Franc français

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Franc français
Ancienne unité monétaire
Revers d'une pièce d'1 franc, 1999
Revers d'une pièce d'1 franc, 1999
Pays officiellement
utilisateurs
Drapeau de la France France (1795-2002)
Autres pays
utilisateurs
Drapeau d'Andorre Andorre (-2002)
Drapeau de Monaco Monaco (-2002)
Drapeau du Protectorat de Sarre Protectorat de Sarre (de facto, 1947-1956)
Banque centrale Banque de France
Appellation locale franc (avant 1960 et 1963-2002)
nouveau franc (1960-1963)
Symbole local F, FF, Fr[1] ; NF entre 1960 et 1963
Code ISO 4217 FRF
Sous-unité 100 centimes
Taux de conversion 1 EUR = 6,559 57 FRF
(1er janvier 1999)
Chronologie de la monnaie
Précédent Royal Standard of the King of France.svg Livre tournois

(dans le Royaume de France de 1203-1795)
Flag of France.svg Franc CFA
(aux Comores et Mayotte jusqu'en 1960)

Flag of Europe.svg Euro (EUR) Suivant

Le franc, précisé franc français lorsqu'il peut y avoir ambiguïté (en abrégé F, FF, Fr[2] ; code ISO 4217 FRF), est une ancienne unité monétaire de la France, utilisée également en Andorre et à Monaco.

Bien qu’une pièce portant le nom de « franc », dite « franc à cheval », ait existé dès le 5 décembre 1360, le franc français ne fut l’unité monétaire unique de la France qu’entre le 7 avril 1795 et le 31 décembre 1998 (et l’unité monétaire commune en Andorre et à Monaco). Il succède en effet à la livre tournois, qui fut l’unité de compte de l’Ancien Régime, le franc n’étant alors qu’une monnaie de règlement.

Le 1er janvier 1999, le franc est devenu une division nationale de l’euro, la monnaie désormais commune des pays de l'Union économique et monétaire européenne. Le 1er janvier 2002, le franc français a totalement cessé d’être une unité de compte avant que son cours légal soit suspendu le 17 février 2002, les pièces et billets en francs français étant démonétisés.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Article connexe : Monnaie d'Ancien Régime.
Le franc à cheval de Jean le Bon.

Les premiers francs furent frappés à Compiègne le 5 décembre 1360, pour aider à payer la rançon du roi Jean II de France, capturé par les Anglais le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers : les Anglais exigèrent contre sa libération la somme de 4 millions d'écus[3]. Pour ce faire, le roi fit fabriquer une nouvelle pièce, un écu d'or, dénommée plus tard le franc à cheval, pesant 3,87 grammes d'or fin équivalant à une livre tournois ou 20 sols. Cette monnaie fut taillée à raison de 63 pièces dans un marc d’or fin de 244,75 g.

Le roi y est représenté sur un destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant l'épée, avec, inscrit dans la légende, le terme « Francorum Rex » (c'est-à-dire : Roi des Francs). Dans l'une des trois ordonnances édictées le 5 décembre 1360, Jean II écrit : « Nous avons été délivré à plein de prison et sommes franc et délivré à toujours (...). Nous avons ordonné et ordonnons que le Denier d'Or fin que nous faisons faire à présent et entendons à faire continuer sera appelé Franc d'Or »[4]. Le mot « franc » signifiant également « libre » (ou « affranchi »), il est donc probable que le nom de cette nouvelle monnaie vienne de cette double signification. Un acompte de 400 000 livres (soit 1 161 kg d'or) fut versé et le roi put être libéré.

En 1365, le franc d'or est frappé à l'image du nouveau roi Charles V. Sur une pièce au poids identique, le monarque est représenté à pied sous un dais. Cette pièce est appelée par la suite le franc à pied. En 1437, Charles VII, réduit le poids du franc à 3,06 g d'or fin, et reprend l'image du roi à cheval. Le franc d'or, en poids et au change, est alors l'équivalent à un demi gramme près du florin, monnaie la plus importante en Europe.

Le 31 mai 1575, le roi Henri III, en remplacement du teston, fait frapper un franc d'argent de 14,18 g titrant 606/1000 d'argent fin et valant 20 sols et quatre deniers, soit d'une valeur légèrement supérieure à la livre tournois. En même temps, on frappe des subdivisions du franc : le demi-franc et le quart de franc. Cependant, il est décidé que l'unité monétaire de compte du royaume n'est ni la livre, ni le franc mais un écu d'or valant 3 livres tournois. Puis, en 1586, Henri III édicte une ordonnance interdisant la frappe des francs d'argent. Seules les subdivisions peuvent continuer à être frappées. Cette décision est prise car les pièces sont souvent faussées pour récupérer un peu d'argent et tendent à être confondues avec d'autres types de pièces.

