Fontenay-Trésigny

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Fontenay-Trésigny
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Fontenay-Trésigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes du Val Bréon
Maire
Mandat
Patrick Rossilli
2014-2020
Code postal 77610
Code commune 77192
Démographie
Gentilé Trésifontains
Population
municipale
5 267 hab. (2012)
Densité 238 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 25″ N 2° 51′ 59″ E / 48.706895, 2.86645848° 42′ 25″ Nord 2° 51′ 59″ Est / 48.706895, 2.866458  
Altitude Min. 75 m – Max. 123 m
Superficie 22,12 km2
Localisation

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Liens
Site web fontenay-tresigny.fr

Fontenay-Trésigny est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants de la commune sont appelés les Trésifontains.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 43 km au sud-est de Paris, à 24 km au nord-est de Melun, à 28 km au sud de Meaux et à 36 km au nord-ouest de Provins. Elle se situe en plein cœur de la Brie, dans une position stratégique au centre de la Seine-et-Marne[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marles-en-Brie Lumigny-Nesles-Ormeaux Rose des vents
Châtres (Seine-et-Marne) N Bernay-Vilbert
O    Fontenay-Trésigny    E
S
Chaumes-en-Brie

Une particularité de l'agglomération trésifontaine est qu'une partie est située sur le territoire de la commune de Marles-en-Brie, secteur enclavé au sud de la RN 4, entre la rue Pillot à l'ouest et l'avenue du Général Leclerc à l'est. La limite longe le stade Orly et se situe à proximité du boulevard Étienne Hardy.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le Bréon à Fontenay-Trésigny.

La plateforme structurale supérieure de la Brie est constituée par une couche de pierre de meulières datant du Sannoisien. L’exploitation de ces pierres de meulières a fourni un matériau de construction très utilisé dans la commune. La couche de meulières est surmontée par un manteau plus ou moins régulier de limons des plateaux qui sont constitués par des dépôts argilo-sableux fins et compacts d’une fertilité importante.

D'anciennes marnières étaient exploitées sur le territoire, notamment près du ru de Monnoury (Carrières de Chaubuisson) et du Bréon (Moulin du Pont). L'extraction des meulières était liée au besoin de matériaux de construction, pour les habitations et les murs d'une part, et pour la construction des routes en essor aux XVIIIe siècle et XIXe siècle d'autre part. L'exploitation était importante à Fontenay. À la gare, on chargeait des wagons destinés aux chantiers parisiens.

Des carrières d'extraction de calcaire ont été exploitées dans le bois de la Garenne ainsi que dans le bois de la Boissière (anciennes carrières de Châtres).

Le territoire de Fontenay-Trésigny fut inclus en 1984 dans un périmètre de recherches et d'exploitation pétrolières dit « Permis de La Marsange »[2]. Le permis fut renouvelé en 1990[3] puis prolongé en 1995[4]. Il fut repris en 1997 avec la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « Concession de Champrose »[5]. En 2010, un permis exclusif de recherches a été accordé à la société Poros SAS [6], portant sur 459 km2 et valide jusqu'au 21 octobre 2015[7].

Relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 212 hectares ; l'altitude varie entre 75 et 123 mètres[8]. La commune de Fontenay-Trésigny s'étend sur un plateau au relief peu marqué, traversé par la vallée peu profonde du Bréon, à l'est de la Brie boisée. Ses paysages sont typiques de la Brie, marqués par une succession d'openfields (culture du blé, du maïs et de la betterave sucrière) entrecoupés de massifs forestiers plus ou moins denses (bois du Vivier, du Roi, des Essarts, de la Justice, de la Garenne, du Parc)[9]. La vallée du Bréon compte des pâturages dédiés à l'élevage.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est en très grande partie situé sur le bassin versant du Bréon et de ses affluents. La vallée du Bréon est pittoresque et présente le seul dénivelé conséquent de la commune au fur et à mesure que le ruisseau descend vers la vallée de l'Yerres.

Le Bréon sert de limite entre Châtres à l'ouest et Fontenay-Trésigny à l'est avant de rentrer sur le territoire communal par un vaste coude à l'est puis au sud au niveau de la ville. Le ruisseau sépare ensuite Fontenay-Trésigny à l'est de Chaumes-en-Brie à l'ouest, de l'étang du Vivier à Gravoteau. Il reçoit le ru de Monnoury au sud de la ville puis le ru de Frégy au sud de Visy (sur le territoire de Chaumes-en-Brie).

Le lavoir restauré de Visy.

Le ru de Monnoury prend sa source dans le bois de Lumigny, passe près de Chaubuisson avant de traverser la ville (en partie couvert) et rejoindre le Bréon en aval du château du duc d'Épernon.

Le ru de Frégy prend sa source à l'est de la ZAC de Frégy, sous le nom de ru de la Bottine (parcelles situées à l'est de Frégy). Il reçoit les rus du bois de Vilbert et de Malassise avant de passer au Château de la Plumasserie. Il prend également le nom de ru de Corbilly en aval sur le territoire de Chaumes-en-Brie, où il reçoit le ru des Grands Champs avant de rejoindre le Bréon en aval du Vivier.

Le secteur des fermes de Jean Grogne et de Renouilleux se situe sur le bassin versant de la Marsange par le ru de Chevry, avec un affluent dans le parc de Renouilleux.

Comme son nom l'indique, Fontenay-Trésigny possède plusieurs fontaines qui sourdent dans la vallée du ru de Bréon au niveau de la ville : Bouillant, Jaillon, Pissotin. La ferme de Sourdeau tire son nom d'une source située à proximité. Une source est présente au château de la Plumasserie, rejoignant le ru de Frégy.

Plusieurs mares se trouvent sur le territoire, certaines disparues ont laissé leur trace dans la toponymie : Mare Mousseuse, Mare Gaucheret, Mare Bonneau, Mare Quincampoix, Mare aux Prêtres.

Climat[modifier | modifier le code]

Fontenay-Trésigny connaît un régime climatique tempéré de type atlantique. Les précipitations restent modérées autour de 700 mm et réparties sur toute l'année. La pluviosité dans l'est de la Brie française est légèrement plus marquée que la moyenne départementale (650 mm), légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm). L'enneigement reste exceptionnel. Les températures moyennes oscillent de +3° à +18°.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[10].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Chênes remarquables à Visy.

La faune et la flore de Fontenay-Trésigny est riche et diversifiée, due à la présence de nombreuses forêts et milieux humides, ainsi que de plusieurs cours d’eau, en particulier le Bréon.

Faune[modifier | modifier le code]

Sur le territoire, on retrouve les oiseaux communs comme le corbeau, le geai ou la pie. Les espèces classiques des milieux humides sont présentes : héron cendré, colvert, petits passereaux, sarcelle, etc. On peut apercevoir des cygnes sur les étangs du parc du Vivier.

La faune forestière est abondante et se compose de sangliers, chevreuils, renards, écureuils, lièvres, rongeurs, etc. Les domaines de chasse sont nombreux sur le territoire.

On note la présence d'amphibiens dans les mares ainsi qu'au bord des rus. Des ramassages ont lieu au printemps le long de la RN 36, qui coupe dans le secteur de Renouilleux un milieu forestier humide irrigué par les rus, les mares et un étang. Les anciennes carrières d'extraction de calcaire de Châtres, où la remonté de la nappe phréatique permet la formation de plusieurs mares dont une permanente, sont classée ZNIEFF pour les amphibiens[11].

L'Yerres compte 26 espèces de poissons différents : gardon, vairon, épinoche, goujon, etc.[12] On peut retrouver certaines de ces espèces dans le ru de Bréon, qui est un cours d'eau pérenne, mais compte tenu du faible débit et des obstacles sur son cours, il s'agit alors de petits spécimens. Les étangs du Vivier alimentaient Paris en poissons frais.

Flore[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces de plantes sont présentes. La biodiversité est la plus importante dans les milieux forestiers humides, le long des cours d'eau et dans la vallée du Bréon.

L'essence forestière dominante est le chêne, dont de nombreux spécimens remarquables sont présents sur le territoire. Parmi les autres essences, on retrouve le charme, le frêne, le merisier, etc. On retrouve également quelques plantations de conifères, principalement pour l'exploitation. Autour de Fontenay, la campagne est plantée de nombreux pommiers à cidre, plusieurs pressoirs traitaient les pommes.

Voies et transports[modifier | modifier le code]

Routes et pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]
La route nationale 4 à Fontenay-Trésigny.

Fontenay était reliée à Paris dès le XVIIIe siècle par une grande route rectiligne passant par Tournan et se terminant à Rozoy. Cette route ne sera poursuivie qu'au XIXe siècle à la sortie de Rozoy. Le "Chemin de Rozoy à Sésane" ou "Grande route de Sésane" passait par Voinsles venant de Rozoy et allant vers Vaudoy-en-Brie. Fontenay était également reliée à Melun et à Meaux dès le XVIIIe siècle par une grande route rectiligne qui croisait la route de Paris à Rozoy au niveau des Bordes, aux Quatre Chemins.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Fontenay-Trésigny est un important nœud routier, desservi par la voie rapide route nationale 4 contournant la ville au nord, la route nationale 36 à l'ouest, et la route départementale 436 à l'est. Autrefois la RN 4 (allant d'ouest en est de Paris à Nancy) et la RN 36 (allant du nord au sud de Meaux à Melun) se croisaient au centre de la ville. La RN 4 fut déviée en 1960 pour la première voie et 1995/1997 pour la seconde voie[13] ; la déviation de la RN 36 fut quant à elle réalisée en 1989[14]. La RN 36 pourrait être aménagée à terme en voie express à 2x2 voies dans le cadre du grand contournement Est de l'Île-de-France. La section nouvelle entre La Houssaye-en-Brie et Guignes est déjà classée comme telle mais elle n’est « provisoirement » qu'à deux voies.

La ville de Fontenay-Trésigny est accessible par cinq entrées : rue Bertaux (nord-ouest), avenue du Général Leclerc (nord), avenue de Verdun (est), avenue Pasteur (sud) et rue Jehan de Brie (sud-ouest). La construction de la déviation de la RN 4 a coupé plusieurs routes et chemins, comme la rue Pillot et la rue Pascal vers Marles-en-Brie ou la route de Fontenay à Chaubuisson.

La commune possède deux pistes cyclables : l'une relie la porte basse et le complexe sportif au sud de la ville par la rue du Margat et l'avenue Pasteur, l'autre longe l'avenue du Général Leclerc au nord de la ville.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]
L'ancienne gare de Fontenay-Trésigny.

La ville était desservie jusqu'en 1969 par la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie. Longue de 13 kilomètres parcourus en 23 minutes, elle fut mise en service le 5 juin 1893. Pour des raisons militaires, on fit se joindre la ligne Paris-Belfort et celle de Paris-Coulommiers entre Verneuil-l'Étang et Marles-en-Brie via Chaumes-en-Brie et Fontenay-Trésigny (en cas de destruction du viaduc de Nogent-sur-Marne). Le prolongement prévu en direction de Meaux ne vit jamais le jour. La ligne de Verneuil-l'Étang à Marles-en-Brie fut fermée aux voyageurs le 1er juillet 1939 et fut remplacée par un service d'autobus. Pour le service de marchandises, un tronçon resta en activité entre Verneuil-l'Étang et Fontenay-Trésigny pour les industriels locaux dont l'usine Hardy (fabrication de baguettes pour cadres de tableaux), l'usine Aumaître et Mathé (fabrication d'échelles en bois) et la carrière de pierres meulières de la ville de Chaumes-en-Brie. Par la suite du bombardement du viaduc de Nogent-sur-Marne, le trafic repris entre Paris et Coulommiers sur la ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie entre décembre 1946 et mai 1947. La fermeture définitive aux marchandises eu lieu le 3 novembre 1969[15]. La gare, aujourd’hui restaurée, vit passer jusqu’en 1969 une quinzaine de trains par jour (voyageurs, marchandises, grain, betteraves, courrier). La maison du garde barrière située avenue de Verdun fut préservée. La voie, qui traversait Fontenay-Trésigny du sud au nord, a été déposée et le tracé a en partie disparu.

Fontenay-Trésigny était également située sur la ligne Jouy-le-Châtel - Marles-en-Brie (24 km) du Réseau de Seine-et-Marne, ouverte en 1902. Il s'agissait d'un ancien réseau de chemins de fer à voie métrique, concédé à la Société générale des chemins de fer économiques (SE) connue sous la dénomination des « Tramways de Seine et Marne ». Le service des voyageurs sera supprimé en 1934 avec transfert sur route, par autocar sur certaines sections. Les marchandises subsisteront jusqu'en 1938[16]. La ligne fut cependant préservée au moment de l'entrée en guerre de la France lors de la Seconde Guerre mondiale. À cause de la suppression des services routiers, la ligne fut rouverte de Jouy-le-Châtel à Fontenay-Trésigny jusqu'en 1948. Le tronçon de Fontenay-Trésigny à Marles-en-Brie fut déféré en 1944. En 1950, le département constatant que les transports routiers étaient redevenus normaux, décida de fermer définitivement ce tronçon le 1er juillet 1950 et le reste de la ligne le 21[17]. Tout comme pour le train, la voie a été déposée et le tracé a en partie disparu mis à part le chemin du Tacot actuel, et un pont en pierre sur le ru du monnoury, proche d'un lavoir remis en état par les Chantiers Écoles du Centre-Brie.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La commune de Fontenay-Trésigny se situe dans la zone 5 du réseau de transports d'Île-de-France. Elle est desservie par les lignes 28 et 39 du réseau de bus Darche-Gros, les lignes 10, 17 et 21 du réseau de bus Sol'R, la ligne 23 du réseau de bus N'4 Mobilités Yerres Brie Centrale, la ligne 1 du réseau de bus Seine et Marne express à l'arrêt Coubertin, ainsi que le Proxibus Val Bréon.

Elle est située à proximité de la gare de Marles-en-Brie pour le réseau Transilien Paris-Est (ligne P) et de la gare de Tournan pour le RER E.

Le RER E devrait avoir, dans quelques années, son terminus au Val Bréon. Cette ligne, qui permet actuellement de relier Tournan-en-Brie au centre de Paris en une demi-heure, sera ainsi prolongée de 3,4 kilomètres afin de desservir la zone logistique. La future gare sera construite entre la RN 36 et le circuit d’essai du futur Val Bréon 2. Cette nouvelle zone de 100 hectares sera aménagée derrière la zone actuelle sur le territoire de la commune des Chapelles-Bourbon (la zone logistique actuelle se situe à Châtres)[18]. Le montant total de l'opération a été estimé à environ 100 M€[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Développement historique[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Fontenay s'est établie en amont direct de la confluence du Bréon et du ru de Monnoury. Le destin de la ville est indissociable de celui du château de Fontenay, bâti sur un lieu de passage en s'appuyant sur le Bréon. La partie la plus ancienne de la ville s'étend le long des rues Jehan de Brie et Bertaux (appelé alors « Grande Rue »), de l'église (fondée au XIe siècle) à la porte basse (édifiée en 1544). L'ensemble compact d'habitations, accolées les unes aux autres, est déjà présent au XVIIIe siècle. Le bourg est fortifié aux XVIe et XVIIe siècles, entouré d'une enceinte de murailles et de fossés. La porte haute est édifiée en 1661. Il est vraisemblable que le chemin de Rozoy (ou de Nesles) passait au Moyen Âge par le Margat (rue du Margat) et les Bordes (rue La Fayette). Il croise au XVIIIe siècle la route rectiligne de Paris à Rozoy à l'est des Bordes, en rejoignant comme chemin de Chaubuisson, l'ancien chemin de Rozoy à Marles par le fief de Chaubuisson (Chaux Buisson). La porte basse, ou porte des Bordes, fut édifiée dans l'axe du chemin, qui sera dès l'époque moderne supplanté par la route parallèle au nord, futur axe de développement de Fontenay vers les Bordes. Le hameau de Visy, terre royale, dépendant du château du Vivier depuis le XIIe siècle, fut longtemps planté de vignes. Le lavoir de Visy était alimenté par le ru de Bréon.

