Vert-Saint-Denis

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Vert-Saint-Denis
La mairie
La mairie
Blason de Vert-Saint-Denis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Mée-sur-Seine
Intercommunalité Syndicat d'agglomération nouvelle de Sénart-Ville Nouvelle
Maire
Mandat
Éric Bareille
2009-en cours
Code postal 77240
Code commune 77495
Démographie
Gentilé Verdyonisiens
Population
municipale
6 986 hab. (2011)
Densité 433 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 54″ N 2° 36′ 53″ E / 48.565, 2.6147 ()48° 33′ 54″ Nord 2° 36′ 53″ Est / 48.565, 2.6147 ()  
Altitude 72 m (min. : 60 m) (max. : 100 m)
Superficie 16,13 km2
Localisation

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Vert-Saint-Denis

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Vert-Saint-Denis

Vert-Saint-Denis est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France..

Ses habitants sont appelés les Verdyonisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 40 kilomètres au sud est de Paris, entre la plaine de la Brie et la forêt de Bréviande, Vert-Saint-Denis est administrativement rattachée à l’arrondissement de Melun et au canton du Mée-sur-Seine.

Elle est intégrée depuis 1973 dans la ville nouvelle de Sénart.

Vert-Saint-Denis est composée de la ville proprement dite (autrefois appelée Vert) et de deux hameaux : Pouilly-le-Fort et le Petit Jard.

Cette ville est typique de l’évolution démographique de la grande couronne parisienne durant ces 30 dernières années. Étant encore un petit village agricole au début des années 1960, elle va dès lors bénéficier de la proximité immédiate de Cesson et sa gare. Des zones pavillonnaires commencent à éclore à divers endroits de la commune (rue de la Brebis, Grand Village). Le phénomène va considérablement s’accélérer à compter de 1975, Vert-Saint-Denis bénéficiant de son intégration dans la ville nouvelle de Melun-Sénart. Des quartiers entiers sortent de terre (Buttes aux Fêves et du Luet durant les années 1975-80, puis Vallée de Bailly durant les années 1980 et enfin La Ramonerie au début des années 1990). De 2 500 habitants en 1968, la commune passe à près de 7 500 au milieu des années 1990.

Cependant à cette date, l’urbanisation va marquer le pas au profit de zones d’activités. La zone de la Cave, établie de longue date le long de la N6, fut agrandie de manière spectaculaire en direction de Paris à compter de 1994-1995, date à laquelle l’A5 en provenance de Paris et de la Francilienne arriva à Vert-Saint-Denis. Les concessionnaires automobiles monopolisèrent les abords de la Nationale 6, laissant le reste de la zone aux petits industriels et aux hôtels. En 2000, Norbert Dentressangle installe une importante base logistique dans cette zone, devenant le premier employeur de la commune.

Vert-Saint-Denis n’a pas connu de grands programmes immobiliers depuis le début des années 1990. Malgré l’apparition d’un nouveau quartier en 1997 à la Croix Saint-Pierre, ajoutant une centaine d’habitants à la commune, la population est passée de 7 493 habitants (recensement de 1999) à 7 081 habitants en 2007[1]. Le programme Plaine du Moulin à Vent, partagé avec Cesson, n’a pour l’instant affecté que cette dernière commune.

La commune de Vert-Saint-Denis est limitrophe des communes de Cesson, Réau Melun, Boissise-la-Bertrand, Montereau-sur-le-Jard, Voisenon et Le Mée-sur-Seine toutes situées en Seine-et-Marne

Histoire[modifier | modifier le code]

Les bénédictins de l'abbaye royale de Saint-Denis et les seigneurs de Pouilly-le-Fort possédaient autrefois la plus grande partie des terres de Vert-Saint-Denis, mais l'abbaye du Jard et l'abbaye Saint-Père de Melun en possédait également une partie.
L'histoire de la commune de Vert-Saint-Denis correspond à l'histoire la seigneurie de Pouilly dont elle dépendait.

