Le Blanc-Mesnil

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Le Blanc-Mesnil
La Place de l'eau et la flèche de l'Hôtel de ville.
La Place de l'eau et la flèche de l'Hôtel de ville.
Blason de Le Blanc-Mesnil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Raincy
Canton Le Blanc-Mesnil (chef-lieu)
Intercommunalité Syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye
Maire
Mandat
Thierry Meignen (UMP)
2014-2020
Code postal 93150
Code commune 93007
Démographie
Gentilé Blanc-Mesnilois
Population
municipale
51 916 hab. (2011)
Densité 6 449 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ N 2° 27′ 00″ E / 48.9333, 2.4548° 56′ 00″ Nord 2° 27′ 00″ Est / 48.9333, 2.45  
Altitude Min. 37 m – Max. 47 m
Superficie 8,05 km2
Localisation

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Le Blanc-Mesnil
Liens
Site web blancmesnil.fr

Le Blanc-Mesnil est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France, à sept kilomètres des boulevards des Maréchaux et du périphérique au nord-est de Paris.

Administrativement, le canton du Blanc-Mesnil se rattache à la sous-préfecture du Raincy. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 51 916 habitants. Ses habitants sont appelés les Blanc-Mesnilois.

Placé dans l'un des axes majeurs de développement de la région Île-de-France à mi-chemin de Paris et de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le Blanc-Mesnil reste un pôle économique et culturel actif dans le département.

La commune est historiquement rattachée à Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, homme d'État français, à l'illustre famille parisienne Potier de Blancmesnil, au Delley de la Garde et au savant d'Alembert.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Située dans la partie méridionale de la plaine de France aujourd'hui largement urbanisée, la ville, sans relief particulier, est traversée au nord par la Morée, cours d'eau aujourd'hui canalisée et délimitée au sud par la Molette, physiquement plus présente en surface.

La partie septentrionale de la ville est placée sur un ample bombement de la plaine de France. Il est ceinturé par trois dépressions :

  • Au nord, la vallée de la Morée, dont l'altitude varie de 41 à 43 mètres ;
  • À l'est, à la confluence de la Morée et du Sausset (47 mètres) ;
  • Au sud, par la vallée de la Molette.

La commune se situe à mi-chemin entre le Stade de France et l'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Le Blanc-Mesnil est bordé par sept communes :

La commune fait partie du pays d'Aulnoye délimité au nord par le pays de France, au nord-est par la Goële et à l'est par la Brie meldoise dont font aussi partie Drancy, Bobigny, Bondy, Les Pavillons-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois, Le Raincy, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Gagny et Coubron.

La commune est adhérente depuis 1971 du Syndicat intercommunal d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA). Depuis 2002, elle fait partie de l'Établissement public d'aménagement de la Plaine de France[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'urbanisation dense de l'agglomération parisienne provoque une légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec + 4,7 °C. Les mois les plus chauds sont juillet et août avec une moyenne supérieure à 20 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C[2].

Nuvola apps kweather.png  Relevés des températures, des précipitations et de l'ensoleillement au Bourget (Seine-Saint-Denis) 1971-2000[3],[4]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0,9 1,3 2,9 5 8,3 11,2 12,9 12,7 10,6 7,7 3,8 1,7 6,6
Températures moyennes (°C) 4 4,5 7,3 9,7 13,7 16,5 18,9 18,8 15,5 11,5 7 5 11,9
Températures maximales moyennes (°C) 6 7,6 10,8 14,4 18,2 21,5 24 23,8 20,9 16 10,1 6,8 15
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 54.3 46.1 53.5 46.5 63.3 57.8 53.6 51.6 53.8 55.5 55.8 55.6 647.3
Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) 55.6 87.5 129.4 172.8 201.4 218.8 239.1 221.1 173.3 125.8 75.2 50.6 1749.5
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Le Blanc-Mesnil 1 749 647 env. 15 env. 19 env. 13
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Au cœur d'un axe de développement[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil se situe à proximité de la plateforme aéroportuaire d'affaires, au sud de l'Aéroport du Bourget et à l'est de l'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

On y relève dans un rayon proche la présence d'équipements à vocation économique et culturelle : le Parc des expositions de Villepinte et du Bourget, les complexes économiques de Tremblay-Villepinte (Paris-Nord II), le pôle de développement tertiaire, industriel et hôtelier de Roissy et le Parc de la Villette, avec la Cité de la musique.

Desserte autoroutière, routière et ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville est accessible et traversée par l'autoroute A1 à l'ouest et l'autoroute A3 à l'est.

Elle est reliée à la province par la route départementale 17 en direction du nord et de la RD 2 (ex-RN 2) vers Soissons et Laon.

La départementale 115, appelée route des Petits-Ponts, traverse le sud de la ville jusqu'au carrefour de la Négresse. D'un côté, elle mène à la porte de Pantin. De l'autre, à Mitry-Mory et à Meaux dans la Seine-et-Marne.

Pour le trafic ferroviaire, elle est desservie par la gare du Blanc-Mesnil sur la ligne du RER B, mais aussi par la gare de Drancy (autrefois gare de Blanc-Mesnil-Drancy), aujourd'hui située en contrebas du pont de la rue Anatole-France à Drancy qui relie la partie septentrionale de la ville. Par la ligne de chemin de fer, Notre-Dame de Paris et la Sorbonne, sont à trente minutes.

La circulation de proximité est assurée par dix-sept lignes d'autobus et une ligne d'autobus noctilien, qui sillonnent la ville et desservent les communes voisines jusqu'à Roissypole, Paris intra-muros, la gare de Paris-Est et la place de la Nation.

Le « Pont des sables » et la passerelle piéton du Sémaphore relient la rive droite à la rive gauche de la ville séparée en deux par une large bande de voies ferroviaires et une gare de triage.

Une piste cyclable à double sens en cours de prolongement sillonne le nord de la ville.

Une gare de la ligne 16 du Grand Paris Express est prévue sous le parc Jacques Duclos. Ses quais seront situés à une profondeur de 22 mètres[5],[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le parc de logement se répartit entre une zone pavillonnaire de propriétaires individuels et une zone d'habitat collectif.

La répartition des statuts d'occupation des 18 411 ménages s'effectue entre 7 550 propriétaires d'un logement individuel dans le parc pavillonnaire, près de 7 500 locataires du parc HLM, et le reste essentiellement dans le parc locatif privé.

Le secteur pavillonnaire s'étend sur le centre-ville et la partie sud plus verdoyante, et 1/5e de la population y vit, soit entre 10 000 et 15 000 habitants. Parfois, située à proximité de quartiers HLM au centre est et ouest, comme la cité Pasteur ou la ZAC Pierre-Sémard, et au sud, comme les Quatre Tours ou encore la cité Danielle-Casanova, la population peut y sentir un sentiment d’abandon et de relégation, bien que fort attachée à la ville et à son image.

La majeure partie du parc social est inégalement répartie dans la zone nord de la ville, et de façon plus parcellaire au sud. Le plus grand complexe est celui des Tilleuls au nord qui comporte 2 752 logements sociaux. Avec une population de 12 000 habitants, ce quartier compte près du 1/5e de la population communale. Une grande diversité de nationalités y est représentée. Le chômage est élevé avec un taux qui atteint 23,7 %, et même 27,7 % chez les 15-25 ans. La population est jeune avec un taux de 40 % de moins de 20 ans. Classées comme « Zone franche urbaine », les 212, cité verte, et le Pont-Yblon [7] constituent avec leur voisin des Tilleuls les quartiers nord de la ville. Un programme de rénovation urbaine est en cours.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans un acte royal de 1060, la première mention connue à ce jour du nom du Blanc-Mesnil apparaît sous la forme de Mansionale Blavum qui signifie « La Blanche Maison ». Le nom du lieu pourrait être en référence aux maisons bâties en pierre calcaire, ou peut-être à la poussière de farine recouvrant les maisons proches du moulin à eau.

Le premier toponyme de Mansionile Blavum s’altère par la suite pour devenir Maisnellus Albus entre 1061 et 1095, Blancum Mensionile en 1118, Mansionile Blaum en 1141, Blaumesnillum en 1163 et sans doute par attraction paronymique Blanc Meny en 1453, puis sous sa forme presque finale en 1775 Blanc-mênil[8].

« Mesnil », toponyme très répandu en France,à partir de Mansionem, le bas-latin a créé un nouveau terme dérivé du mot latin mansionile [9], diminutif de mansio, demeure, habitation, maison.Devenu en français médiéval maisnil,mesnil, « maison avec terrain » [10].

Etymologiquement, mansionile est un terme de la latinité barbare pour signifier un champ accompagné d'une maison, pour y loger le laboureur. Par analogie, le terme anglais mansion désigne un manoir. L'adjectif blavum signifie bleu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Île-de-France.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte en 1984 dans le cadre de fouilles archéologiques de trois haches polies et de silex retouchés atteste une présence humaine sur le site du Blanc-Mesnil à l'époque néolithique et gallo-romaine[11]. Des tessons de céramique gauloise y ont été découverts[12].

La Morée et la Molette et la proximité d’une ancienne voie romaine (routes nationales no 2 et no 17) confortent cette hypothèse.

En 2009, douze sépultures ont été exhumées sur un chantier. Dans la plupart d’entre elles, un glaive, une lance ou des fibules[13].

Moyen Âge : de la chapelle au manoir seigneurial[modifier | modifier le code]

Philippe Ier de France, roi de France de 1060 à 1108, dote l'abbaye Saint-Vincent de Senlis, fondée par sa mère Anne de Kiev pour le repos du roi Henri Ier, des terres du Blanc-Mesnil, sans doute une propriété agricole avec terres et dépendances. La charte de 1060 pour la fondation et la dotation du couvent de Saint-Vincent de Senlis lègue les terres au roi de France Philippe 1er.

Dès 1353 sous le roi Jean II, bienfaiteur, la chapelle Notre-Dame de l'Annonciation (également appelée Notre-Dame de Blancmesnil[14]) devient un lieu de pèlerinage[15] de la confrérie des Orfèvres de Paris[16] qui s'y rend jusqu'en 1678, située à deux grandes lieues de la capitale et célèbre à cent lieues à la ronde. Un clocheteur de la confrérie se promène dans les rues avec sa clochette d'argent pour avertir le peuple parisien. Elle dépend alors de la paroisse de Dugny et du diocèse de Paris. Les pèlerinages ont lieu à l'Annonciation, à l'Assomption et à la Conception. La légende veut que Jeanne d’Arc soit venue prier dans la chapelle et se reposer sous l'un de ses arbres de la ferme Notre-Dame, appelé des siècles durant, « l'arbre de Jeanne d'Arc ». La chapelle est mentionnée dans le compte des menus plaisirs d'Isabeau de Bavière, reine de France. La chapelle est détruite en 1823.

Au début du XIVe siècle, le hameau se situe à l'endroit que l'on nomme encore aujourd'hui le Vieux pays (rue Edouard Renault et alentours). Il possède un manoir seigneurial, quelques chaumières, la chapelle Notre-Dame et un moulin à eau. Le territoire est « en labourages et en prairies »[17]. À l'époque, le hameau est chef-lieu paroissial.

Époque moderne : de la seigneurie au hameau[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, Simon Potier, prévôt des marchands, prend le contrôle de la seigneurie, dans laquelle il fait bâtir un château. La famille Potier de Blancmesnil y règne jusqu'à la cession du fief en 1672 à René de Marillac, maître des requêtes au Conseil d’État, puis à Charles Armand René de La Trémoille[18].

Le jeudi 27 juin 1624, Jean Héroard évoque le jeune Louis XIII dans le château qui « dépouille son pourpoint, se met sur son lit à midi et s'éveille à quatre heures ». Il joue « à la longue paume deux heures, puis soupe et se couche à dix heures ». Le lendemain matin, il « monte à cheval à onze heures, part du Blanc-Mesnil, arrive à Paris à une heure »[19].

Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, président du Parlement de Paris, reprend la charge.

À la veille de la Révolution française, le hameau du Blanc-Mesnil comporte trois fermes, un moulin à eau, un débit de boissons, les enseignes d'un maréchal-ferrant et d'un charron. Il possède également les domaines du Coudray (avenue Pasteur) et de Groslay (avenue Paul Vaillant-Couturier).

Le château de Blanc-Mesnil[20] construit par Guillaume de Lamoignon, est attesté en 1680. Il prend l’apparence d’un bâtiment de quarante-cinq mètres de long sur dix mètres de large faisant retour à angle droit vers l’avant aux deux extrémités. Propriété de la famille Lamoignon, le château est rénové en 1752, mais sans modification de son plan. Il est alors une demeure de plaisance, entourée de grands jardins français et d’un vaste parc. Les jardins sont entourés de murs et bordés par un large bassin, alimenté par l’un des bras de la Morée.

Le château est bas, mais solidement bâti et soutenu de quatre pavillons couverts d'ardoises. Il y a un étage et le bâtiment est surmonté d’un clocheton. Le château occupe toute la largeur d’une plate-forme longue de quatre-vingt-cinq mètres et ceinte de fossés larges d'une vingtaine de mètres. Deux pavillons occupent les angles nord-ouest et sud-ouest de la plate-forme. La plate-forme est précédée à l’ouest d’une avant-cour de soixante mètres de long sur cinquante mètres de large, à laquelle on accède par une entrée en demi-lune.

