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Livry-Gargan

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Livry-Gargan
L'hôtel-de-ville.
L'hôtel-de-ville.
Blason de Livry-Gargan
Blason
Livry-Gargan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Livry-Gargan (chef-lieu)
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Pierre-Yves Martin
2014-2020
Code postal 93190
Code commune 93046
Démographie
Gentilé Livryens
Population
municipale
42 036 hab. (2011)
Densité 5 696 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 09″ N 2° 32′ 10″ E / 48.91916, 2.5361148° 55′ 09″ Nord 2° 32′ 10″ Est / 48.91916, 2.53611  
Altitude Min. 54 m – Max. 125 m
Superficie 7,38 km2
Localisation

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Livry-Gargan

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Livry-Gargan
Liens
Site web livry-gargan.fr

Livry-Gargan est une commune française située dans le département Seine-Saint-Denis en région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 42 036 habitants. Ses habitants sont appelés les Livryens.

Lieu de séjour de madame de Sévigné à l’abbaye de Livry durant le XVIIe siècle, la commune qui a connu une forte urbanisation pavillonnaire depuis 1875 est ainsi une ville majoritairement pavillonnaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire de Livry-Gargan en rouge.
Localisation de Livry-Gargan dans la petite couronne.

Livry-Gargan s’étend sur 738 hectares, soit environ cinq kilomètres du sud-ouest au nord-est (des Pavillons-sous-Bois à Vaujours) sur 2,8 kilomètres du nord-ouest au sud-est (d’Aulnay-sous-Bois à Clichy-sous-Bois). La commune est bâtie sur le flanc septentrional du coteau gypseux portant la forêt de Bondy et s’étend au nord vers la partie méridionale de la plaine de France, aujourd’hui largement urbanisée.

La commune est limitrophe de :

Livry vers 1870 - Carte de France dite d’état-major

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

L’habitat pavillonnaire est largement prédominant à Livry-Gargan, constituant pas moins de 57,7 % de la surface communale, cependant le type d’urbanisation est variable selon les quartiers. La commune ne comporte que de petits collectifs, ne représentant que 6 % de la surface occupée et aucune tour ni « grand ensemble » ce qui la différencie de la plupart des communes qui l’entourent. Le centre-ville est caractérisé par un mélange de constructions continues basses, de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et de petits immeubles collectifs de quatre étages le plus souvent, mais atteignant parfois huit étages. Ces immeubles sont pour la plupart le résultat de la rénovation du centre-ville engagée durant les années 1960 et 1970. La quasi-totalité du reste de la surface communale est constituée de rues pavillonnaires, loties à partir de la fin du XIXe siècle.

La route nationale 3 en direction de Meaux

Les zones d’activités économiques et commerciales se concentrent aux abords de la route nationale 3, essentiellement à la sortie est de la ville en direction de Meaux[2].

La ville ne comporte pas de quartiers officiellement délimités. On peut néanmoins distinguer : le quartier de Gargan au sud-ouest de la commune, l’Abbaye, quartier pavillonnaire situé au nord-ouest, le Centre-ville, la Barrière à l'intersection des RN3/370, et les zones commerciales ainsi que le quartier pavillonnaire de la Poudrerie à la sortie est de la ville.

Une piste cyclable est en cours d’aménagement entre la RN3 et le parc de la Poudrerie. Fin 2006, cette piste est réalisée à 80 %. La création d’une autre piste cyclable est en cours d’étude, le long de la ligne T4. À noter qu’une piste cyclable de 108 km de longueur est aménagée sur les berges du canal de l’Ourcq du parc de la Villette au département de l’Aisne. Une fraction de cette piste passe sur le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4,7 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +20 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C. Au Bourget, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[3].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France
Neige à Livry-Gargan

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Hier[modifier | modifier le code]

Le terminus du tramway à Livry, au début du XXe siècle

La ligne des Coquetiers

La Ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers) fut construite à l’initiative de Louis-Xavier Gargan afin de desservir son usine. D’abord limitée au trafic des marchandises, la ligne fut ouverte au trafic des voyageurs en 1875 à la demande des habitants du nouveau quartier dit de « Gargan » alors en pleine expansion autour de l’usine. À cette même date que fut créée la « Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay-les-Bondy[4] ».

Le tramway Gargan - Livry

La ligne de tramway à vapeur de Gargan à Livry fonctionna de 1890 à 1930 entre la gare de Gargan et le centre de Livry. Jusqu’en 1914, la ligne, de trois kilomètres et six arrêts intermédiaires, était parcourue en 18 ou 19 minutes par 17 navettes quotidiennes. Elle avait son origine à la gare de Gargan, et terminait rue de Meaux, après le carrefour de la rue Jean-Jacques-Rousseau. Pour aller d’un bout à l’autre de la ligne, les habitants payaient 0,65 franc en première classe, 0,45 franc en seconde classe, 0,30 franc en troisième classe.

Rame des tramways électriques au terminus de Gargan (Chemins de fer Nogentais)

En 1912 le nombre de voyageurs transportés était de 353 000 pour atteindre 516 000 en 1928. Le 28 août 1930, à la suite de la réfection du pavage de la route nationale, et l’exploitation de la ligne se révélant par ailleurs très déficitaire, la municipalité décida avec la compagnie des chemins de fer de l’Est la substitution d’autobus au train qui encombrait la route, et qui occasionnait trop fréquemment des accidents d’où son surnom d’« écraseur » donné par les usagers et les riverains[5].

Les chemins de fer nogentais

La gare de Gargan était également l’un des terminus des tramways électriques exploités par la compagnie des Chemins de fer nogentais (CFN).

La voie Schaecher

À hauteur du boulevard Berteaux et de l’avenue Turgot, la Ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers) était coupée par une voie édifiée par la compagnie Schaecher et Letellier afin de relier la plâtrière de la Fosse-Maussoin qu’ils exploitaient à Clichy-sous-Bois au canal de l’Ourcq afin d’acheminer leur production.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan est desservie par la ligne B du RER à la gare de Sevran - Livry (branche B5 terminus Mitry-Claye), située sur le territoire de la commune voisine de Sevran. La ville est également desservie depuis 1875 par la ligne dite des Coquetiers, devenue en novembre 2006 après trente-cinq mois de fermeture et de travaux d’adaptation, la ligne (T)(4). C’est également la première ligne de tram-train entièrement française. Trois stations de cette ligne desservent la commune :

Un débranchement du (T)(4) vers le plateau de Clichy-Montfermeil est projeté, il emprunterait une partie de la voirie communale dans le quartier de Gargan ainsi que la route nationale 3. Mais ce tracé suscite l’opposition du maire de Livry-Gargan, semble-t-il soucieux de ne pas se mettre à dos des riverains farouchement opposés à cette extension à proximité des prochaines échéances municipales. Au cœur des enjeux électoraux de 2007, le projet a en revanche le soutien des socialistes Claude Dilain, Gilbert Roger, Pascal Popelin (adjoint au maire) comme des UMP Xavier Lemoine et Éric Raoult[6].

La ville est également desservie par les lignes de (BUS) RATP 146 147 234 347 et Noctilien (N) N41 de la RATP, les bus TRA (Transdev) lignes (BUS) TRA 601 605 613 623. Une navette municipale parcourt par ailleurs la ville.

Le territoire de la commune est traversé dans toute sa longueur (sud-ouest/nord-est) par la route nationale 3 (Paris - Meaux - Sarrebruck), à quatre voies de Paris à Claye-Souilly (Seine-et-Marne). La route nationale 370 dont les travaux ont débuté en novembre 1997, (Ézanville - Aulnay-sous-Bois - Noisy-le-Grand) la traverse également, dans le sens nord-ouest/sud-est.

La commune a adhéré à l'« Association des maires pour la défense de la ligne du RER B et la promotion du transport public », proposition faite par Alain Calmat[7]. Cette association, qui compte quinze communes, réclame 500 millions d'euros pour la rénovation de la ligne B du RER, ligne sur laquelle devrait passer le CDG Express à partir de 2012.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le quartier Bellevue
Immeuble Rue du Château

Livry-Gargan comptait en 2006 17 955 logements. L’âge moyen du parc immobilier est proche des tendances régionales, cependant les constructions neuves sont un peu plus présentes que la moyenne de la région : en 2006, 15,7 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre seulement 12,6 % en Île-de-France. De même, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 23,6 % du parc contre 31,1 % pour la moyenne régionale francilienne.

95,7 % des logements sont des résidences principales. Ils sont répartis à 43,2 % en maisons individuelles et à 56,4 % en appartements (respectivement 26,9 % et 70,1 % dans la région). 62,5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 34,5 % qui ne sont que locataires (respectivement 47,2 % et 49,3 % dans la région)[8],[9].

