Bagneaux-sur-Loing

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Bagneaux-sur-Loing
Mairie de Bagneaux-sur-Loing
Mairie de Bagneaux-sur-Loing
Blason de Bagneaux-sur-Loing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nemours
Maire
Mandat
Claude Jamet
2014-2020
Code postal 77167
Code commune 77016
Démographie
Gentilé Balnéolitains
Population
municipale
1 693 hab. (2012)
Densité 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 49″ N 2° 42′ 23″ E / 48.2302761, 2.706413348° 13′ 49″ Nord 2° 42′ 23″ Est / 48.2302761, 2.7064133  
Altitude Min. 60 m – Max. 126 m
Superficie 5,26 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-bagneauxsurloing.fr

Bagneaux-sur-Loing est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Balnéolitains.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au sud-est du département de Seine-et-Marne entre Nemours au nord et Montargis au sud dans la vallée du Loing à 4,5 km au sud de Nemours.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bagneaux-sur-Loing
Saint-Pierre-lès-Nemours Nemours
Faÿ-lès-Nemours Bagneaux-sur-Loing Poligny
Bougligny La Madeleine-sur-Loing, Souppes-sur-Loing

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Portonville, la Folie, Glandelles (partagés avec Poligny), le Petit Bagneaux-sur-Loing.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Balneolae, Baignaulx, anciens noms de Bagneaux viennent du latin « balneum » qui signifie un lieu associé à l'eau ou un bain public (racine que l'on retrouve dans les noms de villes connues pour leurs sources thermales : Bagnères, Bagnoles). Par décret du 11.11.1911, Bagneaux prend le nom de Bagneaux-sur-Loing.

Histoire[modifier | modifier le code]

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La commune est mentionnée dans les textes pour la 1ère fois en 872.


Histoire verrière[modifier | modifier le code]

Les sables de la forêt de Fontainebleau servirent, dès le XVIIIe siècle, en particulier sur plusieurs sites à la fabrication de verre ordinaire[1]. En 1751, une verrerie royale de Bagnaux est autorisée[2]. Elle s'implante dans les années qui suivent. Une importante verrerie, essentiellement gobeleterie et bouteillerie, mais aussi productrice de verre plat, installée à Bagneaux, regroupe rapidement une fraction de ces anciennes activités au XIXe siècle. L'État favorise son rachat par le conglomérat verrier et chimique Saint-Gobain, partenaire du complexe militaro-industriel naissant, en 1915. Cet acteur industriel majeur réoriente la production et développe une activité de verrerie spécialisée pour lunettes, plus lucrative, pendant la Grande Guerre.

Dès 1922, l'usine principale de Bagneaux produit sous licence américaine du pyrex que plusieurs générations de verriers vont mettre en forme, bien souvent au chalumeau, pour l'industrie chimique, puis radioélectrique, sans oublier les laboratoires. La science apprécie follement ce matériau à faible dilatation thermique (trois fois inférieur au verre ordinaire), à bonne résistance thermique et susceptible de trempe dans certains conditions. A partir de la matière vitreuse technique extraite des fours, les nombreux ouvriers verriers y fabriquent des plaques, tiges et tubes de toutes tailles, livrés tels quels et mis en forme par les laborantins ou les verriers d'entreprise, mais aussi de la verrerie de laboratoire, de simples récipients aux dosimètres calibrés, des petits réacteurs ou calorimètres au gros réacteurs-cuves en verre des laboratoire pilote du génie chimique[3]. Au cours des années 1920, la demande des tubes et ampoules de radiodiffusion amène une mécanisation importante des procédés qui s'étend après 1930 aux menues fabrications verrières, qui concernent aussi les arts culinaires, des vases de décoration aux plats, casseroles ou terrines de cuisson en verre. Cette mécanisation entraîne déjà une réduction importante des effectifs. La croissance du chômage local, joint à une natalité moribonde typique de l'entre-deux-guerres, explique la stagnation démographique, puis la lente décroissante de la modeste bourgade industrielle. Les cités ouvrières n'accueillent bien qu'une population, maintenue dans la précarité et autant itinérantes qu'étrangères au lieu.

Mais un peu avant et au cours des années 1950, la demande de produits verriers en pyrex croît au point que les unités de production et de transformation verrière sont obligées de recruter les artisans verriers de la grande région parisienne, en leur offrant de bons salaires et des possibilités d'accessibilité à des logement individuelles confortables, en dehors des cités ouvrières surpeuplées. La population communale double en une décennie, grâce à l'installation des familles de ces ouvriers spécialisés, qui renforcent la reprise de la natalité locale dès 1943. L'essor de la télévision appelle la fabrication verrière de tube cathodique[4]. Les années 1960 marquent l'apogée des productions à usage scientifique et technologiques et le début du déclin. Les trois principaux sites industriels de Bagneaux, monopole de la Sovirel ou Société industriel des verreries réunies du Loing, commencent à subir la concurrence des multiples produits de plasturgie et de la chimie des polymères, d'autres matériaux concurrents du verre industriel, comme les métaux comme l'acier inox, l'aluminium, ou les céramiques techniques. Au cours des années 1970, la demande des sciences s'étiole[5]. En 1975, profitant de la faiblesse de cette branche verrière en décroissance rapide, la filiale française de la multinationale américaine Corning rachète les trois sites en 1975, avant de mettre fin à nombres d'activités en déclin en 1979 en dépeçant, puis revendant deux des sites.

