Saint-Fargeau-Ponthierry

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Saint-Fargeau-Ponthierry
L'hôtel de ville de Saint-Fargeau-Ponthierry
L'hôtel de ville de Saint-Fargeau-Ponthierry
Blason de Saint-Fargeau-Ponthierry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Perthes
Intercommunalité Communauté de communes de Seine-École
Maire
Mandat
Jérôme Guyard (DVD)
20142020
Code postal 77310
Code commune 77407
Démographie
Gentilé Ferréopontains (à Saint-Fargeau Ponthierry) :
Thierrypontains (à Ponthierry)
Ferréolais (à Saint-Fargeau village)
Population
municipale
12 909 hab. (2011)
Densité 779 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 48″ N 2° 32′ 39″ E / 48.53, 2.54416666667 ()48° 31′ 48″ Nord 2° 32′ 39″ Est / 48.53, 2.54416666667 ()  
Altitude Min. 37 m – Max. 86 m
Superficie 16,57 km2
Localisation

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Saint-Fargeau-Ponthierry

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Saint-Fargeau-Ponthierry
Liens
Site web saint-fargeau-ponthierry.fr

Saint-Fargeau-Ponthierry est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Avec la commune limitrophe de Pringy, elle forme la communauté de communes de Seine-École.

Ses habitants sont appelés les Ferréopontains à Saint-Fargeau Ponthierry, les Thierrypontains à Ponthierry et les Ferréolais à Saint-Fargeau.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de Seine-et-Marne.

Localisation[modifier | modifier le code]

En bordure de Seine, la commune est située à la lisière du département de l'Essonne, et constitue une « porte d'entrée » du parc naturel régional du Gâtinais français.

La commune se trouve à environ 40 km au sud-est de Paris, à 8 km à l'ouest de Melun et à 11 km au sud-est de Corbeil-Essonnes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Boissise-le-Roi, Pringy, Nandy, Seine-Port et Le Coudray-Montceaux. Les grandes communes voisines sont Melun, Savigny-le-Temple, Dammarie-lès-Lys en Seine-et-Marne et Évry et Corbeil-Essonnes dans l'Essonne.

Rose des vents Le Coudray-Montceaux Nandy Seine-Port Rose des vents
Auvernaux N Boissise-le-Roi
O    Saint-Fargeau Ponthierry    E
S
Nainville-les-Roches Saint-Sauveur-sur-École Pringy

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située à 44 mètres d'altitude au niveau de la Seine, à 85 mètres sur les hauteurs de Saint-Fargeau et à 52 mètres à Ponthierry au niveau de l'hôtel de ville.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine et l’École sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune. La rive gauche de la Seine marque, sur une longueur d'environ 7 km, les limites Nord et Est du territoire de la commune. La rivière École se jette dans la Seine au niveau du pont du Maréchal Juin après avoir traversé la commune dans sa partie Est sur un parcours de moins d'un kilomètre.

Climat[modifier | modifier le code]

La Seine-et-Marne bénéficie d'un climat semi-océanique tempéré dit aussi « océanique dégradé » ou « de transition »[1], c'est-à-dire influencé tout à la fois par l'océan Atlantique et les masses d'air continentales venues d'Europe de l'Est. Les hivers sont en général relativement doux et humides et les étés modéréments chauds. Les températures varient de 0,4 °C en hiver (moyenne du mois de janvier) à 24,3 °C en été (moyenne du mois de juillet). La pluviosité est assez faible, les précipitations, bien réparties tout au long de l'année, ne dépassant pas 700 mm par an[2].

Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Melun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'ancienne route nationale 7 dans sa traversée de Ponthierry.
Le pont du Maréchal Juin depuis la rive gauche de la Seine.

Plusieurs voies routières importantes sillonnent le territoire communal dont la route départementale D 607 (ex-RN7), qui traverse Ponthierry du nord au sud, ainsi que l'autoroute A6 avec deux sorties dans le sens Paris-Province : la no 11 (Auvernaux, Le Coudray-Montceaux) et la no 12, Saint-Fargeau-Ponthierry qui la relie à Paris en environ 30 min.

Le pont du Maréchal Juin est le seul pont qui traverse la Seine entre Corbeil-Essonnes et Melun, il relie en outre les communes de Saint-Fargeau-Ponthierry et Seine-Port et permet d'accéder à la ville nouvelle de Sénart et ainsi du centre commercial de Carré Sénart à Lieusaint.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de la gare de Saint-Fargeau.
Le bâtiment voyageurs de la gare de Ponthierry-Pringy.

