Limeil-Brévannes

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Limeil-Brévannes
L'Hôtel de ville de Limeil-Brévannes
L'Hôtel de ville de Limeil-Brévannes
Blason de Limeil-Brévannes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Créteil
Canton Villeneuve-Saint-Georges
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine centrale du Val-de-Marne[Note 1]
Maire
Mandat
Françoise Lecoufle (UMP)
2014-2020
Code postal 94450
Code commune 94044
Démographie
Gentilé Brévannais
Population
municipale
20 663 hab. (2011)
Densité 2 982 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 47″ N 2° 29′ 18″ E / 48.7463888889, 2.48833333333 ()48° 44′ 47″ Nord 2° 29′ 18″ Est / 48.7463888889, 2.48833333333 ()  
Altitude Min. 35 m – Max. 94 m
Superficie 6,93 km2
Localisation

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Liens
Site web limeil-brevannes.fr

Limeil-Brévannes est une commune française située dans le sud-est du département du Val-de-Marne en région d'Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Brévannais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne

Limeil-Brévannes est le résultat de la fusion du hameau de Brévannes (sur le bas de la ville) et de Limeil (sur le plateau). La ville regroupe les quartiers du Centre-Ville, de Saint-Martin (La Seimaroise), de Brévannes, d'Ile-de-France, des Orchidées, de la Hétraie et de la Ballastière.Elle est occupée sur une partie du haut de la ville par le Bois de la Grange.

Les Temps Durables, situé au quartier de la Balastière, est un nouveau quartier résidentiel de 1250 logements, actuellement en phase de réalisation (2009), et qui est le premier éco-quartier de France à 100 % énergie renouvelable.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Valenton Créteil Bonneuil-sur-Marne Rose des vents
Valenton N Boissy-Saint-Léger
O    Limeil-Brévannes    E
S
Valenton Yerres Villecresnes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes nationales 19 et 406 ainsi que par les départementales 101, 136, 204, 205, 229.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le métrocâble[modifier | modifier le code]

Le Métrocâble Créteil - Limeil-Brévannes - Villeneuve-Saint-Georges est actuellement à l'étude.

Le métrocâble permettrait de relier le haut de la ville de Limeil-Bévannes au niveau du stade Paul Vaillant-Couturrier au terminus de la ligne 8 du métro de Paris Pointe du Lac via une station intermédiaire au niveau du futur quartier vert de la ville. Un prolongement vers le quartier du Bois Matar à Villeneuve-Saint-Georges a été proposé en décembre 2010[1].

Bus et RER[modifier | modifier le code]

La branche A2 du RER ABoissy-Saint-Léger) se trouve à proximité.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La période celte laisse sa trace dans Limeil dont l'étymologie vient du gaulois lemo (l'orme) et du suffixe -ialo (village), et correspondrait au "village de l'orme". C'est le bourg principal situé sur la hauteur.

Brévannes s'écrit Beuvrannes en 1370 et serait formé du radical gaulois bebero devenant bevero (le castor) et du suffixe celtique -onne (cours d'eau, ruisseau) et correspondrait au "ruisseau du castor". Cet ancien hameau est situé dans la plaine, anciennement marécageuse.

Une nécropole et une voie gallo-romaine, retrouvés lors de fouilles en 1860, sont les témoins de la période antique.

Les deux villages de Limeil et de Brévannes sont réunis sous la Révolution.

En 1942 un camp de jeunesse "Maréchal Pétain" géré par Robert Hersant et Jean-Marie Balestre est installé a Limeil-Brévannes.

Église de Limeil[modifier | modifier le code]

L'église de Limeil est sous le patronage de saint Martin.

Sa construction remonte au XIIIe siècle. Au XIXe siècle, sa tour subit une importante restauration qui altère son allure. En 1965, de nouveaux travaux restaurent la tour-clocher sous sa forme originelle.

Du château de Brévannes à l'hôpital Émile-Roux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Brévannes.
Article détaillé : Hôpital Émile-Roux.
L'ancien château en 1705.
Le nouveau château de Brévannes, à l'époque des Sarchi, peinture du XIXe siècle.

La présence d'un château médiéval avec tours, douves, échauguettes est attestée depuis le début du XIVe siècle et appartient à la famille de Corbie. Sous Louis XIV, les jardins sont dessinés par Le Nôtre.

