13e régiment de dragons parachutistes

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13e Régiment de Dragons Parachutistes
Insigne régimentaire du 13e Régiment de Dragons Parachutistes
Insigne régimentaire du 13e Régiment de Dragons Parachutistes

Période 4 octobre 1676
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment parachutiste dragons
Rôle Renseignement
Effectif Mai 2 014 : (théorique) 751  (réel) 707  prévu d'ici 2 019 : 841[1] personnes
Fait partie de Brigade des forces spéciales terre
Garnison Camp de Souge (Martignas-sur-Jalle)
Devise Au-delà du possible
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Hohenlinden 1800
Austerlitz 1805
Iéna 1806
La Moskova 1812
Ypres 1914
Verdun 1916
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Michel (29 septembre)
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Guerre du Golfe
Guerre d'Afghanistan (2001)
Batailles Bataille de Valmy
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Iéna
Bataille d'Ypres
Bataille de Verdun
Décorations Croix de guerre 1939-1945
une palme
Croix de la Valeur militaire
une palme
Médaille d'or de la Ville de Milan
Commandant colonel Philippe de Montenon

Le 13e régiment de dragons parachutistes (ou 13e RDP) est un régiment français constitué sous l'ancien Régime par le marquis de Barbezières au Languedoc en 1676, et devenu depuis une unité parachutiste. Spécialisé dans le renseignement, il fait partie, depuis 2002, de la Brigade des forces spéciales terre (BFST) et dépend, pour emploi, du Chef d'état-major des armées et, par délégation, de la Direction du renseignement militaire (DRM) ou du Commandement des opérations spéciales (COS)[2]. Le 13e dragons est un des plus anciens régiments de cavalerie français.

Lignage[modifier | modifier le code]

  • 4 octobre 1676 : levée du régiment en Languedoc par le marquis de Barbezières.
  • 1714 : Régiment des Dragons de Goesbriand
  • 12 décembre 1724 : renommé Dragons de Condé[3]
  • 1744 : prend le nom de Régiment de Barteillat[4]
  • 1774 : prend le nom de « Comté-de-Provence », puis la même année de « Dragons de Monsieur ».
  • 1791 : il devient le 13e régiment de dragons.
  • 1815 : dissolution du régiment.
  • 1855 : nouvelle formation sous le nom de régiment de dragons de l'Impératrice en référence à l'Impératrice Eugénie.
  • 1870 : redevient le 13e régiment de dragons.
  • 1936 : mécanisation (chars Somua et Hotchkiss).
  • 1940 : à nouveau dissous après la perte de 90 % de ses effectifs.
  • 1944 : nouvelle formation.
  • 1946 : dissolution.
  • 1948 : nouvelle formation.
  • 1952 : réorganisation du régiment qui prend son nom définitif de 13e régiment de dragons parachutistes.
  • 1955 : il part en Algérie, où il reste jusqu'en 1961.
  • 1963 : le régiment s'installe à Dieuze en tant que régiment d'appui et de recherche dans la profondeur.
  • 2011 : installation au camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle en 2011.

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Certificat de congé absolu, 13e Dragon, de Jean-François Parisot, frimaire An X.

1815 - 1848[modifier | modifier le code]

Régiment dissous.

IIe république et Second Empire[modifier | modifier le code]

Régiment dissous pendant la seconde république.

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

Au 1er août 1870, le régiment de dragons de l'Impératrice fait partie de l'Armée du Rhin.

Avec le régiment de lanciers du colonel de Lathieulade, le régiment de dragons forme la 2e brigade aux ordres du général de France. Cette 2e brigade avec la 1re brigade du général Halna du Frétay, la 3e brigade du général du Preuil, et deux batteries de 4 constituent la division de cavalerie commandée par le général de division Desvaux. Cette division de cavalerie évolue au sein de la Garde Impériale ayant pour commandant en chef le général de division Bourbaki.

Le 28 juillet 1870, le régiment, sous les ordres du colonel Sautereau-Dupart, est en place à Metz.

Au 8 novembre 1870, le 13e régiment de dragons fait partie de l'Armée de Paris.