Le roi Louis XIII fait émettre des demi-francs et quart de francs respectivement de 7,094 g et 3,547 g d'argent à 833/1000. Puis, Louis XIII décide de réformer le système monétaire en 1640 et le 23 décembre 1641, le roi fait frapper une nouvelle pièce d'or à laquelle il donne son prénom : le louis d'or. Le louis d'argent qui en découle est appelé écu. Le franc devient alors une monnaie désuète. Cependant, le terme « franc » reste vivace dans les esprits ; Molière, Boileau dans leurs œuvres emploient le mot « franc » pour « livre », ainsi que Madame de Sévigné dans les lettres à sa fille.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Assignat de 100 francs.

La loi du 18 nivôse an III (7 janvier 1795) permet l'émission des premiers assignats libellés en francs.

Suit la loi sur l'Instruction publique du 18 germinal an III (7 avril 1795), qui fixe la nomenclature définitive des nouvelles mesures républicaines (le mètre, l'are, le stère, le litre, le gramme), débaptise la vieille livre tournois (rappelant trop la royauté) et décide que l'unité monétaire officielle de la France est le franc. Sa contenance est de 5 grammes d'argent. La loi confirme le système décimal qui avait été donnée par la loi du 1er août 1793 adoptant le système métrique : un franc est subdivisé en 10 décimes ou 100 centimes, mais les pièces prévues ne seront jamais frappées. Il faut attendre 1796 pour voir apparaître les premières pièces en franc.

Avec la loi du 28 thermidor an III (15 août 1795), le franc devient l'unité monétaire française. Elle va préciser les caractéristiques des nouvelles pièces d'argent. Elles auront pour type la figure d'Hercule unissant les figures allégoriques de l’Égalité et de la Liberté avec la devise « Union et Force ». Le poids de la pièce de un franc est fixé à cinq grammes d'argent au titre de neuf dixièmes de métal pur (0,900/1000), soit un poids de 4,5 grammes, ce qui permet de retrouver un poids pratiquement égal à celui donnée à la livre depuis la réformation de 1726 (4,50516 grammes).

La loi du 25 germinal an IV (14 avril 1796) donne les équivalences livre/franc : la livre tournois pèse 4,50516 grammes d'argent, et le franc 4,50 grammes d'argent fin. La livre tournois est donc très légèrement supérieure au franc, mais la loi décrète que la pièce de 5 francs soit donnée et reçue pour 5 livres tournois, 1 sou et 3 deniers. Le franc vaut donc officiellement 1 livre tournois 0 sol et 3 deniers (inversement, 1 livre = 0,9877 franc).

Ce qui peut sembler une escroquerie n'en est pas : une étude sur une importante quantité de livres tournois en circulation montrait que, du fait de l'usure, le poids moyen d'une pièce de 1 livre était inférieur à 4,50 grammes d'argent et se situait à 93 % du poids théorique. À la longue, 1 livre sera égale à 1 franc (soit 20 sols = 100 centimes ou 10 décimes).

Pièce de 5 francs en argent, l'An V de la République (1796), première émission du Franc, graveur Augustin Dupré, type « Union et Force » - 35 mm, 25 g - Cabinet des médailles n° BN 3905.

Cependant, à l'époque, cela demande du temps pour changer la monnaie. La production de pièces ne suffit pas à la demande, le pays souffre d'un manque général de métaux (or, argent mais aussi cuivre et bronze). Notamment, beaucoup d'émigrés sont sortis de France avec leurs métaux précieux. Pour accélérer la mise en place de la nouvelle monnaie, deux mesures sont mises en place :

  1. la loi du 2 fructidor an IV (19 août 1796) décide que les pièces de billon de Louis XV et des règnes antérieurs peuvent circuler pour 2 sous (10 centimes) mais en pratique le public ne les accepte que pour 1 sou ½.
  2. une campagne de récupération des métaux est mise en œuvre : dons patriotiques, confiscation des biens des émigrés, fonte de la vaisselle royale, fonte de l'argenterie et de l'orfèvrerie des églises et des abbayes, 30 000 cloches sont fondues.

Enfin, à partir de 1796, les guerres vont aussi permettre de faire venir des masses de métaux de toute l'Europe (45 millions de livres en 1796).

La loi des 16-17 floréal an VII renverse le principe de la primauté de la livre tournois, et impose d'évaluer les monnaies royales en francs et centimes quand bien même elles seraient énoncées en livres/sous/deniers. Elle oblige les comptabilités et stipulations à être établies en francs à dater du 1er vendémiaire an VIII. Elle donne les valeurs relatives des monnaies de la livre tournois, fixe le paiement des engagements, rentes, provisions, etc. Elle impose que les traitements des fonctionnaires, les impôts, transactions, les actes entre les particuliers, les retraites soient exprimés en francs.

