Saint-Germain-en-Laye

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Saint-Germain-en-Laye
Le château de Saint-Germain-en-Laye.
Le château de Saint-Germain-en-Laye.
Blason de Saint-Germain-en-Laye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
(sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
(chef-lieu)
Canton Saint-Germain-en-Laye-Nord
(chef-lieu)
Saint-Germain-en-Laye-Sud
(chef-lieu)
Intercommunalité Seine et Forêts
Maire
Mandat
Emmanuel Lamy (UMP)
2014-2020
Code postal 78100
Code commune 78551
Démographie
Gentilé Saint-Germanois ou Saint-Germinois
Population
municipale
40 653 hab. (2011)
Densité 842 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 56″ N 2° 05′ 38″ E / 48.8989, 2.0938 ()48° 53′ 56″ Nord 2° 05′ 38″ Est / 48.8989, 2.0938 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 107 m
Superficie 48,27 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-germain-en-laye.fr

Saint-Germain-en-Laye est une commune française située à vingt kilomètres environ à l'ouest de Paris dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

La ville de Saint-Germain-en-Laye a vu son histoire liée à la présence du château, qui fut une résidence régulière des rois de France dont l'importance diminua néanmoins par suite de l'installation de Louis XIV à Versailles, et à la forêt, ancien domaine de chasse royal. Au début du XXIe siècle, elle est le siège d'une sous-préfecture des Yvelines et est devenue une ville résidentielle recherchée, au caractère international marqué[1]. Ses habitants sont appelés les Saint-Germanois ou Saint-Germinois ou Sangermanois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune de Saint-Germain-en-Laye, située dans la banlieue ouest de Paris et dans le nord-est des Yvelines, est, avec plus de 4 800 hectares, la plus vaste du département (la troisième d'Île-de-France après Fontainebleau et Paris). Elle occupe la majeure partie d'une boucle de la Seine en grande partie couverte par la forêt domaniale du même nom. Le site historique de la ville se trouve dans la partie sud-est de ce territoire, sur le rebord d'un plateau calcaire dominant la Seine de 60 mètres environ et d'où la vue s'étend sur une grande partie de l'ouest parisien.

Les communes limitrophes en sont Maisons-Laffitte au nord-est, Le Mesnil-le-Roi à l'est, Le Pecq au sud-est, Mareil-Marly au sud, Fourqueux au sud-sud-ouest, Chambourcy, au sud-ouest, Poissy à l'ouest et Achères en couronne du nord-ouest au nord-nord-est.

Le territoire communal s'étend sur un plateau limité de façon abrupte vers l'est, culminant à 90 mètres à l'emplacement du château. Le rebord du plateau, matérialisé partiellement par la Terrasse, correspond à la limite intercommunale séparant Saint-Germain du Pecq, située en contrebas en bord de Seine. Le plateau s'abaisse progressivement vers l'ouest à 50 à 60 mètres en limite de Poissy et vers le nord jusqu'à environ 25 mètres dans la plaine agricole d'Achères. Vers le sud, il est profondément entaillé par la vallée du ru de Buzot, empruntée partiellement par la RN 13 et franchie en viaduc par la ligne de grande ceinture, et remonte nettement en limite de Mareil-Marly et Fourqueux jusqu'à une altitude de 100 mètres environ à la colline d'Hennemont.

Vue panoramique depuis la terrasse du château, en direction de l'est :
- à gauche, le viaduc de la ligne RER entre Saint-Germain-en-Laye et Le Vésinet - Le Pecq, plus loin, le pont sur la Seine de l'autoroute A14 et dans le fond la butte-témoin boisée de Cormeilles-en-Parisis - au centre, le pont Georges-Pompidou au Pecq et, à l'horizon, La Défense - à droite, à l'horizon, le mont Valérien et les hauteurs de Rueil-Malmaison, La Celle-Saint-Cloud, Louveciennes et Marly-le-Roi dans la forêt de Marly.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye et sa forêt dans une boucle de la Seine vers 1780 (carte de Cassini).

On compte un seul cours d'eau dans le territoire communal, il s'agit du ru de Buzot, ruisseau affluent de la Seine de 9 km de long dont le cours orienté ouest-est traverse la partie sud de la commune[2]. Ce ru est en grande partie canalisé et enterré. Le fond du vallon est emprunté par la déviation de la RN 13.

Vue sur l'étang du Corra.

La commune n'est pas directement riveraine de la Seine, mais dans sa partie nord nord-est, la limite communale s'approche très près du fleuve. La commune est séparée de ce dernier par une étroite bande rattachée à la commune d'Achères et parfois par d'anciennes îles rattachées administrativement aux communes de la rive droite (Conflans-Sainte-Honorine, Herblay, La Frette-sur-Seine).

Quelques étendues d'eau, issues d'anciennes exploitations sablières, se trouvent dans le nord de la commune, dont l'étang du Corra.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Saint-Germain-en-Laye, comme dans le reste de l'Île-de-France, est constitué d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire, quasi horizontales, reposant sur assise de craie de l'ère secondaire, couches entaillées par la vallée de la Seine et celle du ru de Buzot.

Les couches affleurant à Saint-Germain-en-Laye, au niveau de la ville, sont de haut en bas[3] :

  • le calcaire de Saint-Ouen du Bartonien inférieur (Marinésien), environ cinq mètres d'épaisseur, affleurant dans le centre de la ville ainsi que vers l'ouest en limite de Poissy,
  • les sables de Beauchamp du Bartonien inférieur (Auversien), présents surtout sous le centre ancien de la ville et la partie nord de la forêt sur environ huit mètres d'épaisseur,
  • le calcaire grossier du Lutétien (environ 80 millions d'années) d'environ quinze mètres d'épaisseur Cette couche calcaire, qui correspond à la plateforme structurale du Vexin, a été exploitée autrefois comme pierre de taille[4] dans de nombreuses carrières, notamment dans les communes limitrophes de Poissy et du Mesnil-le-Roi (Carrières-sous-Bois),
  • une couche d'argile (Yprésien inférieur) surmontant des marnes du Montien,
  • la craie blanche à silex du Campanien (70 à 80 millions d'années, Crétacé). Cette couche très épaisse, qui constitue l'assise géologique du secteur, n'est affleurante qu'à la base du coteau (Le Pecq), largement recouverte par des alluvions modernes.

L'assise de la forêt de Saint-Germain-en-Laye est formé principalement par des terrasses alluviales étagées formées au Quaternaire à l'intérieur d'un méandre de la Seine à la suite des variations du niveau de la Manche au cours des glaciations et déglaciations successives. Elles sont formées d'alluvions (sables et graviers) anciens au sud (terrasse supérieure), sauf vers l'ouest et le nord-ouest en limite de Poissy et Achères où ces alluvions disparaissent pour laisser affleurer les couches de calcaire sous-jacentes, et d'alluvions plus récentes au nord (terrasse inférieure).

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 19 % 914,16
Espace urbain non construit 8 % 408,78
Espace rural 73 % 3599,91

Le territoire de la commune est très majoritairement rural (73 %)[5]. L'espace rural correspond en quasi-totalité à l'espace couvert par la forêt de Saint-Germain-en-Laye. S'y ajoute au nord de la forêt, une partie du « parc agricole d'Achères » (qui appartient à la ville de Paris[6]). L'espace urbain construit représente 19 % du total, soit 914 hectares. Il comprend les zones d'habitation, concentrées dans la partie sud de la commune, soit 340 ha (36 % de l'espace urbain construit), les divers équipements, soit 265 ha (20 %), incluant notamment des surfaces occupée par la station d'épuration « Seine-Aval » du SIAAP (syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), située dans l'extrême nord du territoire communal, les surfaces affectées au transport, 186 ha (14 %), incluant entre autres les installations ferroviaires de l'ancien triage et du dépôt de locomotives d'Achères, les zones d'activités, 95 ha (7 %), constituée majoritairement de bureaux.

L'habitat occupe pratiquement tout l'espace situé entre la forêt et la limite sud de la commune. Il comprend d'une part le noyau historique dense qui s'est progressivement étendu à partir du château jusqu'au bord de la vallée du ru de Buzot. Celle-ci a été urbanisée plus récemment, notamment depuis la Seconde Guerre mondiale, par de grands immeubles collectifs, puis par des lotissements pavillonnaires. La zone urbanisée rejoint celles du Pecq, de Mareil-Marly et de Fourqueux sans discontinuité. On note également quelques cités isolées dans le nord de la commune, la cité du Grand-Cormier dans un triangle ferroviaire au milieu de la forêt, la cité de la Garenne en face de Conflans-Sainte-Honorine et la cité de Fromainville (au nord de Maisons-Laffitte) qui héberge du personnel de la station d'épuration.

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Les communications avec Paris sont assurées par la ligne de RER A dont la gare de Saint-Germain-en-Laye est le terminus ouest. Elle traverse Paris en passant par Le Vésinet, l'université de Nanterre, le centre d'affaires de la Défense, la place de l'Étoile, les grands magasins, le quartier des Halles, la gare de Lyon, la place de la Nation, puis continue vers Torcy et Marne-la-Vallée - Chessy où est implanté Disneyland Paris.

La ligne de Paris à Saint-Germain-en-Laye était la plus ancienne ligne de chemin de fer ouverte aux voyageurs en France. La commune est également traversée par la Grande Ceinture Ouest .

La commune est aussi desservie par deux routes nationales, la RN 13, orientée est-ouest, empruntant une déviation à quatre voies au sud de la ville, qui la relie à Paris d'une part et à Mantes-la-Jolie d'autre part, et la RN 184, orientée nord-sud, qui relie Saint-Germain-en-Laye à Conflans-Sainte-Honorine et à Cergy-Pontoise en traversant la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Ces deux axes se croisent par un carrefour dénivelé au Bel-Air.

Les autoroutes les plus proches sont respectivement l'A 13 accessible par l'échangeur d'Orgeval situé à huit kilomètres environ à l'ouest de la ville et l'A 14 accessible par l'échangeur de Chambourcy situé à un kilomètre environ à l'ouest. L'autoroute A 14 traverse la commune en totalité par un souterrain, situé sous la forêt au nord de l'agglomération, l'échangeur initialement prévu en forêt ayant été supprimé sur décision du président François Mitterrand.

Le tracé retenu pour le bouclage de la Francilienne à l'ouest de Paris écorne légèrement le territoire communal dans sa lisière nord mais évite la traversée de la forêt[7].

Plusieurs routes départementales relient Saint-Germain-en-Laye aux communes voisines. Ce sont :

Certaines de ces routes départementales sont exclusivement saint-germanoises : c'est le cas de la RD 284 qui relie le carrefour des Loges (RN 184 au nord) à l'échangeur avec la RN 13 au sud de la commune et de la RD 99 qui relie cet échangeur avec la RN 13 à l'entrée de Mareil-Marly.

