La Ferté-sous-Jouarre

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La Ferté-sous-Jouarre
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de La Ferté-sous-Jouarre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton La Ferté-sous-Jouarre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays fertois (Seine-et-Marne)
Maire
Mandat
Ugo Pezzetta
2014-2020
Code postal 77260
Code commune 77183
Démographie
Gentilé Fertois
Population
municipale
9 222 hab. (2011)
Densité 917 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 37″ N 3° 07′ 45″ E / 48.9435891, 3.1292322 ()48° 56′ 37″ Nord 3° 07′ 45″ Est / 48.9435891, 3.1292322 ()  
Altitude Min. 50 m – Max. 181 m
Superficie 10,06 km2
Localisation

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Liens
Site web la-ferte-sous-jouarre.fr

La Ferté-sous-Jouarre est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Fertois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 55 km au nord-est de Paris, La Ferté-sous-Jouarre est localisée au confluent de la Marne et du Petit Morin, aux confins de la Brie et de la Champagne. Elle allie les charmes de la campagne aux atouts d'une ville avec ses services, transports et commerces.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Ferté-sous-Jouarre
Ussy-sur-Marne Chamigny
Sept-Sorts La Ferté-sous-Jouarre Reuil-en-Brie
Jouarre

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Condetz, Le Limon, Favières, Bécart, Morintru (partagé avec Ussy-sur-Marne), les Bondons, une petite partie de Courcelles-sous-Jouarre (hameau de Jouarre)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivières : la Marne, le Petit Morin.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune possède une gare en centre-ville (La Ferté-sous-Jouarre) desservie par la ligne P du Transilien (TransilienLigne P du Transilien) sur l'axe Paris - Château-Thierry. En 2012, la gare était la troisième plus empruntée sur la branche nord de la ligne, après Paris-Est et Meaux. Sa fréquentation est en constante augmentation.

La gare SNCF de la ville concentre de nombreuses correspondances en bus qui traversent l'ensemble de ses quartiers et les villages alentours. Sa gare routière et ferroviaire (SNCF) et ses gares routières scolaires (La Rochefoucauld/Les Glacis/Beckett) font de la ville un pôle majeur de transport secondaire dans le département. En 2011, les lignes des 2 réseaux de bus recensaient près de 7000 déplacements chaque jour[1], quant à la ligne P, près de 5000 déplacements[2] (montée/descente) par jour étaient comptabilisés sur cette gare.

La commune possède 12 lignes régulières, dont 1 ligne mobilien (62) et une ligne du Réseau de bus Seine-et-Marne Express (67) auxquelles s'ajoutent également 3 lignes scolaires (31S, 34S, 56S) gérées par deux compagnies de bus (Marne et Morin et Darche-Gros).

Réseau de bus Marne et Morin

Réseau de bus Darche-Gros

Toponymie[modifier | modifier le code]

Après s'être appelée Firmitas Anculfi elle prend le nom de Ferté-Ausculphe, puis Condé-la-Ferté, La Ferté-Ancoul ou La Ferté-Aucoul voire Ferté-Aucol ou La Ferté-au-Col avant de prendre en 1789 le nom de La Ferté-sur-Morin, La Ferté-sur-Marne et enfin La Ferté-sous-Jouarre[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Ferté-sous-Jouarre vue du ciel

En 1789, le seigneur de La Ferté-sous-Jouarre était le duc de la Rochefoucauld.

L'industrie meulière[modifier | modifier le code]

Capitale mondiale de la pierre meulière, La Ferté-sous-Jouarre était mondialement connue que XIXe siècle grâce à la dureté exceptionnelle de la pierre extraite dans ses carrières, qui alimentait les moulins du monde entier. Aujourd'hui encore, on retrouve des pierres à pain fertoises dans toute l'Europe mais aussi en Amérique… et jusqu'en Nouvelle-Zélande ! Le pain, nourriture essentielle de tous les temps, est composé de farine devant être broyée.