Franc germinal[modifier | modifier le code]

Article principal : franc-or.

En 1800, la Banque de France est créée.

La loi du 14 germinal an XI (4 avril 1803) permet aux services de l'État de reprendre au poids les monnaies rognées ou altérées. L'arrêté du 17 prairial An XI (6 juin 1803) publie un tarif de deux pages pour la reprise destinée à la refonte des monnaies d'or et d'argent de tous les pays d'Europe et de presque tous les pays d'Asie.

La loi du 17 germinal an XI (7 avril 1803) institue le bimétallisme : 1 franc = 0,3225 g d'or à 900/1000ème (soit 0,29025 g d'or fin) ou 5 g d'argent, instituant un rapport d'échange entre or et argent de 1/15,5. L'argent revient à l'honneur : les pièces de ¼, ½, 1 franc, 2 francs, 5 francs, sont frappés dans ce métal, mais il est aussi frappé pour la première fois des pièces de 20 et 40 francs en or, d'où l'appellation de « franc-or » qui s'imposera au milieu du XIXe siècle. La Banque de France devient l'institut d'émission privilégié, ainsi que ses succursales. La Banque de France fait fabriquer les premiers billets de banque en franc français.

Sous Napoléon 1er, la France se constitue un vaste empire en Europe, et hors d'Europe, dans lequel le franc circule largement. La Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et le Nord de l'Italie y sont intégrés.

Le 23 décembre 1865, est créée l'Union monétaire latine, sous forme d'une association monétaire définissant les principes d'uniformité monétaire en matière de poids, titre de métal et cours pour les monnaies de quatre pays (France, Belgique, Suisse et Italie) auxquels se joint la Grèce en octobre 1868. Le titrage des pièce en argent est abaissé et passe à 83,5 %, au lieu de 90 %.

Le franc germinal ou franc-or est une monnaie très stable jusqu'en 1914, malgré les remous politiques qui érodent la confiance en la monnaie (1848, 1870-71) sans compter quelques scandales financiers ; cependant le franc accompagne le développement du pays et de sa richesse pendant 125 ans, jusqu'en 1928 et l'avènement du « franc Poincaré ».

De 1803 à 1928, le franc-or fixé à 0,3225 g soit 0,29025 g d'or fin, constitua l'unité monétaire nationale[5].

En matière de change, la valeur relative du franc français pour l'année 1912[6] s’établissait comme suit :

1 dollar américain = 5.17
1 mark = 1.235
1 livre sterling = 25.23
1 couronne austro-hongroise = 1.05
1 rouble = 2.666
1 florin néerlandais = 2.087
1 piastre ottomane = 7.058

Franc Poincaré[modifier | modifier le code]

Pièce de 1 franc en argent, la dernière sera émise en 1920 et marque la fin du franc germinal.

Dès août 1914, avec l'entrée en guerre donc, le franc français cesse d'être convertible en or : il a cours forcé. Les cours de change à taux fixe sont, durant le conflit, de moins en moins tenables et on assiste à l'apparition des changes flottants. D'autre part, la thésaurisation s’accélère durant le conflit et apparaissent des moyens de paiement dits de nécessité, gagés en grande partie par les Chambres de commerce.

Article connexe : Monnaie de nécessité.

La crise du franc[modifier | modifier le code]

Le financement de la Première Guerre mondiale fut très lourd et pesa sur le franc, retardant le rétablissement de sa convertibilité en or. Les dépenses budgétées pour la guerre étaient évaluées à 20 milliards de francs (le budget pour 1914 est de 5 milliards) : les dépenses réelles furent de 140 milliards. Seuls 15 % étaient couverts par l'impôt (dont l'impôt sur le revenu voté en 1914 et appliqué en 1916-1917). La part des dépenses publiques dans le PIB est passée de 8,8 % en 1912 à 27,8 % en 1920[7]. On eut d'abord recours à l'augmentation de la masse monétaire : en 1914, il y avait 6 milliards de francs en circulation ; en 1919 : 25,5 milliards. La Banque de France utilisa le stock d'or pour gager les premières dépenses à hauteur de 5 % à 8 % comme il était d'usage. Cependant, l'encaisse-or diminua fortement du fait des transactions interbancaires et internationales. Une autre solution pour couvrir les frais de guerre fut l'emprunt : auprès de la population française sous forme de « bons de la défense » (75 milliards à court terme, mais toujours renouvelés) et 25 milliards en emprunts à long terme. Il y eut aussi des emprunts à l'étranger : 1 milliard[8] à la Grande-Bretagne et aux États-Unis. Tout cela entraîna une inflation importante et une baisse du franc sur le marché des changes. En avril 1920, le franc avait déjà perdu près de 70 % de sa valeur vis-à-vis du dollar par rapport à la parité d'avant-guerre.

