Boissise-le-Roi

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Boissise-le-Roi
Château de  Boissise-le-Roi, siège de la mairie
Château de Boissise-le-Roi, siège de la mairie
Blason de Boissise-le-Roi
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Melun
(Melun)
Canton Canton de Perthes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Melun-Val de Seine
Maire
Mandat
Gérard Aubrun
2014-2020
Code postal 77310
Code commune 77040
Démographie
Gentilé Régiboissiens
Population
municipale
3 616 hab. (2011)
Densité 510 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 44″ N 2° 34′ 25″ E / 48.529, 2.573548° 31′ 44″ Nord 2° 34′ 25″ Est / 48.529, 2.5735  
Altitude Min. 37 m – Max. 83 m
Superficie 7,09 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-boissise-le-roi.fr

Boissise-le-Roi est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Régiboissiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située le long de la Seine rive gauche face à Boissise-la-Bertrand

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Boissise-le-Roi
Seine-Port Boissise-la-Bertrand
Saint-Fargeau-Ponthierry Boissise-le-Roi Dammarie-les-Lys
Pringy Perthes, Saint-Sauveur-sur-École Villiers-en-Bière

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Orgenoy.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par Gare SNCF sur la ligne Paris Gare de Lyon - Juvisy - Corbeil - Melun (RER)(D) ou TransilienLigne R du Transilien

Correspondances :

Histoire[modifier | modifier le code]

Orgenoy, l'ancienne chapelle du XIIe siècle.

Histoire d'Orgenoy le Roy Le roi Louis VI fonde l'abbaye de Saint-Victor à Paris. Il lui donne des biens situés à Puiseaux, Orgenoy, Bucy, Corbeilles, Fontenay, Larchant, etc. Document en latin donné à Châlons-en-Champagne[1],[2]. Orgenoy a été donné en 1113 par Louis VI aux religieux de Saint-Victor à Paris. À cette époque, il y avait à Orgenoy une chapelle qui servit ensuite d'écurie et maintenant transformée en maison d'habitation. La charte de Louis VI pour la fondation de l'abbaye de Saint-Victor de Paris, signée à Châlons en 1113, existe aux Archives nationales (K21, no 8). Le roi voulant que les chanoines qui prieront pour le salut du royaume pour le roi et sa famille fussent débarrassés des soucis de la vie pour se livrer à leurs occupations spirituelles, leur donna de grands biens. Dans une assemblée de prélats convoqués à Chalons, il leur donna notamment : Orgenoy, Burcy, Fontenay et Larchant. Cette charte fut signée des prélats Yves de Chartres et Marrasse, évêque de Meaux. En 1186, Guy, archevêque de Sens, confirme les donations faites à Saint-Victor de Paris, des terres d'Orgenoy et Boissise-le-Roi. Orgenoy était une seigneurie de l'abbaye de Saint-Victor qui avait prévosté et haute justice[1],[2]. Extrait du journal de François Grin, religieux du couvent d'Orgenoy : « Le lundi 14e jour dudict mois de juillet 1567, fut pendu et estranglé en notre justice d'Orgenoy, condamné de notre Prévost dudict lieu, un nommé Pierre Olivier, dit Lamare, pour plusieurs meurtres larcins vole-vies par lui commises et principalement en la personne de notre fermier et Prévost dudict lieu, nommé Jules Blondeau, qui auroist ésté par icelui méchamment occis. »

histoire de Boissise le Roy Boissise-le-Roi s'appelait Boissiacum Regis et était au XIIIe siècle un château fort avec tourelles et chapelle. Ce château était le fief de la famille "de Thumery". Oudart de Thumery, écuyer, seigneur de Boissise-le-Roi, près de Melun, et d'autres terres aux environs de Sens, vivait en 1340. Il était fils de Bertrand de Thumery, écuyer, seigneur d'Escury et de Nicole de la Dehors. Il avait épousé Marguerite de Dixy, fille de Pierre de Dixy, conseiller au parlement de Paris. En 1269, don par saint Louis aux dames du Lys de deux arpents de vignes situés à Boissise-le-Roi.