Avec le 14e régiment de dragons du colonel Bonaparte-Paterson, le 13e forme la 1re brigade aux ordres du général de Gerbrois (du cadre de réserve). Cette 1re brigade avec la 2e brigade du général Cousin constituent la division de cavalerie commandée par le général de Champéron. Cette division de cavalerie évolue au sein du 3e Corps d'Armée ayant pour commandant le général de division d'Exéa-Doumerc. Ce 3e Corps d'Armée fait partie de la 2e Armée ayant pour commandant en chef le général de division Ducrot.

1870 - 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1937, basé à Melun, le régiment est transformé en unité d'automitrailleuse de combat, avec deux escadrons de 20 Hotchkiss H35 et deux autres de 20 Somua S-35, au sein de la toute nouvelle 2e division légère mécanique, où il forme avec 29e régiment de dragons, la 3e brigade légère mécanique.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avec sa division, le 13e régiment de dragons, qui fait partie du corps de cavalerie de la 1re Armée, est encerclé en Belgique, livre la Bataille de Hannut et ses éléments sont évacués à Dunkerque, puis à nouveau déployés en France où ils combattront jusqu'à l'armistice.

Recréée le 16 octobre 1944[5], l’unité est rattachée au printemps 1945 à l’armée commandée par le général de Larminat chargée de la réduction des poches de résistance allemande sur la côte atlantique. Il participe de ce fait à la reconquête de Royan (opération Vénérable), l'île d'Oléron (opération Jupiter), l'encerclement de La Rochelle (opération Mousquetaires), et la libération de la pointe de la Coubre[6].

En mai 1945, le régiment est envoyé en Allemagne. En septembre 1945, il participe à l'occupation du Palatinat rhénan. Il y reste jusqu'à sa dissolution, le 15 avril 1946. Les effectifs restants sont réaffectés au 6e régiment de chasseurs d'Afrique, au 11e chasseurs et à la 25e division aéroportée[7].

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Le régiment devient parachutiste en 1952 et connaît une dernière transformation au début des années 1960[8]. Envoyé en Algérie en 1954, il est intégré à la 25e DP constituée le 1er juin 1956. Le 1er juillet 1957, il est transféré à la 10e DP. Du 1er mai 1961 au 31 juillet 1963, il appartient à la 11 DLI avec les autres régiments paras des 10e et 25e DP (sauf le 1er REP et les 14e et 18e RCP, dissous), dissoutes le 30 avril 1961, après le « putsch des généraux ».

Transformation en unité de renseignement[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, les réflexions sur le combat dans un contexte nucléaire entraînent l'étude des besoins en renseignement du corps de bataille. Un an après l'exercice Javelot II de septembre 1954, qui avait pour but d'engager une brigade légère blindée[9], la 7e DMR met sur pied, lors des manœuvres Éclair de septembre 1955, des commandos de 6 hommes destinés à la recherche du renseignement tactique dans une zone de 5 km à 20 km des contacts et envisage des reconnaissances d'officiers jusqu'à 30 km de profondeur. La recherche sur les arrières immédiats de l'ennemi est recommandée à la réunion des spécialistes du renseignement en octobre 1957. Le colonel Degas, chef du 2e bureau de Baden, envoie à Corte en 1959 une mission de 5 officiers de renseignement afin d'étudier les conditions de vie en zone hostile. Le rapport du lieutenant Faivre, chef de mission, montre l'expérience recueillie en Indochine par le groupement de commandos mixtes aéroportés et en Algérie par le 11e Choc, en particulier pour les caches enterrées, le camouflage des liaisons et les relations dans une équipe isolée.

En avril 1960, en réponse à ce rapport, l'EMAT/2 décide de créer, à Langenargen, une compagnie expérimentale de renseignement à longue distance, la 7e compagnie de Commandos, sous la direction des capitaines Fraisse et Cunty. Elle dépend pour emploi et instruction du général CCFFA. Ses personnels sont brevetés parachutistes par les Allemands à Schongau (Bavière).

Mises au point par la 7e compagnie, les procédures de vie sur les arrières et de codage des messages (type Nogard) sont recueillies par le 13e RDP.

