Villepinte (Seine-Saint-Denis)

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Villepinte
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Villepinte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement du Raincy
Canton Canton de Villepinte (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Terres de France (siège)[Note 1]
Maire
Mandat
Martine Valleton
2014-2020
Code postal 93420
Code commune 93078
Démographie
Gentilé Villepintois
Population
municipale
35 850 hab. (2011)
Densité 3 457 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 00″ N 2° 32′ 00″ E / 48.9667, 2.5333 ()48° 58′ 00″ Nord 2° 32′ 00″ Est / 48.9667, 2.5333 ()  
Altitude Min. 54 m – Max. 81 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Villepinte

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Villepinte
Liens
Site web ville-villepinte.fr/

Villepinte est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Au dernier recensement, celui de 2011, elle comptait 35 850 habitants, ce qui en fait la 205e commune de France par sa population.

Villepinte fait partie de l'arrondissement du Raincy. Ses habitants sont appelés les Villepintois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Villepint.e
Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Villepinte est située à 18 km au nord-est du centre de Paris, au cœur de la plaine de France.

Dans la partie sud, il subsiste des espaces boisés : le bois de la Tussion, prolongement de l'ancienne forêt de Bondy, et le parc forestier national de la Poudrerie de Sevran, séparés l'un de l'autre par la ligne de chemin de fer de Paris à Hirson et le canal de l'Ourcq.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Villepinte sont :

Communes limitrophes de Villepinte
Gonesse Tremblay-en-France Tremblay-en-France
Aulnay-sous-Bois Villepinte Tremblay-en-France
Sevran Sevran Vaujours

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'est édifiée sur un plateau de faible altitude (environ 60 à 75 mètres) recouvert, dans la partie nord, de riches limons essentiellement imperméables, formant une couche d'une épaisseur de 3 à 6 mètres, reposant sur des sables de Monceau. Ils ont permis la pratique d'une agriculture principalement céréalière et secondairement betteravière jusqu'aux années 1960. Quelques marnes datant de l'éocène affleurent néanmoins au niveau de l'actuelle zone d'activités de Paris-Nord 2, tandis que le ru du Sausset a creusé un vallon dans la couche de calcaires de Saint-Ouen sous-jacente aux sables et y a déposé des alluvions modernes. La partie sud, dans les quartiers de Bellevue et du Vert-Galant, dans le bois de la Tussion et le parc forestier de la Poudrerie de Sevran, est recouverte d'alluvions anciennes déposées pendant l'ère quaternaire par un ancien cours de la Marne[1]. Il existe, sous ces terrains alluviaux, une couche de marnes gypseuses. La dissolution de ces gypses est une source de risque d'affaissement des terrains.

Ces différences de nature des terrains affleurants expliquent celles de leur mise en valeur par les sociétés agraires traditionnelles avant l'urbanisation du territoire communal : grande culture au nord, caractéristique du pays de France, forêt au sud, caractéristique des paysages du proche pays d'Aulnoye.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée, au nord, par le ru du Sausset, qui appartient au bassin hydrographique de la Seine, et, au sud, par le canal de l'Ourcq. Peu profond (80 cm) à l'amont d'Aulnay-sous-Bois, donc au niveau de Villepinte, ce canal est ici dédié à la plaisance et ses berges sont aménagées pour le cyclotourisme (piste cyclable) et la randonnée pédestre. Il est enjambé par un pont qui permet la double liaison piétonnière et routière entre les parties villepintoise, temblaysienne et valjovienne du quartier du Vert-Galant.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Villepinte s'apparente à celui de la station météorologique la plus proche, celle de Roissy-en-France[2]. Il est typique de celui de l'Île-de-France, caractérisé par une certaine modération. Il se différencie du climat de Paris « intra-muros » par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au levé du jour, qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2 °C en moyenne mais qui peut atteindre 8 °C par nuit claire et vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de la capitale. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid étant janvier avec 4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec 19 °C (moyenne journalière). En moyenne, il gèle sous-abri 48 jours par an avec 6 jours sans dégel. Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Les précipitations sont assez également réparties dans l'année, avec cependant un minimum en août et un maximum en décembre.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6,4 7,6 11,1 14,1 18,4 21,4 24,1 24,4 20,4 15,4 9,9 7,2 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 1,6 1,5 4 5,4 9,8 12 14 13,9 11,5 8,4 4,4 2,6 7,4
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 60 47 60 51 64 59 59 46 68 60 57 72 701,2
Source : Normales annuelles - Roissy, France

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Villepinte est traversée et desservie par l'autoroute A104 (sorties sortie 1 Parc des Expositions Paris-Nord 2/ Exposants, sortie 2 Parc des Expositions Paris-Nord 2 / Visiteurs et sortie 4 Villepinte) ; elle est aussi située à proximité des autoroutes A1 et A3 dont la jonction se fait juste au nord-ouest de la commune, à la limite des territoires de Gonesse et d'Aulnay-sous-Bois, deux communes limitrophes de Villepinte.

La route nationale 2, de Paris-Porte de la Villette à Laon, rejoint l'autoroute A104 –  Échangeur entre A104 et RN2 – à Villepinte.

L'axe routier principal, parallèle à l'autoroute A104, est la RD 115 (boulevard Robert Ballanger), ancienne route des Petits-Ponts reliant Paris (Porte de Pantin) et Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, par Drancy et Aulnay-sous-Bois.

Villepinte est à proximité de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, situé quelques kilomètres au nord de la commune et dont une grande partie des installations et de l'emprise sont sur la commune voisine de Tremblay-en-France.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Trois gares du RER B desservent la commune :

Dix-neuf lignes d'autobus desservent le territoire de la ville :

Par ailleurs, sans desservir la commune, quatre autres lignes ont pour terminus la gare de Villepinte (RER)(B) :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le parc du Sausset et la zone d'activités Paris-Nord 2.
Occupation des sols à Villepinte en 2012
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espaces agricoles 0,15 % 5,96
Bois, forêts et espaces verts et aquatiques 32,83 % 342,28
Habitat individuel 28,61 % 299,11
Habitat collectif 4,59 % 49,76
Activités et équipements 18,74 % 195,89
Infrastructures de transports et voies de communication 13,54 % 141,53
Autres modes d'occupation 1,61 % 16,81
Source : Iaurif[3]

Le territoire de la commune de Villepinte est couvert pour un tiers par des espaces ruraux ou verts (bois, forêts, parcs), pour un autre tiers par l'habitat (surtout individuel), et enfin pour un dernier tiers par des activités, équipements et infrastructures de transports.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Si le territoire de la commune est coupé en deux par l'autoroute A104, qui la traverse d'est en ouest, c'est le boulevard Robert Ballanger (RD 115 ou Route des Petits Ponts) qui constitue le véritable axe est-ouest qui structure la ville :

  • au nord du boulevard Robert Ballanger : le parc d'activités Paris-Nord 2, le parc des expositions, le parc du Sausset, la Haie-Bertrand, le Vieux Pays, le quartier allant de l'hôpital à la poste principale, le Parc de la Noue, les Mousseaux, Marie Laurencin, le complexe sportif municipal et les grands équipements socio-culturels ; 14 553 habitants vivaient dans ces quartiers en 2008 (selon la base de données IRIS de l'Insee) ;
  • au sud du boulevard Robert Ballanger : le Clos-Montceleux, Pasteur, l'Europe, la Fontaine Mallet, le Merisier, les Quatre Tours, Bellevue et le Vert-Galant, soit 21 257 habitants en 2008.

La maison d'arrêt de Villepinte se situe près du quartier Marie Laurencin, qui borde la bretelle de l'A104 et la route qui conduit au Vieux Pays de Tremblay-en-France.

Nord[modifier | modifier le code]

Le parc d'activités Paris-Nord 2 est la principale zone économique de la ville. Il est situé à proximité immédiate de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et du Parc des Expositions (celui-ci a été ouvert en 1982 et accueille également des concours scolaires, des meetings politiques, ainsi que des rassemblements religieux). Cette zone économique est desservie par la gare du Parc des Expositions (RER)(B). De nombreuses grandes sociétés y sont installées (Sharp, Brother…).

La Haie-Bertrand est un quartier composé de lotissements pavillonnaires se situant près de la mairie, du centre technique municipal et du parc départemental du Sausset, à un kilomètre environ de la gare de Villepinte (RER)(B). Il fut réalisé dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté et s'est développé au début des années 1980.

Le Vieux Pays est un quartier où se dressent les plus anciennes habitations de la ville, avec les vieux corps de ferme et quelques commerces de proximité. C'est là que sont situés la mairie, l'église romane et l'ancien sanatorium.

Le quartier de l'hôpital et du centre administratif est un quartier pavillonnaire comportant certains équipements publics (hôpital intercommunal Robert Ballanger, centre administratif, lycée Georges Brassens, poste centrale) ; il devrait se densifier par la construction de logements sur les terrains de l'ancienne pépinière.

Le Parc de la Noue est un quartier composé d'appartements privés et HLM. C'est l'ensemble de logements collectifs le plus ancien de la ville, aéré de grands jardins dotés d'arbres de haut port et bordé par des rangées de peupliers. Il est situé au centre géographique de la commune, près de l'A104. En face, se trouvent le complexe sportif, avec le stade Georges Pollet et la piscine municipale, ainsi que le lycée Jean Rostand.

Les Mousseaux sont un quartier pavillonnaire doté également de petits immeubles d'habitation. Ce quartier datant des années 1970 est principalement composé de lotissements peu onéreux mais fragiles structurellement (comme l'ont montré les divers incendies ayant frappé certains de ces pavillons en 2004). Depuis quelques années, un programme de réhabilitation a permis la construction de nouveaux logements sociaux de type pavillon, après la destruction de petites tours HLM qui surplombaient le quartier il y a encore moins de 10 ans. Il existe aussi des logements privés ou en accession à la propriété, dans des immeubles en forme de « pyramides », œuvre du cabinet d'architectes ANPAR, considérés à l'époque de leur construction comme une audace architecturale. Ce quartier des Mousseaux « originel » est aussi appelé par les Villepintois les « Ocil » (du nom de la société immobilière gestionnaire, aujourd'hui appelée Astria).

Le quartier Marie Laurencin (aussi appelé les « Arcade », du nom groupe immobilier gestionnaire) est le plus récent de la ville, situé près de la maison d'arrêt. Il est composé de petits pavillons et de deux petites barres HLM de trois étages. Bien que géographiquement rattaché (notamment par la présence d'une route commune) au quartier des Mousseaux, il constitue un quartier distinct par sa date de construction et le sentiment d'appartenance de ses habitants.

Au sud des quartiers des Mousseaux et Marie Laurencin, bordant le boulevard Robert Ballanger, sont localisés de grands équipements : parc des sports Schwendi-Schoenbürg, lycée Jean Rostand, collèges Les Mousseaux et Françoise Dolto, commissariat de police, centre culturel Joseph Kessel, Espaces V - Roger Lefort, école hôtelière.

Sud[modifier | modifier le code]

Le Clos-Montceleux est un quartier pavillonnaire situé au sud du boulevard Robert Ballanger et à l'ouest de la commune. Il a été bâti pendant l'entre-deux-guerres. Il dispose d'un marché forain couvert.

La cité-jardins de Bellevue est un quartier essentiellement pavillonnaire en grande partie bâti pendant l'entre-deux-guerres, qui comporte également quelques petits immeubles. Sa trame viaire est organisée en étoile à partir de la place Bellevue.