Le château est cédé à Nicolas Dedelay dit de Delley, seigneur de La Garde et de Blancmesnil, fermier général et secrétaire du roi.

À la Révolution, il est abandonné par le comte Pierre Louis Charles Delley, et détruit vers 1800. Les pilastres de l’entrée sont remontés à l’entrée du parc Jacques-Duclos[21].

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le village ne compte que quinze feux (ou familles). En vertu du décret du 14 décembre 1789 relatif à la constitution des municipalités, le Blanc-Mesnil qui a cent dix habitants doit élire un corps municipal. N'ayant pu trouver le nombre suffisant d'hommes pour remplir les fonctions d'officiers municipaux - il faut être imposé de dix livres au moins pour obtenir le droit de vote -, les villageois demandent à être réunis à la municipalité d'Aulnay.

En application de la loi du 22 décembre 1789, le hameau fait partie de la Seine-et-Oise, l'un des quatre-vingt-trois départements créés le 4 mars 1790 à partir d'une partie de la province d'Île-de-France. Versailles est le chef-lieu du département, le Blanc-Mesnil, lui, dépend du district de Gonesse.

Le 9 décembre 1792, en l'An I de la République, de nouvelles municipalités sont élues. C'est un renouvellement complet des conseils municipaux et pour la première fois une élection au suffrage universel. Joseph Mirgon, jardinier au château, devient le premier maire du Blanc-Mesnil.

Époque contemporaine : d'un village au grand boom du lotissement[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, le village ne dispose toujours pas d'une église et d'un cimetière, et reste étroitement dépendante de sa voisine Aulnay.

Le 29 juin 1815, l'armée prussienne prend le Blanc-Mesnil, avant de gagner Saint-Denis et Paris[22].

En mai 1816, Louis XVIII ordonne que les nobles rentrent en possession de leurs biens et qu'ils se substituent aux maires. Le marquis de Gourgues, maire d'Aulnay, devient ainsi maire du Blanc-Mesnil.

Entre-temps, Alexandre Gui-Pierre de Lavau, héritier des Delley, se fait édifier un pavillon de chasse. L'une des salles fait office de mairie. L'école est dispensée dans une grange, une bergerie abrite une chapelle. Les travaux des champs ponctuent les heures de la vie paysanne du village blanc-mesnilois.

La bataille du Bourget en 1870 cause de grands dégâts, provoquant la fuite des habitants vers Paris. Le 25 décembre 1870, le général Ducrot reprend la ferme du Groslay[23].

Le Vieux Pays au début du XXe siècle

En 1858, la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons et la création de la zone industrielle de La Molette, contribue au développement de la commune. Un garde-barrière veille au passage à niveau. La première gare n'ouvre qu'en 1912. Sur le plan de l’habitat, tout commence en 1896, lorsque la Compagnie des chemins de fer du Nord fait construire, sur une bande de terre jouxtant la voie ferrée, une dizaine de pavillons avec jardins potagers qu’elle vend à crédit à des cheminots. Des moissonneurs belges participent aux travaux des champs. Un commentateur[24] en goguette évoque en 1908 « la route de Dugny, ou encore celle qui conduit aux hauteurs de Blanc-Mesnil  : et dites si ce paysage n'a pas sa beauté particulière, s'il n'y fait pas bon vivre et se reposer (Poste, télégraphe, téléphone. — Marché mercredi et samedi) » et la possibilité de se « rendre chaque matin à son travail, et chaque soir venir se reposer dans la vraie campagne ». Un garde-champêtre assure la police rurale et forestière et celle du chemin de fer au Blanc-Mesnil. Avec son uniforme et son képi, armé d’un plaque de loi, il est chargé de surveiller à bicyclette les rues, les champs et les prés du Vieux et du Nouveau Pays blanc-mesnilois.

Le boom du lotissement ne prend qu'après la Première Guerre mondiale avec l'arrivée massive de populations ouvrières au « nouveau village » proche de la gare, afin de profiter du « du bon air de Blanc-Mesnil ». Il bénéficie de la proximité de l'aéroport du Bourget, qui connaît un important développement au cours des années 1930. Des entreprises de métallurgie, de chaudronnerie et de calorifugeage, ainsi qu'une filiale du groupe Maggi[25], s'y établissent. Entre 1901 et 1926, la population du Blanc-Mesnil est multipliée par cinquante.

En 1931, les digues de l'Ourcq se rompent. Au Blanc-Mesnil, trois cents maisons sont atteintes par les eaux. Les habitants sont évacués[26]. La commune compte alors quatre cinémas : le Blanc-Mesnil-Palace, le Cinéma de la Paix, le Zénith et l'Alhambra.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements aériens laissent de profondes séquelles dans une commune à moitié détruite à cause du voisinage de l'aéroport du Bourget et des installations ferroviaires stratégiques. La Résistance s'organise peu à peu.

La 2e DB accompagnée de FFI libère le Blanc-Mesnil le 27 août 1944.

Le patrimoine industriel : la saga du bouillon[modifier | modifier le code]

Installée dès 1930 par la Société industrielle des spécialités alimentaires, la filiale Maggi, connue sous le nom de « Bouillon Kub » s'installe au 192 avenue Charles Floquet et est dirigée par le suisse Eugène Fischer[27]. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle emploie une centaine de salariés.

Située entre la gare de triage et le champ d'aviation du Bourget et munie d'une batterie DCA ennemie installée sur le toit, elle devient la cible des bombardements anglais.

À la Libération, et à la suite de la fusion de Nestlé et Maggi, elle devient une fabrique pour les célèbres petits pots pour bébé. L'usine a alors 250 salariés. En 1969, Nestlé fusionnant avec Findus, l'usine fabrique des crêpes et conditionne du poisson. En 1972, les activités de la société cessent.

Les Trente Glorieuses : des vestiges de la campagne à l'urbanisation[modifier | modifier le code]

Jusque tard dans les années 1950, le Blanc-Mesnil reste campagnard. Au lieu-dit « Les Sables du Groslay », il y a de grandes prairies où paissent des vaches et broutent des moutons. De part et d'autre, des champs de blé. Dans le petit bois Surcouf où se jette les eaux de la rivière La Molette, des grenouilles et des salamandres.

Face à la demande croissante de logements de l'après-guerre, tant au niveau communal que national, trente-et-une cités sortent de terre entre 1957 et 1974.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[28], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Au nord, elle développe sa zone d'activité, dans laquelle des entreprises, Canon, Panasonic, Warner Music, Rank Xerox, Cégédur (filiale du groupe Péchiney), Bénénuts et La Maison du Café, s'installent : beaucoup ont depuis quitté le site. Au sud, on trouve Air liquide (leader mondial des gaz industriels) ainsi que l'entreprise métallurgique Bancilhon-Varlot (rachetée depuis par la SIDEC). Cette zone s'est également désertifiée, puisqu'elle a vu partir des sociétés comme Café Legal, Duroi-Jacquet[29] ou Rank Xerox.

Le parc Jacques-Duclos est créé au nord de la ville en 1976.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'un projet urbain qui participe au visage architectural moderne du Blanc-Mesnil, les réalisations récentes s'organisent autour de trois axes :

  • Pour l'activité économique, le parc Modus, la ZAC Gustave Eiffel, le Carré des aviateurs ;
  • Pour l'éducation et l'habitat, le lycée Mozart, les Terrasses du Blanc-Mesnil, Cœur-de-Ville, la Villa Charles Floquet ;
  • Pour la culture, le Forum culturel, le cinéma Louis Daquin, la médiathèque Edouard Glissant et le Deux pièces cuisine.

Comme de nombreuses communes de l'agglomération parisienne et celle des grandes villes de province, les émeutes de novembre 2005 affectent les quartiers nord, Sud et Centre de la ville : incendie d'automobiles, d'autocars privés, d'autobus et de poids lourds, d'entrepôts et de gymnase. Les dégâts matériels s'élèvent à hauteur de cinq millions d'euros pour les biens public et privé. Dans ce contexte, le vendredi 4 novembre, Daniel Feurtet, maire du Blanc-Mesnil, Marie-George Buffet, députée, et Hervé Bramy, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, sont reçus à Matignon.

Des chaînes d'information en continu française et internationale sont présentes dans la commune. La presse allemande (Der Spiegel, Berliner Morgenpost, Die Zeit), américaine (Washington Post[30], Herald Tribune, New York Times), britannique (The Guardian, The Telegraph), chinoise (Tapei Times) et l'agence de presse Associated Press, consacrent des articles sur les événements (« riots »). Une délégation du Transport du Congrès américain a été reçue en mai 2008.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le canton du Blanc-Mesnil est formé par cette seule commune. La ville n’est membre d’aucune communauté d’agglomération. Elle fait partie cependant du Syndicat intercommunal d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye depuis sa création, en 1971. Ancienne commune de Seine-et-Oise, la ville est devenue une des quarante communes du nouveau département de la Seine-Saint-Denis le 1er janvier 1968. La ville fait partie de la IVe circonscription de la Seine-Saint-Denis. Le député de la circonscription est Marie-George Buffet, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de Lionel Jospin.

Le Blanc-Mesnil abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste principal et deux annexes, un centre des Finances Publiques, une Caisse Primaire d'Assurance-Maladie, un point d’accueil EDF-GDF, une bourse du travail, un Pôle emploi. La ville dispose également d'un GRETA (51, avenue de Verdun) et d'un espace emploi-insertion.

Vie politique et scrutins[modifier | modifier le code]

Aux élections présidentielles de 2007, les Blanc-Mesnilois ont préféré Ségolène Royal (55,84 %) à Nicolas Sarkozy (44,16 %). L'abstention s'élève à 17,85 %[31].

Au premier tour des élections législatives de 2007, Thierry Meignen (Union pour un mouvement populaire) est arrivé en tête avec 34,35 % des voix devant Marie-George Buffet (Parti communiste français) avec 32,26 %, Marie-Pierre Ramos (Parti socialiste) avec 15,55 %, et Alain Geoffroy (Front national) avec 5,38 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil de 3,5 %. Au second tour, Marie-George Buffet est réélue avec 55,95 % des suffrages exprimés[32].

Lors des élections municipales de 2008, la liste « À gauche pour une ville de toutes les réussites », menée par Daniel Feurtet et Didier Mignot, remporte le scrutin avec 43,91 % des suffrages exprimés. Les listes menées par Thierry Meignen (Ensemble pour changer le Blanc-Mesnil) et Alain Ramos (Le Blanc-Mesnil, c'est vous) obtiennent respectivement 43,55 % et 12,54 % des voix. La participation s'établit à 53,30 % des inscrits[33].

Le 30 mars 2014, au second tour des municipales, Thierry Meignen (UMP), l'emporte sur le maire sortant, Didier Mignot (PCF). C'est un changement historique, la ville ayant conservé une fidélité aux listes du parti communiste depuis près de 80 ans.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis le 5 avril 2014 la commune compte quarante-cinq conseillers municipaux dont treize adjoints, proportionnellement au nombre d'habitants. Le conseil municipal est composé de 34 élus de la majorité municipale (UMP-UDI-MoDem-CCBM) et de 11 élus de l'opposition municipale (PCF-PS-EELV).

Vie participative, associative et civique[modifier | modifier le code]

Des instances de démocratie locale permettent d'établir un dialogue entre les habitants, les élus, les professionnels, les jeunes et les moins jeunes. Dans ce contexte, l'initiative « Décidons la ville ensemble » a été mise en place en 2005 pour encourager la participation civique[34] et passer à une étape supérieure dans l'élaboration des décisions par les habitants eux-mêmes.

  • Le Conseil consultatif des aînés rassemble quarante-quatre membres retraités et personnes âgées désignés par tirage au sort.
  • Le Conseil Local des Jeunes regroupe 44 membres garçons et filles âgés de 15 à 25 ans, élus par les jeunes Blanc-Mesnilois. Non seulement, il est un moyen pour les jeunes citoyens de prendre en charge les décisions qui les concernent, mais aussi une façon de participer activement aux changements qui s'opèrent dans la ville en direction de la jeunesse.
  • Le Conseil Local de la Vie Associative est une assemblée informelle, composée de représentants des diverses associations locales. Il se veut un lieu de réflexion et de propositions. Le Conseil peut questionner, imaginer, suggérer sur tous les sujets portant sur la vie associative et la vie de la commune.
  • Le Conseil de ville et de voisinage constitue un espace de débat pour participer à la vie locale. Aujourd'hui, six conseils de ville et de voisinage fonctionnent sur l'ensemble du territoire communal (Sud-Petits-Ponts-Groslay, Pôle gare, Centre-Coudray, Centre-Tilleuls, Eiffel, Nord-Aviation). Les réunions se tiennent une fois par trimestre.
  • Le Comité local des droits de l'enfant défend les droits de l'enfance. Le comité regroupe des enseignants, des directeurs de centre, ainsi que les parents d'élèves ou le Secours populaire. Le comité local n'anime pas directement des actions, mais remplit des fonctions d'observations et de propositions.
  • Les Conseils d'usagers des services publics
  • Les Conseils de résidents dans les maisons de retraite.
  • La Maison des Tilleuls est un pôle de services publics. Avec la halte-garderie, cet établissement municipal accueille des activités physique et sportive, un dojo et une salle de danse, une salle de musculation avec vestiaires et sanitaires et un espace multimédia.
  • La Maison du Chemin Notre-Dame.
  • La Maison pour tous Jean-Jaurès.