La gare de Saint-Germain - Grande-Ceinture.
La gare d'Achères-Grand Cormier.

La commune est également traversée d'est en ouest, en plein milieu de la forêt, par la ligne Paris - Rouen - Le Havre qui dessert la gare voyageurs d'Achères - Grand Cormier ainsi que le dépôt d'Achères et les faisceaux de l'ancien triage d'Achères. Cette ligne compte deux embranchements, l'un vers le nord en direction de Pontoise et Cergy, l'autre vers le sud en direction de la gare de Poissy-Grande-Ceinture, désaffectée depuis 1936.

Parmi ces différentes infrastructures terrestres, plusieurs sont classées au regard de la pollution sonore des infrastructures de transports terrestres. C'est notamment le cas de l'autoroute A14 (classée en catégorie 1, la plus élevée, mais l'impact réel est relativement limité pour les riverains, cette autoroute étant souterraine dans la plus grande partie de son trajet dans la commune), des routes nationale N184 et N13 (catégorie 2) ainsi que de la ligne ferroviaire Paris-Rouen (catégorie 1)[8],[9]. La RN13 est isolée par des murs antibruit continus dans le vallon du ru de Buzot.

RER[modifier | modifier le code]

Les liaisons avec Paris sont assurées principalement par la ligne (A) du RER, inaugurée en 1972, exploitée par la RATP. Elle permet de joindre le centre de la capitale (gare de Châtelet - Les Halles) en 30 minutes, depuis la gare de Saint-Germain-en-Laye, dont elle est le terminus, via La Défense (17 min), avec une fréquence aussi élevée que celle d'une ligne de métro. Cette ligne succède à la ligne Paris - Saint-Germain-en-Laye, dont le tronçon Paris - Le Pecq, inauguré en 1837, fut l'un des tout premiers chemins de fer en France. Ultérieurement, fut construit le pont sur la Seine et la ligne reliant Le Pecq à Saint-Germain-en-Laye.

Tangentielle Ouest[modifier | modifier le code]

Rouverte partiellement en 2004, La ligne de la Grande ceinture Ouest est peu utilisée car elle constitue un tronçon isolé, la correspondance vers la gare Saint-Lazare à Saint-Nom-la Bretèche apportant peu d'avantages aux voyageurs. Dans les prochaines années, ce tronçon va se transformer en une ligne de tram-train, la Tangentielle Ouest. Cette ligne de banlieue à banlieue, sans passer par Paris intra-muros, sera prolongée au Nord à travers Poissy jusqu'à la gare d'Achères-Ville, en correspondance avec le RER A et le Transilien L , et au Sud jusqu'à la gare de Saint-Cyr, en correspondance avec le RER C, le Transilien N et le Transilien U. Il est aussi envisagé qu'une branche relie la gare de Grande Ceinture à la gare de Saint-Germain-en-Laye, au centre-ville[10].

Bus[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Germain-en-Laye est desservie par le réseau de bus urbain Résalys exploité par Transdev Montesson Les Rabaux.

Il comprenant, depuis le 30 août 2009, 5 lignes de bus dont 2 sont des lignes circulaires.

Réseau interurbain[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Germain-en-Laye est desservie par de nombreuses lignes de bus permettant de se rendre dans de nombreuses communes et pôles important du département tels que Cergy, Conflans-Sainte-Honorine, Mantes-la-Jolie, Poissy, Versailles. La ligne de bus N153 du réseau de Noctilien permet de se rendre à la Gare de Paris-Saint-Lazare à raison d'un départ par heure dans chaque sens de circulation de 00:30 à 6:30.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

L'accès routier à Saint-Germain-en-Laye et la circulation dans la ville sont assez difficiles du fait de l'encombrement, notamment en semaine aux heures de pointe, du réseau constitué de rues au tracé étroit et très ancien. Des parcs de stationnement ont été aménagés dans le centre-ville, notamment le parc souterrain du château et celui de la place du Marché-Neuf (mis en service en 2007).

Pour désengorger la RN 13, un nouvel échangeur sur l'autoroute A14 à Chambourcy a été mis en service en avril 2009. Il sera accompagné de la mise à 2x2 voies de la RN 13 entre Saint-Germain-en-Laye (Le Bel-Air) et le nouvel échangeur[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye jouit comme toute l'Île-de-France d'un climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est de 10,7 °C. Les mois les plus froids sont décembre et janvier avec 0 à 5 °C et les plus chauds, juillet et août avec 20 à 25 °C (moyenne journalière). La moyenne des précipitations annuelles est de 695 millimètres[12].

La ville a de tout temps été réputée pour son microclimat lié à son site bien exposé, dominant la vallée de la Seine, à proximité de la forêt et abrité des vents dominants d'ouest. Cela lui a valu son surnom de « Montagne du bon air » et son statut de résidence de villégiature.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sancto Germano loco beati Germani en 1073, puis sous sa forme actuelle latinisée S. Germani in Laya dès 1163[13].

Saint-Germain tient son origine de la construction, par le roi de France Robert II le Pieux (972-1031), d'un monastère dédié à saint Germain, probablement saint Germain de Paris, fondateur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés qui vivait dans les parages au Ve siècle[14]. Selon Bernard Nabonne le nom complet de Saint-Germain-en-Laye peut se comprendre comme « Saint-Germain-dans-la-forêt »[15].

En effet, l'origine du déterminant complémentaire -en-Laye tient à sa situation dans l'ancienne forêt de Lida qui couvrait toute la région[16].

Le terme français laie au sens de « forêt », puis « réserve dans une forêt » et enfin « route dans une forêt » est attesté depuis le Moyen Âge en français et passe pour un dérivé régressif du verbe layer « marquer les bois qui doivent être épargnés dans une coupe », d’origine vieux bas francique *lākan « munir d'une marque indiquant une limite »[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Place du Marché-Neuf.

Au recensement de 1999, la ville comptait 18 050 logements dont 15 830 résidences principales, soit 87,7 %. Le solde est constitué essentiellement de logements vacants (10,3 %), taux supérieur à la moyenne régionale (8,1 %), la part des résidences secondaires étant infime (0,6 %)[18],[19].

Près des deux-tiers (64,9 %) du parc immobilier datent des années 1949-1989, taux un peu supérieur à la moyenne régionale (57,2 %). Cela reflète le fort développement de la ville dans les années 1960-1980. En revanche, les constructions récentes (de 1990 à 1999) sont moins présentes que dans la moyenne régionale. En 1999, 3,2 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France, démontrant un fléchissement des constructions depuis 1990.

Les maisons individuelles représentaient seulement 23,4 % contre 76,6 % pour les appartements, répartition sensiblement différente de la moyenne régionale (26,9 % et 73,1 % respectivement), reflétant une forte densification urbaine.

Les habitations se caractérisent par leur surface importante : les logements de quatre pièces et plus dominent (44,6 %). Suivent les logements de trois pièces (25,8 %), puis 2 pièces (18,6 %). Les petits logements restent assez minoritaires (studios : 11,6 %). Cette structure a peu évolué entre 1990 et 1999, avec toutefois une légère augmentation (+3,3 %) des logements de 4 pièces et plus, principalement au détriment des 3 pièces (- 4,6 %).

39,3 % seulement des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 54,7 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[20],[21].

Avec 7 432 logements HLM[20], soit 18 % du parc en 1999 (contre 23,4 % en moyenne régionale), la ville est un peu en dessous du seuil de 20 % de logements sociaux imposé par la loi no 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. La plupart des logements sociaux résultent de l'urbanisation dans les années 1960 du plateau du Bel-Air qui fut l'objet d'une ZUP (zone à urbaniser en priorité).

Le prix de l'immobilier à Saint-Germain-en-Laye est parmi les plus élevés de France, au 71e rang des villes les plus chères[22]. Malgré un ralentissement de la hausse des prix constaté depuis 2006, le prix moyen atteint environ 4 500 euros le m² en 2007 et peut dépasser les 6 000 euros pour les biens les mieux placés à proximité du château et de la forêt[23]. Les quartiers moins prisés connaissent toutefois des prix sensiblement inférieurs (à partir de 2 500 euros le m² dans le quartier du Bel-Air).

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Germain en Laye, allée couverte du Trou aux Anglais.
L'allée couverte de Conflans.

Peu de vestiges archéologiques ont été retrouvés dans le territoire de la commune, longtemps occupé par la vaste forêt d'Yveline. Néanmoins on peut voir, reconstituées dans les fossés du château, des sépultures néolithiques découvertes dans les environs, dont l'allée couverte venant de la commune limitrophe de Conflans-Sainte-Honorine.

Au VIIe siècle, les Francs s'installent dans le vallon du ru de Buzot, où apparaît le domaine de Feuillancourt. Saint Érembert, futur évêque de Toulouse, né à Feuillancourt (Filiacum Curtis), participe à la christianisation de la région. Les premiers hameaux se forment à Saint-Léger et Feuillancourt, site confirmé par la découverte en 1925 d'un cimetière mérovingien. Selon la tradition hagiographique, saint Érembert mit fin, miraculeusement, à un incendie en dressant sa houlette devant les flammes[24].

Menhir déplacé dans les douves du château de St Germain en Laye.
La Sainte-Chapelle de saint Louis.

En 1025[14], le roi Robert le Pieux fonde un petit monastère, dédié à saint Vincent et à saint Germain, sur le rebord du plateau, avec une église abbatiale consacrée à saint Vincent. Ce monastère est rattaché à l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Coulombs (près de Nogent-le-Roi).

En 1040, Henri Ier de France en donna le gouvernement temporel au chapitre de la cathédrale.

Vers 1124, le roi Louis VI le Gros (1081-1137), qui veut imposer son autorité aux seigneurs de l'Île-de-France, fait construire le premier château fort sur l'emplacement du château actuel, face au prieuré Saint-Germain. Le village commence à se développer au XIIe siècle, sous la tutelle du seigneur local qui est le prieur du monastère. Le premier maire est nommé par le prieur vers 1130.

En 1223, le roi Philippe-Auguste fait construire une première chapelle dédiée à Notre-Dame. Blanche de Castille, qui gouverne comme régente de 1226 à 1236, fait aménager la route entre Saint-Germain et Poissy à travers la forêt. Saint Louis agrandit le château et fait construire la Sainte Chapelle achevée en 1238. Cet édifice encore visible actuellement est parfois attribuée, sans preuve, à l'architecte Pierre de Montreuil, auteur de la Sainte-Chapelle de Paris.

En 1286, sous Philippe IV Le Bel, le village devient une prévôté, premier degré de la justice royale. Par une Charte du mois de novembre 1305, Robert de Meudon se voit donner par le Roi un mas à Saint-Germain-en-Laye. Il y est dit panetier[25] du Roi Philippe le Bel[26]. Dans une autre Charte de l'an 1307, outre la qualité de Panetier, Robert de Meudon est dit Concierge de Saint-Germain-en-Laye.

