Rozay-en-Brie

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Rozay-en-Brie
Rue principale et église de la commune
Rue principale et église de la commune
Blason de Rozay-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Rozay-en-Brie
Intercommunalité Communauté de communes les Sources de l'Yerres
Maire
Mandat
Patrick Percik
2014-2020
Code postal 77540
Code commune 77393
Démographie
Gentilé Rozéens
Population
municipale
2 770 hab. (2011)
Densité 874 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 00″ N 2° 58′ 00″ E / 48.683333, 2.96666748° 41′ 00″ Nord 2° 58′ 00″ Est / 48.683333, 2.966667  
Altitude Min. 81 m – Max. 110 m
Superficie 3,17 km2
Localisation

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Rozay-en-Brie
Liens
Site web www.rozay-en-brie.fr

Rozay-en-Brie (prononcé [ ʁɔ.ˈzɛ ɑ̃ ˈbʁi ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Les habitants sont appelés les Rozéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie est une commune située à 50 km au sud-est de Paris, à 30 km au nord-est de Melun, à 30 km au sud-est de Meaux et à 30 km au nord-ouest de Provins.

Une borne située sur la place de la mairie rappelle que la commune est au centre géographique du département de Seine-et-Marne. La commune se situe au cœur de la région de la Brie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lumigny-Nesles-Ormeaux Rose des vents
N Voinsles
O    Rozay-en-Brie    E
S
Bernay-Vilbert

Les communes de Courpalay et La Chapelle-Iger sont également très proches au sud de la commune de Rozay-en-Brie[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 371 hectares ; l'altitude varie entre 81 et 110 mètres[2].

En superficie, Rozay-en-Brie est la plus petite commune du canton bien qu'elle en soit le chef-lieu. L'unique hameau de la commune est Vilpré, situé en bordure de Voinsles. Une partie de la ville est construite sur un terrain en faible déclivité dont le point bas se situe au bord de l'Yerres et le point haut en direction de la mairie et de la porte de Gironde.

La commune de Rozay-en-Brie présente un relief peu marqué, le plateau briard descend en pente douce vers les vallées peu profondes de l'Yerres et de ses affluents. Le paysage est typique de la Brie, dédié aux cultures céréalières en dehors de la ville. Le boisement est discret mais relativement bien réparti sur un territoire communal pour une large part urbanisé.

L'Yerres traversant Rozay-en-Brie

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est entièrement situé sur le bassin versant de l'Yerres et ses affluents. Cette rivière, affluent de la Seine, prend sa source à une douzaine de kilomètres au nord. Elle sert de limite communale au nord, puis le ru de Vulaine, affluent en rive droite, à l'ouest de la ville jusqu'à la confluence avec le ru des Fontaines Blanches, affluent en rive gauche qui borde le territoire communal au sud.

Le ru des Fontaines Blanches et son affluent le ru de la Tessonnerie prennent leur source dans le bois de Blandureau sur le territoire de Voinsles. Le ru de Vulaine a un cours parallèle à l'Yerres sur près d'un kilomètre, il prend sa source au bois de Lumigny au nord et donne son nom à la pente de Vulaine et à la prairie de Vulaine.

L'Yerres irrigue au nord de la ville les étangs des Carreaux dédiés à la pêche et au camping. La vallée de l'Yerres est relativement pittoresque en rompant de manière douce la monotonie du plateau briard.

Climat[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie connaît un régime climatique tempéré de type atlantique. Les précipitations restent modérées autour de 700 mm et réparties sur toute l'année. La pluviosité dans l'est de la Brie française est légèrement plus marquée que la moyenne départementale (650 mm), légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm). L'enneigement reste exceptionnel. Les températures moyennes oscillent de +3° à +18°.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[3].

