Issy-les-Moulineaux

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Issy-les-Moulineaux
Rue Rouget de Lisle, à proximité du quartier d'affaires Val de Seine
Rue Rouget de Lisle, à proximité du quartier d'affaires Val de Seine
Blason de Issy-les-Moulineaux
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Boulogne-Billancourt
Canton Chef-lieu des cantons d'Issy-les-Moulineaux Est et Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand-Paris-Seine-Ouest[Note 1]
Maire
Mandat
André Santini (UDI)
2014-2020
Code postal 92130
Code commune 92040
Démographie
Gentilé Isséens
Population
municipale
65 326 hab. (2011)
Densité 15 371 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 26″ N 2° 16′ 12″ E / 48.8238888889, 2.2748° 49′ 26″ Nord 2° 16′ 12″ Est / 48.8238888889, 2.27  
Altitude Min. 28 m – Max. 96 m
Superficie 4,25 km2
Localisation

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Liens
Site web issy.com

Issy-les-Moulineaux (prononcé Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, au sud-ouest de la capitale, aux portes de Paris et en bordure de la Seine.

La commune est chef-lieu de deux cantons : le canton d'Issy-les-Moulineaux-Est, formé d'une partie d'Issy-les-Moulineaux (27 374 habitants au 1er janvier 2008) et le canton d'Issy-les-Moulineaux-Ouest, formé d'une partie d'Issy-les-Moulineaux et d'une partie de Meudon (44 824 habitants au 1er janvier 2008, dont 35 923 habitants dans la commune d'Issy-les-Moulineaux).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Issy-les-Moulineaux est limitée au nord par la ville de Paris. Cette limite est matérialisée principalement par le boulevard périphérique, le parc Suzanne-Lenglen (où se situe l'héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux) et la rue du Colonel-Pierre-Avia.

Les autres communes limitrophes d'Issy-les-Moulineaux sont, à l'est Vanves, au sud Clamart, et à l'ouest Meudon. Au nord-ouest, de l'autre côté de la Seine, se trouve la ville de Boulogne-Billancourt.

Issy-les-Moulineaux a sur son territoire une île sur la Seine : l'île Saint-Germain.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le relief d'Issy-les-Moulineaux est caractérisé par un fort dénivelé entre le Sud-Ouest de la ville et les bords de Seine. La superficie de la commune est de 425 hectares ; l'altitude varie entre 28 et 96 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville d'Issy-les-Moulineaux n'est traversée par aucune route nationale depuis la déclassement de la RN 189 en RD 989, mais plusieurs routes départementales des Hauts-de-Seine desservent la ville[2] :

  • RD 2 : Boulevard Rodin - Avenue Pasteur - Rue Aristide-Briand - Boulevard des Îles
  • RD 7 : Quai de Stalingrad - Quai du Pdt Roosevelt
  • RD 50 : Pont d'Issy - Rue Rouget de Lisle - Boulevard des Frères-Voisin - Boulevard Gambetta - Boulevard Voltaire
  • RD 69 : Boulevard Gallieni - Avenue Bourgain
  • RD 71 : Avenue du Général de Gaulle - Avenue du Professeur-Calmette
  • RD 72 : Rue de l'Égalité - Avenue de la Paix
  • RD 76 : Boulevard Garibaldi - Rue du Gouverneur Gal Éboué - Rue Guynemer - Rue Jeanne d'Arc
  • RD 101 : Rue Jean-Pierre-Timbaud
  • RD 989 : Rue Ernest-Renan - Rue du Général-Leclerc - Avenue Victor-Cresson - Avenue de Verdun

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

Station Vélib' en construction dans le quartier d'affaires d'Issy-Val de Seine en 2009.

Le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France présente une carte interactive de toutes les pistes cyclables, Issy-les-Moulineaux compris[3].

Vélib'[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Vélib'.

Devant le succès rencontré par les Vélib’, la ville de Paris a souhaité étendre son système de location de vélos en libre-service à l’ensemble des villes de proche banlieue de la région parisienne. La Mairie de Paris a ainsi installé onze stations Vélib'[4], dont quatre doubles, à Issy-les-Moulineaux, notamment près du métro Corentin Celton, de l'esplanade de l'Hôtel de Ville et des stations de tramway Les Moulineaux, Jacques-Henri Lartigue et Issy Val de Seine. Utilisables depuis le 31 mars 2009, les stations standard comportent 25 vélos, 50 pour les stations doubles. Il existe également une station double sur l'île Saint-Germain, près de l'entrée du parc de l'île, sur le boulevard des Îles.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Métro de Paris[modifier | modifier le code]
Rames de la ligne Ligne 12 à la station Mairie d'Issy.
Tramway d'Île-de-France[modifier | modifier le code]

Stations : Issy-Val de Seine, Jacques-Henri Lartigue et Les Moulineaux.

Elle relie la gare de la Défense à la Porte de Versailles et dessert 17 arrêts. Un premier prolongement depuis l'ancien terminus d'Issy-Val de Seine jusqu'à Porte de Versailles a été mis en service le 21 novembre 2009[5], ce qui permet de relier le (T)(2) au (T)(3). Le prolongement au nord entre La Défense et le Pont de Bezons a quant à lui été mis en service fin novembre 2012[6].