Entre 1919 et 1928, le gouvernement français et une bonne partie de l'opinion estiment possible le retour du franc à sa valeur d'avant 1914. Cette « illusion »[9] est en grande partie la cause du flou monétaire dans lequel plonge la France durant les années 1920 et c'est ce qui retarda la dévaluation, laquelle avait été pourtant recommandée par les experts du Trésor.

À l'origine de ce jugement erroné, le Traité de Versailles qui prévoit dans le cadre des réparations de guerre le remboursement par l'Allemagne d'un montant de 132 milliards de mark-or, dont une bonne partie à la France. « L’Allemagne paiera » devient un motif récurrent dans la presse, mais, en réalité, 9 milliards[10] seront remboursés à la France. Par ailleurs, si l'Allemagne suspend effectivement ses remboursements au printemps 1922, elle les reprend en 1925. La France comptait sur ces réparations pour équilibrer son budget : de fait, le déficit reste important jusqu'en 1925 puis l'équilibre est atteint. Entre janvier 1924 et juin 1925, le franc se redresse même face au dollar, revenant de 25 F à 17 F[11].

Entre temps, pour obtenir le paiement, Raymond Poincaré décide l'occupation de la Ruhr à partir de janvier 1923 pour aller chercher « un gage productif ». La France est alors isolée diplomatiquement et sa monnaie est fragilisée, ce qui entraine la défaite électorale de Poincaré. Par la suite, l'inflation s'emballe comme jamais auparavant : les prix doublent entre 1925 et 1926. Mais cette inflation, qui n'a rien à voir avec l'hyperinflation que venait de connaître l'Allemagne, a un effet bénéfique sur le rétablissement des comptes publics et le rapprochement entre la valeur réelle du franc et le niveau d’endettement national. En juillet 1926, le franc connaît une nouvelle attaque sur le marché des changes : face à la livre sterling et au dollar, il ne vaut plus qu'un dixième de sa valeur d'avant guerre[12].

Pièce de 1 franc Morlon (1936), issue de la réforme Poincaré.

Le sauvetage du franc[modifier | modifier le code]

Le 23 juillet 1926, Poincaré est rappelé : il est à la fois président du Conseil et ministre des Finances. Se constitue un comité des experts, dirigé par Raymond Philippe, à la tête de la banque Lazard et qui, en tant que « [...] premier associé nommé en dehors de la famille, responsable de la maison de Londres, [...] joua un rôle essentiel dans le sauvetage du franc en 1926. En effet, après plusieurs tentatives infructueuses qui lui ont fait perdre beaucoup d'argent, se heurtant à l'opposition de la Banque de France et des Rothschild, la banque Lazard parvient à faire accepter son plan par Raymond Poincaré : gager l'or de l'institut d'émission pour emprunter des dollars afin de racheter du franc. En quelques jours, notre monnaie s'apprécie par rapport à la livre. »[13]. Par ailleurs, il est décidé la création de caisses d'amortissement chargées de la gestion de la dette de l'État, financées par des taxes sur le tabac et des loteries. Le franc se redresse et revient en décembre 1926 à 122 francs pour 1 livre sterling. Le gouvernement et la Banque de France visent alors la stabilisation de la monnaie à 120 francs pour une livre et restaurer ainsi la convertibilité en or. Peu avant la victoire d'un gouvernement d'union national dirigé par Poincaré en novembre 1928, le 25 juin[14], on fait le choix de la dévaluation. Le franc Poincaré est alors mis en place : il vaut 1/5e du franc germinal et représente 58,95 milligrammes d'or fin[15]. Cette dévaluation met fin à l'illusion d'un retour au franc de la Belle Époque.

Une nouvelle gamme de pièces de monnaie est alors frappée, des pièces en argent de 10 et 20 francs font leur apparition en 1929.

En matière de change, la valeur moyenne du franc français pour l'année 1929 s’établit comme suit :

1 livre sterling = 125,00
1 dollar américain = 25,00
1 reichsmark = 6,05
1 lire italienne = 1,39[16]

Grande Dépression et Années 1930[modifier | modifier le code]

Le franc connaît par la suite de nouvelles attaques sur le marché (1931, 1934) puis en 1936 et 1938, le gouvernement du Front populaire décide deux dévaluations progressives de 35 et 25 % pour, entre temps, abandonner en octobre 1936, la convertibilité en or. A la veille de la guerre, le franc Poincaré avait perdu 75 % de sa valeur depuis 1928.

Article détaillé : Dévaluations du franc français.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En septembre 1939, Paul Reynaud met en place l'Office des Changes, afin d'éviter une fuite des devises ; en octobre, les pièces en argent et en nickel — métal stratégique — sont démonétisées, et les billets de 5, 10 et 20 francs sont réintroduits, comme en 1914[17].