La borne royale de Fontenay-Trésigny.

Fontenay se situe à la croisée des routes rectilignes de Paris à Rozoy (pont de Boitron sur le Bréon) et de Melun à Meaux, tracées au XVIIIe siècle. Le plan de Fontenay et de la route de Vilbert ne représente pas la route de Melun à Meaux croisant la route de Paris à Rozoy, alors que le plan de Chaumes et de Fontenay la représente, indiquant une construction au début de la seconde partie du XVIIIe siècle. Une vingtaine d'habitations sont établies en dehors des murs, dans les Bordes, le long de la route de Rozoy (avenue du Général de Gaulle et avenue de Verdun) jusqu'à la borne royale no 23 (au niveau de l'actuelle rue Claude Debussy). Au XVIIIe siècle, on mentionne l’installation de minuscules fermes, appelées « bricoles », générées par l'extension de Fontenay dans les Bordes. Ces bricoles étaient de petits bâtiments à usage multiple, sur un lopin de terre qui permettait de subvenir aux besoins d'une famille, grâce au jardin potager, quelques volailles, et parfois même une vache[20]. Sont également mentionnés : le château (deux canaux de part et d'autre) et des dépendances, la ferme de Sourdeau (ancien fief dépendant du château de Fontenay), deux habitations dans la rue du Margat et une habitation dans l’ancien chemin de Marles (rue d'Orly et avenue des Héros de la Résistance). Le fief de Chaubuisson (existant début XVIIe siècle) est mentionné, avec un château et jardins entouré de fossés remplis d'eau, et une ferme. Un chemin (actuelle rue Pillot), prolongement d'une rue de la vieille ville, passe le rempart au nord et se dirige vers Marles. Ce chemin historique de Fontenay à Marles a été conservé, il débouchait à la porte ouest du rempart (en forme de quadrilatère) de Marles.

Fontenay vers 1750, avant la construction de la route de Meaux.

L’ancien chemin de Marles longeait la rive droite du ru de Monoury et coupait deux chemins partant vers le nord en direction de Marles, actuelles rue Louis Braille (rejoignait le chemin de la vieille ville à Marles en suivant l'axe de la future grande route de Meaux, disparu) et rue Blaise Pascal (reliait les Bordes au centre de Marles par la porte sud du rempart de Marles tout en étant l'axe nord-sud majeur de ce village, actuel chemin de la Gravière). Le chemin de Fontenay à Lumigny, débutant primitivement rue Branly, partait vers l'actuel manoir de Chaubuisson (chemin des Femmes) et le bois de Lumigny (bois des Dames). Le boulevard des remparts (Étienne Hardy) existait à cette époque et permettait déjà de contourner la vieille ville. Le chemin des Chapelles à Fontenay, aujourd’hui disparu, mais confirmé dans les plans postérieurs, débutait peu après la porte haute et partait au nord de la route de Paris à Rozoy. Il rejoignait le chemin de Boitron à Marles et le chemin des Chapelles à Marles. Les fermes de Laune (Lognes) et de L'Aulnoy (Launoy) sont représentées, de même que les chemins de Châtres à Lognes et Launoy (rejoignant la route de Paris à Rozoy au niveau de la borne royale no 22 qui a été conservée), de Châtres à Fontenay et d'Écoublay à Fontenay sont représentés. Dans ce secteur se trouvaient la ferme des Tournelles (dont la construction remonte vers 1500), le château du Vivier et le château d'Écoublay. À Visy, l'ancien chemin de Chaumes à Fontenay suivait l'axe chemin des Vergers - rue du Bréon - chemin des Prairies. Les Thuilleries (Tuileries) et le Moulin de Visy (Petit Moulin, par opposition au Grand Moulin ou Vieux Moulin situé en aval de l'étang du Vivier) existaient à cette époque. Le chemin de Fontenay à Vilbert passait au sud des Bordes et rejoignait l'ancien chemin et la route de Rozoy par l'actuelle rue Constant André. Les chemins sont antérieurs aux grandes routes rectilignes.

À la fin du XVIIIe siècle, les habitations sont établies plus ou moins en continu le long de la route de Rozoy, dans les Bordes, de la porte basse jusqu'au chemin de Fontenay à Lumigny. Ces maisons typiquement briardes sont pour la plupart encore présentes. L'ancien chemin de Rozoy ne sera quant à lui pas urbanisé avant la seconde moitié du XXe siècle. La limite avec Marles est détaillée, avec la position des différentes bornes, le territoire de Marles s'enfonçant profondément en direction de la vieille ville de Fontenay. Le chemin de Fontenay à Marles (rue Pillot) sert de limite communale entre Fontenay et Marles. Une tour d'angle est identifiée au coude nord-est du rempart qui est tracé jusqu'à la porte basse. La porte haute, détruite en 1820, est mentionnée. Le chemin de Fontenay à Lumigny, chemin des Femmes, a été modifié, débutant plus à l’est, actuelle rue Claude Debussy. Un ancien chemin, disparu, servait de limite communale, entre les actuels avenue du Général Leclerc et chemin de la Gravière. Le chemin de la Noue Fagot (vers Boitron et Loribeau) est présent. Les fermes de Jean-Grogne (d'origine médiévale, dépendait du château de Fontenay) et Ernoulieux (Renouilleux, d'origine médiévale) entourée de fossés remplis d'eau sont représentées, ainsi que le domaine de la Bossière (Boissière) en limite de Châtres. Le château de Chaubuisson semble avoir disparu, ne subsistent que deux bâtiments, une tour ainsi que les fossés. De nos jours, il ne reste qu'une maison et une partie des fossés. La ferme de Chaubuisson est restée quasiment inchangée. Le chemin de Fontenay à la Plumasserie est tracé, ainsi que les chemins de Fontenay à Malassise et de Visy à Malassise. Dans ce secteur, le château de la Plumasserie et de Malassise (d'origine médiévale) sont représentés entourés de fossés remplis d'eau. La ferme de la Plumasserie n'existe pas encore, elle sera bâtie en 1901. Le Moulin du Pont constitue un hameau de plusieurs habitations sur le Bréon, au sud du parc du château. Le hameau de Visy s'étend le long du chemin du Bréon qui ne passe pas encore sur la rive droite. Écoublay est représenté comme un hameau important, davantage que Visy, avec une quinzaine d'habitations. Il était situé sur la route de Châtres à Chaumes et était relié à Gravoteau au sud et aux Tournelles au nord. Ceci est confirmé par le cadastre napoléonien et la carte d'État Major. La majeur partie du hameau a disparu dans le parc actuel du château. Le Moulin de Gravetau (Gravoteau) est représenté, se compose d'une ferme et d'un moulin en contrebas sur le Bréjon (Bréon). La limite avec Chaumes se situe alors sur le chemin de la Chalotterie à Écoublay. Les fontaines Bouillant et Pissotin sont présentes.

Les ruines du Moulin du Pont à Fontenay-Trésigny.

L'urbanisation est à cette époque inexistante au nord et à l'ouest de la vieille ville, excepté sur la rue Jehan de Brie. Les habitations des Bordes s’étirent toutes quasi exclusivement le long de la route de Rozoy. La limite avec Marles a été ajustée, notamment au niveau de la route de Melun à Meaux, proche de la limite actuelle. La rue Blaise Pascal (vers Marles) était appelée chemin des Troupes. Le rempart est clairement identifié, depuis la porte basse jusqu'à la rue Jehan de Brie en passant par la route de Paris à Rozoy. La tour d'angle est confirmée. Une tour de plus petit diamètre est mentionnée au coude nord-ouest de l'actuelle rue Racine. Le hameau de Visy se développe le long du chemin du Bréon, qui rejoint le chemin d'Écoublay à Fontenay. L'importance du Moulin du Pont est confirmée. Il ne reste aujourd'hui que des ruines. La ferme de Gravoteau s'est agrandie. La limite avec Chaumes est remontée au nord sur le chemin de Châtres à Chaumes.

Il n'y a pas d’évolution significative par rapport au cadastre napoléonien. L'urbanisation n'a pas progressé.

Au milieu du XIXe siècle, les habitations sont encore groupées dans la vieille ville ainsi que le long de la route de Paris à Rozoy. Rozoy ou Chaumes sont alors des villes plus importantes que Fontenay[24]. La ville profite toutefois de sa position privilégiée, à la croisée des routes de Paris à Rozoy et de Melun à Meaux (les Quatre Chemins).

Au début du XXe siècle, Fontenay commence à se densifier dans la vieille ville et le long de la route de Paris à Rozoy. Le train et les industries accompagnent la croissance de la ville[25].

Le square du Petit Margat à Fontenay-Trésigny.

Le développement de l'agglomération se fait ensuite par une urbanisation progressive - principalement à l’est, dans les Bordes - tout le long du XXe siècle, mais surtout depuis les années 1960 :

  • fin des années 1950 - début des années 1960 : déviation de la RN 4 ;
  • fin des années 1960 : square Jean Mermoz et rue de la Poterne ;
  • début des années 1970 : partie nord du Domaine de Fontenay (square Léonard de Vinci) et rue Boileau / rue Voltaire à l'ouest ;
  • fin des années 1970 : Résidence du Château et Butteau ;
  • début des années 1980 : rue Paul Éluard ;
  • fin des années 1980 : partie sud du Domaine de Fontenay (avenue du duc d'Épernon et rue des Manassés) et ZA de Monnoury (les Égrefins) ;
  • fin des années 1990 : rue Georges Brassens / rue Louis Aragon.

À partir des années 2000 s'opèrent une reconversion et une densification de l'agglomération :

  • lotissement square du Petit Margat en 2000 / 2002 ;
  • lotissement rue Ambroise Paré sur l'emplacement des anciens Établissements Hardy (menuiserie, fabrication de cadres) en 2003 / 2004 ;
  • lotissement square François Mitterrand (89 logements) sur le terrain (11 000 m2) de l'ancienne usine Engelhard Clal (traitement des métaux précieux) en 2008 / 2011.

L'agglomération s'est notamment étendue sur le cours inférieur du ru de Monnoury (partiellement recouvert), tout en s'organisant au sud de la déviation de la RN 4, bordée par le Bréon au sud-ouest[26].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le boulevard Hardy bordé de tilleuls.

La commune regroupe un grand nombre de hameaux et fermes : Visy, Le Margat - Le Butteau - Les Bordes - Manoir de Chaubuisson - Ferme de Malassise - Château de la Plumasserie - Ferme de la Plumasserie - Ferme de Sourdeau (pigeonnier) - Le Moulin du Pont - La Tuilerie - Le Moulin de Visy - Le Vieux Moulin - Ferme des Tournelles - Le Vivier - Château d'Écoublay - Gravoteau - Ferme de Renouilleux - Ferme de Jean Grogne - Boissière - Ferme de Lognes - Ferme de Launoy - Fontenay[27].

La commune présente une agglomération relativement compacte[27] mais peu dense, où les différents quartiers sont peu individualisés. Les axes structurant sont constitués des anciennes RN 4 (rue Bertaux - avenue du Général de Gaulle – avenue de Verdun) et RN 36 (avenue du Général Leclerc – avenue Pasteur).

La vieille ville de Fontenay, partie historique de la ville entourée par le boulevard Étienne Hardy et de la rue Racine, se situe sur la bordure sud-ouest de l'agglomération actuelle qui couvre une superficie bien plus vaste.

Le hameau de Visy et les autres écarts ont quant à eux peu évolué ou sont restés largement inchangés en deux siècles.

Logements[modifier | modifier le code]

La porte basse et la rue Bertaux.

Le territoire est parsemé de grandes fermes briardes isolées dont certaines sont fortifiées et/ou remontent à l'époque médiévale.

La commune est marquée par une diversité de logements liés à son histoire. Dans le centre historique le long de la rue Bertaux entre l'église et la porte basse, ce sont des habitations compactes collées les unes aux autres, côtoyant les grands corps de fermes briardes. Le long du boulevard Étienne Hardy ceinturant la vieille ville, ce sont surtout des maisons individuelles construites au XIXe siècle. L'habitat pavillonnaire lié à la croissance de la ville au XXe siècle au nord-ouest et à l'est (notamment le domaine de Fontenay et Butteau) couvre la majeure partie de l'agglomération. La ville compte également des logement sociaux dans les quartiers Jean Mermoz et Paul Éluard situés dans sa partie nord, et le Margat en centre-ville.

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 2 161, alors qu'il était de 2 019 en 2006 et de 1 775 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 93,7 % étaient des résidences principales, 0,8 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 66,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 32,6 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 64,3 %, en légère hausse par rapport à 2006 (64,1 %) mais en retrait par rapport à 1999 (65,6 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours inférieure au seuil de 20 % (16,5 % contre 17,6 % en 2006 et 15,6 % en 1999, leur nombre ayant légèrement reculé de 335 à 333)[a 2].

Fontenay-Trésigny comptait 361 logement sociaux fin 2012, soit près de 17 % de son parc immobilier alors que la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) fixe l'objectif à 20 %. La commune, qui a longtemps respecté les critères de la loi SRU, souhaite à cette fin prévoir pour les prochains programmes immobiliers une partie réservée au logement social et locatif privé[28].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Parterre fleuri au croisement de l'avenue Pasteur et de la rue La Fayette.

La commune a cédé en 2012 un terrain agricole de 14 609 m2 rue Émile Zola (sud-est de l'agglomération) afin d’y construire 75 logements dont 15 sociaux, dans le respect de conditions de développement durable[29]. La construction de la résidence « Les Allées du Marquis » a débuté en décembre 2014.

L'avenue de Verdun compte deux projets de reconversion en habitat collectif en 2014 :

  • la « Maison bleue », où 17 logements vont être construits sur le terrain d'une maison en ruine expropriée puis rasée ;
  • « Villa Trésigny », où 18 logements répartis sur deux bâtiments seront construits sur le site d'un ancien garage Renault.

La friche industrielle de 8 000 m2 laissée par la Cideb (mécanique et outillage de précision) rue Pascal pourrait être requalifiée en zone constructible.

Les communs du château du duc d'Épernon ainsi que la ferme font l’objet d’un permis de construire pour accueillir 98 appartements et la construction controversée d'un immeuble dans le parc du Château, rien n’est encore acté pour les près de trois hectares du parc que la municipalité souhaite urbaniser. Là, un lotissement de 42 maisons individuelles pourrait sortir de terre[30]. La commune pourrait à l'avenir se porter acquéreuse d'une partie du parc située à l’arrière du lotissement square du Petit Margat dans le but de créer un parcours de santé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fontenetum im Bria, Fontenaio, Villa Fonteneio puis Fontenay en Brie et enfin Fontenay-Trésigny : au carrefour des territoires des Parisis, des Sèvres et des Meldes, Fontenay pour ses sources, Trésigny du nom du baron qui l’habita, devint sous Louis XIV, Fontenay-Trésigny.

