Montdauphin

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Montdauphin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Rebais
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie des Morin
Maire
Mandat
Philippe de Vestele
2014-2020
Code postal 77320
Code commune 77303
Démographie
Population
municipale
234 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 07″ N 3° 25′ 42″ E / 48.8519, 3.428348° 51′ 07″ Nord 3° 25′ 42″ Est / 48.8519, 3.4283  
Altitude Min. 102 m – Max. 197 m
Superficie 9,84 km2
Localisation

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Montdauphin

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Montdauphin

Montdauphin est une commune française du département de Seine-et-Marne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est située dans la Brie champenoise, sur un plateau dominant la vallée du Petit Morin. La commune de Montdauphin comprend, outre le village lui-même, les hameaux et lieux-dits des Boblins, du Bois-Guyot, du Bois-Retz, du Buisson, de Courtaye, de Fouchicourt, de Laulinoue, d'Ormoy-le-Bas, d'Ormoy-le-Haut et de Vaumartin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de « Mont Delphin » apparaît pour la première fois dans un compte de 1330 mentionnant la présence d'un curé dans cette localité[1]. L'origine de cette appellation reste inconnue ; elle n'a, semble-t-il, aucun lien avec la province historique du Dauphiné, rattachée au royaume de France en 1349.

La paroisse relevait du prieuré de Saint-Martin-en-Ville. À la fin du XVIIe siècle, on y trouvait des terres appartenant à l'abbaye de Sézanne. À la même époque, le territoire de la commune comprend les fiefs de Langis, du Boirets, du Bois Guyot et de Courté, l'ensemble étant sous la dépendance du château de Tigecourt, près de Montmirail. En 1771, Montdauphin est une paroisse relevant de l'archidiaconé et doyenné de Sézanne, le prieur de La Ferté-Gaucher étant collateur et décimateur[1].

Pendant la Révolution française, le nom du village fut changé en « Mont-Pelletier ». Le curé de Montdauphin en 1791, l'abbé Lion, était acquis aux idées révolutionnaires et avait rédigé un Abrégé des merveilles de l'Assemblée nationale[2] grâce auquel il espérait être élu sur le siège épiscopal de Meaux, pour remplacer l'évêque Camille de Polignac, qui avait émigré ; il n'obtint cependant aucune voix[1].

Le village disposait jadis d'une gare, située en contrebas vers la vallée du Petit-Morin, sur la ligne La-Ferté-sous-Jouarre - Montmirail, ouverte en 1889 et fermée en 1947.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Loup[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Loup - également consacrée à saint Antoine - a été presque entièrement reconstruite au XVIe siècle. Elle se composait alors d'une nef de cinq travées bordée de bas-côtés, se terminant par une abside pentagonale éclairée de larges baies en cintre brisé ; le bas-côté nord a cependant été abattu au XIXe siècle. L'ensemble est couvert d'une charpente en chêne à fermes, pannes et chevrons. Le maître-autel, en bois ouvragé, est de facture locale. Cet édifice au caractère rustique est sommé d'un petit campanile en ardoise, où une horloge a été installée[3].

L'église conserve un vitrail d'inspiration champenoise, probablement du XVIe siècle, sur le thème des litanies de Lorette, aux tons brun, or et azur, ainsi que plusieurs gravures représentant la transfiguration de Jésus et saint Michel terrassant le dragon, mais aussi une statue de saint Fiacre, patron de la Brie, et des reliques de saint Gaudens, de sainte Marguerite et de sainte Félicienne[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Philippe de Vestele   agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 234 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
250 289 314 310 320 329 313 314 339
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
320 321 352 332 342 310 304 312 283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
291 287 300 265 251 247 238 206 196
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
181 172 199 178 157 184 207 212 231
2011 - - - - - - - -
234 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Louis Fontaine, La Brie champenoise ancienne, aujourd'hui. Tome III : Cent localités, éditions de l'Orme Rond, 1983
  2. Abbé Lion, Abrégé des merveilles de l'Assemblée nationale ou Discours apologétique sur la législature actuelle, Meaux, F. Enguin, 1791, 114 p., in-8°, notice BNF n°30822501
  3. a et b Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne, éditions Flohic, 2001
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011