Plaisir (Yvelines)

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Plaisir
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Plaisir
Blason
Plaisir (Yvelines)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Plaisir
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Parisien
Maire
Mandat
Joséphine Kollmannsberger
2012-2014
Code postal 78370
Code commune 78490
Démographie
Gentilé Plaisirois
Population
municipale
31 074 hab. (2011)
Densité 1 663 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 06″ N 1° 56′ 50″ E / 48.8183333333, 1.94722222222 ()48° 49′ 06″ Nord 1° 56′ 50″ Est / 48.8183333333, 1.94722222222 ()  
Altitude Min. 92 m – Max. 173 m
Superficie 18,68 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-plaisir.fr

Plaisir est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Plaisirois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Plaisir dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

Plaisir est située dans la grande banlieue ouest de Paris, à 30 km de la Porte d'Auteuil et à 13 km à l'ouest de Versailles, dans la plaine de Versailles.

La moitié du territoire communal est constitué de forêts et de terres agricoles.

La commune est constituée de plusieurs hameaux répartis sur deux plateaux séparés, d'est en ouest, par la forêt domaniale de Bois-d'Arcy et son extrémité ouest dite bois de la Cranne, le parc du château de Plaisir et la forêt de Sainte-Apolline.

Sur le plateau le plus élevé, au sud du territoire communal et au nord d'une étendue appelée plaine de Neauphle traversée par la RN 12, se trouvent le hameau de la Mare-aux-Saules jouxtant Élancourt et le hameau de Sainte-Apolline, tous deux au sud de cette nationale, et les hameaux des Gâtines, du Buisson et de la Chaîne, tous trois alignés d'est en ouest au nord de ladite nationale.

Sur le plateau inférieur, au nord de la commune, se trouvent le vieux village, entouré, d'est en ouest, des quartiers ou hameaux de la Brétechelle, de l'Aqueduc de l'Avre, des Ébisoires, des Petits-Prés et de l'écart relativement peuplé de la Boissière.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du sud au nord par le ru Maldroit qui prend sa source à Trappes, au lieu-dit du Puits à Loup à proximité de la porte de Pissaloup. Il traverse la plaine de Neauphle, passe à l'extrémité est du hameau des Gâtines, alimente le bassin de retenue du bois de la Cranne. Ensuite il traverse sous la RD 30, se divise en deux branches traversant le parc du château et de l'Hôtel de Ville, le vieux village. Il est rejoint par le ru de Sainte-Apolline avant de parcourir les deux hôpitaux, où il est partiellement canalisé et enterré, serpente dans une petite vallée entre Thiverval et Saint-Germain-de-la-Grange et se jette dans la Mauldre à Beynes. La ville compte également un étang dans la forêt de Sainte-Apolline.

La commune de Plaisir est située intégralement dans le sous-bassin du Maldroit inclus dans le bassin versant de la Mauldre géré depuis 1992 par le COBAHMA (Comité de bassin hydrographique de la Mauldre et de ses affluents) sous l'égide du conseil général des Yvelines et pour lequel un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) a été mis en œuvre (arrêté préfectoral du 4 janvier 2001).

Le quartier de l'aqueduc de l'Avre doit son nom à l'aqueduc qui alimente Paris en eau potable et traverse la ville d'ouest en est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Plaisir
Saint-Germain-de-la-Grange Thiverval-Grignon Chavenay
Neauphle-le-Château Plaisir Les Clayes-sous-Bois
Jouars-Pontchartrain Élancourt Bois-d'Arcy

Climat[modifier | modifier le code]

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 25 26 26 22 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Trappes, France[1]

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La gare routière de la gare de Plaisir - Grignon.
La gare routière de la gare de Plaisir - Grignon.