En 1996, le programme PLH (Programme Local de l'Habitat) a été voté : il avait pour but de préserver l'habitat pavillonnaire de la commune et de répondre à la demande croissante des logements sociaux. Ce programme a été maintenu pendant cinq ans.

À noter qu’avec 1874 logements HLM soit 12,2 % du parc en 1999 (23,4 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. Ce taux de logement social est nettement supérieur dans la plupart des communes environnantes : 30,2 % à Clichy-sous-Bois et jusqu’à 38,8 % à Sevran, a contrario seulement 4,8 % au Raincy, montrant ainsi la situation sociale de Livry-Gargan : une commune à la population plus modeste que sa voisine bourgeoise Le Raincy mais plus aisée que la moyenne de ce secteur de la Seine-Saint-Denis.

La plupart des habitations possèdent trois pièces (29,6 %), ou quatre pièces (23 %), puis deux pièces (21 %). Les petits et grands logements restent minoritaires (studios : 7,2 % ; logements de cinq pièces ou plus : 19 %). La ville possède par conséquent des habitations légèrement plus grandes que la moyenne régionale.

En 1999, les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2,6 % du parc régional, mais seulement 1,2 % à Livry-Gargan. Les logements de la commune possèdent également plus de garages et de boxes qu’ailleurs, avec 68,1 % de logements équipés contre 49,8 % en moyenne régionale.

Livry-Gargan est ainsi une commune à l’habitat pavillonnaire largement majoritaire, caractérisée par un niveau élevé de propriété privée et un confort des logements globalement supérieur à la moyenne régionale[10],[11].

En 2006, près de 556 logements sociaux ont été bâtis dans la commune.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan tire son nom soit de Livriacum, villa gallo-romaine d’un certain Liberius[réf. nécessaire]

La mention Gargan, nom du premier industriel de la ville, fut ajoutée en 1912 car désignant les nouveaux quartiers créés à partir de sa propriété[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Aucun objet antique n'a été découvert dans la région de Livry. Il est donc difficile de savoir si le territoire fut occupé avant la conquête de la Gaule[13].

Mais l'origine du peuplement de la ville est certaine : elle remonte au défrichement de la forêt de Bondy.

Le village se serait développé le long d'une route ancienne, construite par les Gaulois et aménagée par les Romains, qui traversait Livry : l'actuelle Route nationale 3. Cette route passait devant une clairière de la Forêt de Bondy, où une exploitation agricole était installée : la villa gallo-romaine de Liberius[14].

L’historien Camille Jullian, du Collège de France, fit des travaux de recherche sur les villas romaines de la forêt et notamment sur cette villa et sur son vaste domaine gallo-romain qui se nommait *Liberiacum, du nom de son propriétaire Liberius, suivi du suffixe d'origine gauloise -acum qui marque la propriété.etc

Comme tant d’autres, le domaine fut saccagé lors des invasions barbares du Ve siècle et ce n’est qu’à la fin du XIe siècle que l’on trouve les traces de Livriacus et que le nom est attesté sous cette latinisation médiévale. C'est à ce moment précis, que commence l’histoire connue de Livry[14].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La maison seigneuriale de Livry (gravure de 1648)

À la fin du XIè siècle, une communauté religieuse y est mentionnée Notre-Dame-du Breuil, ou Notre-Dame des Brûlis. Le mot "Brûlis", signifiant "bois incendiés", nous indique que le défrichement de la forêt de Bondy s'effectuait déjà au profit d'une agriculture expansive.

Au XIIe siècle, Livry était sous régime féodal, mais contrairement à certains villages de la région, le terroir n’était pas morcelé en plusieurs fiefs. Guillaume de Garlande, chancelier de France, et seigneur de Livry et de Garlande-en-Brie[15], y construisit un manoir. Quelques habitations de serfs se regroupèrent alors autour du château. Le seigneur était très apprécié du peuple, grâce aux donations qu'il fit en 1111 au monastère de Saint-Martin-des-Champs.

Guillaume de Garlande eut quatre fils, dont Étienne de Garlande, qui prit part à un des événements les plus marquants de Livry, alors mentionné Livry-en-l'Aulnoye par l'abbé Lebeuf, au XIIIè siècle. Sénéchal et chancelier de France, il était une des personnalités les plus importantes à la Cour de Louis VI le Gros. En 1127, il tomba en disgrâce, quitta la Cour à la demande de la reine Alix de Savoie. Il transmit alors sa dignité de sénéchal à son neveu. En désaccord, Louis VI assiégea son château puis le fit raser. Étienne de Garlande le fit reconstruire et entoura le village de murs[16].

L'abbaye de Livry, fondée en 1186, fut détruite à la Révolution.

En 1200, Guillaume IV de Garlande, fils d'Étienne de Garlande, vainqueur des Anglais à Mantes en 1188, aidé par les donations de Philippe Auguste, fit bâtir près de la tombe de son père, l’abbaye Notre-Dame de Livry. Cette dernière fut desservie par les chanoines réguliers de Saint Augustin en 1197. L’église fut dédiée à Notre-Dame.

En 1213, la dernière titulaire du nom, Mahaut de Garlande épousa le comte Henri IV de Grandpré. La châtellenie de Livry devint la propriété de la famille Grandpré pendant une soixantaine d'années. En 1285, le roi de France, Philippe le Hardi leur acheta le château et la terre, alors laissés à l'abandon. Il les offrit à un fidèle serviteur, Pierre de Chambly, accompagnés de la concession de Coubron et d'Aulnay. Philippe le Bel était à Livry en 1305 et 1311, et Philippe le Long en 1317. En 1317, le fils aîné, Pierre de Chambly hérita des biens. C'est donc au tout début du XIVe siècle, que les terres de Coubron et d'Aulnay furent rattachées à celles de Livry.

Du XVe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Abbaye de Livry vers 1900
Livry vers 1780 (carte de Cassini)

Propriété des Chambly au XVe siècle, la seigneurie de Livry et de Coubron fut donnée à Guiot de Chambly, seul héritier en 1412.

Onze ans plus tard, ce dernier céda une partie à Maître Hugues Rapiot, alors président des requêtes du Palais. En 1425, il posséda l'ensemble de la seigneurie.

En 1473, le Comte de Dammartin reprit le domaine, alors pillé et détruit par la Guerre de Cent Ans. Ne pouvant s'occuper de ses biens, il confia la gestion au seigneur de Villemomble à partir de 1479.

En 1499, à sa mort, les biens furent cédés au fils du seigneur gestionnaire, Simon Sanguin, bourgeois de Paris.

En 1510, cette terre passa à la famille Sanguin de Paris, qui y fit construire un château.

En 1518, Nicolas Sanguin, fils de Simon Sanguin, ne mentionna, devant la Cour des comptes, que les terres de Livry et omit de parler de Coubron. C'est à partir de cette époque, que la scission entre les deux domaines se fit.

En 1574, le domaine connut deux seigneurs : Jacques Sanguin et Georges le Picart, un de ses neveux. Ce partage entraîna de nombreux conflits qui ne furent résolus par la mort de Jacques Sanguin. Un de ses fils, Jacques II Sanguin hérita d'une moitié du domaine, et Anne de Picart, de l'autre moitié. Mais en 1620, Jacques II Sanguin réussit à récupérer le domaine entier, grâce au soutien de Louis XIII[17].

De 1624 à 1686, Christophe de Coulanges fut titulaire de l’abbaye. Il était l’oncle et tuteur de Marie de Rabutin-Chantal, devenue en 1644, marquise de Sévigné. Madame de Sévigné, passa sa jeunesse à l’abbaye et revint souvent après la mort de son mari. Elle y écrivit de nombreuses lettres (Lettres de la Marquise de Sévigné), dans lesquelles elle ne tarissait pas d’éloges sur Livry[7]. Il est vrai que ce petit village, qui s’appelait encore Livry en Aulnoye, situé sur le vieux chemin d’Allemagne, au cœur de l’antique forêt de Bondy et du Pays d’Aulnoye, devait être bien sympathique au XVIIe siècle. Sa situation élevée, offrait alors aux visiteurs quelques beaux panoramas.

En 1661, le comte Godefroi d'Estrades, ambassadeur de France en Angleterre, acquit la seigneurie. Il la revendit en 1663, au marquis de Mailly, capitaine de chasse de Livry et Bondy. Le marquis établit alors un plan terrier de la ville, ce qui permettait une visite touristique de la seigneurie. Mais le marquis finit par démissionner, et Jacques Sanguin retrouva ses terres. En 1676, il devint maître d'hôtel de Louis XIV et entretint une relation amicale avec Madame de Sévigné qui l'avait en estime. Il décéda en 1680. Ce fut son fils, Louis Sanguin qui hérita du patrimoine. En 1688, il obtint du roi que ses terres deviennent un marquisat. Ce fut à cette époque que le Dauphin séjourna brièvement au château, le temps d'une splendide fête en son honneur.