En 1720, Jean-Baptiste Plucq, baron de Saint-Port, acquiert les terres de Pouilly de la famille de Vaudetar qu'elle possède depuis 420 ans. Il achète en outre les terres de Verneau, Saint-Leu, Bréviande, Cesson et Boissise[2].

La monographie d’Auguste Verrier[3] (1889) est une source précieuse.

La "tradition locale", reprise par la mairie, énumère les faits suivants :

  • Tout d’abord, c’est au hameau du Petit Jard, dans un château royal, disparu depuis, que serait né le Philippe Auguste[4].
  • En 1419, est signée près de Vert-Saint-Denis, la Paix du Ponceau entre Jean sans Peur (duc de Bourgogne) et le Dauphin (Charles VII).
  • Le 10 août 1792, Jean Sylvain Bailly est arrêté sur la commune au lieu-dit de la Cave.
  • 1881 voit l’arrivée de Louis Pasteur à Pouilly-le-Fort. Il participe avec Rossignol (un médecin local) à une mise en pratique de ses théories pour la lutte contre la maladie du charbon, qui touche les moutons. L’expérience se termine par un succès. Voir aussi : Secret de Pouilly-le-Fort.
  • L’événement le plus connu de l’histoire de la commune est l’Affaire du courrier de Lyon, qui eut lieu le . La malle-poste qui transportait ce jour là une partie de la solde des soldats de la campagne d’Italie fut attaquée près du lieu-dit de la Fontaine Ronde, situé sur la route de Lyon (l’actuelle RD 306, ex N6). Dans l’attaque, les deux convoyeurs furent égorgés. Après une enquête bâclée, un suspect, Joseph Lesurques, est déclaré coupable de l’attaque et est exécuté dès octobre 1796. Il est désormais avéré que Lesurques était innocent, et son histoire a été longuement contée et romancée au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1983 Jacques Roynette PS  
mars 1983 juillet 1995 Jacques Machard PS  
juillet 1995 mars 2001 Didier Eude Divers droite  
mars 2001 3 octobre 2009 Gérard Bernheim PS  
octobre 2009 mars 2014 Éric Bareille[5] PS  
mars 2014 en cours Eric Bareille PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 986 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
543 606 602 506 540 600 605 593 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
650 654 720 682 702 665 629 674 654
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
658 643 668 552 588 648 707 733 870
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 414 2 799 3 896 4 458 7 368 7 493 7 129 7 081 6 986
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Vide-greniers annuels le 1er week-end de juin à Pouilly-le-Fort et le premier week-end d’octobre à Vert-Saint-Denis.
  • Marché du commerce équitable et des économies d'énergies en avril
  • Festival de chant "Chantons ensemble" en juin
  • Forum des associations en septembre.
  • Les habitants du hameau de Pouilly-le-Fort (les Pouillyfortains) organisent le carnaval de Pouilly avec un thème différent chaque année en avril[8].
  • Le 4 décembre 2012, la commune de Vert-Saint-Denis accueille un N.R.O. (Nœud de Raccordement Optique) ; en 2013, les Verdyonisiens pourront accéder au Très-Haut-Débit via la fibre optique jusqu'à l'abonné (FTTH) sur le second réseau d'initiative publique du département (chantier initié par le SAN de Sénart et le Conseil Général). [9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre et Saint-Paul.
  • Dans le bois de Bréviande :
    • Menhir du grand berger. Élevé au néolithique.
    • Centre de la futaie. En meulière et en brique. Construit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Le bois de Bréviande est racheté à plusieurs propriétaires par le conseil régional de la région Île-de-France à partir de 1972.
    • Maison forestière. En pierre enduite et en brique. Installée à la fin du XIXe et au début du XXe siècle à l’emplacement d’un ancien rendez-vous de chasse entouré d’un parc bâti au XVIIIe siècle par le duc d’Orléans, dont il reste un mur de clôture.
    • Vestiges d’une maison forte. La maison forte est signalée sur le site en 1354. Des tours lui sont ajoutées en 1669. En 1739, elle dispose de fossés et d’un pont-levis. Les vestiges sont situés près de la maison forestière.