La commune est desservie par la route nationale N12 (Paris-Brest), via Dreux (à caractéristiques autoroutières). Elle est traversée dans un « axe nord-sud » (ainsi qu'elle est appelée localement) par la route départementale D30 qui relie Poissy et Feucherolles au nord au lieu-dit des Gâtines et prolongée au sud vers Élancourt et Saint-Quentin-en-Yvelines par la route départementale D58. Dans l'axe est-ouest, Plaisir est traversée par la route départementale D11 qui mène aux Clayes-sous-Bois et Saint-Cyr-l'École vers l'est et à Neauphle-le-Château vers l'ouest.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par deux gares SNCF :

Les deux lignes SNCF TransilienLigne N du Transilien desservant ces gares sont:

Bus[modifier | modifier le code]

  • les lignes 6, 7, 8, 9, 10, 12, 15, 17, 19, 20, 318, 505, CSP, DF et JV de la société de transport Hourtoule ;
  • la ligne 78 qui est exploitée par les sociétés de transports Transdev Houdan et Hourtoule ;
  • la ligne 4 qui est exploitée par les sociétés de transports Courriers de Seine-et-Oise et Hourtoule ;
  • la Ville assure un transport individuel intra-muros pour les personnes handicapées en véhicule adapté pour le prix d'un ticket de bus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Placicio au VIIIe siècle est le premier nom connu du hameau. Il se transforme en Pleassiacum ou plaisir dès 1236. La forme latine Pleassiacum dure jusqu'à la fin du XVe siècle. Pendant qu'en vieux français, il passe de Plesiz en 1351, à Plesir en 1470, se maintient définitivement sous la forme de Plaisir au XVIIe siècle.

Il pourrait dériver du latin placicium, il plaît, ou bien de plescicium, place forte.

L'origine du lieu-dit est très ancienne. Placidio peut signifier le domaine de Placidius et remonterait ainsi à l'époque gallo-romaine. Aucune trouvaille ne vient confirmer cette hypothèse.

Autre hypothèse: Rapprocher Plaisir de Plessis (du bas latin plexiacum, signifiant enclos, qui a donné plaissié au Moyen-Age, signifiant lieu fortifié) . Cette explication semble moins bien convenir en raison du lieu.

Philippe de France, Monsieur le frère du Roi Louis XIV, venait y prendre ses plaisirs.[réf. souhaitée]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XXe siècle : un bourg agricole et ses sept hameaux[modifier | modifier le code]

Pont de chemin de fer à proximité de la gare de Plaisir-Grignon.
La vue générale de l'asile.
  • Les terrains deviennent la propriété de l'abbaye de Saint-Denis en 768[réf. nécessaire]. La construction du prieuré daterait du VIIIe siècle et l'église Saint-Pierre du milieu du XIIIe siècle[2].
  • Plaisir est rattachée à la baronnie de Neauphle-le-Château à l'époque féodale.
  • Le territoire entre dans le domaine royal par le mariage de François Ier avec Claude de France. En 1537, il disposa du fief de Neauphle-le-Château-Plaisir en faveur de sa maîtresse, Anne de Pisseleu. Le dernier seigneur de Plaisir fut Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, commandant de la garde de Louis XVI[3].
  • À la fin du XVIIIe siècle, la population compte environ un millier d'habitants sur sept hameaux : la Bretéchelle, la Boissière, le Buisson, la Chaîne, le Village, les Petits-Prés et les Gâtines. Le centre du village de Plaisir se situe à la conjonction de deux ruisseaux, le ru Maldroit et le ru Sainte-Apolline.
  • En 1862, le chemin de fer apparaît à Plaisir ainsi qu'un dépôt de mendicité à la ferme des « Petits-Prés » qui appartenait au comte de Pontchartrain. L'asile fonctionnait de manière autonome, les nonnes y jouaient un rôle prépondérant. « Elles occupaient des fonctions administratives et d'infirmerie, étaient responsables de la lingerie, des cuisines et des tâches ménagères »[4]. Celui-ci se transformera rapidement en asile départemental pour toute la Seine-et-Oise, puis en hôpital gérontologique et médico-social. La ville accueille un deuxième hôpital psychiatrique, Charcot.
  • En 1900, le petit village agricole de Plaisir dépasse à peine le millier d'habitants, soit autant qu'au XVIIIe siècle. Sa population double dans la première moitié du XXe siècle grâce aux capacités d'accueil des asiles psychiatriques.

Explosion urbaine depuis les années 1960[modifier | modifier le code]

Une étude d'urbanisme explique : « À la fin de la deuxième guerre mondiale, Plaisir n'est encore qu'un petit village agricole constitué de plusieurs hameaux. »[5]. Au début des années 1960, la commune est encore éclatée entre le bourg de Plaisir et ses sept hameaux agricoles « éloignés les uns des autres et vivant sur eux-mêmes ».

