Thomery
| Thomery | ||
Mairie de Thomery |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-et-Marne | |
| Arrondissement | Fontainebleau | |
| Canton | Moret-sur-Loing | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Moret Seine et Loing | |
| Maire Mandat |
Jean Roger Donati 2008-2014 |
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| Code postal | 77810 | |
| Code commune | 77463 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Thomeryons, Thomeryonnes | |
| Population municipale |
3 425 hab. (2009[1]) | |
| Densité | 923 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 42 m — Max. 96 m | |
| Superficie | 3,710 km2 | |
| Localisation | ||
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Thomery est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France. Thomery est une commune située dans un méandre de la Seine, en bordure de la forêt de Fontainebleau, qui compte en 2009 environ 3425 habitants appelés Thomeryons[2]. La notoriété de la commune est liée principalement à la culture traditionnelle d'un raisin de table, le chasselas de Thomery, selon des techniques particulières le longs de murs et un mode de conservation unique.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Lieux-dits et écarts [modifier]
La commune de Thomery comporte trois lieux-dits que sont By, ancienne commune indépendante sur le coteau de Thomery et limitrophe de Veneux-les-Sablons ; Monforts ; et Effondré.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
L'origine étymologique du nom de Thomery serait liée à la venue au VIIe siècle d'un abbé bourguignon de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun appelé Saint-Médéric dit Médéricus ou Merry qui s'arrêta lors de son voyage vers la basilique Saint-Denis dans une demeure du lieu et guérit des malades, accompagné de Frodulphe, moine de son abbaye. La maison aurait alors été appelée demeure de Merry, soit Domus Merry, qui aurait progressivement dérivé en Dommery, puis Tomery, et enfin Thomery[3]. La tradition locale prête à Henri IV un bon mot lors de son séjour dans la zone de Champagne-sur-Seine ; en voyant le coteau de Thomery il déclare : « Ici tout me rit »[4].
La ville de Thomery a subi la crue de la Seine de 1910 où furent touchées toutes les parties basses de la commune voisinant le port.
En 2013, la commune inaugurera un musée consacré au mode de culture de la vigne, dite « à la Thomery[5] ».
Transports [modifier]
La ville est desservie par la gare de Thomery située à 1,7 kilomètres à l'ouest de la ville dans la forêt de Fontainebleau. La gare est sur la ligne Transilien R (Paris Gare de Lyon-Montereau/Montargis). Les lignes 3 ; 6 ; 9 et 10 du réseau Comète desservent également Thomery.
Administration municipale [modifier]
Depuis le 29 décembre 1972, Thomery est l'une des 22 communes composant la Communauté de communes Moret Seine et Loing.
Héraldique, logotype et devise [modifier]
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Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : De gueules à la grappe de raisin d’or tigée et feuillée de deux pièces en ombre au trait aussi d’or, à la champagne fascée ondée d’azur et d’argent de quatre pièces. |
Liste des maires [modifier]
Jumelages [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 436 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Festivités et évènements [modifier]
La fête de la saint Vincent, qui se déroule chaque année le samedi le plus proche du 22 janvier, organise une cérémonie villageoise de désignation du nouveau bâtonnier pour l'année à venir[11]. Un bâtonnier est désigné à cette occasion parmi les habitants du village. Les écoliers sont costumés avec des tenues de vigneron et forment un cortège du domicile du bâtonnier actuel vers l'église Saint-Amand. Après la messe, le cortège repart de l'église vers le domicile du nouveau bâtonnier qui reçoit tout le village pour un traditionnel vin chaud. La fête de la saint Patouillat anime chaque année le village pendant le week-end de l'Ascension lors duquel sont organisés un vide grenier et une fête foraine[12].
Économie [modifier]
La culture du chasselas de Thomery sur murs fut une activité économique importante de la région, du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle pour un apogée de la production vers 1900 avec environ 800 tonnes produites. Elle est devenue de nos jours anecdotique, seulement pratiquée par quelques passionnés. Certains des murs à vigne ont en revanche été inscrits aux monuments historiques en 1993[13].
