Lorrez-le-Bocage-Préaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Préaux.
Lorrez-le-Bocage-Préaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Lorrez-le-Bocage-Préaux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Gâtinais-val de Loing
Maire
Mandat
Yves Boyer
2014-2020
Code postal 77710
Code commune 77261
Démographie
Population
municipale
1 252 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 15″ N 2° 54′ 06″ E / 48.2375, 2.9016666666748° 14′ 15″ Nord 2° 54′ 06″ Est / 48.2375, 2.90166666667  
Altitude Min. 89 m – Max. 148 m
Superficie 19,90 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lorrez-le-Bocage-Préaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lorrez-le-Bocage-Préaux

Lorrez-le-Bocage-Préaux est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Lorréziens et Lorréziennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Lorrez-le-Bocage est construit dans la vallée au bord du Lunain, entre Vaux-sur-Lunain et Paley. Préaux se situe sur le plateau. L'alternance de bois et de champs est typique de la région.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Villenouette
  • Les Charrons
  • Normandie
  • Préaux
  • Le Ponceau
  • Le Petit Creilly
  • Montanthiaume
  • Le Grand Creilly
  • Villeflambeau
  • Géfontaine

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lorrez-le-Bocage-Préaux
Villemaréchal Saint-Ange-le-Vieil, Thoury-Férottes Chevry-en-Sereine
Paley de Lorrez-le-Bocage-Préaux Chevry-en-Sereine
Vaux-sur-Lunain
Remauville
Chaintreaux
Égreville, Villebéon Villebéon


Les communes du canton de Lorrez-le-Bocage sont :

BlennesChevry-en-SereineDiantÉgrevilleFlagy • Lorrez-le-Bocage-Préaux • MontmachouxNoisy-RudignonPaleyRemauvilleSaint-Ange-le-VielThoury-FérottesVaux-sur-LunainVillebéonVillemaréchalVoulx

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lorres-le-Bocage est arrosé par le Lunain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Don Morin, vieil historien du Gâtinais, écrivait déjà au XVIe siècle : "Lorrez le Bocage est une villette et maison de plaisance située dans les bois et c'est une terre belle, demeure plaisante et agréable à la vue à cause des fontaines qui ruissellent de tous côtés". Située dans la vallée verdoyante du Lunain, affluent du Loing, elle a gardé aujourd'hui le caractère agreste et pittoresque d'autrefois.
On s'explique donc très bien qu'un colon romain ou gallo-romain, séduit par la beauté du site, y ait établi un domaine qui, lors de la conquête franque, fut réservé par le domaine royal. Le domaine appartenait à Laurus d'où LOURIACUM "domaine de Laurus" à l'origine sans doute du nom actuel.

Au XIIe siècle, sous le règne de Louis VI Le Gros, vers 1131, Lorri super Lunan est entouré d'une enceinte fortifiée comportant 13 tours et portes fortifiées.
La guerre de Cent Ans causa sans doute quelques dégâts aux fortifications puisqu'en 1542 François Ier prit une ordonnance pour reconstruire les fortifications de Lorrez le Bouschage. Ces fortifications formaient un carré limité au nord par l'église et au sud par le Lunain. La courtine mesurait 0,75 m d'épaisseur et entre 3,30 m et 3,40 m de hauteur. Les murailles s'étendaient sur un peu plus d'un kilomètre de longueur et étaient bordées par des fossés de 10 m de large et 3 m de profondeur. Elles étaient construites en moellons et pierres de taille, en calcaire de Champigny.
Au XIXe siècle, lorsqu'elles ne furent plus d'aucune utilité, le conseil municipal, en sa délibération de février 1883, décida de leur aliénation, sauf "la tourelle (Tour du Moulin) qui mérite d'être conservée et qui restera la propriété de la commune". Le produit de la vente devait servir à sa réfection.

Le domaine royal paraît s'être dessaisi d'une partie de son territoire en faveur de l'Abbaye Saint-Florentin de Bonneval fondée au IXe siècle par diocèse de Chartres. Ce fait est avéré puisqu'on connaît deux Chartes (1160 et 1169) par lesquelles le roi et l'abbaye font un acte de "pariage".
Celle de 1160 par laquelle le Roi Louis VII dit Le Jeune accorde aux habitants de Lorrez la charte dite "coutumes de Lorris". Elle peut être considérée comme l'acte fondateur de la ville. D'ailleurs aujourd'hui une rue de Lorrez porte encore le nom de ce roi. Cette charte fixait les impôts, les conditions de liberté en abolissant les corvées et prévoyait que la justice serait rendue par un représentant du roi : le prévôt.
À cette époque, les habitants de Lorrez vivaient dans de bonnes conditions.

