Hallyday. Le recours en cassation de l'artiste est rejeté. Les masters restent donc la propriété de la maison de disques. (Johnny Hallyday signe chez Warner le 4 janvier 2005).

Investissements[modifier | modifier le code]

En 1966, au Plessis-Robinson, il investit dans une ancienne guinguette transformée en complexe de loisirs inspiré des ranchs américains[218]. Nommé Robinson Village[219],[220], le concept se solde par un échec commercial[réf. nécessaire].

Administration fiscale[modifier | modifier le code]

En 1975, Johnny Hallyday a des ennuis avec le fisc qui lui réclame plusieurs centaines de millions d'arriérés d'impôts. Conséquence immédiate, Johnny Hallyday fait part de son désir de tout arrêter : « Je m'arrête en septembre 1975, pour un an minimum. Je vais louer une maison à Los Angeles. Je pars avec Sylvie et David. (…) Lorsque j'ai payé mes musiciens, mes impôts, la Société des Auteurs-Compositeurs, il ne me reste rien. Pourquoi continuerais-je à travailler dans de telles conditions ? »[80]. Si le chanteur gagne bien les États-Unis, il reprend bientôt ses activités et durant l'automne enregistre deux albums studio qui paraissent l'année suivante. Quant à la scène, Johnny la reprend dès l'automne 1976 sur une scène parisienne[81]. Johnny Hallyday achève le remboursement des échéances de ces arriérés d'impôts, au cours des années 1990[68].

En 2005, le chanteur dépose au mois de novembre une demande pour obtenir la nationalité belge. ce qui n'est pas sans générer diverses polémiques, d'aucuns le soupçonnant de vouloir échapper au fisc français. La réforme de la nationalité belge en cours ne lui ferait pas forcément perdre sa nationalité française. En octobre 2006, l'office des étrangers remet à la commission des naturalisations un avis négatif en raison de son manque d'attaches avec la Belgique et du fait qu'il ne peut justifier de résidence dans le pays depuis au moins trois ans.

En décembre 2006, le chanteur s'installe à Gstaad en Suisse en raison d'une fiscalité qu'il juge trop contraignante en France[221],[222]. Ce départ lui permet de diminuer son prélèvement fiscal de 75 % à 30 % de ses revenus[223] et fait l'objet de nombreux commentaires et polémiques, tant dans la presse que dans les milieux politiques. Le statut fiscal de l'artiste en Suisse, lui interdit de gagner de l'argent dans le pays, aussi reverse t-il à des organisations humanitaires les cachets perçus lors des concerts qu'il donne au stade de Genève en 2009[224] et 2012[225].

Selon Le Matin, Johnny Hallyday a gagné environ 5 millions d'euros et payé en 2011, 700 000 francs suisses d'impôts, soit 583 000 euros[226].

Soutiens politiques[modifier | modifier le code]

En 1967, après la Guerre des Six Jours, il participe à un concert de soutien à Israël[227]. En décembre 2011, il confirme qu'à cette époque proche de la famille de Jean Pierre-Bloch, il avait envisagé de soutenir plus encore ce pays en rejoignant l'armée israélienne[228].

Le 13 mars 1972, à l'occasion d'un gala au profit de la LICRA, il chante - ainsi que d'autres artistes - à l'Olympia[229].

En 1974, il apporte son soutien à Valéry Giscard d'Estaing, candidat à l'élection présidentielle[230].

Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 1988, Johnny Hallyday chante le 20 mars, à l'Hippodrome de Vincennes, en première partie d'un meeting du candidat RPR Jacques Chirac, alors Premier ministre. Le chanteur déclare, à la fin de Quelque chose de Tennessee : « On a tous en nous quelque chose de… Jacques Chirac »[231]. Michel Berger, auteur de la chanson, ne goûta guère cette affirmation[232].

En 2005, lors de la campagne du référendum sur la Constitution européenne, à la demande du président de la République, Jacques Chirac, le chanteur prend position en faveur du « oui »[233].

Johnny Hallyday apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle de 2007[234].

Actions caritatives[modifier | modifier le code]

Johnny Hallyday en octobre 2012.