La ville est le siège de l'entreprise A.D.R. (pour les Applications du roulement). Fondée pendant l'entre-deux-guerres, cette entreprise était spécialisée dans la micromécanique et ses applications dans les domaines des roulements mécaniques pour l'aéronautique et d'autres équipements de haute technologie. Rachetée par le leader mondial du roulement, le groupe suédois SKF en 1964, elle compta jusqu'à 700 employés dans les années 1980. En 1993, le groupe SKF céda une partie de l'entreprise à ses salariés, cette partie gardant le nom A.D.R. et continuant son activité de roulements spéciaux de haute précision (gyroscopes, broches) jusqu'à nos jours avec un effectif moyen de 100 employés[14]. La partie non cédée par SKF, avec environ 300 employés, a fermé en 2003.
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Église Saint-Amand XIIIe siècle-XVIIe siècle, dédiée à Amand de Maastricht et classées depuis 1948 aux Monuments historiques[15].
- Le Musée de l'atelier Rosa Bonheur à By.
- Port de Thomery sur la Seine, construit sous Philippe-Auguste pour le transport du grès vers Paris.
- Le château de la Rivière, édifié pour Roch le Baillif, astrologue, conseiller et premier médecin de Henri IV.
- Ensemble unique en France de murs à vigne (classés aux monuments historiques).
- Le Chemin des Longs Sillons inscrit depuis 1993 aux Monuments historiques[16].
- Forêt de Fontainebleau.
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La maison-musée Rosa Bonheur à By.
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Photographie de Rosa Bonheur (années 1880-90) dans son jardin de By
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Rosa Bonheur, peintre animalier, a vécu à By (commune devenue une partie de Thomery) à partir de 1859 où elle est décédée en 1899. Elle s'était installée dans une maison du coteau de By où elle aménagea son atelier et de nombreux espaces pour ses animaux.
- Adrienne Clostre, compositrice, Grand prix de Rome en 1949, est née à Thomery le 9 octobre 1921.
- Le peintre Francis Gruber (1912-1948), vécut à Thomery au « Vieux Château » et est enterré dans le cimetière municipal[17].
- Le poète et académicien Fernand Gregh (1873-1960) avait une maison, appelée « Bois-Billaud », à By en lisière de forêt où il recevait ses amis artistes.
- Gustave Hodebert, poète.
- Joska Muszka, célèbre chef d'orchestre et compositeur de musique tzigane.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- La commune sur www.insee.fr, Institut national de la statistique et des études économiques
- Cf le site officiel de la mairie.
- Histoire de Thomery sur le site de la commune.
- Charmeux, Rose, Culture du chasselas a Thomery, Thomery 1862, p. 4.
- GEO no 404 d'octobre 2012, p.144
- Le Correspondant, tome 172, Paris 1874, p. 1130.
- Almanach national, Paris 1841, p. 592. 1845: "Dechambre, anc. maire de Thomery."
- Gibiat, Samuel, Hiérarchies sociales & ennoblissement – Les commissaires des guerres de la Maison du roi au XVIIIe siècle, Paris 2006, p. 568.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Le chasselas de Thomery en vedette dans Le Parisien du 19 janvier 2002.
- La fête de la saint Patouillat sur le site de la communauté de communauté de communes Moret Seine et Loing.
- Verger dit murs à raisins ou jardins à vignes de Thomery sur la Base Mérimée du Ministère de la Culture.
- ADR Thomery sur www.societe.com
- Notice no PA00087295, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Notice no PA00125458, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Francis Gruber, peintre du tourment et du déséquilibre dans Le Figaro du 15 mars 2010.
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- André Girard, À Thomery de 1910 à 1934, Thomery 1995
- Raymond Houdart, Thomery à travers les âges, Thomery 1992
- Alexandre F. Huet, Thomery ancien et moderne, Paris 1892 (réédition 1987)
- Les Murs de Thomery, Mémoire d'architecture de Véronique Kargerman, 1980