1 franc 1942 en aluminium

Pendant l'occupation allemande, les billets destinés aux armées et des pièces allemandes circulent sur le sol français. En effet, peu avant l'armistice, le gouvernement allemand décide par l'arrêté du 18 mai 1940 d'imposer via les Reichskreditkassen (Caisses de crédits), la libre circulation d'un reichsmark destiné aux troupes de la Wehrmacht sur le territoire français occupé. Par ailleurs, le 17 mai 1940, l'Allemagne impose un taux de convertibilité entre le franc et le reichsmark de 20 contre 1, alors qu'il était de 11 contre 1 en 1939[18]. Il est décidé en outre que dans les régions du Nord-Pas de Calais, le franc belge peut circuler librement. En mars 1941, le franc est démonétisé en Alsace-Lorraine et remplacé par le reichsmark[19].

Sous le régime de l’État français de juillet 1940 à août 1944, les monnaies sont changées : la devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité » est remplacée par « Travail, Famille, Patrie » et la francisque de Vichy remplaça les emblèmes précédents, et seuls l'aluminium, le zinc, puis le fer (1944) furent utilisés pour les pièces. Les pièces des Reichskreditkassen sont démonétisées le 30 avril 1941, et les pièces allemandes définitivement le 15 mars 1943 : Vichy retrouve ainsi une souveraineté apparente en matière d'émission monétaire, en réalité sous contrôle allemand[20]. Dans ces conditions, tickets de rationnement, troc et monnaies de nécessité font leur apparition : par exemple, un litre d'essence s'échangeait contre 200 g de cuivre, un cube de bouillon contre 50 centimes ou un ticket de métro, etc., le tout pesant sur la circulation et la valeur du franc. Entre septembre 1939 et août 1944, les prix sont multipliés par 2,76[21]. Sur les marchés noirs français, on voit le dollar atteindre 288 F et la livre sterling 785 F en août 1944[22].

En 1943, le Comité français de libération nationale établi à Alger réfléchissait sur une réforme monétaire à mettre en œuvre dès le débarquement en métropole. Son objectif devait être double : d’abord éviter que l’ancien occupant puisse perturber l’économie nationale par le biais de coupures qui lui seraient restées entre les mains ; ensuite assainir la situation monétaire rendue potentiellement explosive par la masse de billets thésaurisée faute de biens à acquérir : « c’est l’époque où l’on ne parle moins de l’or dans les bas de laine que des billets dans les lessiveuses »[23].

À la Libération les Américains, avec l’AMGOT, tentent d’imposer le « billet drapeau » (« US Occupation franc »)[24]. Mais le général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), s’y oppose et fait retirer cette monnaie de la circulation à partir du 27 juin 1944[24], la considérant comme de la « contrefaçon ».

Cependant, dès octobre 1943 en Corse libérée, des billets du Trésor fabriqués à Londres et libellés en franc circulent. Ils seront également mis en circulation à partir de juin 1944 depuis la Normandie.

IVe République[modifier | modifier le code]

Pièce de 5 francs en aluminium émise peu après la Libération.

Du 4 au 15 juin 1945, le Gouvernement décide sur les recommandations de René Pleven d'échanger tous les billets d'un montant supérieur à 50 francs contre de nouvelles coupures. De nouvelles pièces de monnaie sont aussi frappées.

Le 26 décembre 1945, la France ratifie les accords de Bretton Woods : la convertibilité en or est suspendue pour toutes les monnaies sauf pour le dollar américain, lequel devient la monnaie de référence dans le cadre du Fonds monétaire international (FMI) et le Gold-Exchange Standard. Toutes les monnaies sont définies en dollar et seul le dollar est défini en or sur la base de 35 dollars par once d'or. Le jour même, le franc est dévalué de 60 %. Le dollar s'établit à 119,10 F, soit pour un franc l'équivalent de 7,46 mg d’or fin.

Le 25 janvier 1948, le franc est de nouveau dévalué de 44,40 %. Le cours du dollar grimpe de 119 à 214 francs[25]. Début 1949, le rationnement prend fin et le 27 avril, le franc est dévalué de 22,27 % et le dollar américain dépasse les 300 F : il aura fallu près de quatre ans au gouvernement pour réformer le franc depuis les réformes amorcées en juin 1945[26]. Étonnement, à partir de 1950, le franc français fait de nouveau figure de monnaie de réserve : en réalité, la livre sterling s'était affaiblie, le plan Marshall et un afflux de devises touristiques injectèrent à l'économie monétaire un regain de vitalité.