Voies et transports[modifier | modifier le code]

Routes et pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie est un nœud routier, desservi par la voie rapide route nationale 4 contournant la ville au nord, la route départementale 201 contournant la ville à l'est (axe nord-sud du centre Seine-et-Marne), et plusieurs autres routes départementale secondaires. La RN 4 fut déviée en 1955 pour la première voie et 1993 pour la seconde voie[4]. Rozay-en-Brie ne possède pas de piste cyclable.

L'ancienne gare de Rozoy-en-Brie

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La ville était reliée à Paris dès le XVIIIe siècle par une grande route rectiligne passant notamment par Tournan et Fontenay. Cette route se terminait à Rozoy et ne sera poursuivie qu'au XIXe siècle à la sortie de la ville. Le "Chemin de Rozoy à Sésane" ou "Grande route de Sésane" passait par Voinsles venant de Rozoy et allant vers Vaudoy-en-Brie. Rozay-en-Brie était située sur la ligne Jouy-le-Châtel - Marles-en-Brie (24 km) du Réseau de Seine-et-Marne, ouverte en 1902. Il s'agissait d'un ancien réseau de chemins de fer à voie métrique, concédé à la Société générale des chemins de fer économiques (SE) connue sous la dénomination des "Tramways de Seine et Marne". Le service des voyageurs sera supprimé en 1934 avec transfert sur route, par autocar sur certaines sections. Les marchandises subsisteront jusqu'en 1938[5].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La commune de Rozay-en-Brie se situe dans la zone 5 du réseau de transports d'Île-de-France. Elle est desservie par les lignes 24 et 34 du réseau de bus Darche-Gros, les lignes 10 et 21 du réseau de bus Sol'R, ainsi que le Proxibus Val Bréon. Elle est située à proximité des gares de Marles-en-Brie, Verneuil-l'Étang et Mormant pour le réseau Transilien Paris-Est (ligne P) et de Tournan pour le RER E.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Rozay s'est établie en amont direct de la confluence de l'Yerres et du ru des Fontaines Blanches, sur un site propice à l'établissement d'une ville fortifiée. Cette partie historique de la ville est ceinturée par des remparts prenant une forme hexagonale, situés à l'intérieur des boulevards Amiral Courbet, La Fayette, Thiers et Gambetta, et percés de 8 rues. La densité y est forte, avec des maisons contiguës dont certaines remontent au Moyen Âge le long des différentes rues menant au centre situé au niveau de la place de la mairie. Dans cet espace organisé et compartimenté se trouvent des espaces verts et des potagers à l'arrière des maisons.

Au milieu du XIXe siècle, on retrouve quelques habitations hors des remparts le long des routes émanant des trois portes, devenues rue du Général Leclerc, faubourg de Gironde et rue de Rome.

L'habitat pavillonnaire s'est développé durant la seconde moitié du XXXe siècle et se trouve en périphérie à l'ouest, au nord et au sud.

L'unique hameau de la commune est Vilpré, situé en bordure de Voinsles. Il existait déjà au XIXe siècle.

Le hameau de Villeuvotte, situé à Bernay-Vilbert, est collé à Rozay par la rue du Général Leclerc, ancienne route nationale 4.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 1 100, alors qu'il était de 1 047 en 2006[a 1].

Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 4,3 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 64 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 30,9 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 61,9 %, stable par rapport à 2006 (61,8 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours inférieure au seuil de 20% (7,9 % contre 8,8% en 2006, leur nombre ayant légèrement reculé de 92 à 87)[a 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Rosetum en 1017, Roseyum en 1153[6], Rozetum in Bria[réf. nécessaire], et française Rosai vers 1222 et Rosoi vers 1240[7].

D'un gallo-roman RAUSETU « lieu planté de roseaux », qui a donné l'ancien français rosei, rosoi. Il est basé sur le gallo-roman RAUS d'origine germanique et qui a donné l'ancien français ros « roseau »[7], d'où le diminutif rosel qui explique la forme roseau et le suffixe gallo-roman -ETU, suffixe servant à désigner un ensemble d'arbres ou d'arbustes appartenant à la même espèce, mais jamais utilisé avec un nom de fleur. Ce suffixe se perpétue sous une forme féminine -aie (-ETA) d'où roseraie, basé sur le nom du rosier.