On retrouve l'appellation Fontenay dans les titres anciens FONTENETUM – IM.BRIA-FONTENAIO - VILLA FONTENEIO. Elle provient des sources et fontaines, nombreuses sur son territoire, qui alimentaient plusieurs étangs et viviers. Quant à l'appellation Trésigny, elle n’apparaît pas avant le XVIIIe siècle quand les Tonnelier de Breteuil devinrent marquis de Trésigny.

La commune s'appelait Fontenay en Brie avant la Révolution.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Durant la Préhistoire, le site de Fontenay-Trésigny est incontestablement occupé. Des silex taillés et des haches de la période la pierre polie y sont retrouvés.

Au Néolithique, la forêt (Brigia Sylva) recouvre alors 80 % de la Brie. La chasse et la cueillette sont pratiquées.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Entre - 2500 et - 1000, déforestation progressive, augmentation de la population, travail du cuivre, du bronze, puis du fer ; les terres sont mises en culture.

Durant la période gauloise, le site est à la limite des peuples celtes des Meldes (Meldi) au nord et des Sénons (Senones) au sud. C'est un lieu de passage entre l'oppidum sénon de Metlosédum (Melun) et la capitale melde Iantinum (Meaux).

En - 52, défaite à Melun des tribus commandées par chef gaulois Camulogène face au légat de Jules César le lieutenant Titius Labiénus.

Période gallo-romaine : essor des cités de Meaux (Meldès) et Melun (Melodunum) bien situées sur les berges de la Seine et de la Marne. Une voie antique passait par le Vivier et Marles, et des monnaies romaines ont été découvertes sur le territoire de la commune. Une voie antique (Chemin Paré) allait également de Melun à Meaux en passant par Rozay. La Via Agrippa (Chemin Paré) passe à Châteaubleau (Riobé) et à Chailly-en-Brie en remontant vers Meaux.

Au Ve siècle, déclin de la civilisation gallo-romaine et ascension des Francs en Gaule.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 852 puis en 861, raids vikings sur les villes de Melun et de Meaux. Nouveau raid sur Melun en 886.

Au XIe siècle, les terres sont dans la mouvance de la famille de Garlande[31]. La famille de Garlande, originaire de la Brie, est de modeste extraction, probablement de lignage chevaleresque. La connaissance de la famille, fidèles du roi, commence avec Guillaume de Garlande qui exerce l'avouerie de deux domaines proches de Faremoutiers dépendant de l'abbaye Saint-Jean de Lagny.

Au XIe siècle, présence d'un prieuré-cure de chanoines réguliers à la collation de l'abbé de Notre-Dame de Chaâge, à Meaux.

Au XIIe siècle, la limite entre le domaine royal et le comté de Champagne passe au cœur de la Brie. Fontenay se situe sur le domaine royal.

Sous le règne de Louis VI le Gros (1108-1137), la modeste bourgade ne possède qu'un prieuré et un château fort. Le château fort, occupé par Louis VI le Gros, menace ruine[32]. Il fut bâti sur un site stratégique, sur le chemin de Rome (une route de pèlerinage venant de Paris, qui se poursuivait vers Troyes par Rozay-en-Brie et Provins, et vraisemblablement utilisée par les marchands qui se rendaient aux célèbres foires de Champagne et par les pèlerins. Le seigneur y percevait un péage au passage sur son domaine[33]), sur le Bréon (qui alimentait les douves) en amont de la vallée (qui abritait le château du Vivier et où passait une voie), en bordure des terres royales face au comté de Champagne (Rozay-en-Brie et Bernay-Vilbert étaient alors en terre champenoise, séparée de Fontenay par les bois de Lumigny, de Bernay et de Vilbert)[34].

En 1113, le roi donne à des religieuses plusieurs terres à Fontenay.

Vers 1110, Gilbert de Garlande dit « Le Jeune », frère d'Anseau de Garlande, est seigneur de Tournan-en-Brie et La Houssaye, grand bouteiller de France (1112-1127/28), disgracié.

Vers 1140, Gui de Garlande est seigneur de La Houssaye, Possesse vers 1166/67 et Tournan-en-Brie vers 1173.

En 1166, sont seigneurs Anseau et Guy de Garlande, seigneur de Possesse, comme représentant Hugues de Possesse, seigneur de Tournan. Les seigneurs de Garlande se perpétuent pendant plus d'un siècle : Ansel (ou Anseau) II de Garlande et son frère Jean de Garlande en 1191, Dame veuve d'Ansel II de Garlande en 1201, Robert de Garlande en 1218, Anseau III de Garlande en 1246.

En 1233, fondation d'une chapelle dans l'église par Roger et Milon d'Attilly, écuyers, fils de Manassès d'Atilly. La chapelle devait être desservie par les religieux de l'abbaye de Notre-Dame de Chaâge[35].

En 1257, Anseau IV de Garlande, seigneur de Tournan, possède le château de Fontenay et les terres du domaine. Il meurt en 1287.

En 1271, Anseau IV de Garlande prétendit que Fontenay en Brie était de sa châtellenie, mais le parlement de Pentecôte jugea que le lieu était de la châtellenie de Melun[36]. Fontenay en Brie resta toutefois à la châtellenie de Tournan.

Aux XIIe et XIIIe siècles : essor des foires de Champagne, notamment à Provins et Lagny reliées entre elles par les villes de Jouy-le-Châtel et Crécy-la-Chapelle.

L'époque de construction du château du Vivier n'est pas connue. Des ordonnances et édits relatifs à la propriété auraient été rendus en 1260. Le château a appartenu aux comtes de Champagne et de Brie et est passé dans le domaine des rois de France lorsque Jeanne de Navarre épousa Philippe IV le Bel, le 16 août 1284. Louis X le Hutin, Philippe V le Long et Charles IV le Bel, ont laissé peu de traces de leur passage au Vivier. Philippe le Long a daté de ce château trois ordonnances en 1319 et 1320[37].

En 1284, réunion du comté de Champagne au domaine royal, la Brie restera divisée entre Brie française et Brie champenoise jusqu'à la création du département de Seine-et-Marne.

En mai 1293, Jean de Garlande vend la châtellenie de Tournan à Pierre VI de Chambly dit « Le Gras », grand chambellan de Philippe IV le Bel. La châtellenie de Tournan est cédée en octobre 1293 à Charles de Valois[38]. La châtellenie de Tournan est ensuite peu à peu démembrée et appartint à différents seigneurs.

En 1316, le pape Jean XXII publie une bulle autorisant la fondation d'une chapelle au Vivier dédiée à saint Thomas de Cantorbéry.

En 1325, Charles de Valois, avant de mourir, lègue le Vivier à son fils le futur Philippe VI de Valois qui viendra à plusieurs reprises entre 1328 et 1344.

En 1343, le roi Philippe VI de Valois fait don du Vivier à son fils Jean qui deviendra roi en 1350.

En 1348, arrivée de la peste noire, qui va décimer une grande partie de la population. D'autres épidémies de peste se produiront dans la Brie jusqu'au XVIIe siècle[39].

En 1352, édification de la chapelle royale du Vivier en Brie par le roi Charles V le Sage. En février 1352, Jeanne de France épousa Charles II le Mauvais (1332-1387) dans la chapelle royale du Vivier.

En 1357, le roi Charles V dote le chapitre du Vivier en Brie de nombreux biens et de rentes, à Chaumes et à Tournan, la Haute Borne, Châtre et Romillieux (Renouilleux).

En 1358, la Brie est soulevée par la Grande Jacquerie lors de la guerre de Cent Ans. À cette époque, les riches laboureurs protégeaient leurs récoltes derrière les murs de leurs fermes fortifiées. Les fermes de Fontenay remontant à cette époque sont les fermes de Jean Grogne, de Renouilleux et de Malassise.

En 1360, les dotations du chapitre du Vivier sont confirmées, par lettres-patentes par le roi Jean. Nouvelle confirmation par Charles V devenu roi.

En 1367, Philippe le Hardi, frère de Charles V et duc de Bourgogne, en prend possession.

Charles VI de France représenté par le maître de Boucicaut en 1412.

En 1368, lettres de sauvegarde et privilège datée du Vivier, en faveur du chapitre. En mars 1368, don à la chapelle du Vivier, de la terre et seigneurie du Tertre dans le Vexin français, revendue le 12 mars 1370 pour 600 francs d'or après un lettre de permission du roi du 17 janvier 1370. Don par Charles V d'un reliquaire enrichi de lames d'or et de pierres précieuses, qui contenait du bois de la vraie croix, extrait de celui de la Saint-Chapelle du Palais de Paris. La chapelle royale devient la Sainte-Chapelle du Vivier-en-Brie.

Le 7 mai 1370, fondation par le roi d'un collège (un trésorier, quatre chanoines, quatre vicaires et quatre clercs) et désignation des pièces de bois et leur contenance, dont les bois de Renouilleux.

Charles VI, ayant choisi le Vivier pour sa demeure et récréation, y fit beaucoup de belles fondations. On a prétendu que les cartes à jouer avaient été imaginées au Vivier par le médecin du roi, pour le distraire pendant sa longue maladie.

En 1389, Charles VI fait don par lettres patentes des terres de Fontenay à son conseiller Jean le Mercier, chevalier, seigneur de Noviant, la Neuville et Rugles[40], avec l’autorisation de reconstruire le vieux château tombé en ruines. Deux ans après, le nouveau château était debout avec auditoire de justice et prisons. Le château est alors clos de murs et de fossés autour d'une cour intérieure, avec deux pont-levis, au nord face à l'église et au sud. L'édifice actuel a conservé le plan rectangulaire cantonné de tours rondes[32]. Jean le Mercier est capitaine du château du Vivier en Brie[41].

La seconde femme de Jean le Mercier, Jeanne de Vendôme, lui donna un fils, Charles le Mercier. Il hérita des domaines, seigneur de Noviant, la Neuville, Rugles et Fontenay en Brie, chambellan du roi et du duc de Guyenne. Il fut marié à Isabelle la Maréchale, demoiselle de corps de la reine, et mourut en 1414, sans enfants. Sa première sœur, Jeanne le Mercier, épousa Oger de Nantouillet et lui porta les fiefs de Noviant et de Neuville (qui firent par la suite retour aux Coutes). Sa seconde sœur, Catherine le Mercier, épousa Jean de Coutes, dit Minguet, et lui porta les fiefs de Rugles et Fontenay en Brie[42].

Après la mort de Charles VI en 1422, le Vivier, quoi qu'il restât nominalement séjour royal, n'eut plus pour habitants que les chanoines qui célébraient la messe dans la chapelle.

En 1420, la Brie passe sous la domination des Anglais et de leurs alliés bourguignons à la suite du traité de Troyes.

En 1423, le roi d'Angleterre qui possède Fontenay en fait don à Erard Rollin, l'un de ses officiers déjà châtelain de Nesles.

Vers 1435, la Brie est reconquise par les Français mais le pays resta encore longtemps sillonné par les bandits français, bourguignons et anglais.

En 1437-1438, le rude hiver engendra la famine dans le pays de Brie.

Vers 1446, Louis de Coutes, dit Minguet, fils de Jean de Coutes, page de Jeanne d'Arc puis écuyer, châtelain et seigneur de Fontenay en Brie, Viry, Neelle la Gilleberde, etc., en indivision avec ses frères et sœurs Jean de Coutes, dit Minguet, Raoul de Coutes, Jeanne de Coutes et Anne de Coutes, transporte l'usufruit à Denis du Moulin, alors évêque de Paris[43]. Denis du Moulin, fils de Jean du Moulin[44], chevalier, seigneur de Fontenay en Brie, fut maître des requêtes de l'hôtel du Roi, conseiller et ministre d'État et ambassadeur en Savoie en 1415. Il fut archevêque de Toulouse en 1422 et évêque de Paris en 1439. Il meurt en 1447.

Le 1er octobre 1451, Jean du Moulin, fils de Denis du Moulin, échanson du roi, reçoit du roi pouvoir de rétablir le château, terre et seigneurie de Fontenay en Brie, l'hôtel de la Fleur de lis, l'hôtel de Sourdeau, ceux de Viry et d'Escoubley, qu'il a nouvellement acquis de Louis de Coutes[45].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aux XVe et XVIe siècles : construction de l'église Saint-Martin à la place de l'abbaye de Chaâge[46]. Jusqu'à la Révolution, elle a le titre de prieuré-cure.

Philippe du Moulin, fils de Jean du Moulin, chevalier, seigneur de Fontenay en Brie, se trouva à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488 et à la bataille de Fornoue en 1505, fut nommé garde des sceaux de France, puis capitaine d'une compagnie de gens d'armes, gouverneur de Langres et chambellan du roi.

Le 16 mai 1471, Louis XI fait don des étangs et du grand moulin qui en dépend, aux religieux desservant la chapelle avec charge de dire toutes les semaines une messe à la Sainte-Chapelle du Vivier en Brie.

Guillaume du Moulin, fils de Philippe du Moulin, seigneur de Fontenay en Brie, se maria en 1510 avec Catherine de l'Hospital, fille d'Adrien de l'Hospital, chevalier, seigneur de Choisy-aux-Loges, commande l’avant-garde de l’armée royale à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Sa fille Philippe du Moulin est dame de Fontenay en Brie, elle vivait encore veuve en 1587.

Au début du XVIe siècle : les terres de Fontenay en Brie reviennent au roi François Ier qui les concède en 1529 au chambellan François d’Escars de la Vauguyon. Ce dernier transporte son droit contre deniers comptants à Guillaume Prudhomme, qui fut général des finances en Normandie, trésorier de l'Épargne puis trésorier général de France[47].

En mai 1537, permission est donnée par lettres patentes à Guillaume Prudhomme d'établir des tabellions, des notaires et un scel dans la terre et seigneurie de Fontenay en Brie[48].

En 1538, Guillaume Prudhomme entreprend de reconstruire le château de Fontenay. Il obtient la même année, par ordonnance royale, la permission de clôturer le bourg. Il donne l'autorisation à ses habitants pour démarrer les travaux en 1541 à leurs frais[49]. Il a la charge d'entretenir une clôture en pierre qui protège une source sur la place de l'église provenant de la « source Morin » qui se situe sur les terres des seigneurs de Marles[50]. Guillaume Prudhomme meurt en 1543[51].

En 1543, Louis Prudhomme, fils de Guillaume Prudhomme et de sa seconde femme Marie Cueillette, est seigneur de Fontenay en Brie, trésorier de France à Rouen[52].

Du XVIe au XVIIIe siècle, le bourg fortifié est entouré d'une enceinte de murailles et de fossés, dont la porte basse dite « Porte de Rozoy » en 1544 et la porte haute dite « Porte de Tournan » en 1661.

En 1544, François Ier établit son quartier général à Tournan au château d'Armainvilliers pour s'opposer à la marche de Charles Quint ligué avec Henri VIII. La ville de Château-Thierry fut alors prise et pillée et des coureurs s'avancèrent jusqu'à Coulommiers[53].

En mai 1546, François Ier est le dernier roi à séjourner au château du Vivier, dans les locaux de la collégiale car les appartement royaux sont déjà passablement abandonnés et dans un état de délabrement. Le Vivier est délaissé au profit du château plus confortable de Fontenay en Brie.

François Prudhomme, fils de Louis Prudhomme, lui succède en tant que seigneur de Fontenay[54], chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi[55].

En 1570, Jean de Nogaret de La Valette est le nouveau propriétaire du château. Il y reçoit Charles IX et Catherine de Médicis.

Jean-Louis de Nogaret de La Valette.