En matière de change, la valeur moyenne du franc français pour l'année 1950 s’établissait comme suit[27] :

1 dollar américain = 350
1 franc suisse = 80.50
1 livre sterling = 980
1 deutschemark = 83.30
1 franc belge = 7
1 lire italienne = 0.56

Nouveau franc[modifier | modifier le code]

Revenu au pouvoir le 1er juin 1958, le général de Gaulle décide de réformer la structure économique et constitutionnelle du pays, et confie à Antoine Pinay et à Jacques Rueff la mission de créer un « franc lourd ». En parallèle, une nouvelle dévaluation de 17,5 % du franc est décidée, la septième depuis la Libération, qui fait que le franc, par rapport au dollar américain, équivaut à 1,8 milligramme d'or soit un peu plus de 400 F[15]. Le 27 décembre 1958 voit l'adoption du Plan Pascal Marie qui vise la création du nouveau franc. Appelé nouveau franc, il équivaut à 100 « anciens francs » ; ainsi un produit à 519 (anciens) francs coûtera désormais 5,19 (nouveaux) francs, ou 5 francs et 19 centimes (division par 100). Le nouveau franc fut parfois appelé franc Pinay et, plus rarement, franc de Gaulle. L'abréviation en était « NF » et figurait sur tous les titres de paiement. Le 1er janvier 1960 sont mis en circulation les nouvelles pièces et billets.

Avec cette réforme, De Gaulle et Pinay restauraient un franc de prestige, équivalant à 180 mg d'or fin, soit 62 % du franc germinal. L'effet est sensible en matière de change, où la valeur moyenne du franc français pour l'année 1963 montre un retour à des cotations peu ou prou similaires à celle de 1913 ; les cours s’établissaient comme suit[28] :

1 dollar américain = 4.92
1 deutschemark = 1.236
1 livre sterling = 13.85
1 franc suisse = 1.141
1 florin néerlandais (gulden) = 1.367

En 1963, le nouveau franc est de nouveau appelé « franc ».

Le franc de 1963 à 2002[modifier | modifier le code]

Entre 1963 et 1969, le franc connaît une période de relative stabilité. En 1967, un début de surchauffe économique inquiète les autorités monétaires : on relève une légère augmentation de l'inflation, notamment du coût des matières premières et des métaux précieux[29]. Les événements du printemps 1968 ne laissent pas le franc indemne. Le 8 août 1969, le franc est dévalué de 11,1 % (sa valeur est portée de 180 mg d'or fin à 160 mg)[30]. En 1970, à l'instar de la plupart des pays occidentaux[31], la France abandonne l'émission de pièce en argent de 5 francs pour la remplacer par un alliage en cuivre-nickel.

Le 15 août 1971, les États-Unis suspendent la convertibilité du dollar en or : c'est la fin du système institué par les Accords de Bretton Woods. Le 10 avril 1972, le Serpent monétaire européen (SME) est créé par l'accord de Bâle qui institue le change flottant : toutes les monnaies signataires − formant un "panier" − sont autorisées à varier à la hausse comme à la baisse dans les limites de 2,5 %. Le SME préfigure la future monnaie européenne.

Le Premier choc pétrolier, en octobre 1973, a un impact négatif sur le franc : l'inflation passe à deux chiffres, tandis que le cours du mark s'envole : entre 1969 et 1979, il gagne près de 34 % par rapport au franc. Le Gouvernement laisse le franc flotter à la baisse puis quitter le SME. En janvier 1976 sont signés les Accords de la Jamaïque qui mettent définitivement un terme au taux de change à parité fixe. En 1980, le cours des métaux précieux s'envole.

Au début des années 1980, le franc connaît trois dévaluations : en octobre 1981 de 3 % ; en juin 1982 de 5,75 % ; puis en mars 1983 de 2,5 %. Ce seront les dernières dévaluations de l'histoire du franc. En janvier 1983, le cours du dollar américain, dopé par des taux d'intérêt à deux chiffres, dépasse pendant quelques jours les 10 francs.

Sur le marché des changes, le franc s'échangeait en 1995 aux cours suivants[28] :

1 dollar américain = 5.15
1 deutschemark = 3.38
1 livre sterling = 7.88
1 franc suisse = 4.08
1 florin néerlandais (gulden) = 3.03

Passage à l'euro[modifier | modifier le code]

Article connexe : Pièces en euro de la France.

Le sort du franc est scellé par la ratification du traité de Maastricht en 1992, prévoyant une monnaie unique gérée par la Banque centrale européenne. À partir du 1er janvier 1999 le franc est remplacé par l'euro dans le cadre des transactions bancaires (finance, cartes bancaires et chéquiers) puis, le 1er janvier 2002, les pièces et billets libellées en franc sont remplacées par leurs équivalents en euro[32]. Le taux de conversion est fixé à : 6,55957 FRF = 1 euro[33].