Le CEMAT, général Le Pulloch, décide, le 1er juillet 1963, de « transformer le 13e RDP en régiment de recherche à participation interarmes, et de lui incorporer les effectifs de la 7e compagnie de Commandos[10] ».

En 1964-1965, trois exercices Eugénie sont effectués : 7 puis 16 équipes sont engagées en recherche tactique, en liaison directe avec le corps d'armée. Les rapports du colonel de Courson informent des difficultés du parachutage en zone ennemie et du mauvais fonctionnement des radios (C9 niveau équipe, 399 niveau escadron). L'armée de Terre suit de près la formation du régiment.

En 1968 enfin, la commission consultative permanente sur le « renseignement en campagne » définit les conditions de mise en œuvre du régiment, au niveau du théâtre d'opérations. En attendant la création de la 1re Armée en 1972, l'EMA décide de mettre en œuvre le régiment. Le 13e RDP est alors mis à la disposition de l'armée qui devient la première réserve du théâtre Centre-Europe[11].

Engagement en opérations extérieures[modifier | modifier le code]

À partir de 1977, le 13e RDP est engagé dans des opérations extérieures (OPEX) :

insigne de l'opération Manta 1983 du 13e RDP (Tchad)

Traditions[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Devises du Régiment : « Au-delà du possible » Devise du 3e Escadron " Saepe Aquila, Semper Leo" (Parfois Aigle, Toujours Lion") Devise du 5e escadron : « Quod vis esse velis » (Ce que tu veux être, il faut le vouloir)

Insigne[modifier | modifier le code]

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Description héraldique : Écu de dame de sinople à l’ombre de soleil éteint de vieil ivoire issant de la pointe accompagnée en chef de deux « E » adossés et entrelacés en scriptes d’or brochant sur les raies et chargés en pointe d’un aigle impérial de sable plumeté d’or. À la bordure d’or chargée en flancs, de feuille de lauriers du même et en pointe d’un listel aussi d’or portant le titre « 13e Dragons » en chiffres et en capitales gravées. Pour timbre une couronne impériale d’or brochant sur le chef de l’écu et assortie de deux lambrequins aussi d’or, en forme de banderoles, chargée d’abeille même.

Étendard[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[12],[13]:

Chant[modifier | modifier le code]

Un esprit de tradition

Nous sommes descendants des fiers dragons
De l'Impératrice, nos escadrons
vainqueurs à Austerlitz, à Iéna, La Moskova
Ont fait l'impossible et vont encore bien au-delà

Comme notre griffon
Tour à tour aigle et lion
Nous sommes soldats du ciel et de la terre
Parachutiste un soir
Commando le lendemain
Les armes à la main pour suivre notre destin
Nous irons nous battre un jour
Pour l'honneur et pour l'amour
De la liberté de la patrie

Nous sommes les descendants des fiers dragons
De l'Impératrice, nos escadrons
vainqueurs à Austerlitz, A Iéna, La Moskova
Ont fait l'impossible et vont encore bien au-delà

Ces charges que l'on empoigne
Deviennent nos compagnes
Quand nous partons la nuit vers l'inconnu
Disparaître dans les bois
La mission faisant foi
Dans la pluie, le vent, nous restons à l'affût
C'est ça notre destin
C'est de vivre en clandestin
Silence, discrétion, c'est notre but.

Décorations[modifier | modifier le code]

Le régiment a reçu les décorations suivantes :

Il a pour marraine, depuis avril 1959, Son Altesse Impériale Alix, princesse Napoléon.

