Guermantes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guermantes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Arrondissement de Torcy
(Torcy)
Canton Canton de Thorigny-sur-Marne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne et Gondoire
Maire
Mandat
Guy Jelensperger
2008-2014
Code postal 77600
Code commune 77221
Démographie
Gentilé Guermantais
Population
municipale
1 217 hab. (2011)
Densité 966 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 19″ N 2° 42′ 24″ E / 48.8552777778, 2.70666666667 ()48° 51′ 19″ Nord 2° 42′ 24″ Est / 48.8552777778, 2.70666666667 ()  
Altitude Min. 97 m – Max. 121 m
Superficie 1,26 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guermantes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guermantes

Guermantes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.. Son nom a été repris par l'écrivain Marcel Proust dans son œuvre principale : À la recherche du temps perdu, pour nommer le lieu, d'où est originaire la famille de Guermantes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve à une trentaine de kilomètres à l'est de Paris, au sud de Lagny-sur-Marne.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

Elements d'histoire du château de Guermantes Travail réalisé à partir de documents (faire-parts dont copie en ma possession) et de notes de lecture du livre de Suzanne Vernes "Guermantes de Louis XIII à nos jours en 1961" Il existait au XVe siècle un fief de Guermantes et un château qui se situait près de Bussy-Saint-Martin ; le village s’appelait alors Le Chemin-en-Brie. La famille Viole en était propriétaire depuis la fin du XVe siècle. Au début du XVIIe siècle le vieux château est en ruine, Claude Viole entreprend la construction de nouveaux bâtiments, manoir et ferme avec colombier, se rapprochant du village d’un kilomètre environ. En 1633 c’est Pierre Viole qui reçoit le château et l’office de conseiller du Roi de son père en cadeau lors de son mariage avec Barbe Dolu. Dans ses terres il agit en seigneur ayant obtenu du Roi en 1648 la réunion du Chemin et du fief de Roquemont en châtellenie. Pierre Viole ajoute deux pavillons au bâtiment existant et par entreprend d’agrandir son parc par de nombreuses négociations. Pierre Viole, président du Parlement de Paris, est nommé capitaine de l’île Notre-Dame durant le premier siège de Paris, devient après le 19 mars 1649 un fidèle du prince de Condé. Le 27mars 1654 il est proscrit pour crime de félonie et de lèse-majesté. Le 19 août 1651 Pierre avait fait don de Guermantes à son neveu Nicolas Viole, capitaine aux gardes de sa majesté, gardant l’usufruit pour lui et sa femme. De ce fait la confiscation de Guermantes au profit du Comte de Grandpré ne pris pas effet, ce dernier ne voulant pas se lancer dans les complications d’une procédure. Nicolas a épousé Anne Boyer en 1652 et est mort en août 1654 laissant deux enfants en bas âge. En novembre 1659 il retrouve son foyer et termine sa carrière politique. En 1666 Marie Vallée, sa femme établit des religieuses sur ses terres pour soigner les malades. Le 29 août 1667 Pierre Viole décède, âgé de 67 ans, Pierre Viole II, fils de Nicolas, n’a que quinze ans. Philippe du Buisson et B. Bourgeois sont nommé ses tuteurs jusqu’en 1676. En 1678 il est reçu conseiller du roi en son Grand Conseil. Il épouse Marie Griculet de Soisy. Il loue la ferme et une partie du château à André Frain, laboureur. Il morcelle de petits terrains autour de Guermantes, hypothèque la propriété, vend des arbres… En 1698, criblé de dettes, Pierre Viole II vend la propriété à Paulin Pondre, receveur général de