La commune dispose d'un réseau associatif de 281 associations locales, parmi lesquels 11 000 habitants membres. Pour la plupart, elles sont liées au domaine de la culture, des arts (Union des artistes blanc-mesnilois) du sport, des loisirs, de l'éducation, des anciens combattants et de l'humanitaire.

La ville a obtenu le prix Action, innovation, accessibilité pour son initiative en faveur du handicap[35].

Sociologie politique[modifier | modifier le code]

Sous la IIIe République, la ville connaît une période marquée par le radical-socialisme. Au lendemain du Front populaire, l'élection du maire Henri Duquenne fait glisser la mairie dans la ceinture rouge. Il se constitue un réseau associatif, syndicats, clubs sportifs (football, cyclisme, gymnastique) et gazettes.

La ville figure parmi les trois villes avec le Havre et Brest à fédérer leurs associations sportives en un Office municipal des sports. C'est une façon de soustraire les jeunes de l'influence du patronage catholique et bourgeois. Autour des valeurs socioculturelles du communisme, il s'organise une sociabilité dans un esprit d'appartenance et d'identification à la classe ouvrière, dont il subsiste aujourd'hui traditions et pratiques.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis la Libération

  • Thierry Meignen, UMP, 2014-en cours[36]
  • Didier Mignot, PCF, 2008-2014
  • Daniel Feurtet, PCF, 1989-2008, Conseiller général (1994-1997), Député (1997-2002)
  • Robert Fregossy, PCF, 1965-1989, Conseiller général (1982-1994)
  • Eugène le Moign, PCF, 1945-1965.

Sous l'État français, la IIIe République et le Second Empire

  • Maurice Lambot, 1943-1945
  • Alfred Dubuissez, 1941-1943
  • Bernard Legrand, 1939-1941
  • Henri Duquenne, PCF, 1935-1939
  • Marcel Gerdil, SFIO, 1929-1935
  • André Neufinck, Radical-socialiste, 1908-1929
  • Pierre-Hippolyte Jouslain, 1905-1908
  • Marcel-Edouard Renault, 1892-1905
  • Michel Renault, 1860-1892

Avant la Restauration

  • Joseph Renault, 1821-1860
  • Marquis Auguste-François de Gourgues, 1816-1821
  • Pierre Maillet, 1798-1816
  • Carles-Victor Tetard, 1797-1798
  • Joseph Mirgon, 1793-1797
  • Christophe Bazureau, 1792-1793
  • François-Noël Chartier, 1790-1792
  • Jean-Jacques Cousin, 1787-1790[37]

Instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil fait partie de la juridiction d’instance et de grande instance et du tribunal de commerce de Bobigny.

Le Blanc-Mesnil regroupe un centre de secours des sapeurs-pompiers et un commissariat de police[38].

Le taux de criminalité qui n'inclut que la seule commune est de 90,16 pour 1 000 habitants, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (83/1 000), mais inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis de 95,67/1 000. Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 22,43 %.

D'après le ministère de l'Intérieur, la commune a un taux de violence de 14,63 pour 1 000 habitants et se classe au neuvième rang des circonscriptions de police. En résumé, la commune est la neuvième ville la plus violente du pays, mais les sept premières sont également des communes du département[39].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil bénéficie d'une forte présence d'espaces verts sur son territoire grâce au parc Jacques-Duclos. La commune est particulièrement active en matière d'environnement et de développement durable.

Espaces verts et jardins[modifier | modifier le code]

Sur une surface totale de 805 hectares, le Blanc-Mesnil compte 67,5 hectares d'espaces verts répartis sur 164 sites, soit 1/12e de son territoire.

La ville compte 16 hectares de squares et jardins, 14 hectares de massifs d'arbustes et 47 hectares de pelouses, ainsi que 380 jardinières, 37 bacs d'orangerie et 22 kilomètres de plantation d'alignement, soit 7 728 arbres. 9 sites sont pourvus de mâts de suspensions fleuries, soit au total 204 cubes et 105 coupelles.

  • Créé en 1976, le parc Jacques-Duclos qui s'étend sur une surface de 24 hectares demeure le plus grand parc communal du département de la Seine-Saint-Denis. Il inclut un bassin paysager de 3 900 m² mis en valeur par des mouvements de terre formant des buttes et vallons, une vaste zone florale (iris, bambous, azalées, fougères et plantes vivaces) et une biodiversité arboricole protégée de 16 000 arbres (ginkgos bilobas, cèdres de l'Atlas, hêtres de Perse, liquidambars, frênes pleureurs (cultivars du Frêne élevé), tulipiers de Virginie, hêtre de l'Antarctique, arbre caramel) appartenant à une cinquantaine d'essences différentes, originaires d'Europe, d'Asie, d'Amérique du Nord et du Sud. À noter, des espaces avec des activités de détente, des planes de jeux, des zones vallonnées ou boisées, un théâtre de verdure, une palmeraie, un parcours botanique et cinq parcours pédestres jalonnés de quatre-vingts panneaux indicatifs.
  • Les vignes comprennent 1 220 pieds plantés près de la ferme Pasquier au parc Jacques-Duclos. Le Clos blanc-mesnilois est un Chardonnay vieilli en fût de chêne produit au Blanc-Mesnil. Chaque année, 1 200 bouteilles de 50 cl sont produites. Le vin a été primé au concours des vins d'Île-de-France[40].
  • Le square Stalingrad (anciennement square de la Concorde), platanes et marronniers.
  • La Place de l'eau (Place Gabriel-Péri), à proximité de l'esplanade de l'Hôtel-de-ville, est aménagée en 2006 avec un bassin de 400 m² équipé de brumisateurs[41]. Un ruisseau planté de bouleaux, frênes et d'aulnes qui s'écoule de la mairie à la Place Salvador-Allende couronne le jardin. Sont également plantés un saule et des hélophytes. Le parcours paysager célèbre la mémoire de l'eau[42].
  • Le mur végétal du Forum culturel conçu par le botaniste Patrick Blanc.
  • Le jardin de Montillet.
  • L'arboretum du mail Jacques Decour.
  • Le Centre technique Espace Vert comprend deux zones d'activité : la première concerne les activités de service sur une surface de 732 m², la seconde abrite une orangerie dédiée à la végétation tropicale sur 90 m² avec un bassin et une cascade d'eau, accessible au public.

La ville a obtenu en 1999 trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[43].

Pour la gestion de son patrimoine arboré, elle a été récompensée en 1997 par le Prix National de l'Arbre et en 2000 par le Prix du Fleurissement d’Automne.

La ville a reçu le premier prix ex-aequo dans la catégorie « Gestion de l'ambiance et prévention et réduction des nuisances » pour son projet visant à mieux gérer les implantations des antennes relais et à améliorer l'information[44].

La gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil est une des rares communes de l'Île-de-France à produire sa propre eau potable depuis le sous-sol. Par l'intermédiaire de puits, l'eau prélevée dans les nappes profondes du Sparnacien, située à une profondeur inférieur à moins de cent mètres, présente des caractéristiques similaires aux eaux minérales distribuées dans le commerce.

Cinq forages existent dans différents endroits du territoire, auxquels s'ajoutent deux puits sur une commune dans le Val-d'Oise.

La production annuelle de trois millions de mètres cubes couvre intégralement les besoins de distribution. Au nord de la ville, une nouvelle station de pompage/stockage/distribution a été réalisée. Deux réservoirs contiennent 2 500 mètres cubes d'eau.

Par ailleurs, la commune a été choisie pour recevoir la future station d'épuration des eaux de l'est de la région Île-de-France.

L'Écopôle[modifier | modifier le code]

Le futur écopôle[45] accueillera une station d'épuration et une usine de méthanisation. Le projet devrait aussi contenir un centre de formation aux métiers de l'environnement, une pépinière d'entreprises et une Maison de l'environnement. Un projet a vu le jour entre l'orchestre d'harmonie du conservatoire a rayonnement départemental et le Service municipal de la jeunesse, afin de présenter d'ici juin 2010, un spectacle pédagogique et humoristique, présentant l'écopole et ses bienfaits pour la ville et la région.

Les Journées de l'environnement[modifier | modifier le code]

Depuis 2000, la municipalité organise des Journées de l'environnement[46] chaque année fin septembre. Des festivités prennent forme : parcours botanique, marché bio et commerce équitable, visite des serres et de la vigne municipales, circulation douce en calèche entre le marché et le parc Jacques-Duclos.

Une occasion de sensibiliser le public aux problématiques liées aux économies d’énergie, à la production d’eau potable, à l'essai de véhicules propres, à la flore et à l’avifaune blanc-mesniloises.

Jumelages et coopérations[modifier | modifier le code]

Dans l'esprit des jumelages engagés après la Seconde Guerre mondiale au sein de la Fédération mondiale des cités unies, le Blanc-Mesnil signe le 7 août 1961 un protocole de jumelage avec les villes de Peterhof (anciennement Petrodvorets) en Russie, ville connue pour son Palais de Pierre le Grand et son Usine de montres de Petrodvorets-Raketa. Ainsi qu'avec Altrincham (devenue Sandwell[47] le 4 mai 1985) en Grande-Bretagne. Le jumelage se traduit par des échanges culturels pour la jeunesse et des rencontres entre élus.

Codéveloppement[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de sécheresse, de famine et de guerre en Afrique dans les années 1980, le Blanc-Mesnil réagit à sa façon en signant en 1991 un jumelage de coopération décentralisée avec Debre Berhan en Éthiopie et dans une autre mesure avec la ville de Beni Douala[48] en Algérie dans le wilaya de Tizi-Ouzou.

Dans le cadre du jumelage avec la municipalité de Debre Berhan en Éthiopie, le Blanc-Mesnil a signé une convention portant sur la gestion des déchets et sur l'approvisionnement de la ville en eau potable[49]. Concrètement, le programme d'approvisionnement en eau potable de la ville a permis l'installation de pompes aux forages, la création de bornes fontaine, la réhabilitation de la station de traitement et un château d'eau d'une capacité de deux-cent trente mètres cubes[50].

Les réalisations menées par les deux villes ont ouvert la porte à de nouveaux contributeurs financiers. À partir de 2000, le ministère des Affaires étrangères devient un contributeur important de différents programmes, en partenariat avec le Blanc-Mesnil. En 2001, l’Agence française de développement (AFD) prend en charge la mise à niveau de l’ensemble du dispositif d’approvisionnement en eau potable de Debre Berhan. Le programme, d’un coût total de 6,5 millions d’euros, dans lequel, aux côtés de l’AFD, principal bailleur de fonds, l’État régional d'Amhara, les villes du Blanc-Mesnil et de Debre Berhan sont partenaires, est destiné à résoudre les besoins en eau de l’agglomération urbaine, à l’horizon des prochaines décennies et de son expansion démographique jusqu’à plus de 100 000 habitants. Il comprend la réalisation de nouveaux forages, l’installation de pompes et de réservoirs, l’extension des réseaux principal et secondaire, la formation à la gestion et à la maintenance et une partie de l’assainissement[51].

Humanitaire[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises, le Conseil municipal a marqué sa solidarité avec des peuples victimes de catastrophes naturelles à l'étranger en débloquant des fonds à destination d'organismes œuvrant sur le terrain.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le taux de fiscalité directe sont les suivants[52],[53] :

À ces taux, il convient d'ajouter les sommes prélevées par d'autres collectivités et par l'État.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 51 916 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
120 63 83 81 96 109 95 128 119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
109 105 138 128 156 166 170 165 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
213 978 1 770 3 932 10 688 19 343 21 660 18 277 25 363
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
35 708 48 487 49 107 47 037 46 956 46 936 51 109 51 916 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2004[55].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires relèvent de l’académie de Créteil. Un bureau de l'Inspection générale de l'Éducation nationale (12e circonscription élémentaire) et un Centre d'information et d'orientation (50, avenue de la Division-Leclerc) sont également présents. Le Blanc-Mesnil compte dix-huit écoles maternelles et quinze écoles primaires. Ces écoles sont gérées par l’Inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale[56]. Dans l'enseignement secondaire, on dénombre quatre collèges et trois lycées publics.

