Ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles
| « Ligne impériale » Paris - Lyon - Marseille |
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| Ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles via Dijon et Lyon |
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| Pays | ||
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| Villes desservies | Paris, Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Villefranche-sur-Saône, Lyon, Vienne, Valence, Montélimar, Orange, Avignon, Arles, Marseille | |
| Historique | ||
| Mise en service | 1847 - 1855 | |
| Électrification | 1949 - 1962 | |
| Concessionnaires | MA (1843 – 1852) PL (1845 – 1852) LA (1846 – 1852) PL (1852 – 1857) LM (1852 – 1857) PLM (1857 – 1938) SNCF (1938 – 1997) RFF (depuis 1997) |
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| Caractéristiques techniques | ||
| Numéro officiel | 830 000 | |
| Longueur | 863 km | |
| Écartement | Voie normale (1,435 m) | |
| Électrification | ||
| Nombre de voies | Double voie Sections à 3, 4 ou 6 voies Doublée sur la totalité du parcours |
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| Signalisation | BAL | |
| Trafic | ||
| Propriétaire | RFF | |
| Exploitant(s) | SNCF | |
| Trafic | TER, RER D[1], Transilien R[1], Intercités, TGV, Fret | |
| Schéma de la ligne | ||
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Longue de 863 km, la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, appelée aussi « Ligne PLM », d'après les initiales des plus importantes villes traversées, ou encore « Artère impériale » ou « Ligne impériale » parce qu'elle fut empruntée par Napoléon III en 1852, est une ligne de chemin de fer qui relie les trois premières agglomérations urbaines françaises : Paris, Lyon et Marseille. Exploitée depuis 1857 par la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (le PLM), puis après 1938 par la SNCF, elle est historiquement l'artère maîtresse du réseau ferroviaire français. Elle traverse successivement quatre régions : Île-de-France, Bourgogne, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Elle constitue la ligne 830 000[2] du réseau ferré national.
Elle est aujourd'hui presque entièrement doublée par une ligne à grande vitesse et de ce fait est délestée de l'essentiel de son trafic de grandes lignes. Depuis 1997, elle est devenue, comme le reste du réseau national, propriété de Réseau ferré de France (RFF).
Avant l'arrivée des TGV, le train phare de cette ligne était Le Mistral qui reliait Paris à Marseille en 6 h 40.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Création de la ligne [modifier]
L'axe Paris - Méditerranée via Marseille apparaît déjà comme un axe majeur de circulation avant que n'apparaisse le premier chemin de fer. Cette relation devient donc un sujet incontournable[3] au cœur des projets et des polémiques accompagnant le développement de ce nouveau mode de transport terrestre. Cet intérêt résulte notamment des difficultés rencontrées pour le transport des marchandises par voie de terre et par voie fluviale.
Stendhal qui, comme nombre de ses contemporains, n'est pas favorable à cette nouveauté, l'écrit en 1832 dans son recueil Mémoires d'un touriste[4]. Mais dans cette période pionnière, les réalisations restent dans un premier temps cantonnées à de courtes distances comme la ligne de Saint-Étienne à Andrézieux (1827), ou celle de Montpellier à Sète (1839), et dans un deuxième temps limitées à des amorces de futures grandes lignes comme Paris - Orléans ou Paris - Rouen, qui offrent des parcours moins difficiles à réaliser et avec un important potentiel de trafic.
En 1838, Lamartine, fervent partisan du chemin de fer et président du Conseil général de Saône-et-Loire, soutient lors d'un discours le tracé d'une ligne entre Paris et Marseille. À la même date, le directeur général des Ponts et Chaussées de l'époque, Baptiste Legrand présente officiellement le projet d'un réseau de chemins de fer centré sur Paris. Ce projet, appelé « l'Étoile de Legrand », est voté le 11 juin 1842[5]. Il prévoit l'établissement d'un système de lignes ferroviaires en étoile, ayant Paris pour centre, qui comprend en outre la liaison de Paris à la Méditerranée par Lyon, Marseille et Sète. Cette liaison, qui présente un intérêt économique de première importance, deviendra la plus grande artère ferroviaire française.