En 1400, il appartenait à Gobert de Thumery, chevalier du roi et seigneur de Boissise-le-Roi. En 1429 pendant l'occupation anglaise, le château fut ruiné et la chapelle effondrée après incendie. Après les troubles le seigneur Denis De Thumery reconstruisit le château mais abandonna la chapelle pour en faire une église paroissiale dédiée à Saint Denis. En 1441, Enguerrand de Thumery, fils de Gobert De Thumery était seigneur de Dampierre, Senlis et autres lieux. Il servit contre les Anglais et conduisit une compagnie que les Parisiens envoyaient au secours de Pontoise. par la suite, la famille des Thumery s'est éteinte en 1875. On note la venue de Henri IV au château de Boissise-le-Roi (pas de date mentionnée). Il était a ce moment l'hôte du seigneur DE Thumery. On conserva dans le château, jusqu'à l'incendie de 1834, qui le dévora en partie, un bois de lit sculpté avec des guirlandes de roses et des amours, derniers souvenirs de la chambre à coucher du Roi. En l'an II, Boissise-le-Roi porte le nom de Boissise-la-Nation.

Rapprochement des deux hameaux La loi du 20 juillet 1791 réunit Orgenoy à la paroisse de Boissise-le-Roi et les hameaux de La Planche et Faronville à la paroisse de Saint-Sauveur. Faronville, prieuré de Sainte-Marie-Madeleine, était une ferme donnée en 1134 à l'abbaye de Saint-Victor qui y érigea un prieuré au XIIIe siècle. En 1545 le prieuré disparut et il n'y eut plus qu'une ferme. Ce lieu est indiqué par Fleury parmi les lieux où devaient être portés les rouleaux mortuaires des religieux de Saint-Victor, décédés. Le 30 janvier 1790, la ferme d'Orgenoy et les terres ont été vendues à Joachim de Château-Villard, seigneur de Villiers et Bréau, moyennant la somme de 34 500 francs[3]. La ferme d'Orgenoy a appartenu également au comte Ludovic de la Tour du Pin et sa femme 22 rue de Varennes à Paris. Ils la louent en 1841 (266 hectares) à Lamy moyennant 18 000 francs par an[3]. Yvart (agronome, membre de l'Institut) a exploité la ferme d'Orgenoy. Il habitait Seine-Port où il est mort en 1831[3].

Histoire de l'enseignement[modifier | modifier le code]

L'école mixte de Boissise-le-Roi est de fondation récente ; elle date de 1867. Antérieurement à cette époque, les enfants fréquentaient les écoles de Saint-Sauveur et Pringy (ceux d'Orgenoy allaient à Saint-Sauveur et ceux de Boissise à Pringy et cela depuis les temps les plus reculés, car la commune de Boissise-le-Roi semble n'avoir jamais eu d'école particulière. Une délibération du conseil municipal en date du 26 mai 1835, établit ainsi la répartition du budget de l'enseignement primaire :

  • Traitement de l'instituteur, y compris la rétribution pour l'éducation des enfants pauvres 200 F
  • Indemnité de logement à l'instituteur : 75 F.

La somme votée ci-devant sera ainsi répartie (total de 275 F) :

  • À l'instituteur de St Sauveur : 120 F.
  • À la commune pour l'indemnité de logement : 50 F.
  • À l'instituteur de Pringy : 80 F.
  • À la commune pour l'indemnité de logement : 25 F.

La somme allouée subissant chaque année une légère modification, atteignit en 1866 le chiffre de 535 F. Toutefois, vers 1854, les enfants d'Orgenoy ne furent plus astreints à fréquenter exclusivement l'école de Saint-Sauveur, et qu'ils purent aller facultativement à celle de Pringy. Dès lors la somme inscrite au budget communal dut être partagée au prorata du nombre d'élèves fréquentant chacune des deux écoles. Cet état de chose dura jusqu'en 1867, époque à laquelle le conseil municipal émit le vœu d'obtenir un instituteur. Un local fut loué en attendant la construction de la maison d'école Actuelle qui n'était encore qu'à l'état de projet et un instituteur fut nommé.

Orgenoy, ancienne mairie-école, années 1920.