Le quartier Pasteur est constitué principalement d'immeubles, comprenant des appartements sociaux et privés, construits à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

Le quartier de la Fontaine Mallet est composé d'immeubles de logements sociaux et est situé entre le quartier Pasteur et le Vert-Galant. Il fait actuellement l'objet d'une opération de rénovation urbaine : l'achèvement des travaux est prévu pour 2015.

Les quartiers de l'Europe, Trilogie, des Quatre Tours et du Merisier sont également des ensembles de logements HLM assez défavorisés, situés près de la zone industrielle Louis Breguet et du centre commercial Simply Market.

Le Pré-Galant est un quartier pavillonnaire loti et bâti pendant l'entre-deux-guerres, dont la trame viaire est organisée en étoile et en rues concentriques à partir d'une place centrale (la place Pierre Bérégovoy). Il prolonge le Vert-Galant.

Le Vert-Galant est un quartier apprécié de la ville. Calme, il dispose néanmoins de nombreux commerces et services marchands de proximité (agences bancaires, etc.) et d'une antenne de la mairie. Il a tendance à se densifier par la construction de petits immeubles d'habitation privés contigus, en lieu et place de pavillons bâtis pendant l'entre-deux-guerres. La gare (RER)(B) fait le lien avec l'autre quartier du Vert-Galant, celui de la ville de Tremblay-en-France. En grande partie recouvert par la forêt jusqu'au début des années 1920, le quartier doit son nom au fait que Henri IV, surnommé le « Vert-Galant », possédait un pavillon de chasse situé sur sa partie tremblaysienne. L'accès au bois de la Tuisson et au parc de la Poudrerie se fait par ce quartier.

Le reste de la ville est composé d'un habitat pavillonnaire.

Logement[modifier | modifier le code]

Au recensement du 1er janvier 2011, la commune de Villepinte disposait d'un parc de 12 082 logements, dont 11 455 résidences principales, 60 résidences secondaires ou occasionnelles et 567 logements vacants. Un peu plus de la moitié (52,3 %) sont des maisons individuelles. Compte tenu du caractère récent de l'urbanisation de la ville, seules 4,8 % des résidences principales construites avant 2009 ont été achevées avant 1946. 71,6 % ont été achevées entre 1946 et 1990 et 23,7 % de 1991 à 2008. En 2011, la moitié des ménages villepintois résident dans leur logement depuis 10 ans ou plus.

Le nombre de résidences principales occupées par leur propriétaire est majoritaire. Il a augmenté au cours de ces douze dernières années, passant de 55 % au recensement de 1999 à 59,9 % au recensement de 2011, mais ce chiffre est stable depuis 2006. 25,1 % des résidences principales sont occupées par des locataires d'un logement HLM loué vide[4].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Le plan local d'urbanisme (PLU) a remplacé l'ancien plan d'occupation des sols (POS) en 2012[5]. Un questionnaire distribué aux habitants de la ville au cours de l'année 2010[6] a permis de recueillir l'avis de ceux qui l'ont renseigné sur un certain nombre de préoccupations et d'objectifs.

La question de la rénovation et de la « résidentialisation » des quartiers d'habitat social dégradés fait l'objet d'actions particulières. Cela concerne notamment le quartier de la Fontaine-Mallet et celui du Parc de la Noue.

Le quartier de la Fontaine Mallet est l'objet d'une rénovation urbaine, notamment en association avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), visant à le transformer et à en changer l'image pour permettre à chaque résident de pouvoir être satisfait de son cadre de vie et de son logement. Les principaux objectifs du programme consistent à restructurer le quartier par la création d’une trame viaire et le réaménagement de voies existantes, contribuant ainsi à mieux le relier au reste de la ville. La démolition de plusieurs bâtiments participe à cette restructuration urbaine. La libération de ce foncier permet la reconstruction de logements collectifs et individuels, à usage social ou libre, et offre ainsi une transition avec l’environnement pavillonnaire existant, tout en participant à diversifier et valoriser l’offre en habitat. Le cadre de vie des résidents doit être amélioré par la réhabilitation des parties tant privatives que collectives des bâtiments conservés puis par leur « résidentialisation ». L'achèvement de la rénovation urbaine est prévu pour 2015[7].

Une étude portant sur le quartier du Parc de la Noue est en cours. Son lancement a été décidé par un vote unanime du conseil municipal du 29/09/2010. Cet ensemble de 757 logements sociaux répartis en 15 bâtiments a été construit pendant les années 1960 ; les appartements ont été mis en copropriété en 1985. Il est en cours de dégradation, tant du point de vue des bâtiments que des espaces extérieurs, et de paupérisation.

Par ailleurs, sur d'anciens terrains agricoles (pépinière) situés au nord du boulevard Robert Ballanger, entre l'hôpital et le lycée Georges Brassens, une ZAC comportant la construction de 380 logements avait été créée à l'initiative de la municipalité de Mme Valleton. Le projet de ZAC de la Pépinière et du stade des Peupliers a été révisé par la municipalité de Mme Roland-Iriberry, et il est aujourd'hui prévu d'y réaliser un écoquartier s'inscrivant dans le cadre d'une « trame verte ».

La commune devrait bénéficier, en termes d'emplois et d'attractivité, des grands projets d'aménagement du pôle de Roissy prévus, de façon concertée, par l'État, la région d'Île-de-France, le département de la Seine-Saint-Denis, l'établissement public d'aménagement de la Plaine de France et la communauté d'agglomération Terres de France. En effet, le parc d'activités Paris-Nord 2 devrait doubler la superficie de ses bureaux et activités par densification et restructuration des constructions, notamment aux abords de la gare RER du Parc des Expositions. Celle-ci devrait devenir un pôle d'échanges, avec la création d'une ligne de métro automatique de rocade envisagée dans le projet du Grand Paris. L'Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) est chargée d'aménager une zone d'aménagement concerté de 198 ha, essentiellement sur le territoire de la commune voisine de Tremblay-en-France. Elle devrait comporter un parc d'activités dit « Aerolians Paris » consacré aux activités de haute technologie, à la formation et à la recherche, et une extension du parc des expositions de Paris-Nord Villepinte sur 71 ha (nouveaux halls d'expositions, hôtels, future Cité de l'Exposition et de la Communication d'une superficie de 80 000 à 100 000 m2)[8].

La gare du Parc des Expositions (ligne B du RER) devrait être connectée à une nouvelle branche de la ligne D du RER, dite « barreau de Gonesse », à l'horizon 2020[9] et à la ligne 17 du métro, à l'horizon 2027, dans le cadre du Grand Paris Express[10], améliorant la desserte des zones d'activités du nord de la ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est mentionné sous la forme Villa picta dans un acte d'Hilduin, l'abbé de Saint-Denis, datant du 22 janvier 832 et partageant les biens de l'abbaye entre l'abbé et les moines[11], puis dans la charte de Charles le Chauve du 19 septembre 862, confirmant le nouveau partage de l'abbé Louis qui reprenait celui d'Hilduin[12],[13].

Il s'agit d'une formation médiévale en Ville- au sens ancien de « village ». Le deuxième élément est vraisemblablement l'ancien français peinte, du verbe peindre, qui évoque les différentes couleurs des édifices[14],[15].

Homonymie avec Pithienville (Eure, Peintevilla vers 1165, Pintevilla 1392[16]), caractéristique du mode de composition inverse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un ancien village du Pays de France[modifier | modifier le code]

Situé au cœur de la plaine céréalière du pays de France, au nord-est de Paris, le territoire de la commune semble avoir été peuplé dès le néolithique. Durant l'antiquité, le lieu est habité par la tribu gauloise des Parisii, ceci jusqu'à la conquête romaine du Ier siècle av. J.-C.. Des fouilles ont mis au jour un puits datant du Haut Empire, attestant de l'occupation du site à l'époque gallo-romaine[17]. Dès le IXe siècle, Villa picta est signalée comme possession de la puissante abbaye de Saint-Denis. Elle est constituée en châtellenie, territoire sur lequel le seigneur châtelain, en l'occurrence l'abbé de Saint-Denis, possède un château et où il exerce son pouvoir de commandement, de police et de justice. En effet, une demeure fortifiée édifiée par les abbés est attestée en 1387. Elle sert alors de lieu de résidence pour les abbés, lorsqu'ils viennent sur leur domaine de Villepinte. Cependant, c'est la famille Bouteiller de Senlis qui possède la seigneurie de Villepinte de 1099 jusqu'au XIIIe siècle, avant de la revendre à l'abbaye, qui agrandit alors son domaine. À l'origine, le petit village est rattaché à la paroisse Saint-Médard de Tremblay, mais l'essor démographique du XIIIe siècle conduit à la création de la paroisse de Villepinte en 1279. L'église est alors titrée de la Vierge (Notre-Dame de l'Assomption) et la nomination du curé relève de l'abbaye de Saint-Denis[18].

Alors qu'au Moyen Âge, Villepinte, comme les paroisses voisines, est constituée de dizaines de petites seigneuries, un mouvement de concentration des terres conduit progressivement, du début du XIVe siècle au milieu du XVIe siècle, à la mainmise de la propriété par cinq gros bourgeois de Paris et de Saint-Denis, cependant que plusieurs dizaines de paysans ne disposent que de petites tenures. L'abbaye de Saint-Denis elle-même concède, à partir du XIVe siècle, une partie de ses terres sous forme de fiefs à des seigneurs laïcs[19]. C'est ainsi qu'au XVIIe siècle, la famille Bignon possède le plus grand domaine de Villepinte. Par ailleurs, sur la réserve seigneuriale de l'abbaye, des paysans assurent l'exploitation des terres moyennant le paiement d'un fermage. Mais, y compris sur ces terres, un mouvement de concentration a lieu à partir du XVIe siècle et se renforce entre 1680 et 1750 : de ce fait, il se crée des dynasties de gros fermiers laboureurs, dont les Afforty sont un des prototypes à Villepinte. Certains d'entre eux peuvent même détenir plusieurs corps de ferme[20]. À la veille de la Révolution, la paroisse offre donc une image contrastée, caractéristique du pays de France : un riche espace agricole au nord, où coexistent de gros exploitants et de petits cultivateurs, des grands propriétaires fonciers (bourgeois parisiens ou Église) et des petits propriétaires, voire des paysans sans terre, ouvriers agricoles ; un espace forestier au sud, domaine des chasses seigneuriales (Bignon et le duc d'Orléans, propriétaire du château du Raincy, y possèdent des droits de chasse). Des hordes de loups habitent les bois et, depuis le Moyen Âge, des battues sont organisées par les gardes forestiers, aidés par les villageois.

À la veille de la Révolution, les cahiers de doléances de Villepinte attestent des préoccupations des habitants : exaspération contre le cumul des tenures par les gros laboureurs, désordres sur les terres liés au droit de chasse, lutte contre les loups, lourdeur de la fiscalité… La Révolution est l'occasion de transferts de propriétés, par le biais de la vente des biens nationaux, au profit d'acquéreurs bourgeois parisiens (tel Jean-Baptiste Chartier, ancien secrétaire du Roi), mais aussi d'une augmentation du nombre de petits et moyens propriétaires. Elle permet également aux gros fermiers laboureurs d'asseoir leur pouvoir politique local[21]. Ainsi, Pierre Afforty, qui cultive les terres seigneuriales du château, est l'un des six fermiers du royaume députés du Tiers état aux États généraux et à l'Assemblée constituante de 1789 à 1791. La famille Masson, qui tient la ferme du Marais au XVIIIe siècle, donnera deux maires à Villepinte au cours du XIXe siècle.