À partir des années 1960, Plaisir subit une explosion de l'urbanisation. Celle-ci est attribuée à la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines[6] et au premier Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne (SDAURP) de 1965. Pour Plaisir, le SDAURP se concrétise par la création de la zone opérationnelle d'habitat (ZOH, qui deviendra une ZAC) de Plaisir-Les Clayes (1966) qui prévoit l'implantation de 7 500 logements, des activités industrielles dans les quartiers des Ébisoires et Vicomtes et commerciales dont l'embryon de l'actuel centre commercial régional « Grand Plaisir ». À partir de 1965, les promoteurs privés achètent des terrains pour les lotir. La population de Plaisir est alors multipliée par sept en 15 ans (cf. démographie).

Cette urbanisation se déroule en plusieurs vagues spatio-temporelles :

  • 1968-1975
    • Plusieurs lotissements de pavillons « à l'américaine », espaces verts devant la maison et jardins à l'arrière, habités par des cadres travaillant à Paris ou dans les entreprises des environs (Bull aux Clayes-sous-Bois, etc.) se développent à la Mare aux Saules (235 maisons bâties en 1970), aux Gâtines et à la Bataille (700 logements en 1971, appelée au début « opération Bréguet »).
    • Dans le cadre de la ZOH, l'OPHLM construit de petits immeubles habités par une clientèle populaire, le quartier du Valibout. En 2006, ce quartier abritait 4 000 personnes dans plus de 1 000 logements sociaux[7]. Il fait l'objet d'une opération de rénovation urbaine (2006).
    • Au centre bourg, ce sont la résidence Gabrièle (250 logements collectifs en 1971, promoteur Rivaud) et la résidence des Peupliers (170 logements en 1972).
    • Plus au nord, sont également réalisées les constructions d'immeubles ou de petites maisons créant les résidences Danielle (promoteur Rivaud), Brigitte avec son centre commercial (Rivaud), la Haise, Le Vieux Moulin, Les Ébisoires, le Petit Bontemps.
    • À l'est, le domaine de la Bretéchelle (promoteur Carlton) voit le jour.
    • À l'ouest, est réalisé le domaine de la Boissière (1972) dans le hameau éponyme.
  • 1980-1990
    • une bonne part des espaces est urbanisée par des lotissements de maisons de plus petites tailles destinées aux classes moyennes notamment la ZAC de l'Aqueduc de l'Avre en 1985.
    • Sur le plan juridique, un temps rattachée à Saint-Quentin-en-Yvelines, Plaisir quittera la ville nouvelle en 1983 en cédant la Clef-de-Saint-Pierre à Élancourt et Trappes[2] « afin d'échapper à une urbanisation massive qui prévoyait 80 000 habitants à Plaisir. »[8].

Depuis les années 2000, la Ville souhaite stabiliser son urbanisation. Les chiffres des derniers recensements prouvent le ralentissement de l'évolution démographique et la maîtrise de l'urbanisation est désormais intégrée au PLU[9].

Problématiques sociologique et environnementale

Finalement, cette urbanisation s'est faite essentiellement entre le château et les lignes SNCF. Le nord est plus dense et le sud plus pavillonnaire. Des quartiers au sud et à l'ouest sont considérés comme « déconnectés du reste de la ville (La Mare aux Saules, Les Gâtines, la Boissière). Leur fonctionnement est soit autarcique, soit tourné vers les communes limitrophes. », ce qui prolonge en fait le schéma ancien avec un bourg et des hameaux éclatés.

L'urbanisation s'est faite « sous la forme de ZAC juxtaposées les unes aux autres, sans lien entre elles, ni avec le centre-ville. »[10]. Il en résulte une nette séparation spatiale des classes sociales. Une étude menée pour le PLU en 2006 constate ainsi que Plaisir est « une ville patchwork où les quartiers se tournent le dos, et où il manque un centre-ville structuré et structurant. »[11].

Le fort développement du centre commercial Grand Plaisir procure d'importantes recettes fiscales à la ville, mais génère aussi quelques nuisances :

  • le déclin des petits commerces de l'ancien centre-ville[6], que la création d'une halle de marché en 1989 n'a pas suffi à enrayer.
  • un fort trafic automobile saturant « l'axe nord-sud » à certaines heures. L'élargissement de la route départementale 30 à quatre voies est prévu[12].

