Jean-Baptiste Joseph Delambre

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Jean-Baptiste Joseph Delambre

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Jean-Baptiste Delambre par Julien Leopold Boilly (1820)

Naissance 19 septembre 1749
Amiens (France)
Décès 19 août 1822 (à 72 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Champs Astronomie, mathématiques, géodésie
Institutions Bureau des longitudes
Observatoire de Paris
Distinctions Officier de la Légion d'honneur (1821), son nom est sur la Liste des soixante-douze noms de savants inscrits sur la tour Eiffel

Signature

Signature de Jean-Baptiste Joseph Delambre

Jean-Baptiste Joseph Delambre, né à Amiens le 19 septembre 1749 et mort à Paris le 19 août 1822, est un astronome et mathématicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses premières études dans sa ville natale et c'est sous l'influence de l'abbé Jacques Delille qu'il devient un très fort humaniste et sous celle d'un autre maître, un helléniste profond.

Il est très lié lors de sa jeunesse à la famille Favart[1] et occupe un poste de précepteur à Compiègne.

En 1774, il s'installe à Paris, où il devient le précepteur du fils de M. Dassy, receveur général des Finances, qui lui facilite ses études en lui permettant de suivre les cours de l'astronome Jérôme Lalande et installe dans les combles de son hôtel un observatoire. En 1781, il publie des tables d'Uranus, planète découverte par William Herschel, ainsi que plusieurs Mémoires.

En 1786, il présente à l'Académie des sciences un compte-rendu d'observation du passage de Mercure devant le Soleil du 4 mai 1786, ce qui marque le début de sa carrière d'astronome observateur[2].

En 1788, il est élu membre étranger à l'Académie royale des sciences de Suède.

En 1792, il devient associé géomètre de l'Académie des sciences, où il est à partir de 1800 secrétaire pour les sciences mathématiques.

En 1803, il soutient Ampère qui s'est installé à Paris après le décès de sa femme Julie.

Depuis son décès survenu le 19 août 1822 à Paris, Jean-Baptiste Delambre repose au cimetière du Père-Lachaise[3].

Définition du mètre[modifier | modifier le code]

Avec Pierre Méchain, il entreprend la mesure d'un arc du méridien de Paris, entre Dunkerque et Barcelone, pour servir à l'établissement du système métrique. Cette expédition dure de 1792 à 1799.

En 1795, il entre au Bureau des longitudes. Il est nommé inspecteur général des études en 1802 et succède en 1807 à Lalande à la chaire d'astronomie du Collège de France. En 1808, il devient membre du conseil de l'Université, d'où il est écarté en 1815.

Décoration[modifier | modifier le code]

Le 10 septembre 1808, Delambre est nommé Chevalier de l'Empire.

Le 24 août 1811, il est nommé Baron de l'Empire.

Postes et fonctions[modifier | modifier le code]

Principales publications[modifier | modifier le code]

Jean-baptiste delambre.jpg
  • Méthodes analytiques pour la détermination d'un arc du méridien (Crapelet, Paris, 1799)
  • Notice historique sur M. Méchain, lue le 5 messidor XIII (Baudouin, Paris, janvier 1806; c'est l'éloge de Pierre Méchain, lu à l'Académie par le secrétaire Delambre le 24 juin 1805)
  • Base du système métrique ou mesure l'arc de méridien (1806-1810), en trois tomes[4]
  • Rapport historique sur le progrès des sciences mathématiques depuis 1799 (Imprimerie Impériale, Paris, 1810)
  • Abrégé d'astronomie (1813)
  • Traité complet d'astronomie théorique et pratique (1814)
  • Histoire de l'astronomie, en 3 parties (ancienne, moderne, et du moyen âge) (5 volumes, 1817-1827)[5]
  • Histoire de l'astronomie au dix-huitième siècle (édité par Claude-Louis Mathieu, Bachelier, Paris, 1827)
  • Grandeur et figure de la Terre (édité par Guillaume Bigourdan, Gauthiers-Villars, Paris, 1912)

Hommages[modifier | modifier le code]

« Chevalier de Saint-Michel et de la Légion d'Honneur, Secrétaire perpétuel de l Académie royale des Sciences pour les Mathématiques, Professeur d'Astronomie au Collège royal de France, Membre du Bureau des Longitudes, des Sociétés royales de Londres, d'Upsal et de Copenhague, des Académies de Saint-Pétersbourg, de Berlin, de Suède et de Philadelphie, etc., etc. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 3e année, 1822, Paris : Ponthieu, 1823, p.72-78 [1]
Sur l'expédition de la méridienne

Armoiries[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Héraldique napoléonienne.
Figure Blasonnement
Blason fam fr Delambre chevalier.svg Armes de Jean-Baptiste Joseph Delambre, Chevalier de l'Empire :

De sable, à la fasce cousue de gueules chargée de l'insigne des Chevaliers légionnaires, semé en chef d'étoiles d'argent parmi lesquelles deux plus grandes, l'une à dextre au premier point, l'autre à sénestre vers l'angle inférieur; en pointe, un globe terrestre d'or et d'argent ceint d'un méridien de sable.[6]

Blason Jean-Baptiste Joseph Delambre (1749-1822).svg Armes de Jean-Baptiste Joseph Delambre, Baron de l'Empire :

De sable, semé d'étoiles d'argent en chef, et un globe terrestre du même en pointe, ledit globe entouré d'un annelet de sable en direction verticale ; au canton des Barons tirés des Corps Savants brochant.[7],[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On a retrouvé une correspondance de 35 lettres autographes signées à Charles Nicolas Favart de 1769 à 1771. Elles expriment les goûts et les études littéraires de Delambre et montrent sa passion pour le théâtre, la musique et la poésie. Certaines lettres font allusion à son intérêt pour les mathématiques et peuvent être considérées comme le point de départ de sa carrière scientifique.
  2. Urbain Le Verrier, « Chapitre XV. Théorie du mouvement de Mercure », Annales de l'observatoire impérial de Paris, Paris, Mallet-Bachelier, vol. 5,‎ 1859, p. 3 (lire en ligne)
  3. François Marie Marchant de Beaumont, Manuel et itinéraire du curieux dans le cimetière du Père la Chaise, Paris, Emler frères,‎ 1828 (lire en ligne), p. 103
  4. TOME 1 (1806) TOME 2 (1807) TOME 3 (1810) sur gallica
  5. a et b Histoire de l'astronomie ancienne, du Moyen âge, moderne consultable sur Google Livres
  6. Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques,‎ 1870 (lire en ligne)
  7. Armorial de J.B. Riestap et ses Compléments, sur le site euraldic.com
  8. Source : www.heraldique-europeenne.org
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Un mètre pour mesurer le monde, film documentaire d'Axel Engstfeld, ARTE, Allemagne, 2010, 55'

Liens externes[modifier | modifier le code]

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