Le , lors de la chevauchée d’Édouard III, pendant la guerre de Cent Ans, le « Prince Noir », fils du roi d'Angleterre Édouard III qui occupe alors Poissy, prend la ville, la pille et la brûle et incendie le château de Saint-Germain-en-Laye qui est détruit à l'exception de la Sainte Chapelle[27]. Vingt ans plus tard, sous Charles V, il sera reconstruit et transformé en forteresse par l'architecte Raymond du Temple.

De 1417 à 1440, le château est occupé par les Anglais.

De la Renaissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Plan général de Saint-Germain-en-Laye au XVIIe siècle,
par Georges Boissaye du Bocage (Gallica).
Le Château Neuf en 1637,
par Auguste Alexandre Guillaumot (Gallica).
Le Château-Vieux vers 1682.

Avec François Ier, qui épouse Claude de France dans la chapelle le 18 mai 1514, le château de Saint-Germain-en-Laye devient la résidence favorite du roi. En 1539, il confie à l'architecte Pierre Chambiges la transformation du château et sa reconstruction dans le style Renaissance tel qu'on le connaît actuellement depuis sa restauration au XIXe siècle. Pierre Chambiges édifie également le château de la Muette dans la forêt. Le village, encore très rural, profitant du développement du commerce lié à la cour, s'agrandit et atteint environ 3500 habitants.

Henri II, né à Saint-Germain-en-Laye, devient roi en 1547. C'est cette même année que se situe l'épisode du coup de Jarnac au cours d'un duel qui se déroule sur l’esplanade du château, le . Le nouveau roi entreprend la construction du « château neuf », dont il charge l'architecte Philibert de l'Orme. les travaux sont commencés en 1559, mais la construction ne sera terminée que sous le règne d'Henri IV, vers 1600.

Charles IX, en 1561, y établit une manufacture de glaces.

En 1599, Henri IV exempta les habitants de toutes charges, privilège qui dura jusqu'en 1789.

Le roi Louis XIII passe son enfance au Château-Vieux de Saint-Germain. Plus tard, c'est au cours d'une partie de chasse, le 23 septembre 1617, qu'il découvre le site de Versailles où il se fait construire rapidement un rendez-vous de chasse.

Le dimanche 5 septembre 1638, c'est la naissance très attendue de Louis Dieudonné, futur Louis XIV. Louis XIII s'éteint au Château-Vieux le 14 mai 1643.

Lors de la Fronde, dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649, la reine-mère, Anne d'Autriche, régente et le jeune Louis XIV qui n'a qu'onze ans se réfugient précipitamment au Château-Vieux de Saint-Germain. Cet épisode a sans doute marqué Louis XIV et l'a probablement influencé dans sa décision de transférer la Cour à Versailles.

Le roi Jacques II d'Angleterre.

De 1661 à 1682, le roi Louis XIV passe une partie importante de son temps à Saint-Germain-en-Laye. Il fait aménager par Le Notre des jardins à la française et la Grande Terrasse entre 1663 et 1680. Il fit également remodeler ses appartements dans le Château-Vieux par Le Brun et Le Vau. En 1680 commencent les travaux d'agrandissement du château, menés par Jules Hardouin-Mansart, par la construction de cinq pavillons d'angle qui lui donnent, selon certains historiens, un « aspect bizarre et déplaisant[28] ». Le bourg se développe à cette époque et sa population atteint 12 000 habitants en 1680[29]. Madame de Montespan y fait construire l'« hôpital général royal » ainsi que le couvent des Ursulines. Les nobles font bâtir de nombreux hôtels particuliers dont beaucoup existent encore de nos jours.

L'église, brûlée en 1346, rebâtie depuis, réparée par Charles IX, en 1562, agrandie en 1677, s'écroula en 1681. Louis XIV ordonna d'en rebâtir une nouvelle, qui fut achevée en 1683.

Le 20 avril 1682, avant même que les travaux d'agrandissement du château de Saint-Germain soient terminés, la Cour part définitivement pour Versailles. Saint-Germain-en-Laye connaît alors une phase de déclin prolongé malgré le séjour du roi de Grande-Bretagne Jacques II, cousin germain de Louis XIV, qui vit en exil au château, de 1689 à sa mort en 1701.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, les ducs de Noailles tiennent le haut du pavé à Saint-Germain-en-Laye. Leur demeure, l'hôtel de Noailles, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, avec son parc de 42 hectares, est somptueux. De 1701 à 1793, successivement, Annes-Jules, puis Adrien-Morice, son fils et Louis, duc d'Ayen son petit-fils, sont gouverneurs de Saint-Germain[30].

En 1777, le roi Louis XVI fait don du Château-Neuf, en mauvais état, à son frère Charles, comte d'Artois, le futur Charles X. Celui-ci le fait démolir avec l'intention de le reconstruire entièrement.

En mars 1787, un édit de Louis XVI crée les municipalités, dirigées par un syndic. L'élection de Paris est scindée en deux départements ayant pour chefs-lieux Corbeil et Saint-Germain-en-Laye, qui est aussi le siège d'un arrondissement[31].

En janvier 1790, c'est la création des 83 départements. Versailles, qui offre l'avantage de disposer de vastes bâtiments inoccupés, est choisie comme chef-lieu de la Seine-et-Oise nouvellement créée. Malgré les prétentions de la municipalité qui se prévaut de la longue tradition de ville royale de la ville, Saint-Germain n'est plus que le chef-lieu d'un « district » composé de sept cantons et 265 communes et le siège d'un tribunal de première instance (loi du 26 février 1791). Les districts sont supprimés en 1795 et lors de la création des arrondissements (loi du 28 pluviôse an VIII), Saint-Germain est ramenée au rôle d'un chef-lieu de canton, ce qu'elle restera jusqu'en 1962.

En février 1790, le premier maire, Georges Laurent Caillet, est élu avec 599 voix sur 891 votants[32].

Le onze brumaire an II (1er novembre 1793), un décret de la Convention rebaptise la ville Montagne-du-Bon-Air[33] ; Le 18 nivôse an II (7 janvier 1794), la commune de Saint-Léger-en-Laye, qui s'étend dans la vallée du ru de Buzot, au sud de la ville, est absorbée par celle de Saint-Germain-en-Laye[34].

1795 : Ouverture par Madame Campan de l'Institut National de Saint-Germain, maison d'éducation pour jeunes filles.

Sous la Révolution, la ville connaît un net déclin démographique, perdant un tiers de sa population, tant du fait d'un solde naturel négatif que du départ de nombreux habitants[35]. Au recensement de 1800 la ville ne compte plus que 8954 habitants.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire, le Château-Vieux est réparé pour y former une école de cavalerie. Il accueille l'« école spéciale militaire de cavalerie » qui est ouverte le 15 octobre 1809 et fusionnée en 1914 avec l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1811, c'est la création de la Maison d'éducation de la Légion d'honneur des Loges voulue par Napoléon.

La gare vers 1900.

La ville est occupée en 1814 et 1815 par les troupes alliées (russes, prussiennes et britanniques) qui ont vaincu Napoléon. Elle est soumise à des réquisitions et des contributions de guerre et doit loger près de dix mille soldats.

Le , première circulation sur la ligne de chemin de fer Paris - Saint-Germain, première ligne ouverte au service des voyageurs en France, qui est en fait limitée au débarcadère du Pecq près du pont sur la Seine. Son prolongement jusqu'à Saint-Germain-en-Laye n'est réalisé qu'en avril 1847  Pour vaincre la dénivellation entre Le Pecq et Saint-Germain, qui impose une rampe atteignant de 35 mm/m, on fait appel au chemin de fer atmosphérique. Le vide est fait dans un tube dans lequel se déplace un piston solidaire du wagon directeur, ce qui permet littéralement d'aspirer le train en haut de la côte. La descente se fait par gravité. L'implantation de la gare sur la place du château bouleverse le jardin créé par Le Notre[36].

De 1836 à 1855, le château est transformé en pénitencier militaire.

Le 8 mars 1862 un décret impérial acte la création dans le château d'un « Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines » (renommé plus tard « Musée des antiquités nationales », puis récemment « Musée d'archéologie nationale »). À cet effet, le château est classé monument historique le 8 avril 1863 et les premiers travaux de rénovation sont engagés par l’architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. Les premières salles du musée sont inaugurées par Napoléon III le 18 mai 1867[37]. La restauration entreprise par Millet, outre une profonde restructuration des espaces intérieurs, restitue le château dans son état Renaissance, en détruisant les pavillons ajoutés par Mansart à la fin du XVIIe siècle. Les travaux ne s'achèvent qu'au début du XXe siècle.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, la ville de Saint-Germain-en-Laye est occupée par l'armée prussienne durant 175 jours, du 20 septembre 1870 au 12 mars 1871. La ville et la population sont à nouveau soumises à de lourde réquisitions. Saint-Germain a son martyr : le facteur Armand Brare, pris par les Prussiens alors qu'il transportait des dépêches à travers leurs lignes, supplicié à coups de fouet dans la forêt de Saint-Germain, incarcéré à Versailles, il s'évade et est fusillé en février 1871 alors qu'il tentait de traverser la Seine à la nage[38].

Statue de Thiers.
Le tramway au début du XXe siècle, alors qu'il était tracté par de petites locomotives à vapeur.

En 1871, lors de la Commune de Paris, de nombreux Parisiens viennent se réfugier à Saint-Germain dont la population augmente sensiblement.

En 1877, Adolphe Thiers, premier président de la Troisième République, dont la santé déclinait et qui avait l'habitude de fréquenter Saint-Germain-en-Laye, s'installe à l'hôtel du Pavillon Henri IV le 22 août pour se reposer. Son état de santé s'aggrave brusquement le 3 septembre et il meurt le jour même. Une statue de Thiers est érigée en 1880 sur la place du château. Elle sera détruite sous l'Occupation en 1941.

Le , la ligne du tramway Paris - Saint-Germain (PSG) est mise en service. Cette ligne de 18,7 kilomètres, à traction à vapeur, relie le château à la place de l'Étoile via Rueil-Malmaison et le pont de Neuilly en 1 h 30 environ. La ligne est électrifiée en 1912, avant d'être incorporée en 1921 dans le réseau des STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne) dont elle devient la ligne no 58. Ce tramway sera finalement remplacé par des autobus à partir du 21 janvier 1935[39].

En 1896 une nouvelle ligne de tramway relie Saint-Germain à Poissy (5,7 km), ligne transférée en 1911 à la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue (CGB), puis affermée en 1927 à la SRCRP. Cédée à la Société générale des chemins de fer économiques le , la ligne est finalement fermée à l'exploitation le 31 décembre de la même année.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1904 est fondé le Stade Saint-Germain, club omnisports dont la section football sera à l'origine en 1970 du Paris Saint-Germain Football Club. Le 1er janvier 1912, est mise en service la ligne de la CGB entre Saint-Germain et Meulan. Cette ligne à écartement de 1,44 m a fonctionné jusqu'au 30 juin 1948.

