Eaubonne

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Eaubonne
Avenue de l'Europe.
Avenue de l'Europe.
Blason de Eaubonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Eaubonne (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Val-et-Forêt
Maire
Mandat
Grégoire Dublineau (UMP)
2014-2020
Code postal 95600
Code commune 95203
Démographie
Gentilé Eaubonnais
Population
municipale
24 300 hab. (2011)
Densité 5 498 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 00″ N 2° 17′ 00″ E / 49, 2.283349° 00′ 00″ Nord 2° 17′ 00″ Est / 49, 2.2833  
Altitude 54 m (min. : 41 m) (max. : 83 m)
Superficie 4,42 km2
Localisation

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Liens
Site web eaubonne.fr

Eaubonne est une commune du Val-d'Oise, dans la région Île-de-France, en France. Ses habitants sont appelés les Eaubonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située au cœur de la vallée de Montmorency, à environ 12 km au nord-ouest de Paris. Elle jouxte les communes d'Ermont, Saint-Prix, Montlignon, Margency, Andilly, Soisy-sous-Montmorency et Saint-Gratien.

Communes limitrophes de Eaubonne[1]
Saint-Prix Montlignon, Margency Andilly
Ermont Eaubonne[1] Soisy-sous-Montmorency
Saint-Gratien

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé sur toute sa longueur du nord au sud-est par un petit cours d'eau : le ru d'Enghien, qui constitue également en partie au nord sa limite orientale avec Margency.
D'une longueur de 14,2 kilomètres, il prend sa source en forêt de Montmorency au nord de la commune et se jette dans la Seine après avoir traversé, canalisé pour l'essentiel, les territoires de Montlignon, Margency, Enghien-les-Bains et Épinay-sur-Seine et alimenté l'étang de la chasse, en amont en forêt, puis les étangs du parc de Maugarny (en limite de Montlignon et Margency), ceux du parc de Bury à Margency et le bassin de retenue des Moulinets à Eaubonne. Il se dirige ensuite vers le lac d'Enghien en aval[2].

La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Eaubonne est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[3]. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[4],[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Eaubonne comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[6].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[7]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

L'omnibus Eaubonne - Margency - Montlignon permettait aux habitants de prendre le train vers 1900.

Eaubonne possède deux gares : la gare d'Ermont - Eaubonne et celle du Champ de courses d'Enghien.

La gare d'Ermont - Eaubonne est exceptionnellement bien desservie. Trois lignes ferroviaires y convergent : le Transilien Paris-Nord, le Transilien Paris Saint-Lazare et la ligne C du RER.

La gare est desservie à raison :

  • d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et par 12 trains à l'heure en heures de pointes en provenance ou en direction de la gare du Nord. Il faut de 12 à 21 min de trajet vers Paris.
  • d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et par 8 trains à l'heure en heures de pointes sur la ligne C du RER.
  • d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et par 6 trains à l'heure en moyenne en heures de pointes en provenance ou en direction de la gare Saint-Lazare.

Elle possède également une importante gare routière, qui en fait un point de convergence dans la vallée de Montmorency. Elle est desservie par le (BUS) RATP 138 de la RATP ainsi que par les réseaux TVO (Transports du Val-d'Oise) « Valmy », lignes 10, 12, 14 et les cars Rose, ligne 38-01.01, 38.01.02, 38.01.14 et 38.04 (Eaubonne bus).

La gare du Champ de courses d'Enghien, située au sud-est de la commune en limite de Soisy-sous-Montmorency, est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure toute la journée (1 par demi-heure en fin de soirée) desservant également en direction de Paris les gares d'Enghien-les-Bains, La Barre - Ormesson, Épinay — Villetaneuse et Saint-Denis. Les trains sont directs entre Paris et la gare de La Barre - Ormesson aux heures de pointes.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est facilement accessible à partir de l'autoroute A 15, située à trois kilomètres et accessible directement grâce à l'Avenue du Parisis, et se situe à environ quinze minutes des portes de Paris par la route.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville est officiellement divisée en cinq quartiers : Flammarion au nord-ouest, J-J. Rousseau au nord-est, Mont-d'Eaubonne au centre-est, Paul Bert au sud (quartier de la gare) et Cerisaie - Jean Macé à l'ouest (limitrophe d'Ermont).