Liste des instituteurs qui se sont succédé dans la localité :

  • M. Denisot avril 1867 à septembre 1870
  • M. Gondard septembre 1870 à juin 1872
  • M. Leroy juin 1872 à avril 1874
  • M. Babin avril 1874 (ne reste que 15 jours)
  • M. Rainart avril 1874 à octobre 1876
  • M. Milleret octobre 1876 à septembre 1883
  • M. Chapelon septembre 1885 (actuellement en fonction)[4]

Extraits d'archives départementales[modifier | modifier le code]

Commune de Boissise-le-Roi. (Archives de Seine-et-Marne) Édition Blondel à Meaux (1868)

(Boissiacum-Regis) Ecclesia Sancti Dyonisii (Bulle du pape Alexandre III, en faveur de l'abbaye Saint-Père de Melun (janvier 1160). Autrefois diocèse de Sens, conférence de Saint-Port collateur de l'abbaye de Saint-Père, actuellement diocèse de Meaux. On ne peut nier que l'étymologie de Boisettes, Boissise-le-Bertrand, Boissise-le-Roi, localités situées à une faible distance les unes des autres, ne soit évidemment la même pour chacune d'elles. Le mot Boscus, de la basse latinité, en doit être l'origine. Quant au surnom le Roi, que nous rencontrons ici, il indique que ce territoire faisait originairement partie du domaine royal, à une époque très reculée et probablement antérieure à l'avènement des Capétiens. Boissise-le-Roi, canton de Perthes, est un village de mince importance, situé sur la rive gauche de la Seine, à peu de distance du fleuve, et au bas d'un plateau dont les parties supérieures sont douées d'une certaine fertilité. Le territoire comporte environ 709 hectares de terres labourables, prairies, bois, broussailles et vergers.

Quelques découvertes en souvenirs archéologiques, témoignent de l'antiquité de ce pays. Deux parties du territoire, appelées Pierre-Fritte (Pierre-Fritte, pierre fichée, menhir) et la fosse au diable situées sur le chemin de Boissise à Orgenoy, rappellent les temps celtiques. Dans le voisinage du château, on trouve des tuiles carrées à rebords qui remontent vers l'époque romaine. L'ancienne voie dite vieille route de Bourgogne, que l'on tient pour chemin romain et qui se dirigeait vers le pont de Samois passe sur les hauteurs de Boissise. En 1862, les dragages du barrage des Vives-Eaux ont fait découvrir dans la Seine, sur le territoire de cette commune, la matrice d'un sceau du XIIIe siècle dont le type est un griffon, et qui porte la légende : S. consullatus januensium in Francia (Sceau du consulat des Génois en France)[5].

Histoire du pays (production)[modifier | modifier le code]

Témoignage du passé agricole du village.
Orgenoy, café Berthelot 1921.

Boissise-le-Roi a l'aspect d'un pays essentiellement agricole. Sous le rapport de la fertilité de son sol, elle peut se diviser en deux parties distinctes :

  • au nord en se rapprochant de la Seine, le terrain (silicocalcaire) est de qualité moyenne. Les céréales y sont cependant exclusivement cultivées ;
  • plus au sud dans la partie du plateau constituant l'exploitation de la grande ferme d'Orgenoy ainsi que celle des petites fermes de Faronville et de la Folie, on trouve un terrain argilo-silicocalcaire très fertile. Les céréales de toutes sortes y croissent abondamment.

La pierre meulière qui forme des bans considérables près du village d'Orgenoy est exploitée en assez grande quantité comme pierre à bâtir et pour la construction de meules de moulins. Orgenoy est d'ailleurs une succursale de La Ferté-sous-Jouarre dont les meules sont depuis longtemps recherchées par la minoterie française et étrangère. Elle s'exportent principalement en Amérique. Grâce à cette production naturelle de son sol, on peut dire d'Orgenoy que ses habitants se livrent pour une première moitié de leur temps à l'agriculture et pour l'autre moitié à l'extraction de la pierre par de nombreux émigrés italiens (voir article suivant). Le château, de forme rectangulaire, est flanqué de tourelles sur la façade côté Seine. Quelques parties paraissent être du XIVe siècle mais la presque totalité a été reconstruite il y a environ 35 ans à la suite d'un incendie. Un acte du XVIIe siècle désigne ainsi le château : « Hôstel fermé de murs à créneaux, pont-levis qui de lève et s'abaisse ».

L'ancienne seigneurie appartint pendant une longue suite d'années (quatre siècles) à la famille des marquis De Thumery originaires de Brie-Comte-Robert, dont quelques membres portèrent l'épée et le plus grand nombre la robe. C'étaient des gens de bien, très considérés dans la contrée.