Le tracé de la ligne sur le territoire de la Bourgogne, pour relier Laroche - Migennes à Chalon-sur-Saône présente la difficulté de franchissement du seuil de Bourgogne, ligne de partage des eaux entre les vallées de la Seine et de la Saône. Ce tracé qui doit, selon le vœu des Dijonnais, prendre en compte la desserte de Dijon, seule ville importante du trajet en Bourgogne, a fait l'objet de plusieurs propositions et variantes. Parmi ces propositions, celle de l'ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées Courtois retient, si le chemin de Lyon doit être commun avec le chemin de Strasbourg, un projet passant par la Brie, suivant les vallées de la Marne, de l'Aube et de la Tille.
Le tracé proposé par Hyacinthe Bruchet[6] suit la vallée de la Seine, de l'Yonne et du Serein pour arriver à Chagny. Ce tracé est le plus court mais il évite Dijon.
Le tracé d'Arnollet suit la Seine en passant par Troyes.
Celui de l'ingénieur Polonceau, en 1840, suivait la vallée de l'Armançon jusqu'à Semur en Auxois puis le canal de Bourgogne pour passer du bassin de la Seine à celui de la Saône sans souterrain.
Des trois projets retenus, ceux d'Arnollet, de Bruchet et de Polonceau, le comte Daru, qui présidait la commission supérieure des chemins de fer, pair de France, donne la préférence au projet du passage par la vallée de l'Yonne, Pont-d'Ouche et Beaune avec contournement du mont Afrique ou percement d'un souterrain. Ce choix imposait la création d'un embranchement pour la desserte de Dijon, seule ville importante du trajet. L'ingénieur en chef du département de la Côte-d'Or et dijonnais Henry Darcy, propose alors un autre tracé, passant par Blaisy. Ce tracé nécessite le percement d'un souterrain (tunnel de Blaisy), de longueur plus courte que le tunnel qui pourrait être percé sous le mont Afrique, mais présente un profil moins sévère. De plus, la distance entre Paris et Dijon est plus courte et le coût moins élevé. Le tracé par la ville de Dijon est retenu et inscrit dans la loi du 7 juillet 1845[7],[8].
Une première concession fut attribuée en janvier 1844[9] à un groupe financier conduit par le banquier Delamarre qui constitua une compagnie du nom de l'« Union ». Dans l'impossibilité de remplir ses engagements envers l'État par manque de ressources financières, elle eut une vie éphémère et dut se dissoudre. Une ordonnance du 1er mars 1846 autorisa une nouvelle « Société anonyme du Chemin de fer de Paris à Lyon », formée au capital de 200 millions de francs. La concession fut accordée pour une durée de 41 ans et 90 jours. Par manque de crédits, cette Compagnie ne put mener sa tâche à bien et fut liquidée. L'État prit possession du chemin de fer de Paris à Lyon par décret du 17 août 1848. Par décret du 5 janvier 1852, une nouvelle Compagnie reçut la concession directe du Chemin de fer de Paris à Lyon. Le décret du 20 mars 1852 approuva les statuts de la Société formée sous la dénomination de Compagnie de Paris à Lyon. Les travaux de la section de Paris à Tonnerre, qui ne présentaient pas de difficultés particulières, arrivaient à leur terme. La section Melun - Montereau fut mise en service provisoire le 3 janvier 1849 et toute la section de Paris à Tonnerre, soit 196 km, était ouverte le 12 août 1849[10]. Le service s'effectua avec sept relations journalières au départ de Paris pour une durée de voyage de sept heures[11]. L'inauguration du 12 août 1849[12] se fit en présence de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République.
L'ouverture au public de la section Dijon - Chalon-sur-Saône eut lieu le 1er septembre 1849 sans solennité. L'inauguration de la section de ligne de Tonnerre à Dijon eut lieu le 1er juin 1851 et l'ouverture au public le 22 juin 1851. La section restante de Chalon-sur-Saône à Lyon-Vaise ouvrait trois ans plus tard, le 10 juillet 1854[13].