Collèges publics

  • Collège Marcel Cachin
  • Collège Aimé et Eugène Cotton
  • Collège René Descartes
  • Collège Nelson Mandela

Lycée public d'enseignement général

  • Lycée Wolfgang Amadeus Mozart

Lycées professionnels publics

  • Lycée professionnel Aristide Briand
  • Lycée polyvalent Jean Moulin

Le lycée polyvalent régional Wolfgang Amadeus Mozart enregistre les taux de réussite suivants au baccalauréat :

  • En 2007, par série[57] :
Série Taux de réussite en % Rang départemental Rang national
Baccalauréat général 75,8 NC 2 030 / 2 314
Baccalauréat général - Série ES 87,7 NC 3 615 / 6 094
Baccalauréat général - Série L 62,1 NC 5 795 / 6 091
Baccalauréat général - Série S 76,8 NC 5 136 / 6 093
Baccalauréat technologique 54,1 NC 1 890 / 1 939
Baccalauréat technologique - Série STG 54,1 NC 2 671 / 2 750
  • De 2005 à 2008, toutes séries confondues[58],[59],[60] :
Année Taux de réussite en % Rang départemental (sur 125) Rang national (sur 4 647)
2009 54 - -
2008 73 28 -
2007 70 - -
2006 50 89 3 912
2005 65 34 2 049

Petite enfance[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles

  • Maternelle Anne Frank
  • Maternelle France Bloch-Sérazin
  • Maternelle Henri Wallon
  • Maternelle Jean Macé
  • Maternelle Joliot-Curie
  • Maternelle Jules Ferry
  • Maternelle Jules Guesde
  • Maternelle Les Poètes
  • Maternelle Rose Blanc
  • Maternelle Pasteur
  • Maternelle Hugo - Gorki
  • Maternelle Paul Eluard
  • Maternelle Maurice Audin

Crèches publiques

  • Crèche collective Ethel & Julius Rosenberg
  • Crèche collective Robert Fregossy
  • Crèche familiale

Espace jeunesse

  • Ferme du Groslay
  • Centre de loisir République

Colonies de vacances[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil gère deux centres de colonies de vacances : l’un situé à La Condamine-Châtelard dans les Alpes-de-Haute-Provence pour les enfants âgés de 8 à 11 ans, l'autre à La Barre-de-Monts en Vendée, pour les enfants âgés de 6 à 13 ans. Dans ces deux centres sont organisées « des classes de neige » et « des classes de mer » par les écoles de la commune.

Également, le Camp de la Lune à Saint-Martin-la-Méanne en Corrèze, pour les enfants âgés de 8 à 11 ans, ainsi qu'un centre pour les enfants de 4 à 6 ans à Nanteuil-le-Haudouin dans l'Oise.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Pour les adultes

  • Centre municipal de santé Pierre Rouquès
  • Centre municipal de santé Fernand Lamaze
  • Centre médico-sportif
  • Centre médico-psychologique « La Maison »

Pour les enfants

  • Centre de protection maternelle et infantile départemental
  • Centre municipal de protection maternelle et infantile Berthie Albrecht
  • Centre municipal de protection maternelle et infantile Pierre Rouquès
  • Centre municipal de protection maternelle et infantile Fernand Lamaze
  • Institut médico-éducatif (IME) Jean-Marc Itard

Au-delà du réseau de santé municipal, le Blanc-Mesnil compte trente-et-un médecins généralistes, vingt-sept médecins spécialistes (gynécologie-obstrétrique, oto-rhino-laryngologie, cardiologie, radiologie, ophtalmologie), et dix cabinets d'infirmiers. Seize pharmacies et deux laboratoires d'analyses médicales sont à la disposition des habitants. En outre, un hôpital privé en centre-ville et la clinique médicale Gallieni.

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Jean-Bouin où évolue l'équipe du Blanc-Mesnil SF à domicile
L'équipe première du Blanc-Mesnil SF (ici en bleu) évolue en Division d'Honneur (ici contre l'ACBB le 11 décembre 2011).

Avec cinquante-huit associations et clubs sportifs, la ville propose une pratique de sports diversifiés qui vont du loisir jusqu'au haut niveau et pour tous les âges, des enfants au troisième âge.

  • Le stade Jean-Bouin présente des équipements sportifs diversifiés : un terrain gazonné éclairé pour les compétitions de football avec la piste d'athlétisme Haile Gebrselassie inaugurée le 28 août 2003[61], une tribune couverte d'une capacité de 1 000 places, deux terrains synthétique et stabilisé éclairé pour le football, un terrain gazonné et éclairé pour le rugby avec tribune et foyer (Maison du rugby), trois zones de jeux réservées à la pétanque et à la boule lyonnaise, deux terrains de sandball et un skatepark.
  • Le Gymnase Auguste Delaune, au sein du stade Jean Bouin, accueille les compétitions de Handball ou de Gymnastique. Il possède aussi un mur d'escalade, une salle de boxe et arts martiaux et une salle de musculation dans ses sous-sols.
  • Le complexe sportif Paul-Éluard comprend deux terrains gazonnés et éclairés pour le football et le rugby, un gymnase omnisports, un mur d'escalade, les courts de tennis Arthur Ashe, quatre terrains couverts et six en extérieur, ainsi qu'un club-house.
  • Le stade Boghossian comprend une salle spécialisée en haltérophilie/musculation, un terrain de football et douze terrains de boules lyonnaises.
  • Le gymnase Jean-Macé, salle de gymnastique et salle omnisports. (gymnase détruit par un incendie lors des émeutes de novembre 2005, actuellement en reconstruction)
  • Le gymnase Jacques-Decour, salle de gymnastique et salle omnisports.
  • Le gymnase Eugénie-Cotton, un gymnase omnisports avec un plateau d'évolution extérieur.
  • Le gymnase Paul-Langevin, tatamis et salle de musculation.
  • Le plateau Mozart, une piste de 200 mètres et un plateau omnisport.
  • La piscine Henri-Wallon, un bassin de 25 mètres sur 10 mètres avec un solarium extérieur.
  • Le parcours sportif de la Pièce pointue.

La ville du Blanc-Mesnil propose des sports collectifs (football, rugby, handball, hockey, basket-ball) et individuels (tennis, gymnastique, natation, athlétisme, pétanque, haltérophilie, karaté, judo), des arts martiaux (aïkido, lutte sambo). Elle développe également des activités sportives moins connues du grand public, le street-hockey, sandball et le ken ryu (pratique du Chambara, Kendo et Iaido). Le BMS, Blanc-Mesnil Sports, est le principal club de la ville.

Le Blanc-Mesnil met à disposition une patinoire éphémère en plein air durant l'hiver, à proximité de l'Hôtel de ville.

Distinctions sportives[modifier | modifier le code]

Football : l'équipe féminine de football du Blanc-Mesnil SF évolue en deuxième division (poule B). Le BMS football a atteint en 2007 le 16e de finale de la coupe Gambardella. Le club a formé des footballeurs qui ont intégré les centres des clubs internationaux et la ligue 1[Qui ?].

Hockey : le BMS Hockey sur gazon évolue en nationale 3. L’équipe de hockey en salle joue en nationale 2.

Handball : l'équipe féminine du BMS handball se distingue en nationale 3[62].

Judo : le BMS Judo et l'Etoile sportive du Blanc-Mesnil judo (ESBM) ont formé et forment des judokas de niveau national. Kahina Daoud a remporté une médaille de bronze au championnat de France 2006. L'équipe masculine de judo évolue en première division.

Tennis : le BMS Tennis évolue en nationale 1B[63] et forme des joueurs de niveaux national et régional.

Lutte sambo : le BMS Lutte Sambo est un club créé en 2006 affilié à la Fédération Française de Lutte ou l'on pratique la lutte, le sambo et le grappling. Les championnats de France de sambo combat sont organisés dans la ville en 2010.

Gymnastique : le club de gymnastique a formé des gymnastes de stature nationale[64] qui ont brillé dans les championnats FSGT.

Haltérophilie : l'équipe féminine s'est distinguée au niveau national.

Marathon : deux athlètes blanc-mesnilois[Qui ?] ont participé à l'édition 2008 du Marathon des Sables.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La ville du Blanc-Mesnil édite Le Journal, hebdomadaire d'informations locales et municipales tiré à 25 000 exemplaires sur papier recyclé.

Le magazine municipal d’information Le Mensuel, créé le 1er mai 1998, intégralement accessible sur Cd-rom à la BNF[65], paraît toujours. Le magazine mensuel Ça bouge, conçu par de jeunes journalistes et chroniqueurs, se destine avec une certaine liberté de ton à la jeunesse blanc-mesniloise. Le magazine bimestriel Vu d'ici écrit par les habitants des Tilleuls a vu le jour en 2006.

Nouvelles technologies de l'information et de la communication[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil dispose d'un portail institutionnel : www.leblancmesnil.fr.

La commune a développé des sites liés à son activité :

  • Economique pour le Carré des Aviateurs[66] ;
  • Culturelle pour le Forum culturel[67] et son blog, la Médiathèque[68] ;
  • Musicale pour le Deux Pièces Cuisine[69] et son myspace ;
  • Cinéma Louis Daquin ;
  • Informative à la Maison des tilleuls[70], et participative pour le Conseil local des jeunes[71] ;
  • Pédagogique pour le lycée Mozart[72] qui comporte un accès à des ressources et à un espace électroniques.

Le Blanc-Mesnil est présent sur Facebook et Twitter. Des photographies de la ville sont disponibles sur Flickr et Picasa.

La commune a adhéré au SIPPEREC, Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, afin de procéder à l'étude de la mise en place du câble sur la commune dans les prochaines années[73].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame
  • Église Saint-Charles
  • Église Sainte-Thérèse de Montillet

Le Blanc-Mesnil se rattache au diocèse de Saint-Denis et dispose également d'un cimetière communal et d'un monument dédié aux combattants de la Grande Guerre, un carré militaire dédié aux soldats tombés lors de la Seconde Guerre mondiale et de résistants, de la guerre d'Indochine et d'Algérie. Il abrite également des enfeus et un columbarium destiné au dépôt des urnes funéraires.

Autres cultes[modifier | modifier le code]

  • Église protestante et évangélique
  • Église orthodoxe du Sacré-Cœur
  • Centre de culte musulman « El Ihsan »
  • Centre de culte musulman « El Tawhid »

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le Blanc-Mesnil se classe 348e sur 401 villes de France de 20 000 habitants et plus au classement des villes pour le nombre de contribuables soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)[75]. Par ailleurs, un foyer fiscal sur deux n'est pas imposable, le revenu net annuel par ménage étant inférieur à la moyenne départementale.

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 13 785 €, ce qui place Le Blanc-Mesnil au 26 076e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[76].

Emploi[modifier | modifier le code]

La ville totalise 11 225 emplois, répartis à hauteur de 74 % dans le secteur privé et 26 % dans le secteur public. Les secteurs du tertiaire et des services concentrent 39 % de l'emploi salarié, suivis de l'industrie 19 %, du commerce de gros 13 %, des transports 12 %, du bâtiment 11 % et du commerce de détail 7 %.

Le taux de chômage s'élève à 17,1 %, soit le double de la moyenne nationale. Dans la tranche 15-25 ans, le chômage fait des ravages, son taux est l'un des plus élevées du département.

Toutes les C.S.P sont présentes, sauf les agriculteurs. Les employés sont 36 % et les ouvriers 33 %. Les professions intermédiaires représentent 20 % de la population. Les cadres 6 % seulement et les artisans 5 %.

Entreprises, commerces et vie économique[modifier | modifier le code]

La commune comprend un important pôle économique. Elle compte 1 540 entreprises dont 358 commerces (hôtels, restaurants, alimentation, habillement), localisés pour l'essentiel dans le centre-ville, un fort nombre de PME et TPE et des sièges sociaux.

Au cours des dernières années, l'économie locale s'est tertiarisée. Le secteur industriel regroupe aujourd'hui des entreprises de la métallurgie et transformation des métaux, de l'imprimerie - papier - carton, fabrication de machines. Les activités liées au recyclage, la santé et les services aux entreprises se développent.

Le pôle économique présente une offre immobilière variée :

  • Le parc d'activité du Coudray de 39 hectares a été créé en 1968 avec pour vocation d'accueillir principalement de l'activité et des sièges sociaux (Miele, Techmohygiène, Sicli) mais également de la logistique et du stockage (Calberson, Ziegler). Il comporte 96 entreprises et génère 1 765 emplois ;

Il englobe aussi le Centre Albert Einstein, créé en 1987. Le centre de 13 000 m² est rempli à hauteur de 90 %, il répond à la demande d'entreprises en phase de développement de leur activité. Il accueille vingt-sept entreprises regroupant 280 emplois.

  • La Zone industrielle de la Molette s’étend sur les communes du Blanc-Mesnil, du Bourget et de Drancy. Au total, elle couvre 86 hectares dont 56 hectares sur la commune de Blanc-Mesnil. Le parc d'activité de la Molette a été créé en 1925, avec pour vocation d'accueillir principalement l'industrie lourde. Aujourd'hui, compte tenu de la grandeur des locaux, l'industrie a laissé place en majorité à la logistique et le stockage et à l'activité bureaux. Elle accueille 114 entreprises et offre 1 400 emplois.

Depuis septembre 2005, la ZAC Gustave Eiffel[77] permet de requalifier l'ensemble du site ;

  • Le Parc Modus d'une surface totale de 4 774 m²[78]. Depuis octobre 2007, il y est organisé des petits-déjeuners débat ;
  • Garonor, parc logistique créé en 1970, couvre 14 hectares d'immenses entrepôts, en partie situés sur la commune d'Aulnay-sous-Bois, et utilisés pour le stockage et l'entreposage ;
  • Le Pont-Yblon[7], une plate-forme logistique et de transport de douze hectares créé en 1971. Les quinze entreprises installées génèrent 149 emplois.
  • Le Centre d'affaires international Paris Nord II construit en 1973, dans lequel se concentrent des activités de services et de commerce de gros sur 4 hectares. National Instruments y figure.
  • Le Carré des Aviateurs[79], parc d'activité et de stockage d'une surface totale de 30 000 mètres carrés, divisibles en surface de 400 mètres carrés.
  • L'Espace Descartes, un complexe hôtelier de trois hectares. À noter, un hôtel trois étoiles[80] dont un hôtel Novotel pour le tourisme d'affaires.

