Congis-sur-Thérouanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Congis-sur-Thérouanne
L'église Saint-Remi après rénovation de la tour-clocher en 2005.
L'église Saint-Remi après rénovation de la tour-clocher en 2005.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Lizy-sur-Ourcq
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Ourcq
Maire
Mandat
Francis Élu
2014-2020
Code postal 77440
Code commune 77126
Démographie
Gentilé Congissois
Population
municipale
1 765 hab. (2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 28″ N 2° 58′ 34″ E / 49.0078, 2.9761 ()49° 00′ 28″ Nord 2° 58′ 34″ Est / 49.0078, 2.9761 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 122 m
Superficie 15,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Congis-sur-Thérouanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Congis-sur-Thérouanne
Liens
Site web congis-sur-therouanne.fr

Congis-sur-Thérouanne est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Congissois, ils étaient, naguère, surnommés les guernouilleux. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 1 765 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est sur le cours de la Thérouanne. Elle est desservie par une gare (Isles - Armentières - Congis) de la ligne Paris - La Ferté-Milon (TransilienLigne P du Transilien).

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Congis-sur-Thérouanne est un nom d'origine gallo-romaine. Il vient du latin congiacum qui signifie « courbe » ou « confluent »[réf. nécessaire], et de la divinité Tarvos qui signifie « Taureau » et onna qui signifie « cours d’eau ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné pour la première fois dans un acte de 1135, par lequel Manassès Ier, évêque de Meaux, donne au chapitre de sa cathédrale l’église Saint-Rémi[1]. En 1200, Anseau, évêque de Meaux, offre l’église paroissiale Saint-Rémi de Congis aux religieux de Chambre-Fontaine. Le village, situé dans les états du comte de Brie et de Champagne, a l’avantage de rester sous sa suzeraineté immédiate. À cette époque, les habitants jouissent momentanément de plusieurs privilèges considérables comme la pêche dans la Thérouanne, le droit de franc alleu, c’est-à-dire d’exemption des droits féodaux, et divers autres immunités, grâce à une charte du comte de Champagne[1].

Villers-lès-Rigault[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Villers-lès-Rigault est donnée, au début du XIVe siècle par Jeanne, reine de France et femme de Charles IV, à l’église de Neuilly-Saint-Front, dépendante de l’abbaye d’Essômes. Le hameau de Villers-lès-Rigault, réunit au village en 1801, est la patrie de Jehan de Brie, surnommé le bon berger pour avoir composé, à la fin du XIVe siècle sur ordre de Charles VI, le Traité de l’État, science et pratique de l’art de la bergerie et de garder ouilles et bêtes à laine.

Gué-à-Tresmes[modifier | modifier le code]

Le Gué-à-Tresmes, hameau autrefois traversé par la voie romaine de Paris à Reims, est situé sur la rive gauche de la Thérouanne. Son château est appelé Gué-Thérouanne ou Trouanne, Gué-Mory, et enfin Gué-à-Tresmes, du nom du duc de Tresmes, qui en était le seigneur[1]. En 1773, une chapelle dédiée à sainte Geneviève, actuellement disparue, est construite afin que le comte de Mory puisse y faire célébrer la messe tous les jours de l’année. En 1830, la commune comprend plusieurs moulins, dont cinq au Gué-à-Tresmes, au bord de la Thérouanne. L’un deux est plus tard transformé en caoutchouterie. En 1876, la subdivision des pompiers de la commune est réorganisée. Équipée d’une pompe à bras, elle regroupe pour la plupart des artisans et des ouvriers du bâtiment. Quelques exploitations agricoles, qui pratiquent également l’élevage de moutons et de bovins, sont répartis dans le village et les hameaux[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 28 février 1814 eut lieu le combat de Gué-à-Tresmes entre les troupes napoléoniennes du général Joseph Christiani,victorieuses et les troupes prussiennes du maréchal Blücher menées par Friedrich Kleist von Nollendorf , feld-maréchal prussien .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1948 Maxime Prévost    
1948 mai 1953 Louis Gozard    
mai 1953 mars 1965 Fernand Coutelet    
mars 1965 mars 1977 Marcel Pinault    
mars 1977 mars 1983 Robert Vavasseur-Desperriers    
mars 1983 juin 1995 Guy Piercourt    
juin 1995 en cours Francis Élu PS Conseiller général
(1982-1983 et 2004-2011)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 765 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
698 635 768 818 970 945 945 924 990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907 915 912 888 902 824 811 778 735
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698 715 640 674 728 735 714 694 805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
652 679 787 1 026 1 277 1 516 1 755 1 765 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Baillet[modifier | modifier le code]

Né à Paris vers 1447, mort à Auxerre avant 1513, a été seigneur de Villers-lès-Rigault dans les XVe et XVIe siècle. Il repose dans la chapelle Saint-Alexandre, derrière le chœur, en compagnie de son frère, Jean III Baillet, évêque d'Auxerre, qu'il avait aidé à financer la tenture de la Nativité pour la Cathédrale d'Auxerre, et où il fut inhumé, avant l'an 1513. L'ancienne commune de Villiers-les-Rigault a été fusionnée à Congis-sur-Thérouanne en 1807.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Benoist, Notice historique et statistique sur Congis et les hameaux Villiers-les-Rigault et le Gué-à-Tresmes, Impr. administrative et commerciale A. Radenez, Montdidier, 1887.
  • Robert Vavasseur-Desperriers et Pierre Mimmas, Chronique de Congis-sur-Thérouanne et ses Hameaux, réédition 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Congis-sur-Thérouanne, hier », sur Congis-sur-Thérouanne, site officiel (consulté le 24 septembre 2012)
  2. Liste des maires d'après MairesGenWeb, le 6 septembre 2007.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Bâtiments classés d'après Base de données Mérimée du Ministère de la Culture, le 6 septembre 2007.
  6. Mobilier classé d'après Base de données Palissy du Ministère de la Culture, le 6 septembre 2007.