En 1571, Charles IX invite les chefs protestants à Fontenay en Brie. Des rencontres secrètes eurent lieu au château de Lumigny, entre des chefs protestants – dont l’amiral de Coligny, Condé et Nassau – et des envoyés de Charles IX et de Catherine de Médicis, qui séjournaient à Fontenay en Brie. Coligny fut assassiné un an plus tard à Paris, durant le massacre de la Saint-Barthélemy.

En 1575, à la mort de son père, Jean-Louis de Nogaret de La Valette, futur duc d’Épernon en novembre 1581[56], devient seigneur de Fontenay en Brie.

Le château de Fontenay en Brie est le théâtre de nombreux événements et reçoit d'illustres personnages comme Henri III qui laissera le souvenir de magnifiques fêtes à l'occasion de son mariage ou Richelieu qui est hébergé en 1633. Durant la première moitié du XVIIe siècle, construction du château du duc d'Épernon sur l'emplacement de l’ancien château médiéval. Le château devient un château de plaisance. Les appartements sont confortables, décorés de tapisseries et de peintures. Le rez-de-chaussée et la salle des gardes sont recouverts de grands carreaux de terre émaillée[32].

Le 6 janvier 1598, vente par Jean Lataix et Barbe Bouquet sa femme à François de Donon, conseiller du Roi, trésorier général de France en la généralité de Paris et seigneur de Renouilleux, représenté par Jacques de Donon, trésorier de la Sainte-Chapelle du Vivier, de plusieurs arpents de terre et de prés sis aux « Hauts Grès » et à la « Haute Borne » près Fontenay pour 18 écus au soleil un tiers, somme révisable après mesurage exact[57].

Vers 1600, Fontenay en Brie comporte le bourg fortifié et le hameau des Bordes sur la route de Rozoy. Les hameaux de Visy et Ecoublay se situent au sud vers Chaulme. On retrouve à cette époque les fiefs de Chaubuisson, Malassise, Sourdeau, le Vivier, les Tournelles, Jean Grogne et Renouilleux. Les seigneurs les plus importants sont le duc d'Épernon, seigneur de Fontenay, et Charles Marchant, seigneur de Chaubuisson. L'industrie est présente, avec un tisseran, Jehan Jarry, aux Bordes [58], et un tuilier, François Merlange, probablement à Visy[59]. La propriété des terres agricoles se partage entre les différents seigneurs d'une part, et les petits laboureurs d'autre part.

En 1618, ses ennemis ayant prévu de l'arrêter, le duc d'Épernon pris la résolution de s'éloigner de Paris. Il quitta la ville le 7 mai avec 300 serviteurs qui l'accompagnèrent jusque Fontenay en Brie et se retirèrent, croyant l'avoir mis en sûreté[60]. Il y demeura sept à huit jours puis se remit en route en hâte[61]. Il passa à Sézanne et à Montmirail et arriva à Metz le 20 mai.

Vers 1640, Pierre Aubert de Fontenay, secrétaire de la Chambre du Roi, trésorier général de l’Artillerie, responsable de la ferme générale des gabelles de 1632 à 1656, se porta acquéreur de la terre de Fontenay en Brie cédée par le duc d’Épernon[62], où se trouvait le manoir de la famille Donon, ce qui lui apporta une terre, un colombier et droits de justice confortant son titre de noblesse. Un de ses proches, Roger de Pardaillan de Gondrin, marquis de Termes, parent du marquis de Montespan, a été soupçonné de faux-monnayage dans le château de Fontenay. Après l'arrestation de Nicolas Fouquet en 1661, Pierre Aubert de Fontenay se trouva dans une situation financière difficile. En 1663, ses biens à Paris et à Fontenay en Brie furent confisqués[63]. À sa mort en 1668, ses créanciers et sa famille se lancent dans une longue procédure pour le partage de l'actif de la succession.

En 1662, grande famine dite « de l’Avènement » provoquant une hausse de la mortalité. Les pauvres de la Brie vécurent de racines et d'herbes. Le prix du blé sur le marché de Rozoy atteint un niveau très élevé[64].

En 1674, Roger de Pardaillan, Marquis de Termes, et sa femme, parvinrent à se faire reconnaître par arrêt la propriété - provisoire - de la seigneurie de Fontenay en Brie[65].

En 1679, Charles Fleury, écuyer, bourgeois de Paris, gentilhomme ordinaire de la Maison du Roi, est seigneur de Fontenay en Brie. Il est marié avec dame Marie de Brassy[66]. Le roi lui avait accordé un bail par lettres patentes en mars et avril 1655 pour les fermes générales et les aides relatives aux vins, cidres, bières et poirés[67], et plus tard au bétail à pied fourché[68].

En 1690, le château de Fontenay est vendu à François Le Tonnelier, comte de Breteuil[69]. Fils d'un conseiller d'État, il avait été successivement conseiller au parlement (1661), maître des requêtes (1671), intendant en Picardie et Artois (1674) et en Flandre (1683), et enfin intendant de l'armée pendant la campagne de 1684, avant de devenir, la même année, intendant des finances. Il avait été fait conseiller d'État semestre en 1685[70].

En février 1691, Fontenay en Brie est érigée en marquisat de Fontenay-Trésigny en faveur de François Le Tonnelier, comte de Breteuil[71]. Le marquisat vaut 10 000 livres de rente. Il y a alors deux paroisses qui en dépendent : les Chapelles-Breteuil et Villebert. C'est un bailliage, qui ressort au Châtelet de Paris.

En 1693-1694, grand famine due à un hiver très rigoureux en 1692, suivi en 1693 d'une récolte très médiocre, causée par un printemps et un été trop pluvieux, causant une flambée des prix des céréales et une sous-alimentation qui favorise les épidémies comme le typhus, jusqu'en 1694. Le prix du blé sur le marché de Rozoy atteint un nouveau plus haut.

En mars 1694, le roi Louis XIV unit la Sainte-Chapelle du Vivier en Brie à la Sainte-Chapelle de Vincennes, l'édifice étant dans un état indécent, située dans un château ruiné, au milieu des bois[72]. Un prêtre est laissé pour y dire la messe. Le 15 juillet 1694, les reliques du trésor du Vivier sont transportées à Vincennes.

François Victor Le Tonnelier de Breteuil.

En 1705, François Le Tonnelier de Breteuil, marquis de Fontenay-Trésigny, conseiller d'État ordinaire en 1697 et intendant des finances, est enterré le 10 mai à Fontenay. Le château revient à sa veuve Anne de Calonne de Courtebonne, qui meurt le 16 mai 1737.

En 1709, hiver exceptionnellement rigoureux : céréales gelées, grande famine, grande mortalité des habitants. Le prix du blé sur le marché de Rozoy atteint des sommets[73].

En mai 1724, un édit de Louis XV porte établissement d'un grenier à sel dans la ville de Fontenay en Brie qui dépendait alors de Lagny, du fait du trop grand éloignement des greniers à sels de Brie-Comte-Robert, Lagny, Meaux, Melun et Provins. Le ressort est composé de cinquante deux paroisses[74]. Au 1er janvier 1729, les paroisses et hameaux de Saint, le Plessis Feausou, Hautefeüille, le Breüil, Planoy et la Boissière, sont rattachées au grenier à sel de Fontenay par lettres patentes[75].

Dès le XVIIIe siècle, Fontenay se situe à la croisée des routes rectilignes de Paris à Rozoy et de Melun à Meaux. La ville est pourvue d'un relais de poste, bâtiment situé dans la rue Bertaux à l'hôtellerie-ferme de la Fleur de Lys, dont une écurie est reconnaissable à ses linteaux de bois.

Chaulme en Brie et Fontenay en Brie vers 1750.

En octobre 1733, des lettres patentes attribuent une somme annuelle de 150 livres au vicaire de Fontenay résidant au Vivier.

En 1734 et 1734, Louis XV signe des lettres patentes portant extinction définitive de la Sainte-Chapelle du Vivier en Brie. Dès lors, les chanoines de Vincennes n'eurent plus à s'occuper que des revenus de la propriété.

François Victor Le Tonnelier de Breteuil, marquis de Fontenay-Trésigny, sire de Villebert, baron de Boitron, seigneur des Chapelles, Villenevotte, du Mesnil, Chasse-Martin, L'Hopiteau, Palaiseau, Théligny, L'Oribeau, etc., commandeur des ordres du roi, chancelier de la Reine, ministre et secrétaire d'État de la Guerre, meurt le 7 janvier 1743 et est enterré à Fontenay. Son fils François-Victor II Le Tonnelier de Breteuil est marquis de Breteuil et de Trésigny, sous-lieutenant de la compagnie des chevau-légers du dauphin, mort sans descendance le 4 décembre 1771.

Le duc de Crillon acquiert le domaine en 1751[76], mais le revend à Jean-Baptiste Paulin d'Aguesseau, seigneur de Fresnes, comte de Compans-la-Ville et de Maligny, marquis de Manœuvre, officier de l'ordre du Saint-Esprit en 1772, conseiller d'État ordinaire, fils du chancelier de France Henri François d'Aguesseau, qui loue le château.

Le 25 février 1755, le duc d'Ayen, fils aîné du maréchal Louis de Noailles, devient propriétaire du château de Fontenay et du château de La Grange-Bléneau par son mariage avec Henriette Anne Louise d'Aguesseau, fille de Jean-Baptiste Paulin d'Aguesseau[77].

Louis de Noailles (1713-1793), maréchal de France.

Se succèdent au château jusqu'à la Révolution le marquis Louis de Santo-Domingo qui y mourut en 1775, le marquis de La Chèze qui fut capitaine-lieutenant de la première Compagnie des Mousquetaires de la Garde, M. de Rostaing et le comte Claude Théophile Gilbert Jean-Baptiste de Colbert-Chabanais qui y mourut en septembre 1789[78].

En 1752, le bourg est pourvu d'un Hôtel-Dieu[35].

En 1771, rattachement de Fontenay-Trésigny au canton de Rozoy. La municipalité de Fontenay-Trésigny perd en même temps son bailliage et sa compagnie d'arquebusiers.

Le 13 mai 1774, les chanoines de Vincennes consentent à Hubant, entrepreneur de maçonnerie, un bail de vingt-sept ans.

Le 16 septembre 1779, Hubant transporte son bail à Lemaitre de Courtigny qui achète le 30 mai 1791 le domaine du Vivier comme bien national pour 25 200 livres. Le château devient une ferme, la chapelle, une grange à fourrage. Les pierres du château sont vendues aux paysans voisins.

En 1781, création du lavoir du Trou Babet, à côté de l'actuelle bibliothèque (ancien bains-douches). Il fut détruit dans les années 1980[79].

En 1788-1789, rude hiver et pénurie de blé. Les habitants de Tournan attaquent la halle de Fontenay.

Juridictions d'Ancien Régime : Intendance, Paris - Élection, Rozoy - Subdélégation, Rozoy - Grenier à sel, Lagny puis Fontenay en Brie - Coutume, Meaux - Parlement, Paris - Bailliage, Prévôté et Vicomté de Paris - Gouvernement, Île-de-France - Diocèse, Meaux - Archidiaconé, Brie - Doyenné, Rozoy.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1790, création du département de Seine-et-Marne le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie des provinces d'Île-de-France et de Champagne.

En 1792, la Terreur sévit dans la Brie.

Le 22 août 1793, le maréchal Louis de Noailles meurt de vieillesse avant que la Terreur n'atteigne son apogée. Son fils le duc d'Ayen a émigré, une première fois en 1791 puis, définitivement en 1792 après avoir défendu les Tuileries lors de la journée du 10 août 1792. Il laisse derrière lui sa femme, qui est guillotinée, ainsi que leur fille aînée Anne Jeanne Baptiste Pauline Adrienne Louise Catherine Dominique de Noailles, mademoiselle de Noailles et épouse de Louis Marc Antoine de Noailles, et que sa mère, Catherine Françoise Charlotte de Cossé-Brissac, maréchale de Noailles, le 4 thermidor an II (22 juillet 1794), alors que lui se trouve à Rolle en Suisse. C'est là qu'il rencontre sa seconde épouse, la comtesse Golowkine. Ses terres sont mises sous séquestre.

En 1795, Marie Adrienne Françoise de Noailles, mademoiselle d'Ayen, marquise de La Fayette, fille du duc d'Ayen, est autorisée à loger quelque temps au château de Fontenay, avant son départ pour Olmütz où est enfermé son mari le marquis de La Fayette.

En 1799, la famille du marquis de La Fayette s'installe au château de Fontenay à son retour d'exil, le temps que s'achèvent les réparations entreprises au château de La Grange-Bléneau, saccagé et devenu inhabitable[80].

En 1808, Anne Pauline Dominique de Noailles, mademoiselle de Maintenon, marquise de Montagu, fille du duc d'Ayen, hérite du château qui est attribué par un partage à l'amiable. Elle fait réparer la demeure et en fait sa résidence principale. Elle y installe sa famille et fait construire une école de filles dans l'enceinte de la propriété. Elle meurt le 29 janvier 1839. Ses filles Stéphanie de Montagu-Beaune (1798-1874), Marie Anna de Montagu-Beaune (1801-1877) et Marie Paule Sophie de Montagu-Beaune (1805-1880) se marient à Fontenay-Trésigny et y ont leurs premiers enfants.

En janvier 1814, durant la campagne de France, des réquisition de fourrages sont effectuées auprès des différents fermiers de Fontenay. Victoires de Mormant (17 février 1814) et de Montereau (18 février 1814) sur les troupes coalisées.

Le duc d'Ayen, beau-père du marquis de La Fayette, rentre en France sous la Restauration. Il entre à la Chambre des pairs et est nommé à l'Institut de France. Il meurt à Fontenay-Trésigny le 20 octobre 1824.

En 1815-1818, la Brie se trouve dans la zone d’occupation russe.

En 1820, destruction de la porte haute.

À partir de 1830, arrivée de la machine à vapeur.

En 1837, le marquis de Gontaut-Biron achète le château de Fontenay. Il fait restaurer le corps, le logis principal, les corps latéraux et les deux tours postérieures, mais, pour ouvrir la cour d'honneur, il fait abattre le corps d'entrée, avec ses tourelles, son pont-levis, et les tours d'angle qui abritaient la chapelle gothique et la prison. Les jardins et l'ancienne ferme sont aménagés en parc d'agrément[81].

En 1851, les propriétaires du château de Fontenay sont Armand Henri de Gontaut-Biron (mort en mars 1883) et son frère Étienne-Charles de Gontaut-Biron (mort en janvier 1871). Le régisseur est François Charles Étienne Delon[82]. Le château est délaissé après la mort d'Étienne-Charles de Gontaut-Biron, avant d'être vendu.

En 1852, construction de la mairie-école sur les Bordes, terres situées à l'est de la vieille ville.

En 1856-1858, construction de la voie ferrée de Paris à Mulhouse.

En 1861-1863, construction de la voie ferrée de Gretz-Armainvilliers à Coulommiers.

Vers 1860, débuts de la menuiserie Hardy qui s'installera sur 1 900 m2 et emploiera jusqu'à 260 ouvriers.

En 1860 et 1866, comblement des fossés est et nord et transformation en boulevards.

Du 11 septembre 1870 au 16 septembre 1870, durant la guerre franco-allemande : occupation de la Brie par les Prussiens. Un corps de garde prussien s'installe à Fontenay-Trésigny qui eut à supporter nombre de réquisitions dont le total s'élève à 72 000 francs. En septembre 1871, les troupes d'occupation allemandes quittent la Brie.