Selon une histoire locale, la commune doit son nom aux roses par Thibault IV de Champagne ce qui expliquerait les origines des armoiries de la ville où sont représentées trois roses et dont la devise est Roza inter flores.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Rozoy-l'Unité[8].

Autrefois orthographiée Rosoy comme l'atteste le Dictionnaire des communes de France et des principaux hameaux en dépendant (1818) qui la situe à cinq lieues de poste de Coulommiers (soit 21,44 km), elle ne porte le nom de Rozay-en-Brie que depuis 1934 lorsque le maire Gilbert Eugène, après délibération du conseil municipal, décida que l'orthographe Rozay-en-Brie doit être définitivement substituée à celle de Rozoy-en-Brie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de Rozay-en-Brie est probablement occupé depuis la Préhistoire.

Au Néolithique : la forêt (Brigia Sylva) recouvre alors 80% de la Brie. La chasse et la cueillette sont pratiquées.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Entre -2500 et -1000, la déforestation est progressive, la population augmente et travaille le cuivre, le bronze, puis le fer ; les terres sont mises en culture.

Durant la période gauloise, le territoire se situe à la limite des peuples celtes des Meldes (Meldi) au nord et des Sénons (Senones) au sud. C'est un lieu de passage entre l'oppidum sénon de Metlosédum (Melun) et la capitale melde Iantinum (Meaux). Non loin se trouvait la possible agglomération antique de Lumigny bâtie sur une butte de sable proéminente.

Durant la période gallo-romaine, les cités de Meaux (Meldès) et Melun (Melodunum) se développent, bien situées sur les berges de la Seine et de la Marne. Un diverticule de la future Via Agrippa permettait de relier les deux cités par les environs de Rozay-en-Brie[9]. La Via Agrippa passait à Châteaubleau (Riobé) et à Chailly-en-Brie en remontant vers Meaux. Les voies antiques ont perduré les siècles suivants sous le nom de Chemin Paré.

Au Ve siècle, la civilisation gallo-romaine décline, la Gaule passe ensuite sous la domination des Francs.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Porte de Gironde

Jusqu'au Xe siècle, Rozay-en-Brie est une ville souterraine composée de caves et de souterrains dont certains, selon la légende, iraient jusqu'à Provins[10]. Dès 1017, l'église de Rozay est confiée aux chanoines de Paris par l'évêque de Meaux. L'édifice actuel est construit à partir du XIIe siècle.

La région correspond à la zone frontière de 5 à 15 kilomètres de large, située entre le comté de Champagne, le domaine royal de l'Île-de-France et le chapitre de Paris. Elle est mise en valeur aux XIIe siècle et XIIIe siècle, à l'image de Villeneuve-le-Comte, à l'époque des défrichements de la forêt briarde et du développement des foires. La charte de défrichement de « Rozetum in Bria » date de 1225.

Possédant une compagnie d'arquebusiers, Rozay devient au Moyen Âge un centre commercial florissant avec des marchés et des foires. Certaines rues portent les noms de cette époque : rue aux Fromages, rue des Porcelets, rue de la Haranderie, place du Marché-au-Blé'. Le bourg de Rozay est alors entouré de fortifications (remparts avec tourelles et portes). Rozay se situait sur la route de pèlerinage menant à Rome. Le grand chemin de Fontenay à Rozay était appelé chemin de Rome. Cette route venant de Paris, qui se poursuit vers Troyes par Provins, est vraisemblablement utilisée par les marchands qui se rendent aux célèbres foires de Champagne et par les pèlerins.