Réseau express régional d'Île-de-France (RER)[modifier | modifier le code]

Les deux gares sont situées en zone 2, sur la branche de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines. Vers Paris, le trajet des rames longe la rive gauche de la Seine et sont à destination de la gare de la Bibliothèque François Mitterrand.

Bus[modifier | modifier le code]

Seize lignes de bus relient Issy-les-Moulineaux à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Le stationnement[modifier | modifier le code]

La ville d’Issy-Les-Moulineaux propose différents moyens pour le paiement du stationnement en voirie. En plus des moyens dits classique tels que la monnaie, la carte bancaire ou Moneo, l'automobiliste peut payer son stationnement par mobile depuis décembre 2009 [7], en se connectant à une application mobile ou en appelant un numéro local. Il n'est pas nécessaire de se déplacer à l'horodateur, le stationnement est déclenché à distance depuis son mobile. Cette alternative de paiement proposée par "PayByPhone" permet de prolonger ou interrompre à distance son stationnement et être prévenu par SMS avant la fin du stationnement. Pour le contrôle, les agents sont équipés de PDA connectés pour vérifier la validité des stationnement dématérialisés. Ce système a été étendu dans la ville voisine de Boulogne-Billancourt en décembre 2012 [8] et dans d'autres villes de la région Parisienne comme Antony, Rueil-Malmaison et Bourg-la-Reine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L’Insee découpe la commune en sept « grands quartiers » soit Les Varennes, Centre ville, Les Hauts d’Issy, Les Épinettes, La Ferme, Val-de-Seine, Les Îles, eux-mêmes découpés en 18 îlots regroupés pour l'information statistique[9].

Occupation des sols en 2008
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 82,3 % 348,37
Espace urbain ouvert 12,3 % 52
Espace rural 5,4 % 22,77
Source : Iaurif[10]

Les quartiers :

  • Centre ville - Corentin Celton - Les Varennes
  • Val de Seine - Les Arches
  • Les Hauts d'Issy - Les Épinettes - Le Fort
  • La Ferme - Les Iles

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 32 582, alors qu'il était de 27 142 en 1999[11].

Parmi ces logements, 90,8 % étaient des résidences principales, 3,4 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 6,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 91,2 % des appartements[12].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 40,2 %, en augmentation importante par rapport à 1999 (31,8 %)[13].

Au 1er janvier 2010, la commune comptait 7 178 logements sociaux recensés au titre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU), soit 24,21 % du parc de résidences principales s’élevant à 29 483 logements. La municipalité a pour ambition de maintenir ce pourcentage en incluant dans chaque construction nouvelle un quart de logements sociaux.[réf. nécessaire]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Lieu chargé d'histoire sur les hauteurs d'Issy, le Fort a toujours été interdit à la population. Les travaux de réhabilitation ont commencé pour créer un éco-quartier innovant de douze hectares, alliant technologies, architecture inédite et respect de l’environnement, combinant 1 538 logements (dont 329 logements sociaux et locatifs libres), 1 600 m² de commerces, des équipements publics et de loisirs (un verger de quatre hectares, une crèche de soixante berceaux, une piscine...)

  • La mise en valeur des bords de Seine dans le cadre du projet Vallée Rive Gauche.

Vallée rive gauche est un projet d’aménagement d’ensemble pour le Val de Seine. Il intègre les berges, les espaces publics et la voirie dans une perspective de développement durable. Il s’étend sur une longueur de plus de quatre kilomètres : vingt hectares qui sont concernés dont six hectares sont consacrés à la route et quatorze hectares sont réservés à la création d’espaces verts et paysagers et aux circulations douces.

  • Le projet éco-quartier des Bords de Seine

Depuis 2007, la ZAC des Bords de Seine a entamé sa mue. Les travaux de réaménagement sur les anciennes friches industrielles d’Issy ont commencé pour créer un éco-quartier. Pour ce projet, Issy-les-Moulineaux a notamment reçu le premier prix dans la catégorie Aménagement pour l’éco-quartier des Bords de Seine, le 17 juin 2010 lors du grand prix de l'Environnement Villes et Territoires d'Île-de-France. Ce projet prévoit: bureaux, commerces, logements, groupe scolaire et crèche, avec des bâtiments économes en énergie, grâce à des habitations labellisées «basse consommation», combinant conception bioclimatique, isolation renforcée, équipement à haut rendement et énergies renouvelables.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine, Issy-les-Moulineaux s'appelait simplement Issy, ce nom venant peut-être du latin médiéval Issiacum, Isiacum ou Isciacum, « domaine d'Isicius », un propriétaire foncier gallo-romain, mais cette version de l'abbé Lebœuf est contestée[14] par une autre version[14]du même abbé, dans laquelle il le nomme Isciacus ou bien Fiscus Isciacensis.

Renommée L'Union sous la Révolution, c'est en 1893 qu'Issy prend officiellement le nom d'Issy-les-Moulineaux. Les Moulineaux était le nom d'un petit hameau sur le territoire de la commune, appelé ainsi à cause des moulins qui s'y trouvaient.