Les défenses du camp retranché de Paris en 1914 (carte postale ancienne allemande).
Le monument aux morts.

Pendant la Première Guerre mondiale, Saint-Germain-en-Laye, bien qu'incluse dans le périmètre du camp retranché de Paris, n'est pas affectée directement par les combats. Quelques bombes, lancées par des Zeppelins, visant le viaduc de la ligne de Grande ceinture tombent sans provoquer de victimes.

Dès 1914, des trains militaires venant directement du front sont reçus en gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture. En 1917, la gare de triage d'Achères est agrandie pour recevoir les trains de permissionnaires ou de blessés[40].

La ville est très affectée par la guerre comme la plupart de communes françaises. Elle perd 720 soldats dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts, soit 3,9 % de sa population de 1914[41]. Le monument aux morts, œuvre de l'architecte saint-germanois Jacques Carlu, est inauguré le 24 septembre 1922. Financé grâce à une souscription publique, il remplace un premier cénotaphe érigé en 1919.

Le , le Traité de Saint-Germain (pendant du traité de Versailles avec l'Allemagne) est signé dans une salle du château. Ce traité établit la paix entre les alliés et l'Autriche et consacre l'effondrement de la monarchie austro-hongroise.

Dans l'Entre-deux-Guerres, de 1923 à 1939, Saint-Germain-en-Laye accueille la course automobile et motocycliste du « Bol d'or » sur le circuit des Loges, en forêt. En 1926, un accident provoque deux morts. L'année suivante l'épreuve est transférée à Fontainebleau avant de revenir en 1928 sur le circuit dit "de la ville".

Dans les années 1930, la ville est frappée par la crise économique, le nombre de chômeurs s'accroît sensiblement passant d'une centaine à cinq cents environ en 1932[42]. Cette crise se produit dans un contexte de crise démographique. Le solde naturel est négatif pendant la première moitié du XXe siècle et la population stagne, autour de 20/22 000 habitants de 1920 à 1940.

Blockhaus allemand près du château.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est à nouveau occupée par l'armée allemande du 14 juin 1940 au 25 août 1944. Au début du mois de juin 1940, c'est l'exode qui vide littéralement la ville : le 15 juin il ne restait plus que 5000 habitants[43]. Cependant la plupart des fuyards reviennent au cours de l'été. L'état-major du Grand Quartier général allemand pour la Zone Occupée s'installe au Pavillon Henri IV tandis que de nombreux autres services de l'armée d'occupation s'installent en ville. Mission confiée à son état-major par le colonel général von Rundstedt : préparer l'opération Seeloewe, c'est-à-dire le débarquement allemand en Grande-Bretagne. Saint-Germain-en-Laye devient ensuite le siège de l'Ob West, commandement des forces allemandes de la Norvège à Biarritz. De nombreux bunkers sont construits à partir de 1943 par des ouvriers réquisitionnés pour l'Organisation Todt, en particulier des bunkers enterrés destinés au commandement et situés près de la rue Félicien-David.

En mai et juin 1944, la commune subit de nombreux bombardements alliés qui préparent le débarquement en Normandie. Sont particulièrement visées les infrastructures de transport, le pont du Pecq, tout proche, le viaduc Saint-Léger sur la Grande Ceinture, la gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture et surtout les installations du triage d'Achères dans la forêt.

Le 13 septembre 1947, le bol d'Or s'est couru pour la première fois depuis 1939. Durant 24h voitures et motos ont tourné sur un circuit de 5 790 m.

En mai 1954, le Grand quartier général des forces américaines en Europe (United States European Command, USEUCOM) s'installe au Camp des Loges. À cette occasion, un ensemble de 261 logements appelé « village SHAPE » est construit dans le domaine du château d'Hennemont par l'architecte Prix de Rome Jean Dubuisson[44]. Le grand quartier général quitte Saint-Germain le 5 février 1967 lorsque le général de Gaulle décide de quitter l'organisation intégrée de l'OTAN[45].

Dans les années 1950, la route nationale 13 reliant Paris à la Normandie, qui traversait le centre ville, est déviée par le sud dans le vallon du ru de Buzot. Cette déviation, qui soulève beaucoup de critiques car elle est accusée de couper la ville en deux, est achevée en 1959.

Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye[46] qui regroupe 45 communes pour 341 km2, soit environ 15 % de la superficie du département et 528 000 habitants (1999), soit 42 % de sa population.

Dans les années 1960, le musée des Antiquité nationales est totalement rénové à l'initiative d'André Malraux, ministre de la culture. Le 25 mars 1965, Malraux fait visiter les nouvelles salles au général de Gaulle au cours d'une visite privée, mais la rénovation complète ne sera achevée qu'en 1984[47].

Le , c'est la mise en service du RER qui relie directement Saint-Germain-en-Laye au centre de Paris et au-delà à la banlieue sud-est en court-circuitant la gare Saint-Lazare, et en même temps donne un accès direct et rapide, moins de vingt minutes, au pôle d'emplois de La Défense. Ce nouveau service induit une forte augmentation du trafic au cours des années suivantes ainsi que le début d'une mutation sociologique de la ville, assortie d'une augmentation des prix de l'immobilier.

L'autoroute A14, inaugurée le 6 novembre 1996, traverse la commune en souterrain grâce à un tunnel long de 2 810 mètres (long de 1 855 mètres, le tunnel est complété par des tranchées couvertes de près d'un kilomètre)[48] passant sous la Terrasse et la forêt. Ce tracé, qui respecte l'environnement naturel et culturel, est le résultat d'un long combat du maire, Michel Péricard, qui convainc le président de la république, François Mitterrand. Celui-ci décide à l'occasion d'un déplacement sur les lieux le 2 mai 1990 de supprimer l'échangeur prévu initialement dans la forêt, et en juillet 1993, le tracé est abaissé pour éloigner de la Terrasse le débouché du tunnel.

Le , un accident de manège à la Fête des Loges, faisant deux morts et deux blessés graves, endeuille la commune[49].

Les grands événements politiques de Saint-Germain-en-Laye

Les Loges[modifier | modifier le code]

Le château fut habité par des ermites qui s'y établirent en 1624.

Louis XIII en fit don, en 1685, à des religieux de Saint Augustin qui y demeurèrent jusqu'à la Révolution.

Napoléon 1er y fonda une Maison d'éducation de la maison d'éducation de demoiselles, succursale d'Écouen.

Louis XVIII, en 1825 la décréta succursale de celle de Saint Denis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal comprend trente-neuf membres, dont le maire et onze adjoints au maire, proportionnellement au nombre d'habitants[50]. La municipalité siège dans l'hôtel de ville installé dans l'hôtel de La Rochefoucauld, rue de Pontoise, depuis 1842. Un centre administratif, créé en 1996 rue Léon-Desoyer, regroupe l'ensemble des services administratifs. Une mairie-annexe est installée dans le quartier du Bel-Air, sur la dalle du centre commercial du Bel-Air. Six comités consultatifs, appelés « conseils de quartier » ont été mis en place en 1977 pour resserrer les liens avec la population. Les quartiers sont découpés ainsi : 1 - Centre-ville et quartiers forestiers, 2 - Bergette/Debussy, 3 - Pontel/Schnapper/Sous-préfecture, 4 - Coteaux du Bel-Air/Maison-Verte, 5 - Hennemont, 6 - Alsace/Péreire.

La commune de Saint-Germain-en-Laye, qui appartient à l'aire urbaine de Paris, est rattachée à la Communauté de communes Seine et Forêts. Elle participe toutefois à différents syndicats de communes, tels le SIDRU (traitement des déchets, qui sous-traite leurs incinération à l'usine Azalys de Carrières-sous-Poissy, exploité par Novergie, groupe Suez), le SIVOM (syndicat intercommunal à vocation multiple, qui regroupe 38 communes) ou le SMERGC (syndicat mixte d’études pour la réouverture de la Grande Ceinture).

La ville est depuis 1962 le siège d'une sous-préfecture (dont les services sont logés rue du Panorama), d'abord de Seine-et-Oise, puis depuis 1968 des Yvelines. L'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye comprend 45 communes, soit 15 % de la superficie des Yvelines, et représentait, au recensement de 2007, avec 550 428 habitants, 39,2 % de la population du département. C'est l'un des plus gros arrondissements de France, plus peuplé en 2007 que 53 départements français[51].

La ville est également le chef-lieu de deux cantons :

La commune fait partie de la sixième circonscription des Yvelines, dont le député est, depuis 1999, Pierre Morange (UMP). Pierre Morange, qui a succédé dans cette fonction à Michel Péricard, est par ailleurs maire de Chambourcy depuis 1995.

En 2012, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@@@ », renouvelé en 2013[52].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye est une ville qui a une longue tradition politique bien ancrée à droite. Le maire Emmanuel Lamy (UMP) a succédé à Michel Péricard (RPR) en 1999, au décès de ce dernier, puis il a été élu pour la première fois comme tête de liste en 2001[53]. Il est réélu au premier tour en 2008 avec 52,34 % des voix contre 27,66 % pour la liste d'Arnaud Péricard (UMP dissident) et 20 % pour la liste de Pascal Lévêque (PS)[54].

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 27,7 %, suivi de Lionel Jospin avec 13,3 %, Jean-Marie Le Pen avec 11,6 %, puis François Bayrou avec 11,5 %, Jean-Pierre Chevènement avec 6,8 %, Alain Madelin avec 6,7 %, Noël Mamère avec 4,8 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 87,9 % pour Jacques Chirac contre 12,1 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 18,6 %, résultat plus contrasté qu'au niveau national (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[55].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Saint-Germanois ont très nettement approuvé la Constitution européenne, avec une majorité de 71,32 % de oui contre 28,68 % de non et un taux d’abstention de 27,57 % (France entière : non à 54,67 % ; oui à 45,33 %). Ces chiffres amplifient la tendance départementale des Yvelines (oui à 59,53 % ; non à 40,47 %) et celle de la région Île-de-France (oui 53,99 % ; non 46,01 %)[56].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête avec 45,93 %, suivi par François Bayrou avec 22,80 %, Ségolène Royal avec 18,29 % et Jean-Marie Le Pen avec 6,00 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête à une très large majorité de 66,95 % contre 33,05 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53,06 et 46,94 %)[57].