En 1314, lorsque Louis le Hutin succède à son père Philippe le Bel, la ville est définitivement rattachée au royaume de France. Elle se situera jusqu’à la Révolution à la limite des provinces d’Île-de-France et de Champagne. En 1358, la Brie est soulevée par la Grande Jacquerie lors de la Guerre de Cent Ans.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le couvent des dominicaines est fondé en 1648. Ses lettres de patente, datées de janvier 1656, sont confirmées en février 1673 puis jusqu'en janvier 1792, année où le conseil municipal demande la translation des religieuses pour loger la brigade de gendarmerie dans leurs locaux.

Les douves des fortifications sont comblées au début du XVIIIe siècle. Des routes rectilignes sont tracées, notamment vers Fontenay-en-Brie et Paris.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution française en 1789 met fin à l'Ancien Régime. Le département de Seine-et-Marne est créé le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie des provinces d'Île-de-France et de Champagne. Rozay n'eut que 231 suffrages et Melun qui en avait recueilli 239 devint la préfecture. Rozay devint chef-lieu de district. En 1795, le district disparut et Rozay devint chef-lieu de canton.

En 1792, la Terreur sévit dans la Brie. En 1814, sont remportées les victoires de Mormant (17 février 1814) et de Montereau (18 février 1814) sur les troupes coalisées. En 1815-1818, la Brie se trouve dans la zone d’occupation russe.

En 1870-1871 se déroule la guerre franco-allemande. Du 11 septembre 1870 au 16 septembre 1870, la Brie est occupée par les Prussiens. En septembre 1871, les troupes d'occupation allemandes quittent la Brie.

Le bourg fut desservi, de 1902 à 1938, par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau de Seine-et-Marne des Économiques, de Jouy-Le-Châtel à Marles-en-Brie.

Lors de la Première Guerre mondiale, du 6 septembre 1914 au 13 septembre 1914, la première bataille de la Marne aux portes de Meaux et de Coulommiers se soldera par une victoire des alliés français et anglais. Lors de la Seconde Guerre mondiale, en juin 1940 à la défaite de la France, l’exode remplit les routes. Le 14 juin 1940, en pleine débâcle de l'armée française, la Wehrmacht fait son entrée à Rozay-en-Brie. La ville sera libérée le 26 août 1944 suite à l'offensive du Général Patton.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville de Rozay-en-Brie

Rozay-en-Brie est la commune chef-lieu du canton de Rozay-en-Brie, dans le département de Seine-et-Marne qui a pour commune chef-lieu la ville de Melun. Ce canton comprend 22 communes et comptait 25 712 habitants en 2011[11]. Fontenay-Trésigny est la commune la plus peuplée du canton, loin devant Rozay-en-Brie qui compte près de la moitié de sa population.

Le canton de Rozay-en-Brie fait partie de l’arrondissement de Provins, le plus étendu mais le second moins peuplé et le moins dense du département. Cet arrondissement de 9 cantons et 165 communes comptait 159 780 habitants en 2010[11].

De la Révolution à 1926, la commune et le canton appartenaient à l'arrondissement de Coulommiers, puis de 1926 à 2005 à l'arrondissement de Melun avant de passer à l'arrondissement de Provins en 2006[12].

Rozay-en-Brie fait partie de la Communauté de communes les Sources de l'Yerres qui regroupe neuf communes adhérentes au 1er janvier 2014.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Rozay-en-Brie.

Depuis 1959, cinq maires se sont succédé à Rozay-en-Brie :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1966 Raymond Bizière   Chef d'entreprise
1966 1985 Jacques Picard   Médecin
1985 2001 Michel Bonnard   Plombier
2001 2008 Francis Lemaire Divers droite Chauffagiste
2008 en cours Patrick Percik UMP Maçon

L'hôtel de ville fut construit en 1840 sur l’emplacement de l’ancienne halle, démolie le 17 mai 1840[13].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie relève du tribunal d'instance de Meaux, du tribunal de grande instance de Meaux, de la cour d'assises de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Meaux, du conseil de prud'hommes de Meaux, du tribunal de commerce de Meaux, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Rozay-en-Brie n'est jumelée avec aucune autre commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rozay-en-Brie

Les armes de Rozay-en-Brie peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à trois roses de gueules.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Rozay-en-Brie était de 2 770 habitants en 2011[15]. La densité de population de Rozay-en-Brie est de 873,82 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 1 169 en 2010 ; ces logements de Rozay-en-Brie se composent de 1 075 résidences principales, 20 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 97 logements vacants[16].