La porte basse et la rue Bertaux en 1906.

Entre 1877 et 1880, le château de Fontenay est loué à l'ancienne reine d'Espagne Isabelle II qui y retrouve son amant Ramiro de la Puente et où elle pratique la chasse[83].

En août 1883, le château de Fontenay et ses terres sont achetées par M. Nicolas Menget, fabricant de chaussures pour l'armée.

En 1893, construction de la ligne reliant celle de Paris-Belfort et celle de Paris-Coulommiers entre Verneuil-l'Étang et Marles-en-Brie via Chaumes en Brie et Fontenay-Trésigny.

En 1902, ouverture de la ligne du Réseau de Seine-et-Marne qui fermera définitivement en 1938.

Dans les années 1900, Fontenay-Trésigny est une petite ville industrielle avec une population ouvrière. La tuilerie de Visy est alors une importante usine. À Visy se trouvait également la fonderie B. Lafarge, pratiquant le laminage et le découpage du cuivre. Les industries historiques de la commune ont depuis totalement disparu.

En 1910, construction des bains-douches à côté du lavoir du Trou Babet, œuvre philanthropique en faveur de la population ouvrière. L'alimentation en eau était assurée par un puits. Les bains-douches rendirent un grand service à la population Trésifontaine. Ils furent fermés dans les années 1960-1970 au moment de la construction rue Le Nôtre, des premiers logements sociaux, alimentés en eau courante et pourvus de salle d'eau[84].

Du 6 au 13 septembre 1914 durant la Première Guerre mondiale, la première bataille de la Marne aux portes de Meaux et de Coulommiers se soldera par une victoire des alliés français et anglais. Pendant la Grande Guerre, Hippolyte Henry est maire de Fontenay-Trésigny (1908-1919), il se montre alors à l'écoute de ses administrés et met en œuvre de nombreuses mesures humanitaires[85]. Bien que ne situant pas dans la zone des combats, la ville est particulièrement éprouvée par la guerre. Jamais remise de la « grande misère de 1870 », et malgré les grands travaux d'embellissement et de modernisation entrepris pour « rendre la vie agréable aux habitants », la population vivote durant ces quatre années de guerre. On réalise notamment des travaux d'embellissement des boulevard du Nord et de l'Est avec la plantation de tilleuls, ainsi que la drainage du lavoir du Trou Babet avec la création d'un nouveau lavoir aux Bordes. La gare de Fontenay est le siège du déchargement du matériel pris aux Allemands en provenance de Coulommiers. En janvier 1916, M. Louis-Paul-Victor Menget, propriétaire du château de Fontenay, met sa vaste demeure au service de la municipalité, qui y installe une ambulance et 50 lits avec 3 docteurs. En mars 1916, la Croix-Rouge française établit son antenne d’arrondissement à Fontenay. En 1917, la ville entre en possession du legs de M. Maurice Bertaux s'élevant à 1 100 000 francs, dont 500 000 francs sont affectés à des donations particulières et le surplus employé à des œuvres de bienfaisance. Durant la Grande Guerre, soixante-et onze Fontenaisiens sont morts au champ d'honneur.

Le 1er mai 1921, le monument aux morts est inauguré sur la place des Écoles, aujourd'hui place Bernard Palissy.

En 1923, installation de l'électricité, avec deux moteurs « Charles » de vingt chevaux-vapeur à l'huile lourde, deux groupes de génératrices et deux batteries d'accumulateurs. Le maire Étienne Hardy couvre les frais à hauteur de 100 000 francs. En reconnaissance, les boulevards du Nord et de l'Est sont renommés boulevard Étienne Hardy. À partir du 8 avril 1946, l'électricité fut distribuée par Est Lumière - Réseau de Seine-et-Marne à Nangis, puis dès 1952 par EDF-GDF d'Île-de-France[86].

En 1926, le château de Fontenay est repris par un marchand de bois, M. Daubek qui abat les magnifiques arbres centenaires du parc. En 1936, M. Lucien Tasse, expert comptable, rachète la propriété.

En juin 1940 durant la Seconde Guerre mondiale, défaite de la France, l’exode remplit les routes. Le 14 juin 1940, en pleine débâcle de l'armée française, la Wehrmacht ne passe pas loin de la ville, mais y séjourne par la suite. Sous l'Occupation, la pénurie est générale (charbon, viande, etc.) et le rationnement touche tous les produits courants. La ville sera libérée le 26 août 1944 à la suite de l'offensive du général Patton.

Dans les années 1940, le château de Fontenay est occupé par des chantiers de jeunes. Abandonnés par leurs propriétaires au profit des dépendances, plus commodes et moins onéreuses, les appartements ont longtemps servi d’entrepôt.

Château d'eau rue Émile Zola construit en 1974

En 1954, arrivée de l'eau courante en ville, grâce à un captage situé à 500 mètres de l'agglomération, à Marles-en-Brie. Le forage était profond de 4 mètres, puisant dans la nappe phréatique circulant au-dessus de l'assise imperméable des marnes vertes[87].

En 1956-1957, construction du château d'eau rue d'Orly, d'une capacité de 500 m3 et d'une hauteur de 20 mètres. La cuve fuira de nombreuses fois, nécessitant plusieurs plastifiages afin de stopper les infiltrations..

Au milieu des années 1950, la population se répartit principalement entre les ouvriers citadins et les exploitants ruraux. Des nationalités étrangères sont présentes, principalement des belges (en général exploitants) et des polonais (en général ouvriers). La ville compte alors plusieurs usines importantes : Virax (travail des métaux, de 180 à 200 employés), Hardy (fabrication de baguettes pour cadres de tableaux, une centaine d'employés), Établissements Aumaître et Mathé (fabrication d'échelles). Un atelier de confection de chemises, établi dans une ancienne usine de galoches, a compté jusqu'à 70 femmes. La ville compte également un nombre important de commerçants d'artisans et de commerçant, ainsi que des professions libérales. Le problème du logement est alors critique à Fontenay, ce qui va amener à la construction des premiers logements sociaux dans les années 1960.

En 1960, déviation de la RN 4, reportant la circulation entre Paris et Nancy à l'extérieur de l'agglomération.

En 1969, fermeture de la gare de Fontenay-Trésigny.

À partir des années 1960, urbanisation progressive de la ville et fort accroissement de la population.

En 1974, construction d'un nouveau château d'eau rue Émile Zola, d'une capacité de 1 000 m3.

En 1982, la poussée démographique obligea la municipalité à de nouveaux travaux pour un pompage, dans la nappe des calcaires de Champigny, à soixante-cinq mètres de profondeur.

En 1989, déviation de la RN 36, reportant la circulation entre Melun et Meaux à l'extérieur de l'agglomération.

En 2013, un nouveau réseau d'approvisionnement en eau alimente le centre de la Brie, pour faire face à la pollution et à la baisse de la nappe des calcaires de Champigny. L'eau de la Seine est acheminée depuis l'usine de production d'eau de Morsang-sur-Seine gérée par la Lyonnaise des Eaux[88]. Fontenay-Trésigny est raccordée en juillet 2014.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Fontenay-Trésigny est devenu le chef-lieu du canton de Fontenay-Trésigny[89] qui regroupe 33 communes et 49 804 habitants[90]. Le canton de Fontenay-Trésigny comprend les communes suivantes : Bernay-Vilbert, La Chapelle-Iger, Les Chapelles-Bourbon, Châtres, Chaumes-en-Brie, Coubert, Courpalay, Courquetaine, Crèvecœur-en-Brie, Dammartin-sur-Tigeaux, Évry-Grégy-sur-Yerre, Faremoutiers, Fontenay-Trésigny, Grisy-Suisnes, Guérard, La Houssaye-en-Brie, Limoges-Fourches, Lissy, Liverdy-en-Brie, Lumigny-Nesles-Ormeaux, Marles-en-Brie, Mortcerf, Neufmoutiers-en-Brie, Ozouer-le-Voulgis, Pécy, Le Plessis-Feu-Aussoux, Pommeuse, Presles-en-Brie, Rozay-en-Brie, Soignolles-en-Brie, Solers, Vaudoy-en-Brie, Voinsles. Le redécoupage a pris effet en mars 2015, lors du renouvellement général des assemblées départementales.

Le canton de Fontenay-Trésigny se situe dans le département de Seine-et-Marne qui a pour commune chef-lieu la ville de Melun. Le canton de Fontenay-Trésigny est composé de communes appartenant aux arrondissements de Provins (17 communes), Melun (13 communes) et Meaux (3 communes). Fontenay-Trésigny appartient à l'arrondissement de Provins, le plus étendu mais le second moins peuplé et le moins dense du département. Cet arrondissement de 9 ancien cantons et 165 communes comptait 161 849 habitants en 2012[91].

Fontenay-Trésigny appartenait jusqu'alors au canton de Rozay-en-Brie, qui comprenait 22 communes et comptait 25 985 habitants en 2012[92]. Fontenay-Trésigny était la commune la plus peuplée du canton, loin devant Rozay-en-Brie qui compte près de la moitié de sa population. Le canton de Rozay-en-Brie faisait partie de l’arrondissement de Provins. De la Révolution à 1926, Fontenay-Trésigny et le canton de Rozay-en-Brie appartenaient à l'arrondissement de Coulommiers, puis de 1926 à 2005 à l'arrondissement de Melun avant de passer à l'arrondissement de Provins en 2006[93].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Longtemps marquée par les rapports sociaux découlant de la propriété foncière, la Seine-et-Marne est, de manière générale, un département de tradition plutôt conservatrice, même si elle a été rapidement, sous la Troisième République, gagnée aux idées républicaines. Cette tradition conservatrice se manifeste notamment dans les arrondissements ruraux de Seine-et-Marne, où sont régulièrement élus des candidats issus des partis de droite.

Lors des dernières élections présidentielles de 2012, le premier tour a mis en ballottage Nicolas Sarkozy (28,80 %), Marine Le Pen (23,04 %) et François Hollande (22,96 %), suivis de Jean-Luc Mélenchon (11,37 %) et François Bayrou (7,57 %). Au second tour, Nicolas Sarkozy a remporté 55,80 % des votes, contre 44,20 % pour François Hollande[94]. Lors des élections législatives de 2012, Christian Jacob, UMP, a été élu au second tour pour la quatrième circonscription de Seine-et-Marne[95].

Lors des élections départementales de 2015, Jean-Jacques Barbaux (maire de Neufmoutiers-en-Brie et conseiller général sortant du canton de Rozay-en-Brie) et Daisy Luczak (maire de Courquetaine), binôme UMP, ont été élus conseillers départementaux au second tour pour le canton de Fontenay-Trésigny[96]. Jean-Jacques Barbaux a été ensuite élu président du conseil départemental de Seine-et-Marne[97].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1958, cinq maires se sont succédé à Fontenay-Trésigny :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1958 mars 1971 Léopold Trapier    
mars 1971 mars 1983 Pierre Cure Divers gauche Directeur des écoles
mars 1983 juin 1995 Claude Arnaud Divers droite Ingénieur
juin 1995 30 mars 2014 Jacques Profit Divers gauche Retraité DDE
30 mars 2014[98] en cours Patrick Rossilli Divers gauche Retraité banque
Police municipale et ateliers municipaux.

Le 15 avril 1852, le conseil municipal vote une somme destinée à la construction de l’hôtel de ville, comprenant une salle d’école, un dépôt de pompes et un local de corps de garde. Avant cette construction, la maison d’école et la mairie étaient situées dans un bâtiment loué par la commune. La mairie actuelle occupe toujours le même bâtiment[99].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Fontenay-Trésigny relève du tribunal d'instance de Meaux, du tribunal de grande instance de Meaux, de la cour d'assises de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Meaux, du conseil de prud'hommes de Meaux, du tribunal de commerce de Meaux, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[100].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Piscine de Fontenay-Trésigny.

Fontenay-Trésigny fait partie de la communauté de communes du Val Bréon qui regroupe dix communes adhérentes au 1er janvier 2014.

La commune adhère également aux syndicats intercommunaux suivants :

  • SI d'élaboration et de gestion d'un centre de loisirs (piscine) ;
  • SI d'aménagement du ru de Bréon ;
  • SMIAEP (Syndicat Mixte Intercommunal d'Alimentation en Eau Potable) de la région de Tournan-en-Brie.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La déchèterie de Fontenay-Trésigny.

Au 15 février 2015, Fontenay-Trésigny est jumelée avec[101] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune de Fontenay-Trésigny adhère au Syndicat Intercommunal d'Enlèvement et de Traitement des Ordures Ménagères de la région de Tournan-en-Brie (SIETOM) qui a pour compétence la collecte et le traitement des déchets des habitants de 41 communes membres. Le SIETOM exploite au total 5 déchèteries, une usine de tri des déchets à Tournan-en-Brie et une usine de valorisation des ordures ménagères à Ozoir-la-Ferrière. Fontenay-Trésigny possède une déchèterie, ouverte en 2005 et située sur la route de Chaubuisson le long de la route nationale 4.

Fontenay-Trésigny dispose d'une station d'épuration, implantée sur le Bréon en aval du parc du château de Fontenay, et d'une capacité de 10 450 équivalent-habitant. L'installation dispose d'une aire de stockage des boues bétonnée. La station d'épuration de Fontenay-Trésigny, à l'instar de celle de Meaux, est exploitée en régie directe, les agents communaux assurant le bon fonctionnement du service[102]. Le fonctionnement de la station et du système d'assainissement a été jugé très bon par l'Observatoire départemental de l’eau[103].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 5 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
866 1 054 957 1 010 1 144 1 128 1 140 1 203 1 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 229 1 262 1 267 1 246 1 292 1 360 1 350 1 473 1 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 630 1 697 1 663 1 565 1 676 1 710 1 575 1 514 1 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 772 2 042 2 812 3 638 4 518 4 620 4 967 5 063 5 267
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[104] puis Insee à partir de 2004[105].)
Histogramme de l'évolution démographique


Fontenay, malgré la richesse de sa terre et l'importance historique de sa seigneurie, est demeuré historiquement un bourg de taille modeste avec une paroisse relativement peu peuplée. Le dénombrement de 1709 donne 103 feux dans la paroisse de Fontenay, soit environ 500 habitants[106], dans un contexte de famine. Le dénombrement de 1713 donne 126 feux dans la paroisse de Fontenay, soit environ 600 habitants[107]. Fontenay se place alors au niveau de Tournan, mais est surpassée par Rozoy et Chaulme, qui comportent le double de sa population. Durant le XVIIIe siècle, l’apaisement qui intervient dans la Brie et les progrès sanitaires permettent un accroissement sensible de la population de Fontenay. Dans un ouvrage de 1726, on recense 664 habitants[108]. Dans un ouvrage de 1764, on recense 139 feux, soit près de 700 habitants[109]. La paroisse compte 975 habitants en 1790[32].

La population de Tournan est déjà plus importante que celle de Fontenay à la Révolution. La croissance de Fontenay sera lente mais plus ou moins régulière durant tout le XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale, profitant notamment du développement progressif de l'industrie. Fontenay va surpasser Rozoy peu avant 1900 à la faveur de l'exode rural en Brie. La population va stagner jusque dans les années 1950, du fait des deux guerres et de la crise économique et démographique de l'entre-deux-guerres. Le renouveau économique et démographique des Trente Glorieuses va amener un développement soutenu de Fontenay, comme des autres communes. Fontenay surpasse Chaumes vers 1960, avec une croissance plus rapide. La population dépasse les 2 000 habitants en 1968, les 3 000 habitants après 1975, les 4 000 habitants au milieu des années 1980.