Enfin, une zone franche urbaine (Z.F.U)[81], située au nord de la commune, présente des avantages fiscaux et sociaux pour les entreprises, professions libérales, commerces et artisans, qui souhaitent s'y implanter, avec en contrepartie une embauche significative d'habitants des quartiers du nord (30 % minimum). Des entreprises (Auchan...) s'y sont déjà installées.

Entreprises françaises et étrangères[modifier | modifier le code]

Parmi les principales entreprises françaises, on peut citer les quatre premières en termes de chiffre d'affaires.

Loin devant en tête, Air liquide avec 9,3 milliards d'€. Puis loin derrière, Forclum (filiale du groupe Eiffage) avec 2 milliards d'€, Sicli avec 210 M d'€, Paprec avec 200 M d'€.

Sont également présentes des filiales d'entreprises américaines, avec, EDS (SSII, spécialisée dans le secteur des technologies de l'information globale), BioRad, Geoservices[82], Sterling Relocation (un des leaders mondiaux du déménagement haut de gamme), ou allemandes et japonaises comme Miele ou Konica.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De son histoire rurale, le Blanc-Mesnil conserve aujourd'hui d'importantes traces architecturales. Au XXe siècle, des réalisations d'architectes [83], André Lurçat, Georges Candilis et les ateliers Jean Prouvé, ainsi que la présence de sculptures contemporaines, permettent de donner un cadre urbain entre tradition et modernité[84].

Architecture ancienne[modifier | modifier le code]

La ferme Notre-Dame (Parc Jacques-Duclos, site de fouilles archéologiques) est un ensemble de bâtiments du XVIIIe siècle édifiés en plâtre et moellons. Bâtie sur un plan carré, la ferme, une des quatre plus importantes du vieux pays, est caractéristique des fermes de la Plaine de France. La ferme comporte deux maisons d'habitation, une étable, une écurie, un pigeonnier et une grange métallique. Elle cesse ses activités agricoles en 1972 avant d'être reconvertie en centre de loisirs.

La ferme du Petit-Groslay (197, avenue Paul-Vaillant-Couturier, ancienne Route des Petits Ponts) est édifiée au XVIIIe siècle. Au cœur d'un domaine de dix hectares, spécialisé dans la production laitière, elle est devenue une maison de l'enfance. Le porche charretier ouvre sur une large cour fermée par des bâtiments d'exploitation[85].

L'ancienne poste, édifice en meulière, brique et céramique, construit sous la IIIe République.

L'église Notre-Dame-de-l'Annonciation est édifiée en 1912. Le dimanche des Rameaux, le 21 mars 1918, un obus de la grosse Bertha crève le plafond de la nef et fait sept victimes parmi les fidèles[86]. L'église est agrandie en 1959 sur le bas-côté ouest.

L'église du Sacré-Cœur est commencée en 1929 au château de Vaux-le-Pénil de la princesse de Faucigny-Lucinge, Marie Juliette May. Sur les plans de Paul Lambert et Henry Lheritier de Chezekk, l'Église du Sacré-Cœur est terminée en 1933 sous la direction de l’architecte Hector Caignard de Mailly. L'église est construite en béton et en brique, qui est en façade l’unique ornementation, en dehors du tympan sculpté représentant le Sacré Cœur de Jésus. Elle comprend un ensemble d'onze verrières géométriques exécutées par le peintre verrier André Ripeau à Versailles. Elle a été construite grâce à la générosité de la Princesse de Faucigny-Lucinge et de Monsieur Louis Artus.

L'église Saint-Charles[87] est construite en 1931 et utilise la brique comme matériau d'ornementation. Elle est placée sous le vocable de Charles Borromée. Sur le tympan, sous le blason de mosaïque représentant les armoiries de Charles Gibier, évêque de Versailles, on peut lire : « À la mémoire bénie de Monseigneur Charles Gibier en témoignage d’admiration et de reconnaissance le clergé et les fidèles ont édifié cette église ».

Cité-jardin La Fontaine, ensemble de quatorze logements, distribués dans huit pavillons épars rue de La Fontaine, édifié pour l'OPHBM de la Seine-et-Oise, élaboré en 1932 par Hector Caignard de Mailly. Le terrain a appartenu à Ernest de Royer.

Cité-jardin Jean-Bouin, ensemble de trente-six logements en pavillons individuels, groupés par deux et disposés autour d'une placette carrée, conçu par Hector Caignard de Mailly pour l'OPHBM en 1933.

École élémentaire Jules Ferry a été construite en 1933 sur des plans de l'architecte communal Albert Leduc.

Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

La cité 212 (avenue du 8-Mai-1945) est un ensemble collectif édifié par l'architecte Germain Dorel en 1935 dans le quartier de l'Aviation offrant 497 logements, dans des bâtiments en brique et béton brut inspirée de l'architecture du Karl Marx Hof[88] construits à Vienne en 1927 par l'architecte autrichien Karl Ehn. Les bâtiments se font suite dans une perspective formée par des arches centrales qui marquent les médianes de la polychromie et de la répartition pyramidale des balcons. Les façades sont ornées de bas-reliefs moulés de style Art déco en béton et de figures en ronde-bosse[89]. La cité 212, construite le long de la ligne de tramway qui menait à Paris-Opéra, constitue la première réalisation d'habitations à bon marché dans la ville. Depuis 1996, elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le Square Louis Kotas est un ensemble de maisons préfabriquées appelé « cité expérimentale du Blanc-Mesnil » édifié à la Libération par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Ces habitations étaient destinées aux familles sinistrées après la Seconde Guerre mondiale.

Les Bains-Douches, construit dans les années 1930, présentent une façade austère, avec pour seule ornementation une entrée en arcade.

Le Château d'eau (place de la Libération), construit en 1928, transformé en ouvrage d'art moderne pavoisé de couleurs claires.

Construite en 1957, l'école maternelle Louis Pasteur relève d'un prototype dessiné par l'architecte Jacques Carlu. Les éléments préfabriqués proviennent des ateliers Jean Prouvé.

La cité Emmaüs et la cité Pierre-Montillet sont respectivement construite en 1956 et 1957 par l'architecte grec Georges Candilis. Les panneaux de façade proviennent des ateliers Jean Prouvé.

Le lycée Mozart, signé en 1991 par les architectes et urbanistes Paul Chemetov et Borja Huidobro, pour le compte de l'Atelier d'urbanisme et d'architecture.

La Z.A.C Pierre-Sémard (limitrophe de la gare de Blanc-Mesnil), abrite, depuis 1992, deux-cent vingt-cinq logements et six ateliers d'artiste à l'architecture avant-gardiste conçus par Iwona Buczkowska. L’usage du bois de mélèze comme matériau de construction essentiel, l’architecture pointue et labyrinthique (des « drakkars »[90] selon le mot de François Maspero), largement inspirée par les formes du cubisme, la multiplicité des agencements des appartements s’opposent à la normalisation des logements collectifs des grands ensembles des années 1960[91]. Il est le plus grand ensemble collectif en bois de France.

Cœur de Ville, quartier en centre-ville en construction, est en partie réalisé par l'artiste Jean-Luc Vilmouth.

Plaques commémoratives[modifier | modifier le code]

Les murs de la commune comportent huit plaques commémoratives liées à la mémoire de la Résistance.

André Lurçat au fil de la ville[modifier | modifier le code]

L'architecture d'André Lurçat est présente à travers un ensemble d'ouvrages dans la ville :

Écoles

  • Groupe scolaire Paul-Vaillant-Couturier, Avenue Maxime-Gorki, 1950
  • École Maternelle Jules Guesde, Rue du Capitaine-Fonck, 1955
  • Cité Danièle Casanova (190 logements), Avenue Léonie, 1955-1957
  • École maternelle Danielle-Casanova, 1955-57
  • École Maternelle Jules Ferry, Rue Paladilhe, 1964-1965
  • Groupe Scolaire Henri Wallon, Avenue Aristide-Briand, 1965-1966
  • Groupe scolaire Joliot-Curie, Avenue Charles-Floquet, 1964-1965

Santé

  • Consultation PMI Avenue Jean-Jaurès, 1950
  • Centre de consultation PMI, Rue Paul-Vaillant-Couturier, 1959-1960
  • Centre médical Fernand Lamaze, Rue Paul-Vaillant-Couturier, 1960-1961

Bâtiments publics

  • Hôtel-de-Ville, Avenue Jean-Jaurès, 1964-1967
  • Complexe Sportif Jean-Bouin, Avenue Jean-Jaurès, 1967
  • Entrée du Cimetière, Avenue Aristide-Briand, 1958-1959
  • Marché couvert de l'Aviation, 1959
  • Ateliers Municipaux, Avenue Pasteur, 1960-1962

Habitat

  • Vingt logements économiques, Rue Victor-Hugo, 1953
  • Cité des Quinze-Arpents (250 logements), 1959-1960
  • Cité des Blés d’Or (290 logements), 1959-1962
  • Cité Victor Hugo (238 logements), 1958
  • Cité Emmaüs (216 logements), 1961-1963 [92].

Inauguré en 1967, l'Hôtel de Ville a été conçu en 1938 par les architectes André Lurçat et Albert Michaut. Il se distingue très nettement par un beffroi surmonté d'une flèche qui symbolise la ville. À l'intérieur, la fresque en mosaïque « La Naissance du jour » de Marc Saint-Saëns orne le porche extérieur menant aux salons de l'hôtel de ville. Dans une note manuscrite, Saint-Saëns décrit la composition et les cartons originaux de son œuvre : « Il s'agira d'une composition de divers symboles autour d'un texte de Paul Éluard sur la naissance, écrit-il, elle sera réalisée en mosaïque de pâte de verre de Murano, selon la technique traditionnelle de la mosaïque byzantine ». Dans la salle des réceptions, la tapisserie « Le Vin du monde » orne la salle des réceptions. Elle est l'œuvre du peintre cartonnier Jean Lurçat, frère de l'architecte André Lurçat. Dans la salle des mariages, la tapisserie « La Nuit » est signée du peintre cartonnier, Jean Picart Le Doux. Les deux tapisseries sont conçues dans les manufactures d'Aubusson.

Sculptures et peintures[modifier | modifier le code]

Le parcours à la paix de Françoise Catalàa célèbre le cinquantième anniversaire de la Libération du Blanc-Mesnil. Le parcours initiatique commence au pied du château d'eau, par un mémorial, en matériaux composites de roches volcaniques et de mica, sur lequel est gravé l'extrait d'un poème de Pablo Neruda qui se finit par « Rien pas même la victoire n'effacera le goût terrible du sang… Rien, ni la mer, ni le pas, ni le sable et le temps, ni le géranium embrasé sur la sépulture. » Au-dessus, sept creux vides rappellent les « riens » de ce poème et correspondent aux sept vides des fenêtres du château d'eau. À côté, la colonne des anciens combattants, à hauteur d'homme accompagne cinq ifs noirs. Presque au centre de la place, s'élève une flèche monumentale de 12,50 mètres, fichée au sol et à la hampe brisée, symbole de fin de guerre. Sur son bronze patiné, sont incisés cent cinquante motifs, symbolisant la diversité d'origine de la population blanc-mesniloise. Le parcours passe ensuite devant trois ginkgo bilobas, seule espèce vivante à avoir survécu à l'explosion atomique d'Hiroshima. Le parcours se poursuit en traversant les portes de la paix, en béton blanc qui amorcent le départ ou l'entrée de la place. Sur la première, le mot paix est gravé en langues anciennes. Sur la deuxième, il est représenté en langues actuelles parlées par les Blanc-Mesnilois aux multiples nationalités. Sur la troisième, sont repris vingt-neuf mots « paix » imaginés par l'écrivain James Joyce, dans son œuvre inachevée Finnegans Wake. Les arbres du lycée Mozart invitent à suivre l'alignement des pruniers qui prolongent le parcours à la paix jusqu'à l'avenue de Gaulle. Pour l'inauguration, l'œuvre « Myrha » pour récitant, six percussions, groupes d'enfants avec des galets de marbre et bande magnétique deux pistes, sur des textes de Pablo Neruda, Louis Aragon, James Joyce et Martin Luther King a été joué sous la direction du compositeur Fernand Vandenbogaerde.

Les Enfants du monde de l'artiste plasticien Rachid Khimoune veillent depuis 1985 au pied des Quatre Tours en bordure du boulevard Jacques Decour. Conçus comme des plaques d'égout moulées en élastomère (caoutchouc synthétique), ces personnages représentent des gamins des quatre coins du monde.