Histoire[modifier | modifier le code]

Amaury d'Issy céda à Étienne de Meudon des dîmes de blé et de vin en faveur duquel la Communauté les avait aliénées et érigées en fief.

Issy[modifier | modifier le code]

Certains étymologistes, des XVIIIe et XIXe siècles ont voulu trouver dans le nom Issy, un rapport avec celui de la déesse Isis, et montrer que le village lui était dédié. Cela reste à prouver.

Childebert Ier en donna une partie à l'église de Saint-Vincent de Paris ; Hugues Capet l'imita, et Robert distribua le reste du domaine à d'autres églises. En 907, Charles le Simple y résida.

Au XVIe siècle, le prieur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés est seigneur d'Issy. La vie spirituelle est réglée par le séminaire et autour de l'église Saint-Étienne.

La reine Marguerite de Valois avait à Issy une propriété où, en 1605, elle se retira pour fuir la peste qui sévissait à Paris et qui appartint ensuite au séminaire de St-Sulpice.

En 1815, les Prussiens occupèrent Issy tandis que les Français avaient à l'entrée du village un poste d'observation. Les deux partis s'attendaient à combattre, lorsque la capitulation fut signée à Saint-Cloud. Les Français se retirèrent dans les provinces de l'autre côté de la Loire, et les Prussiens et les Anglais entrèrent en vainqueurs à Paris.

Les Moulineaux[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle Les Moulineaux faisaient partie de la commune de Meudon.

Ce hameau était une ferme que Jean de Meudon, chanoine de Noyon, de la Chartreuse de Paris, possédait en 1343, et qu'il légua aux Chartreux. Il y existait des carrières de craie, d'où l'on extrayait ce qu'on appelle du blanc de Meudon.

Le hameau des Moulineaux est rattaché à la ville d'Issy, le quartier des Moulineaux n'aura pas sa propre paroisse avant le début du XXe siècle, l'église Sainte-Lucie étant érigée en 1905.

Les princes de Conti[modifier | modifier le code]

La maison de Conti, branche cadette de la maison de Bourbon et issue de la maison de Condé, possédait de nombreuses propriétés, dont le château d'Issy, aujourd'hui détruit et remplacé par le musée Français de la Carte à Jouer, où il subsiste encore une tour.

Le château avait été acheté le 4 février 1699 par François Louis de Bourbon-Conti pour 140 000 livres. Issy était alors une terre marécageuse. C'était un château de style Renaissance avec de grands jardins aménagés par Le Nôtre.

Les princes de Conti y vécurent jusqu'en 1777. C'est pendant cette période qu'Issy se développa.

Sur les princes de Conti à Issy, voir le catalogue de l'exposition tenue en 2002 au musée français de la carte à jouer : Les Conti à Issy.

La dernière bataille de la Grande Armée[modifier | modifier le code]

Après la bataille de Waterloo, il y eut encore quelques combats, dont la bataille de Rocquencourt.

Les tout derniers combats de la Grande Armée furent livrés à Issy le 3 juillet 1815, sous le commandement du Maréchal Davout pour les troupes françaises.

Les combats de 1870[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1870-1871, Paris doit supporter deux sièges successifs : le premier par les Prussiens pendant la guerre contre la Prusse (septembre 1870 – janvier 1871), le second par l’Armée régulière de Versailles, alors que Paris est tenue par la Commune insurrectionnelle de Paris (mars – mai 1871).

Dans les deux cas, la clé pour entrer dans la capitale est le fort d'Issy, qui couvre la partie la plus faible de l’enceinte, au Point du Jour. Aussi dans les deux cas, les défenseurs parisiens viennent à Issy et éventuellement (notamment pendant la Commune) l’occupent en partie.

Par ailleurs, pour les assiégeants, une des voies d’accès au fort les plus faciles passe par Les Moulineaux, puis par le coteau à travers le parc du château (dont l’actuel parc municipal Henri-Barbusse est un des vestiges). Ces lieux deviennent donc le théâtre de différents combats.

Enfin, si en janvier 1871 le fort résiste aux Prussiens, lors du second siège en revanche, il est pris par les troupes versaillaises (le 8 mai 1871), qui ensuite doivent reconquérir tout le bourg jusqu’à Paris, au cours de batailles de rue particulièrement dévastatrices (près de la moitié des maisons isséennes et tous les édifices publics sont alors touchés).

Aviation[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle y voit naître l'aviation européenne sur ce qui était dans les années 1900 un champ de manœuvres militaires. La ville acquiert progressivement des terrains supplémentaires, notamment pour les industries aéronautiques. Ce terrain est délimité approximativement par la rue Guynemer, le boulevard des Frères-Voisin et le boulevard Gallieni côté Issy-les-Moulineaux, et le boulevard des Maréchaux côté Paris (les anciennes fortifications). Il est rattaché depuis 1930 à la commune de Paris. L'actuel héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux en est le dernier vestige.