La commune est desservie par les deux gares SNCF de la ligne D du RER sur la branche Paris - Juvisy - Melun, qui sont les gares de Saint-Fargeau et de Ponthierry - Pringy, permettant de relier Ponthierry à Melun en dix minutes et Saint-Fargeau à Paris en soixante minutes via Évry. Les Ferréopontains peuvent également se rendre à Melun pour prendre la ligne R du Transilien qui relie Melun à la gare de Lyon en vingt-cinq minutes.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau Veolia est composé des lignes 21 et 22 (offre à destination de l’agglomération bellifontaine), de cinq lignes régulières de transport et dessert les communes adhérentes aux deux communautés de communes ainsi que la commune de Boissise-le-Roi de la CAMVS. Il a pour vocation de transporter les enfants vers les établissements scolaires de Perthes, Dammarie-les-Lys, Melun et Fontainebleau-Avon, mais également d’offrir aux actifs une desserte des gares de Ponthierry et Melun. Les services sont assurés au moyen de 19 véhicules parcourant près de 750 000 kilomètres annuels.

Pour la rentrée prochaine[Quand ?], le département, les communautés de communes et la CAMVS ont élaboré un projet de réseau dont les principales caractéristiques techniques sont :

  • ligne 1 : maintien de l’offre pour les communes de Ponthierry et Pringy à destination de la gare de Ponthierry et de la desserte du collège François-Villon de Ponthierry pour les élèves de Pringy ;
  • ligne 11 : desserte vers les établissements de Dammarie-les-Lys et Melun ainsi que la gare SNCF, en période scolaire ;
  • lignes 21 et 22 : offre à destination de l’agglomération Bellifontaine ;
  • bus de nuit à partir de 21h et jusqu'à minuit circulant de Melun à Corbeil-Essonnes ;
  • transport à la demande grâce aux Proxi'bus (anciennement Créabus).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le quartier du Mail

Outre la localité et le village de Saint Fargeau, la commune regroupe plusieurs hameaux : Auxonnettes, Moulignon, Tilly (où se trouvait autrefois la mairie de la commune), Jonville, et Ponthierry.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Fargeau est une déformation du nom de saint Ferréol — d'où le gentilé Ferréopontains.

Ponthierry trouverait son origine dans un pont sur l'École franchi par Thierry II, roi de Bourgogne, en l'an 600.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Fargeau formait une baronnie avec Tilly-Maison-Rouge. Henri IV y fit élever un château pour Gabrielle d'Estrées. La seigneurie de Moulignon fut achetée en 1349 par Jean de L'Hospital. Siège du prieuré de Jonville, dépendant de l'abbaye de La Charité-sur-Loire. Anciennement prieuré de l'ordre de Cluny, à Jonville.

Le 26 août 1961 la commune de Saint-Fargeau est officiellement renommée Saint-Fargeau-Ponthierry.

C'est sur le territoire de l'actuelle commune — par le hameau de Tilly, puis par celui de Villers —, libérée par les FFI, que l'armée américaine du général Patton a traversé la Seine à partir du , avant de poursuivre vers Melun, l'Est de la France, la Belgique et l'Allemagne[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 10000 et 20000, le nombre de membres du conseil municipal est de 33.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis juin 1968, sept maires ont été élus à Saint-Fargeau-Ponthierry :

Période Identité Étiquette Qualité
juin 1968 septembre 1975 Roger Gladieux    
septembre 1975 mars 1977 Roger Meier    
mars 1977 octobre 1980 Roger Naucodié    
octobre 1980 novembre 1980 X[Note 1]    
novembre 1980 mars 1983 Michel Leguet    
mars 1983 mars 1989 Serge Hermann    
mars 1989 mars 1995 Francine Cuenot    
mars 1995 mars 2014 Lionel Walker DVG  
mars 2014 en cours Jérôme Guyard DVD  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Fargeau-Ponthierry relève du tribunal d'instance de Melun, du tribunal de grande instance de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Melun, du conseil de prud'hommes de Melun, du tribunal de commerce de Melun, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[4].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune comprend en son sein un espace naturel sensible (ENS) au lieu dit « le domaine de Joinville ». C'est une zone à fort enjeu environnemental dans la politique de préservation de la biodiversité engagée par le département de Seine-et-Marne.