Six ans plus tard, Louis Sanguin acquit le domaine du Raincy, obtint du roi l'union des terres de Livry et celles du Raincy et vendit le château de Livry. Il mourut en 1723, et son fils, Louis Sanguin, deuxième du nom hérita. Lieutenant général des armées du roi, il obtint la charge de son père : maître d'hôtel du roi. Il vécut à Livry-le-Château, où il reçut d'illustres personnages, tels que le tsar Pierre le Grand, le poète Alexis Piron. Il mourut en 1717, et ses enfants dilapidèrent sa fortune. Le dernier petit-fils céda le domaine au Duc d'Orléans, le futur Philippe-Égalité, en 1769. En 1784, la seigneurie appartenait à Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui résidait au château du Raincy. Antoinette Sanguin fille de Antoine Sanguin et de Marie Simon, grand prévôt de Chablis[18], co-seigneur de Livry (avec son frère Jacques) épouse Nicolas de Pardieu[19].

En 1789, Louis XVI promit la réunion des États Généraux. Le 16 avril, l'assemblée municipale rédigea le Cahier de Doléances[20], sur lequel vingt-six signataires apposèrent leur nom. Ce cahier réclamait l'abolition des capitaineries de chasse, revendiquait la propriété des arbres le long des chemins, les droits des habitants sur la forêt, la destruction du gibier, le droit du colombier, la nécessité d'avoir un vicaire, et un marché qui satisfasse le public. Quelques mois plus tard, la Révolution éclata. Le 19 novembre de la même année, un décret ordonna la vente des biens du clergé. Celle-ci eut lieu un an plus tard. Le 7 janvier 1790, un décret créa le canton de Livry au sein du département de la Seine et de l'Oise. Cette même année, la ville connut son premier maire, Joseph Dufaut.

De la Révolution française à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Livry - rue de l’église et la mairie, vers 1900
L'avenue Victor-Hugo, vers 1904.
Les rails sont ceux de la compagnie des tramways de l'Est parisien.

À la Révolution, le village se présente comme une petite agglomération de 1 500 âmes à l’orée de la forêt et entourée de quatre grandes propriétés : l’abbaye, le domaine seigneurial, l’Écu de France et le Grand Berceau. La paroisse de Livry dépend alors du doyenné de Chelles et de la généralité de Paris. Ses habitants vivent pour l’essentiel de l’agriculture sur de petites parcelles, de petits labours, de l’élevage laitier et de la viticulture en particulier. Une plâtrière apporte également un complément d’activité non négligeable.

Le 25 juin 1791, Le cortège ramenant Louis XVI de Varennes traversa Livry par la grande route de Meaux à Paris. Les Livryens, curieux, se massèrent sur le parcours, et regardèrent le cortège passer, « le chapeau sur la tête, tout en gardant un lugubre silence, conformément à cet ordre affiché et répété sur tout le passage du roi » (Mémoires du Général Paul Thiébault)[21],[22].

En 1792, Blaquière succéda au premier maire de la commune. Quelques mois plus tard, la Convention s'établit dans le pays. Le 26 août 1792, neuf citoyens (dont trois Livryens) furent élus à l'assemblée cantonale de Livry. En 1793, de nouvelles élections ont lieu. Mais les municipalités virent leurs existences abrégées sans doute par la chute de Robespierre. De nouvelles élections eurent lieu, et certains membres des assemblées précédentes y participèrent. Parallèlement, la disette fit de nombreux dégâts dans les campagnes.

Le 9 septembre 1795 (22 fructidor an III), de nouvelles élections cantonales amenèrent le Directoire. Peltier, alors maire de la commune, en désaccord avec les idées prônées, démissionna et fut remplacé par Blondel, procureur de Livry et réélu aux élections de 1797. Le coup d'État du 18 fructidor entraîna des élections, qui furent annulées successivement. En 1798, Grivellé fut élu et stabilisa la situation tant politique qu'économique de la ville.

À cette période, la nouvelle assemblée obligea les membres du clergé à prêter serment à la Constitution. Puis la Convention tenta de remplacer le culte catholique par celui de la Déesse de la Raison, puis par le culte de l'Être Suprême. Sans succès. Parallèlement, les bâtiments conventuels de l’abbaye furent détruits et les biens nationaux vendus (les meubles, les cloches, les livres, l’horloge, etc.) ; seule la maison abbatiale fut épargnée et achetée par l’amiral Jacob, ministre de la Marine, où il se retira en 1842 et y mourut en 1854. La maison fut démolie en 1924 et les derniers restes de l’abbaye disparurent en 1962.

En 1800, la vie politique de Livry changea radicalement. Le 28 pluviôse (17 février), la loi divisa le département en arrondissements, créant ainsi l'arrondissement de Pontoise. Le canton de Livry en fit partie mais ses communes (Livry, Tremblay, Villepinte, Sevran, Vaujours, Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Gagny, Neuilly-sur-Marne, Gournay, Noisy-le-Grand) furent réunies au canton de Gonesse.

En 1802, débuta le creusement du Canal de l'Ourcq. L'idée de ce canal remonterait au XVIe siècle, sous le règne de François Ier, puis reprise sous le règne de Louis XIV, en 1673. Napoléon Ier confia les travaux à Pierre-Simon Girard, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. Les travaux commencèrent le 23 septembre 1802. Le 2 décembre 1808, les eaux arrivèrent à Paris. Le canal fut terminé en 1822[23].

En 1805, le comte Dillon fut élu maire de Livry et résida au château. Il devint maréchal de camp.

Le comte d’Artois, futur Charles X, y arriva le 11 avril 1814, et s'arrêta au château du comte Damas.

En 1860, un industriel, Louis-Xavier Gargan, acheta un terrain boisé le long de la route de Meaux puis y édifia une scierie mécanique, à l’angle des actuels boulevards de la République et Marx-Dormoy. Autour, apparut rapidement un nouveau quartier.

En 1869, le territoire de la commune fut amputé par la création de la commune du Raincy. Dès lors, une rivalité s’établit entre les deux communes. De nombreuses notabilités désertèrent Livry, dénoncées par « Les lamentations de Tardu[24] ».

Les carrières de gypse de Livry-Gargan, au tout début du XXe siècle

En 1870, l’invasion prussienne débuta : Livry souffrit beaucoup et vit les usines Gargan saccagées et ses arbres coupés. L'occupation dura du 19 septembre 1870 au 24 septembre 1871. La voie ferrée de la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers)[25] vit le jour en 1875 et desservit le nouveau quartier de Gargan.

En juillet 1912, un décret ministériel institua le nom de « Livry-Gargan », officialisant un nom entré dans le langage local pour désigner les lotissements édifiés autour de l’usine de l’industriel de la ville Louis-Xavier Gargan. Ce choix ne fit pas l’unanimité, beaucoup ayant préféré le nom de « Livry-Sévigné ». Mais la Première Guerre mondiale effaça momentanément cette dissension.

Le 3 septembre 1914, 250 hommes de réserve appartenant au 10e régiment de hussards passèrent par Livry-Gargan et se dirigèrent vers Aulnay. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, les Livryens furent réveillés par 500 taxis parisiens, les célèbres « taxis de la Marne[26] » qui, partis de Gagny, transportaient chacun 500 combattants jusqu’à Nanteuil-le-Haudouin. Le 13 septembre, les Allemands se replièrent.

De la Première Guerre mondiale à nos jours[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, le nombre des maisons doubla passant de 2 822 en 1921 à 4 751 en 1931. De même, la population augmenta considérablement passant de 11 752 habitants en 1921 à 21 213 en 1931[27]. À cette époque, Livry-Gargan était déjà une vraie ville de banlieue, avec ses lotissements, ses écoles, ses travaux de voirie, etc. Mais la guerre de 1939 ralentit considérablement cette progression.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l’été 1940, quelques Livryens résolus, dont Camille Nicolas, décidèrent de résister à l’occupant allemand. Ils créèrent le réseau M-4.

En 1942, les réseaux de résistance étaient bien organisés, jusqu’en décembre 1943, où certains résistants furent arrêtés par la Gestapo. Plusieurs élus communistes ont été fusillés dont Lucien Michard au Mont-Valérien en 1942[28], ancien président du groupe communiste avant la guerre et Eugène Massé secrétaire de la section du PCF.

En juillet 1944, Maurice Carité, ancien rédacteur à L’Aube et chef de la résistance de Livry, organisa plusieurs réunions du C.N.R. (Conseil national de la Résistance, présidé par Jean Moulin, jusqu’en 1943) à Livry, au bureau de la Maison de Famille (à l’angle du boulevard Jean-Jaurès et de l’avenue Vauban). Les résistants de la compagnie Robespierre menèrent assez tardivement, en juin 1944, des actions de sabotage à Sevran et Livry-Gargan notamment. Ces jeunes francs-tireurs et partisans (FTP) commandés par Louis Hême, animateur de la résistance locale, menèrent à la suite de ces actions un combat armé contre les troupes allemandes qui facilita l’arrivée des premiers Américains. Les combats de la libération des 27, 28 et 29 août 1944 firent plusieurs victimes ; ils eurent lieu sur le site de l’actuel hypermarché Cora à la sortie Est de la ville. Livry-Gargan fut ainsi libérée par les Américains le 27 août 1944[29].