Entre autres événements mémorables, le premier kilomètre en circuit fermé y est réalisé le 13 janvier 1908 par Henri Farman sur avion Voisin. Henri Farman y découvre comment prendre un virage avec un aéroplane en l'inclinant et du même coup démontre que ces machines volantes sont manœuvrables. Une illustration de cette performance orna longtemps la flamme postale de la ville.

Le marquis Raul Pateras Pescara de Castelluccio, un Argentin qui vient de s'installer à Paris, y essaie ses hélicoptères à partir de 1922. Le 16 janvier 1924, il y fait un parcours en ligne droite de 1 160 m en min 13 s[15]. Le 18 avril 1924, il obtient le record du monde de distance enregistré par la FAI avec 736 mètres[16].

Ce prestigieux passé aéronautique, qui eut une importance capitale dans le développement de l'aviation, est la suite de ce qui se passa aux États-Unis en 1903 où les frères Wright, inventeurs du Flyer, le premier aéroplane digne de ce nom, firent le premier vol contrôlé d'un plus lourd que l'air de l'Histoire sur la plage de Kitty Hawk en Caroline du Nord, devenu lieu de visite mondialement connu.

À Issy-les-Moulineaux, un modeste et discret monument est érigé derrière l'hôtel de ville à la mémoire de ce glorieux passé. On peut y lire « Issy-les-Moulineaux, berceau de l'aviation ». D'autres traces restent : un stade de football est baptisé Stade Voisin en hommage à ces frères avionneurs, un boulevard y porte également leur nom. On y note aussi un square Louis Blériot, une rue Georges Guynemer (il n'était pas pionnier mais le grand as de la guerre 14-18). Un avion (Blériot XI ?) est aussi présent dans les armes de la ville, entouré de trois moulins.

Tableau non exhaustif de records battus
à Issy-les-Moulineaux en avion
Pilote Avion Date Record
Henri Farman Voisin 26 octobre 1907 distance 770 m
Henri Farman Voisin 13 janvier 1908 distance 1 000 m
Henri Farman Voisin 21 mars 1908 distance 2 400 m
L. Delagrange Voisin 11 avril 1908 distance 3 925 m
L. Delagrange Voisin 16 septembre 1908 distance 24,125 km
Henri Farman Voisin 24 octobre 1907 vitesse 52,7 km/h
Chavez Blériot 8 septembre 1910 altitude 2 587 m
Georges Legagneux Morane-Saulnier 19 septembre 1912 altitude 5 450 m

Dans les années 1920, Citroën bâtit une usine à Issy-les-Moulineaux, pour faire face à la forte demande d'automobiles, son usine du quai de Javel à Paris ne suffisant pas à y répondre.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Issy-les-Moulineaux fait partie de la petite ceinture parisienne, au-delà de la barrière des fermiers généraux. Jusqu'au début du XXe siècle, c'est un bourg semi-rural qui accueille beaucoup d'artisans et d'ouvriers. Les ensembles HLM actuels témoignent de ce passé, ils ont été construits autour des années 1960/70 et ont été rénovés sans qu'il ait été envisagé de les reconstruire.

La ville d'Issy-les-Moulineaux a longtemps conservé un côté champêtre qui n'existe plus. Le changement de physionomie de la ville s'est inscrit dans l'évolution des quartiers. Ainsi, le "quartier Jean-Pierre Timbaud" a retrouvé son ancien nom du quartier de la ferme. Il appartient en réalité au quartier des Moulineaux, dont dépend la paroisse Sainte-Lucie. Le "quartier de la ferme" doit son nom à une ancienne ferme dont on pouvait trouver quelques vestiges sur le siège de l'ancienne imprimerie Saint-Paul, dont il ne reste rien depuis la reconstruction du quartier le long de la rue Jean-Pierre-Timbaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie d'Issy-les-Moulineaux.

Depuis les élections présidentielles de 2007, Issy-les-Moulineaux fait partie des 82 communes de plus de 3 500 habitants utilisant des machines à voter électroniques[17],[18].

Dès 1999, Issy-les-Moulineaux a reçu le label « Ville Internet @@@@ »[19].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Issy-les-Moulineaux a la particularité de n'avoir eu que trois maires depuis 1953 :

No  Portrait Nom Début du mandat Fin du mandat Appartenance politique Résultats aux élections[20]
1 Bonaventure Leca
(27 mars 1887 - 28 octobre 1973)[21]
26 juillet
1953
28 octobre
1973
SFIO (1953-1969)
PS (1969-1973)
non connus
2 Raymond Menand
(1901 - 8 janvier 1980)[22]
1973 8 janvier
1980
MDSF non connus
3 Photo André Santini.png André Santini
(né le 20 octobre 1940)
3 février
1980
en cours
Réélu pour le mandat 2014-2020[23]
UDF (1980-2007)
NC (2007-2012)
UDI (depuis 2012)
2001 : 1er tour : 70,24 %
2008 : 1er tour : 56,76 %
2014 : 1er tour : 67,03 %

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville d’Issy-les-Moulineaux a adopté dès 1991 un plan municipal d'environnement, puis un Agenda 21. De nombreuses actions ont, depuis, été mises en place pour atteindre les objectifs définis : Bilan Carbone « Patrimoine et Services », permanence d’un conseiller info’ énergie ou encore engagement dans l’opération 10:10 aux côtés de Yann Arthus-Bertrand.