Au temps de Louis XIV, Germain-Christophe De Thumery, seigneur chevalier, baron de Ves-en-Valois était président de la deuxième chambre des enquêtes du Parlement. Il épousa Madeleine Le Tellier de la famille du célèbre ministre de ce nom. Nicolas De Thumery, son fils, était chambellan du duc d'Orléans en 1664. Vers le milieu du XVIIIe siècle, la terre de Boissise passa par suite d'une acquisition, entre les mains de messire Charles Jean baron De Beausse, sieur de Clèves, chevalier, vicomte de Fromentel, conseiller du roi, auditeur en sa chambre des comptes, marié à Catherine Louise De Bussy De Montigny. Leur fille Catherine célibataire, difforme, bossue, est morte à Boissise en 1828.

Le médecin Sabatier, de l'Académie des sciences et chirurgien-major de l'hôtel des Invalides, possédait des propriétés foncières à Boissise-le-Roi vers la fin du XVIIIe siècle. Les abbés de Saint-Père, à Melun et de Saint-Victor de Paris, dînaient dans cette paroisse, concurremment avec le curé.

Histoire du hameau d'Orgenoy[modifier | modifier le code]

Émigrés italiens d'Orgenoy, années 1930.

Hameau au milieu d'une plaine fertile, ancienne seigneurie qui appartenait à l'abbaye de Saint-Victor de Paris. Les bâtiments de la ferme seigneuriale datent en partie du XIIIe siècle. On y voit notamment une grange spacieuse, divisée en trois travées par une double rangée de piliers en bois qui supportent la charpente, les deux pignons et les murs latéraux sont garnis de contrefort à l'instar des églises du temps. Les bas-côtés, égaux en largeur, sont compris avec la nef principale, sous un même toit, la chapelle dénuée d'intérêt sert d'écurie. Montplaisir : Des vestiges d'ancien four à chaux, cave, maison appelée Montplaisir, qui existait encore en bon état à la fin du XVIIIe siècle se rencontrent sur les bords de la Seine. L'économie d'Orgenoy était basée sur l'agriculture jusqu'au début du XXe siècle.

Orgenoy voit arriver de nombreuses familles d'émigrés italiens dans les années 1920, venant principalement du village de Posina en Vénétie. Ces hommes travailleront tous très dur dans les rudes carrières de pierres meulières pour un salaire misérable (environ 50 anciens francs par semaine). La plupart participeront à la Seconde Guerre mondiale dans l'armée française.

Après la guerre, les exploitations et carrières Piketty étaient l'activité principale des urluquois et de l'économie locale; il y avait 3 carrières principales avec transbordeurs et un train les reliait aux bords de Seine. Orgenoy voyant sa population italienne augmentée, on surnommait le village « petite Italie ». À cette époque, Orgenoy comptait plusieurs bistros, épiceries, marchands ambulants, cantines et même une petite salle de cinéma à l'étage du café Berthelot, actuellement Fontenoy. La plupart des foyers n'avaient ni eau courante ni chauffage jusqu'à la fin des années 1950. Certains carriers vivaient dans de petites maisons en bois enduites de goudron à côté des carrières. Malgré cette pauvreté, les habitants étaient soudés grâce à la bonne ambiance et à la cohésion entre carriers et leur famille.

Carriers italiens d'Orgenoy, années 1930.

Les carrières fermèrent peu à peu leurs portes avec l'apparition du parpaing dans les années 1960. Une grande page de l'histoire d'Orgenoy se ferme. Par la suite, une entreprise de fonte de déchets d'animaux est créée par Isaac Gonçalves, un homme d'affaires d'origine portugaise. Cette usine insalubre sera remplacée par un lotissement dans les années 1980 et 1990. Isaac Gonçalves sera élu maire de la commune pendant plus de trente ans, fera construire à Orgenoy la salle des fête (années 1970), plusieurs lotissements, un quartier HLM, une laverie communale, une station d'épuration, un stade de football, une nouvelle école primaire avec cantine municipale (années 1980) et réaménagera le village. De nombreuses familles portugaises arrivèrent à Orgenoy pour y travailler dans les années 1970 et s'y installèrent. Actuellement, Orgenoy est loin de son passé pauvre et compte environ 1200 habitants.

