Villepinte (Seine-Saint-Denis)

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Villepinte
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Villepinte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement du Raincy
Canton Canton de Villepinte (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Terres de France (siège)[Note 1]
Maire
Mandat
Martine Valleton
2014-2020
Code postal 93420
Code commune 93078
Démographie
Gentilé Villepintois
Population
municipale
35 850 hab. (2011)
Densité 3 457 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 00″ N 2° 32′ 00″ E / 48.9667, 2.5333 ()48° 58′ 00″ Nord 2° 32′ 00″ Est / 48.9667, 2.5333 ()  
Altitude Min. 54 m – Max. 81 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Villepinte

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Villepinte
Liens
Site web ville-villepinte.fr/

Villepinte est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Au dernier recensement, celui de 2011, elle comptait 35 850 habitants, ce qui en fait la 205e commune de France par sa population.

Villepinte fait partie de l'arrondissement du Raincy. Ses habitants sont appelés les Villepintois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Villepint.e
Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Villepinte est située à 18 km au nord-est du centre de Paris, au cœur de la plaine de France.

Dans la partie sud, il subsiste des espaces boisés : le bois de la Tussion, prolongement de l'ancienne forêt de Bondy, et le parc forestier national de la Poudrerie de Sevran, séparés l'un de l'autre par la ligne de chemin de fer de Paris à Hirson et le canal de l'Ourcq.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Villepinte sont :

Communes limitrophes de Villepinte
Gonesse Tremblay-en-France Tremblay-en-France
Aulnay-sous-Bois Villepinte Tremblay-en-France
Sevran Sevran Vaujours

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'est édifiée sur un plateau de faible altitude (environ 60 à 75 mètres) recouvert, dans la partie nord, de riches limons, essentiellement imperméables, qui ont permis la pratique d'une agriculture principalement céréalière et secondairement betteravière jusqu'aux années 1960. La partie sud, dans les quartiers de Bellevue et du Vert-Galant, dans le bois de la Tussion et le parc forestier de la Poudrerie de Sevran, est recouverte d'alluvions anciennes déposées pendant l'ère quaternaire par un ancien cours de la Marne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée, au nord, par le ru du Sausset, qui appartient au bassin hydrographique de la Seine, et, au sud, par le canal de l'Ourcq.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Villepinte s'apparente à celui de la station météorologique la plus proche, celle de Roissy-en-France[1]. Il est typique de celui de l'Île-de-France, caractérisé par une certaine modération. Il se différencie du climat de Paris « intra-muros » par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au levé du jour, qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2 °C en moyenne mais qui peut atteindre 8 °C par nuit claire et vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de la capitale. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid étant janvier avec 4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec 19 °C (moyenne journalière). En moyenne, il gèle sous-abri 48 jours par an avec 6 jours sans dégel. Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Les précipitations sont assez également réparties dans l'année, avec cependant un minimum en août et un maximum en décembre.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6,4 7,6 11,1 14,1 18,4 21,4 24,1 24,4 20,4 15,4 9,9 7,2 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 1,6 1,5 4 5,4 9,8 12 14 13,9 11,5 8,4 4,4 2,6 7,4
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 60 47 60 51 64 59 59 46 68 60 57 72 701,2
Source : Normales annuelles - Roissy, France

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Villepinte est traversée et desservie par l'autoroute A104 (sorties sortie 1 Parc des Expositions Paris-Nord 2/ Exposants, sortie 2 Parc des Expositions Paris-Nord 2 / Visiteurs et sortie 4 Villepinte) ; elle est aussi située à proximité des autoroutes A1 et A3 dont la jonction se fait juste au nord-ouest de la commune, à la limite des territoires de Gonesse et d'Aulnay-sous-Bois, deux communes limitrophes de Villepinte.

La route nationale 2, de Paris-Porte de la Villette à Laon, rejoint l'autoroute A104 –  Échangeur entre A104 et RN2 – à Villepinte.

L'axe routier principal, parallèle à l'autoroute A104, est la RD 115 (boulevard Robert Ballanger), ancienne route des Petits-Ponts reliant Paris (Porte de Pantin) et Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, par Drancy et Aulnay-sous-Bois.

Villepinte est à proximité de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, situé quelques kilomètres au nord de la commune et dont une grande partie des installations et de l'emprise sont sur la commune voisine de Tremblay-en-France.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Trois gares du RER B desservent la commune :

Dix-neuf lignes d'autobus desservent le territoire de la ville :

Par ailleurs, sans desservir la commune, quatre autres lignes ont pour terminus la gare de Villepinte (RER)(B) :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le parc du Sausset et la zone d'activités Paris-Nord 2.
Occupation des sols à Villepinte en 2008
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Cultures 0,15 % 1,57
Bois, forêts et espaces verts 29,98 % 311,85
Habitat individuel 28,24 % 293,14
Habitat collectif 4,59 % 47,62
Activités et équipements 19,14 % 198,65
Infrastructures de transports et voies de communication 17,10 % 146,35
Autres modes d'occupation 3,72 % 38,66
Source : Iaurif[2]

Le territoire de la commune de Villepinte est couvert pour un tiers par des espaces ruraux ou verts (bois, forêts, parcs), pour un autre tiers par l'habitat (surtout individuel), et enfin pour un dernier tiers par des activités, équipements et infrastructures de transports.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Si le territoire de la commune est coupé en deux par l'autoroute A104, qui la traverse d'est en ouest, c'est le boulevard Robert Ballanger (RD 115 ou Route des Petits Ponts) qui constitue le véritable axe est-ouest qui structure la ville :

  • au nord du boulevard Robert Ballanger : le parc d'activités Paris-Nord 2, le parc des expositions, le parc du Sausset, la Haie-Bertrand, le Vieux-Pays, le quartier allant de l'hôpital à la poste principale, le Parc de la Noue, les Mousseaux, Marie Laurencin, le complexe sportif municipal et les grands équipements socio-culturels ; 14 553 habitants vivaient dans ces quartiers en 2008 (selon la base de données IRIS de l'Insee) ;
  • au sud du boulevard Robert Ballanger : le Clos-Montceleux, Pasteur, l'Europe, la Fontaine-Mallet, le Merisier, les Quatre Tours, Bellevue et le Vert-Galant, soit 21 257 habitants en 2008.

La maison d'arrêt de Villepinte se situe près du quartier Marie Laurencin, qui borde la bretelle de l'A104 et la route qui conduit au Vieux-Pays de Tremblay-en-France.

Nord[modifier | modifier le code]

Le parc d'activités Paris-Nord 2 est la principale zone économique de la ville. Il est situé à proximité immédiate de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et du Parc des Expositions (celui-ci a été ouvert en 1982 et accueille également des concours scolaires, des meetings politiques, ainsi que des rassemblements religieux). Cette zone économique est desservie par la gare du Parc des Expositions (RER)(B). De nombreuses grandes sociétés y sont installées (Sharp, Brother…).

La Haie-Bertrand est un quartier composé de lotissements pavillonnaires se situant près de la mairie, du centre technique municipal et du parc départemental du Sausset, à un kilomètre environ de la gare de Villepinte (RER)(B). Il fut réalisé dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté et s'est développé au début des années 1980.

Le Vieux-Pays est un quartier où se dressent les plus anciennes habitations de la ville, avec les vieux corps de ferme et quelques commerces de proximité. C'est là que sont situés la mairie, l'église romane et l'ancien sanatorium.

Le quartier de l'hôpital et du centre administratif est un quartier pavillonnaire comportant certains équipements publics (hôpital intercommunal Robert Ballanger, centre administratif, lycée Georges Brassens, poste centrale) ; il devrait se densifier par la construction de logements sur les terrains de l'ancienne pépinière.

Le Parc de la Noue est un quartier composé d'appartements privés et HLM. C'est l'ensemble de logements collectifs le plus ancien de la ville, aéré de grands jardins dotés d'arbres de haut port et bordé par des rangées de peupliers. Il est situé au centre géographique de la commune, près de l'A104. En face, se trouvent le complexe sportif, avec le stade Georges Pollet et la piscine municipale, ainsi que le lycée Jean Rostand.

Les Mousseaux sont un quartier pavillonnaire doté également de petits immeubles d'habitation. Ce quartier datant des années 1970 est principalement composé de lotissements peu onéreux mais fragiles structurellement (comme l'ont montré les divers incendies ayant frappé certains de ces pavillons en 2004). Depuis quelques années, un programme de réhabilitation a permis la construction de nouveaux logements sociaux de type pavillon, après la destruction de petites tours HLM qui surplombaient le quartier il y a encore moins de 10 ans. Il existe aussi des logements privés ou en accession à la propriété, dans des immeubles en forme de « pyramides », œuvre du cabinet d'architectes ANPAR, considérés à l'époque de leur construction comme une audace architecturale. Ce quartier des Mousseaux « originel » est aussi appelé par les Villepintois les « Ocil » (du nom de la société immobilière gestionnaire, aujourd'hui appelée Astria).