  • Les économies d’énergie

Toitures végétalisées, verrières photovoltaïques, horodateurs solaires, systèmes LED pour les éclairages de Noël, guide de l’agent éco-responsable, véhicules fonctionnant au GPL ou à l’énergie électrique, récupération des eaux de source...

  • La préservation de la Biodiversité

Moutons-tondeuses pour entretenir un terrain, jardin botanique de 15 300 m² et un grand parc de 19 ha regroupant de nombreuses espèces végétales et animales, ruches pour les abeilles, hôtels pour favoriser la reproduction des insectes auxiliaires.

Espaces verts : 12% de la superficie de la ville, soit 8,3 m² / habitant.

  • Isséane : une usine verte pour les déchets

Les technologies les plus modernes permettent chaque année au centre de traitement de valoriser 460 000 tonnes de déchets ménagers et de trier 22 000 tonnes d’emballages ménagers.

Issy-les-Moulineaux s’est engagée dans une démarche de construction « durable » des bâtiments publics comme privés avec la charte Isséo. Signée par les constructeurs et aménageurs intervenant à Issy, cette charte a pour but de pérenniser et de cadrer la qualité environnementale des bâtiments à usage d’habitat collectif, tertiaire et commercial en construction neuve.

  • Serious game pour apprendre à faire des économies d'énergie

Une application ludique a été développée afin d'apprendre aux Isséens comment économiser l'eau, l'énergie et le chauffage, à partir d'exemples locaux, transposables dans la vie quotidienne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, Issy-les-Moulineaux est jumelée avec :

Par ailleurs, la commune d'Issy-les-Moulineaux a signé des contrats de coopération :

Intégrité publique[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, le nombre d'emplois a augmenté en même temps que la population, qui est passée d'environ 46 000 dans les années 1980 à 63 297 en 2010 (recensement INSEE de 2008), alors que ce chiffre avait toujours oscillé entre 45 000 et 50 000 pendant les cinquante années précédentes.

Avec 70 000 emplois, Issy propose des services innovants tels que le conseil municipal interactif, le panel citoyen, les cyber crèches, le paiement du stationnement par téléphone mobile, le forum mondial de la démocratie électronique et compte 70 % de sa population connectée au web, dont les deux tiers en hauts débits (décembre 2004).

Il existe un grand centre commercial : « Les Trois Moulins » ainsi qu'une ZAC. La ville a aussi le projet (en cours de réalisation) d'aménager le fort d'Issy pour en faire un éco-quartier, des habitations, ... Ce projet pourrait amener la ville à 70 000 habitants.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 65 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 024 1 010 1 243 1 573 2 104 2 629 2 982 3 626
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 233 6 703 9 204 7 775 9 484 11 111 12 080 12 830 14 031
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 639 19 128 23 175 26 587 32 513 40 386 44 091 42 449 47 369
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
51 776 50 442 47 561 45 772 46 127 52 647 61 471 65 326 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 21,4 %, 30 à 44 ans = 28,1 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 12,9 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 25,8 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 18,2 %).
Pyramide des âges à Issy-les-Moulineaux en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
3,7 
75 à 89 ans
7,2 
8,8 
60 à 74 ans
9,9 
17,1 
45 à 59 ans
18,5 
28,1 
30 à 44 ans
25,8 
21,4 
15 à 29 ans
20,5 
20,5 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Communauté corse[modifier | modifier le code]

Issy-les-Moulineaux est le fief d'André Santini grâce en partie au rôle politique de la communauté corse qui réside sur la commune. Selon André Santini, les Corses seraient environ 1 500. La vie associative de la commune témoigne du rôle des Corses : Issy compte trois associations corses : « L'Amicale des Corses et Amis de la Corse », « Les Amis du Sartenais » et enfin « A Casa di u Populu Corsu ». La Corse a fourni trois de ses maires à la ville – de 1939 à 1940, le docteur Jean Alessandri, de 1953 à 1973, Bonaventure Leca et enfin de 1980 à nos jours, André Santini – qui comptait, il y a quelques années, cinq adjoints au maire originaires de Corse[29].

Communauté arménienne[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, suite au génocide arménien, la communauté arménienne s’établit sur l'île Saint-Germain puis dans les Hauts d’Issy, investissant la rue de la Défense (surnommée rue de la « Dé »), l’avenue Bourgain et le boulevard Rodin. Se forme alors autour du fort d’Issy, un véritable village avec ses cafés, ses commerces, ses épiceries, tous ces petits lieux qui ont permis l’enracinement de déracinés. Depuis, quelques rues du quartier des Épinettes ont été rebaptisées en hommage à l’Arménie. En 1975, la rue du Plateau devient la rue d’Erevan, capitale et foyer culturel de l’Arménie, puis en 2004, sur l’ancien emplacement du marché du fort, la place Etchmiadzin est inaugurée en hommage à la ville jumelle d’Issy (depuis 1989), considérée comme la capitale spirituelle des Arméniens. La même année, l’angle des rues Rabelais et Émile Duployé, est nommée place Manouchian, chef d’un groupe de résistants fusillés au fort du Mont-Valérien en 1943, dont, parmi eux, un Isséen, Celestino Alfonso, qui a vécu au 25 rue de la Défense[30].