1979 : par solidarité avec des sidérurgistes en grève, le 7 mars, Johnny Hallyday visite la nuit les aciéries de Longwy et offre son cachet aux grévistes[235].

1986 : TF1 consacre l'après-midi du dimanche 26 janvier au Restaurants du cœur, récemment créés. Animée par Coluche et Guy Lux, l'émission réunit un panel de politiques, de sportifs et d'artistes, dont Nathalie Baye et Johnny Hallyday[N 45].

1987 : il donne la dernière représentation, le 4 octobre, de son spectacle à Bercy au profit de la recherche contre le sida.

1989 : le 6 janvier, jour du nouvel an arménien, sort le 45 tours Pour toi Arménie. Sur une initiative de Charles Aznavour, quatre-vingt-neuf artistes, dont Johnny, participent à cette chanson, commercialisée au profit des sinistrés victimes d'un tremblement de terre en Arménie en décembre 1988.

1992 : durant l'été, sort le CD Urgence. Vendu au profit de la recherche contre le sida, il réunit plusieurs artistes, dont Johnny Hallyday.

1998 : le 24 novembre, sort le CD Ensemble cinquante artistes se mobilisent contre le sida. Johnny participe à la chanson collective Sa raison d'être.

2000 : le CD Noël ensemble, vendu au profit de la recherche contre le sida, sort en décembre, rassemblant de nombreux artistes, dont Johnny qui participe à la chanson-titre.

2001 : comme de nombreux artistes, Johnny Hallyday participe à l'album Ma chanson d'enfance vendu au bénéfice de la recherche contre le sida.

2002 : après sa participation au Rallye Dakar, une de ses combinaisons de conduite est mise en vente aux enchères via Internet, au profit des Restos du Cœur[143].

2004 : le 22 mai, Johnny et Charles Aznavour chantent Sur ma vie, en direct du Palais des congrès, à l'occasion d'une émission spéciale retransmise par TF1, pour le 80e anniversaire d'Aznavour. En présence du président de la République Jacques Chirac et de son épouse, la soirée est donnée au profit de l'Institut national du cancer (un double CD et un DVD Bon anniversaire Charles ! sont mis en vente). Avec de nombreux artistes, Johnny participe à la chanson Et puis la terre.

2005 : en janvier sortent les CD Et puis la terre et Solidarité Asie, vendus au profit des victimes du tsunami du 26 décembre.

2006 : samedi 18 novembre, sur TF1, lors de l'émission Les 500 choristes spécial Unicef », Johnny Hallyday chante, en duo avec Læticia, Imagine de John Lennon. La chanson est vendue en exclusivité sur Internet, via les plateformes de téléchargement légal, au profit de l'Unicef, dont Laeticia Hallyday est l'ambassadrice.

Cachet artistique[modifier | modifier le code]

En 2013, Johnny Hallyday a touché 3 millions d'euros de revenus pour ses prestations artistiques[236].

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Johnny Hallyday signant des autographes en 2012.

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

Victoires de la musique[modifier | modifier le code]

Autres distinctions[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie de Johnny Hallyday.