De 1945 à 1947 le comité de libération présidé par Gabriel Beillon assura la gestion municipale à laquelle participait le champion cycliste Antonin Magne. Mais l’alliance de la gauche (SFIO) avec la droite (MRP) redonna alors le pouvoir à la SFIO. En 1971 la droite locale rompit son alliance et mena sous le sigle « UCMPT » une violente campagne contre la gestion municipale du maire socialiste Alfred-Marcel Vincent. Depuis lors, la ville fut gérée par l’union de la gauche (majorité socialiste).

Après la Seconde Guerre mondiale, la commune s’urbanisa fortement, par le lotissement de ses grandes propriétés en particulier celle de l’abbaye. En 1954, le quartier de l’abbaye avait encore un caractère de hameau. Néanmoins, la ville conserva un caractère vert par la présence de nombreux parcs et jardins, et son urbanisation, essentiellement pavillonnaire, n’ayant pas été bouleversée par l’édification de « grands ensembles » comme dans de nombreuses communes voisines.

Les émeutes de novembre 2005 ont commencé de fait à Livry-Gargan : les trois jeunes poursuivis par la police ont été signalés par un habitant de la ville[réf. nécessaire] rôdant autour d’un chantier, à proximité du stade Alfred Marcel Vincent dont ils revenaient à pied vers leurs domiciles de Clichy-sous-Bois, la commune voisine. Durant ces émeutes urbaines, les deux collèges de la ville ainsi que le gymnase A.-M. Vincent et un autre bâtiment municipal[réf. nécessaire] ont subi quelques dégâts restés relativement « mineurs » (de l’ordre de quelques dizaines de milliers d’euros selon la commune[réf. nécessaire]), en particulier en comparaison avec la plupart des villes voisines (Sevran, Aulnay-sous-Bois ou Clichy-sous-Bois) qui ont comptabilisé de nombreuses destructions de biens publics ou privés.

Seigneurs de Livry[modifier | modifier le code]

Exploitation des eaux[modifier | modifier le code]

En 1878, Livry voulut concurrencer Enghien-les-Bains en exploitant la source de l’actuel lac de Sévigné. Le maire de Livry fit construire une station thermale appelée « Sévigné-les-Eaux » (à l’angle de la rue Stalingrad et de l’allée Jeanne), ainsi que deux hospices, pour le traitement des maladies du larynx et de la poitrine. Mais les thermes n’eurent pas le succès escompté. En 1912, le conseil municipal sollicita la reconnaissance de la commune comme « station hydrominérale ». Mais par décret, du 17 novembre 1912, l’Académie de médecine et le Conseil d’hygiène refusèrent, et la proposition fut rejetée par le Conseil d’État et le gouvernement. Selon la rumeur, cette décision fut influencée par les dirigeants politiques d’Enghien-les-Bains. Aujourd'hui, le siège de la société d'exploitation des eaux sulfureuses (qui perdura de 1893 à 1912) abrite le siège de l'Inspection académique de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L’hôtel-de-ville de Livry-Gargan
Logo ville de Livry-Gargan.gif

Le canton de Livry-Gargan est formé par cette seule commune. La ville n’est membre d’aucune communauté d’agglomération fin 2006. Ancienne commune du département de Seine-et-Oise, la ville est devenue une des quarante communes du nouveau département de la Seine-Saint-Denis le 1er janvier 1968.

La ville fait partie de la XIIe circonscription de la Seine-Saint-Denis (avec Clichy-sous-Bois - Coubron - Montfermeil - Le Raincy et Vaujours). Le député de cette circonscription est Pascal Popelin.

Livry-Gargan abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : deux bureaux de poste, une caserne de sapeurs-pompiers, un commissariat de police, une police municipale, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence nationale pour l’emploi (ANPE), un accueil ASSEDIC, un centre de sécurité sociale, un point d’accueil EDF-GDF, etc.

Livry-Gargan fait partie de la juridiction d’instance du Raincy, et de grande instance ainsi que de commerce de Bobigny.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Livry-Gargan a longtemps été une ville socialiste, les électeurs ayant continuellement renouvelé leur soutien aux majorités municipales socialistes depuis 1961 et de gauche depuis 1919.

Aux municipales de 2001, Alain Calmat, tête de liste DVG est réélu au premier tour avec 54,67 % des suffrages, soit 6 493 voix. Pascal Popelin, adjoint au maire PS chargé des finances et des affaires économiques est réélu conseiller général du canton de Livry-Gargan. Il est reconduit vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis[30].

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 22,1 %, suivi de Jacques Chirac avec 17,9 %, Lionel Jospin avec 16,6 % puis Jean-Pierre Chevènement avec 7,1 %, François Bayrou avec 6,4 % et Arlette Laguiller avec 5,5 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 79,1 % pour Jacques Chirac contre 20,9 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 20,7 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant trois points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen[31].

En 1995, les Lyvriens avaient préféré au second tour de l’élection présidentielle Jacques Chirac (55,94 %) à Lionel Jospin (44,06 %)[32].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Livryens ont voté Non à 59,16 % contre 40,84 % de Oui avec un taux d’abstention de 32,18 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont conformes à la tendance départementale (Non à 61,52 % ; Oui à 38,48 %) mais à peu près inverse aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %) démontrant le caractère populaire de la ville, les votes négatifs ayant été majoritairement le fait de l’électorat le plus modeste en France selon les analystes[33].

Cependant, lors de l'élection présidentielle de 2007, les habitants de Livry-Gargan ont nettement voté en faveur de Nicolas Sarkozy contre sa concurrente Ségolène Royal, cette dernière obtenant 43,42 % des suffrages contre 56,58 % pour Nicolas Sarkozy[34].

Aux élections municipales de 2008, la liste conduite par Alain Calmat DVG est réélue au premier tour avec 63,58 % des suffrages[35].

Aux élections législatives françaises de 2012, Pascal Popelin bat le sortant UMP Éric Raoult et confirme l'ancrage de la ville à gauche[36].

Aux municipales de 2014, la liste conduite par Pierre-Yves Martin (UMP-UDI) l'emporte face au maire sortant, Alain Calmat, avec 56,16 % des suffrages.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours
(au 8 avril 2014)
Pierre-Yves Martin[37] UMP  
1995 2014 Alain Calmat DVG Ancien député et ancien ministre délégué à la jeunesse et aux sports
1961 1995 Alfred-Marcel Vincent PS Conseiller général
1947 1961 César Collavéri SFIO Conseiller général
1945 1947 Gabriel Beillon PCF  
1919 1945 Émile Gérard SFIO  

Le conseil municipal[modifier | modifier le code]

Parc de la mairie

Le conseil municipal est composé de trente-neuf conseillers municipaux (dont onze sont adjoints au maire), proportionnellement au nombre d’habitants.

Le conseil municipal des jeunes a été voulu et annoncé par Alain Calmat en 1995 et mis en place par Albert Derrien, conseiller municipal, en février 1996. Il est composé de trente-cinq enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions : sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Livry-Gargan. La commune a ainsi fêté les dix ans d'existence du CMJ.

Le budget[modifier | modifier le code]

Lors du vote du budget 2006, de nombreuses dépenses ont été prévues : 5,4 millions d’euros pour l’équipement, et 479 000 euros pour des acquisitions foncières (notamment pour les logements sociaux). 2,2 millions d’euros sont destinés au remboursement de la dette, estimée au 1er janvier 2006 à 15,9 millions d’euros. D’autres investissements ont lieu notamment pour l’amélioration du cadre de la vie et de l’environnement, à hauteur de 2,6 millions d’euros; pour l’animation de la ville, le développement du sport, de la culture, de la vie associative, à hauteur de 1,3 million d’euros ; pour l’éducation et l’amélioration du cadre scolaire, s’élevant à 1 million d’euros ; pour l’amélioration des équipements et des politiques sociales à hauteur de 180 000 euros; pour le fonctionnement et la modernisation du service public s’élevant à 900 000 euros[39].