Le quartier Marie Laurencin (aussi appelé les « Arcade », du nom groupe immobilier gestionnaire) est le plus récent de la ville, situé près de la maison d'arrêt. Il est composé de petits pavillons et de deux petites barres HLM de trois étages. Bien que géographiquement rattaché (notamment par la présence d'une route commune) au quartier des Mousseaux, il constitue un quartier distinct par sa date de construction et le sentiment d'appartenance de ses habitants.

Au sud des quartiers des Mousseaux et Marie Laurencin, bordant le boulevard Robert Ballanger, sont localisés de grands équipements : parc des sports Schwendi-Schoenbürg, lycée Jean Rostand, collèges Les Mousseaux et Françoise Dolto, commissariat de police, centre culturel Joseph Kessel, Espaces V - Roger Lefort, école hôtelière.

Sud[modifier | modifier le code]

Le Clos-Montceleux est un quartier pavillonnaire situé au sud du boulevard Robert Ballanger et à l'ouest de la commune. Il a été bâti pendant l'entre-deux-guerres. Il dispose d'un marché forain couvert.

La Cité-Jardins de Bellevue est un quartier essentiellement pavillonnaire en grande partie bâti pendant l'entre-deux-guerres, qui comporte également quelques petits immeubles. Sa trame viaire est organisée en étoile à partir de la place Bellevue.

Le quartier Pasteur est constitué principalement d'immeubles, comprenant des appartements sociaux et privés, construits à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

Le quartier de la Fontaine-Mallet est composé d'immeubles de logements sociaux et est situé entre le quartier Pasteur et le Vert-Galant. Il fait actuellement l'objet d'une opération de rénovation urbaine : l'achèvement des travaux est prévu pour 2015.

Les quartiers de l'Europe, Trilogie, des Quatre Tours et du Merisier sont également des ensembles de logements HLM assez défavorisés, situés près de la zone industrielle Louis Breguet et du centre commercial Simply Market.

Le Pré-Galant est un quartier pavillonnaire loti et bâti pendant l'entre-deux-guerres, dont la trame viaire est organisée en étoile et en rues concentriques à partir d'une place centrale (la place Pierre Bérégovoy). Il prolonge le Vert-Galant.

Le Vert-Galant est un quartier apprécié de la ville. Calme, il dispose néanmoins de nombreux commerces et services marchands de proximité (agences bancaires, etc.) et d'une antenne de la mairie. Il a tendance à se densifier par la construction de petits immeubles d'habitation privés contigus, en lieu et place de pavillons bâtis pendant l'entre-deux-guerres. La gare (RER)(B) fait le lien avec l'autre quartier du Vert-Galant, celui de la ville de Tremblay-en-France. En grande partie recouvert par la forêt jusqu'au début des années 1920, le quartier doit son nom au fait que Henri IV, surnommé le « Vert-Galant », possédait un pavillon de chasse situé sur sa partie tremblaysienne. L'accès au bois de la Tuisson et au parc de la Poudrerie se fait par ce quartier.

Le reste de la ville est composé d'un habitat pavillonnaire.

Logement[modifier | modifier le code]

Au recensement du 1er janvier 2008, la commune de Villepinte disposait d'un parc de 12 074 logements, dont 11 562 résidences principales, 79 résidences secondaires et 433 logements vacants. Un peu plus de la moitié (51,7 %) sont des maisons individuelles. Compte tenu du caractère récent de l'urbanisation de la ville, seules 5,3 % des résidences principales ont été achevées avant 1949. Un tiers a été construit de 1949 à 1974 et la majorité (61,2 %) depuis 1975.

Le nombre de résidences principales occupées par leur propriétaire est majoritaire. Il a augmenté au cours de ces dernières années, passant de 55 % au recensement de 1999 à 59,9 % au recensement de 2008. 22,4 % des résidences principales sont occupées par des locataires d'un logement HLM loué vide[3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Le plan local d'urbanisme (PLU) a remplacé l'ancien plan d'occupation des sols (POS) en 2012[4]. Un questionnaire distribué aux habitants de la ville au cours de l'année 2010[5] a permis de recueillir l'avis de ceux qui l'ont renseigné sur un certain nombre de préoccupations et d'objectifs.

La question de la rénovation et de la « résidentialisation » des quartiers d'habitat social dégradés fait l'objet d'actions particulières. Cela concerne notamment le quartier de la Fontaine-Mallet et celui du Parc de la Noue.

Le quartier de la Fontaine-Mallet est l'objet d'une rénovation urbaine, notamment en association avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), visant à le transformer et à en changer l'image pour permettre à chaque résident de pouvoir être satisfait de son cadre de vie et de son logement. Les principaux objectifs du programme consistent à restructurer le quartier par la création d’une trame viaire et le réaménagement de voies existantes, contribuant ainsi à mieux le relier au reste de la ville. La démolition de plusieurs bâtiments participe à cette restructuration urbaine. La libération de ce foncier permet la reconstruction de logements collectifs et individuels, à usage social ou libre, et offre ainsi une transition avec l’environnement pavillonnaire existant, tout en participant à diversifier et valoriser l’offre en habitat. Le cadre de vie des résidents doit être amélioré par la réhabilitation des parties tant privatives que collectives des bâtiments conservés puis par leur « résidentialisation ». L'achèvement de la rénovation urbaine est prévu pour 2015[6].

Une étude portant sur le quartier du Parc de la Noue est en cours. Son lancement a été décidé par un vote unanime du conseil municipal du 29/09/2010. Cet ensemble de 757 logements sociaux répartis en 15 bâtiments a été construit pendant les années 1960 ; les appartements ont été mis en copropriété en 1985. Il est en cours de dégradation, tant du point de vue des bâtiments que des espaces extérieurs, et de paupérisation.

Par ailleurs, sur d'anciens terrains agricoles (pépinière) situés au nord du boulevard Robert Ballanger, entre l'hôpital et le lycée Georges Brassens, une ZAC comportant la construction de 380 logements avait été créée à l'initiative de la municipalité de Mme Valleton. Le projet de ZAC de la Pépinière a été révisé par la municipalité de Mme Roland-Iriberry, et il est aujourd'hui prévu d'y réaliser un écoquartier s'inscrivant dans le cadre d'une « trame verte ».

La commune devrait bénéficier, en termes d'emplois et d'attractivité, des grands projets d'aménagement du pôle de Roissy prévus, de façon concertée, par l'État, la région d'Île-de-France, le département de la Seine-Saint-Denis, l'établissement public d'aménagement de la Plaine de France et la communauté d'agglomération Terres de France. En effet, le parc d'activités Paris-Nord 2 devrait doubler la superficie de ses bureaux et activités par densification et restructuration des constructions, notamment aux abords de la gare RER du Parc des Expositions. Celle-ci devrait devenir un pôle d'échanges, avec la création d'une ligne de métro automatique de rocade envisagée dans le projet du Grand Paris. L'Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) est chargée d'aménager une zone d'aménagement concerté de 198 ha, essentiellement sur le territoire de la commune voisine de Tremblay-en-France. Elle devrait comporter un parc d'activités dit « Sud Charles de Gaulle » consacré aux activités de haute technologie, à la formation et à la recherche, et une extension du parc des expositions de Paris-Nord Villepinte sur 71 ha (nouveaux halls d'expositions, hôtels, future Cité de l'Exposition et de la Communication d'une superficie de 80 000 à 100 000 m²)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est mentionné sous la forme Villa picta dans un acte d'Hilduin, l'abbé de Saint-Denis, datant du 22 janvier 832 et partageant les biens de l'abbaye entre l'abbé et les moines[8], puis dans la charte de Charles le Chauve du 19 septembre 862, confirmant le nouveau partage de l'abbé Louis qui reprenait celui d'Hilduin[9],[10].

Il s'agit d'une formation médiévale en Ville- au sens ancien de « village ». Le deuxième élément est vraisemblablement l'ancien français peinte, du verbe peindre, qui évoque les différentes couleurs des édifices[11],[12].