La bibliographie présentée ici n'est qu'un extrait de toute la bibliographie consacrée à Johnny Hallyday. Elle a uniquement pour vocation de donner des sources à cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. voir également Chronologie du rock en France.
  2. En fait 34, elle s'enrichit de six autres albums enregistrés en public restés inédits durant de nombreuses années, voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Discographie_de_Johnny_Hallyday#Les_live_in.C3.A9dits
  3. Plus tard, remariée, elle aura deux autres garçons et vivra à Marseille – Source : Johnny raconte Hallyday, 1979, édition Filipacchi, p. 7 et 10
  4. Hélène Mar décède le 7 décembre 1972, à 84 ans (Bouet 2002, p. 82).
  5. C'est déjà elle qui a élevé son frère Léon Smet, son cadet de 20 ans. Elle persuadera Huguette Clerc de ne pas reprendre son fils lorsque ce dernier a neuf ans, songeant à sa carrière naissante avec la tournée européenne des Halliday.
  6. Lee Lemoine Ketcham choisit ce nom par association du nom du médecin de famille de l’Oklahoma qui l’a accouché, John Halladay et les Holidays, « vacances » en anglais. Source : Alain Wodrascka, Johnny Hallyday. Les adieux du rock'cœur, Editions Didier Carpentier,‎ 2008, p. 13.
  7. >Elle décède le 27 juillet 2011, à l'âge de 87 ans
  8. Jean-Pierre Martin lui succède au printemps 1960.
  9. Cette première adaptation de Let's Have A Party de Presley n'a jamais été gravée sur disque. Johnny, en 1964, en enregistre une nouvelle adaptation : Oh ! Laisse-la partir (album Johnny, reviens ! Les Rocks les plus terribles).
  10. Jacques Wolfsohn est mort le 10 août 2014 à l'âge de 86 ans. Éditeur de musique, outre Johnny Hallyday, il est à l'origine du début de carrière de Françoise Hardy, Jacques Dutronc et dans les années soixante-dix du groupe Téléphone. Source : http://www.midilibre.fr/2014/08/16/jacques-wolfsohn-decouvreur-de-dutronc-et-hardy-et-hallyday-est-mort,1038431.php / consulté le 17 août 2014.
  11. En réalité, sa tante Hélène Mar le fait pour lui, car il est mineur (Jouffa 1979, p. 23).
  12. Document télévisuel, rediffusé sur Canal+ en 1993, à l'occasion de La Nuit Hallyday : http://www.youtube.com/watch?v=PwD5CaJyilQ&playnext=1&list=PL81D81BA487A41B53&feature=results_main
  13. Il a ingurgité un cocktail de barbituriques et d'éther et s'est tailladé le poignet droit
  14. cette fois encore, seul Le Pénitencier parmi les anciennes chansons est présent
  15. Au cours des sessions d'enregistrements, le chanteur reçoit la visite de Jimi Hendrix qui spontanément joue de la guitare acoustique sur la bande enregistrée par Johnny. Cette version n'est pas celle diffusée sur le disque et elle reste oubliée jusqu'en 1993, année où elle sort sur un CD regroupant des inédits de Johnny Hallyday : Johnny le livre + CD collector, 1993. La présence d'Hendrix est authentifiée et confirmée, cette version est diffusée depuis et le nom de Jimi Hendrix est désormais crédité parmi les musiciens ayant participé à l'enregistrement. Témoin, (à titre d'exemple) : l'édition en 2000 du CD Johnny 67, proposant Hey Joe parmi quatre titres bonus)
  16. Hallyday n'est que le troisième interprète français de Love me tender. En 1957, Yvette Giraud et de Tino Rossi l'adaptent sous le titre L'amour qui m'enchaîne à toi : Source : Lesueur 2003, p. 91
  17. le futur leader du groupe Led Zeppelin, l'accompagne également sur la chanson à paraître À tout casser - Source : Lesueur 2003, p. 93
  18. Jean-Pierre Azoulay, alors âgé de 20 ans - il naît en mai 1949 - joue avec Johnny Hallyday de 1969 à 1977