Lyon. Paulin Pondre marié à Anne-Marie Petit de Ravanne en 1694, avait reçu en cadeau de son oncle, Joachim Pondre, une somme pour acheter une terre. Pondre va entreprendre de nombreux embellissements ; Mansart, Perrault, Robert de Cotte, le sculpteur Hanard, le peintre Mérelle… Paulin Pondre continue d’acheter des terres aux environs, dont Bussy-Saint-Georges et son château en ruine… fait construire une terrasse au bout de la longue allée de Bussy-Saint-Martin et enclos le parc. Jean Law entra en jouissance de Guermantes en 1719 qu’il ne paya pas ! Paulin Pondre fut renvoyé en possession de son bien en septembre 1721. Il expira le 11 décembre 1723 après deux attaques d’apoplexie. C’est Paulin Gabriel qui hérita des terres et seigneurie de Guermantes. Paulin Gabriel épousa Adélaïde-Marie Camus Destouches en 1737 , ce fut un grand chicanier ; il obtint le titre de marquis en faisant l’acquisition de la terre de Ravenel. En 1756 un incendie, provoqué par la foudre, détruira la bibliothèque. En 1773 Emmanuel-Maurice Pondre, comte de Fleurange, épouse Louise-Marthe de Tissart de Rouvre ; Emmanuel-Paulin-Louis nait de cette union en 1775 peu avant le décès de Paulin-Gabriel. Chevalier de Saint-Louis, premier lieutenant de la compagnie Colonelle des Gardes française, Emmanuel-Maurice Pondre, meurt à 38 ans en 1785. Emanuel-Paulin-Louis a alors 10 ans, il hérite de Guermantes qui est mis en location sur les conseils de son tuteur. Louise de Caradeuc de Mornay est locataire de 1785 à 1791; le Comte Dumetz ne loua que quelques mois cédant à la « principe » Barbe Schacovsky, née baronne de Stoganoff. En 1792 le marquis de Ximenes d’Aragon loue le domaine (famille Darragon Lasteyrie du Saillant) ils furent arrêtés le 24 juin 1794 et envoyés à Sainte Pélagie. Libérés ils restèrent locataires jusqu’en 1800. Le 4 septembre 1794, Emanuel-Paulin-Louis sort de prison où il était incarcéré depuis le 16 juillet ; un mois plus tard sa mère et ses deux sœurs sont libérées à Chartres. Le 30 janvier 1795, après bien des démêlés il rentre dans la propriété familiale. sans indulgence Emanuel-Paulin-Louis Pondre épouse Eulalie de Brisay le20 mars 1798 dont il aura deux filles, Albertine et Ernestine ; il décède le 3 novembre 1800. Le 21 novembre 1802 Eulalie de Brisay, veuve de Guermantes, épouse le marquis Jean-Baptiste de Tholozan. Le comte Louis Auguste Picot de Dampière, cousin germain d’Eulalie de Brisay, colonel, chevalier de Saint-Louis, épouse Ernestine de Guermantes en 1817. Le couple va demeurer à Guermantes cohabitant avec Albertine de Guermantes sœur ainée de la mariée, le marquis de Tholozan leur beau-père, leur mère et leurs enfants Ernest et Eulalie de Tholozan, le marquis de Brisay frère de Mme de Tholozan. Les écarts de langage de la comtesse Eulalie Picot de Dampierre sont célèbres, elle ne pouvait s’empêcher de penser tout haut, sans indulgence… Mlle de Puységur épouse en 1849 Clément-Gustave de Baillardel, baron de Laurenty. Le 8 juillet 1884, Mme Emilie Ernestine Pondre de Guermantes, Comtesse Picot de Dampierre, décède laissant sa part de Guermantes aux Lareinty . Le 10 juin 1885 le baron Jules de Lareinty (fils de la comtesse de Puységur et du baron de Lareinty) épouse Mlle de Sabran Pontevès (fille de la duchesse de Chevreuse et du duc de Sabran Pontevès.(Marie Zozime Edmond)

  • Monsieur Ernest René Marquis de THOLOZAN, Ancien Page, Dauphin de Charles X, Ancien Officier de la Garde Royale, décède au château de Guermantes, le 3 mars 1890, dans sa 82éme année, ses neveux, petits-neveux, arrière-petits-neveux et cousins font part de son décès.