Du château au sanatorium[modifier | modifier le code]

Sanatorium de Villepinte - Vue extérieure.
Le Château rouge, aujourd'hui établissement hospitalier.

Au XVIIe siècle, la commune sert de lieu de résidence « à la campagne » pour la famille Bignon, de riches bourgeois parisiens. En 1652, Jérôme Bignon (1627-1697), avocat général au Parlement de Paris, conseiller d'État et grand maître de la Bibliothèque du roi, rachète des fiefs et des maisons aux héritiers de Jean de Flesselles (†1649), secrétaire du Conseil d'État et président de la Chambre des comptes de Paris. Parmi ces biens, le château qu'il habite aurait été construit vers 1640. C'est une demeure de style Louis XIII, composée de trois bâtiments[22]. Elle porte le nom de « château Bignon » jusqu'à la Révolution. En 1790, la famille Bignon vend le domaine, et le château est désormais simplement appelé château de Villepinte, puis le « château rouge », en raison de l'enduit gravé et peint dont sont revêtues les fausses briques des façades des étages.

La propriété, soit le château entouré d'un parc de 11 hectares, est acquise en 1881 par les religieuses de Sainte-Marie-Auxiliatrice, qui en font aussitôt un « hospice » destiné à accueillir des jeunes filles atteintes de phtisie (tuberculose pulmonaire), l'Asile Sainte-Marie[23]. En effet, Villepinte a alors la réputation d'être « un petit village où l'air est très pur, l'horizon très vaste et le silence très profond », selon les mots rapportés par le docteur Lefèvre, médecin à Livry, qui fait partie des initiateurs du projet de sanatorium. Car il s'agit bien d'un sanatorium, le premier véritable hôpital de phtisiques en France. Le sanatorium est agrandi en 1886 par la construction du « pavillon des Tourelles » et un jardin d'hiver est aménagé en 1888, directement relié au château. Un nouveau bâtiment est édifié de 1890 à 1892 dans le prolongement du vieux château et du pavillon des Tourelles, puis un nouveau pavillon doté d'un laboratoire de bactériologie en 1896. Le sanatorium de Villepinte est alors à la pointe des thérapies contre la tuberculose. L'aile du château donnant sur le parc, jugée trop vétuste, est détruite en 1907 pour laisser la place à un nouveau pavillon.

La Première Guerre mondiale faillit mettre fin à l'activité du sanatorium, provisoirement fermé en 1914, alors que les Allemands sont à quelques kilomètres de Villepinte. Mais l'activité reprend dès 1915 et reçoit le concours financier de la fondation Rockefeller et matériel de la Croix-Rouge américaine en 1918. En 1920, le sanatorium s'agrandit par l'acquisition d'un imposant bâtiment situé à proximité, appelé communément « Château Picpus ». Il avait été construit en 1840 pour héberger les séminaristes de la Congrégation des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie, mais avait dû fermer après la loi de 1904 interdisant et dissolvant les congrégations enseignantes. C'est ainsi qu'est ouvert le pavillon Saint-Louis en 1922. Les progrès médicaux contre la tuberculose rendent le sanatorium de moins en moins nécessaire après la Seconde Guerre mondiale. Le nombre de malades accueillis ne cessant de diminuer, le pavillon Saint-Louis est fermé en 1971, puis démoli entre 1981 et 1984, remplacé par de petits pavillons destinés à accueillir des adolescents et adultes, déficients intellectuels profonds. À partir de 1981, le pavillon Sainte-Marie est reconverti, accueillant des lits consacrés à la cancérologie et aux cures médicales.

Mais le « château rouge » ne fut pas le seul de la commune. L'existence du château de la Citole est mentionnée au XVIIe siècle, mais on ne sait pas précisément quand il a été construit. Le lieutenant-général Dumas, homme politique de différents régimes, de la Révolution à la Monarchie de Juillet, fait comte d'Empire, possède le château, qui est pour lui une résidence à la campagne. Du début du XIXe siècle à 1857, date de sa démolition, le château est habité tout au long de l’année par sa famille, puis par celle de son fils, le comte Christian Dumas, lui aussi lieutenant-général et homme politique, aide de camp du roi Louis-Philippe 1er, et leurs domestiques. En 1859, Jules Doazan, un riche bourgeois exerçant la profession d’agent de change à Paris, fait construire l’actuelle villa de la Citole. Il souhaite profiter de la campagne et de l’air pur, tout en restant proche de la capitale. Tout au long du XXe siècle, de riches propriétaires se succèdent dont Félix Houphouët-Boigny, qui occupe la Citole de 1952 à 1957 et qui deviendra plus tard le premier président de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993[24].

Villepinte face aux guerres[modifier | modifier le code]

Village tranquille, Villepinte a néanmoins subi les aléas des guerres civiles et des conflits internationaux qui ont affecté l'Île-de-France. Pendant la Fronde des Princes (1650-1653), Charles IV, duc de Lorraine, sollicité par le duc d'Orléans, arrive en pays de France avec son armée en 1652 et y séjourne pendant quelques mois. Alors que ses soldats se livrent à des pillages et à des persécutions qui font s'enfuir les habitants des villages avoisinants, ceux de Villepinte souffrent moins dans la mesure où Charles IV de Lorraine y a installé son camp. Au cours du XIXe siècle, la commune subit à plusieurs reprises l'occupation des armées étrangères. C'est le cas lors de la campagne de France, en 1814, au cours de laquelle le maréchal prussien Blücher, commandant l'armée de Silésie, y établit son quartier général après que l'infanterie russe du comte Vorontsov eut occupé le village, les grand-gardes du général français Compans qui tenaient encore au Vert-Galant en tiraillant contre les avant-postes des troupes ennemies ayant dû battre en retraite et se replier sur Paris par la forêt de Bondy[25]. Le 30 mars, les armées coalisées quittent Villepinte pour marcher sur Paris qui capitule le 1er avril, mettant une première fois fin au Premier Empire. Après les Cent-Jours et la défaite de Napoléon 1er à Waterloo, plus de 4 000 soldats prussiens avec leurs 953 chevaux et huit cavaliers anglais séjournent à Villepinte de la fin du mois de juin au milieu du mois d'octobre 1815, laissant un souvenir amer aux habitants. L'état-major des troupes prussiennes réside dans le château de la Citole, alors propriété du lieutenant-général Dumas[26]. C'est sans doute ce souvenir amer qui explique qu'à l'approche des armées prussiennes, en 1870, répondant à l'appel du sous-préfet de Pontoise, relayé par le maire, la plupart des habitants se sont retirés à Paris et les hommes ont servi dans la Garde nationale. L'occupation du village et de ses terres dure un an, de septembre 1870 à septembre 1871.

Villepinte - École et Mairie.

Le territoire de Villepinte est épargné pendant la Première Guerre mondiale, malgré l'approche des troupes allemandes, grâce à la victoire des forces françaises lors de la bataille de la Marne. Tel n'est pas le cas, en revanche, pendant la Seconde Guerre mondiale. Les troupes allemandes de la dix-huitième armée arrivent dans la commune le 13 juin 1940, auxquelles résistent les soldats de la 1re compagnie du 24e bataillon de chasseurs alpins : des combats ont lieu au niveau de la gare du Vert-Galant[27]. En guise de représailles, quinze civils pris en otage par les Allemands sont exécutés le 14 juin 1940 au petit matin[28]. L'hôpital intercommunal, dont la construction vient de s'achever en 1939, est réquisitionné par les troupes d'occupation allemandes en juillet 1940 pour en faire une des plus grandes casernes de la région parisienne. Elles ajoutent même plusieurs blockhaus autour du bâtiment central. Le 26 octobre 1942, 36 membres de la communauté juive de Villepinte, installée depuis les années 1930 dans les lotissements du Clos-Montceleux et du Vert-Galant, sont arrêtés en même temps que 50 autres Juifs des communes d'Aulnay-sous-Bois, Sevran et Livry-Gargan, et rassemblés à l'école Victor Hugo de Sevran. Trois jours plus tard, ils sont emmenés à Drancy, puis ils sont déportés au camp d'Auschwitz par le convoi du 11 novembre 1942[29]. Aucun n'en est revenu. De violents bombardements alliés ont lieu en juin 1944, suivis d'actions de résistance menées part un groupe de FTPF le 18 août, puis de combats contre les troupes allemandes les 28 et 29 août. La ville est alors libérée par les alliés anglo-américains et les FFI.

Nommé par délégation spéciale en 1941, le maire Albert Dauvergne est réélu en 1945. Alors qu'il a été décoré de la Légion d'honneur pour des actes de résistance, un rapport exhumé en 2013 sur l'arrestation de Juifs à Villepinte en 1942 jette un doute sur son passé[30].

L'urbanisation de Villepinte[modifier | modifier le code]

Les premiers lotissements pavillonnaires (Vert-Galant, issu du partage du domaine du Vert-Galant par douze sociétés, cité-jardins de Bellevue, Clos de Montceleux) sont construits au début des années 1920, au nord de l'arrêt de la ligne des chemins de fer du Nord allant de Paris à Soissons, dénommé Vert-Galant : ainsi, 7 % de la superficie de la commune sont lotis entre 1920 et 1930. En concertation avec la Compagnie des chemins de fer du Nord, la municipalité finance intégralement la construction d'une gare, à l'architecture Art déco, pour remplacer la halte. Elle est inaugurée en 1929. Dans un premier temps, cette urbanisation confère au sud de la commune un caractère hétéroclite, mélange de terrains en friches, de cabanes, de villas isolées, de jardins. Elle entraîne un premier afflux de population, souvent dans des conditions difficiles (il faut de longues négociations pour obtenir l'électrification), qui a un impact sur la vie politique de la commune[31], qui élit pour la première fois une municipalité communiste en 1932. Cependant, peu à peu, la ville se dote des équipements de proximité (écoles, commerces, etc.) et les lotissements se densifient.

La ville connaît une deuxième grande mutation à partir de 1960, avec la construction sur des terrains jusqu'alors agricoles d'une zone à urbaniser en priorité (ZUP) de 461 hectares, créée par arrêt ministériel sur le territoire de plusieurs communes (Aulnay-sous-Bois, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte), dont le grand ensemble du Parc de la Noue est le premier quartier sur la commune. La ZUP est ensuite transformée en zone d'aménagement concerté (ZAC) dont la réalisation est confiée à une société d'économie mixte, la Société d'Aménagement Économique et Social (SAES). Ainsi sont bâtis, pendant les années 1970, les quartiers de la Fontaine-Mallet, des Mousseaux (Ocil), de la Haie-Bertrand, de l'Europe et Pasteur.