Lors de l'élection présidentielle de 2012, le premier tour voit Nicolas Sarkozy arriver nettement en tête avec 44,78 %, suivi par François Hollande avec 22,52 %, François Bayrou avec 12,12 %, Marine Le Pen avec 9 % et Jean-Luc Mélenchon avec 6,53 %. Les autres candidats ne dépassent pas le seuil des 3 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy obtient 62,96 % des voix contre 37,04 % à François Hollande[58].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[59]
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Jean Chastang    
1977 1999 Michel Péricard RPR journaliste
1999 en cours Emmanuel Lamy UMP haut fonctionnaire

Fiscalité et budget municipal[modifier | modifier le code]

La part communale des trois principale taxes locales est relativement modérée (à peine plus élevée qu'à Versailles) avec les taux suivants en 2006 : 11,68 % pour la taxe d'habitation, 9,5 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 10,35 % pour la taxe professionnelle[60]. La part départementale s'élève respectivement à 4,8 %, 4,6 % et 4,53 %. La taxe professionnelle, acquittée par les entreprises, représente 27 % du produit total des quatre taxes locales.

La ville est en 2007 la 30e de France (villes de plus de 20 000 habitants), et la première des Yvelines pour le nombre d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui s'élève à 1838 déclarant un patrimoine moyen de 1 770 769 euros[61]. Rapporté à la population totale, le taux d'assujettis à l'ISF est de 42,2 pour 1000 habitants, ce qui classe Saint-Germain-en-Laye au troisième rang, derrière Neuilly-sur-Seine et Saint-Cloud, des villes les plus riches de France au regard de l'ISF[62].

En 2006, le budget de fonctionnement dégageait un excédent de 6 093 000 euros pour des charges totales se montant à 55 247 000 euros (soit 1 376 euros par habitant). Les dépenses d'investissement s'élevaient à 24 932 000 euros et la capacité d'autofinancement à 8 613 000 euros[63].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le taux de criminalité de la commune est de 59,9 faits constatés (crimes et délits) pour 1000 habitants, nettement inférieur à la moyenne des Yvelines (71,7/1000) et à la moyenne nationale (83/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 28,82 %, légèrement supérieur à la moyenne du département de 26,24 %[64].

En 2008, l’ agglomération de Saint Germain en Laye (qui inclut outre Saint-Germain-en-Laye, Le Pecq, Aigremont, Mareil-Marly, Chambourcy et Fourqueux) est l’ une des 10 circonscriptions de sécurité publique de plus de 20 000 habitants les moins violentes de France, avec un taux de 1,84 fait pour 1000 habitants[65].

La ville a mis en service en 2004 un dispositif de vidéosurveillance de la voie publique. Une dizaine de caméras surveillent en permanence certains lieux fréquentés du centre ville et du quartier du Bel-Air[66].

Des patrouilles de policiers à cheval, de la brigade équestre de police des Yvelines (BREDY), assurent la surveillance de la forêt et de la Terrasse du château.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye poursuit une politique de jumelage[67] active, engagée dès 1975 avec une ville de Franconie, Aschaffenburg. Une association de soutien a été créée à l'occasion de chaque jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 40 653 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
13 400 8 954 9 798 10 291 10 671 10 951 13 618 13 488 12 527
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 283 15 708 17 478 22 862 17 199 15 790 16 312 14 262 16 489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 297 17 288 18 344 20 008 22 180 21 996 22 539 22 013 29 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
34 621 38 308 37 509 38 499 39 926 38 423 41 312 40 653 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2004[68].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %).

Entre 1990 et 1999, la population de la commune a connu un certain rajeunissement, la part des moins de trente ans passant de 39 à 42 % et celle des plus de soixante ans de 19,3 à 17,3 %, les générations intermédiaires (trente à soixante ans) régressant légèrement de 41,8 à 40,8 % [69],[70].

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 16,7 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 21,8 %).
Pyramide des âges à Saint-Germain-en-Laye en 2007 en pourcentage[71]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,3 
6,2 
75 à 89 ans
9,3 
10,0 
60 à 74 ans
11,2 
19,9 
45 à 59 ans
20,2 
21,9 
30 à 44 ans
20,7 
20,4 
15 à 29 ans
19,4 
21,2 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[72]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Niveau d’études[modifier | modifier le code]

Le niveau d'éducation à Saint-Germain-en-Laye[73] est élevé, nettement plus que dans le reste du département des Yvelines[74]. En effet, la part dans la population totale des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 ou supérieur est, dans la commune, de 43,2 %, contre 29,7 % en moyenne yvelinoise, tandis que seulement 10 % de la population n'est titulaire d'aucun diplôme (contre 13,6 % au niveau départemental). Entre 1990 et 1999, l'évolution a été très marquée avec une croissance de 20,7 % des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 et de 38,1 % pour les titulaires de diplômes supérieurs. En 1999, la ville comptait 6240 personnes relevant de la catégorie « cadres et professions intellectuelles supérieures », soit 20 % de la population totale et plus de 37 % de la population active.

Nationalités[modifier | modifier le code]

La population saint-germanoise compte 4,4 % de Français par acquisition et 8,2 % de personnes de nationalités étrangères (recensement 1999[75], proportions légèrement inférieures à la moyenne yvelinoise (respectivement 4,9 % et 8,9 %)[76].

Parmi les étrangers on note, par rapport à la moyenne du département, une plus forte proportion de ressortissants de l'Union européenne, soit 4,6 % contre 4,0 % ainsi que des nationalités « autres » (hors Union européenne, hors Maghreb et Turquie), soit 2,2 % contre 1,8 %). Cela reflète la présence dans la commune de cadres internationaux dont les enfants fréquentent le lycée international de Saint-Germain-en-Laye.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles sont gérées par l’inspection académique des Yvelines. La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation de Saint-Germain-en-Laye[77].

L'enseignement est dispensé dans vingt et une écoles primaires[78] (neuf écoles maternelles publiques, trois écoles primaires privées, six écoles élémentaires publiques, une école primaire publique, une école maternelle d'application et quatre écoles élémentaires d'application) et huit établissements secondaires (trois collèges, Les Hauts-Grillets, Marcel-Roby et Claude-Debussy, un collège international, un lycée général et technique (lycée Jeanne-d'Albret, incluant des classes préparatoires littéraires, scientifiques et commerciales), deux lycées technologiques (Léonard-de-Vinci [79] et Jean-Baptiste-Poquelin) et un lycée international dispensant des cours dans douze langues étrangères[80].

On compte également deux établissements secondaires plus spécialisés : le lycée agricole et horticole de Saint-Germain-Chambourcy et la Maison d'éducation de la Légion d'honneur[81] située aux Loges, en plein cœur de la forêt.

La ville possède également cinq établissements secondaires privés (dont l’école Saint-Érembert).

Elle possède également quelques établissements d'enseignement supérieur, tels l'École supérieure du professorat et de l'éducation (ancienne école normale d'institutrices, créée en 1913), dépendant de l'ESPE de Versailles[82] et les formations médicales au sein du centre hospitalier intercommunal (écoles d'infirmiers, d'aides-soignants, de sages-femmes…). En septembre 2014, ouvrira, dans les locaux de l'ESPE, un Institut d'études politiques, interne à l'université du grand ouest parisien.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête des Loges est une fête foraine importante, issue d'une tradition très ancienne, qui se déroule chaque été dans la forêt près de la maison d'éducation des Loges et attire un public important.

Chaque année depuis vingt ans un festival de musique, « l'Estival », est organisé en septembre.

C'est également à Saint-Germain-en-Laye que se tient un Salon du livre ancien. La 17e édition de cette manifestation a eu lieu les 27, 28 et 29 novembre 2009, au Manège Royal, Place Royale.

La « Maison des associations saint-germanoises », fondée en 1979 sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, regroupe non moins de 260 associations locales œuvrant dans des domaines très divers[83]. Elles organise chaque année une « Expo-Associations » sur la place du Marché-Neuf. Dans le domaine de l'histoire, Les Amis du Vieux Saint-Germain, fondée en 1923 organise diverses activités consacrées à l'histoire locale, conférences, colloques… et publie un « bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain »[84].

Santé[modifier | modifier le code]

Galerie de l'hôpital de Saint-Germain.

L'hôpital de Saint-Germain-en-Laye est réuni depuis le 1er mai 1997 avec celui de Poissy pour former le centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint Germain. Cet ensemble qui fonctionne sur les deux sites avec 1600 lits et 4000 soignants constitue le plus important établissement public de santé d'Île-de-France après l'Assistance publique - hôpitaux de Paris. Le projet de développement médical prévoit de créer sur le site de Saint-Germain un pôle de cancérologie et de radiothérapie[85].

La ville possède également une clinique privée La clinique Saint-Germain. Ce centre médico-chirurgical, également maternité, est issu du regroupement des cliniques Marie-Thérèse et Louis XIV ; il a été construit en plein centre-ville de Saint-Germain-en-Laye, à côté de l'hôpital. La clinique Saint-Germain est un établissement de santé pluridisciplinaire, un centre de cancérologie, une maternité et un laboratoire d'analyse médicale. L'établissement est accrédité par la Haute Autorité de santé et accueille l'unique maternité de la ville.

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye est connue pour être la ville où se situe le Camp des Loges, lieu d'entraînement du club de football professionnel du Paris Saint-Germain (PSG). Ce club a été créé en 1970 sur la base d'un club amateur saintgermanois plus ancien, qui avait obtenu à l'époque la montée en 2e Division. Devenu un club professionnel, le PSG a obtenu depuis plusieurs championnats et coupes de France.

La ville se distingue principalement par la réussite sportive de son club de hockey sur gazon, le SGHC. Fondé en 1927, le SGHC a réalisé en 2006 le premier doublé championnat de France masculin - championnat de France féminin depuis plus de 70 ans. En 2007, l'équipe première est à nouveau championne de France, l'équipe féminine vice-championne de France, et les Cadets sont aussi champions de France. À noter que durant la saison 2006, l'équipe masculine a également remporté la Coupe de France. Sa réussite sportive s'étend aussi aux divisions inférieures, qui ont remporté plusieurs championnats de France Cadets et Minimes. Quelques-uns de ces enfants, devenus adultes, sont devenus membres de l'équipe de 1re Division et des équipes de France.

Saint-Germain-en-Laye a son Cercle d'escrime, qui a formé plusieurs champions de France.

Le collège Marcel-Roby et le lycée Jeanne-d'Albret ont des sections sportives dans des disciplines olympiques, ce qui permet aux futurs sportifs de haut niveau de suivre une scolarité tout en leur permettant de s'entraîner dans leurs équipes de France respectives.

Le Stade Saint-Germanois Judo Club est le premier club de judo de Saint-Germain-en-Laye. Il forme sous la direction de la famille Villemagne, des sportifs qui chaque année sont sur les podiums des compétitions départementales, nationales et internationales.

Le club « Arts martiaux Saint-Germain » regroupe au sein du Ken Shin Kaï divers sports : le kendo et l'iaïdo, et a emmené certains pratiquants en championnats de France et d'Europe. Les autres disciplines du club sont : le kung-fu, le judo, le baby-judo, le karaté-jutsu (enfants), le nihon-tai-jitsu, le SARC (sorte de krav-Maga), l'aikido et la self-défense.