Homonymie avec Pithienville (Eure, Peintevilla vers 1165, Pintevilla 1392[13]), caractéristique du mode de composition inverse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un ancien village du Pays de France[modifier | modifier le code]

Situé au cœur de la plaine céréalière du pays de France, au nord-est de Paris, le territoire de la commune semble avoir été peuplé dès le néolithique. Durant l'antiquité, le lieu est habité par la tribu gauloise des Parisii, ceci jusqu'à la conquête romaine du Ier siècle av. J.-C.. Dès le IXe siècle, Villa picta est signalée comme possession de la puissante abbaye de Saint-Denis. Elle est constituée en châtellenie, territoire sur lequel le seigneur châtelain, en l'occurrence l'abbé de Saint-Denis, possède un château et où il exerce son pouvoir de commandement, de police et de justice. En effet, une demeure fortifiée édifiée par les abbés est attestée en 1387. Elle sert alors de lieu de résidence pour les abbés, lorsqu'ils viennent sur leur domaine de Villepinte. Cependant, c'est la famille Bouteiller de Senlis qui possède la seigneurie de Villepinte de 1099 jusqu'au XIIIe siècle, avant de la revendre à l'abbaye, qui agrandit alors son domaine. À l'origine, le petit village est rattaché à la paroisse Saint-Médard de Tremblay, mais l'essor démographique du XIIIe siècle conduit à la création de la paroisse de Villepinte en 1279. L'église est alors titrée de la Vierge (Notre-Dame de l'Assomption) et la nomination du curé relève de l'abbaye de Saint-Denis[14].

Alors qu'au Moyen Âge, Villepinte, comme les paroisses voisines, est constituée de dizaines de petites seigneuries, un mouvement de concentration des terres conduit progressivement, du début du XIVe siècle au milieu du XVIe siècle, à la mainmise de la propriété par cinq gros bourgeois de Paris et de Saint-Denis, cependant que plusieurs dizaines de paysans ne disposent que de petites tenures. L'abbaye de Saint-Denis elle-même concède, à partir du XIVe siècle, une partie de ses terres sous forme de fiefs à des seigneurs laïcs[15]. C'est ainsi qu'au XVIIe siècle, la famille Bignon possède le plus grand domaine de Villepinte. Par ailleurs, sur la réserve seigneuriale de l'abbaye, des paysans assurent l'exploitation des terres moyennant le paiement d'un fermage. Mais, y compris sur ces terres, un mouvement de concentration a lieu à partir du XVIe siècle et se renforce entre 1680 et 1750 : de ce fait, il se crée des dynasties de gros fermiers laboureurs, dont les Afforty sont un des prototypes à Villepinte. Certains d'entre eux peuvent même détenir plusieurs corps de ferme[16]. À la veille de la Révolution, la paroisse offre donc une image contrastée, caractéristique du pays de France : un riche espace agricole au nord, où coexistent de gros exploitants et de petits cultivateurs, des grands propriétaires fonciers (bourgeois parisiens ou Église) et des petits propriétaires, voire des paysans sans terre, ouvriers agricoles ; un espace forestier au sud, domaine des chasses seigneuriales (Bignon et le duc d'Orléans, propriétaire du château du Raincy, y possèdent des droits de chasse). Des hordes de loups habitent les bois et, depuis le Moyen Âge, des battues sont organisées par les gardes forestiers, aidés par les villageois.

À la veille de la Révolution, les cahiers de doléances de Villepinte attestent des préoccupations des habitants : exaspération contre le cumul des tenures par les gros laboureurs, désordres sur les terres liés au droit de chasse, lutte contre les loups, lourdeur de la fiscalité... La Révolution est l'occasion de transferts de propriétés, par le biais de la vente des biens nationaux, au profit d'acquéreurs bourgeois parisiens (tel Jean-Baptiste Chartier, ancien secrétaire du Roi), mais aussi d'une augmentation du nombre de petits et moyens propriétaires. Elle permet également aux gros fermiers laboureurs d'asseoir leur pouvoir politique local[17]. Ainsi, Pierre Afforty, qui cultive les terres seigneuriales du château, est l'un des six fermiers du royaume députés du Tiers état aux États généraux et à l'Assemblée constituante de 1789 à 1791. La famille Masson, qui tient la ferme du Marais au XVIIIe siècle, donnera deux maires à Villepinte au cours du XIXe siècle.

Du château au sanatorium[modifier | modifier le code]

Sanatorium de Villepinte - Vue extérieure.
Le Château rouge, aujourd'hui établissement hospitalier.

Au XVIIe siècle, la commune sert de lieu de résidence « à la campagne » pour la famille Bignon, de riches bourgeois parisiens. En 1652, Jérôme Bignon (1627-1697), avocat général au Parlement de Paris, conseiller d'État et grand maître de la Bibliothèque du roi, rachète des fiefs et des maisons aux héritiers de M. de Flexelles, président de la Chambre des comptes. Parmi ces biens, le château qu'il habite aurait été construit vers 1640. C'est une demeure de style Louis XIII, composée de trois bâtiments[18]. Elle porte le nom de « château Bignon » jusqu'à la Révolution. En 1790, la famille Bignon vend le domaine, et le château est désormais simplement appelé château de Villepinte, puis le « château rouge », en raison de l'enduit gravé et peint dont sont revêtues les fausses briques des façades des étages.

La propriété, soit le château entouré d'un parc de 11 hectares, est acquise en 1881 par les religieuses de Sainte-Marie-Auxiliatrice, qui en font aussitôt un « hospice » destiné à accueillir des jeunes filles atteintes de phtisie (tuberculose pulmonaire), l'Asile Sainte-Marie[19]. En effet, Villepinte a alors la réputation d'être « un petit village où l'air est très pur, l'horizon très vaste et le silence très profond », selon les mots rapportés par le docteur Lefèvre, médecin à Livry, qui fait partie des initiateurs du projet de sanatorium. Car il s'agit bien d'un sanatorium, le premier véritable hôpital de phtisiques en France. Le sanatorium est agrandi en 1886 par la construction du « pavillon des Tourelles » et un jardin d'hiver est aménagé en 1888, directement relié au château. Un nouveau bâtiment est édifié de 1890 à 1892 dans le prolongement du vieux château et du pavillon des Tourelles, puis un nouveau pavillon doté d'un laboratoire de bactériologie en 1896. Le sanatorium de Villepinte est alors à la pointe des thérapies contre la tuberculose.

La Première Guerre mondiale faillit mettre fin à l'activité du sanatorium, provisoirement fermé en 1914, alors que les Allemands sont à quelques kilomètres de Villepinte. Mais l'activité reprend dès 1915 et reçoit le concours financier de la fondation Rockefeller et matériel de la Croix-Rouge américaine en 1918. En 1920, le sanatorium s'agrandit par l'acquisition d'un imposant bâtiment situé à proximité, appelé communément « Château Picpus ». Il avait été construit en 1840 pour héberger les séminaristes de la Congrégation des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie, mais avait dû fermer après la loi de 1904 interdisant et dissolvant les congrégations enseignantes. C'est ainsi qu'est ouvert le pavillon Saint-Louis en 1922. Les progrès médicaux contre la tuberculose rendent le sanatorium de moins en moins nécessaire après la Seconde Guerre mondiale. Le nombre de malades accueillis ne cessant de diminuer, le pavillon Saint-Louis est fermé en 1971, puis démoli entre 1981 et 1984, remplacé par de petits pavillons destinés à accueillir des adolescents et adultes, déficients intellectuels profonds. À partir de 1981, le pavillon Sainte-Marie est reconverti, accueillant des lits consacrés à la cancérologie et aux cures médicales.

Mais le « château rouge » ne fut pas le seul de la commune. L'existence du château de la Citole est mentionnée au XVIIe siècle, mais on ne sait pas précisément quand il a été construit. Du début du XIXe siècle à 1857, date de sa démolition, le château est habité tout au long de l’année par la famille du comte Christian Dumas, aide-comptable du roi, et leurs domestiques. En 1859, Jules Doazan, un riche bourgeois exerçant la profession d’agent de change à Paris, fait construire l’actuelle villa de la Citole. Il souhaite profiter de la campagne et de l’air pur, tout en restant proche de la capitale. Tout au long du XXe siècle, de riches propriétaires se succèdent dont Félix Houphouët-Boigny, qui occupe la Citole de 1952 à 1957 et qui deviendra plus tard le premier président de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993[20].