Dès l'Antiquité, on écrasait les graines de blé à l'aide de pierres frottées les unes aux autres.

Au Moyen Âge, l'eau et le vent furent les forces motrices des moulins et l'on extrayait de la terre des blocs de pierre pour écraser le grain dans les moulins. Grâce à une très bonne qualité de pierre, La Ferté-sous-Jouarre va développer un savoir-faire de réputation dans la meulerie.

Après la Révolution, la libéralisation des terrains va accentuer l'essor de ce métier. On abandonne progressivement la fabrication de meules « monolithes », c'est-à-dire constituées d'un seul bloc de pierre, pour appliquer la technique de « meules à l'anglaise », constituées de plusieurs morceaux de choix de pierre, les « carreaux ». On extirpait ces pierres dans toutes les collines environnantes de La Ferté-sous-Jouarre : Tarterel, le bois de la Barre… Cette industrialisation verra son apogée au XIXe siècle. La Ferté-sous-Jouarre, à cette époque, comptait 23 entreprises, la production annuelle atteignait 1000 à 1200 meules et 80 à 100 000 carreaux qui partaient par bateaux, puis par chemin de fer dans le monde entier, on en retrouve encore dans plusieurs pays. Les sociétés : Gueuvin-Bouchon-Dupety-Orsel, Gilquin, Ladeuil, Roger, Fauqueux… ont beaucoup participé à la prospérité de la ville.

Vers 1860, de grands moulins industriels apparaissent et utilisent un nouveau système de mouture. De nombreuses petites minoteries, victimes de cette concurrence, ferment progressivement. Le commerce des meules de pierre s'effondre lentement.

En 1881, de cette crise va naître la Société Générale Meulière, fusion de 9 sociétés fertoises, qui n'arrêtera pas le déclin. Les ouvriers meuliers épuisés par un travail très laborieux (l'espérance de vie ne dépassant pas 45 ans) lancent une longue grève en 1910, puis en 1914 commence la Première Guerre mondiale qui achèvera la chute de cette industrie.

Depuis 2003, le conseil Général de Seine-et-Marne et la municipalité de La Ferté-sous-Jouarre ont ouvert au public l'« Espace Naturel Sensible du bois de la Barre » qui offre un parcours pédagogique pour découvrir la faune, la flore et bien sûr le travail réalisé sur cette pierre extraite de cette terre. Plusieurs rues dans la ville rappellent cette industrie : rue du Port-aux-Meules, rue des Carreaux, rue des Carriers, rue des Meulières, rue des Rayonneurs…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1983 Jérome Bevillacqua PCF Médecin
mars 1983 mars 2001 Bernard Doumeizel RPR Notaire associé
mars 2001 démission en 2011 Marie Richard PS Conseillère régionale et conseillère générale
2011 mars 2014 Nathalie Pierre PS Fonctionnaire collectivité territoriale
mars 2014 en cours Ugo Pezzetta[5] UMP gérant

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Ferté-sous-Jouarre est jumelée avec la ville allemande de Zuffenhausen (Bade-Wurtemberg). Les prémices remontent à 1963, mais le Comité de Jumelage a été officiellement créé en 1976[6].

En 1960, une délégation de la section de La Ferté-sous-Jouarre des anciens combattants prisonniers de guerre est présente à Munich (Bavière) au congrès de la Confédération internationale des anciens prisonniers de guerre créée en 1946. Lors de ce congrès, des amitiés se lient entre les représentants Fertois et les anciens prisonniers de guerre allemands de Zuffenhausen, un faubourg de Stuttgart.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, la Ville de La Ferté-sous-Jouarre s'est engagée dans une démarche Agenda21 local.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 222 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 648 3 676 3 615 3 535 3 927 3 907 4 105 4 389 4 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 264 4 482 4 804 4 499 4 771 4 859 4 649 4 670 4 777
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 822 4 841 4 942 4 545 4 710 4 626 4 726 4 869 5 015
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
5 488 6 277 6 872 7 007 8 236 8 584 8 932 9 032 9 222
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs structures sportives : 4 gymnases (dont celui des Picherettes, aux normes HQE avec tribune de 500 places et mur d'escalade[9]), 2 stades, 1 complexe sportif, une piscine intercommunales, un centre équestre, des cours de tennis..