Inaugurée en juin 2000, la Fontaine-sculpture dédiée à "l'Appel du 18 juin de 1940", discours prononcé par le Général Charles de Gaulle depuis la radio de Londres, a été conçue par Véronica Tello à la demande de la ville de Blanc-mesnil, située aux abords de l'avenue du général de Gaulle face au lycée, la sculpture reprend intégralement le texte Appel du 18 Juin écrit par le Général de Gaulle en 1940. Le graphiste-affichiste Alberto Bali a participé à l'illustration du projet. Les études, complexes, ainsi que la réalisation du projet ont été assurées par les métalliers-fondeurs de Coubertin dits "Les Ateliers Saint-Jacques" relayés par des entreprises de fontainerie et d'éclairage. Trois phrases gravées dans le socle de la fontaine rappellent des points clés de ce discours,quant à l'eau et à la lumière de la fontaine, elles font référence à la traversée de la Manche, dans l'obscurité, des résistants français (et autres) vers les ports des côtes anglaises.

La sculpture d'Andrée Honoré est une stèle en bronze de 3,15 mètres qui orne le jardin du souvenir du cimetière communal. La sculptrice décrit ainsi son œuvre : « Ses formes, tendues, vibrantes, c'est l'humanité tout entière. Ce sont des corps qui vivent, qui peuvent mourir mais seulement debout et qui restent plein d'espoir ».

La porte de l'Ouest de Louis Chavignier, sculpture réalisée en 1962.

La sculpture de David Mach représente deux sumos géants qui soulèvent un container aux couleurs roses. L'œuvre est exposée à l'extérieur de la plate-forme logistique au bord de l'A1.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La vie culturelle au Blanc-Mesnil témoigne d'une volonté de rendre accessible au public, dans sa diversité d'âge, au jeune public, aux seniors, et de nationalité, la culture, parfois d'avant-garde, et sensible aux problématiques esthétique et sociale du XXIe siècle. Une large place est faite à la création musicale. Le Forum culturel sert de point d'ancrage comme un lieu de la circulation de culture. Autour de ce pivot central, un ensemble de dispositifs culturels disséminés dans la ville.

Le forum culturel[modifier | modifier le code]

À chaque saison, le Forum culturel présente des pièces de théâtre, de danse, de musique et d'arts visuels. Il comporte l'auditorium Betsy Jolas de 140 places, la salle Barbara d'une capacité de 370 places, et la coursive.

Parmi les invités en scène, Merce Cunningham, John Cage, Hector Zazou, William Klein, Peter Buck et Bill Rieflin du groupe R.E.M., Maxime le Forestier, Anne Roumanoff, le Cirque national de Chine, Tarace Boulba, Manu Dibango, Jeanne Cherhal, Toméo Vergès.

Les Ateliers du Forum favorisent les échanges entre des personnalités de la culture et les Blanc-mesnilois. Parmi les invités, Edgar Morin, Emmanuel Todd, Jacques Attali, Régis Debray et Bernard Stiegler, Alain Badiou, Plantu, Edmonde Charles-Roux, Marie-Claude Char, la femme du poète René Char. Différents artistes et compagnies théâtrales ont déjà été en résidence : l'écrivain Lydie Salvayre, les artistes plasticiens Georges Rousse et Édouard Sautai, Katel, les Ogres de Barback, la photographe Elsa Mazeau, la chorégraphe Sophie Desprairies.

Les mercredis de Sciences Po (2007-2010) : la municipalité du Blanc-Mesnil s'est associée à l'École doctorale de Sciences Po Paris pour y organiser un cycle de conférences trimestrielles autour de la démocratie, de la justice et du politique en présence de professeurs, chercheurs, économistes et haut-fonctionnaires[93]. La conférence inaugurale a reçu l'historien Marc Lazar.

À découvrir également, les Thés philo, les Conférences Découverte du monde (précédées de projection de documentaires), des débats sur l'art contemporain et l'Appartement qui permet à tout Blanc-Mesnilois de convier à domicile une compagnie de théâtre pour une représentation privée.

Le Forum accueille les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, le festival de danse Temps Dance Automne[94], la Biennale d'art contemporain de Seine-Saint-Denis, le festival de jazz Banlieues Bleues, le festival des villes du musique du monde Zebrock. Le Forum, scène conventionnée depuis le 22 novembre 2000[95], est financé par la ville du Blanc-Mesnil, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, la région Île-de-France, la DRAC Île-de-France et le ministère de la Culture et de la Communication.

Galerie d'art contemporain[modifier | modifier le code]

Intégrée au Forum, la Galerie d'art contemporain Christian-Boltanski présente des peintres, photographes, plasticiens et illustrateurs contemporains du monde entier. Elle travaille également en collaboration avec le Fonds départemental d'art contemporain de la Seine-Saint-Denis et des galeries parisiennes.

Conservatoire Erik-Satie[modifier | modifier le code]

Le conservatoire à rayonnement départemental Erik-Satie enseigne les disciplines de musique et de danse, la musique de chambre, le jazz, la musique moderne et la musique électroacoustique. Chaque mercredi soir, elle organise des concerts d'élèves au Forum culturel. Dans la commune, trois centres décentralisés : le centre Maurice-Audin, le centre Paul-Éluard et le centre Paul-Langevin. Des compositeurs et interprètes réputés y ont fait leur classe, tels que Jean-Pierre Drouet

Un orchestre d'harmonie a notamment vu le jour, et depuis janvier 2004, il est dirigé par le professeur de trompette du conservatoire. En septembre 2009, un deuxième orchestre a été créé, permettant a des musiciens plus jeune, ayant entre 9 et 13 ans, d'apprendre la culture d'orchestre, tout en travaillant des morceaux plus adaptés à leur niveau. L'orchestre d'harmonie se produit d'ailleurs aux Portes Ouvertes du conservatoire, qui ont lieu en général pendant une semaine de la fin du mois de mai. Par ailleurs l'orchestre d'harmonie présente ses morceaux travaillés tout au long de l'année, lors de concert au forum, ou d'autre occasion permettant la pratique musicale.

Médiathèque Edouard Glissant[modifier | modifier le code]

La médiathèque Edouard Glissant (1-5 place de la Libération)[98] met à disposition du public un fonds documentaire de 130 000 ouvrages, 200 titres de journaux et revues spécialisées, 18 000 disques, 1 200 partitions, 13 000 vidéos, 2 200 CD-roms. Elle comprend de vastes salles de lecture et de travail ouverts à la lumière du jour et des espaces conçus pour les tout-petits sur une surface de 3 000 mètres carrés dispersée sur trois niveaux. Tout au long de l'année, elle organise pour le public bibliophile, mélomane ou simple curieux, des cabarets littéraires, des débats, des projections de films, des programme de conteurs, des expositions et des après-midi musicaux en présence d'écrivains, cinéastes, musiciens et metteurs en scène. La médiatheque Edouard Glissant est, en periode scolaire, ouverte le mardi et vendredi de 14h à 19h, et le mercredi et samedi de 10h à 18h.

Deux Pièces Cuisine[modifier | modifier le code]

Le Deux Pièces Cuisine (« 2PC ») comprend des studios d'enregistrement et de répétition, un centre de ressources et d'accompagnement de pratiques musicales. Il programme des concerts et des résidences de musiques actuelles sur le Blanc-Mesnil. Le « 2PC » a accueilli en résidence des artistes et des formations musicales de la chanson française à travers différents styles, le rock, le rap, le reggae, le funk, la musique électronique : No One Is Innocent, Nosfell, Charlotte etc., Wax Tailor, Tarace Boulba, les Ogres de Barback, Casey[99]. Une étude du CNRS relative à la mémoire des musiques amplifiées sur la ville de Blanc-Mesnil des années 1950 à nos jours est en projet. Après des travaux d'agrandissements, les nouveaux studios ont ouverts leur portes le 21 juin 2010, date de la fête de la musique. Une salle de concert d'une capacité de 370 places et cinq studios (quatre d'enregistrement et un de répétition) font de ce centre d'enregistrement le plus grand de la région.

Cinéma Louis Daquin[modifier | modifier le code]

Le cinéma Louis-Daquin diffuse des films grand public, mais aussi des cinématographies rares, de pays lointains et en version originale sous-titrée. Des œuvres rares, des films de répertoire et de patrimoine, constituent l'accent particulier de la salle municipale, sa mission de service public en matière de diffusion culturelle, par rapport aux complexes cinématographiques.

Le cinéma propose des rencontres avec des personnalités du cinéma, réalisateurs, producteurs, critiques, comédiens, ainsi que des soirées thématiques et des cycles autour de la filmographie d'un cinéaste. La salle Orson Welles est d'une capacité de 330 places, son dolby stéréo et la salle Jean Eustache 96 places, souvent réservée à la projection de films art et essai.

En 2010, la première édition du Festival du Film Engagé est lancée.

Depuis septembre 2011, les salles sont équipées de projecteurs numériques 3D.

Le Blanc-Mesnil en littérature[modifier | modifier le code]

Avant le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Jean Lebeuf consacre un chapitre à Notre-Dame de Blancmesnil et aux seigneurs du Blancmesnil dans son essai Histoire du diocèse de Paris (1755).
  • D'Alembert écrit plusieurs lettres du château à Gabriel Cramer et à Madame de Duffant, à laquelle il adresse : « Je suis parti mercredi matin pour Blancmesnil, où je suis à présent ».

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Dans les guerres napoléoniennes, le général Langeron évoque dans ses Mémoires son arrivée au Blanc-Mesnil : « Le 17/29 mars, je marchai par Mory et le Tremblay jusqu'à Blanc-Mesnil, où je m'arrêtai. Ma cavalerie campa en avant du Bourget, et mon infanterie entre le Bourget et le Blanc-Mesnil ».
  • Au cours de la guerre franco-prussienne, le Blanc-Mesnil est le siège de violents combats au nord de la commune. Au nord, le général Vinoy évoque les « batteries d'un fort calibre et d'une grande portée » dans L'armistice et la commune (1872). Dans le sud, le général Ducrot évoque dans La défense de Paris (1870-1871) un « bataillon de francs-tireurs (qui) gagnera la route des Petits-Ponts en se prolongeant vers la gauche et se portera sur la ferme de Groslay » et « de fortes colonnes ennemies (qui) avaient été ainsi attirées sur le bord du ruisseau la Morée ». Dans Les braves gens (1901), Paul Margueritte et Victor Margueritte cite la « canonnade des batteries de Pont-Iblon[7] et du Blanc-Mesnil » et « l'attaque en trois colonnes des grenadiers, tirailleurs et uhlans de la Garde prussienne ». L'écrivain canadien, Octave Crémazie, exilé à Paris et témoin de son temps, relève dans son Journal une « escarmouche sans importance près de Groslay ». Des historiens français, Arthur Chuquet, Ernest Lavisse, Joseph d’Haussonville, Pierre Emmanuel Albert Baron Du Casse, des militaires, le général Boulanger, le général Helmuth Karl Bernhard von Moltke, Auguste Edouard Hirschauer, des hommes politiques, Jules Favre, Maurice Berteaux, et des écrivains, Léon Barracand, évoquent les combats au Blanc-Mesnil.
  • Hector Malot cite dans son roman Pompon (1881) le paysage blanc-mesnilois : « Élevée au point culminant de la colline, elle dominait la forêt de Bondy, et des nombreuses fenêtres de sa façade plate, la vue s'étendait librement sur cette forêt et sur les plaines immenses de Blanc-Mesnil ».

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Jules Ferrier, médecin militaire, évoque « De l'hospitalisation d'urgence en temps de guerre » (1903) la vie au village blanc-mesnilois au temps de la guerre franco-prussienne.
  • Henri Germain, romancier, cite à larges traits la ferme du Blanc-Mesnil dans son roman Le Sorcier (1914).
  • Hans Joachim Kitzing dans son « journal » Das Herz marschiert mit (1943)[100] évoque la ville de « banlieue » durant l'Occupation.
  • Jean Amila cite dans « Nous sommes tous des assassins » (Gallimard, 1952) le nom de la commune : « Le Blanc-Mesnil, disait le père Arnaud avec ravissement. Rien que le nom a quelque chose de coquet, de printanier... Vous ne trouvez pas, M. Pouget ?  ».
  • Le journaliste Philippe Gavi témoigne dans un essai Les ouvriers du tiercé à la révolution de la vie des cheminots dans la commune.
  • Jean-Claude Andro place un passage de l'action dans la ville dans les romans : La maison profonde (Flammarion, 1976) et La région des grands lacs (Flammarion, 1978).
  • Jacques-Laurent Bost décrit la ville dans son Le dernier des métiers (Gallimard, 1977) : « Au bord de la route : un écriteau « Blanc-Mesnil ». Une église et trente maisons mortes. En traversant ce défilé le flot kaki de piétons et de cavaliers devient plus dense et se noue en remous convulsifs...»
  • Jean Galtier-Boissière cite la ferme du Blanc-Mesnil dans La fleur au fusil (Mercure de France, 1980).
  • François Maspéro évoque à grands traits dans le chapitre sur la Petite Couronne de Les Passagers du Roissy-Express (1990), son « stade Jean-Bouin », son « cinéma Daquin », sa « gare ».
  • Voyage Noir, des lycéens écrivent (1996) est un recueil de nouvelles écrit, par des élèves du lycée Jean-Moulin avec Alain Bellet.
  • Isabelle Rèbre a publié la pièce de théâtre Moi, quelqu'un (Actes Sud) représenté pour la première fois au Forum le 13 mars 1998.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • L'académicienne Assia Djebar consacre dans La disparition de la langue française (Albin Michel, 2003) un passage à la vie dans un studio de la ville.
  • Daniel Pennac relate dans un chapitre de son Chagrin d'école (Gallimard, 2007) la vie d'un professeur de français dans un collège de la ville.
  • Alain Sevestre dans une nouvelle de son Chez moi (Gallimard, 2007) décrit le centre-ville.
  • Robert Sabatier évoque ironiquement dans Les trompettes guerrières (Albin Michel, 2007) l'« École des cadres rouges du Blanc-Mesnil ».
  • Laura Alcoba place son roman Le bleu des abeilles (Gallimard, 2013) dans la ville.