La fiscalité directe locale se situe dans la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Le taux de taxe d’habitation de 15,66 % en 2003 n’a pas été augmenté depuis quatre années ce qui traduit une volonté municipale de ne pas accroître la pression fiscale. Ce taux a été reconduit lors du vote du budget 2007. En revanche, le taux départemental de 6,53 % en 2005 a été augmenté de 9,49 % lors du vote du budget 2007 ce qui le porte à un taux d’imposition de 7,15 % de la valeur locative[40].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan a adhéré à l'association « Une eau pour tous - objectif 2010[7],[41] », par vote du conseil municipal. Cette association a pour objectif de mettre en place une capacité d'expertise indépendante sur les conditions de fourniture de l'eau, dans la mesure où le contrat de régie prendra fin en 2010 entre le SEDIF[42] et Veolia Environnement[43].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan regroupe une caserne de pompiers (rue Voltaire), un commissariat de police (place François-Mitterrand), une gendarmerie (allée Théophile-Binet) et une police municipale (allée de Stalingrad).

Le taux de criminalité de la commune est de 81,63 actes pour 1 000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005, incluant Coubron et Vaujours dépendant de la même circonscription de police)[44], avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 26,13 %, ce qui est très légèrement inférieur à la moyenne nationale (83 / 1 000), et nettement inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95,67 / 1 000. Le taux de criminalité des principales villes voisines est supérieur : Aulnay-sous-Bois et Sevran atteignent 89,16 / 1 000 ; Le Raincy et Clichy-sous-Bois 84 / 1 000 et Saint-Denis près du double avec 150,71 / 1 000. Ce taux est néanmoins nettement supérieur à Gagny et Montfermeil avec 59,78 / 1 000[45] ou Neuilly-sur-Marne et Neuilly-Plaisance avec 68,41 / 1 000[46].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan a connu plusieurs phases successives d’urbanisation qui amenèrent une augmentation notable de la population.

Une première vague fait suite à l’industrialisation de la commune dans les années 1870 et à la construction de lotissements afin de loger la population ouvrière. Ainsi, la commune a vu sa population décupler en à peine cinquante ans, de 2195 habitants en 1876 à 21 366 en 1931. Après une stabilisation durant une vingtaine d’années, une seconde phase d’augmentation après la Seconde Guerre mondiale fait suite à la poursuite de l’urbanisation de la commune avec des immeubles collectifs, comme la plupart des communes urbaines de l’agglomération parisienne. Cette « modernisation » de la ville selon les idées de l’époque, sous l’impulsion du maire César Collavéri, fait passer la population de 20 698 habitants en 1946 à 32 063 en 1968. Après vingt années de stabilisation, une troisième phase d’augmentation a lieu depuis les années 1980. Elle est la conséquence du remplacement de pavillons individuels ou de friches industrielles par de petits collectifs, et a fait augmenter la population de la ville de 32 778 habitants en 1982 à 41 893 en 2007[47].


En 2011, la commune comptait 42 036 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
912 796 853 720 975 1 022 1 012 1 078 1 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 369 2 207 2 918 1 792 2 195 2 825 3 062 3 238 4 056
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 188 6 673 8 872 11 573 16 869 21 366 20 970 20 698 25 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
29 679 32 063 32 917 32 778 35 387 37 288 41 556 42 036 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2004[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

La pyramide des âges de la commune suit globalement la tendance régionale, avec cependant quelques légères nuances. La ville, comme la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des adolescents et jeunes adultes (15 à 29 ans) régresser entre les deux recensements de 1999 et 2006. Le nombre d’enfants en revanche reste stable. A contrario, la part des 45 à 75 ans a connu une augmentation de deux points en moyenne entre les deux recensements, tout à fait conforme à la moyenne régionale. Seule la tranche des 60 à 74 ans est surreprésentée par rapport à la moyenne de la région, à raison d'un point supplémentaire (10,2 % des hommes et 12 % des femmes à Livry-Gargan, contre respectivement 10,2 % et 10,9 % en Île-de-France).

En 1999, la pyramide des âges de la population de Livry-Gargan est à peu près conforme à la moyenne régionale pour la part des moins de 15 ans, mais connaît un léger déficit dans la tranche des 15 à 44 ans, et une surreprésentation des plus de 60 ans[50],[51].

La population au recensement de 2006 comptait 52 % de femmes et 48 % d’hommes.

Répartition par âge en 1975 :

  • de 0 à 19 ans : 27,6 % ;
  • de 20 à 64 ans : 59,7 % ;
  • de 65 ans et plus : 12,7 %.

Répartition par âge en 2006 :

  • de 0 à 19 ans : 24,9 % ;
  • de 20 à 64 ans : 60,9 % ;
  • de 65 ans et plus : 14,2 %.

Immigration[modifier | modifier le code]

C'est au XXe siècle, que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d'œuvre saisonnière, etc. La Seine-et-Oise et notamment Livry-Gargan accueillent alors une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915[52] ; et une communauté italienne entre les années 1930 et 1950[53],[54]. Elle accueille également une forte population d'origine africaine à Pierre Mendès-France (l'Abbaye)[réf. nécessaire].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école Jacob
L’IUFM

Enseignement public

La ville de Livry-Gargan relève de l’académie de Créteil[55]. Grâce à la générosité du vice-amiral Jacob, Livry construit un groupe scolaire très important à partir de 1888. En 1902, les écoles Jacob comptaient 184 garçons et 108 filles. Les groupes scolaires Jacob et Gutenberg (anciennement « Abbaye ») devenant insuffisants pour accueillir tous les enfants, d’autres écoles furent construites : « Sévigné-Rougemont » (future école Jean Jaurès). De 1932 à 1935, d’autres écoles virent le jour : « Bayard », « Gutenberg », « Vauban ». Livry-Gargan compte deux collèges en 2006, mais un troisième établissement sera mis en chantier début 2007 à hauteur du golf de la Poudrerie. Le 10 décembre 2006, la première pierre d'un nouvel établissement franco-arménien a été posée (« dans le cadre de l'amitié qui lie les deux pays[56] »). Cet établissement offrira un enseignement primaire et secondaire.

Ces écoles sont gérées par l’Inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale, boulevard Roger-Salengro.

Enseignement privé

  • École maternelle et primaire Notre-Dame

Enseignement spécialisé

  • Externat médico-pédagogique pour les enfants handicapés moteurs, créé en 1963.

Enseignement universitaire

Centres de colonies de vacances

Livry-Gargan gère deux centres de colonies de vacances : l’un situé à Briançon (Hautes-Alpes), l’autre situé à Sciotot Les Pieux (Cotentin). Dans ces deux centres sont organisées « des classes de neige » et « des classes de mer » par les écoles de la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le château de la forêt : chaque mois, le château de la forêt organise des expositions de peinture, de sculpture ou encore de bande dessinée proposant une rencontre avec l’artiste. Chaque année, au mois de mai, le Salon de la BD est organisé en ces lieux.

L’office du tourisme : chaque semaine, l’office du tourisme propose des sorties dans différents théâtres ou salles de spectacle à Paris, ou des loisirs : dégustations de produits terroirs à certaines périodes, expositions de peinture, des après-midi dansants, etc.[58].

Le centre culturel Yves-Montand : chaque mois, le centre culturel propose des représentations de pièces de théâtre classique et moderne.

La bibliothèque René-Cassin : chaque mercredi, la bibliothèque propose la lecture de contes pour les enfants; et chaque mois, elle organise des expositions thématiques[59].

Le rendez-vous des collectionneurs : chaque année, vers la mi-novembre, la municipalité organise un rassemblement des collectionneurs de toute la région : collections de fèves de galettes, d’échantillons de parfum, de cartes postales, etc.

Le Concours départemental des écoles fleuries : fin novembre de chaque année, les lauréats du Concours départemental des écoles fleuries sont récompensés d'une distinction et de manuels de jardinage.

Le sidaction : chaque année, le 1er décembre, le lycée A. Boulloche organise différentes actions : information, prévention, conférence, débat, jeux concours, collecte de fonds.

Le téléthon : depuis quelques années, début décembre, la ville participe activement au Téléthon, offrant un programme festif et varié pour récolter le maximum de fonds pour la recherche : animations, marché, attractions, thé dansant, etc. Le programme est élaboré par le Collectif d’associations livryennes pour le Téléthon (CALT).

Les marchés de Noël : les marchés de Noël ont lieu chaque année au marché de Jacob et au marché de Chanzy.

Le concours des illuminations de fin d’année : depuis 1999, la ville organise le concours des illuminations des maisons et jardins.

L'année de l'Arménie en France, et à laquelle participe pleinement Livry-Gargan, en offrant trois mois d'animations et de manifestations culturelles autour de ce thème.

Santé[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, Livry-Gargan abrite deux cliniques : la Clinique Livry-Sully[60] et la Polyclinique Vauban[61]; une maison de retraite : Émile Gérard[62] ; un centre médico-social[63]; un centre de radiologie; et un laboratoire d’analyses médicales. En 2006, la commune comptait trente médecins généralistes ; cinquante-deux médecins spécialistes ; cinquante-cinq auxiliaires médicaux et douze pharmacies. La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil et de Jean-Verdier à Bondy.