Enfin, l'édification du parc des expositions et du centre de conventions de Paris-Nord-Villepinte, inauguré en 1982, qui dispose aujourd'hui de 246 000 m2 de surface d'exposition, et du parc d'activités Paris-Nord 2, qui s'étend sur le territoire de quatre communes (Villepinte, Tremblay-en-France, Roissy-en-France et Gonesse), bouleverse la physionomie de la ville en en faisant un pôle d'emplois et en suscitant le développement d'une activité d'hôtellerie (dont une école hôtelière). De nouvelles zones de logements sont construites, ainsi que la maison d'arrêt et de nombreux équipements (sportifs, culturels et éducatifs ; nouveau commissariat de police, etc.). Toutefois, l'usure et la dégradation physique et sociale de certains quartiers d'habitat collectif posent désormais la question de la rénovation urbaine. Par ailleurs, les différentes municipalités ne sont pas encore parvenues à créer un véritable centre urbain, offrant en particulier des commerces et des services de proximité, à une commune étendue composée d'unités disparates.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

La vie politique municipale de Villepinte avait été marquée par la domination des familles de gros fermiers laboureurs, Albert Dauvergne (maire de 1926 à 1932, puis de 1941 à 1968) étant le dernier d'entre eux[32]. Toutefois, la rapide urbanisation de la commune a entraîné des changements sociologiques qui ont conduit à l'élection, pour la première fois en 1932, d'une municipalité dirigée par un communiste, Émile Dambel. En 1939, le mandat de celui-ci fut écourté par la décision du gouvernement d'interdire le PCF et de retirer leurs fonctions aux élus communistes, après la position prise par ce parti au début de la Seconde Guerre mondiale, en relation avec la signature du pacte germano-soviétique.

La nouvelle phase d'urbanisation a provoqué un apport considérable de population qui s'est accompagné d'une modification de la sociologie électorale et, depuis le milieu des années 1970, d'une série d'alternances politiques à la tête de la municipalité entre la droite et la gauche. Si, en général, les électeurs votent plutôt en faveur de la gauche aux élections nationales (présidentielles et législatives) et régionales, les élections locales sont, en revanche, plus disputées.

Un événement avait marqué les élections municipales de mars 1983. Une fraude électorale, concernant trois bureaux de vote, avait été orchestrée dans le bureau centralisateur par le maire sortant, Ange Baraglioli (PCF), ce qui lui avait permis de se maintenir en place avec une nouvelle équipe municipale jusqu'à ce que le Conseil d'État, confirmant la décision du Tribunal administratif de Pontoise, non seulement invalide cette élection le 27 janvier 1984, mais surtout inverse les résultats en faveur de la liste conduite par M. Roger Lefort (RPR), conformément au vote exprimé par les électeurs et récapitulé dans les bureaux de vote locaux[33]. Cette affaire est désormais considérée comme une jurisprudence du Conseil d'État en matière de contentieux électoral[34].

À l'issue des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, la liste d'union de la gauche conduite par Mme Nelly Roland (divers gauche, app. PCF), alors conseillère générale du canton de Villepinte, l'avait emporté de peu, au second tour, sur celle conduite par le maire sortant, Mme Martine Valleton (UMP) : 5 135 voix (soit 50,31 % des suffrages exprimés), contre 5 072 (49,69 %), la participation ayant été de 59,05 %[35].

Lors des élections municipales de 2014, la liste de la droite et du centre conduite par Mme Valleton, qui avait ravi son siège de conseillère générale à Mme Nelly Roland en 2011, l'emporte largement sur celle conduite par cette dernière au second tour d'un scrutin marqué par une baisse de dix points du pourcentage de participation par rapport à 2008.

Résultats des élections municipales des 23 et 30 mars 2014 [36]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % Conseil municipal Conseil communautaire
Martine Valleton UMP-MoDem 4 394 48,31 5 918 62,79 32 12
Nelly Roland DVG 1 729 19,01 3 507 37,20 7 2
Arnaud Keraudren FG 1 290 14,18
Melissa Youssouf PS 973 10,69
Fabrice Scagni UDI 390 4,28
Rachid Ould-Kaci DVG 201 2,21
Germano Esteves LO 118 1,29
Inscrits 19 885 100,00 19 885 100,00
Abstentions 10 462 52,61 10 073 50,66
Votants 9 423 47,39 9 812 49,34
Blancs et nuls 328 3,48 387 3,94
Exprimés 9 095 96,52 9 425 96,06

Autres élections[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales de mars 2010, la liste socialiste conduite par Jean-Paul Huchon à l'échelle de l'Île-de-France arrive en tête au premier tour à Villepinte, avec 27,76 % des suffrages exprimés, devant celle de la majorité présidentielle conduite par Valérie Pécresse (UMP), qui obtient 22,13 % des voix, puis celles du Front national, conduite par Marie-Christine Arnautu (14,73 %), d'Europe Écologie - Les Verts, conduite par Cécile Duflot (10,39 %), du Front de gauche, conduite par Pierre Laurent (7,92 %) et du Nouveau parti anticapitaliste, conduite par Olivier Besancenot (5,74 %). Au second tour, la liste d'union de la gauche conduite par Jean-Paul Huchon l'emporte largement, avec 61,38 % des voix, sur celle de la droite, conduite par Valérie Pécresse (38,62 %), le taux de participation n'ayant été que de 36,7 %[37].

Lors des élections cantonales de mars 2011, Martine Valleton (UMP) devance au premier tour, avec 32,85 % des voix, la maire et conseillère générale sortante, Nelly Roland (divers gauche), qui obtient 26,26 % des suffrages exprimés. Deux autres candidats obtiennent plus de 10 % des voix : la socialiste Amal Benazzouz (18,02 %) et la candidate du Front national, Christine Bénaut (15,68 %). Lors du second tour de scrutin, marqué par une faible participation (37,69 %), Martine Valleton l'emporte avec 3 409 voix (51,79 %) sur Nelly Roland (3 173 voix, soit 48,21 %)[38].

Les résultats de la gauche lors l'élection présidentielle de 2012 à Villepinte sont très supérieurs à la moyenne nationale. François Hollande arrive largement en tête du premier tour, avec 39,84 % des suffrages exprimés, devant Nicolas Sarkozy (19,67 %), Jean-Luc Mélenchon (15,49 %) et Marine Le Pen (14,73 %). Au second tour, le taux de participation atteint 73,08 % et François Hollande obtient 64,56 % des voix, alors que Nicolas Sarkozy n'en obtient que 35,44 %[39].

Le premier tour des élections législatives de juin 2012 oppose des candidats très bien implantés localement, notamment des édiles des trois communes de la circonscription : le député sortant, François Asensi (FG), maire de Tremblay-en-France, qui obtient 35,65 % des suffrages exprimés dans la commune de Villepinte, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon (EELV, soutenu par le Parti socialiste), qui arrive en deuxième position avec 25,23 % des voix, et la conseillère générale et ancienne maire de Villepinte, Martine Valleton (UMP), troisième avec 18,07 %. Au second tour, François Asensi est seul en lice, donc réélu, Stéphane Gatignon s'étant désisté en sa faveur et Martine Valleton n'ayant pas obtenu les suffrages d'une proportion suffisante des inscrits pour se présenter. Le taux de participation s'effondre (32,88 %)[40] .

Lors des élections européennes du 25 mai 2014, l'abstention atteint 77,0 % à Villepinte. La liste du Front national, conduite par Aymeric Chauprade, arrive en tête avec 26,42 % des suffrages exprimés, devant celles de l'UMP, conduite par Alain Lamassoure (19,62 %), du Parti socialiste, conduite par Pervenche Bérès (11,72 %), du Front de gauche, conduite par Patrick Le Hyaric (10,29 %), de l'UDI et du MoDem, conduite par Marielle de Sarnez (7,26 %), et celle d'Europe Écologie Les Verts, conduite par Pascal Durand (5,88 %)[41].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Villepinte est composé du maire, Martine Valleton, de treize adjoints au maire (dont deux adjoints au maire de quartiers), de sept conseillers municipaux délégués, ainsi que de dix-huit conseillers municipaux. Trente-deux sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus du groupe « Villepinte Passion » (UMP, divers droite et MoDem). Les deux groupes d'opposition, issus de la liste d'union de la gauche formée pour le second tour des élections municipales de 2014, sont présidés par Nelly Roland (quatre sièges associant les élus divers gauche et socialistes) et par Jean-Marc Naumovic (Front de gauche et écologistes)[42].

Parmi les quatorze élus élus au conseil communautaire, douze appartiennent à la majorité municipale, dont Martine Valleton, élue 1re vice-présidente de la communauté d'agglomération Terres de France le 9 avril 2014. Trois autres membres de la majorité municipale sont également vice-présidents. Deux élus de l'opposition siègent au conseil communautaire : Nelly Roland, maire de Villepinte de 2008 à 2014, et Jean-Marc Naumovic (11e vice-président)[43] .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Villepinte[44]
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Martine Valleton UMP Juriste. Conseillère régionale, conseillère générale du canton de Villepinte depuis 2011
2008 2014 Nelly Roland-Iriberry DVG, apparentée PCF Conseillère générale du canton de Villepinte (2004-2011)
2001 2008 Martine Valleton UDF, puis UMP Juriste. Conseillère régionale depuis 2004
1995 2001 Jean-Claude Mejsak PS, puis DVG Médecin. Conseiller général du canton de Villepinte (1985-1992), conseiller régional (1988-1992)
juin 1984 1995 Roger Lefort RPR Conseiller général du canton de Villepinte (1976-1985 et 1992-1998)
1977 juin 1984 Ange Baraglioli PCF Directeur d'école
1968 1977 Roger Lefort RPR  
1941 1968 Albert Dauvergne nommé, puis app. SFIO Agriculteur exploitant
1939 1941 Ernest Bonjean Délégation spéciale  
1932 1939 Émile Dambel PCF  
1926 1932 Albert Dauvergne Radical socialiste Agriculteur exploitant
1919 1926 Henri Pierre Bataille   Agriculteur exploitant
1912 1919 Désiré Garnier   Agriculteur exploitant
1908 1912 Achille Taveau   Agriculteur exploitant
1904 1908 Emile Masson   Agriculteur exploitant
1896 1904 Achille Taveau   Agriculteur exploitant
1888 1896 Emile Masson   Agriculteur exploitant
1881 1888 Achille Taveau   Agriculteur exploitant
1862 1881 Emile Masson   Agriculteur exploitant

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[45], la commune faisait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Elle forme à elle seule, depuis 1976, le canton de Villepinte, dont Mme Martine Valleton (UMP), maire de 2001 à 2008 et conseillère régionale d'Île-de-France, a été élue conseillère générale en mars 2011. La commune fait partie de la 11e circonscription législative de la Seine-Saint-Denis, dont le député est François Asensi (FG), maire de Tremblay-en-France.

La commune est membre de l'Établissement public d'aménagement de la Plaine de France.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Syndicats intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte est membre de plusieurs syndicats intercommunaux à vocation unique : Syndicat pour la restauration collective (SYREC), Syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Île-de-France (SIGGEIF), Syndicat funéraire de la région parisienne (SIFUREP), Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC) et Syndicat intercommunal pour l'alimentation en eau potable de Tremblay - Claye-Souilly (SIAEP).

La commune appartient aussi au syndicat mixte d'études ouvert Paris Métropole.

La commune de Villepinte est membre du Syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye, le SEAPFA, syndicat intercommunal à vocations multiples créé en 1971, dont elle abrite le siège, devenu syndicat mixte à la carte en 1992. Il s'agit, là, d'une longue expérience de coopération intercommunale qui a favorisé la création de la communauté d'agglomération Terres de France. C'est, d'ailleurs, par convention avec celle-ci que le SEAPFA a réalisé l'aménagement du pôle d'échanges et de stationnement de la gare du Vert-Galant, gère la collecte des déchets, aménage le réseau des pistes cyclables, a aménagé et gère le cimetière intercommunal, situé à Tremblay-en-France. Le SEAPFA a également aménagé la passerelle[46] pour piétons et vélos qui enjambe, depuis 2006, l'autoroute A 104, facilitant ainsi les circulations douces depuis le quartier Marie Laurencin vers le parc des sports et les grands équipements en bordure du boulevard Robert Ballanger (Espaces V-Roger Lefort, centre culturel Joseph Kessel, collèges, commissariat de police).

Établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre : Terres de France[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération Terres de France (CATF) depuis sa création, en 2010, et abrite son siège, situé dans le parc d'activités Paris-Nord 2.

  • La CATF dispose de compétences obligatoires, définies par loi, en matière d'aménagement communautaire (Schéma de cohérence territoriale, organisation des transports urbains – la fréquence des lignes de bus CIF 15, 39, 43 et T'Bus a ainsi été effectuée à la suite de décisions communautaires –, zones d'aménagement concerté communautaires, comme Aérolians Paris, parc d'activités de 200 hectares dont l'aménagement commence à Tremblay-en-France, etc.), de développement économique communautaire et de politique d'habitat et de logement d'intérêt communautaire (dont le Programme local de l'habitat), dispositifs de la politique de la ville d'intérêt communautaire).
  • La CATF a choisi d'exercer certaines compétences dites optionnelles : voirie d'intérêt communautaire, parcs de stationnement des pôles gares, équipements culturels et sportifs d'intérêt communautaire, mise en place d'un Observatoire d'action sociale d'intérêt communautaire.
  • La CATF a également choisi d'exercer certaines compétences dites facultatives : réseaux de chaleur, création et gestion d'un cimetière intercommunal, organisation, soutien et financements d'activités artistiques, culturelles, sportives et de loisirs (par exemple, l'accueil en résidence de l'orchestre symphonique Divertimento au cours des saisons 2011-2012 et 2012-2013).

Un taux de fiscalité économique unique (le taux de la contribution économique territoriale) est mis en place depuis le 1er janvier 2012 dans les trois communes de l'agglomération. Un mécanisme de péréquation financière permet ainsi d'exercer une solidarité en faveur des communes dont le potentiel fiscal par habitant est le moins élevé. Si Sevran en est la principale bénéficiaire, Villepinte reçoit aussi des sommes qui sont versées par la commune de Tremblay-en-France, sur laquelle est implantée l'aéroport Charles de Gaulle, importante source de revenus.

Budget municipal[modifier | modifier le code]

En 2012, les dépenses de la communes s'élevaient à 69 955 000 euros, soit 1 732 €/habitant, répartis de la façon suivante.

  • Dépenses de fonctionnement : 49 600 000 euros, soit 1 278 €/habitant, dont :
    • charges de personnel : 29 694 000 euros ;
    • achats et charges externes : 12 543 000 euros ;
    • dépenses de contingent : 790 000 euros ;
    • charges financières : 992 000 euros ;
    • subventions versées : 2 905 000 euros.
  • Dépenses d'investissement : 16 355 000 euros, soit 454 €/habitant, dont :
    • dépenses d'équipement : 12 649 000 euros ;
    • remboursements d'emprunts et dettes : 3 596 000 euros.

La commune a fortement réduit son endettement depuis plus d'une dizaine d'années. L'encours de la dette est passé de 49 095 000 euros en 2000, soit 1 448 €/habitant, à 22 388 000 en 2006, soit 625 €/habitant. Après avoir augmenté en 2007 (27 194 000 euros, soit 763 euros par habitant), il a légèrement diminué et s'est stabilisé depuis 2009, atteignant 24 256 000 euros, soit 674 €/habitant, un niveau légèrement au-dessus de la moyenne nationale (624 €/habitants). À cela, il convient d'ajouter l'annuité de la dette, qui est passée de 15 238 000 euros en 2001 (soit 449 €/habitants, contre une moyenne nationale de 93 €/habitant) à 4 505 000 euros en 2012, soit 125 euros par habitant (la moyenne nationale étant de 88 €/habitant).
(Source : Le Journal du Net, d'après Ministère des Finances et des Comptes publics[47].)

En 2012, les recettes de la commune se répartissaient de la façon suivante :

  • Recettes de fonctionnement : 56 526 000 euros, soit 1 570 €/habitant, dont :
    • impôts locaux : 23 245 000 euros ;
    • autres impôts et taxes : 2 754 000 euros ;
    • dotation globale de fonctionnement : 8 418 000 euros.
  • Ressources d'investissement : 13 218 000 euros, soit 367 €/habitant, dont :
    • emprunts bancaires et dettes : 3 200 000 euros ;
    • subventions reçues : 1 737 000 euros ;
    • fonds de compensation pour la TVA : 1 382 000 euros.

N.B. : la somme des emprunts bancaires et dettes, des subventions reçues et du fonds de compensation de la TVA ne correspond pas au total des ressources d'investissement.
(Source : Le Journal du Net, d'après Ministère des Finances et des Comptes publics[48].)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Justice[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte dépend du tribunal de grande instance de Bobigny et du tribunal d'instance d'Aulnay-sous-Bois.

La maison d'arrêt de la Seine-Saint-Denis est installée au lieu-dit « Les Fossettes » depuis 1991. D'une capacité de 588 places, elle comporte un quartier pour hommes majeurs et un quartier pour mineurs[49].

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte est en zone de police nationale. Le commissariat de police se situe 1, avenue Jean-Fourgeaud.

Elle est également dotée d'un poste de police municipale (3, place Jean-Moulin). Elle est équipée d'un dispositif de vidéosurveillance qui sera étendu (appel d'offre du 5 février 2014)[50] par décision du conseil municipal[51].

Cette commune le plus souvent tranquille subit néanmoins, dans des proportions moindres que certaines de ses voisines et de façon très différenciée selon les quartiers, l'insécurité qui caractérise la Seine-Saint-Denis, deuxième département de France pour les crimes et délits rapportés au nombre des habitants[52] : jets de pierre contre des bus[53], violences liées au trafic de drogue organisé notamment depuis les communes voisines de Tremblay-en-France et de Sevran, luttes entre bandes rivales des communes limitrophes et du quartier villepintois de la Fontaine-Mallet[54], cambriolages, vols et agressions physiques diverses... En 2011, deux assassinats ont mis Villepinte sous les feux de l'actualité : l'exécution le 4 mars, dans un quartier pavillonnaire de la ville, d'un homme d'affaires russe récemment arrivé en France, puis celle d'un jeune de 20 ans chez lui et en présence de sa famille le 10 avril[55],[56].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Comme de très nombreuses communes, Villepinte organise la collecte sélective des déchets (tri sélectif au niveau de chaque habitation et aménagement d'une déchèterie communale) dans un cadre intercommunal : elle est ainsi du ressort du Syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA).

La ville a signé en 2008 une charte de la biodiversité urbaine avec la région Île-de-France visant à mettre en place une gestion différenciée des espaces verts, à limiter l'usage des produits phytosanitaires et des intrants et à restreindre les consommations d'eau dans les arrosages. Ces techniques alternatives sont dores et déjà appliquées à l'intégralité du quartier de la Haie-Bertrand depuis 2011.

La commune a obtenu en 2007 une troisième fleur au concours national des villes et villages fleuris[57].

Des actions de sensibilisation à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ont lieu (diagnostic en 2010 et en 2011 des émissions de GES de l'activité municipale sur le territoire communal, sensibilisation des enfants et des habitants).

Par ailleurs, la partie sud de la commune est soumise au risque de dissolution du gypse contenu dans le sous-sol. Celui-ci est, en effet, présent en abondance dans la région et exploité de façon intensive dans les carrières de Coubron et de Vaujours, pour les usines Placoplatre. Des affaissements ont conduit à la fermeture partielle du bois de la Tussion[58] et ont affecté certaines maisons du quartier du Pré-Galant. Aussi, la municipalité a sollicité le préfet de Seine-Saint-Denis afin que soit élaboré un plan de prévention des risques naturels liés au gypse. Enfin, plusieurs centaines de maisons situées au nord du quartier de la Haie-Bertrand sont concernées par le plan de gêne sonore de l'aéroport du Bourget et donc éligibles à une aide publique à l'insonorisation, après diagnostic acoustique.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villepinte est jumelée depuis 1986 avec la ville allemande de Schwendi-Schönebürg avec laquelle sont organisés de nombreux échanges :

  • échanges scolaires : une fois par an les Français partent une semaine en Allemagne, à raison de 8 ou 10 élèves par collège, et reçoivent leurs correspondants une semaine. Les frais sont à la charge du comité de jumelage ;
  • échanges sportifs : le FCMV (Football club municipal de Villepinte) organise des rencontres alternativement en Allemagne et à Villepinte ;
  • échanges de familles : les familles françaises et les membres du comité de jumelage se rendent en Allemagne tous les deux ans, et reçoivent les familles allemandes tous les deux ans en alternance. Les familles pouvant partir en Allemagne sont prioritairement celles accueillant d'une année sur l'autre les membres du comité de jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 35 850 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 294 284 291 314 287 295 291 313
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302 316 332 271 290 334 483 446 589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
646 582 633 639 2 178 3 137 3 893 3 785 5 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 660 12 103 17 565 23 745 30 303 33 782 35 592 35 850 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2004[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

La croissance de la population villepintoise a été très forte du milieu des années 1950 à la fin des années 1980 du fait de l'urbanisation de son territoire (construction de nombreux logements, donc arrivée de nombreux habitants, souvent de jeunes adultes, contribuant aussi au solde naturel élevé). Le taux d'accroissement démographique de Villepinte a considérablement ralenti depuis les années 1990, au point que la population s'est stabilisée entre 2006 et 2011. En effet, si le taux d'accroissement dû au solde naturel reste élevé (+ 1,4 % par an de 2006 à 2011)[61], celui dû au solde apparent des entrées et sorties est négatif (- 1,3 % par an), en raison du phénomène de « décohabitation » familiale (les jeunes devenus adultes quittent le domicile familial), du ralentissement de la construction de logements et de l'opération de rénovation urbaine à La Fontaine Mallet, qui s'est traduite, dans un premier temps, par la destruction d'une partie des logements avant d'en reconstruire de nouveaux.

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

En 2006 et en 2011[62].

La population est jeune puisque, en 2011, 46,7 % des Villepintois ont moins de 30 ans et 30,4 % ont moins de 20 ans (contre respectivement 36,6 % et 24,4 % en France métropolitaine)[63]. La proportion des personnes âgées de 60 ans et plus a cependant augmenté entre 2006 et 2011, passant de 10,7 % à 13,7 % de la population de la commune.

Pyramide des âges en 2011 (en nombre d'individus)
Hommes Classe d’âge Femmes
540 
75 à plus
785 
1 800 
60 à 74
1 803 
3 285 
45 à 59
3 505 
3 755 
30 à 44
3 649 
4 339 
15 à 29
4 161 
4 207 
0 à 14
4 022 
Pyramide des âges en 2006 (en nombre d'individus)
Hommes Classe d’âge Femmes
426 
75 à plus
677 
1 483 
60 à 74
1 497 
3 639 
45 à 59
3 785 
3 632 
30 à 44
3 622 
4 617 
15 à 29
4 533 
3 972 
0 à 14
3 926 

Étrangers et immigrés[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2011, Villepinte comptait 8 747 immigrés[64], soit 24,40 % de la population, une proportion presque trois fois supérieure à la moyenne nationale (8,71 %)[65], mais légèrement inférieure à la moyenne départementale (27,97 %)[66]. Parmi ces immigrés, le nombre des hommes (4 471) est supérieur à celui des femmes (4 276), ce qui reflète la jeunesse de la population immigrée, d'une part, et l'immigration de travail, d'autre part. Le taux de chômage des immigrés habitant Villepinte était de 20,7 % au 1er janvier 2011, donc beaucoup plus élevé que celui des non immigrés (14,9 %), lui-même supérieur à la moyenne nationale[67].