Villepinte face aux guerres[modifier | modifier le code]

Village tranquille, Villepinte a néanmoins subi les aléas des guerres civiles et des conflits internationaux qui ont affecté l'Île-de-France. Pendant la Fronde des Princes (1650-1653), Charles IV, duc de Lorraine, sollicité par le duc d'Orléans, arrive en Pays de France avec son armée en 1652 et y séjourne pendant quelques mois. Alors que ses soldats se livrent à des pillages et à des persécutions qui font s'enfuir les habitants des villages avoisinants, ceux de Villepinte souffrent moins dans la mesure où Charles IV de Lorraine y a installé son camp. Au cours du XIXe siècle, la commune subit à plusieurs reprises l'occupation des armées étrangères. C'est le cas lors de la campagne de France, en 1814, au cours de laquelle le général prussien Blücher établit son quartier général après que l'infanterie russe du comte Woronzoff eut occupé le village : le 30 mars, les armées coalisées quittent Villepinte pour marcher sur Paris qui capitule le 1er avril, mettant une première fois fin au Premier Empire. Après les Cent-Jours et la défaite de Napoléon 1er à Waterloo, plus de 4 000 soldats prussiens avec leurs 953 chevaux et huit cavaliers anglais séjournent à Villepinte de la fin du mois de juin au milieu du mois d'octobre 1815, laissant un souvenir amer aux habitants. C'est sans doute ce souvenir qui explique qu'à l'approche des armées prussiennes, en 1870, la plupart des habitants se sont retirés à Paris et les hommes ont servi dans la Garde nationale. L'occupation du village et de ses terres dure un an, de septembre 1870 à septembre 1871.

Villepinte - École et Mairie.

Le territoire de Villepinte est épargné pendant la Première Guerre mondiale, malgré l'approche des troupes allemandes, grâce à la victoire des forces françaises lors de la bataille de la Marne. Tel n'est pas le cas, en revanche, pendant la Seconde Guerre mondiale. Les troupes allemandes de la dix-huitième armée arrivent dans la commune le 13 juin 1940 et des combats ont lieu au niveau de la gare du Vert-Galant. Dix civils sont exécutés le 14 juin 1940 au petit matin. De violents bombardements alliés ont lieu en juin 1944, suivis de combats contre les troupes allemandes les 28 et 29 août. La ville est alors libérée par les alliés anglo-américains et les FFI.

L'urbanisation de Villepinte[modifier | modifier le code]

Les premiers lotissements pavillonnaires (Vert-Galant, issu du partage du domaine du Vert-Galant par douze sociétés, cité-jardins de Bellevue, Clos de Montceleux) sont construits au début des années 1920, au nord de l'arrêt de la ligne des chemins de fer du Nord allant de Paris à Soissons, dénommé Vert-Galant : ainsi, 7 % de la superficie de la commune sont lotis entre 1920 et 1930. En concertation avec la Compagnie des chemins de fer du Nord, la municipalité finance intégralement la construction d'une gare, à l'architecture Art déco, pour remplacer la halte. Elle est inaugurée en 1929. Dans un premier temps, cette urbanisation confère au sud de la commune un caractère hétéroclite, mélange de terrains en friches, de cabanes, de villas isolées, de jardins. Elle entraîne un premier afflux de population, souvent dans des conditions difficiles (il faut de longues négociations pour obtenir l'électrification), qui a un impact sur la vie politique de la commune[21], qui élit pour la première fois une municipalité communiste en 1932. Cependant, peu à peu, la ville se dote des équipements de proximité (écoles, commerces, etc.) et les lotissements se densifient.

La ville connaît une deuxième grande mutation à partir de 1960, avec la construction sur des terrains jusqu'alors agricoles d'une zone à urbaniser en priorité (ZUP) de 461 hectares, créée par arrêt ministériel sur le territoire de plusieurs communes (Aulnay-sous-Bois, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte), dont le grand ensemble du Parc de la Noue est le premier quartier sur la commune. La ZUP est ensuite transformée en zone d'aménagement concerté (ZAC) dont la réalisation est confiée à une société d'économie mixte, la Société d'Aménagement Économique et Social (SAES). Ainsi sont bâtis, pendant les années 1970, les quartiers de la Fontaine-Mallet, des Mousseaux (Ocil), de la Haie-Bertrand, de l'Europe et Pasteur.

Enfin, l'édification du parc des expositions et du centre de conventions de Paris-Nord-Villepinte, inauguré en 1982, qui dispose aujourd'hui de 246 000 m2 de surface d'exposition, et du parc d'activités Paris-Nord 2, qui s'étend sur le territoire de quatre communes (Villepinte, Tremblay-en-France, Roissy-en-France et Gonesse), bouleverse la physionomie de la ville en en faisant un pôle d'emplois et en suscitant le développement d'une activité d'hôtellerie (dont une école hôtelière). De nouvelles zones de logements sont construites, ainsi que la maison d'arrêt et de nombreux équipements (sportifs, culturels et éducatifs ; nouveau commissariat de police, etc.). Toutefois, l'usure et la dégradation physique et sociale de certains quartiers d'habitat collectif posent désormais la question de la rénovation urbaine. Par ailleurs, les différentes municipalités ne sont pas encore parvenues à créer un véritable centre urbain, offrant en particulier des commerces et des services de proximité, à une commune étendue composée d'unités disparates.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La vie politique municipale de Villepinte avait été marquée par la domination des familles de gros fermiers laboureurs, Albert Dauvergne (maire de 1926 à 1932, puis de 1941 à 1968) étant le dernier d'entre eux[22]. Toutefois, la rapide urbanisation de la commune a entraîné des changements sociologiques qui ont conduit à l'élection, pour la première fois en 1932, d'une municipalité dirigée par un communiste, Émile Dambel. En 1939, le mandat de celui-ci fut écourté par la décision du gouvernement d'interdire le PCF et de retirer leurs fonctions aux élus communistes, après la position prise par ce parti au début de la Seconde Guerre mondiale, en relation avec la signature du pacte germano-soviétique.

La nouvelle phase d'urbanisation a provoqué un apport considérable de population qui s'est accompagné d'une modification de la sociologie électorale et, depuis le milieu des années 1970, d'une série d'alternances politiques à la tête de la municipalité entre la droite et la gauche. Si, en général, les électeurs votent plutôt en faveur de la gauche aux élections nationales (présidentielles et législatives) et régionales, les élections locales sont, en revanche, plus disputées.

Un événement avait marqué les élections municipales de mars 1983. Une fraude électorale, concernant trois bureaux de vote, avait été orchestrée dans le bureau centralisateur par le maire sortant, Ange Baraglioli (PCF), ce qui lui avait permis de se maintenir en place avec une nouvelle équipe municipale jusqu'à ce que le Conseil d'État, confirmant la décision du Tribunal administratif de Pontoise, non seulement invalide cette élection le 27 janvier 1984, mais surtout inverse les résultats en faveur de la liste conduite par M. Roger Lefort (RPR), conformément au vote exprimé par les électeurs et récapitulé dans les bureaux de vote locaux[23]. Cette affaire est désormais considérée comme une jurisprudence du Conseil d'État en matière de contentieux électoral[24].


Résultats des élections municipales des 9 et 16 mars 2008 (source : Internaute[25])

1er tour ( 9 mars 2008)
Liste Parti % sièges
« Villepinte à cœur » (Martine Valleton) Majorité présidentielle - UMP 40,11 0
« Rassemblement des forces de gauche, écologistes et républicaines » (Nelly Roland-Iriberry) Apparentée PCF 26,80 0
« Réussir Villepinte ensemble » (Christophe Borgel) PS 24,51 0
« Agir ensemble pour Villepinte » (Gilles Berrurier) Divers droite 8,57 0


2e tour (16 mars 2008)
Liste Parti % Sièges
« Rassemblement des forces de gauche, écologistes et républicaines » (Nelly Roland-Iriberry) Union de la gauche 50,31 30
« Villepinte à cœur » (Martine Valleton) Majorité présidentielle 49,69 9
Résultats des élections municipales des 23 et 30 mars 2014 [26]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % Conseil municipal Conseil communautaire
Martine Valleton UMP-MoDem 4 394 48,31 5 918 62,79 32 12
Nelly Roland DVG 1 729 19,01 3 507 37,20 7 2
Arnaud Keraudren FG 1 290 14,18
Melissa Youssouf PS 973 10,69
Fabrice Scagni UDI 390 4,28
Rachid Ould-kaci DVG 201 2,21
Germano Esteves LO 118 1,29
Inscrits 19 885 100,00 19 885 100,00
Abstentions 10 462 52,61 10 073 50,66
Votants 9 423 47,39 9 812 49,34
Blancs et nuls 328 3,48 387 3,94
Exprimés 9 095 96,52 9 425 96,06