En 2006, une étude estime que, malgré l'urbanisation, Plaisir conserve « de vastes espaces agricoles et boisés [ayant] conservé leur aspect naturel », qui représentent 50 % du territoire de la commune et font de cette dernière « une ville à la campagne »[6]. Cependant, ces espaces verts sont « disséminés » sur la commune et « menacés par le mitage urbain »[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie devenue mairie annexe
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2012 en cours Joséphine Kollmannsberger UMP  
2001 novembre 2012 Joël Regnault UMP Conseiller général du Canton de Plaisir (1998-2004) - Député des Yvelines (2011-2012)
1993 2001 Jacky Lecourtiller PS  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le parc de l'hôtel de ville

Pour inciter les Plaisirois, particuliers et entreprises, à augmenter et préserver ce capital, elle organise chaque année un « Concours des jardins et balcons fleuris » en partenariat avec la société Truffaut et l'établissement horticole Arriat.

  • L'Agenda 21 local, lancé le 16 juin 2003, a pour objectif la participation active des habitants à la préservation et l'amélioration de leur environnement. Les actions envisagées concernent notamment la circulation, le patrimoine bâti avec la réhabilitation des anciens lavoirs et l'air.
  • Une action remarquée
    • 2006 : Trophée de bronze[15] au concours «Défi pour la Terre», catégorie communes entre 5 000 et 50 000 habitants, pour ses actions de sensibilisation tout au long de l'année : « Les Recycladines »
    • 2005 : mention spéciale au 9e Grand prix de l'environnement pour la sensibilisation au tri des déchets et propreté urbaine dans le quartier du Valibout
    • 2004 : Trophée de l'agence de l'eau de Seine-Normandie dans la catégorie « information et participation du public »
  • Les déchets

La ville a mis en place le tri sélectif depuis plus de 10 ans et cherche à l'améliorer régulièrement aussi bien par la sensibilisation du public que par la distribution de composteurs pour les particuliers. La société SEPUR, basée sur Plaisir depuis 1965, est chargée du ramassage des ordures ménagères deux fois par semaine ainsi que de chaque poubelle de recyclage une fois par semaine. La déchèterie ainsi que l'usine d'incinération des ordures ménagères sont situées sur la commune limitrophe de Thiverval-Grignon. De par la proximité de la société et des installations, les déplacements sont ainsi limités et les horaires de ramassage adaptés afin de limiter les nuisances sonores.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Plaisir a développé des associations de jumelage avec :

Note : Les communes de Baixa da Banheira et de Moita sont voisines

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Plaisir est la septième commune des Yvelines par sa population estimée à environ 32 000 habitants lors des recensements depuis 2004. Les Plaisirois constituent une population jeune et active : 30 % de ses habitants ont moins de 19 ans[16] et son taux de chômage n'est que de 8,2 % avec plus de 50 % d'actifs.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 31 074 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 260 1 313 1 291 1 260 1 215 1 274 1 259 1 178 1 095
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 117 1 182 1 225 1 265 1 374 1 469 1 579 1 615 1 636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 652 1 729 1 894 1 900 2 085 2 167 2 224 2 398 2 683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 850 6 869 21 259 22 593 25 877 31 045 31 539 31 074 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 22,8 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 12,6 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 21,7 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 14,2 %).
Pyramide des âges à Plaisir en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,6 
2,5 
75 à 89 ans
4,3 
10,0 
60 à 74 ans
9,3 
18,9 
45 à 59 ans
20,0 
24,2 
30 à 44 ans
23,0 
22,8 
15 à 29 ans
21,7 
21,6 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l'académie de Versailles.