En 2011, la commune comptait 2 770 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 450 1 370 1 417 1 383 1 456 1 513 1 420 1 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 417 1 489 1 568 1 548 1 593 1 569 1 531 1 368 1 390
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 354 1 406 1 246 1 079 1 108 1 120 1 127 1 214 1 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 483 1 521 1 768 1 914 2 380 2 613 2 703 2 721 2 770
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie est située dans l'académie de Créteil.

La ville dispose de quatre établissements scolaires allant de la maternelle au lycée :
- une école maternelle,
- une école élémentaire,
- le Collège des Remparts qui accueille 720 élèves,
- le Lycée La Tour des Dames qui accueille 774 élèves.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête de l’Épouvantail à Rozay-en-Brie. Le troisième dimanche du mois d'octobre[18].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville compte une maison de retraite EHPAD ainsi qu'un institut médico-éducatif.

Les hôpitaux les plus proches sont le centre hospitalier de Coulommiers et la clinique privée de Tournan-en-Brie.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Police - Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie dispose d'une brigade territoriale autonome de la gendarmerie nationale située à l'extrémité du chemin des Étangs.

Sapeurs-Pompiers[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie dispose d'un centre d'intervention et de secours situé sur le contournement est de la ville.

Sports[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie compte une douzaine d'associations sportives couvrant une grande variété de sports. La ville gère une école multisports[19].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un espace municipal avec terrain de football, de tennis et de basketball.

Médias[modifier | modifier le code]

Église de Rozay-en-Brie.

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que le bi-hebdomadaire Le Pays Briard relatent les informations locales.

La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre et d'IDF1.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le Journal de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres[20] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[21] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[22].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Rozay-en-Brie fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Mormant » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Notre-Dame de la Nativité[23].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune de Rozay-en-Brie fait partie de la zone d’emploi de Melun[24].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Zones d'activité[modifier | modifier le code]

Rozay-en-Brie compte une zone industrielle située au nord, limitée par la route nationale 4 contournant la ville.

Une petite zone commerciale se trouve à la sortie de la ville en direction de Pécy, avec un Simply Market (anciennement Atac), un Mr Bricolage et plusieurs commerces.

Commerces[modifier | modifier le code]

La vie commerçante de Rozay-en-Brie se concentre principalement le long de la rue du Général Leclerc, à la fois axe historique majeur et vitrine de la ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-la-Nativité[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de la Nativité est un édifice imposant. Elle a été classée monument historique en 1862[25]. Sa construction a commencé à partir du XIIe siècle. Le clocher, de style roman, date de cette époque. Elle a été transformée au siècle suivant : adjonction de la nef, du bas-côté nord et remaniée et restaurée jusqu'au XIXe siècle. Le portail ouest, mariage entre style gothique flamboyant et style Renaissance, a été restauré à partir de 1998. Sur un contrefort côté rue du Général Leclerc on peut voir une pierre gravée avec une marque de compagnonnage datée de 1517, date de l'achèvement de la partie sud de l'édifice. À l'intérieur, peuvent être perçus une "Vierge à l'enfant" en marbre blanc sculptée par Germain Pilon, une huile sur panneau en bois représentant Saint Jérôme écrivant ses mémoires, "la délivrance de Saint Pierre" huile sur toile du XVIIe siècle (M.H. 1984).