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Villepinte[27]
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Martine Valleton UMP Juriste. Conseillère régionale, conseillère générale du canton de Villepinte depuis 2011
2008 2014 Nelly Roland-Iriberry DVG, apparentée PCF Conseillère générale du canton de Villepinte (2004-2011)
2001 2008 Martine Valleton UDF, puis UMP Juriste. Conseillère régionale depuis 2004
1995 2001 Jean-Claude Mejsak PS, puis DVG Médecin. Conseiller général du canton de Villepinte (1985-1992), conseiller régional (1988-1992)
juin 1984 1995 Roger Lefort RPR Conseiller général du canton de Villepinte (1976-1985 et 1992-1998)
1977 juin 1984 Ange Baraglioli PCF Directeur d'école
1968 1977 Roger Lefort RPR  
1941 1968 Albert Dauvergne nommé, puis app. SFIO Agriculteur exploitant
1939 1941 Ernest Bonjean Délégation spéciale  
1932 1939 Émile Dambel PCF  
1926 1932 Albert Dauvergne Radical socialiste Agriculteur exploitant
1919 1926 Henri Pierre Bataille   Agriculteur exploitant
1912 1919 Désiré Garnier   Agriculteur exploitant
1908 1912 Achille Taveau   Agriculteur exploitant
1904 1908 Emile Masson   Agriculteur exploitant
1896 1904 Achille Taveau   Agriculteur exploitant
1888 1896 Emile Masson   Agriculteur exploitant
1881 1888 Achille Taveau   Agriculteur exploitant
1862 1881 Emile Masson   Agriculteur exploitant

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[28], la commune faisait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

La commune est membre du Syndicat intercommunal d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye, de l'Établissement public d'aménagement de la Plaine de France et de la Communauté d'agglomération Terres de France.

Elle forme à elle seule, depuis 1976, le canton de Villepinte, dont Mme Martine Valleton (UMP), maire de 2001 à 2008 et conseillère régionale d'Île-de-France, a été élue conseillère générale en mars 2011.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Justice[modifier | modifier le code]

  • La maison d'arrêt de la Seine-Saint-Denis est installée au lieu-dit « Les Fossettes » depuis 1991. D'une capacité de 588 places, elle comporte un quartier pour hommes majeurs et un quartier pour mineurs[29].

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte est en zone de police nationale. Le commissariat de police se situe 1, avenue Jean-Fourgeaud.

Elle est également dotée d'un poste de police municipale (3, place Jean-Moulin). Elle est équipée d'un dispositif de vidéosurveillance qui sera étendu (appel d'offre du 5 février 2014)[30] par décision du conseil municipal[31].

Cette commune le plus souvent tranquille subit néanmoins, dans des proportions moindres que certaines de ses voisines et de façon très différenciée selon les quartiers, l'insécurité qui caractérise la Seine-Saint-Denis, deuxième département de France pour les crimes et délits rapportés au nombre des habitants[32] : jets de pierre contre des bus[33], violences liées au trafic de drogue organisé notamment depuis les communes voisines de Tremblay-en-France et de Sevran, luttes entre bandes rivales des communes limitrophes et du quartier villepintois de la Fontaine-Mallet[34], cambriolages, vols et agressions physiques diverses... En 2011, deux assassinats ont mis Villepinte sous les feux de l'actualité : l'exécution le 4 mars, dans un quartier pavillonnaire de la ville, d'un homme d'affaires russe récemment arrivé en France, puis celle d'un jeune de 20 ans chez lui et en présence de sa famille le 10 avril[35],[36].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villepinte est jumelée depuis 1986 avec la ville allemande de Schwendi-Schönebürg avec laquelle sont organisés de nombreux échanges :

  • échanges scolaires : une fois par an les Français partent une semaine en Allemagne, à raison de 8 ou 10 élèves par collège, et reçoivent leurs correspondants une semaine. Les frais sont à la charge du comité de jumelage ;
  • échanges sportifs : le FCMV (Football club municipal de Villepinte) organise des rencontres alternativement en Allemagne et à Villepinte ;
  • échanges de familles : les familles françaises et les membres du comité de jumelage se rendent en Allemagne tous les deux ans, et reçoivent les familles allemandes tous les deux ans en alternance. Les familles pouvant partir en Allemagne sont prioritairement celles accueillant d'une année sur l'autre les membres du comité de jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Evolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 35 850 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 294 284 291 314 287 295 291 313
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302 316 332 271 290 334 483 446 589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
646 582 633 639 2 178 3 137 3 893 3 785 5 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 660 12 103 17 565 23 745 30 303 33 782 35 592 35 850 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

En 1999 et en 2008[39],[40].

La population est jeune puisque, en 2008, 47,7 % des Villepintois ont moins de 30 ans et 30,3 % ont moins de 20 ans (contre respectivement 37,1 % et 24,6 % en France métropolitaine)[41]. La proportion des personnes âgées de 30 à 59 ans a augmenté entre 1999 et 2008, ce qui exerce une pression sur l'emploi.

Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
256 
75 à plus
444 
1 215 
60 à 74
1 234 
3 250 
45 à 59
2 823 
3 265 
30 à 44
4 006 
4 448 
15 à 29
4 252 
3 986 
0 à 14
3 915 
Pyramide des âges en 2008 en nombre d'individus
Hommes Classe d’âge Femmes
426 
75 à plus
677 
1 483 
60 à 74
1 497 
3 639 
45 à 59
3 785 
3 632 
30 à 44
3 622 
4 617 
15 à 29
4 533 
3 972 
0 à 14
3 926 

Étrangers et immigrés[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2008, Villepinte comptait 8 206 immigrés, soit 22,92 % de la population de la commune, une proportion nettement supérieure à la moyenne nationale (8,43 %) et légèrement inférieure à la moyenne départementale (26,98 % en Seine-Saint-Denis)[42]. Parmi ces immigrés, le nombre des hommes (4 207) est supérieur à celui des femmes (3 999). Le taux de chômage des immigrés habitant Villepinte était de 19,2 % au 1er janvier 2008, donc beaucoup plus élevé que celui des non immigrés (13,4 %), lui-même supérieur à la moyenne nationale.

Le nombre des étrangers recensés en 2008 était, quant à lui, de 5 661, soit 15,81 % de la population villepintoise[43], contre 20,89 % en Seine-Saint-Denis et 5,80 % en France métropolitaine. L'écart avec la moyenne départementale est plus grand que celui concernant les immigrés, en raison notamment d'une plus forte proportion à Villepinte d'immigrés ayant acquis la nationalité française.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villepinte est située dans l'académie de Créteil. Du fait de sa jeunesse, une forte proportion de la population villepintoise est scolarisée : 10 115 personnes en 2008, soit 28,3 % des habitants de la commune[44]. Près d'un tiers de cette population scolarisée (30,7 % exactement) l'est dans une autre commune, généralement dans des établissements privés ou pour y poursuivre des études secondaires professionnelles ou des études supérieures.

Le niveau moyen de formation des Villepintois de 15 ans et plus est cependant inférieur à la moyenne régionale puisque 34,6 % d'entre eux possèdent un diplôme de niveau égal ou supérieur au baccalauréat (contre 51,5 % en Île-de-France[45]) et 16,7 % un diplôme universitaire[46] (contre 35,1 % dans la région).

Enseignement général et professionnel public[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de Villepinte dépendent de l'inspection académique de Bobigny et du rectorat de Créteil.

Enseignement pré-élémentaire et élémentaire

  • 10 écoles maternelles publiques.
  • 11 écoles primaires publiques.

Enseignement secondaire

  • 4 collèges publics :
    • collège Les Mousseaux ;
    • collège Jean Jaurès ;
    • collège Françoise Dolto ;
    • collège Camille Claudel.
  • 2 lycées publics :
    • lycée polyvalent régional Jean Rostand ; un nouveau bâtiment d'enseignement et un auditorium ont été livrés au cours de l'année scolaire 2010-2011 et les bâtiments de l'administration, de la restauration, les locaux d'enseignement existants ont été restructurés, les espaces extérieurs réaménagés et achevés en juin 2012[47] ; ces efforts doivent accompagner ceux, pédagogiques, de suivi et de soutien, devant permettre l'amélioration des résultats scolaires, encore en deçà des moyennes nationale et académique dans les sections littéraires, technologiques et professionnelles ; le taux de réussite au baccalauréat a atteint 80 % en 2012[48] ; le lycée propose deux formations post-bac (BTS).
    • lycée professionnel Georges Brassens : en dépit des incidents qui ont émaillé la vie de l'établissement en 2008, le lycée, classé en « zone prévention violence », a poursuivi l'amélioration des résultats de ses élèves depuis 2007[49].