Autour de l’avenue Bourgain, cohabitent les deux édifices religieux de la communauté arménienne isséenne : l’église apostolique qui officialise en 1975 la présence arménienne sur la ville, et le temple de l’église évangélique arménienne représentant le groupe confessionnel de protestants à Issy[31].

Au long de la saison 2006/2007, à l'occasion de l'année de l'Arménie en France et du projet Arménie mon amie, de nombreux événements autour du pays se déroulent à Issy-les-Moulineaux.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Issy-les-Moulineaux est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre seize écoles maternelles et treize écoles élémentaires communales.

Sur son territoire, il y a quatre collèges publics : le collège Victor-Hugo, le collège Henri-Matisse, le collège de la Paix et le collège Georges-Mandel, récemment ouvert en septembre 2007.

Il y a aussi un lycée public polyvalent : le lycée Eugène-Ionesco.

Dans la ville, il y a aussi le groupe scolaire La Salle Saint-Nicolas, établissement privé regroupant un collège, un lycée d'enseignement générale et technologique, un lycée professionnel et un centre de formation par l'apprentissage géré par les frères des Écoles chrétiennes. Devant l'entrée, il y a une statue de Saint-Jean-Baptiste de la Salle, fondue par les établissements Peaucelle-Coquet[32].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

  • STUDEC, école des métiers de la radio et de la télévision
  • EFB, école française des barreaux

Santé[modifier | modifier le code]

  • Le Centre Municipal de Santé

L'ancien "Dispensaire Victor Cresson" propose aujourd'hui un centre de soins (consultations de médecine générale, vaccinations gratuites, soins dentaires...), un parcours santé jeunes et un centre de planification familiale.

  • L'Espace Santé Jeunes

Cette structure accueille les jeunes de 13 à 25 ans dans un cadre confidentiel, anonyme et gratuit. Une équipe de professionnels (psychologues, diététicienne, socio-esthéticienne...) les informe et les accompagne pour toutes les préoccupations relatives à la santé.

  • Hôpital Corentin Celton
  • Hôpital Suisse de Paris

À noter : l’Hôpital Suisse de Paris est un centre de vaccinations internationales habilité à effectuer la vaccination anti-amarile (fièvre jaune) et à délivrer les certificats internationaux de vaccination contre la fièvre jaune.

  • Clinique du parc de Vanves

La ville est équipée de défibrillateurs afin de réduire la mortalité en cas d'arrêt cardiaque. En libre accès sur la voie publique et dans certains bâtiments, les appareils sont reliés aux secours grâce à un numéro de téléphone préenregistré.

Sports[modifier | modifier le code]

Installations sportives[modifier | modifier le code]

Issy s'est largement dotée d'équipements sportifs: courts de tennis, gymnases, piscine, stades, pas de tir à l'arc, arches d'escalade, poney-club... L'installation phare de la ville est le Palais des Sports Robert Charpentier, troisième plus grande surface sportive d’Europe avec 8 317 m2.

Principaux événements sportifs[modifier | modifier le code]

Plus de deux mille manifestations sportives sont planifiées et organisées tous les ans : matchs de football, rencontres de boxes, compétitions de gymnastique.

Corrida de Noël[modifier | modifier le code]

La Corrida de Noël est une course à pied qui parcourt les rues de la Ville depuis 1977. Rassemblant chaque année près de 10 000 participants de tous âges (de 3 à 80 ans) et de tous niveaux, elle propose différentes courses, dont celle déguisée où 3 000 Pères Noël rivalisent d’ingéniosité et de fantaisie.

Au-delà de l’épreuve sportive, cette rencontre est un moment unique de convivialité qui mobilise de nombreux bénévoles.

Eté sportif[modifier | modifier le code]

Tous les ans en juillet et en août, le midi ou le soir, l’Office Municipal des Sports propose une carte « Pass’Sport » aux plus de seize ans. Cette carte donne accès à de nombreuses activités encadrées par des éducateurs sportifs diplômés d’État : tennis, step, LIA, aquagym, tir à l’arc, abdo-fessiers, capoeira, stretching, taekwondo, initiation canoë-kayak…

Quelques associations sportives[modifier | modifier le code]

Une quarantaine de clubs offrent l’opportunité aux habitants de pratiquer près de 80 disciplines. Les activités proposées sont accessibles à tous : hommes et femmes, BB Gym dès 2 ans, Centre de Découverte Sportive dès 4 ans, École d’Initiation Sportive de 6 à 11 ans, Handisport… sans oublier les séniors, à qui de multiples activités sont proposées dans une optique de bien-être et de santé.

Dans le secteur du haut niveau, le badminton (l’IMBC 92 est le club français le plus titré), le football féminin, le tennis de table et les sports de « combat » permettent à la ville de rayonner à l’échelle nationale et même internationale.