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dépend de l'Académie de Créteil et de la Zone C pour les congés scolaires et dispose 14 établissements allant de la petite enfance à la terminale.

Petite enfance[modifier | modifier le code]

- La maison de la petite enfance qui fait office de crèche.

Écoles primaires et élémentaires[modifier | modifier le code]

En tout, 4 écoles maternelles (dont 1 privée) et 4 écoles primaires (dont 1 privée) acceuillent les plus jeunes de la petite section au CM2.

• Maternelles - Docteur Brau (centre ville) - La Pièce aux écus (Square Montmirail) - Le petit prince (le Limon) - Privée Sainte-Céline (centre ville)

• Primaires - Duburq (Faubourg) - Le Patis (Patis) - Michel Fauvet (Le Limon) - Privée Sainte-Céline (Centre ville)

Enseignement Secondaire[modifier | modifier le code]

La commune dispose de 3 collèges, dont 1 privé et de 2 lycées dont 1 privé, qui acceuillent l'ensemble des élèves de la commune ainsi que celles des 18 autres communes de Communauté de communes du Pays fertois et quelques élèves des communes de Lizy-sur-Ourcq, Meaux et des communes nord de la Communauté de communes de la Brie des Morin pour les lycées. Toutefois de nombreux élèves de la commune et de celles du canton se dirigent vers les établissements secondaires de Meaux et Coulommiers qui offrent des formations plus variées.

• Collèges[10] : - La Rochefoucauld (756 élèves). Établissement le plus important de la ville en termes de capacité. - Les Glacis (471 élèves). - Privé Sainte-Céline (485 élèves).

• Lycées[11] : - Samuel Beckett (484 élèves). - Privé Sainte-Céline (266 élèves)

Enseignement Supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université Paris-Est Marne-la-Vallée fait office d'université de secteur. Basée sur la Cité Descartes à Champs-sur-Marne elle est la plus proche de la ville. La plupart des bacheliers se destinent également vers les établissements de Paris pour les écoles et les universités et dans les lycées de Meaux pour les classes prépartoires, IUT, et BTS.

Économie[modifier | modifier le code]

La Ferté-sous-Jouarre appartient à la Communauté de communes du Pays fertois.

Par la loi de juillet 1999, l'État transfère aux communautés de communes des compétences obligatoires dont le développement économique. Il s'agit notamment de l'aménagement, l'entretien et la gestion de toutes les zones d'activités futures (industrielles, commerciales, tertiaires, artisanale ou touristique) et d'actions de développement économique concernant au moins un tiers des communes.

Le développement économique de la Ville n'incombe donc qu'en partie à la mairie. Pour autant, la Ville mène des actions pour soutenir le commerce local, mais aussi pour maintenir des entreprises sur son territoire.

Le commerce en centre-ville participe à l'animation de la vie locale et apporte des services indéniables aux habitants tout en favorisant les circuits courts de consommation.

La Ferté-sous-Jouarre compte 120 activités : 40% non alimentaire (commerce d'habillement, parfumerie, journaux, photos, décoration…) 27% de services aux particuliers (cafés, restaurants, salon de coiffure, blanchisserie), 17% à dominante alimentaire (boulangerie, alimentation générale, détail fruits et légumes…) et 16% pour les autres activités (agences immobilière, banques, assurances).