Le 17 février 2002, les instruments monétaires en francs perdent leur cours légal[32]. Le 17 février 2005 fut l'ultime jour pour échanger les pièces à la Banque de France[34]. En trois ans, le ministère des Finances a ainsi récolté quelque 30 000 tonnes de pièces revendues pour être fondues ce qui a rapporté 200 millions d'euros. Le 17 février 2012 fut le dernier jour pour échanger les billets en francs contre des euros[34]. Au contraire de certains pays comme l'Allemagne ou l'Autriche qui autorisent toujours les échanges, la France ne reprend plus les pièces et billets de son ancienne devise[34]. La Banque de France estime que près de 3,9 milliards de francs ne seraient pas revenus dans ses caisses, soit 600 millions d'euros[35].

Surnoms et termes populaires[modifier | modifier le code]

Le nouveau franc fut souvent évoqué sous le surnom de « cent balles[36] » (cent anciens francs). À la longue, le terme balle évolua lui aussi vers le nouveau franc lui-même ; ainsi « 100 balles » devint le billet de cent francs (nouveaux) ; ce dernier avait été connu comme « dix sacs » (1 sac = 1 000 anciens francs). Un million d'anciens francs était « une brique », une « patate » ou « un bâton ». Dans les années 1980 et 1990, les termes « kF » (un kilofranc, soit mille francs) et « MF » (un mégafranc, soit un million de francs) s'imposèrent dans le monde de la finance et du management.

Monnaie de réserve et devises liées[modifier | modifier le code]

Avant le passage à la monnaie unique, le franc français était l'une des monnaies de réserve utilisée par les banques centrales étrangères pour constituer des réserves de change[37].

Répartition des réserves de change depuis 1970
1970 1972 1976 1980 1982 1983 1984 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
USD 77,2 % 78,6 % 76,6 % 67,2 % 68,4 % 68,5 % 65,8 % 59,0 % 62,1 % 65,2 % 69,3 % 70,9 % 70,5 % 70,7 % 66,5 % 65,8 % 65,9 % 66,4 % 65,5 % 64,1 % 64,1 % 62,1 % 61,8 % 62,2 %
EUR 17,9 % 18,8 % 19,8 % 24,2 % 25,3 % 24,9 % 24,3 % 25,1 % 26,3 % 26,4 % 27,6 % 26,0 % 25,0 %
DM 1,9 % 4,6 % 8,8 % 14,8 % 12,4 % 11,2 % 12,1 % 15,8 % 14,7 % 14,5 % 13,8 %
GBP 10,4 % 7,1 % 1,9 % 2,9 % 2,4 % 2,6 % 2,8 % 2,1 % 2,7 % 2,6 % 2,7 % 2,9 % 2,8 % 2,7 % 2,9 % 2,6 % 3,3 % 3,6 % 4,4 % 4,7 % 4,0 % 4,3 % 3,9 % 3,8 %
Yen 0,1 % 2,1 % 4,3 % 4,6 % 4,7 % 5,4 % 6,8 % 6,7 % 5,8 % 6,2 % 6,4 % 6,3 % 5,2 % 4,5 % 4,1 % 3,9 % 3,7 % 3,1 % 2,9 % 3,1 % 2,9 % 3,7 % 3,5 %
FRF 1,1 % 0,9 % 1,6 % 1,7 % 1,3 % 1,1 % 1,0 % 2,4 % 1,8 % 1,4 % 1,6 %
CHF 0,7 % 1,0 % 2,2 % 3,2 % 2,7 % 2,3 % 2,0 % 0,3 % 0,2 % 0,4 % 0,3 % 0,2 % 0,3 % 0,3 % 0,4 % 0,2 % 0,2 % 0,1 % 0,2 % 0,2 % 0,1 % 0,1 % 0,1 % 0,1 %
Autres 8,7 % 7,7 % 6,8 % 5,9 % 8,2 % 9,6 % 10,9 % 13,6 % 11,7 % 10,2 % 6,1 % 1,6 % 1,4 % 1,2 % 1,4 % 1,9 % 1,8 % 1,9 % 1,8 % 1,8 % 2,2 % 3,1 % 4,4 % 5,3 %

Sources :
1970–1984 : BRI (Banque des réglements internationaux) : (en) The evolution of reserve currency diversification, December 1986
1995–2010 : FMI (Fonds monétaire international) : (en) Currency Composition of Official Foreign Exchange Reserves
1999–2005 : BCE (Banque centrale européenne) : (en) The Accumulation of Foreign Reserves, Occasional Paper Series, Nr. 43


Plusieurs monnaies étaient liées au franc français via des accords économiques et un taux de change fixe :