Aviation[modifier | modifier le code]

La ville d'Issy-les-Moulineaux est associée à l'aéroclub « Les Alcyons[33] » basé sur l'aérodrome de Saint-Cyr-l'École, proche du château de Versailles.

Badminton[modifier | modifier le code]

Issy-les-Moulineaux est une ville où l'on pratique le badminton, avec le club « IMBC 92 » : 600 licenciés, 118 titres de champion de France en individuel, douze titres de champion de France par équipe (1990, 1991, 1994 à 1997, 2003, 2004, 2006, 2007, 2009 et 2010), coupe d'Europe des clubs champions (1/2 finale en 1997, victoire en 2006, 1/4 de finale en 2007, finale en 2009, 1/2 finale en 2010)[34].

Escalade[modifier | modifier le code]

L'escalade à Issy-les-Moulineaux se déroule sous les arches du RER C aménagés spécialement pour ce sport et pour des ateliers artistiques.

Football[modifier | modifier le code]
Handball[modifier | modifier le code]

Le club d'Issy-les-Moulineaux handball féminin évolue en 1re division.

Triathlon[modifier | modifier le code]

Le club Issy Triathlon a été fondé en 1988 et possède au début de la saison 2011/2012 3 équipes en division. Une équipe féminine de duathlètes en division 1 et tenante du titre en 2011. Une autre équipe féminine cette fois de triathlètes en division 2 et une équipe masculine de triathlètes en division 3. Le club a à son actif plus de 200 adhérents et une option triathlon a été ouverte à la rentrée 2006 au collège Victor Hugo de la ville. La première promotion de cette option a d'ailleurs obtenu en 2009 le double titre de champion de France en Triathlon et en Run and bike. Le club a aussi organisé pendant 11 ans un Duathlon dans les rues d'Issy qui est aujourd'hui un sélectif pour les championnats de France.

Médias[modifier | modifier le code]

Issy-les-Moulineaux possède son propre journal mensuel, nommé Point d'appui. Son titre fait référence à la citation d'Archimède "donnez moi un point d'appui et je soulèverai le monde".

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Isséens disposent de lieux de culte catholique, israélite et protestant[35].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune d'Issy-les-Moulineaux fait partie du doyenné des Portes, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[36].

Au sein de ce doyenné, les cinq lieux de culte relèvent des cinq paroisses[37],[38] :

  • paroisse Notre-Dame des Pauvres : l'église Notre-Dame-des-Pauvres
  • paroisse Saint-Étienne : l'église Saint-Étienne
  • paroisse saint-Benoît : l'église Saint Benoît
  • paroisse Saint-Bruno : l'église Saint Bruno
  • paroisse Sainte-Lucie : l'église Sainte Lucie des Moulineaux.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

L'Association du consistoire israélite de Paris administre une synagogue[39].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 39 517 €, ce qui plaçait Issy-les-Moulineaux au 2 738e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[40].

La dette de la commune était de 16 millions d'euros en 2011, en baisse depuis 2005[41]. Cette dette représente : 11,2% de ses revenus annuels lesquels représentent €143 millions[42].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 44 923 personnes, parmi lesquelles on comptait 80,1 % d'actifs dont 74,0 % ayant un emploi et 6,1 % de chômeurs[43].

On comptait 48 071 emplois dans la commune, contre 37 736 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 33 496, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 143,5 % (identique à ce qu'il était en 1999), ce qui signifie que la commune offre un emploi et demi par habitant actif[44].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le quartier d'affaires d‘Issy-les-Moulineaux s'est développé très rapidement pendant les deux dernières décennies : tout le quartier du val-de-seine a été reconstruit, passant d'une dominance industrielle à tertiaire.

Au 31 décembre 2010, Issy-les-Moulineaux comptait 5 876 établissements : 7 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 249 dans l'industrie, 291 dans la construction, 4 616 dans le commerce-transports-services divers et 713 étaient relatifs au secteur administratif[45].

En 2011, 735 entreprises ont été créées à Issy-les-Moulineaux[46] dont 420 par des auto-entrepreneurs[47]

La ville est un moteur de l'emploi en Île-de-France, notamment dans le secteur tertiaire où son quartier d'affaires, le Val-de-Seine, possède plus de 350 000 m2 de bureaux[réf. nécessaire], avec de nombreux sièges sociaux internationaux (Sodexo, Microsoft, Coca-Cola…). La transformation de la ville en fleuron français des nouvelles technologies lui a valu une renommée internationale[48].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville d'Issy-les-Moulineaux possède aussi un conservatoire de musique, actuellement en phase d'extension, accessible à tous les habitants de la communauté de communes Arc de Seine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Séminaire Saint-Sulpice
Mare aux grenouilles dans le parc de l'île Saint-Germain

Musées et monuments[modifier | modifier le code]

Immeubles de grande hauteur[modifier | modifier le code]

Bâtiments d'utilité publique[modifier | modifier le code]

  • Isséane centre de traitement des ordures ménagères, semi enterré, ouvert mi-2008.