Électrification de la ligne [modifier]
La totalité de la ligne est électrifiée en 1500 V continu depuis 1962, avec mise en service depuis 1949 suivant les tronçons, aux dates suivantes :
- 12 et 13 décembre 1949 : Laroche - Migennes – Dijon. Mise sous tension. L'ouverture au service commercial eut lieu le 22 décembre 1949[14] ;
- 10 août 1950 : Paris – Laroche - Migennes (via Combs-la-Ville – Moret et Corbeil – Héricy)
- L'inauguration du tronçon Dijon – Laroche - Migennes eut lieu le 15 mars 1950. La traction des trains se fit au moyen de machines BB 8100, CC 7100 et 2D2 9100 ;
- 15 janvier 1952 : Dijon – Chalon-sur-Saône ;
- 26 mai 1952 : Chalon – Lyon-Perrache ;
- 13 décembre 1952 : Collonges – Lyon-Brotteaux / Lyon-Guillotière / Lyon-Perrache ;
- En raison de cette électrification entre Paris et Lyon, opérationnelle en 1952, un changement de machine est nécessaire à Lyon, la poursuite du trajet se faisant en traction à vapeur entre Lyon et Marseille.
- 18 mai 1954 : Lyon-Guillotière – Chasse-sur-Rhône (voies marchandises) ;
- 19 septembre 1958 : Chasse – Valence – Loriol ;
- 22 septembre 1959 : Loriol – Avignon ;
- 11 mai 1960 : Avignon – Tarascon (vers Nîmes) ;
- 4 juillet 1961 : Tarascon – Miramas (trafic marchandises) ;
- 22 juin 1962 : Miramas – Marseille[15].
Premier record de vitesse sur rail [modifier]
L'électrification et les caractéristiques géométriques de la ligne entre Gevrey-Chambertin et Beaune ont permis d'entreprendre et de réussir, le 20 février 1954 le premier record de vitesse sur rail. Avec un train de 218 tonnes composé de trois voitures de type DEV et tracté par la CC 7121, la vitesse de 243 km/h fut obtenue vers le Km 331 à proximité de Vougeot.
Chronologie des temps de parcours [modifier]
De 1935 à 1938 le meilleur temps de parcours était réalisé par un train à vapeur « aérodynamique » léger ultra rapide (140 km/h en pointe), avec un aller-retour quotidien accessible uniquement en 1re et 2e classe, donc sans 3e classe.
En 1954, le meilleur temps est de 8 h 03 pour le train de luxe « Le Mistral », en 1re classe, 2e classe et Pullman.
En 1962, l'électrification atteint Marseille, et le gain est d'environ 1 heure : 7 h 10 pour le Mistral, en 1re classe avec supplément.
Une nouvelle augmentation des vitesses intervient en 1969, avec de nouveaux matériels représentés par les Trans-Europ-Express (TEE) ; le temps de parcours en 1975 est réduit à 6 h 40 pour Le Mistral[16].
La construction de la LGV Sud-Est de Paris à Lyon, puis de la LGV Rhône-Alpes de Lyon à Valence et enfin de la LGV Méditerranée de Valence à Marseille réduit encore les temps de parcours (5 h 30 en 1981, 4 h 42 en 1983, 4 h 14 en 1994, et 3 h depuis 2001), par le report des trains depuis la ligne classique.
Tracé [modifier]
Le tracé de cette ligne comprend deux parties distinctes : Paris – Dijon, d'une part, et Dijon – Marseille, d'autre part.
De Paris à Dijon [modifier]
La ligne suit une orientation générale nord-ouest - sud-est, remontant successivement la vallée de la Seine (sur sa rive droite) qu'elle franchit à Melun, puis les vallées de l'Yonne, de l'Armançon et de la Brenne. Elle franchit la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée à 405 m d'altitude par le tunnel de Blaisy-Bas (4 100 m) au prix de rampes de 8 ‰ de part et d'autre entre Les Laumes-Alésia et Dijon.
Description détaillée du tracé entre Paris et Dijon [modifier]
La ligne traverse la commune de Charenton-le-Pont, la Marne et longe la limite communale de Maisons-Alfort et Alfortville à l'ouest de la Nationale 6. Au PK 8, situé sur la commune de Créteil, le raccordement de la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à la bifurcation de Moisenay (LGV) (LGV Interconnexion Est) permet aux TGV d'accéder directement à la LGV.