Tour d'angle du rempart de Rozay-en-Brie

Orgue[modifier | modifier le code]

Construits par Louis-Alexandre Clicquot au XVIIIe siècle, restauré en 1933 par Gabriel d'Alençon, le grand orgue, et le positif, constitués de deux mille tuyaux ont été remis en état de 1989 à 1996. Le positif, datant de 1723, est attribué au facteur d'orgue Deslandes et à la mort de celui-ci, la partie instrumentale aurait été confiée à Nicolas Collard ou à L. A. Clicquot. Le buffet d'orgue, daté de 1737, aurait ainsi pu être conçu par ces derniers[26].

Maisons à colombages et à encorbellements[modifier | modifier le code]

Il subsiste cinq maisons à colombages à Rozay-en-Brie.

Fortifications[modifier | modifier le code]

Rozay était entouré de remparts dont il reste d'importants vestiges. Sur les treize tourelles d'origine, il en reste huit. Trois portes donnaient accès à l'intérieur de la cité. Les portes de Rome et de Gironde qui subsistent ont été classés monuments historiques en 1935[27]. Les anciens fossés sont comblés et, plantés d'arbres et de pelouse, offrent des lieux de promenade.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une bibliothèque également école de musique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claudine de Culam (1585-1601).
  • Métropolite Vladimir (Tikhonicky) (1873-1959).
  • Nicolas-Michel Quatresolz de Marolles, chevalier de Saint Louis, à Marolles. Député à l'Assemblée législative (1791), Président de l'administration du district de Rozay-en-Brie.
  • Jean-Claude Defrance, médecin à Rozay-en-Brie, député à la Convention nationale (1792). Les 15 et 16 janvier 1793, il était présent pour répondre aux questions posées lors du procès de Louis XVI. Il n'a pas voté la peine de mort. Le roi sera guillotiné le 21 janvier 1793.
  • Pascal Amoyel, compositeur et pianiste, né à Rozay-en-Brie.
  • Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, est né à Rozay-en-Brie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rozay en Brie (guide touristique pouvant être obtenu au Syndicat d'Initiative Centre Brie, 23 rue du Général Leclerc).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Le portail des territoires sur le site Géoportail.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Climatologie mensuelle - Melun, France.
  4. Wiki Sara.
  5. Réseau des SE sur le répertoire des rues ferroviaires.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  7. a et b Ernest Nègre, op. cit.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fouille d’une voie antique et d’un habitat sur le site de Villarceaux à TOUQUIN (77) en 2011-2012.
  10. Patrimoine des communes de France.
  11. a et b Populations légales 2011 en Seine-et-Marne sur le site de l'INSEE.
  12. Arrêté no 05 – 2408 portant modification des limites d’arrondissement dans le département de Seine et Marne sur le site des actes administratifs de la Préfecture région Île-de-France.
  13. Commune de Rozay-en-Brie sur le site de la Société d’Histoire, d’Art, de Généalogie et d’Echange.
  14. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur Le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 21 avril 2014).
  15. Populations légales base 2011 sur le site de l'INSEE.
  16. Chiffres clés logement de la commune de Rozay-en-Brie sur le site de l'INSEE.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  18. « Fête de l'Epouvantail - ROZAY-EN-BRIE », sur http://www.fetes-et-foires.com (consulté le 5 juin 2012)
  19. La vie associative sur le site de la mairie de Rozay-en-Brie.
  20. Le Journal de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres sur le site de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres.
  21. Le Magazine de Seine-et-Marne sur le site du conseil général de Seine-et-Marne.
  22. Le Journal du Conseil régional sur le site du conseil régional de l’Île-de-France.
  23. « Annuaires des lieux de cultes », sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le 04 janvier 2014).
  24. « Zone d'emploi 2010 de Melun », sur le site de l'Insee (consulté le 17 septembre 2014).
  25. « Notice no PA00087258 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Orgue de Rozay-en-Brie sur le site Topic Topos.
  27. « Notice no PA00087260 », base Mérimée, ministère français de la Culture et « Notice no PA00087259 », base Mérimée, ministère français de la Culture