Champagne-sur-Seine

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Champagne-sur-Seine
Écluse de Champagne-sur-Seine.
Écluse de Champagne-sur-Seine.
Blason de Champagne-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Montereau-Fault-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
Michel Gonord
2014-2020
Code postal 77430
Code commune 77079
Démographie
Gentilé Champenois
Population
municipale
6 381 hab. (2012)
Densité 877 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 44″ N 2° 47′ 45″ E / 48.3956, 2.795848° 23′ 44″ Nord 2° 47′ 45″ Est / 48.3956, 2.7958  
Altitude Min. 42 m – Max. 111 m
Superficie 7,28 km2
Localisation

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Liens
Site web champagne-sur-seine.fr

Champagne-sur-Seine est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Champenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans un coude de la rive droite de la Seine à l'extrémité sud du plateau de la Brie à 9 km à l'est de Fontainebleau.

Le territoire communal est occupé au nord par 513 ha de forêt.

Communes limitrophes de Champagne-sur-Seine
Vulaines-sur-Seine
Samoreau
Héricy
Machault
Thomery Champagne-sur-Seine Vernou-la-Celle-sur-Seine
Veneux-les-Sablons Saint-Mammès

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'ancienne usine Schneider.

Pendant longtemps, la commune de Champagne-sur-Seine est un village rural sans histoire, occupé, pour l'essentiel, par des maraichers et des vignerons, à l'instar de la commune voisine de Thomery. Cependant, un changement fondamental intervient au début du XXe siècle. En 1902, la compagnie Schneider décide d’implanter, non loin de Paris, des ateliers de construction mécanique pour alimenter la construction du Métropolitain. Le site de Champagne est choisi, entre une boucle de la Seine et la ligne du PLM. La jonction entre le Loing (prolongement du canal du Centre) et la Seine, non loin de là à Saint-Mammès, permet par ailleurs une liaison directe avec Le Creusot, siège d'origine de l'entreprise. Le contexte social et politique a joué en faveur de cette implantation car des grèves très dures se sont déroulées à la fin des années 1890 au Creusot et ont donné lieu à des licenciements et à une restructuration des usines. Il est décidé d’éloigner les électriciens, principaux initiateurs de ces grèves, mais main-d’œuvre qualifiée indispensable pour le futur développement économique de la firme.

256 familles sont ainsi déplacées soit 649 Creusotins recensés en 1906. La population de la commune passe ainsi de 600 habitants en 1903 à 2 000 habitants en 1911, puis 3 200 habitants en 1926. Les employés, au sein de l’usine, passent de 560 en 1903 à 1 500 en 1926. À ces Creusotins s'ajoutent des ouvriers venus de Russie, après la Première Guerre mondiale et le coup d'état bolshevik. Ils font d'ailleurs construire une chapelle orthodoxe entre 1937 et 1939. Une telle installation rend indispensable la création d’une véritable cité ouvrière entre le village ancien et l’usine, avec les équipements nécessaires. 58 hectares de terrains sont achetés à cette occasion. Une société immobilière anonyme est créée en octobre 1902 pour gérer les logements ouvriers. Celle-ci utilise les services de l’architecte Edmond Delaire (1856-1921) pour réaliser une série de logements collectifs. 16 immeubles de 3 étages sont construits entre 1902 et 1903, abritant 269 logements. Chaque immeuble comprend des appartements de 2 à 4 pièces, avec salle d’eau privative et sanitaire, le tout relié à un réseau d’égouts et de traitement des eaux. À ces logements collectifs s’ajoutent des pavillons destinés à loger les contremaîtres de l’usine, situés à proximité de la Seine. Ces logements se révélant insuffisants, d’autres – individuels, en bandes – sont construits, dans le quartier des Alouettes, rue du Pas-Rond (actuelle rue de la Libération), puis 96 dans le quartier de l’Aubépine, au sud de l’usine, entre 1920 et 1921. Dans les années 1930, l’usine dispose ainsi de 518 logements.

Des commerces sont créés simultanément au sein même des immeubles, soit 44 boutiques (contre les 4 présentes avant l’installation de l’usine). Une coopérative d’usine permet par ailleurs aux ouvriers de s’approvisionner à moindres frais. Trois écoles sont construites en 1904 ainsi qu’un cours spécial professionnel en 1905, pour former les futurs ouvriers de l’usine. Très rapidement, un stade est aménagé ainsi que 260 jardins ouvriers, propriétés de l’usine et loués exclusivement aux travailleurs de Schneider.

Après un déclin au cours des années 1930 et une contribution à l'industrie de guerre allemande sous l'occupation, l'usine connait un regain d'activité après la Seconde Guerre mondiale. Mais la production périclite et l'usine ferme au début des années 1990.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1930   Pierre Béraud    
1944   Paul Nicolas    
1945   Albert Barrière    
1947   Henri Maugé    
1971   Gilles Simmer RPR  
1995   Eugène Chupeau    
mars 2001 2014 François Roger MDC puis PS  
mars 2014 septembre 2014 Jean-Pierre Vernery[1] PS  
octobre 2014 en cours Michel Gonord [2] SE  .

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 6 381 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440 438 478 543 524 520 528 525 557
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494 533 463 494 477 481 496 480 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605 1 772 2 028 2 723 3 284 3 154 3 109 2 871 3 559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 837 5 298 5 543 5 406 6 092 6 594 6 593 6 475 6 423
2012 - - - - - - - -
6 381 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe à Champagne deux écoles élémentaires : Henri Maugé et Saint Gilles, l'une établie vers le haut de la cité, l'autre située en centre-ville. La commune abrite également le collège Fernand Gregh, du nom d'un poète français, membre de l'Académie française (1873-1960). Cet établissement, réputé pour l'excellence de ses résultats[réf. nécessaire], accueille des élèves provenant principalement de Champagne-sur-Seine, Thomery, Saint-Mammès et Vernou-La-Celle-sur-Seine. Elle accueille aussi le Lycée La Fayette, Lycée des métiers de l’Énergie, du Numérique et des Industries de production.

Événements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
L'église russe.
L'ancienne usine Schneider.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

De gueules au pont droit de trois arches d'argent, maçonné de sable, posé sur une rivière d'argent mouvant de la pointe, surmonté d'une roue d'argent dentée de seize pièces d'or, sur laquelle broche un éclair du même posé en bande ; au chef cousu d'azur chargé de trois grappes de raisin d'argent, feuillées d'or, celle du milieu de deux pièces, celle de dextre d'une pièce à senestre et celle de senestre d'une pièce à dextre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Frey, Morphogénèse d'un parc immobilier et évolution de la répartition des groupes sociaux, actes de l'atelier D : Mobilités résidentielles et mutations urbaines, 4e Conférence internationale de recherche sur le logement, Les Enjeux urbains de l'habitat, Paris, 3-6 juillet 1990, [lire en ligne]
    Article sur l'évolution de l'habitat à Champagne-sur-Seine
  • Nicolas Pierrot, Champagne-sur-Seine. Et l'usine créa la ville... : Seine-et-Marne, Région Ile-de-France / Somogy éditions d'Art,‎ (ISBN 9782757205181)
  • Isabelle Rambaud, Construire la ville. L'urbanisme en Seine-et-Marne au XXe siècle, Archives départementales de Seine-et-Marne, coll. « Mémoire et Documents », 2007.
  • Jean Michel Regnault, Champagne-sur-Seine, Histoire d'un bourg rural et vinicole devenu cité industrielle, éd. Amatteis, 1993.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]