Armes d'honneurs (décorations révolutionnaires)[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Brunon, maréchal des logis : Sabre d'Honneur
  • Fievre, Brigadier : Fusil d'Honneur
  • Guillaume Gannard, brigadier : Fusil d'Honneur
  • Jean-Francois Laine, brigadier : Fusil d'Honneur
  • Claude Gondard, brigadier : Légion d'Honneur

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Ancien régime[modifier | modifier le code]

  • 1676 : Marquis de Barbezières -
  • 1678 : Marquis de Fimarcon (mort au champ d'honneur) -
  • 1692 : Marquis de Fimarcon -
  • 1705 : Comte de Fimarcon -
  • 1708 : Marquis de Foy -
  • 1713 : Comte de Châtillon -
  • 1714 : Marquis de Goesbriand
  • 1724 : Le duc de Bourbon[3]
  • 1738 : Marquis d'Argence -
  • 1740 : Chevallier de Mailly -
  • 1744 : Comte d'Egmont -
  • 1753 : Marquis de Marbeuf -
  • 1761 : Comte de Chabrillant -
  • 1763 : Chevalier de Montécler -
  • 1774 : Marquis de La Châtre-Nançay -
  • 1788 : Comte de Damas –

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

(*) Officiers devenu par la suite généraux de brigade, (**) Officiers devenu par la suite généraux de division, (") officiers devenu par la suite Major-général

Colonels tués ou blessés alors qu'ils commandaient le régiment pendant cette période :

  • Colonel de Broc : blessé lors de la bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805
  • Colonel Reiset blessé à trois reprises : mars 1810, 11 août et 15 août 1812
  • Colonel Monginot : blessé le 22 août 1813 et mort des suites de ses blessures le 8 septembre de la même année.

Nombre d'officiers tués ou blessés pendant qu'ils servaient dans le 13e régiment de dragons (entre 1805-1815) :

  • Officiers tués : 7
  • Officier mort des suites de ses blessures : 1
  • Officiers blessés : 54

Restauration[modifier | modifier le code]

  • 1815 : Jean-Baptiste Saviot

IIe République et Second Empire[modifier | modifier le code]

  • 1856 : Crespin -
  • 1861 : Pajol -
  • 1865 : Massue -
  • 1868 : Sautereau Dupart -

IIIe République[modifier | modifier le code]

  • 1870 : Lothe
  • 1871 : Barbault de Lamotte -
  • 1876 : de Villeneuve-Bargemon -
  • 1878 : Humann -
  • 1882 : Letenneur -
  • 1883 : Lacoste de l'Isle -
  • 1890 : de Ganay -
  • 1893 : de Cleric -
  • 1898 : Durand de Villiers -
  • 1902 : Thil -
  • 1906 : Labit -

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1911 : de la Tour -
  • 1915 : Larroque -
  • 1918 : Vuillier -

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • 1919 : Boucher -
  • 1919 : de Gail -
  • 1920 : Dugue Mac Carthy -
  • 1920 : Patissier -
  • 1923 : Cadiot -
  • 1925 : Perrot du Varnay -
  • 1931 : Bret -
  • 1934 : de la Forgue de Bellegarde -
  • 1935 : Bizot Espiard -
  • 1936 : Isengart -

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1939 et 1940 : lieutenant-colonel Juin de Baissé -
  • 1944 : Georges Lesage -

IVe République[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Henry -
  • 1952 : Roland -il devient 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP).
  • 1954 : d'Alançon
  • 1956 : Pallu -

Ve République[modifier | modifier le code]

equipier de recherche
  • 1958 : Pottier -
  • 1960 : du Serech d'Aurimont de Saint-Avit -
  • 1961 : Dunand-Henry -
  • 1963 : de Courson de la Villeneuve -
  • 1965 : d'Harcourt -
  • 1967 : Bizard -
  • 1969 : Morbieu -
  • 1971 : Renaud -
  • 1973 : Faivre -
  • 1975 : Heux -
  • 1977 : Bichon -
  • 1979 : Gomart - son fils commandera le même régiment en 2003.
  • 1981 : Ferron -
  • 1983 : Baleyte -
  • 1985 : Marin -
  • 1987 : Guy Huchet de Quénetain -
  • 1989 : Clément -
  • 1991 : de la Tousche -
  • 1993 : Fleury -
  • 1995 : Lebel -
  • 1997 : Didier Bolelli -
  • 1999 : Lassalle -
  • 2001 : Chandouineau
  • 2003 : Gomart - son père a commandé le même régiment en 1979.
  • 2005 : Liot de Nortbecourt -
  • 2007 : Toujouse -
  • 2009 : Pinczon du Sel
  • 2011 : Segretain du Patis
  • 2013 : Philippe de Montenon