En plus de ses activités commerciales sédentaires, la ville compte 3 marchés d'approvisionnement par semaine : les mardi et vendredi sur le boulevard Turenne et le dimanche sur la place de l'Hôtel de Ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Médiathèque Samuel-Beckett.
  • Le centre d'art contemporain situé dans l'ancienne Synagogue accueille des expositions temporaires chaque année et abrite, au premier étage, le musée André Planson, peintre fertois.
  • La médiathèque Samuel Beckett propose le prêt de livres, DVD, revues et CD. De nombreux événements autour du livre sont organisés chaque année : le salon du roman policier La Ferté-sous-Polar, la Journée de la BD et du Manga, l'heure du conte ou le Café littéraire
  • L'office de tourisme municipal accueille les touristes tout au long de l'année et propose des circuits et visites commentées.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville est un des bâtiments les plus remarquables de La Ferté-sous-Jouarre.

D'architecture néo-gothique, sa construction date de 1885. Il fut érigé à la place du « Grand Dauphin Couronné », auberge du XVIe siècle, transformée en mairie en 1762 sous l'égide de Simon Gueuvin, alors maire de la ville et meulier. Un programme de concours architectural fut élaboré. Il prévoyait chaque détail de la construction, depuis les matériaux (dont naturellement la pierre meulière pour les fondations) jusqu'aux poignées des fenêtres. Ainsi était-il précisé que les briques plates devaient provenir de la région de Reuil-en-Brie. Treize candidats présentèrent leurs projets. C'est celui de l'architecte Paul Héneux qui fut retenu. Pour la réalisation du projet, il s'entoura des meilleurs artistes de l'époque : Bourgeois, Glaize, Deshayes, Desbois… Aujourd'hui, le bâtiment qui s'élève au cœur de la ville tient lieu de lien historique entre le patrimoine d'antan qui n'a pas résisté aux guerres successives et aux bouleversements des modes de vie, et le patrimoine contemporain propre au paisible de l'âme fertoise pour celui qui sait flâner.

  • Église Saint-Étienne-Saint-Denis : (XVe siècle-XVIIe siècle)

Jusqu'à la fin du XIVe siècle, il y a deux églises paroissiales catholiques à La Ferté : celle située à Condetz et Saint-Nicolas.
Saint-Denis était tout d'abord une petite chapelle successivement agrandie. L'église de Condetz fut construite entre le IXe et le Xe siècle, en remplacement de la chapelle Saint-Martin. Elle fut érigée par les moines de Reuil qui, depuis l'époque de leur fondation, veillaient aux intérêts religieux des habitants. Elle était située à 500 ou 600 mètres de la chapelle Saint-Martin, au bord de la Marne. L'église Saint-Étienne de Condetz, se trouvant de l'autre côté de la rivière était excentrée par rapport au château. La célébration des offices s'en trouvait souvent compromise.
Au début du XVe siècle, un mouvement de population, en grande partie dû aux diverses invasions, puis à la guerre contre les anglais, poussa les habitants à chercher aide et protection à l'intérieur de la forteresse. Les habitants choisirent comme « chapelle de secours » le Beffroi ou Tour du Guet. Elle fut agrandie peu à peu aux frais des paroissiens. C'est un peu plus tard que l'on construisit les dernières travées englobant la tour.
L'église Saint-Denis fut érigée entre 1620 et 1625. D'après le journal de l'Abbé Duchêne, malgré son mauvais état, l'église Saint-Étienne faisait toujours office de paroisse jusqu'en 1637. Son usage étant moins fréquent, on abandonna l'idée de la réparer et les dégradations devinrent irréparables.
En 1750, lors d'une assemblée de la ville et de la paroisse, qui eut lieu à l'hôtel de ville, il fut décidé que les matériaux de la démolition de Saint-Étienne serviraient à la restauration de Saint-Denis.
D'après les bulletins paroissiaux les plus anciens, en 1580, l'église de Saint-Denis avait déjà pris le double vocable Saint-Étienne-Saint-Denis. Les deux églises servent simultanément jusqu'en 1624. La forme de la tour de l'église actuelle date de sa reconstruction en 1750, elle possédait un carillon.
Les orgues furent achevés le 29 octobre 1628, le Maréchal de La Force, Seigneur de la ville à cette époque, vint entendre les premiers tuyaux.