  19. On peut parfois lire que la chanson Que je t'aime ne fut pas interprétée au Palais des Sports en 1969, ce qui est faux - l'erreur est certainement due à la confusion créée par le live du Palais des Sports nommé Que je t'aime, qui donne une version en « faux live » du titre - un document sonore, (diffusé en direct sur Europe no 1 le soir de la première le 26 avril 1969), l'atteste ; on peut entendre Johnny Hallyday déclarer au public « qu'il aimerait leur chanter cette très belle chanson avec du silence dans la salle ». Après son chant, le commentateur annonce : « Johnny a chanté cette chanson en regardant Sylvie Vartan dans les yeux, elle est là au premier rang entre Jean-Claude Killy et Claude François. »
  20. À cette occasion sort un journal illustré nommé Johnny Le journal de l'âge d'or, consacré à la bande dessinée américaine. L'hebdomadaire propose en feuilleton de (re)découvrir : Johnny Hazard (de Frank Robbins), Le Fantôme du Bengale (de Lee Falk), L'agent secret X9 (de Al Williamson et Archie Goodwin), Prince Vaillant (de Harold R Foster), La petite Annie (de Brandon Walsh), (...) ; il propose aussi, sous le titre Hud le spécialiste, l'adaptation en bande dessinée du film de Corbucci. Le journal disparaît des kiosques après le 7e numéro ; Les aventures dessinées de Hud n'auront donc pas de fin - Source : Lesueur 2003, p. 101
  21. Après Philippe Labro, seuls Michel Mallory (1974), Gilles Thibaut (1976) et Étienne Roda-Gil (1989), écrirons tout un album pour Johnny. Côté composition, outre Johnny Hallyday en 1965, seuls Pierre Groscolas (1976), Pascal Obispo (1998), David Hallyday (1999) et Matthieu Chedid (2011), assureront l'ensemble des musiques d'un même disque. Quant à Michel Berger et Jean-Jacques Goldman, ils restent les seuls à ce jour à avoir écrit et composé tout un album pour le chanteur
  22. À l'occasion de ce tournage, Jacques Brel écrit pour Johnny Hallyday Par le trou de la serrure. La chanson est restée inédite et il n'y a aucune certitude sur le fait qu'elle ait été enregistrée - Source : (Lesueur 2003, p. 109)
  23. Après Rivière… ouvre ton lit, Peter Frampton joue pour la seconde fois sur un disque d'Hallyday, et on le retrouvera en 1985 sur l'album Rock'n'roll attitude
  24. le 26 septembre 1974, dans l'émission À bout portant, entretien avec Michel Lancelot
  25. Cette même année, Johnny a vu, pour la première et unique fois, Elvis Presley sur scène, au Sahara Hôtel du lac Tahoe. Source : Fascicule 1972-1976 intégrale CD 1993
  26. La même année, Elvis Presley reprend Promised land de Chuck Berry, tandis qu'Eddy Mitchell, sur l'album Made in USA, l'adapte sous le titre Une terre promise
  27. si ce n'est, le 6 février 1977, un entretien sur le thème d'Hamlet entre Johnny Hallyday et des élèves du lycée Grandmont à Tours, dans le cadre d'une émission retransmise par RTL
  28. , chanteur dont la carrière est alors en panne et se voit ainsi relancée. Reconnaissant, Gilbert Montagné dédie à Hallyday une chanson nommée Johnny en 1980)
  29. Ignorée du public et délaissée par Johnny, la chanson reste dans l'ombre. La même année, Daniel Balavoine la reprend à son compte sur l'album Un autre monde et la dédie à un certain Jean-Philippe Smet. Diffusée en single Je ne suis pas un héros devient l'un des plus grands succès de Balavoine. Johnny l'inscrit à son répertoire en 1990
  30. L'AFP, le 13 mai 1981, annonce que : « Johnny Hallyday est mort, foudroyé par un cancer de la gorge » - Source : Bouet 2002, p. 96. Alors en vacances à Los Angeles, où il apprend son décès, Johnny dément quelques jours plus tard