Culture urbaine[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Voltage FM a été créée en 1982 au Blanc-Mesnil par Jean-Marc Cohen.

Culture rap[modifier | modifier le code]

Dans le sabir des rappeurs, la ville du Blanc-Mesnil est appelée « Blankok », « Blankok City », « 93 Blankok ». Parfois, le lieu de résidence y est collé : « Blankok-Tilleuls », « Blankok-Centre », « Blankok-4Tours », « Blankok-Sud », « Blankok-Zoo ». On trouve également le sigle « BLK » pour le Blanc-Mesnil, et par extension « BLK Nord » et « BLK Sud ».

La rappeuse Casey décline dans le titre d’une chanson le code postal de la commune sous le chiffre « 9.3.1.5.0 ». Casey et B. James chantent leur ville ainsi : « Blanc-Mesnil / c'est ma ville / mon Q.G. / ma presqu’île / ma citadelle / qui fait parler d'elle ».

Des groupes de rap et des rappeurs solo décrivent leur impression, bonne ou mauvaise, de vivre dans une cité au Blanc-Mesnil. Boozoo, Alpha 5.20 dans leur chanson « Blankok ». Ghetto Fabulous Gang dans « 93 blankok : dans la street ». La Dream Team de Blankok signe « 93 Blankok ». Luciano75 a consacré un album « Blankok Street ».

De nombreux artistes s'y sont révélés :

  • Aux Tilleuls : Buldo John (POLYVAL'S Music Group), Black Starz, Anderson Bodykaire, Izii Tiiime, Linsou, Louisa & DjSoCaaps, Blankok La Dream Team, L'Ekip Z, Rakai d'Afrik, LF Gang, F.Clan, H2R,
  • Au 212, Pont-Yblon et Cité Verte : Casey, Anfalsh, Youssef Bissif, Nervo MC ;
  • À Pasteur et Pierre Semard (Po1tar) : Sofiane de Karismatik, Har16, Malfrats Gang, Sogof, F-Ikass ;
  • Au sud : Ghetto-1Pulsif (Dasto, Aursi & Mirsa).
  • Quartier Abbé Niort : Don Leon, Skalince

On y trouve aussi des beatmakers: Black Starz & Anderson Bodykaire (Black Diamonds), Izii Tiiime (The Mentalists Producers) et et DjSocaps.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Noblesse du Blanc-Mesnil[modifier | modifier le code]

  • Denis le Maignan et Nicolas-François-Jean le Maignan, orfèvres à Paris au XVe siècle ;
  • La famille Potier de Blancmesnil, parmi lesquels figurent d'illustres descendants qui furent proches de la famille royale, notamment Nicolas III, conseiller du Roi ;
  • La famille Prévost de Sansac, originaire de l'Angoumois ;
  • La famille Delley de la Garde, originaire du canton de Vaud en Suisse, vécut en son château ;
  • Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, homme d'État, académicien et avocat de Louis XVI, y séjourna longuement et s'y réfugia sous la Révolution, afin de préparer la fuite du Roi ;
  • La famille de Lavau ;
  • La famille de Gourgues, originaire de Gascogne.

Militaire[modifier | modifier le code]

  • Le général Trochu ;
  • Le général Moltke y fit une halte durant la guerre franco-prussienne.

Clergé et religion[modifier | modifier le code]

  • Dom Louis Isidore Lefebvre, curé avant la fin du XVIIIe siècle ;
  • L'abbé de Genouillac a administré la paroisse au début du XXe siècle ;
  • Le père Lhande, ainsi que le père Trudo, ont été curés à la paroisse du Blanc-Mesnil.

Sciences et techniques[modifier | modifier le code]

  • Le savant d'Alembert séjourna au château des Lamoignon en 1749, 1751, 1753 et probablement jusqu'en 1754, souvent pendant les vacances de l'Académie des Sciences entre mi-septembre et mi-novembre ;
  • Claude Louis Berthollet, chimiste français et gentilé aulnaysien, s'y rendit fréquemment.
  • Fidèle Outerrick, inventeur du vélo-taxi en 1940, fit la Une de L'Illustration.

Politique[modifier | modifier le code]

  • La famille Renault, lignée de maires et propriétaires terriens ;
  • Maria Valtat, femme politique française, cadre de la Résistance, conseillère municipale puis adjointe au maire ;
  • Jacques Marinelli, homme politique et sportif français, est né au Blanc-Mesnil ;
  • Isabelle Thomas, femme politique française ;
  • Marie-George Buffet, députée de la circonscription du Blanc Mesnil, y vit.
  • Hervé Bramy est né au Blanc-Mesnil.

Architecture[modifier | modifier le code]

Littérature et presse[modifier | modifier le code]

Danse et chorégraphie[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Télévision & Radio[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Blanc-Mesnil

Les armes du Blanc-Mesnil se blasonnent ainsi :
D'azur à la croix engrêlée d'or cantonnée au premier d'un échiqueté d'argent et d'azur de quatre tires en référence , au deuxième et au troisième d'une main dextre apaumée d'or, au quatrième d'un drageoir du même.

Le blason est inspiré de celui de la famille Potier de Blancmesnil qui règne sur les terres du Blancmesnil au XVe siècle. La croix et le drageoir sont repris des armoiries de la Corporation des Orfèvres de Paris.

Seigneurs du Blanc-Mesnil[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime

  • Xavier Pierre Louis Charles, Comte de Delley de Blancmesnil (1782-1852), officier de cuirassiers[101].
  • Pierre-Nicolas de Delley de Blancmesnil (1752-1782), seigneur de Villeparisis, mestre de camp de cavalerie.
  • Nicolas Dedelay dit de Delley, seigneur de Blancmesnil, (1709-1783), conseiller de Louis XV et Louis XVI[102].
  • Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil (1683-1772), Président au Parlement de Paris, Chancelier.
  • René de Marillac (-1719), Conseiller d'État ordinaire et conseiller d'honneur au Parlement de Paris, Chevalier.
  • René Potier (-1680), seigneur de Blancmesnil et du Bourget, conseiller au Parlement de Paris.
  • Louis Potier de Gesvres (-1630), seigneur de Blancmesnil, secrétaire d’État [103].
  • Jacques Potier (-1555), seigneur de Blancmesnil et Plessis-Gassot, conseiller au Parlement de Paris et de Bretagne.
  • Nicolas III Potier, seigneur de Blancmesnil et de Groslay, conseiller du Roi.
  • Nicolas II Potier, seigneur de Blancmesnil et de Groslay, Prévôt des marchands de Paris.
  • Simon Potier.
  • Jehan Trottet, premier seigneur du Blancmesnil.

Curiosités blanc-mesniloises[modifier | modifier le code]

  • L'Hôtel Potier de Blancmesnil, se trouve au 9, rue Saint-Merri dans le quatrième arrondissement à Paris, à proximité de la rue du Renard.
  • La famille Potier de Blancmesnil est évoquée chez des auteurs classiques, tels que Alexandre Dumas, Sainte-Beuve.
  • Madame de Blanc-Ménil est l'héroïne d'une nouvelle d'Adélaïde-Gillette Dufrénoy publiée en 1816 au Mercure de France.
  • Jeanne Fontaine est la première femme à exercer le métier d'hôtesse de l'air dans l'histoire de l'aviation civile au sein de la Compagnie aérienne française[104]. Elle a habité la cité Germain Dorel.
  • André Lapierre, mécanicien de Jean Mermoz, a habité la cité Germain Dorel.
  • Le 6 septembre 1921 à 18 heures 30, un accident tragique d’avion, rue de l’Abbé Niort, a lieu, avant l'atterrissage du Potez IX au Bourget. C’est le premier crash de l'aérodrome qui cause la mort de cinq personnes.
  • Blanc-Mesnil est le nom d'un lieu-dit près de Bagneux.
  • Pierre MacOrlan fait dans La Venus Internationale (1923) de Blanc-Mesnil un personnage « paralytique incurable ».
  • Ernst Thälmann, homme politique allemand, fut déclaré en 1936 citoyen d'honneur du Blanc-Mesnil.
  • André Gide dans son roman Si le grain ne meurt porte son héros avec le nom de Blancmesnil.
  • Henry de Montherlant appelle son héroïne dans Pitié pour les femmes Antoinette Blancmesnil.
  • Dans la pièce de théâtre Cher Antoine ou l'Amour raté (1969), Jean Anouilh évoque une jeune fille au Quartier latin Gabrielle Blanc-Mesnil.
  • Mesnil Blanc de Blancs est un grand cru de Champagne.
  • La Maison du Blanc-Mesnil a été une bâtisse historique à Wasquehal.
  • M. Mesnilblanc est le héros de la nouvelle de Jacques Bainville La Tasse de Saxe.
  • Ça guinche au Blanc-Mesnil est un morceau d'accordéon de Jacques Arnould.
  • Le nom du Blanc-Mesnil est depuis novembre 1999 rattaché à celui d'une rue pavée (appelée « rue Blou-Ménil ») dans le centre-ville de Debre-Berhan, ville éthiopienne jumelée[105].
  • APICULTURE: "Un nid de frelons asiatiques, redoutable prédateurs des abeilles, a été découvert pour la première fois en Ile-de-France, au Blanc-Mesnil" http://lci.tf1.fr/science/environnement/2009-09/le-frelon-asiatique-repere-en-ile-de-france-4896355.html

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Le Blanc-Mesnil et son passé, Ernest Soitel, 1969.
  • Histoire anecdotique de Blanc-Mesnil, Albert Galicier, 1973.
  • Le Blanc-Mesnil des temps modernes : 1935-1985, 1986.
  • Le Blanc-Mesnil, Pierre Bourgeade, Gilles Smadja, Jean-Pierre Vallorani, Françoise Vasseur, 1992.
  • Le Blanc-Mesnil : citoyens de demain, Patrick Laigre et Jocelyne Héquet, 1993.
  • Le Blanc-Mesnil, Christian Massart, Allan Sutton Éditions, 2005.

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Charte de la reine Anne, donnée en 1060, pour la fondation et dotation du couvent de Saint-Vincent de Senlis ; avec un vidimus du roi Philippe I" son fils, Acte royal, 1060.
  • Sommaire des principaux temples dédiés à la Mère de Dieu, et nommément de la chapelle érigée à sa gloire au bourg de Blancmesnil, au règne du roi Jean, en 1352, Paris, sans nom d'auteur, 1660.
  • Devoir des maistres de la confrairie de Nostre-Dame de Blanc-Mesnil, 30 août 1668.
  • Notre-Dame de l'Annonciation de Blanc-Mesnil, canton de Gonesse, Seine-et-Oise, abbé A-E Fossard, 1912.
  • Les Cités jardins au point de vue social. La cité jardin du Petit-Groslay, près la nouvelle gare de Blanc-Mesnil, Amédée Gabillond et Louis Boutillon, 1912.
  • Projet culturel en lycée professionnel : le projet du lycée Jean-Moulin du Blanc-Mesnil, Joseph Rossetto, Céline Baliki, Michèle Simon, 1999.
  • Villes du Bourget, Blanc-Mesnil, La Courneuve, Aubervilliers, Pantin, Archives municipales du Bourget, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve, Aubervilliers et Pantin, 2000.
  • Moulins d'Aulnoye et d'alentour, sur Aulnay-sous-Bois, Bagnolet, Blanc-Mesnil, Jean-Claude Gaillard, Sides, 2001.
  • Éléments d'architecture des années 1930 : Dugny, le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Jean-Barthélémi Debost, 2004.
  • Le Blanc-Mesnil-Debré-Berhan (en langues française, anglaise, amharique), Daniel Feurtet, Joël Le Corre, Colette Delsol, 2005[106].
  • Architecture de bois : la cité Pierre-Sémard au Blanc-Mesnil, Lucie Couet, 2006.
  • Les cités-jardins de la banlieue du nord-est parisien, Benoît Pouvreau, Marc Couronné, Marie-Françoise Laborde et Guillaume Gaudry, éditions du Moniteur, 2007.
  • La résidence Germain Dorel au Blanc-Mesnil - un ensemble remarquable des années 30, Marie-Françoise Laborde, Laure-Estelle Moulin, édité par la Ville du Blanc-Mesnil, Efidis et le Caue 93, 2010.