Saint-Germain-en-laye dispose d'un terrain de golf offrant deux parcours de 18 et 9 trous respectivement, implanté dans un terrain de 70 hectares dans la partie sud-ouest de la forêt[86].

La ville dispose également d'une piscine couverte, avec un bassin olympique de 50 × 20 mètres, construite en lisière de forêt en 1970. Cet équipement intercommunal, qui intéresse également six communes voisines (Aigremont, Chambourcy, Mareil-Marly, Marly-le-Roi, Le Pecq, Le Vésinet) réalise 450 000 entrées par an[87]. Cette piscine reçoit des compétitions importantes telles la Coupe de France de natation.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Léger en 1776

Saint-Germain-en-Laye est desservie par deux paroisses catholiques : la paroisse Saint-Germain, dont le siège est l'église Saint-Germain, près du château ; et la paroisse Saint-Léger, dont le siège est l'église Saint-Léger, de loin la paroisse la plus ancienne, et qui dispose d'une église récente construite en 1961 dans la vallée du ru de Buzot ou val Saint-Léger. Ces paroisses sont rattachées au doyenné de Saint-Germain-en-Laye et au diocèse de Versailles. Il existe plusieurs autres églises catholiques à Saint-Germain-en-Laye : la chapelle des Franciscaines, la chapelle Sainte-Anne, la chapelle du Carmel, la chapelle des Augustines et la chapelle de l'Hôpital [88].

L'Église réformée de France s'est installée au début de l'avenue des Loges, en face de la sortie du Nord du Parc du château. D'abord desservie par le pasteur de Versailles, la communauté protestante de Saint Germain en Laye construisit son temple en 1862, puis essaima des communautés dans les villes voisines. Les Églises réformées du Vésinet, Poissy, Marly-le-Roi, Houilles, Rueil-Malmaison et Mantes-la-Jolie sont ainsi le fruit de l'évangélisation protestante effectuée à partir de Saint-Germain-en-Laye.

Une église évangélique du mouvement des Assemblées de Dieu est présente depuis les années 1960 sur la commune de Saint-Germain-en-Laye. Elle est actuellement installée rue Bonnemain[89].

La communauté juive dispose de la synagogue de Saint-Germain-en-Laye qui se trouve impasse Saint-Léger. Elle a été inaugurée en 1995[90].

Médias[modifier | modifier le code]

Le Courrier des Yvelines (Publihebdos groupe SIPA-Ouest-France), qui couvre Saint-Germain-en-Laye et tout le nord-est du département autour de la Seine, a son siège à Saint-Germain-en-Laye (rue Schnapper). Il propose deux éditions chaque semaine, une pour Saint-Germain-en-Laye et ses environs, et une pour Poissy, Maisons-Laffitte et Sartrouville. La mairie édite également un bimensuel, Le Journal de Saint-Germain, lancé par Michel Péricard qui fut autrefois également hebdomadaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye est l'une des villes les plus riches de France. Avec un revenu annuel médian par unité de consommation[91] de 25 499 euros en 2004, elle se place au 124e rang des communes de plus de 1000 habitants, devant Versailles (131e)[92].

Activités et emploi[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye est un pôle d'emploi important avec près de 19 000 emplois en 1999 pour une population de 38 000 habitants, soit un emploi pour deux habitants. C'est un pôle tertiaire consacré au commerce, à l'éducation et à l'administration. Le secteur tertiaire représente près de 94 % des emplois, soit 17 890 sur 18 885 (chiffre 1999). Les principales activités pourvoyeuses d'emplois sont les services aux entreprises et aux particuliers (20,7 %), l'administration (17,4 %), la santé (17,2 %), l'éducation (16 %) et le commerce (12,9 %)[93].

Le taux de chômage était de 7,4 % en 2005[94], un chiffre légèrement supérieur à la moyenne des Yvelines (7,1 %)[95], mais inférieur à la moyenne nationale (8,6 %).

Commerce[modifier | modifier le code]

Entrée des Galeries Saint-Germain, rue de la Salle.

Saint-Germain-en-Laye est considéré comme le « plus grand centre commercial à ciel ouvert de l’ouest parisien » avec plus de 800 commerces implantés surtout en centre-ville[96]. Il n'existe pas dans la commune de grand centre commercial, ni d'hypermarché. On note toutefois la présence en centre ville d'un Monoprix et d'une galerie commerçante couverte, les Galeries Saint-Germain, ouverte en 1987 non loin du château. Situé au centre d'une zone de chalandise de 300 000 personnes à pouvoir d'achat élevé, ce commerce attire de nombreux clients des communes voisines. L'accès au centre ville est facilité par la présence de la station RER en plein centre, en revanche l'accès routier est rendu plus difficile par l'exiguïté des rues et l'insuffisance des parcs de stationnement. Ce commerce est en concurrence avec des centres commerciaux extérieurs, notamment la zone commerciale d'Orgeval le long de la route nationale 13 et Parly 2 au Chesnay. Le projet d'un important centre commercial dénommé Les Terrasses de Poncy[97] qui serait implanté dans la commune de Poissy, au carrefour des autoroutes A13, A14, et de la future A104, soulève quelques inquiétudes et l'opposition du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye[98].

Principales entreprises[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye abrite, entre autres, le siège de Ford-France, ceux de la filiale française du groupe Bose, de Pall France et de Cargill France. La société Ford-France s'est installée en juillet 2002 dans le château Saint-Léger (transformé en 1991 par l'architecte Dominique Perrault), ancien siège de l'Irsid, rue de la Croix-de-Fer, avant de fusionner avec Volvo-France et Land-Rover-France au sein de FMC Automobiles SAS[99].

La ville accueille également des services de la documentation nationale du cadastre. Ce service, qui emploie plus de deux cents salariés, assure la mise à jour des plans cadastraux, leur impression et leur numérisation[100].

L'usine Seine-Aval, exploitée par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP), occupe 350 hectares dans le nord de la boucle de Saint-Germain-en-Laye, en majorité dans le territoire de la commune. Mise en service en 1940 agrandie et modernisée régulièrement, c'est la plus grande station d'épuration d'Europe (environ 2.100.000 mètre cube/jour). Une importante unité de dénitrification a été mise en service en 2007[101]. Un débat public a été ouvert au cours du dernier trimestre de 2007 dans le cadre d'un projet de refonte globale de la station destiné à la mettre en conformité avec la Directive européenne cadre sur l’eau[102].

Saint-Germain-en-Laye, ville de garnison[modifier | modifier le code]

Historiquement, Saint-Germain-en-Laye a été une importante ville de garnison et elle compte actuellement plus de 600 militaires. Au Camp des Loges, elle héberge notamment l’état-major du commandement militaire de la Région Terre Île-de-France[103], la direction régionale du Génie[104]. Le 526e bataillon du train y tenait garnison jusqu'à sa dissolution, au 15 juillet 2011[réf. nécessaire].

S'y trouve aussi depuis 1966 au quartier Goupil, le centre d'instruction du régiment de cavalerie de la Garde républicaine[105].

Il est prévu, dans le cadre du plan de modernisation de la Défense, de transférer au Camp des Loges, le Commissariat de l’armée de terre de Paris en 2009, et la Direction régionale du service d’infrastructure de défense Île-de-France (SGA) en 2014[106]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-en-Laye recèle une forte concentration de monuments historiques classés ou inscrits[107],[108]. Un secteur sauvegardé de 65 hectares a été défini en 1978 dans le centre historique de la ville[109].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La Terrasse vers 1900.

Dans la ville[modifier | modifier le code]

Le château de Saint-Germain-en-Laye fut l'une des principales résidences des rois de France à partir de Louis VI le Gros, jusqu'à Louis XIV. L'édifice actuel, de style Renaissance, fut reconstruit sous François Ier et restauré sous Napoléon III. Il conserve une très belle Sainte-Chapelle (XIIIe siècle) de style gothique et un donjon du XIVe siècle. Il abrite aujourd'hui le musée d'archéologie nationale.

La terrasse du château construite par Le Nôtre de 1669 à 1674, s'étend en ligne droite sur 2 400 mètres de long sur 30 de large[110]. Elle relie le centre de Saint-Germain au château du Val. Dominant la vallée de la Seine en direction du Pecq, elle offre une vue dégagée sur les tours de La Défense et Paris.

Du Château-Neuf d'Henri II et Henri IV, détruit à la fin du XVIIIe siècle, le seul vestige notable est l'ancien oratoire du roi, dans lequel serait né selon la tradition le roi Louis XIV, qui se trouve inclus aujourd'hui dans le Pavillon Henri IV.

À l'autre extrémité de la Terrasse, dans la forêt, le château du Val, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, construit pour le roi Louis XIV au XVIIe siècle, abrite une résidence de famille de la société d'entraide des membres de la Légion d'honneur[111]

Église Saint-Germain.
Le pavillon de la Muette.

Outre la Sainte-Chapelle, le principal édifice religieux de la ville est l'église paroissiale Saint-Germain, qui fait face au château. Construite en 1824 par l'architecte Potain, dans un style inspiré des basiliques paléochrétiennes, elle fut restaurée par Joseph Nicolle de 1848 à 1854. Sa façade présente un fronton triangulaire supporté par six colonnes toscanes, dont quatre alignées en façade et deux en retour. Dans cette église se trouve le mausolée du roi exilé de Grande-Bretagne, Jacques II (Stuart), qui résida et mourut au château de Saint-Germain.

D'autre édifices sont également classés : la chapelle de l'hôpital Saint-Louis, monument inscrit en 1997[112], construite en 1883 en style roman par l'architecte Alfred-Nicolas Normand (1822-1909, à qui l'on doit également la reconstruction de l'hôpital), et la chapelle du couvent des Dames de Saint-Thomas, fin XVIIIe siècle, due à l'architecte Antoine-François Peyre.

Saint-Germain-en-Laye conserve de nombreux hôtels particuliers construits par des familles aristocratiques aux XVIIe et XVIIIe siècle. L'hôtel de ville est installé depuis 1842 dans l'hôtel de la Rochefoucauld, édifice datant de 1777.

  • pavillon d'Angoulême
    (par Antoine-François Peyre)
  • hôtel de Conti
  • hôtel de Créquy
  • hôtel de la Feuillade
  • hôtel d'Harcourt
  • hôtel Legrand
  • hôtel de Madame de Maintenon
  • hôtel de Noailles
  • petit hôtel de Noailles
  • hôtel de Soubise
  • hôtel de Retz
  • hôtel de Rochefort
  • hôtel de la Rochefoucauld
    (hôtel de ville)
  • hôtel de Rohan
  • hôtel de Tilladet
  • hôtel de Villeroy
  • hôtel de la Vrillière
    (Maison des associations saint-germanoises)
La chapelle de l'hôpital.

Le cimetière ancien abrite de nombreuses tombes de personnalités dont celles du peintre Maurice Denis et du réalisateur Jacques Tati.