  • Ancienne synagogue (rachetée par la commune) transformée en centre d'art (28, bd Turenne).

Inspirée d'un style romano-byzantin, la synagogue de La Ferté-sous-Jouarre fut construite en 1890 sur les plans de l'architecte Edmond Fauvet et réalisée par l'entrepreneur Eugène Picard. Nathan Levy en fut le premier rabbin et conduit la cérémonie religieuse de l'inauguration du bâtiment le 21 septembre 1891 en présence du grand rabbin de France Zadoc Kahn et du maire de ville, monsieur Lallier Après une lente migration des israélites de l'est de la France suite à l'annexion par l'Allemagne de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine, la communauté israélite de La Ferté-sous-Jouarre augement de façon significative dans les années 1860. Un lieu de culte s'improvise dans un bâtiment de la rue Saint Nicolas. Nathan Levy, un jeune rabbin de 25 ans, est nommé à demeure de 1871 jusqu'à la fin de sa vie, en 1911. La naissance officielle de la communauté est reconnue en 1867. La population juive est alors composée de marchands de bestiaux, de forains, bouchers, commerçants en tissus, chaussures, habillement et confection, et de six rentiers. Elle évoluera ensuite vers les professions libérales, médecins et notaires. Le sculpteur et photographe Samuel Adam-Salomon (1818-1881) est d’ailleurs né à La Ferté-sous-Jouarre. La maison de la rue Saint-Nicolas est bientôt trop exiguë. Des subventions sont lancées pour construire une synagogue. Celle-ci ouvrira ses portes pour la première fois en 1891. La communauté comprend alors environ 30 familles résidant sur le canton de La Ferté, soit 15 Israëlites, tous de culture ashkénaze. Les années 1880-1900 marquent l’apogée de cette communauté. Elle diminue plus tard, attirée par la capitale ou des villes plus grands comme Meaux ou Château-Thierry. En 1940, à la veille de la Shoah, la population israélite sur le canton est inférieure à une centaine de personnes. La rafle du 22 octobre 1943 a conduit l’arrestation à La Ferté de 14 personnes âgées, dont 10 seront déportées et gazées à Auschwitz. Les 4 autres seront prisonniers à Drancy puis libérés en août 1944. Après les accords d’Evian en juillet 1962, quelques familles de séfarades d’Afrique du Nord s’installent à La Ferté-sous-Jouarre. Rapidement, ils deviennent plus nombreux que les ashkénazes, mais ne fréquentent pas la synagogue de la ville, préférant les offices séfarades de la communauté de Meaux. Bientôt, il n’y a plus, à La Ferté, de communauté juive organisée. La synagogue remplit son office jusqu’à l’exode de 1940. Après la guerre, alors que les ouvertures de la synagogue sont très rares, des travaux d’entretien urgents sont nécessaires. La décision est prise en 1973 de vendre l’édifice à la ville. La municipalité d’alors projette y ouvre une bibliothèque. Depuis 2001, elle abrite des expositions temporaires d’art contemporain au rez-de-chaussée.

  • Musée André Planson :

Le peintre André Planson (1898-1981) est né à La Ferté-sous-Jouarre. Il a été associé à l’école de Paris avec les peintres de la réalité poétique. Les paysages de la vallée lui ont inspiré nombre de toiles colorées et dynamiques. L’épanouissement de son talent nous est révélé dans une série d’aquarelles où l’artiste a saisi la transparence de la lumière et la grâce du rythme de ce coin d’Île-de-France.

À la Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, vous pouvez visiter le Musée André Planson, situé boulevard de Turenne, au 1er étage du Centre d'Art de l'Ancienne Synagogue. une plaque commémorative apparaît sur le mur de sa maison natale au 11 du quai portant son nom. Sa maison et son atelier se trouvent à quelques mètres, toujours sur ce même quai.