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

  • Pierre Denis de La Châtre (1763-1820), colonel d'Empire.
  • Jean Charles Edmond Wattel (1878-1957), futur général du Cadre noir.
  • Jean Larrieu, (1912-1969), Jedburgh, Force 136, commandant en second entre 1960 et 1963.
  • Edmond Voillaume, frère de l'écrivain René Voillaume et cousin par alliance du général allemand Von Boch, Saint Cyrien de la promotion Mangin, distinguished service cross au titre du 13 RDP (capitaine cdt d'escadron), le 16 avril 1945.

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

banniere

Subordinations[modifier | modifier le code]

Son emploi relève directement du chef d'État-major des armées et, par délégation, du directeur du renseignement militaire (Direction du renseignement militaire) et/ou du commandement des opérations spéciales[15].

Le 13e RDP appartient à la brigade des forces spéciales Terre depuis le 1er juillet 2002 (date de création de la BFST), aux côtés du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine et du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales(ex DAOS).

Composition[modifier | modifier le code]

  • 1er : Escadron d'instruction, surnommé l'"Académie du renseignement". Son but : Former l'ensemble du personnel, militaires du rang ou sous-officiers, aux missions de recherche aéroportée.
  • 2e : Spécialiste milieu nautique (plongeurs Intervention Offensive, nageurs-palmeurs, Kayakistes).
  • 3e : saepe aquila semper leo, spécialiste montagne en milieu grand froid et en zone équatoriale (du Brésil à l'Oural, la montagne et la forêt sont leurs terrains de prédilection).
  • 4e : Spécialiste désert, mobilité et immersion en zone désertique.
  • 5e : Spécialiste 3e dimension, sauts de grande hauteur (HAHO/HALO, jusqu'à 10 000 mètres avec assistance respiratoire)
  • 6e : Spécialiste Transmission et traitement de l'information
  • 7e : USR (Unité Spécialisée de Réserve)
  • ECL : Escadron de Commandement et de Logistique.

En 2003, il dispose de 51 équipes de recherche aéroportée[16].

Son effectif théorique en 2014 est de 751 personnes mais les unités du COS sont en sous-effectifs chroniques depuis 2008 et l'effectif réel en mai 2014 est de 707 personnes. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit une hausse à 841 personnels.

Missions[modifier | modifier le code]

Le 13e régiment de dragons parachutistes est une unité spécialisée dans le renseignement humain en profondeur, au profit des divers états-majors (CEMA, CEMAT, COS).

Ses missions consistent à acquérir le renseignement, en tout temps et en tout lieu, au moyen de petites unités autonomes et discrètes, capables de se positionner au plus près du renseignement à acquérir, et à le transmettre. Pour ce genre de mission, les unités du 13e RDP pratiquent ce qu'elles appellent des « caches », c'est-à-dire des opérations de camouflage de lieux de vie destinés à l'observation et à la transmission, mais ont aussi évolué vers des modes d'action plus modernes et urbains (pose de caméras / capteurs et observation à distance).

Le régiment est officiellement chargé de la recherche de renseignement de portée stratégique, encore que la distinction entre niveaux stratégique / opératif/ tactique soit quelque peu artificielle, et qu'il soit difficile de recueillir du renseignement stratégique en uniforme.

Formation[modifier | modifier le code]

La formation de base des spécialistes de la recherche aéroportée dure environ 18 mois et comprend :

  • la Formation Initiale des Forces Spéciales Terre (13 semaines). FIFST Commune avec le 1er RPIMA.
  • le Brevet Militaire Parachutiste (2 semaines)
  • le stage d'intégration au forces spéciales et préparation à la filière recherche aéroportée (5 semaines)
  • la formation Recherche Aéroportée - Spécialité radio ou observateur en équipe de recherche (46 semaines)

Une fois breveté et affecté dans un des quatre escadrons de recherche, le jeune dragon suit une formation spécifique dans son domaine d'emploi: montagne, jungle, désert et véhicules, chute libre, nautique (palmage, Kayak ou Oxygène).