Tour du Petit-Jard
  • Dans Vert-Saint-Denis :
    • Croix de cimetière : allée centrale du cimetière. En pierre. Du Moyen Âge à 1852, le cimetière se situe devant l’église. En 1852, il est transféré hors du village, la croix aussi.
    • Église Saint-Pierre et Saint-Paul : place de l’église. En pierre. La base du clocher et les chapiteaux sculptés dans l’église datent du XIIe siècle. Le reste, dont le clocher, sont construits au XIIIe siècle. Des remaniements ont lieu au XVIe siècle, dont la disposition du porche et le toit en double bâtière sont les produits. À l’intérieur : Adoration des mages en chêne sculpté peint et doré, provenant peut-être de l’ancienne église de Cesson ; Triomphe de François-Xavier, peinture à l’huile datant du XVIIe siècle ; porte de tabernacle en bois peint et sculpté du XVIIe siècle, provenant de l’ancienne abbaye du Jard ; retable du maître-autel, en bois datant de la fin du XVIIe siècle, provenant de l’ancienne abbaye du Jard : transféré d’abord de l’abbaye à l’ancienne église de Cesson, puis lors de la destruction de celle-ci en 1836, installé dans l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
    • Tour du Petit-Jard : Rue de la Madeleine. En pierre. Datant du XIVe siècle, cette tour aurait fait partie d’un ensemble de quatre tours. Le fief du Petit-Jard est attesté dans des chartes du XIVe et du XVe siècle.
    • Porche : rue Dionet. En pierre, bois, et terre cuite vernissée. Il s’agit de l’entrée d’une ancienne ferme fortifiée. Acquise par l’abbaye de Saint-Denis en 1235, elle est exploitée jusqu’au XVIIIe siècle. Elle est ensuite morcelée. Actuellement divisée en deux propriétés.
    • Bornes SD et SV : rue Dionet. En grès. Elles viennent du bois du Jard. Elles délimitaient les terres possédées par l’abbaye de Saint-Denis(borne SD) et par les moines de Saint Victor, vivants dans l’abbaye du Jard(borne SV).
Puits de la rue de la Bichère.
  • dans Pouilly-le-Fort :
    • Puits à roue : rue de la Bichère. En pierre et fonte.
    • Pont : rue Pichet. En pierre. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs ponts sont construits sur le cours du ru de Balory.
    • Lavoir : rue du lavoir. En pierre et en bois. Seconde moitié du XIXe siècle. Le ru de Balory alimente des lavoirs construits au XIXe siècle afin d'éviter que les lavandières ne lavent le linge directement dans le ru.
    • Château fort : rue Grande. En pierre. Le château date du XIVe siècle. En 1331, Guillaume de Vaudétar, au service de Philippe VI, reçoit la seigneurie et le château du Petit-Jard. Le château connaît des aménagements au XVe siècle, à la fin du XVIIe, ainsi qu’au XIXe siècle. Deux chartes en date de 1385 et de 1667 mentionnent un second corps de bâtiments avec une tour, un pont-levis, une chapelle, une basse-cour avec écuries, pressoirs et logements.
    • Ancienne école : rue des écoles. En pierre enduite. Construite en 1873, reconstruite au même endroit en 1909[10].
Lavoir à Pouilly-le-Fort
Ancienne école à Pouilly-le-Fort

Vert-Saint-Denis dans les arts[modifier | modifier le code]

Vert-Saint-Denis est citée (orthographiée « Vers-Saint-Denis ») dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine en 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. chiffres provisoires de 2007
  2. Monographie communale de Pouilly-le-Fort aux archives départementales de Seine et Marne
  3. Monographie d’Auguste Verrier
  4. Le lieu est sujet à discussion car on parle également de Gonesse et de Melun
  5. Eric Bareille élu maire vendredi soir en remplacement de Gérard Bernheim, Le Parisien Libéré, 11 octobre 2009
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Site de Pouilly-le-Fort
  9. Page consacrée au déploiement de la fibre optique FTTH à Cesson/Vert-Saint-Denis
  10. Reconstitution de la salle de classe de l’ancienne école
  11. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375