D'autres rois apprécièrent le site et firent des séjours à Lorrez : il s'agit de Philippe Auguste, de Saint Louis en 1256 et de Philippe VI de Valois.
Les siècles suivants n'inspirèrent pas d'écrits. On retrouve cependant le 1er mars 1789 les cahiers de doléances qui sont d'ailleurs établis par toutes les villes. Les réclamations sont les mêmes et toujours d'actualité :
- Égalité devant l'impôt et sa réduction
- Diminution des frais de justice
- Libre circulation des biens et des denrées
- Budget spécial pour les plus pauvres
- Droits aux soins médicaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Élection Fin de mandat Identité Qualité
Les données antérieures à 1995 ne sont pas encore connues.
mars 1959 mars 1965 René Belin
juin 1995 mars 2014 Claude Hurtault
mars 2014 en cours Yves Boyer

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 252 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 664 602 559 800 902 882 920 905
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
868 900 911 910 854 881 875 984 914
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
962 922 961 750 719 747 733 705 697
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
654 646 988 1 051 1 192 1 265 1 251 1 247 1 252
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Anne (M.H.), XIIIe siècle. (à Lorrez)

Elle faisait partie intégrante des fortifications. Le clocher principal est accompagné de quatre plus petits (clochetons). Autrefois le cimetière se situait place de l'Église.

  • Église de Préaux

Infrastructures / Économie[modifier | modifier le code]

Le collège Jacques Prévert regroupe les élèves des seize communes du canton. Il existe aussi une école primaire et une école maternelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Meckert, (1910-1995), écrivain prolétarien, également connu sous le pseudonyme de Jean Amila dans la Série noire, a vécu à Lorrez-le-Bocage pendant plusieurs décennies, il y est décédé le 7 mars 1995 et est inhumé au cimetière communal du bourg voisin, Paley ;

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de La Motte.
  • Le lavoir
  • Anciennes fortifications
  • Le château de la Motte
  • Croix de justice, dite « Croix Percée » (M.H.), XVIIe siècle.

"Elle se dresse joliment au carrefour de deux anciens chemins, l'un qui conduit de Lorrez au hameau du Grand Creilly, l'autre qui se divise en deux directions vers Voulx et Géfontaine et qui part du bas de la Route de Lorrez à Boisroux, un peu avant la nouvelle maison de la poste. Percée pourquoi ? Peut-être est-ce parce que son socle est surélevé sur quatre petites colonnes trapues qui laissent donc un espace ajouré entre le corps du monument et le soubassement. L'effet est, en tout cas, étonnant lorsqu'on se place devant l'ensemble et qu'on peut contempler à travers lui l'espace vallonné des champs et des bois jusqu'à l'horizon. À l'embranchement des deux bras de la croix, un cercle de pierre est sculpté en relief. Nous y avons déchiffré du doigt la date de 1771. Croix de justice et de procession, elle date de 1615. Elle est en grès de Seine-et-Marne et a été restaurée en 1770 par Étienne Villard, tailleur de pierres à Préaux. Elle a été également restaurée en 1981 par l'AHVOL. Il faut noter que la hauteur où elle est située s'équilibre exactement avec celle où se dressent encore les ruines d'une tour des remparts du Prieuré."

Événements[modifier | modifier le code]

  • Espace d'art contemporain international du Bocage à Lorrez-le-Bocage. Les premières Rencontres internationales d’art contemporain de Seine-et-Marne 2005 ont permis au grand public venu nombreux de découvrir neuf grands artistes contemporains dont les œuvres furent exposés dans trois lieux prestigieux : l’Espace d’art contemporain international de Lorrez-le-Bocage, l’abbaye de Cercanceaux et le château de Nanteau-sur-Lunain travaillent en synergie depuis 2005.
  • « Jardins en Gâtinais », dans le parc du château de la Motte, organisé chaque année en mars depuis 1994 par le Rotary-club de Montereau au profit de ses œuvres caritatives. De nombreux produits y sont présents, plantes et fleurs, outils de jardinage, vins et produits gastronomiques du terroir, et quelques œuvres artistiques.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011