Marc Henri Le Pileur de Brévannes, conseiller du roi, président en la Chambre des comptes de Paris, achète en 1786 le vieux château en mauvais état. Il ordonne sa démolition et fait construire cette « élégante bâtisse de style Louis XVI ». Il n'en profite guère, car au début de la Révolution, pour échapper à l'arrestation, il doit fuir à l'étranger. À son retour d'émigration, il vend le domaine.

En 1803, le château est acheté par Pierre Marie Muguet de Varange, fils d'une famille bourgeoise lyonnaise issue d'un maître passementier. Pierre-Marie de Varange est né à Lyon vers 1759 et y épouse le 15 août 1791 Marie Caroline Andrieu de Turdine, fille d'un négociant. Sous l'Empire, il devient receveur général puis régent de la Banque de France, et baron en 1810. Il est maire de Limeil-Brévannes de 1806 à 1817. Il est mort le 12 décembre 1818 à Paris, 8 rue d'Orléans. Il est inhumé au cimetière de Limeil-Brévannes.

Le château est occupé par les Autrichiens en 1814. En 1823, il est acquis par le banquier Jean-Charles Clarmont.

En 1824, il devient la propriété du philologue hébraïque Philippe Sarchi (1765-1830), puis il passe à son fils l'agent de change Philippe Benoit Sarchi (1800-1864), et à sa veuve qui l'habite jusqu'en 1870. Après la guerre de 1870, il est occupé par les troupes prussiennes.

Le Prince Achille Murat (1801-1847), neveu de Napoléon Ier, achète la propriété en 1874 et la fait remettre en état. Passionné de jeu de cartes, il l'aurait perdu au profit du baron Rodolphe Hottinguer (1835-1920), riche banquier parisien qui ne s'intéresse pas à la propriété.

En 1883, le domaine est acheté par l'Assistance Publique pour y faire un hospice avec dispensaire pour les personnes âgées. Il est agrandi en 1886 pour y faire un quartier réservé aux ménages. Un quartier complémentaire est construit en 1891 pour les malades chroniques. En 1907, un ensemble de bâtiments réservés aux malades tuberculeux est édifié par l'architecte Paul-Louis Renaud. Un quartier réservé aux enfants malades est construit, c'est le pavillon Léon Bernard. Un sanatorium est construit vers 1915. L'ensemble s'appelle actuellement l'hôpital Émile-Roux.

Il est classé monument historique depuis 1980[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis mai 2007, tous les conseils municipaux sont diffusées en direct sur le site internet de la commune après une période d'essai depuis décembre 2006 où les conseils ont été enregistrés avant d'être diffusés le lendemain du conseil.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1944, six maires se sont succédé à Limeil-Brévannes :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mai 1953 Marius Dantz PCF  
mai 1953 mars 1965 Maurice Pierre Mobillon    
mars 1965 mars 1971 Marcel Roger Biron PCF  
mars 1971 mars 1984 Guy Berjal PCF  
mars 1984 juin 1995 Gérard Bessière RPR  
juin 1995 mars 2014 Joseph Rossignol DVG Conseiller général du Canton de Boissy-Saint-Léger depuis 2008
mars 2014 en cours Françoise Lecoufle UMP  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2002, la société LGD, installe, sans autorisation, un centre de tri de déchets à Limeil-Brévannes. Un arrêté provisoire d'exploitation valable jusqu'en 2004 est accordé en 2003. En 2008 devant les nuisances, la municipalité entame une procédure à l'encontre de LGD, mais la préfecture déboute la démarche de la municipalité[3]. En 2011, le tas de déchets accumulés atteint 25 mètres de haut et dépasse 250 000 tonnes et plusieurs incendies se déclarent dans le tas de déchets. La société LGD est placée en redressement judiciaire[4]. En septembre 2011, la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet se rend sur place et lance les travaux d'évacuation des détritus[5].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 20 663 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295 355 339 394 367 383 374 423 321
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
357 390 480 460 600 612 1 066 1 458 1 527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 661 2 621 3 504 4 391 4 934 5 821 5 865 6 717 7 547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 377 11 456 16 496 16 566 16 070 17 529 18 957 20 663 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]