  • Le kiosque à musique (Pâtis de Condé)

C'est bien sûr en fanfare que fut inauguré le Kiosque à musique, situé sur le Pâtis de Condé, face au théâtre municipal, le 3 mai 1903. Le 9 avril 1893, Auguste Alfred Cocu à la veille d'un voyage, rédige son testament. Plusieurs années se sont écoulées et monsieur Cocu décède à 50 ans, en janvier 1900 sans laisser d'enfant. Les héritiers découvrent alors qu'il a fait don à la ville de la Ferté-sous-Jouarre d'une somme de 10 000 F pour y construire un kiosque à musique sur le Pâtis de Condé. Après avoir connu des heures musicales à l'ombre des arbres de la place, la présence d'orchestres sur le kiosque a progressivement diminué pour disparaître complètement. En 2009, le kiosque à musique a été entièrement rénové. Aujourd'hui, aux sons de nouveaux rythmes, « La Fête de la Musique » et quelques autres fêtes ponctuelles lui font revivre des heures festives.

  • Le Théâtre municipal (Pâtis de Condé)

Tout en pierre meulière, il fut construit en 1892 sur le Pâtis de Condé et inauguré en 1896. On le baptise théâtre « Eldorado ». Au début du XXe siècle, les représentations furent données par des troupes de passages. En 1914, la Bataille de la Marne le transforme en hôpital, celui de la rue de Chamigny, dirigé par le docteur Bar et secondé par le docteur Helmann, étant submergé de blessés. Il devient ensuite le lieu ou l'on peut assister aux concerts, pièces de théâtre, harmonie et réunions associatives et politiques, salle incontournable de la vie fertoise.

Inauguré le 4 novembre 1928 à la mémoire de 3 888 soldats du corps expéditionnaire britannique disparus sans tombe connue entre août et octobre 1914, en particulier durant la première bataille de la Marne. Le 5 septembre 1914 près d’un million de soldats français et leurs alliés britanniques, combattants vaincus des batailles meurtrières aux frontières, harassés par une retraite épuisante, font résolument volte-face et reprennent l’offensive. Ce sera la première Bataille de la Marne, une victoire au prix de 7 jours de combats acharnés sur une ligne de front de plus de 200 kilomètres, brisant la ruée allemande, protégeant Paris et sauvant la France de l’invasion. La Ferté sous Jouarre fut un des théâtres de ces combats. Le dimanche 4 novembre 1928 eu lieu l’inauguration du Mémorial en présence du Maréchal Foch. Cet imposant monument portant gravé dans la pierre, 3 888 noms d’officiers et de soldats tombés lors de cette bataille en septembre 1914. Ces hommes appartenaient aux forces expéditionnaires britanniques. Ce monument a été élevé par le Gouvernement Anglais en bordure de la Marne sur un terrain offert par Mademoiselle Fizeau, descendante du savant Hippolyte Fizeau de Jussieu qui fut membre de l’Académie Royale de Londres. Ce sanctuaire est l’œuvre du sculpteur Goldchmidt à l’initiative du « Souvenir Anglais » et de son Président le Lieutenant Général Pulteney, qui participa à la Bataille de la Marne.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