Sports[modifier | modifier le code]

Le parc des sports Alfred-Marcel-Vincent

La ville possède une équipe de handball, de football, de volley-ball, de water-polo, d’athlétisme, d’escrime et organise de nombreuses rencontres sportives dans chacune de ces disciplines[64].

Water-polo : le Cercle nautique de Livry-Gargan a passé une saison en Elite (2006-2007). Il a été champion de France national 1 en 2006 et meilleur club formateur de l'Île-de-France depuis 2004.

Football : le FC Livry-Gargan fait partie du groupe B, dans la section DHR.

Handball : Livry-Gargan handball a conclu une alliance avec son voisin du Real Villepinte Vert Galant pour la saison 2006-2007. L’équipe commune à ces deux clubs, nommée Livry-Villepinte 93, évolue en championnat de France de handball de Division 2.

Escrime : le cercle d’escrime Jean-Moret a remporté la médaille de bronze aux derniers Championnats de France Nationale 1 à l'épée. L'équipe 2 est vice-championne de France de Nationale 3 et accède en Nationale 2[65].

Plongée : le centre nautique municipal offre une formation de qualité aux 113 licenciés du « Nautique Plongée », qui vient de fêter ses huit ans d'existence.

Rugby à XV : le RCLG[66] officie en deuxième série et accueille les petits de 5 à 15 ans dans son école de Rugby[67].

Les événements :

Le 25 juillet 2004, Livry-Gargan est une ville de passage du Tour de France. Les participants ont ainsi salué la mémoire d’Antonin Magne, célèbre cycliste des années 1930 qui habita la ville durant de nombreuses années.

Les équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Livry-Gargan compte plusieurs équipements sportifs : un centre nautique (49, avenue du Consul-Général-Nordling) ; le parc des sports Alfred-Marcel-Vincent (43/47, avenue du Maréchal-Leclerc) comprenant un stand de tir, des courts de tennis, un terrain de rugby, trois terrains de football, un terrain de basket-ball, un gymnase, et une piste de courses[68] ; le parc et stade Pierre-Bérégovoy (56, allée Rémond), ainsi que six gymnases, une salle de tennis de table, une salle de billard et un boulodrome.

Sportifs[modifier | modifier le code]

De nombreux sportifs remarquables sont liés à la ville : Alain Calmat (patinage sur glace), Antonin Magne et Cyril Saugrain (cyclisme), Olivier Girault et Sébastien Ostertag (handball), Nouredine Smaïl (course de fond), Grégory Arnolin (footballeur du Real Sporting de Gijón)...

Médias[modifier | modifier le code]

La commune possède un média écrit spécifiquement livryen, le magazine municipal d’information Livry-Gargan Le magazine, ainsi que son site Internet.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[69] : l’église Notre-Dame-de-Livry (rue Croix-Richard), l’église Saint-Michel-de-Gargan (avenue Camille Desmoulins), et la chapelle Saint-Joseph (rue Graffan), gérées par le Père Jean-Claude BOIVIN.

Culte protestant : le temple protestant du Raincy (allée de l’Ermitage), et l’église évangélique (avenue Sully), gérée par le Pasteur Roynel.

Culte israélite : La synagogue et le centre communautaire (allée Gallieni), gérés par le Rabbin Marciano Bénichou.

Deux cimetières : l’ancien cimetière, rue de Vaujours et le nouveau cimetière, allée de l’Est.

Économie[modifier | modifier le code]

Livry - La carrière et la passerelle

Au début du XXe siècle, la ville comptait quatre carrières de gypse : Ragourdin, Leclaire, Chevallier et Aubry-Pachot. Les sociétés d'exploitation remplissaient les decauvilles (petits wagonnets) en haut de la rue Firmin Didot, traversait la commune du nord-est au nord-ouest par une voie ferrée, et déchargeaient les wagonnets dans des péniches amarrées sur un bras du Canal de l'Ourcq, situé près de l'actuel Jardin Bérégovoy[70]. L’ancienne carrière de gypse, ouverte à partir de 1870, est aujourd’hui exploitée en galeries souterraines. Certaines galeries abritent des champignonnières.

Au XIXe siècle, la Westinghouse Air Brake Company (Compagnie des Freins et Signaux Westinghouse), spécialisée dans les applications de l’air comprimé, est construite à la limite de Sevran (qui donnera au quartier son nom de Freinville). Le siège social est déplacé à Sevran en 1968. Cette même année, l’effectif de l’usine atteint les 1 700 personnes. En 1979, elle est divisée en trois sections : ferroviaire, automobile et pneumatique industrielle. Elle est fermée depuis quelques années.
Ainsi, on assiste ces dernières années à un glissement du secteur secondaire vers le tertiaire.

La commune possède une importante zone commerciale à la sortie est de la ville le long de la route nationale 3 comprenant un hypermarché Cora ainsi que diverses grandes enseignes (bricolage, prêt-à-porter, accessoires de pêche, restauration rapide, etc.). Des commerçants indépendants sont pour l’essentiel situés sur la place de la Libération ou l’avenue de Chanzy.

En 1999, seuls 17,7 % des actifs livryens ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre a reculé de 26,7 % entre 1990 et 1999. Plus de onze mille Livryens et Livryennes occupent un emploi à Paris, ou dans les bureaux, commerces ou zones industrielles de la périphérie. Livry-Gargan est devenue avec le temps une ville-dortoir[71].

En 1999, la municipalité a créé le LGI (Livry-Gargan Insertion), un lieu de réinsertion pour les 450 bénéficiaires du RMI sur le territoire de la commune. Cette structure a pour but de favoriser le suivi des personnes en grandes difficultés (aide à la formation, au logement, à la couverture sociale, etc.).

Le taux de chômage était de 10,4 % à la dernière estimation de 2005, soit 1918 personnes. Le revenu moyen par ménage est inférieur à la moyenne nationale à environ 17 707 € par an (moyenne nationale : 20 363 € par an).

Pour mémoire, le nombre de chômeurs à Livry-Gargan n’a cessé d’augmenter dans les années 1930 : 35 en 1931, 500 en 1932, 700 l’année suivante, 850 en 1934, pour atteindre 1 075 en 1935. On note ensuite une stabilisation pendant plusieurs années, puis un taux qui fléchit à partir des années 1970 pour n’atteindre que 674 chômeurs en 1975. Cinq ans plus tard, Le chômage augmente avec un nombre de 877 demandeurs d’emploi[72].

Au recensement de 2006, les cadres et professions intellectuelles sont représentés à un niveau très légèrement inférieur à la moyenne nationale avec un taux de 13,8 % (contre 14,5 % en moyenne en France mais 25,3 % en moyenne régionale). Les professions intermédiaires représentent 30,6 % des actifs livryens (26,1 % en moyenne régionale et 24 % en moyenne nationale).
Les employés représentaient 31,0 % des habitants de la commune (contre 28,4 % en Île-de-France et 29,4 % en France). Les ouvriers ne représentent plus que 18,9 % des actifs de la commune (15,6 % en région Île-de-France et 24,6 % en France), ce qui correspond à un niveau supérieur à la moyenne régionale[73].

Le taux de Livryens non scolarisés de plus de 15 ans ayant suivi des études supérieures est de 21,6 %, contre 33,4 % en moyenne régionale et 22,4 % en moyenne en France métropolitaine[74].

La population de la ville correspond dans sa globalité à la moyenne nationale mais est plus populaire et moins formée que la moyenne régionale francilienne.

Les entreprises[modifier | modifier le code]

En 2004, 178 entreprises ont été créées à Livry-Gargan (sur 8 682 au total pour le département de la Seine-Saint-Denis). La ville détient ainsi un modeste 245e rang national (alors qu’elle se situe au 172e rang pour sa population) montrant une vitalité économique relativement limitée. Le nombre total d’entreprises sur le territoire communal s’élève à 1587.
La ville ne comporte qu'un seul siège social de grande entreprise (le siège social régional de l’entreprise de BTP Eurovia, 56e entreprise du département avec 141 926 000 € de chiffre d’affaires)[75].

La majorité des entreprises fait partie du secteur tertiaire, notamment le commerce (28,2 %), les services aux entreprises (12 %), et aux particuliers (9,9 %), ou encore l’éducation, la santé, l’action sociale (12,4 %) et les activités immobilières (3 %). D’autres secteurs ne sont pourtant pas dépourvus d’activité : la construction (18,3 %), le transport (7 %), l’industrie des biens de consommation (3,7 %) ou l’industrie des biens intermédiaires (2,2 %). Quelques secteurs d’activité cependant subsistent difficilement : l’industrie des biens d’équipement (1,7 %), l’industrie agricole et alimentaire (1,4 %), l’industrie automobile (0,1 %) et l’énergie (0,1 %)[76].