Enseignement professionnel spécialisé[modifier | modifier le code]

  • École hôtelière (Centre Européen de Formation par Alternance et en Apprentissage).
  • Institut régional de la Soudure (formation aux métiers du soudage).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital Robert Ballanger.
  • Hôpital intercommunal Robert Ballanger (ci-contre) présidé par François Asensi, député-maire de Tremblay-en-France, qui se situe sur le boulevard du même nom (anciennement route des Petits Ponts), près du centre commercial Beausevran (quartier de Sevran-Beaudottes).
  • Centre de Santé du Vert-Galant, situé avenue Auguste Blanqui.
  • Centre médico-psychologique, situé rue Eugénie Cotton.
  • Établissement hospitalier Sainte-Marie et Foyer de vie Saint-Louis, rue de l'Église (hôpital privé sans but lucratif, participant au service public hospitalier - Loi de 1970)

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte dispose de nombreux équipements, permettant la pratique d'une multitude de sports de loisir, d'entraînement et de compétition[50].

  • Le parc des sports Schwendi-Schönebürg, situé entre le boulevard Robert Ballanger et l'autoroute A 104, comprend :
    • le stade Guy Mousset (terrain synthétique de football) ;
    • le stade Georges Pollet (des installations de football et d'athlétisme) ;
    • le stade Pierre Lacans (un terrain de football americain / rugby et un terrain d'entraînement de football americain / rugby) ;
    • le stand de tir a l'arc Michel Derwin ;
    • l'espace du Bel Air (basket de plein air) ;
    • un gymnase de type COSEC (complexe sportif évolutif couvert, comprenant un hall de sports avec gradins, une salle de gymnastique sportive, une salle de musculation, une salle polyvalente, un dojo) ;
    • la piscine municipale Agnès Béraudias (un bassin de 25 x 15 m avec gradins, un bassin de 15 x 12,5 m, un toboggan aquatique de 25 m, un bassin aménagé pour bébés nageurs).
  • Le stade Infroit (un terrain de football stabilisé, une piste de courses de 4 couloirs, un terrain de basket de plein air, une salle de boxe, une salle polyvalente où l'on pratique le tennis de table).
  • Le gymnase Infroit (une salle de sports avec gradins, une salle de gymnastique et viêt vo dao, trois salles de danse).
  • Le gymnase COSOM (un hall de sports avec gradins, une salle de gymnastique).
  • Le gymnase Lamberdière (un hall de sports avec gradins, une salle de karaté, une salle de judo, deux terrains de basket en plein air).
  • Le gymnase Victor Hugo (un hall de sports, une salle de gymnastique, une salle polyvalente, un mur d'escalade, un terrain de basket en plein air).
  • Le tennis du Manège (5 courts couverts en terbal, 2 courts découverts en résine, un club house).

Parmi les événements sportifs de la commune, le meeting de natation Christine Caron a lieu chaque année depuis 1988, au mois de juin, à la piscine municipale. Il est labellisé meeting régional d'animation par le Comité d'Île-de-France de la Fédération française de natation. Il réunit des compétiteurs de niveau départemental, régional et national.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique : Il y a deux églises (Notre-Dame de l'Assomption et Saint Vincent de Paul) pour deux paroisses (respectivement impasse Montconseil et avenue Auguste Blanqui), ainsi qu'une chapelle (Saint Joseph, rue des Fougères). Dans les années 1980, en raison de l'importance de la population polonaise présente dans la commune, la paroisse proposait à certains horaires, des messes en polonais.
  • Culte protestant : il y a un pasteur rattaché à Tremblay-en-France, rue d'Alsace.
  • Culte israélite : la synagogue, située place Condorcet
  • Culte musulman: une mosquée, située avenue Pasteur.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

La répartition par professions et catégories socioprofessionnelles de la population active (demandeurs d'emplois compris) résidant à Villepinte en 2008 montre qu'il s'agit d'une commune plutôt populaire, avec une forte proportion d'employés (près de 36 % des actifs) et un total de 60 % d'actifs appartenant aux catégories modestes (ouvriers + employés). Les cadres et professions intellectuelles supérieures (8,48 % des actifs villepintois) sont très sous-représentés par rapport à la moyenne de l'Île-de-France (25,72 %) et même à la moyenne française (14,84 % en France métropolitaine), alors que la proportion de professions intermédiaires est conforme à la moyenne régionale.

CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES Effectif en 2008  % Effectif en 1999  % Évolution 1999-2008 (en %)
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 712 4,19 712 4,43 + 0,00
Cadres et professions intellectuelles supérieures 1 480 8,59 1 208 7,51 + 22,51
Professions intermédiaires 4 543 26,02 3 804 23,66 + 19,43
Employés 6 223 35,65 5 852 36,39 + 6,34
Ouvriers 4 224 24,20 4 252 26,44 - 0,66
Ensemble des CSP 17 458 100 16 080 100 + 8,57
Source : Insee, Recensement de la population de 2008[51].

Cette structure en catégories socioprofessionnelles influence très fortement le revenu moyen des ménages. Le revenu net déclaré moyen s'établit à 21 039 € en 2008, selon la Direction générale des Impôts[52], un niveau intermédiaire entre celui de la Seine-Saint-Denis (19 749 €) et celui de la France métropolitaine (23 450 €), mais largement inférieur à celui de la région Île-de-France (30 198 €). Par ailleurs, 45,1 % des ménages n'étaient pas imposables en 2008, une proportion assez proche de la moyenne nationale (45,8 %).

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition de l'emploi par grands secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

L'économie de Villepinte est essentiellement tertiaire et, désormais, l'activité agricole est résiduelle. Elle est influencée par la présence, à proximité, de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Cependant, le nombre d'emplois offerts à Villepinte est très inférieur à celui de la population active résidente (évaluée à 17 517 personnes en 2008 par l'Insee)[53]. De ce déséquilibre résultent d'importantes migrations alternantes de travail qui rendent cruciale la question de la desserte de la commune par les transports en commun.

Selon les chiffres du recensement de 2008 effectué par l'Insee, la ville compte 14 047 emplois. Il s'agit, pour l'essentiel (95 %), d'emplois salariés. Ils se répartissent ainsi :

Emplois au 1er janvier 2008[54]

SECTEUR EMPLOIS %
Agriculture 4 0,0
Industrie et construction 1 655 11,8
dont industrie 911 6,5
dont construction 744 5,3
Services 12 389 88,2
dont commerce, transports et services divers 8 657 61,6
dont administration publique, enseignement, santé, action sociale 3 732 26,6

Les parts respectives des services et du commerce sont plus grandes à Villepinte que dans le reste du département de la Seine-Saint-Denis, au détriment de l'industrie et de la construction.

Déplacements domicile-travail[modifier | modifier le code]

En 2008, selon les données de l'Insee, le lieu de travail des 14 862 actifs ayant un emploi résidant à Villepinte se répartissait ainsi[55] :

  • la commune de Villepinte : 19,5 % ;
  • une autre commune de la Seine-Saint-Denis : 29 % ;
  • une commune d'un autre département d'Île-de-France : 50,8 % ;
  • une autre région : 0,7 %.

56 % des Villepintois ayant un emploi effectuent ces déplacements domicile-travail en voiture, 2 % en véhicule à deux roues, 36 % par les transports en commun, la population restante se rendant à pied à son lieu de travail (3,8 %) ou travaillant sur leur lieu de résidence[56].

Enfin, sur les 14 047 actifs travaillant à Villepinte en 2008, 11 150 (soit 79,4 %) résidaient dans une autre commune.

Chômage[modifier | modifier le code]

La commune comptait 2 645 chômeurs au 1er janvier 2008 au sens du BIT, selon l'Insee, soit un taux de chômage de 15,1 %, largement supérieur à celui de la France et de la région Île-de-France.

L'importance de ce taux s'explique par l'existence d'une population jeune, des niveaux de qualification moins élevés que ceux de la moyenne régionale, et, sans doute, une inadéquation entre la demande et l'offre d'emplois sur place ou dans le bassin d'emploi.

Les statistiques du Pôle emploi, qui prennent en compte les demandes d'emploi en fin de mois, indiquent 2 611 chômeurs au 31 décembre 2010, dans les catégories A, B et C (dont 962 chômeurs de longue durée, soit plus d'un chômeur sur trois), et 1 947 dans la seule catégorie A (les demandeurs d'emploi sans emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi), soit, pour cette dernière, une augmentation de 3,3 % par rapport au 31 décembre 2009[57].

Entreprises et zones d'activités[modifier | modifier le code]

La zone d'activités Paris Nord 2, la gare et, à droite de la ligne de RER, le parc des expositions.

La ville compte 1 644 établissements industriels, agricoles ou de services au 31 décembre 2008 selon les chiffres publiés par l'Insee[58], 1 747 établissements selon les comptages SIRENE 2009 effectués par le même institut, en raison des créations d'entreprises. 14,4 % d'entre eux emploient plus de 10 salariés.