  • Le Bois de la Barre

Cet ancien lieu d'extraction de pierres meulières, ce site à flan de coteau est un lieu idéal pour les randonneurs. Depuis 2003 le Conseil Général de Seine et Marne et la municipalité de La Ferté sous Jouarre ont ouvert un « Espace Naturel Sensible du Bois de la Barre » qui offre un parcours pédagogique pour découvrir la faune la flore et bien sur le travail réalisé sur cette pierre extraite de cette terre. Ce circuit pédagogique permet au promeneur de découvrir ce site historique et écologique. Le boisement du Bois de la Barre est marqué par des peuplements qui ont naturellement colonisé un milieu transformé par l’homme au moment de son exploitation pour la pierre meulière. Le sous bois totalise 165 espèces végétales. Il offre de belle étendues de plantes printanières : Jacinthe des bois, Ficaire, Fausse renoncule, Anémone des bois… Les zones de coteau calcaire recèlent l’Orchis mâle. Parmi la faune, il est possible d’observer des mammifères comme le Chevreuil, le sanglier, la Martre, le Blaireau, mais aussi dans les mares une espèces protégée en France : la Salamandre tachetée. C’est au début du XIX siècle que l’activité meulière fertoise s’industrialise, les carrières du Bois de la Barre vont prendre de l’essor. On abandonne la fabrication des meules d’un seul bloc, dite « monolithes », pour se tourner vers la production de meules dites « anglaises ». Cette innovation introduit une méthode d’assemblage de plusieurs morceaux : les carreaux, autour d’une seule pièces centrale : le boitard. En 1837, les entreprises Gaillard, petit & Halbou, Vieille Gatelier fondent la Société du Bois de la Barre. Vers 1900, le commerce des meules de pierre décline, les carrières de la Barre connaissent une ultime reconversion grâce à l’extraction de pierres destinées à la construction. C’est l’époque de l’expansion de la banlieue de Paris et de ses pavillons en « meulière ».

  • Le Bois de la Bergette

Cet Espace Naturel Sensible résume à lui seul le paysage et l’atmosphère de la vallée de la Marne au nord-est du Département. Le relief marqué du coteau boisé domine le fond de la vallée plus ouvert, vestige d’anciennes cultures. On trouve entre ces deux entités géographiques les ruines d’un vieux château. Écrins de biodiversité et indicateurs de la qualité de l’environnement, les Espaces naturels sensibles (ENS) sont constitués, entretenus et aménagés par les services du Département. C’est en 2011 que le Conseil général finalise l’acquisition du Bois de la Bergette pour l’aménager en ENS. Un coteau boisé, un chemin restauré, un sentier en terrain naturel créé pour une boucle de randonnée reliant le parcours du boisement aux ruines du château et aux chemins ruraux existants sur les bords de Marne. Les ruines du château de la Bergette ont été clôturées et mises en valeur tout en protégeant les habitats qu’elles constituent pour les espèces présentes. Du côté voie ferrée, une prairie a été restaurée pour accueillir un verger. Le site est ouvert au public depuis le printemps 2012. En découvrant ces espaces, chacun peut prendre conscience de la richesse et de la fragilité de notre biodiversité, et surtout, de la nécessité de la préserver pour garantir la qualité de notre environnement.

  • Le Parc de la Fontaine aux Pigeons

Par la petite rue du Guet ou l’allée du jumelage, on pénètre dans le Parc de la Fontaine aux pigeons, aujourd’hui magnifique arboretum où règne calme et détente à l’ombre des nombreuses essences d’arbres. Ce parc composait une partie de la propriété du château de Lagny qui appartenait à Marie de Luxembourg dont on a aujourd’hui trace depuis 1521. On sait que M. de Bercheny, seigneur de Luzancy, a également été propriétaire de ce château. C’est sous le Second empire que la création paysagère révèle tout son art dans le Parc de la Fontaine aux pigeons. Une génération de paysagistes apparaît à la demande croissante de particuliers de la petite et moyenne bourgeoisie. Les promeneurs et amoureux de la nature y trouvent une douceur paisible, les sportifs peuvent quant à eux s’y frayer un parcours plus animé parmi les chemins agencés.

  • Le Jardin de l’Île

Le jardin de l'Île est situé sur l'ancien chemin menant au château de l'Île, sur les bords de Marne. Le jardin de l'Île accueille de nombreuses manifestations : Ferté Plage en été, Fête de la glisse en septembre, la chasse aux œufs de Pâques… De la verdure, tout au long de la Marne, un espace jeux pour les plus jeunes, un skate-parc et un terrain de jeux délimité pour les plus grands, et sous les ombrages, des bancs pour contempler la nature, les pêcheurs, les bateaux, les cygnes ou faire un jogging en pleine nature.