  31. Michel Mallory signe encore deux titres du prochain album Quelque part un aigle, puis il faut attendre 1999 et l'album Sang pour sang pour revoir sa signature sur un disque d'Hallyday
  32. Pour l'occasion, il interprète Mercredi matin, chanson, (extraite de l'album Quelque part un aigle), qui évoque le quotidien d'un prisonnier. Jamais plus ce titre ne fut inscrit à son répertoire
  33. « Un show que seul Johnny peut se permettre d'entreprendre. Parce qu'il est le seul de tous les survivants des années 1960 à vouloir encore prendre des risques. » (« Johnny Hallyday », Rock, no 57,‎ octobre 1982)
  34. Ce voyage lui inspire la chanson Rouler vers l'ouest, qu'il compose sur des paroles de Pierre Billon. Jusqu'en 1993, elle n'est disponible que sur la vidéo cassette Le dernier rebelle : volume 2 : Les grands espaces, avant d'être plus largement diffusée à l'occasion de la sortie d'une intégrale CD / Source : (Brieu 2010, p. 148)
  35. Chaque invité reçoit un 45 tours inédit et hors commerce, (tiré à 3 000 exemplaires), comprenant les chansons Adeline et Que je t'aime. La chanson Adeline, écrite par Félix Gray), fut enregistrée en secret par Johnny, au studio Harry son à Paris, le 26 juin - Source : Lesueur 2003, p. 154
  36. créé par France Gall en 1981 sur l'album Tout pour la musique
  37. Le titre - toujours inédit en CD à ce jour (2012) - est retiré du programme après la première semaine
  38. exception faite de courtes périodes en 2004 et 2011
  39. En 1967 déjà, Johnny Hallyday participe, en janvier, au rallye automobile Monte-Carlo sur une Ford Mustang, comme second pilote au côté d'Henri Chemin. Un problème de règlement concernant les pneumatiques entraîne leur disqualification - Source : Jouffa 1979, p. 93. Tout au long de l'année 67, il participe à plusieurs compétitions automobiles. Il se classe second sur le circuit de Montlhéry. En août, toujours avec Henri Chemin, il participe à la course de côte du Mont-Dore, terminant à la 39e place sur 119 participants avec sa Mustang 6.4L
  40. En mai 2009, ils sont à nouveau en duo sur l'édition espagnole de l'album Le Cœur d'un homme
  41. Ils ont déjà travaillé ensemble durant les années 1980, période durant laquelle Coullier est avec Camus, coproducteur du chanteur.
  42. le précédent récital dans les murs de la radio remonte à 1983.
  43. cette diffusion obtient, avec 5,8 millions de téléspectateurs et 30% de part de marché, la meilleure audience de la soirée
  44. Johnny Hallyday fait allusion à cet épisode (souvent repris dans les biographies), qui veut qu'Henri Salvador, le soir de la première à l'Alhambra en 1960, aurait ri de la prestation de Johnny. Avéré ou pas, en tout cas démenti par Salvador lors du procès : « Le soir de la première, j'étais le premier à aller le féliciter dans sa loge ». Quant à Hallyday il déclare : « Ce n'est pas moi qui ai voulu ce procès. (...) Je souhaite la réconciliation au plus vite ». (François Jouffa Johnny Story, 1979, pages 31, 80). En 1963, elle ne semble pas d'actualité, lorsqu'il chante au détour d'un couplet de ''Mashed Potatoe Time : « (...) Cette danse grandit toujours (...) elle a battu des refrains notoires comme Le lion est mort ce soir », (25 cm L'Idole des jeunes), brocardant ainsi l'un des plus grands succès de Salvador. La querelle semble oubliée en 1973, lorsque ensemble ils jouent, avec Sylvie Vartan, à la télévision le sketch Le cardiologue, (Daniel Lesueur L'argus Johnny Hallyday, p. 229)
  45. La comédienne participe à l'enregistrement du titre La Chanson des Restos écrite par Jean-Jacques Goldman