Le « Prieuré », ancienne demeure du peintre Maurice Denis, qui abrite depuis 1980 le musée consacré à son œuvre, a été construit à la fin du XVIIe siècle par Madame de Montespan pour y installer l'hôpital général royal de Saint-Germain-en-Laye. La chapelle a été décorée par Maurice Denis.

À l'écart du centre ville, le château d'Hennemont est un édifice en briques et pierres de style néogothique. Il a été construit en 1907 sur le site de l'ancien prieuré d’Hennemont pour le pharmacien Henri Cannone, inventeur de la pastille Valda. Il accueille aujourd'hui le lycée international de Saint-Germain-en-Laye.

Dans la forêt[modifier | modifier le code]

La croix de Noailles

Outre le château du Val et les croix citées plus bas, plusieurs monuments historiques se trouvent dans la forêt.

Le pavillon de la Muette, ancien rendez-vous de chasse, est situé dans le nord de la forêt. Il a été construit par l'architecte Ange-Jacques Gabriel pour le roi Louis XV en 1775 sur les ruines d'un ancien château de François Ier. Le pavillon de la Croix de Noailles, ancien rendez-vous de chasse, est également classé monument historique. Il abrite un restaurant italien.

Le couvent des Loges, fondé en 1644 par Anne d'Autriche sur l'emplacement de l'ancien ermitage de saint Fiacre, se trouve au milieu de la forêt. Le site abrite depuis 1811 la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Les bâtiments ont été totalement reconstruits au XIXe siècle.

La forêt a été progressivement close à partir du XVIIIe siècle par un mur continu en pierres destiné à limiter le braconnage, interrompu par une dizaine de portes monumentales qui étaient fermées la nuit. On peut encore voir dans la commune la porte de Chambourcy et celle des Pétrons.

L'aqueduc de Retz (inscrit monument historique en 1988), aqueduc souterrain construit sous Louis XIV pour alimenter le château en eau de sources de la vallée du ru de Buzot. Un regard se trouve dans le domaine du château Saint-Léger (siège de Ford--France).

Le fort Saint-Saturnin fut un ouvrage défensif élevé dans la partie nord-est de la forêt pour l'entrainement des troupes à l'attaque des places fortes. Il fut édifié en 1669 et rasé en 1670-1671. Connu par les sources écrites, il a fait l'objet de fouilles[113].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : forêt de Saint-Germain-en-Laye.
La terrasse en hiver.

Ancienne résidence royale, la commune de Saint-Germain-en-Laye a hérité de la totalité de la vaste forêt du même nom qui s'étend sur 3400 hectares au nord et à l'ouest de la ville. C'est une forêt domaniale, propriété de l'État, gérée depuis 1964 par l'ONF peuplée majoritairement de chênes. Elle est classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 sur 3735 hectares[114],[115]. C'est un espace inconstructible, dont le conseil municipal a demandé le classement en forêt de protection pour renforcer sa protection[116]. Le parc agricole d'Achères situé au nord de la forêt est également classé en ZNIEFF de type 1 sur 965 hectares.

Le « sentier des Oratoires », long d'environ 18 kilomètres, permet de parcourir une grande partie de la forêt et de visiter quatre croix historiques : la Croix Pucelle (1456), la Croix Dauphine (1540), la Croix Saint-Simon (1635) et la Croix de Noailles (1751), ainsi que sept oratoires, dont celui consacré à saint Fiacre dans la clairière des Loges, qui est à l'origine d'une procession qui donna naissance à la fête des Loges[117].

La vigne en automne. Au fond le Pavillon Henri IV.

Les jardins du domaine national de Saint-Germain-en-Laye, d'une étendue de 60 hectares, s'étendent entre le château et la forêt. Composés d'une partie de jardin à la française, œuvre de Le Notre et d'un jardin anglais créé en 1848 lors de l'arrivée du chemin de fer, ils comprennent également la Terrasse. L'ensemble est classé monument historique[118]. Ces jardins bénéficient du label « Jardin remarquable de France[119] ».

La vigne du Pecq et de Saint-Germain, plantée en 2000 en contrebas de la Terrasse, comprend 1900 pieds de pinot noir. C'est une évocation de l'antique tradition viticole de la région. On en tire un vin rouge, le « vin des grottes », qui n'est pas commercialisé.

La commune a été distinguée au concours des villes et villages fleuris avec trois fleurs[120].

Musées[modifier | modifier le code]

La Vénus de Brassempouy conservée au Musée d'archéologie nationale.
Le « Prieuré » siège du musée consacré à l'œuvre de Maurice Denis et l'école des Nabis
  • Le musée municipal d'art et d'histoire, fermé depuis 1972, est en attente d'un lieu. Dans ses collections figure notamment un tableau (huile sur bois), daté entre 1496 et 1502, attribué à Jérôme Bosch, l'escamoteur, qui fut dérobé le 1er décembre 1978 avant d'être retrouvé deux mois plus tard et mis en lieu sûr[123].
  • Espace Paul-et-André-Vera : aménagé en 2006 dans une ancienne caserne, cet espace abrite divers services culturels et une collection d'œuvres de Paul et André Vera données à la ville[124].
  • Apothicairerie : située dans l'hôpital mixte, rue Baronne-Gérard, elle rassemble une collection d'objets des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment des pots de faïence ornée, provenant de l'hôpital général du Roi fondé par la marquise de Montespan en 1698.
  • Musée du général Leclerc de Hautecloque et de la deuxième division blindée, quartier de Gramont.

Autres équipements culturels[modifier | modifier le code]

Plusieurs équipements offrent aux habitants de nombreuses activités dans le domaine culturel :

  • cinq salles de cinéma,
  • le théâtre Alexandre-Dumas, créé en 1989,
  • le conservatoire Claude-Debussy,
  • la bibliothèque municipale, répartie en trois sites, bibliothèque multimédias et fonds d'histoire locale, bibliothèque George-Sand,
  • les ateliers d'art de la ville, proposent des ateliers d'arts plastiques pour enfants et adulte,
  • l'université libre de Saint-Germain-en-Laye, liée par convention à l’université de Paris X-Nanterre, propose des activités universitaires pour tous (cycles de conférences, séminaires, etc.).
  • La Clef, salle de concert et d'exposition
  • le lycée international, un lycée public réputé

Saint-Germain et la cuisine[modifier | modifier le code]

Le Pavillon Henri IV abrite le restaurant où furent inventées les « pommes soufflées ».

Deux recettes classiques sont connues pour être nées à Saint-Germain-en-Laye, au restaurant du Pavillon Henri IV :

  • les pommes soufflées, inventées involontairement en 1837, à l'occasion de la réception de la reine Marie-Amélie qui voyageait sur le premier train entre Paris et Le Pecq, à cause du retard du train ;
  • la sauce béarnaise, qui aurait été créée par le chef Collinet en 1844.

« À la Saint-Germain » est une expression qui s'applique à une recette de purée de pois ainsi qu'à diverses garnitures contenant des petits pois.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux films tournés en différents lieux de la commune figurent L'assassin est ici de Robert Péguy (1933), Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy (1950), Une fille à croquer de Raoul André (1951), Faites sauter la banque de Jean Girault (1964) et Escalier C de Jean-Charles Tacchella (1985)[125]. En septembre 2011, la série Clem est tournée pour sa deuxième saison dans certaines rues de la ville[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Rois et famille royale[modifier | modifier le code]

  • Louis VI le gros (1081-1137), roi de France de 1108 à 1137, fit construire le premier château de Saint-Germain-en-Laye.
  • Saint Louis (1214-1270), roi de France de 1226 à 1270, fit construire la sainte chapelle du château, une rue porte son nom.
  • François Ier (1494-1547), roi de France de 1515 à 1547, a gouverné souvent depuis Saint-Germain-en-Laye. Il fit reconstruire le château dans le style Renaissance.
  • Henri II (1519-1559), roi de France de 1547 à 1559, né au château de Saint-Germain-en-Laye, fit entamer construction du Château-Neuf.
  • Marguerite de France, fille de François Ier, née à Saint-Germain-en-Laye le 5 juin 1523.
  • Jeanne d'Albret (1528-1572), fille d'Henri II et mère d'Henri IV, est née à Saint-Germain-en-Laye.
  • Charles IX (1550-1574), roi de France de 1560 à 1574, né au château de Saint-Germain-en-Laye.
Louis XIII.
  • Henri IV (1553-1610), roi de France de 1589 à 1610, fit achever la construction du Château-Neuf et l'aménagement de ses jardins.
  • Marguerite de France (1553-1615), dite « la reine Margot », épouse du roi Henri IV.
  • Louis XIII (1601-1643), roi de France de 1610 à 1643, a passé son enfance à Saint-Germain-en-Laye et y a résidé très souvent. C'est le roi de France qui a le plus marqué l'histoire de la ville. Il y est mort le 14 mai 1643.
  • Jacques II d'Angleterre ou Stuart (1633-1701), roi d'Angleterre et d'Écosse, mort à Saint-Germain-en-Laye le 16 septembre 1701
  • Louis XIV (1638-1715), roi de France de 1643 à 1715, né à Saint-Germain-en-Laye (thème du blason de la ville)
  • Philippe de France (1640-1701), dit Monsieur. Prince de France, fils de Louis XIII et frère de Louis XIV, né à Saint-Germain-en-Laye.

Les ducs de Noailles[modifier | modifier le code]

Louis de Noailles.
  • Anne Jules de Noailles (1650-1708), maréchal de France, nommé gouverneur du château de Saint-Germain-en-Laye en 1701.
  • Adrien Maurice de Noailles (1678-1766), maréchal de France, secrétaire d'État aux Affaires étrangères en 1744, capitaine des chasses et gouverneur de Saint-Germain-en-Laye en 1717.
  • Louis de Noailles (1713-1793), maréchal de France, nommé gouverneur du château de Saint-Germain-en-Laye en 1789, il meurt de vieillesse à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1793.

Autres personnalités nées avant 1900[modifier | modifier le code]

Claude Debussy, photographié par Nadar.

Autres personnalités nées depuis 1900[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Germain-en-Laye

Les armes de Saint-Germain-en-Laye se blasonnent ainsi :
d'azur au berceau semé de fleurs de lys, accompagné en chef d'une fleur de lys et en pointe de cette date : 5 7bre 1638, le tout d'or

Le 5 septembre 1638 est la date de naissance de Louis XIV. Ce blason a été accordé à la ville par lettres patentes du 17 août 1820 par le roi Louis XVIII[131].