La commune regroupe deux hôtels : l'hôtel « Campanile » et le « Rendez-vous des Chauffeurs », et plus d'une quarantaine de restaurants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lac de Sévigné à Livry-Gargan
Le château de la forêt
Le lac de Sévigné
Le cèdre du Liban

Le Château de la forêt (de style Louis XIII) a été construit en 1864, par le Docteur Lefèvre. La ville en est devenue propriétaire en 1956. Il abrite aujourd’hui le musée d’histoire locale, le musée de la Marquise de Sévigné (qui expose lettres et portraits de l’intéressée lors de son séjour à Livry), la salle du conseil municipal et des salles d’exposition. Son parc, d’une vingtaine d’hectares à l’origine en mesure la moitié aujourd’hui et est devenu parc municipal (60, avenue du Consul-Général-Nordling).

L’église Notre-Dame fut bâtie en 1820 à l’emplacement d’un édifice antérieur datant de 1697. Le clocher date de 1874. Le bâtiment, d’une architecture très sobre et aux murs peints en blanc, abrite un tableau du XVIIe siècle, représentant la Cène.

Le cèdre du Liban a été planté en 1650, dans l’enclos du Grand-Berceau, propriété à la fin du XVIIIe siècle de Hérault de Sechelles. Aujourd’hui, ce cèdre n’est plus la composante d’un parc mais un arbre isolé en pleine ville et situé en bordure de la route nationale 3.

Le lac de Sévigné (Boulevard Roger Salengro) est le seul vestige de l’abbaye de Livry.

L’ancienne station thermale (11, allée de Stalingrad) fut créée par Robert de Vey, héritier de l’amiral Jacob et maire de Livry. La station « Sévigné-les-Eaux » exploite la source du lac Sévigné, mais le public ne se presse pas. L’établissement est déclaré en faillite dès 1878. Les anciennes salles de bains ont été transformées en pièces d’habitation, puis abritent depuis la police municipale.

La gare de l’abbaye inaugurée le 7 août 1875 sur la ligne dite des « coquetiers » a été menacée de démolition suite à la transformation de cette ligne de chemin de fer en tram-train (ligne 4 du tramway d'Île-de-France). Le bâtiment a été sauvé par la municipalité et devait être transformé en espace culturel en 2007 après restauration.

La tombe de l’amiral Jacob est située dans le cimetière depuis le 3 juillet 1898, suite à son transfert de la butte de l’ancien moulin de l’abbaye où il fut d’abord inhumé à sa demande en 1854. Les ancres enchaînées rappellent que cet homme fut l’un des plus valeureux marins de la Révolution et de l’Empire. Bienfaiteur de la commune, il livra à sa mort 100 000 francs pour l’édification d’écoles gratuites. La ville par reconnaissance édifia une statue à sa mémoire qui fut inaugurée le 15 août 1891. Cette statue fut enlevée par les Allemands pendant la dernière guerre et il n’en reste qu’une plaque apposée sur une des écoles construites grâce à son legs et une ancre posée sur la place Jacob.

L’église Saint-Michel, dans le quartier de Gargan, fut édifiée en 1965 par Robert Danis. Elle possède des parois en polyester décoré de François Chapuis.

Aucun monument ou site naturel de la ville n’est à ce jour classé. Le parc de la Poudrerie est en revanche le seul site classé du département de Seine-Saint-Denis depuis 1994 ; mais il s’étend majoritairement sur le territoire des communes voisines de Sevran, Villepinte et Vaujours. Seule une infime fraction du parc est située sur le territoire de Livry-Gargan[77].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc Lefèvre

Livry-Gargan a su conserver une certaine qualité de vie, en préservant son caractère résidentiel mais aussi ses nombreux parcs. Avec près de 80 hectares d’espaces verts, la ville offre à ses habitants un environnement vert relativement important et varié :

  • le parc Lefèvre, (dix hectares) « poumon vert » de la ville ;
  • le parc de la mairie ;
  • le parc des sports A-M.Vincent ;
  • le parc Vincent-Auriol ;
  • le parc Pierre-Bérégovoy (cinq hectares) situé au bord du canal de l’Ourcq ;
  • le parc Bellevue, (plus de deux hectares) à la limite sud-est de la ville ;
  • le parc des Friches, (plus de cinq hectares) zone boisée naturelle ;
  • le parc Georges-Pompidou, (cinq hectares) situé à l’est de la commune ;
  • le parc Georges-Clemenceau ;
  • le parc de la Glaisière ;
  • le parc de la Poudrerie, débutant au nord-est de la ville, et qui inclut dorénavant un golf ;
  • Le Cèdre du Liban, arbre datant du XVIIe siècle ;
  • Le square Léo Ferré, près de la Ligne 4 du tramway parisien et de la gare de Gargan ;
  • Le plateau de l’Aulnoye (ou Aulnoy) regroupe le bois de Livry-Gargan, la forêt de Bondy et le bois de Bernouille, un des quatre biotopes protégés du département.

La commune est une ville fleurie ayant continuellement obtenu quatre fleurs au concours national dans sa catégorie depuis 1985[78].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument de l'Amiral Jacob

Certaines personnalités séjournèrent brièvement à Livry. En 1688, Louis Sanguin invita Monseigneur le Dauphin, Louis de France, fils de Louis XIV au château de Livry, dans lequel il séjourna quelque temps. En 1717, Louis Sanguin, deuxième du nom, accueillit le tsar Pierre le Grand, avant que celui-ci n’atteigne Charleville puis Spa où l’attendait la tsarine.

D’autres personnages vécurent à Livry : l’amiral Jacob, ministre de la marine en 1834 (un groupe scolaire et une place portent d’ailleurs son nom) ; le général Junot, général des Hussards du Premier Empire ; mais aussi Louis-Xavier Gargan, le créateur du wagon-citerne, utilisé lors du percement du Canal de Suez. Son nom est resté attaché à celui de Livry par la création d’une grande industrie aujourd’hui disparue. Autres personnages importants dans l’histoire de Livry : Raymond Meyer[79] ; Paul Dupont, imprimeur; et Antonin Magne, célèbre cycliste qui vécut à Livry-Gargan à partir des années 1910. Aujourd’hui, une rue porte son nom et une plaque commémorative lui est dédiée. Autre sportif mondialement connu : Alain Calmat, patineur artistique (médaillé d’argent en 1964) et médecin, qui est actuellement maire de la commune.

On citera aussi Claude Durand, né le 9 novembre 1938 à Livry-Gargan, ancien instituteur, lecteur aux éditions du Seuil, éditeur, directeur général des éditions Grasset en 1978, puis de Fayard en 1980. Il a obtenu le prix Médicis en 1979 pour La Nuit zoologique. Mario Didò, vice-président du Parlement européen, y est né avant guerre avant de fuir l'occupation allemande.

Également, né dans la commune en 1960, le nouvelliste Laurent Lafargeas, auteur des Pays sombres et fondateur du Club Littéraire d'Ile de France.

La pédagogue Victoria Kayser y a vécu une quinzaine d'années et a fréquenté le collège Léon-Jouhaux pendant trois années.

L'acteur, chanteur et réalisateur Rachid Ferrache y est né le 24 janvier 1972.

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

La bibliothèque René-Cassin
Le conservatoire municipal de musique et de danse

La ville possède un riche tissu associatif. Pas moins de soixante-quinze associations se retrouvent chaque année au parc des sports pour la fête des associations[80].

La ville offre en outre une importante infrastructure culturelle :

Le musée d’histoire locale ainsi que le musée de la Marquise de Sévigné dans le château de la forêt (60, avenue du Consul-Général-Nordling). De nombreuses expositions temporaires y sont organisées.

La bibliothèque municipale René-Cassin (10, avenue du Consul-Général-Nordling) qui met à la disposition du public un fonds encyclopédique ainsi que des disques. Des expositions y sont régulièrement organisées.

L’ ancienne piscine : un espace composé de salles polyvalentes dédié aux manifestations culturelles associatives.

Le centre culturel Yves-Montand (36, rue Eugène-Massé) qui propose des ateliers d’expression culturelle et de loisirs pour enfants et/ou adultes.

Le cinéma Yves-Montand (36, rue Eugène-Massé) propose des films d’auteur ainsi que de divertissement[81].

Le conservatoire municipal agréé de musique et de danse (41, rue Édouard-Herriot)[82].

Le club d’échecs La Dame de Sévigné (Castel Guy Mollet, rond-point des Bosquets), le seul de la ville, qui tient son nom du jeu de dames et de la figure féminine emblématique de la ville, la Marquise de Sévigné[83].

Le département de Seine-Saint-Denis propose une carte culture annuelle qui pour un prix modique offre l’accès à tarif réduit à toutes les séances du cinéma et pour les spectacles organisés par le centre culturel ainsi que des invitations à des avant-premières.