Citations[modifier | modifier le code]

  1. « Johnny Hallyday ne fut pas le premier (chronologiquement) à chanter du rock en France… mais il fut le premier en haut de l'affiche, à en faire un rythme reconnu et non plus marginal. » (Lesueur 2003, p. 87). Rémi Bouet rappelle que le rock and roll est véritablement lancé en France, après le passage de Johnny en février 1961, au Palais des sports de Paris (Bouet 2002, p. 33, 34) et Jean-François Brieu souligne qu'Hallyday fut le premier à « inviter » le Rock à la télévision française (Brieu 2010, p. 22).
  2. « Cette quête de soi le fait passer par diverses attitudes, des looks qui lui donnent souvent, l'image négative d'un artiste-caméléon. Ce n'est pas tout à fait vrai, c'est n'est pas totalement faux ! […] convertit au Twist en 1961 […] à peine à-t-on le temps de croire qu'il a trahi ses racines, qu'il enregistre, à contre-courant, l'un des plus grands albums de rock […] il s'enflamme pour le rhythm and blues […] puis revient au rock'n'roll […] » (Lesueur 2003, p. 87, 88)
  3. « Tout en admettant que l'Angleterre et les States n'aient jamais vraiment adopté l'idole des jeunes français, on constate que Johnny fait des scores raisonnables un peu partout (Japon, Canada, etc.), et tout particulièrement en Amérique du Sud, où il devient une vedette colossale vers 1966. » (Lesueur 2003, p. 185)
  4. « Lee c'était l'Amérique, il me racontait les grands espaces, les colts des cow-boys, les canyons... » Johnny Hallyday, Amanda Sthers, Dans mes yeux, Plon,‎ 2013, p. 24
  5. « Johnny enregistre l'un des meilleurs albums de sa carrière. Indiscutablement, il nous a délivré de nombreux excellents albums de Rock'n'Roll. (…) Mais d'album de pop music et de dimension internationale, il en est un que l'on ne peut pas oublier : La Génération perdue… » (Lesueur 2003, p. 85)
  6. « C'est l'année - 1967 - où Johnny Hallyday s'est mis à dominer sa voix et son corps pour se hisser au rang des meilleurs vocalistes et des plus grands show-men internationaux » - Source : Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003, p. 89
  7. « On écoute l'album Pas facile, concocté par Michel Mallory et chanté par Johnny Hallyday, et l'on se dit qu'il est temps, effectivement, qu'une page soit tournée. […] Les titres rapides ont un peu tendance à la redite et ce n'est pas bon signe. […] Un des tandems les plus impressionnants du rock français se délie plutôt que de se déliter. C'est dans les titres lents, […] qu'on se rend compte à quel point ces deux-là ont porté haut l'art de créer ensemble » Jean-François Brieu fascicule Pas facile édition CD en 2000.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Shane 06000 », Canal blog.
  2. a, b, c et d Lesueur 2003
  3. Voir dans le blog paysages le billet Blognotice 23.06.2013: «Johnny vu par Dagmar Gilcher».
  4. « Tournée de l'année pour Johnny Hallyday », FR, Le Figaro.
  5. (Hallyday 1996, p. 46)
  6. Éric Le Bourhis, Johnny, l'incroyable histoire, Prisma,‎ 2012, p. 7
  7. Emmanuel Lemieux, On l'appelait Télé-Paris, Archipel,‎ 2013, p. 121
  8. Corinne François-Denève, Johnny Hallyday à 20 ans. L'idole des jeunes, Au Diable Vauvert, p. 27
  9. http://www.dhnet.be/people/show-biz/article/182901/la-mort-de-la-mere-de-johnny.html
  10. Hallyday 1987, p. 7.
  11. Corinne François-Denève, op. cit., p.28
  12. Sandro Cassati, Johnny Hallyday. Biographie vérité, City Edition,‎ 2013, p. 15
  13. Dictionnaire du rock, sous la dir. de Michka Assayas, Robert Laffont (coll. Bouquins), 2000, notice de Jean-William Thoury, p. 743.
  14. Johnny raconte Hallyday, p. 11, E. Filipacchi édition no 1, 1979.
  15. « Kazan & carottes », FR, Libération.
  16. Hallyday 1987, p. 13.
  17. a et b Hallyday 1987, p. 15.
  18. Alain Wodrascka, op. cit.; p. 16
  19. (fr) [vidéo] Vêtements Alba Junior sur Dailymotion
  20. Jouffa 1979, p. 16
  21. Jouffa 1979, p. 21, 22
  22. a et b Jouffa 1979, p. 17
  23. Hallyday 1987, p. 51, 52.
  24. Lesueur 2003, p. 22
  25. Lesueur 2003, p. 23, 24
  26. Lesueur 2003, p. 24
  27. Jouffa 1979, p. 26
  28. « Lien Renaud & son filleul Johnny Hallyday », FR, Ina.
  29. Charles Aznavour dans le documentaire réalisé par Stéphane Bénahmou en 2009, La Légende de Johnny.
  30. Lesueur 2003, p. 26
  31. « Johnny Hallyday », TV5.
  32. Jean-François Brieu, Johnny Hallyday intégrale live 2003, p. 8.
  33. magazine Johnny 100 concerts cultes qui ont marqué sa vie, 2012
  34. (Bouet 2002, p. 33-34)
  35. Lesueur 2003, p. 32-33
  36. Lesueur 2003, p. 32
  37. Johnny Hallyday, Autobiographie "Destroy" volume 1, éditions Michel Lafon, 1996.
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