A la Restauration, la municipalité avait souhaité utiliser le blason aux armes de France et de Navarre (à droite) qui se blasonnent ainsi : parti de France moderne et de Navarre, enté en pointe d'argent à la lettre capitale L d'or. - France moderne : d'azur à trois fleurs de lis d'or ; - Navarre : de gueules aux chaînes d'or posées en pal, en fasce, en sautoir et en orle chargée au cœur d'une émeraude au naturel.

blason

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Barreau, Forêt domaniale Saint-Germain-en-Laye, Alan Sutton, 2004, 127 p. (ISBN 2-84910-090-0)
  • François Boulet, Leçon d'histoire de France - Saint-Germain-en-Laye, des antiquités nationales à une ville internationale, Les presses Franciliennes, 2006, 575 p. (ISBN 2-9520091-8-X)
  • Roselyne Bussière, Saint-Germain-en-Laye : 1800 - 1940, Inventaire général du Patrimoine et Association Pour le Patrimoine d'Île-de-France,‎ 1997 (ISBN 2-905913-17-7)
  • Roselyne Bussière, Domaine national de Saint-Germain-en-Laye : Le Parc et la Forêt, Association Patrimoine,‎ 1994 (ISBN 978-2905913128)
  • Robert Haïat et Jacques Berlie, Au fil des rues de Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2007, 280 p. (ISBN 978-2-9527214-2-4)
  • Émile de Labédollière, Saint-Germain-en-Laye, sa forêt et ses environs, Éd. du Bastion, 1992, 153 p. (réimpression de l'édition de 1861 par Ehrard)
  • Georges Lacour-Gayet, Le Château de Saint-Germain-en-Laye, Calmann-Lévy, Nouvelle collection historique, 1935, 211 p.
  • Bernard Nabonne, Les Grandes Heures de Saint-Germain-en-Laye, Éd. SFELT, Paris, 1950, 250 p.
  • Maurice Veillon, La Libération de St-Germain en Laye août 1944, Ville de Saint-Germain-en-Laye, 1984.
  • Le Patrimoine des communes des Yvelines, Flohic, tome 2, 500 p. (ISBN 2-84234-070-1)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.saintgermainenlaye.fr/decouvrir-la-ville/presentation-de-la-ville/
  2. Le ru de Buzot sur le site du Sandre
  3. Carte géologique de la France, feuille Versailles, 1/50 000, BRGM.
  4. Ce calcaire a servi notamment à la construction du mur de soutènement de la Terrasse.
  5. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  6. Débat public Seine-Aval (cf question no 29).
  7. Cartes du bouclage de la Francilienne à l'ouest de Paris sur le site de la commission particulière du débat public. [PDF] Le tracé retenu est indiqué en vert.
  8. Cartographie de la pollution sonore, Saint-Germain-en-Laye-Sud
  9. Cartographie de la pollution sonore, Saint-Germain-en-Laye-Nord
  10. Tracé du projet de tangentielle
  11. Ouverture de l’échangeur de Chambourcy SAPN [PDF]
  12. Météo-France - Climatologie
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Toponymie générale de la France, Librairie Guénégaud 1979. p. 602b.
  14. a et b Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  15. Bernard Nabonne, Les grandes heures de Saint-Germain-en-Laye, éd. SFELT, Paris, 1950.
  16. Albert Dauzat, Toponymie de la France, Payot.
  17. Site du CNRTL : étymologie de laie²
  18. Insee - Logements à Saint-Germain-en-Laye : le parc
  19. Insee - Logements en Île-de-France : le parc
  20. a et b INSEE - Logements à Saint-Germain-en-Laye : les occupants
  21. INSEE - Logements en Île-de-France : les occupants
  22. Les villes aux prix de vente immobilier les plus hauts, JDB/Management
  23. La forêt attise les prix, Le Nouvel Observateur, 08/03/2007
  24. Saint Érembert sur le site de l'école Saint-Érembert
  25. Panetier s'écrivait à l'époque également avec deux "n"
  26. Une autre source : le dictionnaire de la noblesse contenant les Généalogies, l'Histoire & la Chronologie des Familles Nobles de France le dit que le Chevalier Robert de Meudon était un panetier du Roi sous Philippe le Bel en 1294.
  27. Bernard Nabonne, op. cit., p. 16.
  28. Georges Lacour-Gayet, Le château de Saint-Germain-en-Laye, Calmann-Lévy, 1935, p. 119
  29. Fronçois Boulet, op. cit. p. 95.
  30. Saint-Germain-en-Laye, ville royale in Connaissance de Paris et de la France, mars/avril 1971.
  31. L'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye, Préfecture des Yvelines, août 1977.
  32. Saint-Germain-en-Laye, commune de France (site officiel)
  33. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Archives des Yvelines
  35. François Boulet, op. cit. p. 134.
  36. La ligne Paris - Saint-Germain dans le réseau de l'Ouest parisien, Actes du colloque tenu le 1er avril 2006, Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, no 43.
  37. Histoire du musée sur le site du Musée d'Archéologie nationale
  38. Jacques Barreau, Chroniques des Yvelines, p. 19.
  39. Claude Wagner, Les petits trains et les tramways des Yvelines et de l'Ouest parisien du XIXe siècle aux années 2000, éditions du Valhermeil, 1997, (ISBN 2-905684-85-2)
  40. Jacques Barreau, Forêt domaniale Saint-Germain-en-Laye, p. 109.
  41. François Boulet, op. cit. p. 245
  42. FRançois Boulet, op. it., p. 270.
  43. François Boulet, Leçon d'histoire de France, Saint-Germain-en-Laye, des antiquités nationales à une ville internationale, Les Presses franciliennes, 2006, (ISBN 2-9520091-8-X) p. 285.
  44. Joseph Abram, L'architecture moderne en France, du chaos à la croissance, t. 2, éd. Picard, 1999
  45. Jacques Barreau, op. cit., p. 100.
  46. Historique du département des Yvelines sur le site SPLAF
  47. Malraux et Saint-Germain-en-Laye par François Boulet, président des Amis du Vieux Saint-Germain
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  49. Dépêche AFP du samedi 4 août 2007
  50. Site municipal - Présentation des élus
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  53. Résultats élections locales France 2 2001-2008
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  55. Scrutin présidentiel de 2002 - Saint-Germain-en-Laye
  56. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Saint-Germain-en-Laye
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  61. Site officiel de la direction générale des Impôts
  62. Le classement des villes par l'ISF, L'Express du 25/06/2007
  63. Ministère de l'économie et des finances : Les comptes individuels des communes (budgets municipaux 2001 à 2006)
  64. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 des Yvelines
  65. Le Figaro (PJ) – Violence : palmarès 2008
  66. Site officiel de Saint-Germain-en-Laye
  67. AFCCRE Annuaire des villes jumelles
  68. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  69. INSEE : pyramide des âges 1999 - Saint-Germain-en-Laye
  70. INSEE : pyramide des âges 1999 - Région Île-de-France
  71. « Évolution et structure de la population à Saint-Germain-en-Laye en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 mai 2011)
  72. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 mai 2011)
  73. INSEE, recensement 1999 - formation, scolarisation et diplômes à Saint-Germain-en-Laye
  74. INSEE, recensement 1999 - formation, scolarisation et diplômes dans les Yvelines
  75. INSEE, recensement 1999 - Nationalités à Saint-Germain-en-Laye)
  76. INSEE, recensement 1999 - Nationalités dans les Yvelines
  77. Inspection académique des Yvelines, circonscription de Saint-Germain-en-Laye
  78. Écoles, Inspection académique de Versailles
  79. Lycée Léonard de Vinci
  80. Établissements secondaires, Inspection académique de Versailles
  81. Maison d'éducation des Loges
  82. IUFM de Versailles
  83. Maison des associations saint-germanoises
  84. Les Amis du Vieux Saint-Germain
  85. Saint-Germain-en-Laye, bilan 2001-2005
  86. Golf de Saint-Germain-en-Laye
  87. Piscine intercommunale de Saint-Germain-en-Laye
  88. Site des paroisses catholiques de Saint-Germain-en-laye
  89. http://www.addsaintgermain.com/ Assemblée de Dieu de Saint-Germain-en-Laye
  90. http://www.liberation.fr/metro/0101128915-a-saint-germain-en-laye-la-communaute-juive-a-desormais-sa-synagogue
  91. Système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage (définition Insee)
  92. Classement des villes les plus riches, L'Express
  93. Emplois au lieu de travail selon l'activité économique des individus Insee
  94. Chômage en 2005 L'Internaute (Source de l'INSEE)
  95. Chiffres-clés Yvelines - Insee
  96. Présentation des commerces de la Ville, site officiel de Saint-Germain-en-Laye
  97. Le projet Les Terrasses de Poncy détaillé
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  99. FMC Automobiles SAS sur le site Ford-fr
  100. Le Journal de Saint-Germain no 517, novembre 2007, p. 20.
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  102. Le site du débat public sur la refonte de la station d'épuration Seine-Aval
  103. Organisation de la Région Terre Île-de-France (RTIDF)
  104. Direction Régionale du Génie de la Région-terre Île-de-France
  105. Quartier Goupil, Garde républicaine
  106. Nouveau déploiement Défense
  107. Iaurif - Sites et monuments historiques protégés
  108. Ministère de la culture - Base Mérimée
  109. Présentation de la ville, site officiel
  110. La Terrasse sur le site officiel de la ville
  111. Site officiel du château du val
  112. « Notice no IA78000007 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  113. Sources site de l'Institut national d'archéologie préventive [1].
  114. Liste des ZNIEFF en Île-de-France, Direction régionale de l'environnement
  115. Inventaire national du patrimoine naturel, ZNIEFF 110001359 - Forêt de Saint-Germain-en-Laye
  116. Le Journal de Saint-Germain, no 487, avril 2006
  117. Guide du sentier des Oratoires, Association des amis de la forêt de Saint-Germain et de Marly, 2001.
  118. Le domaine national de Saint-Germain-en-Laye sur le site des jardiniers-du-patrimoine
  119. Le domaine national de Saint-Germain-en-Laye sur le site du Comité des parcs et jardins de France
  120. Palmarès du concours des villes et villages fleuris
  121. Chiffres-clés de la culture, édition 2007, entrées par musées nationaux, p. 36. [PDF]
  122. Expérimentation de la gratuité des musées sur le site du Premier ministre
  123. Le musée municipal sur le site de l'office de tourisme de Saint-Germain-en-Laye
  124. Musées de Saint-Germain
  125. Lieux de tournage sur L2TC.com
  126. Plaque funéraire : de Guillaume Tirel. à Saint-Germain-en-Laye (Patrimoine de France)
  127. Promenades au Musée de Saint-Germain de Gabriel de Mortillet - 1869, Page 119
  128. François Boulet, op. cit., p. 389.
  129. a et b Bernard Goarvot, Arthaud, Bataille, Céline, à Saint-Germain-en-Laye, 2003, éditions Hybrides.
  130. Bernard Goarvot, Arthaud, Bataille, Céline, à Saint-Germain-en-Laye, 2003, éditions Hybrides
  131. Le blason sur le site officiel de Saint-Germain-en-Laye
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