Histoire du blason[modifier | modifier le code]

Le blason de la commune trouve ses origines dans la guerre de Cent Ans. En 1429 sous l'occupation anglaise, le château fut détruit et la chapelle incendiée. Denis De Thumery, dont la famille posséda pendant quatre siècles la seigneurie de Boissise, le reconstruisit ainsi que la chapelle qui devint une église paroissiale dédiée à saint Denis. Le château reçut la visite d’Henri IV.

Dans l'église actuelle, à gauche de l'autel, l'on peut voir les vestiges d'une litre funèbre, qu'on peignait en signe de deuil à la mort d'un seigneur de la paroisse, avec les armes de la famille de Thumery : d'or à la croix de gueule cantonné de quatre aigles éployés de sable timbré d'une couronne de marquis. En héraldique, on énonce en premier la couleur de fond. Ici il s'agit d'or qui correspond au jaune. « La croix de gueule » est une croix centrale rouge. Les « aigles éployés de sable » sont des rapaces noirs qui s'apprêtent à s'envoler.

Depuis, la mairie a repris le blason de la famille Thumery tout en lui apportant certaines modifications. Ainsi il n'y a plus d’ « aigles éployés de sable », mais des roses au naturel, reprenant quasiment les premières armes des Thumery : d'or à la croix engrêlée de sable, accompagnée de quatre tulipes de gueules, tigées et feuillées de sinople (Menestrier, 1698). Les armoiries de Boissise-le-Roi sont visibles sur les communiqués communaux[6]. Les litres funèbres ne sont plus visibles depuis la restauration de l'église ainsi que l'écusson des Thumery remplacé par l'écusson de la commune en pierre sculptée.

Vers 1886, le château de Boissise-le-Roi appartenait au sieur Paul Bareiller depuis 1828 (la terre de Boissise appartenait a sa famille) don fait à son père par la baronne Catherine de Beausse, Paul Bareiller par son testament olographe en date du 24 février 1887 instituait pour son légataire universel le Komprinz d'Allemagne (depuis Frederick III) au nom et comme représentant le dit empire. Le château et ses dépendances étaient, d'après le vœu du testateur, destiné à former une colonie allemande. Voici résumé par un journal de l'époque les raisons de ce legs quelque peu ahurissant. Paul Bareiller était un bourgeois méfiant, orgueilleux et brutal. Pourtant il fut maire de la commune pendant 5 ans, mais par son apathie et son mauvais vouloir les affaires municipales étaient dans un état déplorable ; il été forcé de démissionner. Ce tyranneau de village jouait au féodal et cherchait des querelles à tout le monde. Quand il était contrarié sa colère n'avait plus de bornes. Un jour il fracassa la mâchoire d'un ouvrier d'un coup de revolver. Il fut arrêté et emprisonné à Melun. Il pense à se venger. Quelle vengeance pourrait-il bien exercer contre la loi qui le condamne et contre la société qu'il déteste. Il réfléchit et s'irrite davantage. Une idée machiavélique germe dans son cerveau. Sa vengeance il l'a trouvée, il donnera son château et ses terres à l'ennemi.

Voilà ce qu'il avait trouvé de plus abominable et de plus sanglant.Cette offense à la patrie le soulage et il mourut tranquille[7]. La pierre tombale de P. Bareiller peut être désormais perçue à droite du porche de l'église portant les dates 1787-1860.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d’élection Identité Qualité
1804-12 janvier 1817 Jérôme Sadron Régisseur du château
janvier 1817-1821 Jean François Chumeau Cultivateur vigneron
1821-avril 1836 Charles François Garnot Cultivateur
avril 1836-1848 François Bareiller Propriétaire
1865-1892 Honoré Cazolas Robert Cultivateur
1892-1897 Denis Géault Cultivateur
1897 Zéphir Vincent Magloire Beaudenon Charron
1900 Philippe Eugène Bizord Cultivateur
1897-1907 Zéphir Vincent Magloire Beaudenon Charron
1912 Ernest Bizord Propriétaire
1919 Denis Géault Propriétaire
1920 Théodore Gabriel Juvernat Restaurateur
1921 Émile Berthelot Commerçant
1923 Simon Joseph Bardoux Propriétaire
1927 Gauchet
1928 Charles Gautier
1929 Fernand Gautier
octobre 1931 Léon Hildenbrand Maréchal-ferrant
1934 Roger Chartier
1936-1940 Henri Carriat Artisan Maçon
1940 Ernest Bizord Propriétaire
1945 - 1959 Henri Carriat Artisan Maçon
1959 - 1995 Isaac Gonçalves Chef d'entreprise
1995 - 2008 Claude Billerey Navigant Air France
2008 - en cours Gérard Aubrun[8] Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le 14 septembre 2002 sur le parvis du château a été représenté Histoires de Châteaux à l'occasion du jumelage avecCaerano di San Marco un spectacle de sons et lumières avec 120 figurants et chevaux avec des moyens techniques de pyrotechnies, lasers et projection d'images monumentales. Ce spectacle a été écrit, mise en en scène par Sylvie Dervaux qui a également assuré la direction artistique et la production exécutive[9].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 616 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
249 277 270 218 297 200 312 300 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
256 272 289 294 280 276 270 274 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
400 414 354 275 347 383 471 436 550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
718 1 030 1 818 2 676 3 126 3 653 3 623 3 616 3 616
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Salle omnisports