Livry-Gargan dans la littérature[modifier | modifier le code]

Madame de Sévigné séjourna régulièrement chez son oncle Christophe de Coulanges à l’abbaye de Livry. Elle cita plusieurs fois le village d’alors dans son œuvre :

« C’est mon lieu favori pour écrire, mon esprit et mon corps y sont en paix. […] La beauté de Livry est au-dessus de tout ce que vous avez vu. Les arbres sont d’un vert admirable, tout est plein de chèvrefeuille. Cette odeur ne m’a point encore dégoûtée. »

Le premier roman de Faïza Guène, Kiffe kiffe demain, publié en 2004 et traduit en vingt langues, se déroule dans une cité de HLM de Livry-Gargan.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de la ville.

Au cours des siècles, les armes de Livry se sont modifiées au gré des appartenances seigneuriales. Les plus anciennes reprenaient les armes de la famille de Garlande (Étienne de Garlande), seigneurs de Livry de 1100 à 1213 ; puis virent s’ajouter les armes de la famille Sanguin, seigneurs de Livry de 1499 à 1769 ; la grappe de raisin qui rappela la présence des vignes à Livry et les deux quintefeuilles faisant allusion à la forêt de Bondy qui recouvrait une grande partie de l’est parisien ; enfin les armes de Madame de Sévigné qui séjourna une grande partie de sa vie à Livry[7].

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : Parti d'or à deux fasces de gueules et d'azur à la bande d'argent accompagnée en chef de trois glands d'or posés en barre et rangées en orle, et en pointe de deux serres d'aigle du même posées en barre et rangées en bande ; au chef de gueules chargé d'une grappe de raisin tigée et feuillée d'or, accostée de deux quintefeuilles d'argent ; en cœur, un écusson écartelé de sable et d'argent brochant sur le tout

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé A.-E. Genty, Histoire de Livry-Gargan, éditions Lorisse, 2004, (ISBN 2877603679)
  • Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, 286 p., 1982, édité par la ville de Livry-Gargan
  • G. Guyonnet, En pays d'Aulnoye, société historique du Raincy et du pays d'Aulnoye, février 1956.
  • A. Henry, Tortillards de banlieue, éditions Notre métier, 1949.
  • Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Paris, 1883.
  • Midol, L'abbaye de Livry, Le Raincy, 1926.
  • Mémoires du Général Thiébault, éditions Plon, 1896, (ISBN 2914288212)
  • Collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, éditions Flohic, 413 p., 1994, (ISBN 2908958775)
  • Musée Carnavalet, Madame de Sévigné, éditions des musées de la ville de Paris-Flammarion, 192 p., 1996, (ISBN Paris-musées 28790002508[à vérifier : ISBN invalide])
  • Article de Toussaint et Guyonnet : « Les noms de communes du canton du Raincy », dans Mémoires de la société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, 1948.
  • Des réseaux de Résistance à Livry-Gargan, mémoire rédigé par des Livryens pour le cinquantième anniversaire de la Libération, 1994
  • Livry-Gargan, le magazine (magazine mensuel édité par la commune)
  • Cahier de Doléances es habitants de la paroisse de Livry, arrêté en l'assemblée du 16 avril 1789, avec le concours de l'historien Jean Astruc, éditions imprimerie moderne, Livry-Gargan, 1989.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. IAURIF - Fiche communale, Mode d’Occupation du Sol (1999)
  3. Météo France - Climatologie
  4. A. Henry, Tortillards de banlieue, éditions Notre métier, 1949
  5. Source : Henri Domengie & José Banaudo, Les Petits Trains de jadis, tome 4 : Nord de la France, éditions du Cabri, 1995
  6. PS de Clichy-sous-Bois - Le tram-Train
  7. a, b, c et d Musée Carnavalet, Madame de Sévigné
  8. INSEE - Logements à Livry-Gargan : les occupants
  9. INSEE - Logement en Île-de-France
  10. INSEE - Logements à Livry-Gargan : le parc
  11. INSEE - Logements en Île-de-France : le parc
  12. Denise Almonzi-Grossard, En Île-de-France : Livry-Gargan et son histoire p.35
  13. Article de Toussaint et Guyonnet : « Les noms de communes du canton du Raincy », dans : Mémoires de la société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin
  14. a et b Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.35
  15. La famille Garlande et le lieu
  16. Abbé A.-E. Genty, Histoire de Livry-Gargan
  17. Denise Almonzi-Grossard, En Île-de-France : Livry-Gargan et son histoire, p.43
  18. Bibliographie des recueils collectifs de poésies publiés de 1597 à 1700, page 184, de Frédéric Lachèvre
  19. Histoire du Canton de Meulan page 285 de Edmond Bories - 1906 - 763 pages
  20. Cahier de Doléances des habitants de la paroisse de Livry, arrêté en l'assemblée du 16 avril 1789
  21. Mémoires du Général Thiébault
  22. Abbé A.-E. Genty, Histoire de Livry-Gargan, p.123
  23. Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p. 208
  24. Denise Almonzi-Grossard, En Île-de-France : Livry-Gargan et son histoire, p.228
  25. , transformée en 2006 en ligne T4
  26. Denise Almonzi-Grossard, En Île-de-France : Livry-Gargan et son histoire, p.251
  27. Denise Almonzi-Grossard, En Île-de-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.253
  28. L’Humanité : Histoire - Derniers souffles Lettres de fusillés (1941-1944)
  29. Site de l’académie de Créteil : Les Actions de résistance à Sevran et sa région
  30. Sources: Livry-Gargan, le magazine
  31. Scrutin présidentiel de 2002 - Livry-Gargan
  32. Le Figaro - Archives des élections présidentielles de 1995
  33. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Livry-Gargan
  34. http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-presidentielles-2007/2eme-tour/seine-saint-denis/93190/livry-gargan/
  35. Résultats du 1er tour des élections municipales de 2008 :
    Divers Gauche (Calmat) 63,58 %, 33 élus,
    UMP (Perret) 23,12 % (4 élus),
    Modem (Bryon) 8,05 %, 1 élu
    Divers droite (Prudhomme), 5,24 %, 1 élu
    Source : Le Monde, édition datée du 11 mars 2008, cahier spécial
  36. « Liste des députés socialistes PS élus à l'Assemblée nationale », L'Express,‎ 17 juin 2012 (consulté le 30 décembre 2012)
  37. Carole Sterlé, « Pierre-Yves Martin, un élu novice », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 8 avril 2014, p. III
  38. Almanach impérial (1810)
  39. Budget 2006
  40. Site officiel de la direction générale des Impôts
  41. http://www.cg93.fr/biennale2004/pdf/bulletin01.pdf Site du conseil général
  42. SEDIF
  43. Véolia Environnement
  44. Préfecture de Seine-Saint-Denis : le commissariat de Livry-Gargan et son ressort de compétence
  45. Site municipal - Gagny en tête des 21 circonscriptions du département en 2005
  46. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 de la Seine-Saint-Denis
  47. INSEE Populations légales - 2007
  48. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  50. INSEE : pyramide des âges 1999 - Livry-Gargan
  51. INSEE : pyramide des âges 1999 - Région Île-de-France
  52. MCA Sevran-Livry
  53. Site municipal
  54. Collectif, Le Patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Éd. Flohic
  55. Académie de Créteil
  56. Propos tenus par le maire Alain Calmat, lors de la pose de la première pierre du lycée, tels que recueillis par le magazine : Livry-Gargan, le magazine.
  57. IUFM de Livry-Gargan
  58. OTSI
  59. Bibliothèque René-Cassin
  60. Établissement de santé : Clinique Livry-Sully
  61. Établissement de santé : Polyclinique Vauban
  62. Site municipal : maison de retraite
  63. Site municipal : centre médico-social
  64. Calendrier des rencontres sportives
  65. cercle d’escrime Jean Moret
  66. R.C. Livry-Gargan
  67. le site des mini pouss' de Livry-Gargan - Page d'accueil
  68. Site municipal - Stades
  69. « Catholiques à Livry-Gargan », sur catholivrygargan.free.fr,‎ 6 mars 2009 (consulté le 8 mars 2009)
  70. Michel Mérille, Le Canal de l'Ourcq, vie et anecdotes, éditions Amarco, Paris 1966
  71. Source : INSEE - Lieu de résidence - lieu de travail
  72. Denise Almonzi-Grossard - En Île-de-France : Livry-Gargan et son histoire p.260
  73. INSEE - Recensement de 2006 - Population selon la catégorie socioprofessionnelle
  74. INSEE - Diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de plus de 15 ans en 2006
  75. L’entreprise.com - classement 2003 des principales entreprises franciliennes par chiffre d’affaires [PDF]
  76. Entreprises
  77. IAURIF - Sites et monuments historiques protégés
  78. Source : Villes et Villages Fleuris
  79. Ordre de la Libération.fr, Raymond Meyer
  80. Site municipal : les associations
  81. Cinéma Yves-Montand
  82. Site municipal - Au conservatoire de musique et de danse
  83. Club d’échecs de Livry


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