Saint-Fargeau-Ponthierry bénéficie du label « ville fleurie » avec une fleur attribuée en 2010 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[5].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le quartier HLM du Mail sous la neige en 2009

Saint-Fargeau-Ponthierry forme avec Pringy la communauté de communes de Seine-École créée en 2002, à la suite du district de Seine-École, créé en 1974 entre les deux communes. Elle se compose de nombreux hameaux. Ceci s’explique par l’origine même des communes, nées du regroupement de hameaux : Auxonettes, Jonville, Moulignon, Ponthierry, Saint-Fargeau, Tilly, Bel-Air, Lourdeau et Montgermont. Situées à l’entrée du parc du Gâtinais et à la limite du département de l'Essonne, les deux communes sont attachées à la préservation du cadre de vie tout en maintenant un dynamisme culturel, social et économique à la vie du territoire.

Sa population était de 14 702 habitants en 2009[6], nombre d'habitants qui ne cesse d'augmenter grâce à la construction permanente de nouveaux logements collectifs[réf. nécessaire].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 7 juin 2012, Saint-Fargeau-Ponthierry est jumelée avec[7] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 909 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
905 1 054 995 1 048 988 972 923 977 1 048
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 009 1 039 986 1 030 1 085 1 073 1 037 1 137 1 200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 151 1 189 1 162 1 702 2 050 2 285 2 833 3 175 3 088
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 050 5 611 7 884 9 553 10 560 11 224 11 932 12 909 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8  %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (16 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 21,7 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 16,9 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 22,1 %).
Pyramide des âges à Saint-Fargeau-Ponthierry en 2008 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
4,1 
75 à 89 ans
6,7 
12,6 
60 à 74 ans
14,8 
20,6 
45 à 59 ans
21,7 
19,7 
30 à 44 ans
21,2 
21,7 
15 à 29 ans
17,1 
21,0 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges de la Seine-et-Marne en 2008 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
3,8 
75 à 89 ans
6,1 
10,2 
60 à 74 ans
10,4 
20,6 
45 à 59 ans
20,3 
22,2 
30 à 44 ans
22,2 
20,7 
15 à 29 ans
19,7 
22,2 
0 à 14 ans
20,5 

Immigration[modifier | modifier le code]

Environ 10 % de la population ferréopontaine est immigrée selon l'Insee en 2008.[réf. nécessaire]

Ville Moins de 15 ans 16 à 24 ans 25 à 54 ans 54 ans et plus Ensemble
Immigrés 41 81 664 410 1 196
Non immigrés 2 351 1 447 4436 2848 11 082
Ensemble 2 392 1 528 5100 3258 12 278

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Fargeau-Ponthierry est située dans l'académie de Créteil.

La ville administre quatre écoles maternelles (Alphonse Fercot, Les Bordes, Les Grands cèdres, Moulin Clair) et quatre écoles élémentaires (Alphonse Fercot, Les Grands cèdres, Marie Curie, Saint-Exupéry) communales[12].

Le département gère un collège (collège François-Villon) et la région un lycée (Fondation Ellen Poidatz)[12].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La Fondation Ellen Poidatz, à Saint-Fargeau Village, créée en 1919 pour apporter une aide médicale et scolaire à des enfants atteints de poliomyélite, est aujourd'hui composée d'un centre de rééducation fonctionnelle et d'un institut d'éducation motrice où sont hébergés, soignés et scolarisés des jeunes (de 18 mois à 20 ans) souffrant d'un handicap[13].

La commune dispose également d'un centre centre municipal de santé.

Sports[modifier | modifier le code]

Résidence du City Stade.

La base de loisirs intercommunale (Saint-Fargeau- et Pringy) de Seine-École, implantée dans un espace naturel de 25 hectares et comprenant trois plans d'eau, est située en bordure de la Seine. Elle propose diverses prestations telles que les quads pour enfants, un port de plaisance, un parc de loisirs, location de pédaliers, etc.

Le complexe sportif évolutif couvert (COSEC) abrite plusieurs terrains, des salles pour pratiquer l'escalade, le judo, le karaté, le handball, l'escrime, etc.

La commune de Saint-Fargeau- dispose également des équipements : City Stade, salle de musculation mixte et salle de fitness, piscine municipale.