Le groupe Thomson, arrivant sur Bagneaux après son rachat l'ancienne usine C ou Sovirel 3, , perfectionne une remarquable activité verrière de production de tubes cathodiques, qu'il doit néanmoins arrêter à la fin des années 1990. Une ultime tentative d'installation sur le site abandonné, d'une unité de montage de pare-brise et de verres latéraux de sécurité pour l'industrie automobile échoue en 2005[6]. Alors que les grandes sablières de Fontainebleau et de Nemours exportaient encore dans les années 1980 leurs sables renommés vers des sites de production aussi éloignés que la Pologne, il ne reste plus de production verrière locale de haute technicité, si on met à part à part l'unité de production de verre plat SNC Keraglass[7].

La chute de la population de Bagneaux-sur-Loing, en relation avec la déprise industrielle, dépasse le tiers, de la seconde partie des années 1960 au début des années 1980. Mais, sans l'apport des Hommes du verre, bien souvent devenus de paisibles retraités bien souvent après une reconversion professionnelle, et de leurs descendances, elle n'aurait assurément jamais accédé au statut de petite ville, de plus de 1500 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours Claude Jamet[8] DVG Agent de maîtrise
Conseiller général du canton de Nemours

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 693 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
129 137 110 252 217 256 319 413 509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
550 470 440 505 482 475 475 491 458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
433 467 480 604 880 952 963 935 1 155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 178 2 058 1 659 1 439 1 516 1 595 1 570 1 564 1 686
2012 - - - - - - - -
1 693 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le site industriel de Bagneaux-sur-Loing.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léonard de Bagneaux-sur-Loing.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léonard (XVIIe siècle).
  • La Maison des Verriers (ex église Notre-Dame des Verreries construite en 1969 et désacralisée en 2010).
  • Les restes de la chapelle Saint Thibault à Glandelles.
  • Les rives du canal du Loing.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

C'est dans cette petite ville que Joseph Samson est né le . Il deviendra un des plus grands maître de chapelle du XXe siècle en France, particulièrement à Dijon où il dirige la Maîtrise pendant 27 ans. Il était aussi compositeur et écrivain.

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Bagneaux-sur-Loing

Les armes de Bagneaux-sur-Loing se blasonnent ainsi :

D’or à la couronne dentée de sable enflammée en chef de gueules, chargée d’une cornue d’argent, accostée de deux abeilles ouvrières volant de gueules, soutenues chacune par une quintefeuille de sinople, le tout accompagné en pointe de jumelles ondées du même, à la demi-roue de moulin de sable issant de la jumelle de pointe de la jumelle et brochant sur l'autre, les jumelles accompagnées en chef et pointe de deux divises de sable.

Témoignage du labeur ouvrier aux verreries de Bagneaux-sur-Loing[modifier | modifier le code]

Le film documentaire Le dernier souffle, réalisé en 2014 par Florian Debu, raconte l'histoire des verreries de Bagneaux-sur-Loing par le biais de témoignages de deux générations de verriers, souffleurs à la canne et au chalumeau, maître-verrier et chauffeur de four verrier. Le documentaire brièvement les fondements de l'activité verrière : ressources des sables de l'étage géologique de Nemours dans l'ancienne et vaste forêt de Fontainebleau, rôle crucial du canal du Loing, joint à diverses voies ferrées locales et régionales, et des routes. La verrerie d'art de Soisy-sur-École et le musée des métiers verriers de Dordives, mais aussi les sites abandonnées, permettent aux anciens ouvriers d'évoquer l'ancienne activité industrielle, à l'origine de la petite ville, ainsi que leurs souvenirs[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'histoire verrière de la commune, détaillée dans ce chapitre, est racontée dans le documentaire de 52 minutes "Le dernier souffle" film documentaire sur l'histoire locale, réalisé par Florian Debu, DVD produit par Synaps Collectif Audiovisuel en 2014. On peut consulter ce résumé historique
  2. La verrerie royale vue par la mutuelle locale, héritière de celle des verriers
  3. Même les gros réacteurs ou du moins leur premières parois sont en ce verre technique. Sur les techniques usitées par l'industrie verrière locale, une visite du musée des métiers verriers à Dordives permet de les découvrir par des animations historiques. [1]
  4. Site D, crée en 1962 par Sovirel, née en 1955.
  5. Ce qu'un souffleur au chalumeau résume dans une proposition minimaliste : "Ce que la science a apporté (dans les années 20), elle l'a repris (un demi-siècle plus tard)".
  6. L'entreprise, né d'un montage de capitaux franco-italien se nommait Prevent Glass, mais n'utilisait plus de production verrière locale.
  7. Une vision de l'histoire verrière locale par Corning/Saint-Gobain/KeraglassLa verrerie d'art de Soisy-sur-École, l'unité en activité la plus proche de Bagneaux aux confins du Gâtinais en 2014, ne travaille qu'avec de la pâte de verre importée, qu'elle travaille après fusion.
  8. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2014).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  11. « Le dernier souffle », sur le site de Synaps Collectif Audiovisuel.