Fontenay-Trésigny, à l'instar des autres communes de la grande couronne parisienne, connaît une croissance démographique continue. La ville a atteint les 5 000 habitants en 2007. Toutefois ce développement, s'il est plus rapide que dans les communes de la Brie situées à l'est (comme Rozay-en-Brie ou Provins), est bien moindre que celui des communes de l'est plus proches de Paris ou celles de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Fontenay-Trésigny est située dans une zone de transition, bénéficiant à l'instar de Meaux, Coulommiers ou Melun du dynamisme démographique francilien, tout en ayant une croissance maîtrisée. L'accroissement de la population est lié à des soldes naturel et migratoire positifs.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La structure de la pyramide des âges de Fontenay-Trésigny montre une population généralement plus âgée que celle de la Seine-et-Marne. La population de la commune demeure relativement jeune mais le vieillissement est rapide. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,5 %) est inférieur au taux national (21,8 %) tout en étant supérieur au taux départemental (17,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Fontenay-Trésigny en 2011 en pourcentages[110]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
5,9 
75 à 89 ans
7,8 
12,9 
60 à 74 ans
12,7 
19,9 
45 à 59 ans
19,8 
21,4 
30 à 44 ans
20,8 
18,1 
15 à 29 ans
17,3 
21,2 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges en Seine-et-Marne en 2011 en pourcentages[111]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,1 
75 à 89 ans
6,3 
11,4 
60 à 74 ans
11,5 
20,3 
45 à 59 ans
20,0 
21,6 
30 à 44 ans
21,1 
19,9 
15 à 29 ans
19,2 
22,4 
0 à 14 ans
20,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Stéphane Mallarmé de Fontenay-Trésigny.

Fontenay-Trésigny est située dans l'académie de Créteil.

La ville administre deux groupes scolaires maternels et groupes scolaires élémentaires (Jules Ferry et Paul Langevin).

Fontenay-Trésigny compte un collège. Le collège Stéphane Mallarmé, qui compte seize classes, accueille les enfants trésifontains ainsi que ceux des communes de Marles-en-Brie et depuis septembre 2012, les élèves de Mortcerf.

Santé[modifier | modifier le code]

Parmi les professionnels de santé, on compte deux pharmacies et quatre médecins généralistes.

La ville compte une maison de retraite EHPAD ainsi qu'un institut médico-éducatif départemental.

L'hôpital le plus proche est la clinique privée de Tournan-en-Brie.

Centre d'intervention et de secours de Fontenay-Trésigny.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Police - Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Fontenay-Trésigny dispose d'un service de police municipale. La commune dépend de la gendarmerie de Rozay-en-Brie.

Sapeurs-Pompiers[modifier | modifier le code]

Fontenay-Trésigny dispose d'un nouveau centre d'intervention et de secours inauguré en mai 2013 et situé en périphérie d'agglomération à l'extrémité de la rue Bertaux[112].

Sports[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Le complexe sportif Pierre Cure de Fontenay-Trésigny.

Des activités sportives très diverses sont présentes à Fontenay-Trésigny via l'Association Sportive de Fontenay-Trésigny (ASFT). Le club le plus connu est le club de hockey subaquatique CSMB Fontenay-Trésigny, champion de France 2013, 32 fois champion de France depuis sa création il y a 30 ans[113] Le club de football principal de la ville est l’association sportive Fontenay Trésigny Football basée au stade Orly, qui évolue actuellement en 2e division de district[114]. Le club d’athlétisme local, l’AS Fontenay Trésigny Athlétisme, qui évolue en division Promotion Nationale 2D, est basé au complexe sportif Pierre Cure inauguré en décembre 1995.

L'Association Culturelle et Artistique de Fontenay-Trésigny (ACAF, créée en 1972) regroupe 8 activités : Bibliothèque, Chorale, Cirque, Danse, Informatique, Peinture, Photo, Théâtre.

Sur le territoire de la commune à proximité du manoir de Chaubuisson se trouve l'aérodrome de Fontenay-Trésigny géré par l'Aéroclub de Chaubuisson[115].

Fontenay-Trésigny est traversée du nord au sud par le sentier de grande randonnée GR 1, qui vient de Marles-en-Brie, traverse la ville et suit la vallée du Bréon en direction de Chaumes-en-Brie[116]. Un réseau d'itinéraires dénommé Randonner au cœur de la Brie permet de découvrir la faune, la flore, le patrimoine culturel et architectural de la Brie centrale. Le 8 de Fontenay permet de découvrir le Fontenay d’hier et d’aujourd’hui[117].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une piscine intercommunale, d'un gymnase avec une salle de filets (basket-ball, handball, volley-ball) et une salle de gymnastique, boxe et escalade, du complexe sportif Pierre Cure (football, judo, athlétisme), du stade et tennis Orly (football, tennis, athlétisme).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le presbytère de Fontenay-Trésigny.

Tous les mois, diverses manifestations sont tenues à Fontenay-Trésigny grâce au dynamisme des associations locales (voir le site de la mairie).

"Fontenay Animations", le "Comité des Fêtes" et le "Cercle Historique Fontenaisien" organisent diverses manifestations à Fontenay-Trésigny (expositions, brocantes, salons, fête médiévale, sorties, etc.).

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que le bi-hebdomadaire Le Pays Briard relatent les informations locales.

La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre et d'IDF1.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : flash infos Trésifontain, journal municipal d’information diffusé par la ville[118] ; le journal de la communauté de communes du Val Bréon[119] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[120] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[121].

La majorité au conseil municipal dispose d'un site web[122] et la minorité au conseil municipal dispose d'un blog[123].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Fontenay-Trésigny fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Mormant » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Saint-Martin[124]. Un presbytère se trouve à côté de l'église.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 34 749 €, ce qui plaçait Fontenay-Trésigny au 6 858e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[125].

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune de Fontenay-Trésigny fait partie de la zone d’emploi de Créteil[126].

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 364 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,1 % d'actifs dont 68,7 % ayant un emploi et 8,3 % de chômeurs[a 3].

On comptait 2 156 emplois dans la zone d'emploi, contre 1 912 en 2006 et 1 639 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 331, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 92,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi par habitant actif[a 4]. En 2011, 25,4 % des actifs résidents de 15 ans ou plus travaillaient dans la commune, 40,4 % dans une autre commune de Seine-et-Marne, 31,0 % dans un autre département d'Île-de-France (dont Paris), 3,2 % dans une autre région[a 5].

Structure de la population active, selon le recensement de 2011

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles supérieures Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Fontenay-Trésigny 0,8 % 6,8 % 12,1 % 25,0 % 30,9 % 23,4 %
Moyenne nationale 1,6 % 6,0 % 15,5 % 24,5 % 29,2 % 23,3 %
Sources des données : INSEE[a 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2011, Fontenay-Trésigny comptait 456 établissements : 20 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 32 dans l'industrie, 59 dans la construction, 286 dans le commerce-transports-services divers et 59 étaient relatifs au secteur administratif[a 7].

En 2013, 45 entreprises ont été créées à Fontenay-Trésigny[a 8], dont 29 par des autoentrepreneurs[a 9].

Le site de la mairie propose un annuaire des professionnels[127].

Zones d'activité[modifier | modifier le code]

ZAC de Frégy à Fontenay-Trésigny.

Fontenay-Trésigny possède deux zones d'activité : la ZAC de Frégy (regroupant une soixantaine d'entreprises) et la ZA de Monnoury (regroupant une dizaine d'entreprises). Le parc d'entreprises de Fontenay-Trésigny regroupe au cœur de la Brie, au carrefour de la RN 4 (Paris - Nancy) et de la RN 36 (Meaux - Melun), un ensemble d'entreprises diverses[128].

Pôle logistique du sud-est de Paris avec l'implantation d'un acteur majeur de cette activité (FM Logistic) sur 70 000 m2 d'entrepôts, cette réalisation permet un rayonnement stratégique sur le marché régional.

Fontenay-Trésigny profite également de la zone logistique du Val Bréon qui est une zone d'aménagement concerté d'une superficie de 140 hectares située sur le territoire de Châtres et comprenant le parc logistique Paris Val Bréon, actuellement la plus importante zone d’aménagement privée d’Île-de-France.

Commerces[modifier | modifier le code]

La vie commerçante de Fontenay-Trésigny s'organise autour deux pôles principaux que sont la rue Bertaux entre l'église Saint-Martin et la porte basse, et la partie centrale de l'avenue du Général de Gaulle. Le carrefour des avenues du Général de Gaulle, Général Leclerc, de Verdun et Pasteur, point central de l'agglomération, compte également quelques commerces. La commune réunit tous types de commerces (boulangeries, boucherie, épicerie, restaurants, cafés/bars-tabac, pharmacie, optique, fleuristes, bijouteries, vêtements, tissus, décoration, quincaillerie, etc.) et de services (poste, banques/assurances, agences immobilières, coiffeurs, auto-école, etc.). Malheureusement de nombreux commerces de proximité ferment ou sont en voie de fermeture.

Fontenay-Trésigny compte deux supermarchés : Intermarché (à la périphérie ouest de l'agglomération) et Leader Price (au centre de l'agglomération). Un troisième est en discussion (E.Leclerc) pour une implantation à l'est dans la ZAC de Frégy.

La situation à la croisée des axes ouest-est (RN 4) et nord-sud (RN 36) a amené l’implantation de plusieurs hôtels, situés à la périphérie ouest de l'agglomération à l'extrémité de la rue Bertaux.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments historiques classés[modifier | modifier le code]

La commune compte quatre monuments à l'inventaire des monuments historiques et deux lieux recensés à l'inventaire général du patrimoine culturel[129] :

Le château du duc d’Épernon[modifier | modifier le code]

Le château du duc d'Épernon.

Le château de Fontenay, dit aussi ancien château des Sources, il date de la 1re moitié du XVIIe siècle[130]. Fortifié à sa construction, il fut de nombreuses fois remanié par ses propriétaires successifs au XIXe siècle. Il fait face à l'église Saint-Martin de Fontenay-Trésigny, au centre du village. À l'origine, il est la propriété des ducs d'Épernon, grands personnages de l'État sous les rois Henri III, Henri IV, Louis XIII et pendant pendant la minorité de Louis XIV. Le domaine reçoit plusieurs visites royales au cours de la Renaissance. Propriété des Montagu, belle-famille du marquis de La Fayette, puis des Gontaut-Biron au XIXe siècle, le domaine subit de nombreuses modifications au cours de cette période. Les jardins et l'ancienne ferme sont aménagés en parc d'agrément, la chapelle et certaines des tours d'angle sont rasées. Il vit passer des personnages célèbres : François Ier, Henri II et Catherine de Médicis, Henri III, Richelieu, Lafayette.

Le parc du château du duc d'Épernon présentait des jardins remarquables réalisés en 1837[131], récemment détruit au bénéfice d'une opération immobilière jamais finalisée.

Les dépendances ont été construites au XVIIe siècle, elles jouxtent un ensemble de bâtiments remontant à l'époque de François Ier. Ces bâtiments, les communs ainsi que la ferme des Landes (basse cour du château ou « ferme royale » comportant un imposant pigeonnier à trois niveaux inscrit monument historique en 1991[132]), doivent devenir des appartements.

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin de Fontenay-Trésigny.

Dédiée à Saint-Martin[133], évêque de Tours en 397, elle date de la fin du XIVe siècle, début du XVe siècle ; elle présente un mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles. L'église a remplacé l’abbaye de Chaâge qui avait été construite quatre cents ans auparavant[134].

  • Le clocher en grès à quatre pignons protège trois cloches, qui ont été fondues en 1723.
  • La très belle tour en grès à lanternons, ou « lanterne des morts », qui était allumée pour avertir les habitants qui rentraient des champs qu’un malade venait de mourir. Sur la façade sud et à l’angle de l’entrée de la chapelle Saint-Joseph, le châtelain était aussi averti puisqu’elle était face au château.
  • La nef est couverte d'une charpente de chêne.
  • À l’entrée à droite, les fonts baptismaux en pierre datent de 1521. Ils auraient été donnés à l'église par le Primatice.
  • La charité de Saint Martin, à gauche dans la nef, gaufre en pierre du XVe siècle.
  • Le Christ, face à la chaire, est en bronze ; c'est un don de l'ancien curé de la paroisse, l’abbé Donon.
  • La statue de la Vierge est ancienne. Le corps date du XIIIe siècle ; la tête proviendrait d’une statue du château du Vivier et serait du XVIe siècle. Cette statue fut retrouvée dans les jardins du presbytère après la Révolution de 1789.
  • Un Saint Jérôme sur panneau de bois, peint au XVIe siècle.
  • La grille de chœur, du XVIIIe siècle, date de l’origine du prieuré des abbés de l’époque (ordre des chanoines réguliers) dit « de la fabrique ».
  • L’ensemble des boiseries date des XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Les boiseries du chœur et de la chapelle de Saint-Joseph datent de 1689, réalisées par Pierre Menessier. Une partie fut restaurée en 1989.
  • La chapelle Saint-Joseph était la chapelle seigneuriale. Elle avait une entrée donnant directement sur la place, face au château. Cette porte qui représentait le pouvoir royal fut bouchée après la Révolution de 1789. Les motifs côté extérieur ont été mutilés à cette époque. Son emplacement est toujours visible à l’extérieur. Restauration et réouverture en 2006.
    • Sous la chapelle se trouve une crypte où reposait les dépouilles des seigneurs locaux. On y accède par un petit escalier en pierre dissimulé derrière un panneau de bois formant porte. Ce même accès permettait de monter à la "lanterne des morts". Un souterrain reliait cette crypte au Château et à Lumigny en passant sous le boulevard et dans le parc du Manoir de Chaubuisson. Légende ou pas ? Des effondrements dans le parc de Chaubuisson ont révélé l'existence d'un tunnel...
  • La chaire, en bois, date de 1621 ; c'est une œuvre de Jean Philiper.
  • Les vitraux, dans le chœur, représentent l’Ascension du Christ et l’Assomption de la Vierge et la charité de Saint Martin. En partie haute, ce sont des fragments de dons faits par Catherine de Médicis qui vécut un temps dans le château face à l’église.

La fontaine Morin[modifier | modifier le code]

Cette fontaine date du XVIe siècle[135] (place de l’église, côté sud). Face à l’église Saint-Martin construite aux XVe et XVIe siècles, la Fontaine Morin et son triple jet alimentait les fermes voisines et les foyers du bourg.

Le château royal du Vivier[modifier | modifier le code]

Le château royal du Vivier.
Article détaillé : Château royal du Vivier.

Ce château, ancien rendez-vous de chasse des premiers Capétiens, date du dernier quart du XIIIe siècle (1290) et du XIVe siècle[136]. C'est dans ses murs que, pour occuper le roi Charles VI dont la raison avait été ébranlée, le médecin de la Cour mit à la mode en France le jeu de cartes. Le 19 mars 1673, Marie, fille de Jacques Picot, seigneur du Vivier et de la Motte de Coutevroult, maître d'hôtel ordinaire du roi par son mariage, apporte la seigneurie de Vivier et de Coutevroult à François de Bourlamaque. Ils furent les grands parents de François Charles de Bourlamaque.

  • Jardin d'agrément dit ruines du château du Vivier

Le château royal du Vivier présente des jardins remarquables[137] entourant les ruines (donjon, tourelle d'escalier, trois tours circulaires et murs de la chapelle). Ses étangs alimentaient Paris en poisson frais.