Jules de Lareinty devenait propriétaire de Guermantes, il décida de se défaire de Guermantes et en 1920, les meubles et le château furent mis en vente ; le château et le parc furent acquis par un marchand de bois qui ayant commencé les coupes revendit tout après quelques mois. « Familles annonçant le décès de Mademoiselle Anne-Marie de PARIS le 20 mai 1895, à l’âge de 22 ans : ses parents le Comte et la Comtesse Georges de PARIS, ses frères François et Pierre de PARIS, son grand père le Baron de LAREINTY sénateur, ses cousins : le Comte et la Comtesse de MONTMORT, le Marquis et la Marquise de MONTMORT, le marquis et la Marquise de MONTALEMBERT d’ESSE, le Marquis et la Marquise de St INNOCENT, Mlle Renée de MONTMORT, M Louis et Henri de MONTMORT, Mlle Odette et Eléonore de St INNOCENT. » faire part

  • « Familles annonçant le décès Madame Emilie Ernestine PONDRE de GUERMANTES, Comtesse PICOT de DAMPIERRE le 8 juillet 1884 dans sa 84éme année : le Marquis de THOLOZAN, la Comtesse Jules de PUYSEGUR, le Baron de LAREINTY Sénateur, le Baron Jules de LAREINTY, la Baronne de LARENTY, le Comte et la Comtesse Georges de PARIS et leurs enfants, le Duc et de la Duchesse d’ESTISSAC et leurs enfants, le Comte et la Comtesse Arthur de la ROCHEFOUCAULT et leurs enfants, le Prince et la Princesse BORGHESE et leurs enfants, le Comte et la Comtesse GREFFULHE et leurs enfants, le Marquis de BRISSAY, le Comte Jules de BRISSAY et ses enfants, Mademoiselle Victorine de BRISSAY ? le Comte Pierre de BRISSAY, Mme Paul QUATRE-SOLTZ de MAROLLES, M. et Mme Victor QUATRE-SOLTZ de MAROLLES, M. et Mme Maurice QUATRE-SOLTZ de MAROLLES et leurs enfants, M. et Mme Ludovic de GIVRY et leurs enfants, Mme de CHARTREUSE, M. Ernest de VACQUIERES Chef d’Escadron, le Marquis et la Marquise de GOURGUE. » faire-part
  • M. et Mme Maurice Hottinguer l’acquièrent en décembre 1920 ; dès 1921 ils campèrent dans l’aile nord pendant les travaux. En 1939 les cousine Maupeou et leur mère sont accueilles au château. Blanche Hottinguer décède en 1951.

En 1942 c’est Pierre Hottinguer qui reçoit Guermantes, lors de son mariage avec Sylvie Feray. Aujourd'hui le château est occupé par un centre de séminaire "ChâteauForm"

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1908 Thiburce Gateau    
1908 1919 Louis Rigal    
1919 mars 1965 André Thierry    
mars 1965 mars 1971 Raoul Mattei    
mars 1971 mars 1977 Joseph Hild    
mars 1977 juin 1995 Christian-Jean Baney    
juin 1995   Guy Jelensperger    
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire et du canton de Thorigny-sur-Marne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
178 151 187 197 203 180 188 188 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
183 166 186 184 165 163 146 164 174
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 161 138 137 167 162 139 139 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
154 169 243 489 1 128 1 392 1 302 1 276 1 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • [néant]

Économie[modifier | modifier le code]

  • [néant]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le 9 janvier 2003, Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans qui revenait de l'école, disparait à Guermantes.
  • En juin 2008 la société Capricorne basée à Thorigny-sur-Marne a installé sur la D35, à l'entrée de Guermantes, un radar pédagogique[3]. Les informations indiquées sont la vitesse, le coût de l'amende et le nombre de points en moins sur le permis de conduire.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • [néant]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. Journal Le Parisien du 8 juillet 2008