Recherches universitaires[modifier | modifier le code]

  • L'Armature commerciale du Bourget et du Blanc-Mesnil, Jacques Cottin, thèse sous la direction de Pierre George, Paris, 1966.
  • EMP, structure de soins, structure pédagogique : réflexions à partir d'une expérience à l'externat médico-pédagogique de Blanc-Mesnil, Françoise Bessis-Averoin, 1973.
  • Électrification de Blanc-Mesnil (1880-1939), Martrou-Hachette (D.), mémoire sous la direction de P. Gerbod, 1984.
  • Contribution à l'étude des enfants dans leurs modes de garde : étude comparative de trois groupes de cinquante enfants dans chaque mode de garde (crèches collective, familiale, assistantes maternelles) au Blanc-Mesnil, Michel Dautriche.
  • Bilan de santé en école maternelle et rôle de la protection maternelle et infantile : une étude menée en 1997 dans le département de la Seine-Saint-Denis, à Blanc-Mesnil, Sandra Zerbib-Attia, thèse sous la direction de Claire Hurlimann.
  • Quartier de santé, Jeunes en fête : l'expérience d'une journée de sensibilisation et de prévention au Blanc-Mesnil, Cécile Lagier, Université Nancy 1, Faculté de médecine, École de Santé publique, 2004.
  • Les élus et les techniciens face à la participation des populations défavorisées dans les projets urbains : le cas de l'opération Maison pour tous du quartier sud du Blanc-Mesnil, Camille Gardess, thèse sous la direction de Férial Drosso et Jodelle Zetlaoui, Université de Paris XII, Institut d'urbanisme de Paris, 2007.
  • Les résidences d'artistes à travers l'exemple du Forum de Blanc-Mesnil, Stéphanie Feret, thèse sous la direction de Daniel Urrutiaguer, Université de la Sorbonne-Nouvelle, 2008.

Catalogues d'exposition et livres d'art[modifier | modifier le code]

  • Olivier Céna, Philippe Charpentier : Blanc-Mesnil, 1988.
  • Le Blanc-Mesnil : 2 000 regards, Photographies de Luc Choquer, François Crignon, Erwan Guillard, préface de Michel Host, 1999.
  • Escale, Édouard Sautai : exposition, Le Blanc-Mesnil, Forum, 27 juin - 28 novembre 2009, Élie During, Morten Salling, Guillaume Fontaine, 2009.

Articles de revue et de presse[modifier | modifier le code]

  • Les Études, Dans l'air et dans la boue, Henri du Passage, 20 mars 1931.
  • L'Humanité, Front unique dans la lutte à Blanc-Mesnil, 21 octobre 1931.
  • Le vieux château de Blanc-Mesnil au XVIIIe siècle, Letiausse, A, 1956.
  • Le Blanc-Mesnil : Ses églises et ses cimetières, Alain Garcia, 1981.
  • Les Inrockuptibles, Dialectique & éclectique sont dans une expo, 14 mars 2000.
  • Projet (revue), Centre d'étude et de recherche en action sociale, CERAS, La ville et ses quartiers, Entretien avec Patrick Norynberg, décembre 2003[107].
  • L'Humanité, Rue « Blou-Ménil », Virginie Fauvel, 13 avril 2005[108].
  • Politis, Rencontre avec des habitants du Blanc-Mesnil, Marion Dumand et Marina da Silva, novembre 2005[109].
  • L'Humanité, Au Blanc-Mesnil, la citoyenneté s'apprend, 16 décembre 2005[110].
  • Les Inrockuptibles, Ma cité a craqué, Marc Kravetz, 23 novembre 2005.
  • Le Moniteur, Le Blanc-Mesnil ZAC Cœur de Ville : un hectare de voirie rendu aux piétons, 9 décembre 2005.
  • Le Monde diplomatique, Quelques-unes d’entre nous, Maud Pascal, janvier 2006[111].
  • Le Monde, Plus de 65 % de « oui » au vote des étrangers au Blanc-Mesnil, 18 juin 2006[112].
  • Le Parisien, Sciences Po s'investit au Blanc-Mesnil, 30 mai 2007[113].
  • Politis, Ma vie sur scène, Gilles Costaz, mars 2007[114].
  • Le Monde, Rouge, noir, jaune au Blanc-Mesnil, 7 février 2008[115].
  • 20 minutes, Le Blanc-Mesnil mijote l'agrandissement de sa Cuisine, 25 avril 2008[116].
  • Le Parisien, Le premier écôpole d'Île-de-France sort de terre, 18 décembre 2008[117].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le café du Beau Site, voix-off et auteur : Jean-Claude Bergeret, ORTF, 1959.
  • Jochen Gerz, Rufen bis zur Erschöpfung / To Cry until Exhaustion, installation vidéo en noir et blanc (19 minutes 30) sur le chantier de l'autoroute du Nord, tournage le 7 février 1972[118].
  • Iwona Buczkowska, Architecte urbaniste (documentaire in L'art de faire la ville), réalisation : Olivier Gueneau, Conseil général de Seine-Saint-Denis, 1997.
  • Ados Amor (long-métrage de fiction), réalisation : François Stuck, Zarina Khan Productions, 1997[119].
  • Garde à toi, Garde à vue, mode d'emploi, réalisation : Roland Moreau et la Commission droit du Conseil local des jeunes de Blanc Mesnil, La Cathode, 2000[120].
  • Clic-clac (documentaire vidéo), sujet : destruction d’un immeuble de la cité Pierre-Montillet.
  • La Cité 212 du Blanc-Mesnil (documentaire), réalisation : Patrice Ladoucette, produit par Transeuropfilms en coproduction avec FR3 Ile-de-France, 2004.
  • Jardins du Blanc-Mesnil, réalisation : Dominique Philiponska, 2007.
  • 93150 un autre football (documentaire), L'Équipe TV, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Histoire

Politique et administration

Infrastructures

Patrimoine

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel, Décret n°2002-477 du 8 avril 2002 portant création de l'Établissement public d'aménagement de la Plaine de France
  2. Météo France
  3. « Site de météorologie et de climatologie », sur http://www.lameteo.org/
  4. « Site de climatologie et de météorologie », sur http://www.infoclimat.fr/accueil/
  5. Gare Le Blanc-Mesnil - Société du Grand Paris
  6. [PDF] Présentation lors de la réunion publique d’information au Blanc-Mesnil - 11 décembre 2013 Société du Grand Paris
  7. a, b et c Dans le dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti le pont Iblon est décrit comme suit : Pont pratiqué sur la route de Lille pour traverser la Morée, et à distance égale de Dugny et de Blanc Ménil.
  8. Atlas du patrimoine culturel de Seine-Saint-Denis
  9. Albert Dauzat, Les noms de lieux, origine et évolution, Libraire Delagrave, Paris, 1926, p. 153.
  10. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  11. Atlas du patrimoine culturel de Seine-Saint-Denis
  12. Atlas du patrimoine culturel de Seine-Saint-Denis
  13. Des Gaulois en armes découverts sur un chantier, Le Parisien, le 16 septembre 2009
  14. Curiosité de l'histoire des arts, page 261, P-L Jacob, éditions Adolphe Delahays, 1858
  15. Journal d'un bourgeois de Paris (1405-1449), page 24
  16. Histoire de l'orfèvrerie-joaillerie et des anciennes communautés, page 246, Paul Lacroix, Ferdinand Seré, 1850
  17. Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut et Magny, 1779.
  18. Archives nationales, page 53
  19. Journal de Jean Héroard sur l'enfance et la jeunesse de Louis XIII, Jean Héroard, page 295.
  20. Les environs de Paris disparus, Georges Pillement, Editions Albin Michel, 1968, page 131.
  21. Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
  22. en The Waterloo Campaign, 1815, Captain William Siborne, Kessinger Publishing, 2007
  23. Mon journal pendant la guerre (1870-1871), Joseph d’Haussonville, Calmann-Lévy, 1905
  24. L'habitation du Parisien en banlieue, Marius Tranchant, page 82.
  25. Magie et la magie du bouillon Kub, Dominique Pivot, éditions Hoëbeke, 2002
  26. Le Figaro, 20 avril 1931.
  27. Swiss Info
  28. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  29. Un document de l'ENA (1984) sur les immigrés dans l'entreprise raconte l'histoire de l'entreprise Pain Jacquet.
  30. (en) Washington Post article du 6 novembre 2005
  31. Ministère de l'Intérieur - Scrutin présidentiel de 2007
  32. Ministère de l'Intérieur - Scrutin législatif 2007
  33. Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales
  34. Démocratie participative et débat public
  35. [PDF] Ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité
  36. Jean-Gabriel Bontinck, « Pour la première fois, ils ont endossés l'habit de maire ce week-end : Meignen (UMP) face à l'amertume du PCF au Blanc-Mesnil », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 7 avril 2014
  37. Archives municipales
  38. Préfecture de Seine-Saint-Denis
  39. Le Figaro, le 24 juin 2008
  40. vigneron mr spielmann arnaud Site officiel des Vignerons Franciliens Réunis
  41. (en) JLM Consultants WaterFeaturedesign
  42. L'eau en forme et lumière, Jean-Max Llorca, éditions Eyrolles
  43. Village et Ville Fleuris
  44. Grand prix de l'Environnement des villes de l'Île-de-France
  45. Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne, Seine Morée, une nouvelle usine de retraitement
  46. Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables
  47. (en) Site officiel de la ville de Sandwell
  48. Article du 4 janvier 2009, El Watan, quotidien algérien
  49. Conseil économique et social, Quelles relations avec les pays situés dans la zone du détroit de Bal El Mandeb ?
  50. [PDF] AFD, Agence française du développement
  51. [PDF] Blanc-Mesnil-Debré-Berhan, Le livre du jumelage
  52. Site officiel de la direction générale des Impôts
  53. Taxe.com - Impôts locaux
  54. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  55. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  56. Académie de Créteil
  57. France Examen
  58. Ministère de l'Éducation nationale, Direction de l'Évaluation et de la Prospective [1]
  59. Palmarès des lycées sur le site de l'Express Le Figaro, Palmarès des lycées en 2008
  60. Palmarès des lycées sur le site de l'Internaute - Taux de réussite et classement au baccalauréat : en 2006, de 2003 à 2005
  61. Les Nouvelles d'Addis, quotidien d'informations, dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique
  62. Fédération française de handball
  63. Site officiel du BMS Tennis
  64. Site officiel du club de gymnastique du Blanc-Mesnil
  65. Bibliothèque nationale de France
  66. Carré des Aviateurs
  67. Forum culturel
  68. Site officiel de la Médiathèque Edouard Glissant au Blanc-Mesnil
  69. Deux Pièces Cuisine
  70. Maison des tilleuls
  71. Conseil local des jeunes
  72. Lycée Mozart
  73. SIPPEREC, Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, Rapport d'activité de 2006
  74. (en) Synagogues of Europe: Architecture, History, Meaning, page 98, Carol Herselle Krinsky, 1996.
  75. Le classement des villes par l'ISF, L'Express le 25/06/2007
  76. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  77. SIDEC, Société d'Ingénierie et de développement économiques
  78. Comité d'expansion économique de la Seine-Saint-Denis
  79. Carré des Aviateurs
  80. (en) Site de Hotels World
  81. Journal Officiel, Arrêté du 31 mars 2005 relatif à la population située en zone franche urbaine
  82. Challenges, juillet 2010.
  83. Histoire de l'architecture moderne en France de 1889 à nos jours : un siècle de modernité, par René Jullian, Paris : Philippe Sers, 1984.
  84. Ministère de la Culture et de la Communication, Photothèque
  85. Atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis
  86. Revue d'Histoire de l'Église de France, page 344, 1953.
  87. La Croix, Nouvelle religieuse, 29 septembre 1931.
  88. Great Buildings
  89. Ministère de la Culture et de la Communication
  90. Les Passagers du Roissy-Express, photographies de Anaïk Frantz. Editions du Seuil, 1990.
  91. (en) Building in Wood : Construction and Details, Gotz Gutdeutsch, Birkhauser, 1996
  92. Ministère de la Culture et de la Communication, Journées du patrimoine
  93. Ecole doctorale de l'Institut d'études politiques de Paris
  94. Conseil général de Seine-Saint-Denis
  95. Ministère de la Culture et de la Communication
  96. Expo Simulis.
  97. Magazine d'art Exporevue.
  98. Association Internationale des Bibliothèques, archives et centres de documentation Musicaux Groupe français
  99. Site officiel du Deux Pièces Cuisine
  100. (de) Das Herz marschiert mot, Hans Joachim Kitzing, E.S. Mittler & Sohn, 1943
  101. Archives généalogiques de la noblesse de France, 1843.
  102. Site généalogique et héraldique du canton de Fribourg
  103. Encyclopédie méthodique, Tome quatrième, page 337, Paris, 1740.
  104. Des femmes dans l'aéronautique, page 226, Xavier Massé.
  105. Sénat, Compte rendu du déplacement effectué par une délégation du groupe interparlementaire du 22 au 30 mai 2004
  106. Le Blanc-Mesnil-Debré-Berhan
  107. Centre d'étude et de recherche en action sociale
  108. L'Humanité, article du 13 avril 2005
  109. Politis, article de novembre 2005
  110. Au Blanc-Mesnil, la citoyenneté s'apprend - l'Humanite
  111. Le Monde diplomatique, article de janvier 2006
  112. Le Monde, article du 18 juin 2006
  113. Le Parisien, article du 30 mai 2007
  114. Politis, article de mars 2007
  115. Le Monde, article du 7 février 2008
  116. Le Blanc-Mesnil mijote l'agrandissement de sa Cuisine sur 20Minutes.fr
  117. Le Parisien, le 18 décembre 2008
  118. Centre Pompidou, page 11
  119. Forum des Images
  120. Association des documentaristes français