Le nombre des étrangers recensés en 2011 était, quant à lui, de 5 813, soit 16,21 % de la population villepintoise[68] (15,42 % en 2006), contre 21,39 % en Seine-Saint-Denis et 5,98 % en France métropolitaine. L'écart avec la moyenne départementale est plus grand que celui concernant les immigrés, en raison notamment d'une plus forte proportion à Villepinte d'immigrés ayant acquis la nationalité française.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villepinte est située dans l'académie de Créteil. Du fait de sa jeunesse, une forte proportion de la population villepintoise est scolarisée : 10 197 personnes en 2011, soit 28,4 % des habitants de la commune[69]. Près d'un tiers de cette population scolarisée (29,6 % exactement) l'est dans une autre commune, généralement dans des établissements privés ou pour y poursuivre des études secondaires professionnelles ou des études supérieures.

En 2011, parmi la population non scolarisée de 15 ans ou plus, 27,4 % n'ont aucun diplôme, alors que la moyenne est de 17,5 % en France métropolitaine[70]. Le niveau moyen de formation des Villepintois non scolarisés de 15 ans ou plus est inférieur à la moyenne régionale puisque 18,3 % d'entre eux possèdent un diplôme de l'enseignement supérieur (contre 35,4 % en Île-de-France[71]).

Enseignement général et professionnel public[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires de Villepinte dépendent de l'inspection académique de Bobigny et du rectorat de Créteil.

Enseignement pré-élémentaire et élémentaire

  • 10 écoles maternelles publiques.
  • 11 écoles primaires publiques.

Enseignement secondaire

  • 4 collèges publics :
    • collège Les Mousseaux ;
    • collège Jean Jaurès ;
    • collège Françoise Dolto ;
    • collège Camille Claudel.
  • 2 lycées publics :
    • lycée polyvalent régional Jean Rostand ; un nouveau bâtiment d'enseignement et un auditorium ont été livrés au cours de l'année scolaire 2010-2011 et les bâtiments de l'administration, de la restauration, les locaux d'enseignement existants ont été restructurés, les espaces extérieurs réaménagés et achevés en juin 2012[72] ; ces efforts doivent accompagner ceux, pédagogiques, de suivi et de soutien, devant permettre l'amélioration des résultats scolaires, encore en deçà des moyennes nationale et académique dans les sections littéraires, technologiques et professionnelles ; le taux de réussite au baccalauréat a atteint 83 % en 2013[73] ; le lycée propose deux formations post-bac (BTS).
    • lycée professionnel Georges Brassens : en dépit des incidents qui ont émaillé la vie de l'établissement en 2008, le lycée, classé en « zone prévention violence », a poursuivi l'amélioration des résultats de ses élèves depuis 2007[74].

Enseignement professionnel spécialisé[modifier | modifier le code]

  • École hôtelière (Centre Européen de Formation par Alternance et en Apprentissage).
  • Institut régional de la Soudure (formation aux métiers du soudage).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Compagnie « Issue de Secours »[75] est installée depuis 2006 dans la ferme Godier, dans le Vieux Pays. Il s'agit d'une compagnie conventionnée par la ville de Villepinte, la direction régionale des Affaires culturelles d'Île-de-France, le ministère de la Culture et de la Communication, le conseil régional d'Île-de-France et le conseil général de Seine-Saint-Denis. Elle crée et met en scène différents spectacles et propose des ateliers de lecture et de théâtre amateur aux populations locales. La compagnie organise aussi, depuis 2013, pendant deux semaines au mois de mai, le festival « Oups ! Bouge ta langue », sur les trois communes de la communauté d'agglomération Terres de France, avec la collaboration de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France et du ministère de la Culture et de la Communication.

La commune propose aussi à des artistes reconnus l'animation d'ateliers de création. Ainsi, de 2010 à 2012, Fabienne Thibeault, une des artistes de la comédie musicale Starmania, a été en résidence à Villepinte et a organisé avec Gilles Vigneault un atelier de spectacle en collaboration avec le service culturel de la ville[76].

Un salon des artistes amateurs se tient chaque année en début d'automne au centre culturel Joseph Kessel.

Depuis 2013, des conférences d'histoire de l'art sont organisées dans la salle des rencontres de la médiathèque municipale. Elles sont animées par conférenciers de l'association « Promenons-nous dans les arts ».

Le carnaval annuel se tient dans les rues de la ville le premier dimanche d'avril.

Le centre social André Malraux, membre de la FCSF, organise chaque année au mois de mai le festival des cultures urbaines et traditionnelles (TRANSIT) autour d'un thème[77].

Par ailleurs, comme chaque année depuis 1984, Villepinte accueille un des spectacles du festival Banlieues Bleues, Jazz en Seine-Saint-Denis[78]. Celui-ci est né sur les fondations du festival « Jazz en Aulnoye », auparavant organisé par les communes composant le Syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye.

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital Robert Ballanger.
  • Hôpital intercommunal Robert Ballanger (ci-contre) présidé par François Asensi, député-maire de Tremblay-en-France, qui se situe sur le boulevard du même nom (anciennement route des Petits Ponts), près du centre commercial Beausevran (quartier de Sevran-Beaudottes).
  • Centre de Santé du Vert-Galant, situé avenue Auguste Blanqui.
  • Centre médico-psychologique, situé rue Eugénie Cotton.
  • Établissement hospitalier Sainte-Marie et Foyer de vie Saint-Louis, rue de l'Église (hôpital privé sans but lucratif, participant au service public hospitalier - Loi de 1970)

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte dispose de nombreux équipements, permettant la pratique d'une multitude de sports de loisir, d'entraînement et de compétition[79].

  • Le parc des sports Schwendi-Schönebürg, situé entre le boulevard Robert Ballanger et l'autoroute A 104, comprend :
    • le stade Guy Mousset (terrain synthétique de football) ;
    • le stade Georges Pollet (des installations de football et d'athlétisme) ;
    • le stade Gérard Cattrini (un terrain de football et une piste d'athlétisme) ;
    • le stade Pierre Lacans (un terrain de football américain / rugby et un terrain d'entraînement de football américain / rugby) ;
    • le stand de tir à l'arc Michel Derwin ;
    • l'espace du Bel Air (basket de plein air) ;
    • le gymnase Émile Leprand, de type COSEC (complexe sportif évolutif couvert), comprenant un hall de sports avec gradins, une salle de gymnastique sportive, une salle de musculation, une salle polyvalente, un dojo) ;
    • la piscine municipale Agnès Béraudias (un bassin de 25 x 15 m avec gradins, un bassin de 15 x 12,5 m, un toboggan aquatique de 25 m, un bassin aménagé pour bébés nageurs).
  • Le stade Infroit (un terrain de football stabilisé, une piste de courses de 4 couloirs, un terrain de basket de plein air, une salle de boxe, une salle polyvalente où l'on pratique le tennis de table).
  • Le gymnase Infroit (une salle de sports avec gradins, une salle de gymnastique et viêt vo dao, trois salles de danse).
  • Le gymnase COSOM, complexe sportif omnisports (un hall de sports avec gradins, une salle de gymnastique).
  • Le gymnase Lamberdière (un hall de sports avec gradins, une salle de karaté, une salle de judo, deux terrains de basket en plein air).
  • Le gymnase Victor Hugo (un hall de sports, une salle de gymnastique, une salle polyvalente, un mur d'escalade, un terrain de basket en plein air).
  • Le tennis du Manège (5 courts couverts en terbal, 2 courts découverts en résine, un club house).

Parmi les événements sportifs de la commune, le meeting de natation Christine Caron a lieu chaque année depuis 1988, au mois de juin, à la piscine municipale. Il est labellisé meeting régional d'animation par le Comité d'Île-de-France de la Fédération française de natation. Il réunit des compétiteurs de niveau départemental, régional et national.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique : Il y a deux églises (Notre-Dame de l'Assomption et Saint Vincent de Paul) pour deux paroisses (respectivement impasse Montconseil et avenue Auguste Blanqui), ainsi qu'une chapelle (Saint Joseph, rue des Fougères). Dans les années 1980, en raison de l'importance de la population polonaise présente dans la commune, la paroisse proposait à certains horaires, des messes en polonais.
  • Culte protestant : il y a un pasteur rattaché à Tremblay-en-France, rue d'Alsace.
  • Culte israélite : la synagogue, située place Condorcet
  • Culte musulman: une mosquée, située avenue Pasteur.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

La population active résidente a légèrement diminué entre 2006 et 2011 au profit des retraités, dont le nombre augmente de 18,8 % au cours de la période. La répartition par professions et catégories socioprofessionnelles de la population active (demandeurs d'emplois compris) résidant à Villepinte en 2011 montre qu'il s'agit d'une commune populaire, avec une forte proportion d'employés (près de 36 % des actifs) et un total de 61,5 % d'actifs appartenant aux catégories modestes (ouvriers + employés). À l'inverse de ce que l'on observe en France et dans le reste de l'agglomération parisienne, le nombre et la proportion d'ouvriers augmentent au détriment de toutes les autres catégories socioprofessionnelles, ce qui traduit un départ des classes moyennes et des catégories aisées et l'arrivée de populations plus modestes au cours de la période récente (2006-2011). Les cadres et professions intellectuelles supérieures (8,54 % des actifs villepintois) sont très sous-représentés par rapport à la moyenne de l'Île-de-France (26,95 %) et même à la moyenne française (15,64 % en France métropolitaine), alors que la proportion de professions intermédiaires est conforme à la moyenne régionale (26,07 % en Île-de-France).

CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES Effectif en 2011  % Effectif en 2006  % Évolution 2006-2011 (en %)
Agriculteurs exploitants 3 0,02 0 0
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 670 3,96 747 4,40 - 10,31
Cadres et professions intellectuelles supérieures 1 446 8,54 1 517 8,93 - 4,68
Professions intermédiaires 4 392 25,95 4 476 26,36 - 1,88
Employés 6 040 35,69 6 072 35,76 - 0,52
Ouvriers 4 373 25,83 4 147 24,42 + 5,45
Ensemble de la population active résidente 16 924 100 16 979 100 - 0,33
Source : Insee, Recensement de la population de 2011[80].

Cette structure en catégories socioprofessionnelles influence très fortement le revenu moyen des ménages. Le revenu net déclaré moyen s'établit à 21 157 € par foyer en 2011, selon la Direction générale des Impôts[81], un niveau intermédiaire entre celui de la Seine-Saint-Denis (20 102 €) et celui de la France métropolitaine (22 246 €), mais largement inférieur à celui de la région Île-de-France (30 660 €). Par ailleurs, 46,1 % des ménages n'étaient pas imposables en 2011, une proportion assez proche de la moyenne nationale (46,5 %). Chaque foyer fiscal villepintois imposable paye en moyenne 1 572 € d'impôt sur le revenu en 2011, contre une moyenne nationale de 2 320 €.