À la hauteur du carrefour Pompadour, trois voies (V2M, V1bis et V2bis) contournent le triage par l'ouest sur la rive droite de la Seine via les gares de Villeneuve-Prairie et Villeneuve-Triage et trois voies (V1, V2 et V1M) coutournent le triage par l'est en longeant la Nationale 6. Ces six voies traversent ensuite les communes de Valenton et Villeneuve-Saint-Georges.
Du PK 15,913 (Villeneuve-Saint-Georges) au PK 25,388 (Quincy-Sous-Sénart), la ligne traverse successivement les communes de Montgeron, Yerres, Brunoy et Boussy-Saint-Antoine en longeant la Nationale 6 par l'est.
Toutes les gares desservies comportent trois quais, l'un situé entre la voie 2 et la voie 1bis, et les deux autres côté extérieur de la voie 1 et voie 2bis.
Du PK 25,388 (Quincy-Sous-Sénart) au PK 44,076 (Melun), la ligne passe par les zones industrielles de Lieusaint et Moissy-Cramayel. Au PK 28,872 se trouve le deuxième raccordement vers la LGV Sud-Est. La ligne traverse ensuite Savigny-le-Temple et Cesson (Saint-Leu), franchit la Seine par le viaduc du Mée au PK 42,729 pour arriver à Melun.
Toutes les gares desservies entre Combs-la-Ville et Melun comportent deux quais, l'un situé entre les voies 1 et 1bis, l'autre entre les voies 2 et 2bis.
À la sortie de la gare de Melun, la ligne passe au-dessus de la branche Héricy par un saut de mouton du PK 45,275 au PK 45,334 et franchit le tunnel de La Rochette du PK 46,099 au PK 46,179. Elle longe la rive gauche de la Seine, traverse la forêt de Fontainebleau, puis, après la gare de Moret - Veneux-les-Sablons, traverse le Loing, et retrouve la rive gauche de la Seine jusqu’à Montereau.
Après Montereau, la ligne longe la rive gauche de l'Yonne et traverse cette rivière juste avant la gare de Laroche-Migennes.
Après Laroche-Migennes, elle suit la vallée de l'Armançon et le canal de Bourgogne jusqu’à la gare de Montbard. C’est peu avant cette gare que se situe le troisième raccordement vers la LGV Sud-Est.
Passé Montbard et après la gare de Blaisy-Bas, la ligne doit franchir le seuil de Bourgogne par plusieurs tunnels et viaducs. Elle finit, en suivant la vallée de l’Ouche, par atteindre la gare de Dijon-Ville .
De Dijon à Marseille [modifier]
La ligne, orientée nord-sud, longe la Saône sur la rive droite, puis le Rhône qu'elle franchit à la sortie de la gare de Lyon-Perrache sur la rive gauche. À partir d'Arles, elle s'éloigne du fleuve et s'oriente vers l'est en direction de Marseille qu'elle atteint après avoir longé le nord de l'étang de Berre et franchi l'Estaque par le tunnel de la Nerthe long de 4 638 m.
À partir de Givors-Canal, la ligne est dédoublée par la ligne de Givors-Canal à Grezan également dénommée « ligne de la rive droite du Rhône ». Les caractéristiques moins performantes de cette ligne font qu'elle est actuellement, essentiellement utilisée pour le trafic fret et accidentellement en cas de détournement par des circulations voyageurs. Elle permet, en cas de besoin, de rejoindre Marseille. Les deux lignes sont reliées par des ouvrages de franchissement du Rhône à Saint-Rambert-d'Albon, (Saint-Rambert d'Albon – Peyraud), Livron (Livron – La Voulte-sur-Rhône), et Avignon-Centre, (Avignon-Centre – Villeneuve-lès-Avignon).
Infrastructures [modifier]
De Paris à Dijon [modifier]
- Paris - Villeneuve-Saint-Georges : 6 voies (sextuplement par la pose des voies 1M et 2M en 1904, à l'ouest des voies déjà existantes).
- Villeneuve-Saint-Georges - Melun : 4 voies[17]
- Melun - Montereau : 2 voies[18]
- Montereau - Saint-Florentin : 4 voies
- Saint-Florentin - Les Laumes-Alésia : 2 voies
- - Les 2 voies sont banalisées entre les gares des Laumes-Alésia et de Tonnerre.