  • Enseignement primaire
    • Les écoles maternelles : 17
    • Les écoles élémentaires : 13
  • Enseignement secondaire
    • Deux collèges : Collège Guillaume-Apollinaire et Collège - SEGPA Blaise-Pascal. Selon la carte scolaire, les élèves de Plaisir peuvent également être scolarisés aux collèges des Clayes-sous-Bois ou d'Élancourt.
    • Lycée Jean-Vilar
  • Enseignement spécialisé

Sports[modifier | modifier le code]

De par sa population jeune, Plaisir abrite 32 associations sportives très variées. Les disciplines proposées vont des plus classiques : football, athlétisme, basket-ball… aux plus originales : Omkido, cerf-volant. Ultimate

Le Palais des Sports, inauguré en 2006, est un complexe omnisport qui a été bâti en lieu et place de l’ancien gymnase Pierre de Coubertin détruit par un incendie en juillet 2003. Il a été conçu pour accueillir les associations plaisiroises et les établissement scolaires de la ville. Avec une superficie totale de 6 139 m², ce gymnase s’étend sur deux niveaux et est composé de sept salles, dont une salle multisports pouvant accueillir jusqu’à plus de 1 200 personnes, des salles de gymnastique, agrès et sol, de gymnastique volontaire, de boxe, de taekwondo, de karaté, de judo et jujitsu.
Ce Palais des Sports peut dorénavant accueillir des compétitions internationales et notamment en décembre 2007, la Coupe du Président du Mondial de handball féminin[21].

La construction d’un terrain de football à sept, d'un couloir d’athlétisme ainsi que d’un plateau d’évolution de handball et de basket-ball, a également été réalisé derrière le palais des sports de la ville.

L'équipement sportif de la ville est donc le suivant :

4 gymnases :

Le Parc des sports et ses deux stades : Robert Barran et Bernard Giroux, complètent cet équipement pour la pratique notamment du football ou du rugby.

Une piscine intercommunale, située sur la commune des Clayes-sous-Bois où se pratiquent natation, aquagym et plongée sous-marine.

Un tennis-club de 16 courts en centre ville.

Le golf Isabella, de dix-huit trous, se trouve à l'extrémité ouest du hameau de Sainte-Apolline, au sud et le long de la RD 912, dans la partie de la forêt qui surplombe le hameau d'Ergal de Jouars-Pontchartrain.

Les activités de plein air suivantes sont pratiquées à Plaisir :

  • le cerf-volant sportif en intérieur ou en extérieur (parc des Quatre Saisons) ;
  • la pétanque dans le parc du château ;
  • et la pêche dans les différents étangs de Plaisir.

D'autres sports sont pratiqués par les Plaisirois et encadrés par les associations de la ville : le bowling, le cyclotourisme et le VTT, l'équitation, la marche nordique, la randonnée, le paintball, la voile.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juin : Festival des arts du monde, « Escales d’ailleurs » depuis 2002, organisé dans le parc du château.
  • Novembre : Grand Prix de la Ville de Plaisir de pétanque depuis 1985.
  • Décembre 2007 : Du 6 au 9 décembre, les matchs de classement de la 19e à la 24e place de la coupe du monde de handball féminin se sont déroulés au palais des sports.

Cultes[modifier | modifier le code]

Trois cultes sont pratiqués sur Plaisir :

  • le culte catholique : les messes sont organisées à l'église Saint-Pierre les samedis et dimanches. L'église, fermée depuis le 11 juillet 2011 pour d'importants travaux de rénovation lancés par la commune, ouvre à nouveau ses portes pour le culte le 22 décembre 2013. La Paroisse de Plaisir relève du doyenné de Plaisir, Villepreux, Les Clayes-sous-Bois, Fontenay-le-Fleury, Bois d'Arcy, Saint-Cyr-l'École et du diocèse de Versailles ;
  • le culte protestant avec l'église réformée de France et l'église protestante évangélique;
  • le culte musulman : la mosquée de la rue du Valibout a rouvert en 2008.

La ville ne compte qu'un seul cimetière. Celui-ci étant arrivé à saturation, la municipalité a acquis en 2002 l'ancien cimetière de l'hôpital gérontologique de Plaisir-Grignon de 4 450 m2. Après réunification et réhabilitation, le nouveau cimetière a été inauguré le 12 mai 2005.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune compte six zones d'activités industrielles et commerciales, qui accueillent des entreprises de toutes tailles, environ 1 225, et nombre de sièges sociaux notamment celui de Ikea France.

Six centres commerciaux sont répartis sur la commune[réf. nécessaire] dont un régional : « Grand-Plaisir ». Situé dans le nord de la commune et à proximité de la Gare de Plaisir - Les Clayes, il couvre une superficie de plus de 100 000 m². Fort d'une centaine de commerces variés (alimentation, vêtements, coiffeur, bijouterie, restauration…), il accueille notamment Auchan, Ikea et Décathlon.