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition de l'emploi par grands secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

L'économie de Villepinte est essentiellement tertiaire et, désormais, l'activité agricole est résiduelle. Elle est influencée par la présence, à proximité, de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Cependant, le nombre d'emplois offerts à Villepinte est très inférieur à celui de la population active résidente (évaluée à 16 924 personnes en 2011 par l'Insee). De ce déséquilibre résultent d'importantes migrations alternantes de travail qui rendent cruciale la question de la desserte de la commune par les transports en commun.

Selon les chiffres du recensement de 2011 effectué par l'Insee, la ville compte 15 182 emplois. Il s'agit, pour l'essentiel (95 %), d'emplois salariés. Ils se répartissent ainsi :

Emplois au 1er janvier 2011[82]

SECTEUR Emplois en 2011 % Emplois en 2006 %
Agriculture 3 0,02 8 0,06
Industrie et construction 1 942 14,19 1 523 11,35
dont industrie 1 042 6,86 816 6,08
dont construction 1 113 7,33 707 5,27
Services 12 942 85,79 11 888 88,59
dont commerce, transports et services divers 9 005 59,31 8 381 62,46
dont administration publique, enseignement, santé, action sociale 4 019 26,47 3 507 26,13
TOTAL 15 182 100 13 419 100

Les parts respectives des services et du commerce sont plus grandes à Villepinte que dans le reste du département de la Seine-Saint-Denis, au détriment de l'industrie et de la construction. Cependant, le nombre d'emplois dans le secteur secondaire et leur part dans l'emploi total de la commune progressent.

Déplacements domicile-travail[modifier | modifier le code]

En 2011, selon les données de l'Insee, le lieu de travail des 14 415 actifs ayant un emploi résidant à Villepinte se répartissait ainsi[83] :

  • la commune de Villepinte : 21,2 % ;
  • une autre commune de la Seine-Saint-Denis : 29,2 % ;
  • une commune d'un autre département d'Île-de-France : 48,5 % ;
  • une autre région : 1,0 %.

55,4 % des Villepintois ayant un emploi effectuent ces déplacements domicile-travail en voiture, 2,0 % en véhicule à deux roues, 35,8 % par les transports en commun, la population restante se rendant à pied à son lieu de travail (4,3 %) ou travaillant sur son lieu de résidence (2,6 %)[84].

Enfin, sur les 15 182 actifs travaillant à Villepinte en 2011, 12 124 (soit 80 %) résidaient dans une autre commune.

Chômage[modifier | modifier le code]

La commune comptait 2 896 chômeurs au 1er janvier 2011 au sens du BIT, selon l'Insee, soit un taux de chômage de 16,8 %, largement supérieur à celui de la France et de la région Île-de-France.

L'importance de ce taux s'explique par l'existence d'une population jeune, des niveaux de qualification moins élevés que ceux de la moyenne régionale, et, sans doute, une inadéquation entre la demande et l'offre d'emplois sur place ou dans le bassin d'emploi.

Les statistiques du Pôle emploi, qui prennent en compte les demandes d'emploi en fin de mois, indiquent 2 815 chômeurs au 31 décembre 2011, dans les catégories A, B et C (dont 1 135 chômeurs de longue durée, soit plus d'un chômeur sur trois), et 2 117 dans la seule catégorie A (les demandeurs d'emploi sans emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi), soit, pour cette dernière, une augmentation de 8,7 % par rapport au 31 décembre 2010[85].

Entreprises et zones d'activités[modifier | modifier le code]

La zone d'activités Paris Nord 2, la gare et, à droite de la ligne de RER, le parc des expositions.

La ville compte 1 998 établissements actifs, industriels, agricoles ou de services au 31 décembre 2011 selon les chiffres publiés par l'Insee[86]. 61,4 % d'entre eux n'emploient aucun salarié, 25,7 % emploient de 1 à 9 salariés et 12,9 % emploient plus de 10 salariés.

En 2012, les principaux employeurs de la commune sont, selon les données de la CCIP, le centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger (2 300 salariés), Elior Services Propreté et Santé (1 850 salariés) dans le parc des expositions, la commune de Villepinte (1 050 salariés), Brink's Security Services (850 salariés) et Brézillon SA (550 salariés), ces deux dernières entreprises étant implantées dans le parc d'activités Paris-Nord 2[87].

6 zones d'activités sont implantées dans la commune :

Le parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, inauguré à l'automne 1982, s'étend sur 135 hectares. Il n'a cessé de s'étendre. La surface utile d'exposition est ainsi passée de 70 000 m2 en 1982 à 242 000 m2 en 2010, avec neuf halls, et devrait progressivement atteindre 350 000 m2 à terme[88], empiétant sur le territoire de la commune voisine de Tremblay-en-France, 71 nouveaux hectares devant être aménagés, dont une partie pour la création d'une Cité de l'Exposition et de la Communication. Cela le classe, selon la CCIP, au 1er rang français (devant celui de la Porte de Versailles, à Paris) et au 6e rang européen[89]. L'accueil de salons professionnels, mais aussi destinés au grand public, et de congrès et conventions politiques, culturels ou religieux donne au nom de la commune une résonance internationale.

La présence du parc des expositions et la proximité de l'aéroport Charles de Gaulle ont suscité le développement de l'hôtellerie : au 31 décembre 2012, huit hôtels étaient implantés à Villepinte, soit un parc de 700 chambres, selon les données de l'Insee.

Le pôle Mission locale de la Maison de l'emploi, de l'insertion, de la formation et de l'entreprise (MEIFE) d'Aulnay-sous-Bois et Villepinte a ouvert en 2009 à Villepinte : la MEIFE offre les services d'une maison de l'emploi (recherche d'emploi, aide à l'insertion professionnelle, offre de formations), ainsi qu'une pépinière d'entreprises et un hôtel d'entreprises[90],[91].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont de la ligne Aulnay - Rivecourt (Chemin de Savigny).
Pont de la ligne Aulnay - Rivecourt (rue Henri-Barbusse)
Le lavoir.

L'ancien château du début du XVIIe siècle est devenu en 1881 un sanatorium. En effet, la bâtisse fut rachetée à cette époque par la société immobilière anonyme de l'œuvre de Villepinte afin d'accueillir des jeunes filles « poitrinaires » (souffrant de tuberculose), dirigée par une congrégation religieuse, les sœurs de Sainte Marie Auxiliatrice. En 1888, le domaine s'agrandit d'un jardin d'hiver relié au château, où les jeunes filles pouvaient recevoir leurs familles sans mettre le pied à l'extérieur. L'édifice abrite actuellement un établissement hospitalier de moyen séjour médical géré par une association.

La chapelle du château fut édifiée de 1890 à 1892, en même temps qu'un corps de bâtiment du château.

L'église Notre-Dame de l'Assomption fut édifiée à partit du XVIe siècle. Le chœur remonte à cette époque. La nef est datée de 1760. L'église fut restaurée en 1809, puis en 1849, après l'effondrement de sa voûte. Celle-ci fut alors reconstruite en plein-cintre sur la nef unique de l'édifice. L'église contient notamment une statue de Saint Pierre en pierre polychrome et des fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle, inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, et une pierre tombale (celle de Louise Delaunay) datant de 1580, classée Monument historique[92].

Le passage des châtelains est un passage suspendu reliant le château à l'église. Il permettait aux seigneurs d'assister à la messe sans devoir passer par l'extérieur. Un panneau situé à droite de l'entrée de l'église bloque actuellement l'entrée de ce passage.

La Citole est une villa construite par l'architecte parisien Bigle en 1859 pour l'agent de change Jules Doazan, à l'emplacement d'un ancien château détruit deux ans plus tôt. La bâtisse, actuellement inhabitée, appartient à la ville de Villepinte depuis 1990.

Les bornes royales (à l'angle du boulevard Robert Ballanger et de l'avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny) furent placées à ces emplacements aux XVIIe et XVIIIe siècles. Hautes d'un mètre, elle jalonnaient sous l'Ancien Régime la plupart des routes de la région, à raison de deux par lieue (soit tous les deux kilomètres environ). Les fleurs de lys gravées à l'origine ont été effacées durant la Révolution française.

La ferme du Marais (rue du Manège) fut édifiée aux XVIIIe et XIXe siècles. C'est aujourd'hui un centre équestre [93]. Elle abrite une ancienne pompe à bras du XIXe siècle qui permettait de récupérer l'eau de la nappe phréatique peu profonde jusqu'à l'arrivée de l'eau courante au village en 1930.

Les fermes Godier et Dauvergne furent également édifiées aux XVIIIe et XIXe siècles. Elles possèdent des granges caractéristiques de l'architecture de la plaine de France. La ferme Godier est aujourd'hui un lieu de création théâtrale.

Les ponts de la voie ferrée Aulnay-Senlis-Rivecourt (rue Henri Barbusse et chemin de Savigny) furent construits en 1912 pour cette nouvelle voie ferrée prévue par la Compagnie des chemins de fer du Nord afin de relier la ligne Paris-Soissons à la ligne Paris-Creil-Compiègne. Les expropriations eurent lieu, des ouvrages d'art furent réalisés, dont ces ponts, mais la Première Guerre mondiale interrompit les travaux qui ne reprirent jamais.

L'ancien lavoir (ruelle du Lavoir) était autrefois alimenté par le Sausset, petit cours d'eau de la plaine de France prenant sa source à Tremblay-en-France. Édifié sur le tracé de la nouvelle voie ferrée Aulnay-Rivecourt, il fut déplacé en 1912 aux frais de la Compagnie du Nord à son emplacement actuel alimenté par un petit canal dérivé du Sausset[94].

La croix de l'Aumône est un modeste calvaire en bois situé dans le quartier de la Haie-Bertrand. Elle remplace la grosse croix de pierre, à la croisée des chemins de Blanc-Mesnil et de Gonesse, au nord-ouest du village. Elle doit son nom au lieu-dit « Aumône Saint-Denis », ancien fief de l'abbaye saisi et vendu en tant que bien national pendant la Révolution[95].

Le cimetière des animaux (route de Tremblay), date de 1957 ; il est géré par une société privée.

Le Pavillon de l'aluminium a été construit à Paris en 1954 par l'architecte Jean Prouvé pour célébrer le centenaire de la fabrication industrielle de l'aluminium. Démonté puis remonté à Lille en 1956, il a été restauré et transféré au Parc des Expositions de Villepinte en 1999. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1993[96].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Partie du parc du Sausset située sur la commune de Villepinte.
  • Le parc de l'Abreuvoir, rue Henri Barbusse (4,2 ha)
  • Le parc de la Roseraie, à l'angle des avenues Charles de Gaulle et Charlemagne (15 ha)
  • Le parc départemental du Sausset, au nord-ouest de la commune (200 ha, dont la moitié sur Villepinte)
  • Le parc forestier national de la Poudrerie de Sevran, au sud de la commune (137 ha)
  • Le bois départemental de la Tussion, au sud de la commune (60 ha)
  • Le parc urbain
  • La promenade de l'avenue Emile Dambel

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune de Villepinte dispose depuis son ouverture au public en mars 2008 d'un grand centre culturel, le centre culturel Joseph Kessel (situé dans l'angle du boulevard Robert Ballanger et de l'avenue Jean Fourgeaud), qui rassemble en un seul lieu de nombreux équipements autrefois dispersés et à l'étroit dans leurs anciens locaux. À vocation pluridisciplinaire, il comprend

  • une médiathèque disposant d'un fonds de 75 000 documents (dont 52 000 livres), de deux espaces multimédias et d'une salle de rencontres de 70 places[97]
  • un conservatoire de musique, de danse et de théâtre de 1 089 m2 doté de salles de cours et de répétitions et d'un auditorium
  • une galerie d'expositions
  • un guichet culture (accueil, information, billetterie pour les spectacles).