- Plus précisément : la voie 1 est banalisée entre Tonnerre et Nuits-sous-Ravières et la voie 2 est banalisée du Km 407,3 jusqu'à Nuits-sous-Ravières.
- - La gare de Nuits-sous-Ravière commande, à l'aide d'un poste de type PRA (PRS de première génération), ses installations de sécurité comprenant, outre les voies 1 et 2 banalisées, une voie de garage paire et, côté impair, une voie banalisée.
- - La gare de Montbard gère les installations de sécurité d'Aisy (évitements de circulation voies 1 et 2, du raccordement TGV de Passilly-Aisy, les changements de voie entre voies banalisées (Bif. du Km 241,1 et Bif. du Km 248,0) et des évitements de Nogent-lès-Montbard (Km 245,5 et Km 246,6) par l'intermédiaire de PRS.
- Les Laumes-Alésia - Blaisy-Bas : 4 voies
- Blaisy-Bas - Dijon-Ville : 2 voies banalisées comportant :
- - une voie de garage à Plombières-lès-Dijon ainsi qu'à Malain et trois points de changement de voie (bifurcations de Plombières Km 307,3, du Km 292,8 et Lantenay Km 298,1, franchissables en voie déviée à 60 km/h.
- - L'ensemble des installations de sécurité du parcours Dijon - Blaisy ont été télécommandées par le poste de commandement de Dijon de 1949 jusqu'au 23 août 2010, date de mise en service du PAI de Dijon qui a repris cette télécommande.
De Dijon-Ville à Lyon-Perrache [modifier]
- Dijon-Ville - Perrigny Poste 1 : 4 voies banalisées dénommées : 1 Belfort, 2 Belfort, 1 Chagny et 2 Chagny
- Perrigny Poste 1 - Chagny : 2 voies
- - Ce tronçon de ligne dispose de voies de garage à Nuits-Saint-Georges (voie de garage de sens pair et impair), à Beaune (voie d'évitement de sens pair et impair), à Chagny (voie d'évitement impaire, d'une voie 1 ter en gare pour la desserte voyageurs et des voies de service du secteur Nevers).
- - Ces deux voies sont équipées d'installations permettant la circulation des trains à contre-sens appelées VUTP (voie unique temporaire à caractère permanent) qui furent les installations servant de précurseur à la création des IPCS. Elles comportent les 7 points de changement de voie de Gevrey-Chambertin, Vougeot, Nuits-Saint-Georges, Corgoloin, Beaune, Meursault et Chagny. Ces installations sont désormais obsolètes et leur modernisation par transformation en IPCS est prévue.
- - Les installations de sécurité de cette section de ligne, à l'exception de Chagny Poste 1, (commandé par un poste de type mécanique 45), sont commandées par des serrures électromécaniques « Jeumont » datant des années 1950 complétées pour la commande des VUTP par des leviers de type « I » à cran, VCm et transmetteurs.
- Chagny - Chalon-sur-Saône : 2 voies équipées d'IPCS créées en 2003 à l'occasion du remplacement des deux postes mécaniques de type CSEE de Chalon-sur-Saône par un PAI.
- Chalon-sur-Saône - Saint-Germain-au-Mont-d'Or : 2 voies
- - Ce tronçon de ligne dispose de voies de garage à Sennecey-le-Grand (1 voie d'évitement de sens pair), Tournus (1 voie d'évitement de sens impair et 1 voie de garage de sens pair), Uchizy (1 voie d'évitement de sens pair), Fleurville Pont-de-Vaux (1 voie de garage impair), Senozan (1 voie de garage pour chaque sens), et Pontanevaux (1 voie de garage pour chaque sens).
- - Comme la section de ligne de Dijon à Chagny, ces deux voies sont équipées d'installations permettant la circulation des trains à contre-sens appelées VUTP. Elles comportent des points de changement de voie à Uchizy, Fleurville, Pont-de-Vaux. Ces installations sont désormais obsolètes et leur modernisation par transformation en IPCS est prévue.