Évolution du pouvoir d'achat du franc français[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fr est utilisé officiellement pour le franc suisse, certaines machines à écrire disposaient d'une touche unique.
  2. Un caractère unique est disponible pour un symbole du franc français, un F barré, qui a été proposé par Édouard Balladur, ministre de l’Économie, des Finances et de la Privatisation, dans Un symbole pour le franc, 17 mars 1988. Selon Yannis Haralambous, Fontes et codages, 2004, ce symbole n’a jamais été utilisé. Certaines fontes ont une ligature Fr pour ce symbole.
  3. "Préliminaires de paix à Brétigny" par André Larané (en ligne).
  4. "Naissance du franc" par André Larané (en ligne).
  5. En 1913, un lingot d'1 kg d'or fin s'échangeait sur la place de Paris à 3 000 F avec une prime moyenne de 0,05 % suivant les établissements.
  6. Tableaux de change publié dans la revue Je sais tout, janvier 1912.
  7. Jean-Charles Asselain et al., L’inflation française de 1922-1926, Université Montesquieu-Bordeaux IV, 2003
  8. Cf. tableau comparatif in John Maynard Keynes, Les conséquences économiques de la paix, Gallimard, 1919
  9. Jean-Charles Asselain (2003), op. cit.
  10. « Le coût abyssal de la Grande Guerre » - Jean-Jacques Becker, extrait de La France de 1914 à 1940, Que sais-je ?, [PDF]
  11. Cf. Tabl. 11 in Bertrand Blancheton, « Dette, circulation et crise du franc de 1924-1926 », Université de Bordeaux IV, s.d. [PDF]
  12. Respectivement, les cotations moyennes indiquaient en juillet 1926 : 1 £ = 203 F et 1 $ = 47 F.
  13. Cité par Guy-Alban de Rougemont, Lazard Frères : Banquier des Deux Mondes, Fayard, 2010, chap. 17 (ISBN 978-2-213-66635-4[à vérifier : isbn invalide])
  14. « Poincaré exécute le franc Germinal » - Joseph Savès, Hérodote
  15. a et b Petite histoire du Franc
  16. Le cours de la livre sterling à Milan s'établissait en 1926 à 90 lires.
  17. René Sédillot, Le franc enchaîné. Histoire de la monnaie française pendant la guerre et l’occupation, Paris : Sirey, 1945, p. 114.
  18. René Sédillot, op.cit., 1945, p. 101-104.
  19. Jérôme Blanc, "Pouvoirs et monnaie durant la Seconde Guerre mondiale en France : la monnaie subordonnée au politique", Université Lumière Lyon 2/LEFI, 2008, p. 8-10.
  20. René Sédillot, op.cit., 1945, p. 105-108.
  21. Louis Baudin, Esquisse de l’économie française sous l’occupation allemande, Paris : Médicis, 1945, p. 127-129.
  22. René Sédillot, Le franc. Histoire d’une monnaie des origines à nos jours, Paris : Sirey, 1953, p. 335.
  23. Alfred Sauvy, La vie économique des Français de 1939 à 1945, Paris : Flammarion, 1978, p. 168.
  24. a et b (en) Kelly Edwards et Steven Still, « Dubious Liberators: Allied Plans to Occupy France, 1942-1944 », éd. Ted Rall, sur le site rall.com, consulté le 18 janvier 2009.
  25. (en) Pleasant & Unpleasant, article du Time, février 1948.
  26. Paul Coulbois et al., "Le problème monétaire français depuis la fin du deuxième conflit mondial", in Revue économique, vol. 1-3, p. 259-277.
  27. Exigences et limites d'une dévaluation du franc", Persée (en ligne).
  28. a et b Tableaux historiques des taux de change publiés par Fxtop.com, en ligne.
  29. Sur le plan monétaire international, c'est la Banque centrale allemande qui déclenche initialement les attaques contre le dollar : engrangeant des excédents commerciaux, elle convertie progressivement ses dollars de réserve en or, bientôt imitée par d'autres pays, créant une fuite de l'or hors des États-Unis.
  30. Bull. CE 9/10-1969, point 20, p. 45
  31. Les États-Unis en 1965, la Suisse en 1968.
  32. a et b « Le passage pratique à l’euro en France : bilan et principaux enseignements », Banque de France,‎ septembre 2002 (consulté le 27 décembre 2012)
  33. « Convertisseur franc-euro : pouvoir d'achat de l'euro et du franc », INSEE (consulté le 27 décembre 2012)
  34. a, b et c « L’échange des monnaies nationales », Banque centrale européenne (consulté le 27 décembre 2012)
  35. Isabelle de Foucaud, "Les Français possèdent encore 3,9 milliards de francs", in Le Figaro, 19.09.2011.
  36. argot de l'époque
  37. « Currency Composition of Official Foreign Exchange Reserves (COFER) », FMI (consulté le 13 janvier 2013)
  38. « Historique franc CFP », Institut d'émission d'outre-mer (consulté le 13 janvier 2013)
  39. « Histoire du Franc CFA », Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (consulté le 13 janvier 2013)
  40. a et b « Rattachement à l'euro du franc CFA et du franc comorien », Banque de France (consulté le 13 janvier 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]