Au cours de sa carrière, la formation est continue et d'autres brevets et examens doivent être passés, qu'ils soient spécifiques au régiment (stage de chef d'équipe en recherche aéroportée) ou communs avec les autres cursus de l'armée de terre (BSTAT).

Compte tenu de la spécificité du métier et des difficultés de recrutement, les militaires du rang et sous-officiers des équipes de recherche du 13e RDP, qui le souhaitent et qui sont aptes physiquement, peuvent effectuer l'intégralité de leur carrière "opérationnelle" au sein du régiment.

Matériels[modifier | modifier le code]

Comme les autres unités du COS, les dragons utilisent depuis les années 2000 comme armement principal les fusils d'assaut HK416 et SIG 551 en 5,56 mm, le HK417 (7,62 mm) comme fusil de précision "courte" distance, ainsi que la mitrailleuse Minimi en 5,56 et 7,62 pour appui. Les armes de poing les plus répandues en double dotation sont les Glock 17 ou HK USP SD en 9 mm.

Le 13e RDP est doté des matériels les plus en pointe pour les transmissions, l'informatique, et l'observation d'objectif.

Implantation[modifier | modifier le code]

De 1963 à 2011, le 13e RDP était installé à Dieuze dans le Saulnois au sein du parc naturel régional de Lorraine. L'unité ayant été intégrée au COS puis à la BFST, cette implantation ne correspondait plus aux besoins du régiment. Il a depuis juillet 2011 pris ses quartiers en Gironde au Camp de Souge (commune de Martignas-sur-Jalle). Il se rapproche ainsi du commandement et des autres unités de la BFST, de l'ETAP de Pau; ce qui facilite l'entrainement conjoint des unités, des spécialistes montagne (Pyrénées)ou nautique (Atlantique, Garonne); mais également leur projection à partir des BA de Toulouse ou d'Istres.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ordonnance du Roy, portant que le Régiment des Dragons de Condé, cy-devant Goesbriand, prendra rang dans les Dragons après celuy d'Orgléans : du 12 décembre 1724, Imprimerie Royale (Paris),‎ 1724, 2 p. (lire en ligne).
  • Robert Gaget, Au-delà du possible : Recherche du renseignement en régions hostiles, éditions Grancher,‎ 2002 (ISBN 2-7339-0787-5)
  • Christophe Gautier (photogr. José Nicolas et Philippe Poulet), Les Dragons : Soldats de l'ombre, éditions BBK,‎ 2000 (ISBN 2913004075)
  • Véronique Sartini, « Impressionnant 13e RDP », Défense et Sécurité internationale, no 60, juin 2010, p. 72-80
  • Unités décorées dans leur garnison Outre les douze unités décorées, vingt-quatre unités recevront la Croix de la valeur militaire ultérieurement. Le 13e R.D.P page 22.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Reiner, Jacques Gautier, Gérard Larcher, « Le renforcement des forces spéciales françaises, avenir de la guerre ou conséquence de la crise ? », sur Sénat français,‎ 13 mai 2014 (consulté le 1er juin 2014)
  2. Page du « 13 » sur le site du ministère de la Défense
  3. a et b Louis XIV, « Ordonnance du Roy du 12 décembre 1724 », p. 1.
  4. État militaire de 1760 et Louis Joachim Jehannot de Bartillat
  5. Dominique Lormier, Le livre d'or de la Résistance dans le Sud-Ouest, Éditions Sud-Ouest, 2011, pages 380 et 381.
  6. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 51
  7. Dominique Lormier, Ibidem.
  8. http://www.cehd.sga.defense.gouv.fr/IMG/pdf/cahier32partie2.pdf
  9. revue Défense Nationale de janvier, mai et décembre 1954.
  10. http://www.stratisc.org/Faivre_6.htm
  11. Accords Valentin-Ferber de 1975.
  12. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  13. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  14. http://lemamouth.blogspot.com/
  15. Site internet du Ministère de la Défense
  16. [PDF]« Les principaux équipements en service en 2003 dans les forces terrestres », sur Centre de doctrine d'emploi des forces,‎ 2003 (consulté le 6 décembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]