- - Comme la section de ligne de Dijon à Chagny, les installations de sécurité de cette section de ligne, à l'exception du poste Central de Mâcon, (commandé par un poste à leviers d'itinéraires pour la zone de gare et de PRS pour la commande des installations des raccordements nord et sud TGV et de l'évitement pair d'Uchizy commandé par un PRS depuis Fleurville), sont commandées par des serrures électromécaniques « Jeumont » datant des années 1950 complétées pour la commande des VUTP par des leviers de type « I » à cran, VCm et transmetteurs.
- La gare de Belleville-sur-Saône dispose de serrures électromécaniques pour commander les installation de sécurité de sa zone d'action.
- La gare de Villefranche-sur-Saône commande ses installations de sécurité au moyen d'un poste d'aiguillage mécanique de type Saxby de 60 leviers
- Saint-Germain-au-Mont-d'Or - Collonges : 4 voies
- Collonges - Lyon : 2 voies[19]
De Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles [modifier]
- Lyon - Chasse-sur-Rhône : 4 voies
- Chasse-sur-Rhône - Marseille : 2 voies[20]
Espacement des circulations [modifier]
Sur l'ensemble du parcours l'espacement des trains est assuré par le block automatique lumineux (BAL).
Vitesses limites [modifier]
Vitesses limites de la ligne en 2011 pour les trains de la catégorie autorisée aux vitesses les plus élevée (AGC, TGV, V160), en sens impair, et sur les voies directes de Paris-Gare de Lyon à Marseille-Saint-Charles via Lyon-Perrache[21].
| Ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles via Lyon-Perrache |
| Vitesses limites sens impair |
| Section de ligne de Paris-Lyon à Dijon |
| Section de ligne de Dijon à Valence |
| Section de ligne de Valence à Marseille-Saint-Charles |
Les noeuds ferroviaires de Lyon et Marseille [modifier]
Ouvrages d'arts [modifier]
La ligne est jalonnée de nombreux ouvrages d'art à cause des reliefs traversés. Elle comporte deux tunnels de plus de 4 km (parmi les plus long tunnels situés entièrement en territoire français) : le tunnel de la Nerthe de 4 638 m pour franchir le massif de l'Estaque et le tunnel de Blaisy-Bas de 4 112 m pour franchir la ligne de partage des eaux entre la Seine et la Saône, dans le Morvan.
Quelques vues sur l'infrastructures [modifier]
- Quelques vues de l'infrastructure
-
La bifurcation de Villeneuve-Saint-Georges. Les voies de gauche se dirigent vers Melun via Combs-la-Ville, celles de droite vers Corbeil-Essonnes.
-
Viaduc de Moret-sur-Loing.
-
La gare de Chalon-sur-Saône, ancienne gare de bifurcation, disposait d'importantes installations ferroviaires au début du XXe siècle
Bâtiments voyageurs [modifier]
Les gares initiales de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon furent conçues par l'architecte Alexis Cendrier (1802-1893), et celles de la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée le furent par Léon Grillot (1827- ?). Après sa création, la Compagnie du PLM confia ses gares principales à Jules Bouchot (1817-1907)[22].
Quelques vues sur les bâtiments voyageurs actuels des principales gares de la ligne :
- Les principales gares de la ligne
Notes et références [modifier]
- Le tronçon entre Paris et Montereau est aujourd'hui exploité comme ligne D du RER et comme ligne R du réseau Transilien.
- Fascicule Gares et lignes du nord édité par le COPEF (Cercle Ouest Parisien d'Études Ferroviaires) en 1985.
- Mathieu-Georges May, L'histoire du chemin de fer de Paris à Marseille, dans la revue de géographie alpine, 1931, Tome 19, n°2. p. 473 texte intégral (consulté le 26 juin 2010).
- « Le nombre de chevaux qui périssent sur la route, et dont on voit les tristes débris, est fort considérable. C'est probablement l'endroit de France où l'on voit passer le plus de grosses charrettes. Tous les savons, toutes les huiles, tous les fruits secs, dont le Midi approvisionne Paris et le Nord, sillonnent ce chemin. Considérez que la navigation du Rhône n'est presque pas employée ; ce fleuve est trop rapide pour le remonter. C'est donc sur ce point de France qu'il faudrait commencer les chemins de fer. »
- Voir l'article Loi relative à l'établissement des grandes lignes de chemin de fer en France.