Une douzaine de clubs sportifs permettent de pratiquer le football, le rugby, le handball, le karaté, le judo, la natation, l'escrime, l'haltéro-culturisme, l'escalade, le tennis de table, le volley ball et la plongée.

La commune compte également un club de football américain : les Myrmidons de Ponthierry qui évoluent en championnat régional d'Île-de-France pour l'année 2013.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quartier de l'Orangerie

Le journal municipal Réussir est publié tous les deux mois.

La radio locale Handi FM 107.3 diffuse depuis Saint-Fargeau-Ponthierry sur une bonne partie du territoire de l'Essonne et de la Seine-et-Marne.

En 2010, la commune a reçu le label Ville Internet « @@@ »[14].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Fargeau-Ponthierry fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Melun » au sein du diocèse de Meaux. Les lieux de culte principaux sont les églises Saint-Ferréol (Saint-Fargeau) et Sainte-Marie (Ponthierry)[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 885 €, ce qui plaçait Saint-Fargeau-Ponthierry au 2 132e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[16].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, le taux de chômage à Saint-Fargeau-Ponthierry était de 5,8 %[17].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La centrale électrique des usines Leroy, avant la réhabilitation.

L'essentiel de l'activité économique de la commune s'est toujours exercé à Ponthierry, d'abord près de la Seine et de la voie ferrée, pour des raisons logistiques.

À Saint-Fargeau, avant d'ailleurs la réalisation du chemin de fer, existait une activité vinicole qui explique la présence d'une confrérie de la Saint-Vincent, toujours vivante. Cette activité est en cours de relance. Et, dans le hameau de Villers, il y a eu exploitation d'une sablière.

Les Papiers peints Leroy ont été, de 1913 à 1970, l'activité la plus importante de la commune. Il en reste, au plan du patrimoine industriel, l'hôtel Leroy, classé en tant que patrimoine industriel, ainsi que les cités Leroy (logements des ouvriers et de la maîtrise, tous avec jardin).

La Cooper, coopérative pharmaceutique française, a aussi été une activité et exploite son site de Ponthierry.

La ZAC de l'Europe, en bordure de D607, héberge des activités et des sociétés comme les Établissements Truffaut, un site de la Connex (groupe Veolia), COGNIS France.

Près du rond-point de l'Europe et du lieu-dit Maison-Rouge, à proximité du hameau de Tilly, sont installés les établissements Collaert, fabriquant des ceintures pour le compte de grandes maisons de couture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Ferréol[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Ferréol de Saint-Fargeau.

L’église Saint-Ferréol de Saint-Fargeau est construite au XIIIe siècle. Considérablement remaniée par la suite, elle garde de cette époque un portail surmonté d'une archivolte et un clocher quadrangulaire, à la forme caractéristique. Le chevet plat, qui témoigne d'influences cisterciennes, date du XVe siècle. Il est percé d'une grande baie ogivale, ornée d'un vitrail de Georges Desvallières.

La nef est couverte d'une voûte en carène de bateau renversé, qui fut restaurée en 2002. Endommagée par un violent orage en 1854, l'église bénéficie dans les années qui suivent d'une patiente campagne de restauration[18]. Le sanctuaire conserve un tabernacle du XVIIIe siècle représentant le martyre de saint Ferréol.

Sur le parvis, un ancien calvaire du XVIIIe siècle marquait l'emplacement du cimetière primitif. En pierre et fer forgé, son socle en forme de pyramide est orné de symboles de la passion du Christ. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 2000[19].

Église Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Blaise est située à Moulignon. Construite au XIIIe siècle, elle bénéficie de plusieurs campagnes de modernisation au fil des siècles, et est dotée de son clocher actuel en 1847. Ancienne chapelle du hameau de Moulignon, annexe de l'église de Saint-Fargeau, elle devient église paroissiale en 1851.

Basée sur un plan très simple, elle se compose d'une nef unique précédée d'un clocher-porche couvert d'une toiture en ardoises. Le chœur se termine par une abside à cinq pans.

L'intérieur conserve plusieurs dalles funéraires : la plus ancienne est contemporaine de la fondation de l'église (XIIIe siècle)[18]. Elle est attribuée à Alice de Budon, morte à l'âge de quinze ou seize ans. L'église abrite également la dalle funéraire de Adam Thiboust, gentilhomme de la chambre du duc d'Anjou et de son épouse Odette de Vaudetar, dame de Moulignon.