Autres lieux et monuments historiques de la ville[modifier | modifier le code]

La ville de Fontenay-Trésigny compte plusieurs autres monuments historiques, parmi lesquels :

La porte basse[modifier | modifier le code]

Emblème de la ville, elle est le reste des remparts de la cité. Elle fut édifiée en 1544 aux frais des habitants. Elle fut appelée aussi la « porte de Rozay ». Sous prétexte de gêne à la circulation, on voulut la détruire, mais elle fut sauvée à plusieurs reprises (1854 et 1870) par l’administration préfectorale et par le comité des monuments historiques qui s’étaient opposés à sa destruction. Il y avait deux portes à Fontenay-Trésigny. La porte haute, construite en 1661 et abattue en 1820, se trouvait à l’angle du boulevard Étienne Hardy et de la rue Bertaux. Elle fut appelée aussi la porte de Tournan. Il reste une partie des remparts sur le boulevard Étienne Hardy, mais les fossés ont disparu depuis très longtemps. Lors d'une rénovation de la toiture dans les années 1980, les employés municipaux - Robert LEGOUT et Joseph BOUXIN - trouvèrent une bouteille dans laquelle se trouvait un papier portant les dates et noms des ouvriers ayant effectué les rénovations précédentes. Ils y inscrirent leurs noms et refermèrent la toiture...

Les bains-douches[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale de Fontenay-Trésigny.

Lorsque François Victor Le Tonnelier de Breteuil acquiert le domaine de Fontenay, alors propriété des ducs d'Épernon, il entreprend d'aménager la place qui se trouve devant son château et qui lui appartient. Pour ce faire, il doit déplacer le cimetière et la halle situés devant l'église afin de pouvoir y installer une fontaine. La halle est donc transférée et le nouveau cimetière est implanté au lieu même de l'actuel jardin public devant la bibliothèque. À cet endroit, seront construits un siècle plus tard, à la suite d'un nouveau déplacement du cimetière pour des raisons sanitaires, le lavoir du Trou Babet et les bains-douches qui deviendront la bibliothèque municipale en 1990. L'établissement des bains-douches fut une œuvre philanthropique décidée par le conseil municipal en 1910, pour la nombreuse population ouvrière de Fontenay. Construit à l'angle de la rue Pillot et du boulevard Étienne-Hardy, cet établissement contenait deux cabines hommes et deux cabines femmes, il était alimenté en eau par une source provenant de Marles-en-Brie. Les bains-douches rendirent un grand service à la population trésifontaine. Ils furent fermés dans les années 1960-1970 au moment de la construction de la rue Le Nôtre, des premiers logements sociaux, alimentés en eau courante et pourvus de salles d'eau[138]. Un très grand lavoir en bon état de conservation y était adossé jusque dans les années 1980. Il fut détruit pour des raisons de sécurité. Aujourd'hui, ce lavoir aurait toute sa place, sans provoquer de gêne pour la circulation automobile...

La rue Bertaux[modifier | modifier le code]

Autrefois « Grande Rue » du bourg historique de Fontenay, de la porte d'en haut à la porte d'en bas, c'était le centre économique de la cité. On peut y remarquer les traces des enseignes des commerces passés. On y trouve notamment les anciennes écuries du relais de Poste, l'ancien Hôtel-Dieu et l'ancienne compagnie d'arquebusiers.

Le boulevard Hardy[modifier | modifier le code]

Sur l’emplacement des anciennes fortifications, il est bordé par des tilleuls centenaires et la bibliothèque. Il a été formé en 1923 de la réunion des anciens boulevards du Nord et de l'Est.

Autres châteaux et manoir[modifier | modifier le code]

La commune de Fontenay-Trésigny compte deux autres châteaux ainsi qu'un manoir :

Le château de la Plumasserie[modifier | modifier le code]

Château de la Plumasserie et portail.

La Plumasserie est un ancien fief existant au XVIIIe siècle. Il était alors fortifié, entouré de douves alimentées par le ru de Frégy. Le nom de Bellefontaine vient d'une fontaine se trouvant dans le parc et rejoignant le ru de Frégy. Dans ce lieu se trouve une chapelle. La construction du château actuel remonte au début du XIXe siècle. Il est remarquable par son architecture, notamment ses tours. Il se situe au cœur d'un parc de 24 hectares. Le château est aujourd'hui une maison d'hôtes, également dédié aux cérémonies et séminaires. La ferme de la Plumasserie dépend du château de la Plumasserie.

Le château d'Écoublay[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Écoublay.

Écoublay est un ancien fief laïc remontant au XVIIe siècle, possédé en partie par les chanoines de la Sainte-Chapelle du Vivier[139]. Écoublay devient un hameau important aux XVIIIe siècle et XIXe siècle. Le château sera agrandi au XIXe siècle et appartiendra à différents propriétaires, avant d'être habité de 1951 à 2000 par les missionnaires de Saint-Charles ou Scalabriniens. Depuis, le château et son parc de 18 hectares sont exclusivement dédiés à l’accueil de séminaires d’entreprises[140].

Le manoir de Chaubuisson[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manoir de Chaubuisson.

Chaubuisson est un fief existant au XVIe siècle, dont l'histoire se confond avec la ferme de Chaubuisson. Un château existait aux XVIIIe siècle et XIXe siècle, situé en face de la ferme. Les propriétés du manoir et de la ferme ont été séparées en 1938. Le manoir de Chaubuisson, construit en 1893, construit dans le style des manoirs normands, est un ancien relais de chasse habité par des exploitants de bois. Le lieu, transformé en Relais & Châteaux dans les années 1950, est exclusivement dédié à l’accueil de séminaires d’entreprises[141].

Fermes de Fontenay-Trésigny[modifier | modifier le code]

La ferme de Renouilleux à Fontenay-Trésigny.

Le territoire de Fontenay-Trésigny est en très grande partie agricole. Plusieurs fermes importantes s'y sont installées, vieilles de plusieurs siècles, remontant pour certaines à l'époque médiévale[142] :

La ferme de la Plumasserie[modifier | modifier le code]

Cette propriété appartient successivement à la famille Leclerc, puis à Monsieur Sensier, ancien notaire qui vivait à Paris et qui vient s'y installer en 1828. Ce domaine devient ensuite propriété du docteur Labache, qui l'exploite lui-même. La ferme est vendue par adjudication en avril 1955, à la requête de Monsieur Edmond de Kergariou de Locmaria et de son épouse Louise Charpentier. Monsieur et Madame Cante-Noiset achètent la ferme pour leur fils qui l'exploitera jusqu'en 1998. Monsieur Goethals la reprend alors et cultive les 94 hectares. Le corps de ferme date de 1901. Cette ferme était dépendante du château de la Plumasserie, fief existant déjà au XVIIIe siècle, distant de près d'un kilomètre, et appelé Bellefontaine. Au début du XXe siècle, on y élevait des paons et autres oiseaux pour la commercialisation des plumes.

La ferme de Renouilleux[modifier | modifier le code]

La ferme de Lognes et le Bréon.

En 1357, le roi Charles V dote le chapitre du Vivier en Brie de nombreux biens et rentes, dont la ferme de Renouilleux. Il y est édifié un petit château féodal, entouré de douves et environné d'étangs. Au XVIIe siècle, cette propriété dépend du fief de l'évêque de Meaux. À la fin de l'Ancien Régime, il ne reste plus que la ferme, qui est vendue successivement à Monsieur de l'Escalopier, puis à la famille Leclerc de la Plumasserie. En 1810, Jean Noël Hallé, membre de l'Institut de France, médecin de Napoléon Ier, la rachète à Madame Leclerc. C'était alors une exploitation de 135 hectares dont on distinguait encore l'ancien manoir entouré de fossés. Louis-Joseph Pétré en devient plus tard l'exploitant. Propriétaires depuis 1965, Madame et Monsieur Jacky Pétré ont retrouvé, lors du curage des douves, les bases de deux tours situées côté est de l'ancien manoir.

La ferme de Lognes[modifier | modifier le code]

La ferme de Sourdeau à Fontenay-Trésigny.

En 1829, la marquise de Montagu, belle-sœur du Général de La Fayette, est propriétaire du château de Fontenay, de la ferme de Lognes, du Moulin du Pont sur le Bréon à la sortie du parc du château, et de la Tuilerie de Visy. À la fin du XIXe siècle, la ferme est acquise par Monsieur Nicolas Menget, ainsi que les fermes de Sourdeau et de Launoy. Plusieurs fermiers s'y succéderont pour en assurer l'exploitation dont Victor Landon de 1820 à 1850 et Eugène Proffit de 1853 à 1873. En 1928, Monsieur Pierre Hemesdael reprend l'exploitation. En 1950, son fils Roger Hemesdael lui succède. En 1981, il rachète la ferme et les terres à Monsieur Michel Raulin. Puis son fils, Jean-Paul Hemesdael lui succède pendant quelques années jusqu'au rachat des bâtiments de la ferme et la location des terres en 1998 par Monsieur Cyril Lebouille. La superficie cultivée est de 92 hectares.

La ferme de Sourdeau[modifier | modifier le code]

C'est un ancien fief dépendant du château de Fontenay, existant au XVe siècle. En 1702, la ferme portait le nom de fief du Sourdeille. L'origine du nom est "où sourd l'eau", du fait de la présence d'une source. À la fin du XIXe siècle, la ferme appartient à Monsieur Nicolas Menget. À son décès, en mars 1890, Madame Menget-Defente se voit attribuer le domaine de Fontenay-Trésigny. Après sa disparition en mai 1894, leur fils Louis-Paul-Victor Menget hérite des terres et du château. En mars 1921, il signe un bail de fermage avec Monsieur et Madame Pionet pour l'exploitation de la ferme. En 1945, le gendre et la fille aînée de Monsieur et Madame Pionet, Monsieur et Madame Eugène Van de Kerchove, reprennent l'exploitation. En 1951, à la suite du décès de Louis-Paul-Victor Menget, à qui appartiennent également les fermes de Launoy et de Lognes, les héritiers, Messieurs Raulin et Renon décident, pour faire face aux droits de succession, de vendre la ferme de Sourdeau. Monsieur et Madame Van de Kerchove la rachètent en partie en 1972 et en totalité en 1980. Puis ils la cèdent à leur fils Christian. La superficie cultivée est de 180 hectares.

La ferme de Jean Grogne[modifier | modifier le code]

La ferme de Jean Grogne à Fontenay-Trésigny.

Cette ferme date de l'époque médiévale et dépendait du château de Fontenay. Sa grange est dotée de solides contreforts. Construite en pierre meulière, elle était entourée de douves. La légende raconte que le nom de Jean Grogne vient d'un brave homme, nommé Jean, qui avait la réputation de grogner quand il ne trouvait pas sur le marché le fromage de Brie suffisamment à son goût. Au début du XXe siècle, la baronne de Pertuis possède cette ferme régie par Monsieur Parisot. En 1913, Monsieur Jouas, gendre de Monsieur Parisot, lui succède. Divers aménagements et constructions se seront terminés qu'après la Première Guerre mondiale. En 1938, Monsieur Lucien Dhuicq reprend cette exploitation, puis Monsieur et Madame Jean Dhuicq en assurent la bonne marche dès 1953. Ils rachètent les terres à la comtesse de Courtils, fille de la baronne de Perthuis. La superficie cultivée est de 106 hectares, exploitée par Messieurs Fredy et Cyril Lebouille.

La ferme de Launoy[modifier | modifier le code]

En 1830, la ferme, la scierie ainsi qu'un moulin à huile et blé appartiennent à Monsieur Louis-Adolphe Gaillard, comte d'Auberville. La propriété est ensuite acquise par Étienne-Charles, marquis de Gontaut-Biron, qui est aussi propriétaire du château de Fontenay. Monsieur de Gontault-Biron (qui meurt en mars 1883) vend la ferme à Nicolas Menget. À l’aube de la Première Guerre mondiale, la ferme est dirigée par Monsieur Bouillé et plusieurs fermiers se succèdent jusqu'en 1936 où Monsieur Odon Evrard reprend l'exploitation. Monsieur Nicolas Menget transmet la propriété à son fils Louis-Paul-Victor Menget qui meurt en 1951 sans enfants. La ferme échoit à son neveu Pierre-Edmond Renon, capitaine de vaisseau. En 1957, Monsieur et Madame Léonard Lebouille, gendre et fille de Monsieur Odon Evrard, en poursuivent l'exploitation. La ferme est mise en vente en juillet 1961, Monsieur Léonard Lebouille n'a pas les fonds disponibles pour tout racheter. En mai 1962, il achète les bâtiments et 10 hectares autour de la ferme. Il fait alors la connaissance de Maître Robineau, chasseur à Fontenay et notaire de Maurice Chevalier. Maurice Chevalier va conclure avec Monsieur et Madame Léonard Lebouille un bail rural à long terme de 18 ans. Monsieur Léonard Lebouille rachètera les terres en une seule fois. C'est aujourd'hui leur fils, Monsieur Cyril Lebouille qui cultive les 130 hectares de la ferme.

La ferme de Malassise[modifier | modifier le code]

La ferme de Malassise à Fontenay-Trésigny.

Cette ancienne ferme fortifiée, dont subsistent les douves, est constituée de bâtiments qui datent d'époques différentes. Un imposant colombier domine un pavillon de construction plus récente dit "maison du garde-chasse", datant du XVIIIe siècle. En 1282, c'est un fief en mouvance de l'abbaye de Chaumes-en-Brie, qui passe de seigneur en seigneur. Au début du XVIIIe siècle, ce fief a pour propriétaires successifs Albin de Carnoyer, Lefèvre de Malassise, Madame Aupier née Lefèvre et Pierre Nolasque de Couvay, seigneur de Bernay. En 1775, le fief passe à Antoine Louis Belanger, seigneur de Nanteuil, quart-comte de Soissons. En 1790, la famille Dupré de Saint-Maur, propriétaire du château de Bernay, prend possession de cette terre de 251 arpents. Bien plus tard elle appartiendra à la comtesse de Mérode. Monsieur Pierre Meurillon acquiert cette ferme du comte de la Roche Aymon en septembre 1928 et en confie l'exploitation à Monsieur et Madame Tiberghien. Monsieur et Madame Christophe Meurillon, petit fils de Pierre Meurillon, en sont les propriétaires depuis 1987 et en exploitent les 105 hectares.