- Hyacinthe Bruchet, Chemin de fer de Paris à Lyon par la Bourgogne. Ligne du Serein, Voir Gallica.
- Jean Cuynet et Gaby Bachet, Histoire du rail en Bourgogne, pp. 14-17. Presse du Belvédère, 2007, (ISBN 9 782884190961)
- Jean-François Bazin, Histoire du département de la Côte-d'Or, Éditions Jean-Paul Gisserot, (ISBN 978 287747 777 2)
- Google Books
- Jean Cuynet et Gaby Bachet, Histoire du rail en Bourgogne, p. 17.
- Journal du chemin de Fer, 1849, p. 531, Document Google Books Consultable en ligne
- Jean-François Bazin, Histoire du département de la Côte-d'Or, p. 52, donne la date du 9 septembre 1849 comme date d'inauguration.
- Jean Cuynet et Gaby Bachet, Histoire du rail en Bourgogne, p. 19.
- Jean Cuynet et Gaby Bachet, Histoire du rail en Bourgogne, p. 84.
- Dates de mises sous tension. D'après Jean Cuynet, La traction électrique en France 1900-2005, Éditions La Vie du Rail, avril 2005 (ISBN 2-915034-38-9)
- quelques minutes de plus pour « le Rhodanien », qui comporte des voitures de seconde classe, et ne marque pas l'arrêt à Lyon.
- De Villeneuve-Saint-Georges à Melun, l'artère impériale est doublée par la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis et la ligne Corbeil-Essonnes - Montereau, ce qui donne 6 voies utilisables de Villeneuve à Melun.
- De Melun à Montereau, l'artère impériale est doublée par la ligne Corbeil-Essonnes - Montereau, ce qui donne 4 voies utilisables - 2 sur chaque rive de la Seine - de Melun à Montereau.
- De Collonges au sud de Perrache, l'artère impériale est doublée par un itinéraire de déviation évitant Perrache, utilisant le tunnel de Cuire et la ligne de Lyon à Genève, ce qui donne 4 voies utilisables sur toute la longueur du parcours.
- De Chasse-sur-Rhône à Nîmes, la ligne est doublée par la Ligne Givors - Nîmes, dite ligne de la rive droite du Rhône, ce qui donne 4 voies utilisables - 2 sur chaque rive du Rhône - sur ce parcours.
- D'après : Renseignements techniques (RT) SNCF/RFF. À noter que pour certaines catégories de trains, comme les automotrices de banlieue parisienne ou les trains de marchandises les vitesses limites autorisées sont plus faibles.
- François Poupardin, « Les bâtiments voyageurs édifiés le long de la ligne impériale », Revue d’histoire des chemins de fer, no 38, 2008, p. 59-71 (ISSN 0996-9403) [texte intégral (page consultée le 18 août 2012)].
Bibliographie [modifier]
- Mathieu-Georges May, « L'histoire du chemin de fer de Paris à Marseille », revue de géographie alpine, vol. 19, no 2, 1934, p. 473-493 [texte intégral (page consultée le 26 juin 2010)]
- Lucien Maurice Vilain, L'évolution du matériel moteur et roulant de la Cie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) : des origines (1857) à la SNCF (1938), Paris, Dominique Vincent, 1973, 2e éd. (1re éd. 1971), 576 p.
- Jean Chaintreau, Jean Cuynat et Georges Mathieu, Les Chemins de fer PLM, Paris / Chanac, La Vie du Rail / La Régordane, coll. « grands réseaux », 1993, 30 x 22 cm, 384 p. (ISBN 978-2-906984-16-5)
- Le Train, le PLM de 1857 à 1868, hors série tome 1, 2008.
- Hyacinthe Bruchet, Chemin de fer de Paris à Lyon par la Bourgogne. Ligne du Serein, Voir Gallica
- Jean Cuynet et Gaby Bachet, Histoire du rail en Bourgogne, Presse du Belvédère, 2007, (ISBN 9 782884190961)
- Jean-François Bazin, Histoire du département de la Côte-d'Or, Éditions Jean-Paul Gisserot, (ISBN 978 287747 777 2)