La ville regroupe sur son territoire :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château (XVIIe ‑ XVIIIe siècles), façade ouest
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le château de Plaisir, qui date du XVIIe siècle, a été classé monument historique en 1961[22] et été racheté par la commune en 1976. Il a été réaménagé par la famille Le Tellier au XVIIIe notamment par l'ajout de deux ailes basses et des bâtiments annexes à vocation agricole.
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le parc du château, remarquable par son bassin et ses arbres est également classé MH depuis 1961[23].
  • Le Prieuré, petit manoir abritant la mairie depuis 1971, fut construit à la fin du XIXe siècle sur l'emplacement d'un prieuré bénédictin, rappelé par une locution latine sur le dessus de la grille d'entrée : « Hic fuit benedictorum Prioratus » (ici, il y eut un prieuré de bénédictins).
  • La commune possède trois lavoirs. Cependant ils ont connu un manque d'entretien depuis les années 1960, voire des dégradations : l'un semble servir d'entrepôt à un particulier (lavoir de la sente Buffon) et l'autre avait été incendié et était couvert de graffiti (lavoir de la rue Alexandre Dumas).

Dans le cadre de l'agenda 21 local et de son atelier « Patrimoine bâti remarquable », les lavoirs sont aujourd'hui rénovés ou en cours de l'être. Ainsi le lavoir de la rue Alexandre Dumas fut remis en état en 2005[26] et le lavoir du bois de la Cranne au lieu dit « le Petit trou » en 2006[27].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Le théâtre Robert-Manuel anciennement théâtre de la Grange, comporte 190 places assises et est situé dans les communs du château de Plaisir.
  • Le conservatoire municipal de musique, de danse et d'art dramatique est installé dans le château de Plaisir.
  • Le théâtre Espace Coluche, rénové et rouvert le 20 octobre 2006, comprend une salle de spectacle de 868 places assises.
  • un conservatoire de danse et une salle de 300 places debout, La Clef des Champs, destinée aux musiques amplifiées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Plaisir

Les armes de Plaisir se blasonnent ainsi :

d'azur aux deux lions affrontés d'argent supportant en chef une fleur de lys d'or.

Ce blason, créé après guerre et enregistré par la commission départementale d'héraldique de Seine-et-Oise, s'inspire d'un sceau utilisé par la municipalité de Plaisir pendant la Révolution[29].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Vigot, Plaisir, des Carnutes aux Franciliens, Ville de Plaisir, 1994

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Trappes est une commune limitrophe de Plaisir servant de référence climatologique
  2. a et b site internet de la ville
  3. « site »
  4. L'essentiel de Plaisir, février 2005, p11
  5. [PDF] Etude d'élaboration du PLU , janvier 2006, Préambule, point B, page 4
  6. a, b et c Étude du PLU, idem
  7. [PDF] Bulletin municipal, octobre 2006, page 24
  8. [PDF] Bulletin municipal, octobre 2006, page 24, avis d'un élu
  9. Étude PLU, page 8
  10. Étude PLU, idem, page 4
  11. Étude PLU, idem, tableau page 5
  12. [PDF] Rapport du conseil général des Yvelines du 12/07/07
  13. Étude PLU, idem, page 5
  14. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  15. Résultats du concours "Défi pour la Terre des collectivités
  16. Chiffres clés du recensement depuis 2004 (Insee).
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. « Évolution et structure de la population à Plaisir en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011)
  20. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011)
  21. « Mondial de handball féminin » sur le site de la commune
  22. « Classement du château », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 21 février 2010.
  23. « Classement du parc du château », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 21 février 2010.
  24. « Inscription de l'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 21 février 2010.
  25. « Classements des œuvres de l'église Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 21 février 2010.
  26. « L'essentiel de Plaisir », septembre 2005, p. 6
  27. « L'essentiel de Plaisir », février 2006, p. 21
  28. Lenôtre, un traiteur nommé Plaisir, Le Figaro, 27 décembre 2007, p. 29
  29. Jacques Levron, Robert Louis, Les armoiries des communes de Seine-et-Oise - tome III, Troyes, éditions La Renaissance,‎ 1959.