Tourisme fluvial[modifier | modifier le code]

La Ferté-sous-Jouarre compte deux haltes de plaisance : - « L'île Cartier » - « Les Deux Rivières » Elles furent construites dans un programme de réhabilitation des berges mais aussi de l'Île Cartier, d'une façon complètement naturelle avec un génie végétal. Chacune dotée de 10 anneaux, elles accueillent les bateaux tout au long de l'année (sauf bien sûr en période de crue). L'eau et l'électricité sont mises à disposition gratuitement, ainsi que des points pour la collecte des déchets ménagers. Il existe à la pointe aval de l’île Cartier, du côté du lit majeur, un bajoyer de pertuis (passage à bateau) construit en 1737 par un certain Raimbaux, entrepreneur des Ponts-et-Chaussées. Cette maçonnerie venait remplacer un aménagement de berge plus sommaire en bois. Cet ouvrage, encore en bon état de conservation, maintient la berge sur près de 30 m. En face de l’ouvrage répondait un autre bajoyer qui se poursuivait 50 m en aval jusqu’aux moulins. Au nombre de trois, ces moulins ont été construits vers 1716, remplaçant deux autres moulins établis plus bas. Le long de la rive gauche, s’organise un ensemble de 66 pieux répartis en 3 ou 4 alignements qui semblaient supporter le tablier d’un pont en bois donnant l’accès aux moulins. Ce site meunier a été détruit en 1865, lors de la canalisation de la rivière. Il y a quelques années, ses berges ont été réaménagées par un spécialiste. Ce site, doté d'une faune et d'une flore protégées, est devenu célèbre en France.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Course des Meulières : organisée par l'association Sports et Loisirs Pour Tous, en partenariat avec la Municipalité (en mars)
  • Journée BD/Manga à la Médiathèque Samuel Beckett (en avril).
  • Journée de l'Amitié : organisée par l'association Amitié sans Frontières, en partenariat avec la Municipalité. Au programme, musique, chants, danses, démonstrations d'associations, animations et spectacles autour de stands de cuisine et artisanat du monde…(en mai)
  • Les dimanches au kiosque : concerts gratuits au kiosque à musique (en juin)
  • Quai des artistes : marché d'art de professionnels et d'amateurs, deuxième week-end de septembre.
  • Festival des Mains Bleues : spectacles des arts de la rue ayant lieu lors des Journées européennes du Patrimoine (3e week-end de septembre). 5e édition le 14 septembre 2013.
  • Festival des Belles Histoires[12] : manifestation culturelle dans les communes du canton. Au mois d'octobre.
  • La Ferté-sous-Polar : à l'automne, la Médiathèque Samuel Beckett reçoit des écrivains, illustrateurs autour de séances de dédicaces, expositions, conférences et tables rondes autour des littératures policières.
  • Les expositions du Centre d'Art de l'Ancienne Synagogue

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le sculpteur et photographe Samuel-Adam Salomon (1818-1881), est né à La Ferté-sous-Jouarre[13].
  • Le peintre, décorateur, dessinateur et illustrateur Émile Bayard (1837–1891) est né à la Ferté-sous-Jouarre.
  • François de Bourbon-Conti (1558–1614) est né au château de la Ferté-sous-Jouarre.
  • Charles Ier de Bourbon (archevêque de Rouen) : né le 22 septembre 1523 à La Ferté-sous-Jouarre, il est le fils de Charles IV, duc de Vendôme, et de son épouse Françoise d'Alençon, duchesse de Beaumont. Il est le frère puîné d'Antoine de Bourbon (né au château de La Fère dans l'Aisne).
  • Jeanne Poisson marquise de Pompadour (1721, Paris - 1764, Versailles) était originaire de la région.

D'autres personnalités incluent

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne)

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur semé de fleurs de lys d'or, au lion passant aussi d'or brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]