L'île Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Sur l'île Saint-Germain, Issy possède un club d'équitation et un restaurant. Le jardin de l'île Saint-Germain, réorganisé en 2000 pour sa moitié sud-ouest, comme un jardin sauvage, évolue au rythme des saisons.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d’Issy-les-Moulineaux

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

D'azur au filet en sautoir d'or cantonné en chef d'un aéroplane d'argent, en pointe et aux flancs de trois moulins à vent du même ouverts de sable.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Issy-les-Moulineaux, 2000 ans d'Histoire, éditions Issy-Média, brochure 176 pages, 4e trim. 1994, (ISBN 2-9508436-0-3),
  • Le Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux, éditions CRHIM Issy-les-Moulineaux, brochure 38 pages, 1990, (ISBN 2-905060-15-8),
  • René Le Bacon, Les Princes de Conty en leur Château d'Issy, éditions CRHIM Issy-les-Moulineaux, 196 pages, 3e trim. 2000, (ISBN 2-905060-40-9),
  • Daniel Rabattel, Issy-les-Moulineaux, éditions Alan Sutton, 2009, 128 pages, (ISBN 978-2-8138-0031-2),

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Liste des routes départementales isséennes [PDF]
  3. carte interactive de l'IAU
  4. « Emplacement des stations Vélib', », sur Issy.com [PDF]
  5. « Sur le site : extension-reseau.ratp.fr » (consulté le 25 mai 2010)
  6. « Prolongement T2, La Défense / Pont de Bezons », sur extension-reseau.ratp.fr (consulté le 25 mai 2010)
  7. http://www.issy.com/fr/ma-ville/numerique/issy-ville-innovante/pay-by-phone
  8. http://www.boulognebillancourt.fr/cms/index.php?option=com_content&task=view&id=2963&Itemid=1
  9. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Issy-les-Moulineaux », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011).
  10. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 8 septembre 2009
  11. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  12. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  13. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  14. a et b Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris par l'abbé Lebœuf, tome 3, 1883
  15. (en) AERONAUTICS: Pateras Pescara - Time, 28 janvier 1924
  16. Dossier d'enregistrement à la Fédération aéronautique internationale (FAI) no 13 094
  17. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  18. Liste des communes équipée de machines de vote électronique dans le 92
  19. « Cités en réseaux, 10 ans de label Ville Internet » [PDF]
  20. Ministère de l'Intérieur : http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats
  21. https://www.issy.com/ma-ville/les-rues-d-issy/les-rues-d-issy-de-a-a-b/bonaventure-leca
  22. https://www.issy.com/ma-ville/les-rues-d-issy/les-rues-d-issy-de-q-a-r/raymond-menand
  23. « Liste des maires des Hauts-de-Seine » [PDF], Préfecture des Hauts-de-Seine,‎ 8 août 2014 (consulté le 20 août 2014).
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur ministère des Affaires étrangères (consulté le 14 janvier 2010)
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. « Évolution et structure de la population à Issy-les-Moulineaux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010).
  28. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010).
  29. Emmanuel Bernabéu-Casanova, De l’île de Corse à l’Île-de-France, les élus d’origine corse à Paris et dans les Hauts-de-Seine, revue Hérodote, 4e trimestre 1999
  30. « LES RUES D'ISSY (ACCÈS ALPHABÉTIQUE) », sur site de la ville d'Issy-les-Moulineaux (consulté le 21 mars 2009).
  31. « La communauté arménienne d’Issy », sur armenews.com,‎ 11 mars 2007 (consulté le 21 mars 2009).
  32. La signature au dos, en bas, peut se lire Peaucelle-Goquet, mais la maison Peaucelle-Coquet est connue.
  33. « Aéroclub les Alcyons d'Issy-les-Moulineaux », sur alcyons.com (consulté le 21 mars 2009).
  34. « Issy-les-Moulineaux Badminton Club 92 », sur magazine L'Express,‎ 18 mars 2009 (consulté le 21 mars 2009)
  35. Édifices cultuels isséens, postérieurs à 1900, plaquette éditée par le musée, (ISBN 2-905-060-11-5) , Y sont présentés les églises catholiques, le temple de l'Église réformée de France, les temples de l'Église réformée arménienne, la synagogue et L'église apostolique arménienne Sainte-Marie Mère de Dieu
  36. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011).
  37. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011).
  38. « Page d'accueil », sur le site des cinq paroisses d'Issy-les-Moulineaux (consulté le 18 septembre 2011).
  39. « Liste des synagogues », sur le site ctrouve.fr (consulté le 18 septembre 2011).
  40. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  41. La dette d'Issy-les-Moulineaux en 2012
  42. Dette de la Commune de Issy-Les-Moulineaux
  43. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  44. EMP T5 - Emploi et activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  45. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  46. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  47. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  48. Issy : prix du visionnaire pour son maire
  49. Un portail d'église familier aux villageois de Vaugirard aux XIIe et XIIIe siècles". Résumé d'un article de Jacques Couvreur in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – n° 30"
  50. E. Beauseigneur, La Tour aux figures de Dubuffet, Dossier de l'art, décembre 2009, p. 102