Église Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

Une première chapelle est érigée à Ponthierry au début du XVIIIe siècle. L'archevêque de Sens Jean-Joseph Languet de Gergy autorise le curé de Saint-Fargeau à y célébrer ponctuellement la messe « pendant le séjour du roi à Fontainebleau ». Ce modeste oratoire est vendu comme bien national au moment de la Révolution, et finit par être purement et simplement démoli[20].

L'église Sainte-Marie et son campanile en retrait sur la gauche.

Devant l'insistance des habitants du bourg de Ponthierry, une nouvelle chapelle est édifiée au milieu du XIXe siècle. Bénie le 15 août 1845 en présence de l'évêque de Meaux Auguste Allou, elle reste en place jusqu'au milieu du XXe siècle. Devenue insuffisante aux besoins du culte en raison de l'accroissement de la population, elle est remplacée par l'église actuelle. Cette dernière, placée sous le vocable de Sainte-Marie-Mère de Dieu, est construite entre 1965 et 1966 par Maurice Novarinas[21].

Caractéristique du renouveau de l'architecture religieuse des années d'après-guerre, cet édifice moderniste joue sur l'ombre et la lumière. Les murs gouttereaux sont percés d'ouvertures rectangulaires garnies de vitraux de François Baron-Renouard, tandis qu'une ouverture en forme de V pratiquée au-dessus du chœur éclaire le maître-autel.

Jusqu'à une date très recente, l'église ne possédait pas de clocher : le son des cloches était rendu électroniquement. Un campanile a finalement été érigé en 2000. Un peu en retrait, il se compose d'une structure toute simple en bois entrecroisé, et abrite deux cloches.

Usine Leroy[modifier | modifier le code]

L'ancienne usine des papiers peints Leroy, œuvre de l'architecte Paul Friesé, ainsi que ses cités ouvrières, construites entre 1913 et 1920. Une partie du bâtiment a été aménagé en centre culturel, baptisé « Les 26 couleurs ». Un arrêté des Affaires culturelles, no 2006-1708, daté du 13 novembre 2006, porte inscription au titre des monuments historiques des façades et des toitures du bâtiment (8) de la centrale électrique de l'ancienne usine Leroy sis 4 à 8 rue Pasteur et chemin de Hallage à Saint-Fargeau (Seine-et-Marne).

Château de Moulignon[modifier | modifier le code]

Le château de Moulignon existait depuis le XVIIIe siècle. Il a connu de nombreuses péripéties et fut modifié au XIXe siècle. À la fin du XIXe siècle, le château et son domaine deviennent la propriété de la Famille Leroy dont leur manufacture se trouvait à Ponthierry en bord de Seine à partir de 1913. Le domaine du château comprenait les communs actuels, les lotissements de l'Orangerie (orangerie et jardin-potager du château), le Fief de Moulignon (emplacement du château), des Grands Cèdres et allait jusqu'à la ferme d'Auxonnettes.

Le parc du château a été vendu dans les années 1960 pour y implanter un lotissement: les Grands Cèdres. Puis viendront les logements de l'Orangerie. En 1986,le château fut détruit et ne laissa visible que les communs. Seules ses superbes écuries témoignent de cette bâtisse.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs lavoirs : celui de Tilly, datant du XIXe siècle, a la particularité d'être de forme circulaire. Il s'organise autour d'un grand bassin alimenté par deux sources différentes, lequel est entouré d'une galerie couverte portée par de fins poteaux en bois. La toiture est incurvée de façon à ce que les eaux de pluie viennent se déverser dans le bassin. Il est restauré en 1988. Le lavoir d'Auxonnettes, bâti en 1865, a été remis en état en 1921.

Le manoir de Beaulieu est une copie faite au XIXe siècle d'un petit château de style Louis XVI.

Culture[modifier | modifier le code]

Espace culturel Les 26 Couleurs[modifier | modifier le code]

L'espace « Les 26 couleurs », ancienne usine Leroy.

L'ancienne centrale électrique de l'usine de papiers peints Leroy a été reconvertie en espace culturel baptisé « Les 26 Couleurs »[22] (du nom de la machine emblématique créée par Louis-Isidore Leroy en 1877 et conservée dans la salle des génératrices). Cet espace, consacré au spectacle vivant et au cinéma est aussi un lieu dédié au patrimoine avec l'aménagement de la salle des génératrices électriques en lieu de mémoire. Il a été inauguré le 24 juin 2011[23].