La ferme de Chaubuisson[modifier | modifier le code]

Chaubuisson (ou Chaux-Buisson) est un ancien fief situé à la croisée des chemins menant à Fontenay, à Marles, à Lumigny, à Rozoy par le sud de Richebourg (ou Riche-Bourg) et Quétotrain (ou Guait-du-Trou), et à Malassise. En 1575, Anne de Versy, veuve de Guillaume Marchant dès 1559, maître des œuvres du roi en l'office de maçonnerie et bourgeois de Paris dans les années 1530 à 1550, fait donation à Charles Marchant, bourgeois de Paris et capitaine des 100 arquebusiers (réunion des trois compagnies d'archers, arquebusiers et arbalétriers) de la ville de Paris, et à Guillaume Marchant, architecte du cardinal de Bourbon, ses enfants, de moitié d'une maison à Paris, rue de la Mortellerie, et de moitié de la ferme de Chaubuisson[143]. En 1596, Charles Marchant est seigneur du Grand et Petit Chaubuisson en Brie[144]. Il va acheter, entre 1603 et 1608, des terres à Fontenay en Brie et Marle en Brie à plusieurs propriétaires (surtout des laboureurs), ainsi que des habitations situées au Petit Chaubuisson à Jehan Jarry, tisserand en toile demeurant aux Bordes. Les terres sont louées à des laboureurs par des baux de plusieurs années. En 1629, Charles Marchant est encore mentionné en tant que seigneur de Chaubuisson[145]. Il fit construire le pont Marchand à Paris. Sous Louis XIII, Jean Bazin, marchand drapier, conseiller et échevin de Paris, donne en dot à sa fille Anne la seigneurie de Chaubuisson pour son mariage en juillet 1635 avec Jean de Loynes, fils du seigneur de Berceaux (près de Melun), écuyer des écuries du roi, receveur et payeur des gages de la chambre des comptes en 1610, conseiller du roi, avocat au Parlement. Devenue veuve en 1666, Anne de Loynes restera Dame de Chaubuisson et de ses terres. Elle meurt en mars 1696. Sous Louis XV, ce domaine appartient à Marie-Adélaïde de Loynes, arrière-petite-fille d'Anne de Loynes. En 1771, elle épouse François Leclerc de la Lotte, qui meurt en 1776 à Rozoy. Au XIXe siècle, la ferme de Chaubuisson revient à Albert de Mun (1841-1914), fils du marquis de Mun, propriétaire du domaine de Lumigny et maire de cette commune. Avant la Première Guerre mondiale, Monsieur Tinardon rachète la propriété, le manoir et la ferme de Chaubuisson. Puis en 1938, Monsieur Blum, marchand de biens à Paris, vend la ferme à Monsieur Lamy et les terres sont alors exploitées par Monsieur Moret. En 1940, Monsieur et Madame Demuyt en sont les nouveaux propriétaires : ils emploient 17 ouvriers. Le gendre et la fille de Monsieur et Madame Demuyt, Monsieur et Madame Paul Dinnewelth, reprennent l'exploitation en 1955. Ils en deviennent propriétaires en 1970. Actuellement, les 195 hectares sont cultivés par leur fille et leur petit-fils Madame et Monsieur Mantel.

La ferme des Tournelles[modifier | modifier le code]

C'est une ancienne ferme fortifiée, dont la construction remonte à 1500. Elle est dotée d'un puits dans la cour, creusé en 1610, toujours visible, en bon état, mais qui ne sert plus. Elle a appartenu à la sœur de Napoléon Ier, Élisa Bonaparte. Sous le règne de Louis-Philippe Ier, Monsieur Sensier, alors maire de Chaumes-en-Brie, en est le propriétaire. Il en est de même pour le Moulin de Visy. La ferme est ensuite vendue par les héritiers Gracien en juillet 1875 au vicomte de Perthuis. Au début du XXe siècle, elle devient la propriété de la vicomtesse de Perthuis, et est exploitée par Monsieur Tiby. En 1913, elle revient au vicomte Henri de Perthuis, le fermier est Monsieur Leblanc. La fille du vicomte de Perthuis, Madame Antoine de Courtils vend cette exploitation en 1967 à Monsieur Jérôme Lot qui la fera fructifier jusqu'en 1980. Aujourd'hui, les bâtiments de la ferme ont été transformés en appartements. Quant aux 100 hectares de terres, ils ont été vendus, une partie étant actuellement occupée par un haras, l'autre partie en terres agricoles cultivées par Messieurs Fredy et Cyril Lebouille.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle des fêtes, de la halle de la gare (chorale, théâtre, danse, peinture et photographie)[146] et d'une bibliothèque associative (ACAF).

Une nouvelle salle culturelle, située dans l'avenue de Verdun, sera opérationnelle fin 2015. Ce sera l'aboutissement d'un projet global regroupant un Centre sportif et un Centre culturel[147].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tourisme autour de Fontenay-Trésigny[modifier | modifier le code]

La ville de Paris est située à environ 45 km au nord-ouest.
Le complexe touristique Disneyland Paris est situé à environ 25 km au nord à Marne-la-Vallée.
Le parc zoologique Parc des Félins est situé à environ 8 km à l'est à Nesles.
La ville de Provins est située à environ 40 km au sud-est.
La ville de Fontainebleau, son château et sa forêt sont situés à environ 45 km au sud.
Le château de Vaux-le-Vicomte est situé à environ 23 km au sud-ouest à Maincy.

Fontenay-Trésigny et le cinéma[modifier | modifier le code]

La commune a servi de tournage pour deux films :

La publicité « Monanville » du PMU fut également tournée à Fontenay-Trésigny[149].

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Fontenay-Trésigny Blason Écartelé au 1) d’azur aux sept besants d’or ordonnés 3.3.1 au chef du même chargé d’un lion issant de gueules, au 2) d’argent au noyer de sinople, au chef de gueules chargé d’une croisette potencée d’argent, au 3) d’azur à l’épervier essorant d’or longé et grilleté du même au 4) de gueules à la bande d’or ; sur le tout de gueules à la porte d’argent.[150]
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Origine[modifier | modifier le code]

Le blason est une création de M. Marcel Collin en 1984 à la demande de M. Claude Arnaud, maire de la commune.

Descriptif des armoiries de la ville[modifier | modifier le code]

L’écu est formé entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Il est timbré de la couronne murale à trois tours crénelées. Il est soutenu par deux branches de chêne en sautoir, feuillées de sinople aux glands d’or, et retenant en pointe un listel d’argent chargé de la devise en lettre de sable.

« FIDELIS HISTORIAE AC FUTURO FIDES » (fidèle à son histoire et confiant dans l’avenir)

Cette devise contient une allusion à une propriété des emblèmes représentés, formant une profession de foi et exprimant une philosophie de la vie.

Les quatre écartelés symbolisent l’histoire de Fontenay à travers les siècles (symbole en haut à droite):

La couronne crénelée à trois tours (symbole en haut) rappelle que Fontenay fut une ville fortifiée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire
  • Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny, Guide Historique 2006, 40 p.
  • Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny, Guide Historique 2008, 50 p.
  • Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny autrefois, 2009, non paginé
  • Cercle Historique Fontenaisien, Les Fermes de Fontenay-Trésigny, Guide Historique 2012, 48 p.
  • Cercle Historique Fontenaisien, Centenaire 14-18, Guide Historique 2014, 52 p.
  • Christian de Bartillat, Au Village de Brie, Presses du Village, 1984, 352 p.
  • Frédéric-Auguste Denis, Lectures sur l'histoire de l'agriculture en Seine-et-Marne, Presses du Village, 1982, 376 p.
  • André Laurent, La Seine-et-Marne autrefois, Éditions Horvath, 1982, 192 p. (ISBN 2-7171-0238-8)
  • François et Maguy Palau, Le rail en France, Le Second empire, Tome 1, 1852-1857, Paris, Palau, 1998, 215 p. (ISBN 2-95094-211-3)
  • François et Maguy Palau, Le rail en France, Le Second empire, Tome 2, 1858-1863, Paris, Palau, 2001, 223 p. (ISBN 978-2-95094-212-8)
  • René-Charles Plancke, La vie rurale en Seine-et-Marne 1853-1953, Éditions Amatteis, 1982, 256 p.
  • René-Charles Plancke, Histoire de Seine-et-Marne vie paysanne, Éditions Amatteis, 1986, 432 p.
  • Philippe Seydoux, Châteaux et manoirs de la Brie, Éditions De La Morande, 1991, 112 p. (ISBN 978-2-902091-23-2)
Patrimoine architectural
  • Collectif d’historiens, Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, deux tomes, Flohic Éditions, 2001, 1 508 p. (ISBN 2-84234-100-7)
  • Jean Rousseau, La Vallée de l'Yerres, Presses du Village, 1998, 71 p. (ISBN 2-84100-158-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  4. EMP T5 - Emploi et activité.
  5. ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  6. EMP T3 - Population active de 15 à 64 ans selon la catégorie socioprofessionnelle.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Le portail des territoires sur le site Géoportail.
  2. Décret du 17 juillet 1984 accordant permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit "Permis de La Marsange"... sur le site Legifrance.
  3. Décret du 15 novembre 1990 prolongeant la validité d'un permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux et autorisant sa mutation sur le site Legifrance.
  4. Décret du 2 février 1995 prolongeant la validité d'un permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux et autorisant sa mutation sur le site Legifrance.
  5. Décret du 22 avril 1997 accordant la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « Concession de Champrose » à la société Midland Madison Petroleum Company sur le site Legifrance.
  6. Arrêté du 10 septembre 2010 accordant un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis Champrose », à la société Poros SAS (Seine-et-Marne) sur le site Legifrance.
  7. Périmètres des titres miniers d'hydrocarbures sur le site du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.
  8. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  9. Informations sur le site de la mairie.
  10. Climatologie mensuelle - Melun, France.
  11. ZNIEFF 520005797 - Ancienne carrière de Châtres La forêt dite La Croix Auvesque sur le site de l'Inventaire National du Patrimoine Naturel.
  12. Présentation de l'Yerres sur le site de l'AAPPMA les pêcheurs de l'Yerres.
  13. Wiki Sara.
  14. Wiki Sara.
  15. Cercle Historique Fontenaisien : Fontenay-Trésigny, Guide Historique 2008,‎ , 50 p. (lire en ligne), p. L'avènement du chemin de fer.
  16. Réseau des SE sur le répertoire des rues ferroviaires.
  17. R.C. Plancke, Histoire des chemins de fer de Seine-et-Marne, t. II, p. 187.
  18. Site du pays briard.
  19. Présentation du STIF au comité de ligne Paris Est du 12 avril 2013 sur le site du Syndicat des transports d'Île-de-France.
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  21. Plans d'intendance : le fonds numérisé sur le site des Archives départementales de Seine-et-Marne.
  22. Plans du cadastre napoléonien sur le site des Archives départementales de Seine-et-Marne.
  23. Carte de l'état-major (1820-1866) en couleurs sur le site Géoportail : Le portail des territoires et des citoyens.
  24. Carte de l'état-major (1820-1866) sur le site Géoportail.
  25. Carte topographique des environs de Paris (1906) sur le site Géoportail.
  26. Cartes sur Googlemaps.
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  33. Topic-Topos, « Porte de Rome - Rozay-en-Brie », sur Site Topic-Topos (consulté le 21 mars 2015).
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  40. Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France des Pairs, Grands officiers de la couronne et de la Maison du Roi; et des grands barons, tome huitième, Paris, 1733, [lire en ligne].
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  42. Amicie De Foulques de Villaret, Louis de Coutes, page de Jeanne ďArc, improprement nommé Louis de Contes, etc.,, Orléans, Imprimerie Georges Jacob,‎ , 46 p. (lire en ligne), Page 34
  43. Conseil Héraldique de France, Annuaire du Conseil Héraldique de France, Vannes, Imprimerie Lafolye Frères,‎ , 530 p. (lire en ligne), Page 153
  44. Jean du Moulin, père de Denis du Moulin, est mentionné comme seigneur et châtelain de Fontenay en Brie dans certains ouvrages. Jean du Moulin, originaire de Meaux, docteur en droit vers 1375, avocat du roi au bailliage de Meaux, anobli en 1391, conseiller du duc d'Orléans puis du roi Charles VI, devient seigneur de Fontenay en Brie, probablement par un mariage avantageux avec une fille ou petite-fille de Jean Le Mercier (Charles du Moulin, 1500-1566 : étude sur les sources, la méthode, les idées politiques et économiques d'un juriste de la Renaissance, Volume 1, 1980, Jean-Louis Thireau). Il servit et se distingua comme chevalier contre les Anglais sous le règne de Charles VI (Le nobiliaire universel, ou Recueil général des généalogies historiques et véridiques des maisons nobles de l'Europe, Troisième Volume, 1856, Vicomte Ludovic de Magny).
  45. Conseil Héraldique de France, Annuaire du Conseil Héraldique de France, Vannes, Imprimerie Lafolye Frères,‎ , 530 p. (lire en ligne), Page 155
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  47. Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, vol. 3, Jacques Chardon,‎ , 765 p. (lire en ligne), Page 614-615
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  49. Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny : Guide Historique 2006, Média Plus communication,‎ , 40 p. (lire en ligne), Fontenay place forte
  50. Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny : Guide Historique 2006, Média Plus communication,‎ , 40 p. (lire en ligne), p. La fontaine
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  52. Gilles Ménage, Vitae Petri Aerodii quaesitoris Andegavensis et Guillelmi Menagii advocati regii andegavensis, vol. 2, Christophe Journel,‎ , 574 p. (lire en ligne), Page 226
  53. Mairie de Tournan-en-Brie, « Historique de Tournan-en-Brie », sur Site officiel de Tournan-en-Brie (consulté le 18 février 2015).
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  68. H. Omont, Bibliothèque de l'École des chartes : Nouvelles acquisitions du département des manuscrits de la Bibliothèque nationale pendant les années 1913-1914, vol. 76, Société de l'École des chartes,‎ , 404 p. (lire en ligne), Page 364
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  71. Guillaume Blanchard, Compilation chronologique contenant un recueil en abregé des ordonnances édits déclarations et lettres patentes des rois de France, vol. 2, Veuve Moreau,‎ , 820 p. (lire en ligne), p. Colonne 2447
  72. Histoire de la ville de Paris composée par D. Michel Felibien, Tome Premier, 1725 sur Google Livres.
  73. P. Laboulinière, De la disette et de la surabondance en France : Des moyens de prévenir l'une, en mettant l'autre à profit,..., vol. 2, Le Normand,‎ , 422 p. (lire en ligne), Page 398
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  76. Maurice Pignard-Péguet, Histoire générale illustrée des départements depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Seine-et-Marne : Histoire des Communes, Guerres, Seigneuries, Anciens Monuments, Eglises, Châteaux, Auguste Gout et Cie,‎ , 940 p. (lire en ligne), Page 255
  77. Félix Pascal, Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne, vol. 2, Crété,‎ , 680 p. (lire en ligne), Page 172
  78. Maurice Pignard-Péguet, Histoire générale illustrée des départements depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Seine-et-Marne : Histoire des Communes, Guerres, Seigneuries, Anciens Monuments, Eglises, Châteaux, Auguste Gout et Cie,‎ , 940 p. (lire en ligne), Page 256
  79. Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny : Guide Historique 2008, Média Plus communication,‎ , 50 p. (lire en ligne), p. Les lavoirs
  80. Etienne Taillemite, La Fayette, Fayard,‎ , 624 p. (ISBN 978-2213023403)
  81. Philippe Seydoux, Châteaux et manoirs de la Brie, Éditions De La Morande,‎ , 112 p. (ISBN 978-2-902091-23-2), Fontenay-Trésigny
  82. Procuration acte, gestion d'un domaine, Fontenay-Tresigny (Seine-et-Marne). 8 avril 1851 sur le site des Archives nationales.
  83. Marie-France Schmidt, Isabelle II : Reine d'Espagne, Paris, Pygmalion,‎ , 310 p. (ISBN 978-2-7564-0550-6)
  84. Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny : Guide Historique 2008, Média Plus communication,‎ , 50 p. (lire en ligne), p. Les bains douches.
  85. Cercle Historique Fontenaisien, Centenaire 14-18, Guide Historique 2014, Média Plus Communication,‎ , 52 p. (lire en ligne), p. La vie à Fontenay-Trésigny pendant la Grande Guerre
  86. Cercle Historique Fontenaisien, Fontenay-Trésigny : Guide Historique 2008, Média Plus Communication,‎ , 50 p. (lire en ligne), p. L'installation de l'électricité
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