Les principaux employeurs de la commune sont, selon les données de la CCIP, le Centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger (2 150 salariés), la commune de Villepinte (1 050 salariés), Brink's Security Services (1 150 salariés), T-Systems France (550 salariés) et Brezillon SA (450 salariés), ces trois derniers établissements étant implantés dans le parc d'activités Paris-Nord 2[59].

6 zones d'activités sont implantées dans la commune :

Le parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, inauguré à l'automne 1982, s'étend sur 115 hectares. Il n'a cessé de s'étendre. La surface utile d'exposition est ainsi passée de 70 000 m2 en 1982 à 246 000 m2 en 2010, avec huit halls, et devrait progressivement atteindre 350 000 m2 à terme[60], empiétant sur le territoire de la commune voisine de Tremblay-en-France, 71 nouveaux hectares devant être aménagés, dont une partie pour la création d'une Cité de l'Exposition et de la Communication. Cela le classe, selon la CCIP, au 2e rang français (après celui de la Porte de Versailles, à Paris) et au 8e rang européen[61]. L'accueil de salons professionnels, mais aussi destinés au grand public, et de congrès et conventions politiques, culturels ou religieux donne au nom de la commune une résonance internationale.

Le pôle Mission locale de la Maison de l'emploi, de l'insertion, de la formation et de l'entreprise (MEIFE) d'Aulnay-sous-Bois et Villepinte a ouvert en 2009 à Villepinte : la MEIFE offre les services d'une maison de l'emploi (recherche d'emploi, aide à l'insertion professionnelle, offre de formations), ainsi qu'une pépinière d'entreprises et un hôtel d'entreprises[62],[63].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont de la ligne Aulnay - Rivecourt (Chemin de Savigny).
Pont de la ligne Aulnay - Rivecourt (rue Henri-Barbusse)
Le lavoir.

L'ancien château du début du XVIIe siècle est devenu en 1881 un sanatorium. En effet, la bâtisse est rachetée à cette époque par la société immobilière anonyme de l'œuvre de Villepinte afin d'accueillir des jeunes filles « poitrinaires » (souffrant de tuberculose), dirigée par une congrégation religieuse, les sœurs de Sainte Marie Auxiliatrice. Le domaine s'agrandit d'un jardin d'hiver relié au château en 1888 où les jeunes filles pouvaient recevoir leurs familles sans mettre le pied à l'extérieur. L'édifice abrite actuellement un établissement hospitalier de moyen séjour médical géré par une association.

La chapelle du château fut édifiée de 1890 à 1892 en même temps qu'un corps de bâtiment du château.

L'église Notre-Dame de l'Assomption fut édifiée à partit du XVIe siècle. Le chœur remonte à cette époque. La nef est datée de 1760. L'église fut restaurée en 1809 puis en 1849 après l'effondrement de sa voûte qui fut alors reconstruite en plein-cintre sur la nef unique de l'édifice. Elle contient notamment une statue de Saint Pierre en pierre polychrome et des fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle, inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, et une pierre tombale (celle de Louise Delaunay) datant de 1580, classée Monument historique[64].

Le passage des châtelains est un passage suspendu reliant le château à l'église. Il permettait aux seigneurs d'assister à la messe sans devoir passer par l'extérieur. Un panneau situé à droite de l'entrée de l'église bloque actuellement l'entrée de ce passage.

La Citole est une villa construite par l'architecte parisien Bigle en 1859 pour l'agent de change Jules Doazan, à l'emplacement d'un ancien château détruit deux ans plus tôt. La bâtisse, actuellement inhabitée, appartient à la ville de Villepinte depuis 1990.

Les bornes royales (à l'angle du boulevard Robert Ballanger et de l'avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny) furent placées à ces emplacements aux XVIIe et XVIIIe siècles. Hautes d'un mètre, elle jalonnaient sous l'Ancien Régime la plupart des routes de la région à raison de deux par lieue (soit tous les deux kilomètres environ). Les fleurs de lys gravées à l'origine ont été effacées durant la Révolution française.

La ferme du Marais (rue du Manège) fut édifiée aux XVIIIe et XIXe siècles. C'est aujourd'hui un centre équestre [65]. Elle abrite une ancienne pompe à bras du XIXe siècle qui permettait de récupérer l'eau de la nappe phréatique peu profonde jusqu'à l'arrivée de l'eau courante au village en 1930.

Les fermes Godier et Dauvergne furent également édifiées aux XVIIIe et XIXe siècles. Elles possèdent des granges caractéristiques de l'architecture de la plaine de France. La ferme Godier est aujourd'hui un lieu de création théâtrale.

Les ponts de la voie ferrée Aulnay-Senlis-Rivecourt (rue Henri Barbusse et chemin de Savigny) furent construits en 1912 pour cette nouvelle voie ferrée prévue par la Compagnie des chemins de fer du Nord afin de relier la ligne Paris-Soissons à la ligne Paris-Creil-Compiègne. Les expropriations eurent lieu, des ouvrages d'art furent réalisés dont ce pont, mais la Première Guerre mondiale interrompit les travaux qui ne reprirent jamais.

L'ancien lavoir (ruelle du Lavoir) était autrefois alimenté par le Sausset, petit cours d'eau de la plaine de France prenant sa source à Tremblay-en-France. Édifié sur le tracé de la nouvelle voie ferrée Aulnay-Rivecourt, il fut déplacé en 1912 aux frais de la Compagnie du Nord à son emplacement actuel alimenté par un petit canal dérivé du Sausset.

La croix de l'Aumône est un modeste calvaire en bois situé dans le quartier de la Haie-Bertrand. Elle remplace la grosse croix de pierre, à la croisée des chemins de Blanc-Mesnil et de Gonesse, au nord-ouest du village. Elle doit son nom au lieu-dit « Aumône Saint-Denis », ancien fief de l'abbaye saisi et vendu en tant que bien national pendant la Révolution[66].

Le cimetière des animaux (route de Tremblay), date de 1957 ; il est géré par une société privée.

Le Pavillon de l'aluminium a été construit à Paris en 1954 par l'architecte Jean Prouvé pour célébrer le centenaire de la fabrication industrielle de l'aluminium. Démonté puis remonté à Lille en 1956, il a été restauré et transféré au Parc des Expositions de Villepinte en 1999. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1993[67].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Partie du parc du Sausset située sur la commune de Villepinte.
  • Le parc de l'Abreuvoir, rue Henri Barbusse (4,2 ha)
  • Le parc de la Roseraie, à l'angle des avenues Charles de Gaulle et Charlemagne (15 ha)
  • Le parc départemental du Sausset, au nord-ouest de la commune (200 ha, dont la moitié sur Villepinte)
  • Le parc forestier national de la Poudrerie de Sevran, au sud de la commune (137 ha)
  • Le bois départemental de la Tussion, au sud de la commune (60 ha)
  • Le parc urbain
  • La promenade de l'avenue Emile Dambel

La commune a obtenu en 2007 une troisième fleur au concours national des villes et villages fleuris[68].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte dispose depuis son ouverture au public en mars 2008 d'un grand centre culturel, le centre culturel Joseph Kessel (situé dans l'angle du boulevard Robert Ballanger et de l'avenue Jean Fourgeaud), qui rassemble en un seul lieu de nombreux équipements autrefois dispersés et à l'étroit dans leurs anciens locaux. À vocation pluridisciplinaire, il comprend

  • une médiathèque disposant d'un fonds de 75 000 documents (dont 52 000 livres), de deux espaces multimédias et d'une salle de rencontres de 70 places[69]
  • un conservatoire de musique, de danse et de théâtre de 1 089 m² doté de salles de cours et de répétitions et d'un auditorium
  • une galerie d'expositions
  • un guichet culture (accueil, information, billetterie pour les spectacles).

Depuis novembre 2006, la ferme Godier, située dans le vieux pays de Villepinte, est devenue un lieu de création et de résidence d'artistes et accueille la compagnie de théâtre « Issue de Secours » qui en a la gestion[70]. Il s'agit d'une compagnie conventionnée par la ville de Villepinte, la Direction régionale de l'action culturelle d'Île-de-France, le Ministère de la Culture et de la Communication, la région d'Île-de-France et le Conseil général de Seine-Saint-Denis. Elle crée et met en scène différents spectacles et propose des ateliers de lecture et de théâtre amateur aux populations locales.

La commune propose aussi à des artistes reconnus l'animation d'ateliers de création. Ainsi, de 2010 à 2012, Fabienne Thibeault, une des artistes de la comédie musicale Starmania, a été en résidence à Villepinte et a organisé avec Gilles Vigneault un atelier de spectacle en collaboration avec le service culturel de la ville[71].