Depuis novembre 2006, la ferme Godier, située dans le vieux pays de Villepinte, est devenue un lieu de création et de résidence d'artistes et accueille la compagnie de théâtre « Issue de Secours » qui en a la gestion.

Les Espaces V - Roger Lefort, situés à côté du centre culturel Joseph Kessel, sont un ensemble de salles destinées à accueillir des spectacles, des fêtes culturelles, familiales ou associatives et des réceptions. La salle Jacques Brel, d'une capacité de 800 places (dont 650 assises), est réservée aux spectacles, aux concerts de musique et aux représentations théâtrales programmés par le service culturel de la ville. Les six autres salles sont disponibles pour différentes manifestations[98].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Villepinte

Les armes de la commune de Villepinte se blasonnent ainsi :

D'azur au clou de la Passion d'argent accompagné de trois fleurs de lys d'or, au chaussé du même chargé de deux socs de charrue de sable la pointe en haut.

Le V central représente l'initiale de Villa picta, ancienne attestation du nom de Villepinte sous sa forme latinisée. Les trois fleurs de lys encadrant le clou de la Passion sur fond d'azur désignent les armoiries de l'abbaye de Saint-Denis, propriétaire de la châtellenie de Villepinte jusqu'à la Révolution. De part et d'autres du V, les socs de charrue représentent les cultures.

Dans les armoiries complètes officielles, une couronne murale à trois tours crénelées timbre l'écu, lequel est soutenu par deux gerbes de blé croisées et liées d'azur. La couronne murale est le symbole des déesses grecques protectrices des cités. Les gerbes de blé évoquent l'importante production locale de céréales.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association pour la recherche culturelle, historique et iconographique sur Villepinte et ses environs (Seine-Saint-Denis), Villepinte en France. Du domaine rural à la cité européenne, ARCHIVE, 1987, 269 p. (ISBN 2-9502394-0-4)
  • Association pour la recherche culturelle, historique et iconographique sur Villepinte et ses environs (Seine-Saint-Denis), Un village en 1789, Villepinte, ARCHIVE, 1989, 55 p. (ISBN 2-9502394-1-2)
  • Daniel LAURENT, Villepinte, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alain Sutton, collection « Mémoires en images », 2010, 128 p. (ISBN 978-2-8138-0194-4)
  • Eugène SOITEL, Sevran, Villepinte, Tremblay, Roissy dans le passé, Montfermeil, Éditions Notre Contrée, nouvelle édition revue et corrigée, 1976, 160 p.
  • Abbé Joseph THÉLOZ, L'asile de Villepinte et ses poitrinaires. Marie Auxiliatrice, Lyon, Librairie et imprimerie Emmanuel Vitte, 1894, 56 p.
  • Ville de Villepinte (en collaboration avec l'ARAC), Guide Histoire : Combat pour la paix, combat pour la vie, Villepinte, 2012, 118 p. (ISBN 978-2-9543469-0-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Se référer aux cartes géologiques au 1/50 000 de Dammartin-en-Goële, de L'Île-Adam et de Lagny, éditées par le BRGM, et à la notice géologique qui accompagne chacune d'elles [1].
  2. Roissy-en-France dispose d'une des principales stations Météo-France du pays sur la plate-forme aéroportuaire, la météorologie se révélant capitale pour le trafic aérien.
  3. IAU IdF - Occupation du sol simplifiée à Villepinte en 2012, consulté le 16 juillet 2014
  4. INSEE - Statistiques locales. Chiffres-clés de Villepinte. Dossier complet, consulté le 16 juillet 2014
  5. Plan local d'urbanisme de Villepinte, consulté le 14 mai 2013
  6. Questionnaire PLU de Villepinte, consulté le 21 février 2011
  7. Projet de rénovation urbaine du quartier de la Fontaine Mallet, sur le site Internet de la ville de Villepinte
  8. EPA Plaine de France - La Plaine de France, territoire de grands projets - Mars 2011, consulté le 13 avril 2011
  9. Réseau ferré de France - RER D : nouvelle branche dite « barreau de Gonesse », consulté le 5 mai 2014
  10. Société du Grand Paris - Ligne 17, consulté le 5 mai 2014
  11. Charte d'Hilduin du 22 janvier 832, Archives nationales, K9 no 5
  12. Charte de Charles le Chauve du 19 septembre 862, Archives nationales K13 no 10-2
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1. Librairie Droz 1990. p. 1428.
  14. E. Nègre, Op. cité.
  15. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154). p. 157.
  16. F. de Beaurepaire, Op. cité.
  17. Patrimoine des villes de France - Puits gallo-romain de Villepinte, consulté le 28 avril 2014
  18. A.R.C.H.I.V.E., Villepinte en France. Du domaine rural à la cité européenne, 1987.
  19. Guy Fourquin, Les campagnes de la région parisienne à la fin du Moyen Âge, Paris, PUF, 1964
  20. Jean-Marc Moriceau, Les fermiers de l'Île-de-France. L'ascension d'un patronat agricole (XVe-XVIIIe siècle), Paris, Fayard, 1994.
  21. Les paysans et la Révolution en Pays de France, Association pour la Célébration du Bicentenaire de la Révolution Française en Pays de France, 1989.
  22. Château Bignon, Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis
  23. L'histoire de l'Association de Villepinte
  24. Histoire de la commune de Vilepinte sur le site Internet de la ville de Villepinte
  25. Henri HOUSSAYE, 1814. La campagne de France, 1888 (réédité par Presses du Village - Christian de Bartillat Éditeur en 1986), p. 474-478.
  26. Souvenirs du lieutenant-général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836 publiés par son fils. Tome 3, Paris, Librairie Charles Gosselin, 1839, p. 585
  27. 24e Bataillon de chasseurs alpins - Combat de Vaujours sur l'Ourcq, Société d'études historiques de Tremblay-en-France, 2012
  28. Ville de Villepinte et ARAC, Guide histoire : Combat pour la paix, combat pour la vie, 2012, p. 44-51, consulté le 26 avril 2014
  29. Site internet de la ville de Villepinte - La communauté juive dans la guerre (1939-1945), consulté le 26 avril 2014
  30. Albert Dauvergne, maire de Villepinte s'est-il compromis durant l'Occupation ?, Gwenaël Bourdon, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 24 juillet 2014
  31. Jacques GIRAULT, « La grande saga du logement », dans Seine-Saint-Denis. Chantiers et mémoires, Éditions Autrement, collection France, no 16, mai 1998, p. 183-207
  32. La ferme Dauvergne à Villepinte, dans Topic Topos - Patrimoine de France, onsulté le 25 octobre 2011
  33. Cas de la fraude électorale à Villepinte évoqué page 20, consulté le 22 février 2011
  34. Jurisprudence - Lire page 164, Melleray Guy, Moderne Franck. Chapitre V. — Jurisprudence. In: Annuaire des collectivités locales. Tome 5, 1985. p. 137-201.
  35. Ministère de l'Intérieur - Résultats des élections municipales de 2008 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), consulté le 27 avril 2014
  36. Résultats officiels pour la commune Villepinte
  37. Ministère de l'Intérieur - Résultats des élections régionales de 2010 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), consulté le 27 avril 2014
  38. Ministère de l'Intérieur - Résultats des élections cantonales de 2011 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), consulté le 27 avril 2014
  39. Ministère de l'Intérieur - Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), consulté le 27 avril 2014
  40. Ministère de l'Intérieur - Résultats des élections législatives de 2012 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), consulté le 27 avril 2014
  41. Ministère de l'Intérieur - Résultats des élections européennes de 2014 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), consulté le 7 juin 2014
  42. « Le maire et ses élus », sur Site de la mairie de Villepinte,‎ 2014
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  45. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
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  47. Le Journal du Net, Les dépenses de Villepinte en 2012, consulté le 26 avril 2014
  48. Le Journal du Net, Les recettes de Villepinte en 2012, consulté le 26 avril 2014
  49. Ministère de la Justice - Maison d'arrêt de Villepinte
  50. Appel d'offre pour l'extension du dispositif de videoprotection à Villepinte, consulté le 10 mars 2014
  51. Tranquille en Ville. Petit guide de la tranquillité Villepinte 2013, consulté le 10 mars 2014
  52. Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales - Géographie départementale des crimes et délits enregistrés en 2010, consulté le 11 avril 2011
  53. Site internet Paris-Match du 16 avril 2010
  54. Le Parisien - Violences aux abords du lycée Georges Brassens, 1er octobre 2008
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  56. Le Monde - Un homme abattu à Villepinte, consulté le 11 avril 2011
  57. Villepinte : ville fleurie
  58. Le Parisien, « Fermeture du bois de la Tussion après un effondrement de terrain », 25 mai 2000
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  61. Insee - Résumé statistique Villepinte (93) au recensement de 2011
  62. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Évolution et structure de la population de Villepinte
  63. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Évolution et structure de la population de France métropolitaine
  64. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Population par sexe, âge et situation quant à l'immigration à Villepinte, consulté le 16 juillet 2014
  65. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Population par sexe, âge et situation quant à l'immigration en France métropolitaine, consuluté le 16 juillet 2014
  66. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Population par sexe, âge et situation quant à l'immigration en Seine-Saint-Denis, consulté le 16 juillet 2014
  67. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Population villepintoise de 15 ans ou plus par sexe, âge, situation quant à l'immigration et type d'activité, consulté le 16 juillet 2014
  68. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Population totale par sexe, âge et nationalité, consulté le 16 juillet 2014
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  71. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Population non scolarisée de 15 ou plus par sexe, âge et diplôme le plus élevé en Île-de-France, consulté le 16 juillet 2014
  72. Reconstruction du lycée Jean Rostand de Villepinte, consulté le 14 mai 2013
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  77. CSAM Festival TRANSIT, consulté le 26 avril 2014
  78. Histoire du festival Banlieues bleues, consulté le 26 avril 2014
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  80. Insee - Résultats du recensement de la population de 2011 - Population active de 15 à 65 ans selon la catégorie socioprofessionnelle, consulté le 16 juillet 2014
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  83. Insee - Population active de Villepinte ayant un emploi par lieu de travail en 2011, consulté le 16 juillet 2014
  84. Insee - Déplacements domicile travail à Villepinte en 2011 selon le mode de transport, consulté le 16 juillet 2014
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  87. CCIP - Profil socio-économique de Villepinte
  88. CCIP Unibail-Rodamco : nouvelle extension de Paris-Nord-Villepinte
  89. Viparis - Présentation du parc des expositions de Paris-Nord-Villepinte
  90. « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎ Mai 2008
  91. Site internet de la MEIFE
  92. Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Flohic éditions, 1994.
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  94. Seine-Saint-Denis tourisme - Puits, fontaines et lavoirs de Seine-Saint-Denis, consulté le 28 avril 2014
  95. Croix de l'Aumône à Villepinte, Atlas du Patrimoine de Seine-Saint-Denis
  96. Le Pavillon de l'aluminium, site Patrimoine du Ministère de la Culture
  97. Médiathèque de Villepinte en 2009, consulté le 11 avril 2011
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