Économie[modifier | modifier le code]

  • 74 artisans et commerçants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Elle a été entièrement restaurée en 1994 grâce au financement de la commune, du conseil général et de l'État. Elle jouxte le château de Boissise siège de la mairie. Elle abrite annuellement des concerts (école de musique, association approche) Les vitraux modernes décorant le fond de l'église sont l'œuvre de l'artiste local J.Delhon[13].
Elle offre un plan rectangulaire irrégulier, comprenant une nef principale et deux collatéraux de dimension inégales. Sa longueur totale est de 25 mètres et sa largeur de 17 mètres environ. Au chœur se trouvent des colonnettes et une piscine du XIIIe siècle. Les voûtes de la chapelle de la Vierge sont ogivales avec nervures cylindriques de la même époque. Le surplus de l'église est voûté en berceaux avec entraits et poinçons du 15. L'église paroissiale, sous le vocable de saint Denis, date du XIIIe siècle. On voit dans cette église une statuette de sainte Anne pouvant dater de cette dernière époque, des fragments de vitraux peints du même temps et des vestiges de litres funèbres avec les armes de la famille de Thumery qui posséda l'ancienne seigneurie ; D'or à la croix de gueules cantonnées de 4 aigles de sable (De Thumery pendant 4 siècles)[13].
Dans la chapelle de la Vierge, on a rapporté l'épitaphe suivante ; Icy repose damoiselle Françoise Valentine de Thumery, laquelle par humilité a voulu estre enterrée dans le cimetière. Elle est décédée le 1er jour de novembre l'an 1715 âgée de 37 ans et 7 mois. Priez Dieu pour le repos de son âme. Le clocher qui a 4 mètres de côté comprend une tour carrée peu élevée, ornée de modillons à la jonction des étages, avec toit à selle, ou en bâtière. La coutume de présenter une quenouille garnie de filasse, à toute nouvelle mariée, qui vient pour la première fois à l'église depuis son union se conserve à Boissise-le-Roi[13].
  • La Prairie Malécot, zone naturelle en bordure de Seine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Boissise-le-Roi se blasonnent ainsi :

D’or à la croix de gueules cantonnée de quatre roses tigées et feuillées au naturel.

Le blason de Boissise-le-Roi est inspiré de celui de la famille de Thumery, qui portait au XVe siècle : D’or à la croix de gueule cantonné de quatre aigles éployés de sable[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Relevés des Archives départementales datant de 1870 environ.
  2. a et b Relevés effectués par M.R. Tissier Conseiller municipal en 1952
  3. a, b et c Notes recueillies aux archives départementales de Seine-et-Marne par R. Tissier
  4. À Boissise-le-Roi, le 4 décembre 1888. L'instituteur, Chapelon. Relevé d'Archives par M.Tissier conseiller municipal, avril 1952.
  5. Relevé par M. Tissier
  6. Article publié dans La République de Seine-et-Marne en août 1993.
  7. Article du journal La Justice, 19 septembre 1888.
  8. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 03/2014).
  9. programme du jumelage à Boissise [1]
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  12. « Notice no PA00086822 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a, b et c Texte relevé par M.R.Tissier. Conseiller municipal en avril 1952)
  14. « Notice no PA00086821 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Site de la mairie de Boissise