Les Espaces V - Roger Lefort, situés à côté du centre culturel Joseph Kessel, sont un ensemble de salles destinées à accueillir des spectacles, des fêtes culturelles, familiales ou associatives et des réceptions. La salle Jacques Brel, d'une capacité de 800 places (dont 650 assises), est réservée aux spectacles, aux concerts de musique et aux représentations théâtrales programmés par le service culturel de la ville. Les six autres salles sont disponibles pour différentes manifestations[72].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Villepinte

Les armes de la commune de Villepinte se blasonnent ainsi :

D'azur au clou de la Passion d'argent accompagné de trois fleurs de lys d'or, au chaussé du même chargé de deux socs de charrue de sable la pointe en haut.

Le V central représente l'initiale de Villa picta, ancienne attestation du nom de Villepinte sous sa forme latinisée. Les trois fleurs de lys encadrant le clou de la Passion sur fond d'azur désignent les armoiries de l'abbaye de Saint-Denis, propriétaire de la châtellenie de Villepinte jusqu'à la Révolution. De part et d'autres du V, les socs de charrue représentent les cultures.

Dans les armoiries complètes officielles, une couronne murale à trois tours crénelées timbre l'écu, lequel est soutenu par deux gerbes de blé croisées et liées d'azur. La couronne murale est le symbole des déesses grecques protectrices des cités. Les gerbes de blé évoquent l'importante production locale de céréales.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association pour la recherche culturelle, historique et iconographique sur Villepinte et ses environs (Seine-Saint-Denis), Villepinte en France. Du domaine rural à la cité européenne, 1987, 269 p. (ISBN 2-9502394-0-4)
  • Daniel LAURENT, Villepinte, Saint-Cyr-sur-Loire, éd. Alain Sutton, collection « Mémoires en images », 2010, 128 p. (ISBN 978-2-8138-0194-4)
  • Eugène SOITEL, Sevran, Villepinte, Tremblay, Roissy dans le passé, Montfermeil, éd. Notre Contrée, 1976, 160 p.
  • Abbé Joseph THÉLOZ, L'asile de Villepinte et ses poitrinaires. Marie Auxiliatrice, Lyon, Librairie et imprimerie Emmanuel Vitte, 1894, 56 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roissy-en-France dispose d'une des principales stations Météo-France du pays sur la plate-forme aéroportuaire, la météorologie se révélant capitale pour le trafic aérien.
  2. IAURIF - Occupation simplifiée du sol à Villepinte en 2008, consulté le 22 février 2011
  3. INSEE - Statistiques locales. Chiffres-clés de Villepinte. Fiche logement, consulté le 4 septembre 2011
  4. Plan local d'urbanisme de Villepinte, consulté le 14 mai 2013
  5. Questionnaire PLU de Villepinte, consulté le 21 février 2011
  6. Grands projets de Villepinte, sur le site Internet de la ville de Villepinte
  7. EPA Plaine de France - La Plaine de France, territoire de grands projets - Mars 2011, consulté le 13 avril 2011
  8. Charte d'Hilduin du 22 janvier 832, Archives nationales, K9 n°5
  9. Charte de Charles le Chauve du 19 septembre 862, Archives nationales K13 n°10-2
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1. Librairie Droz 1990. p. 1428.
  11. E. Nègre, Op. cité.
  12. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154). p. 157.
  13. F. de Beaurepaire, Op. cité.
  14. A.R.C.H.I.V.E., Villepinte en France. Du domaine rural à la cité européenne, 1987.
  15. Guy FOURQUIN, Les campagnes de la région parisienne à la fin du Moyen Âge, Paris, PUF, 1964
  16. Jean-Marc MORICEAU, Les fermiers de l'Ile-de-France. L'ascension d'un patronat agricole (XVe-XVIII{{|e}} siècle), Paris, Fayard, 1994.
  17. Les paysans et la Révolution en Pays de France, Association pour la Célébration du Bicentenaire de la Révolution Française en Pays de France, 1989.
  18. Château Bignon, Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis
  19. L'histoire de l'Association de Villepinte
  20. Histoire de la commune de Vilepinte sur le site Internet de la ville de Villepinte
  21. Jacques GIRAULT, « La grande saga du logement », dans Seine-Saint-Denis. Chantiers et mémoires, Éditions Autrement, collection France, n° 16, mai 1998, p. 183-207
  22. La ferme Dauvergne à Villepinte, dans Topic Topos - Patrimoine de France, onsulté le 25 octobre 2011
  23. Cas de la fraude électorale à Villepinte évoqué page 20, consulté le 22 février 2011
  24. Jurisprudence - Lire page 164, Melleray Guy, Moderne Franck. Chapitre V. — Jurisprudence. In: Annuaire des collectivités locales. Tome 5, 1985. pp. 137-201.
  25. Élection municipales de mars 2008, consulté le 22 février 2011
  26. Résultats officiels pour la commune Villepinte
  27. Liste des maires de Villepinte
  28. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  29. Ministère de la Justice - Maison d'arrêt de Villepinte
  30. Appel d'offre pour l'extension du dispositif de videoprotection à Villepinte, consulté le 10 mars 2014
  31. Tranquille en Ville. Petit guide de la tranquillité Villepinte 2013, consulté le 10 mars 2014
  32. Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales - Géographie départementale des crimes et délits enregistrés en 2010, consulté le 11 avril 2011
  33. Site internet Paris-Match du 16 avril 2010
  34. Le Parisien - Violences aux abords du lycée Georges Brassens, 1er octobre 2008
  35. Actu Orange - Exécution de type mafieux en Seine-Saint-Denis, consulté le 11 avril 2011
  36. Le Monde - Un homme abattu à Villepinte, consulté le 11 avril 2011
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  39. Recensement de l'INSEE en 1999 - Structure par sexe et par âge détaillée à Villepinte
  40. Recensement de l'INSEE en 2008 - Population totale par sexe et âge en 2008
  41. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Évolution et structure de la population de France métropolitaine
  42. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Population par sexe, âge, situation quant à l'immigration et type d'activité, consulté le 4 septembre 2011
  43. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Population totale par sexe, âge et nationalité, consulté le 4 septembre 2011
  44. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Population de Villepinte par scolarisation, consulté le 4 septembre 2011
  45. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Formation et diplômes en Île-de-France, consulté le 4 septembre 2011
  46. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Formation et diplômes à Villepinte, consulté le 4 septembre 2011
  47. Reconstruction du lycée Jean Rostand de Villepinte, consulté le 14 mai 2013
  48. Le Parisien Étudiant Fiche Lycée Jean Rostand, consulté le 14 mai 2013
  49. Le Figaro - Palmarès des lycées 2010, consulté le 11 avril 2011
  50. Site officiel de la ville de Villepinte - Sports et loisirs, consulté le 11 avril 2011
  51. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Population active de 15 à 65 ans selon la catégorie socioprofessionnelle, consulté le 2 juillet 2011
  52. Insee - Statistiques locales - Chiffres clés du recensement de la population de 2007 : impôts et revenus fiscaux, consulté le 12 avril 2011
  53. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Population active résidente de plus de 15 ans
  54. INSEE - Recensement de la population de 2008 - Emploi au lieu de travail selon le secteur d'activité, consulté le 4 septembre 2011
  55. Insee - Population active de Villepinte ayant un emploi par lieu de travail en 2008, consulté le 24 octobre 2011
  56. Insee - Déplacements domiciles travail à Villepinte en 2008 selon le mode de transport, consulté le 24 octobre 2011
  57. Statistiques locales - Chiffres clés sur Villepinte. Page chômage, consulté le 4 septembre 2011
  58. Insee - Statistiques locales sur Villepinte -Établissements
  59. CCIP - Profil socio-économique de Villepinte
  60. CCIP Unibail-Rodamco : nouvelle extension de Paris-Nord-Villepinte
  61. Viparis - Présentation du parc des expositions de Paris-Nord-Villepinte
  62. « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎ Mai 2008
  63. Site internet de la MEIFE
  64. Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Flohic éditions, 1994.
  65. Ferme du Marais, Patrimoine rural et agricole des XVIIIe - XIXe siècle
  66. Croix de l'Aumône à Villepinte, Atlas du Patrimoine de Seine-Saint-Denis
  67. Le Pavillon de l'aluminium, site Patrimoine du Ministère de la Culture
  68. Villepinte : ville fleurie
  69. Médiathèque de Villepinte en 2009, consulté le 11 avril 2011
  70. Site internet de la compagnie Issue de Secours Ferme Godier de Villepinte, consulté le 11 avril 2011
  71. Site officiel de la ville de Villepinte - Les ateliers de création, consulté le 11 avril 2011
  72. Site internet Cityvox - Les espaces V, consulté le 11 avril 2011