La commune dispose également d'une bibliothèque municipale et d'une maison des musiques et des danses.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Fargeau-Ponthierry

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

D'azur à une barre d'argent, accompagné, sur le tout, d'un pont de trois arches d'or, maçonné de sable posé en pointe, cantonné à dextre d'un soleil à seize rais d'or et accompagné d'une croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze posée en pal[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Virginie Lacour, Véronique de la Hougue et Yves Bayard, La manufacture de papiers peints Leroy : Saint-Fargeau-Ponthierry, Seine-et-Marne, Somogy - Région Île-de-France,‎ 2010 (ISBN 9782757202708)
  • Saint-Fargeau Ponthierry, Au fil des routes Guide touristique. Éditions A.R.H. Fil d'Ariane décembre 1990.
  • Mémoires de nos communes. Numéros 1 à 5. Éditions A.R.H. Fil d'Ariane. Dépôt légal à parution. ISSN 1167-0223.
  • Saint-Fargeau Ponthierry, Au fil des temps. Éditions A.R.H. Fil d'Ariane. Dépôt légal décembre 1999. ISBN 2-86849-094-8.
  • L'album de nos communes, Premier siècle en images (1900-2000). Éditions A.R.H. Fil d'Ariane 2001.
  • Ici Saint-Fargeau-Ponthierry, Les habitants parlent aux habitants. Éditions A.R.H. Fil d'Ariane Dépôt légal 2004. IBSN alors en cours.
  • Rencontres d'exception. Jean-Marie Houdoux_ Éditions : Presses du Midi Dépôt légal mars 2006. IBSN 2-87867-702-1.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nommé par le préfet.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les types de climat en France, une construction spatiale », sur Cybergeo (Revue européenne de géographie) (consulté le 10 juin 2012).
  2. a et b « Melun, Seine et Marne(77), 91 m - [1961-1990 »], sur site de l'association « Infoclimat » (consulté le 14 janvier 2011)
  3. Journal municipal Réussir, édition spéciale du 60e anniversaire de la Libération, [lire en ligne].
  4. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 7 juin 2012).
  5. « Saint-Fargeau-Ponthierry », sur le site des villes et villages fleuris (consulté le 8 juin 2012).
  6. « population 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2012).
  7. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 7 juin 2012).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Saint-Fargeau-Ponthierry en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2012).
  11. « Résultats du recensement de la population de la Seine-et-Marne en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2012).
  12. a et b « Annuaire des établissements de l'académie de Créteil », sur le site de l'académie de Créteil (consulté le 7 juin 2012).
  13. « Page d'accueil », sur le site de la fondation Ellen Poidatz (consulté le 7 juin 2012).
  14. « Page d'accueil », sur le site de l'association Villes Internet (consulté le 7 juin 2012).
  15. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site egliseinfo.catholique.fr de la conférence des évêques de France (consulté le 7 juin 2012).
  16. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 13 janvier 2012).
  17. « EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité », sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2012).
  18. a et b Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne, éditions Flohic, p. 1220
  19. « Ancienne croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Registre de l'église paroissiale de Saint-Fargeau », sur le site de l'association de recherches historiques en Val de Seine, Val d'École, Pays de Bière, Gâtinais Français (consulté le 10 juin 2012).
  21. « L'église Sainte-Marie Mère de Dieu à Ponthierry », sur le site de la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry (consulté le 10 juin 2012).
  22. « Espace culturel Les 26 couleurs », sur le site de la mairie de Saint-Fargeau-Ponthierry (consulté le 8 juin 2012).
  23. « Visite aux 26 couleurs », sur le site les trois coups.com (consulté le 9 juin 2012).
  24. http://www.saint-fargeau-ponthierry.fr/filemanager/download/775/Reussir%2099-web.pdf
  25. http://www.77sports-infos.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1525:foot-thomas-heurtaux-lancien-joueur-de-ponthierry-et-du-mee-a-inscrit-le-500e-but-de-caen-en-ligue-1&catid=103:les-news&Itemid=108
  26. http://www.saint-fargeau-ponthierry.fr Site de la mairie de Saint-Fargeau-Ponthierry] Blason de Saint-Fargeau-Ponthierry sur le site de la commune.] Consulté le 2/9/2012.