Logement[modifier | modifier le code]

Les logements à Eaubonne sont en moyenne plus récents et plus vastes par rapport à la moyenne régionale. La ville comptait 9 723 logements dont 9 135 résidences principales en 1999. En 1999, 94,0 % des résidences eaubonnaises étaient des résidences principales et seulement 0,5 % des résidences secondaires. L’âge moyen du parc immobilier est plus faible que la tendance régionale, une forte majorité des logements datant des années 1950 et après : 55,0 % des résidences principales dataient de 1949 à 1974, contre 37,8 % en Île-de-France. Les constructions récentes (de 1990 à 1999) sont très légèrement moins présentes que la moyenne de la région, et ce malgré le lancement de quelques programmes immobiliers : le territoire communal est en effet presque entièrement urbanisé et les constructions récentes ne peuvent être réalisées qu'après des démolitions. En 1999, 8,6 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France. A contrario, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 22,5 % du parc contre 33,7 % pour la moyenne régionale francilienne. La mise en œuvre de la ZAC de la gare d'Ermont - Eaubonne avec un vaste programme de constructions neuves devrait néanmoins abaisser encore l'âge moyen du parc immobilier de la ville.

Eaubonne est une ville constituée majoritairement de logements collectifs, mais comptant néanmoins un parc pavillonnaire non négligeable, et surtout constituée de propriétaires. Les résidences principales étaient réparties à 41,8 % en maisons individuelles et à 58,2 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 64,9 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 31,6 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[8],[9].

La commune est soumise à l'obligation législative de construction de 20 % de logements sociaux en vertu de la loi no 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Avec 1 508 logements HLM soit 16,5 % du parc en 1999 (23,4 % également dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de la loi. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était très faible en 1999 avec 4,9 % du parc contre 8,1 % en moyenne régionale.

Les habitations se caractérisent par leur surface importante : une forte majorité compte quatre pièces et plus (56,4 %). Suivent les logements de trois pièces (29,7 %), puis 2 pièces (9,2 %). Les petits logements restent très minoritaires (studios : 4,7 %).
La ville possède ainsi des logements assez conformes aux tendances franciliennes avec un parc globalement plus jeune mais néanmoins une nette sous-représentation des petites surfaces[10],[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Eaubonne était autrefois dénommée en bas latin « Aqua Puta », eau purifiée[12] puis « Aqua Bona » eau bonne, en raison de la qualité de son eau qui était appréciée des légions romaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Eaubonne vers 1780 (carte de Cassini)
La Poste vers 1900
La rue des Calais et la gare, vers 1909.

Occupé dès la période celtique, le lieu entre dans l'histoire avec la conquête romaine du pays en 54 av. J.-C.. À cette période, plusieurs routes militaires sont construites, dont celle qu'on surnommera plus tard la « chaussée Jules César » qui relie Lutèce (Paris) à Lillebonne (près du Havre) et qui traverse le territoire de la commune. Le nom actuel de la ville apparaît pour la première fois dans l'histoire dans une charte du roi Dagobert en 635[12].

Propriété de l'abbaye de Saint-Denis, le fief devient une seigneurie des Montmorency à partir du XIe siècle puis des Condé au XVIIe siècle. Le village reste essentiellement rural et compte à peine 200 habitants au milieu du XVIIIe siècle. C'est alors que Joseph-Florent Le Normand de Mézières 1719-1793), commissaire aux guerres et promoteur, en devient le seigneur en 1762 et change en profondeur la physionomie du village. Il fait édifier un véritable ensemble urbain comprenant des châteaux, des pavillons des gardes, des rues, des maisons vigneronnes, le tout caractérisé par la régularité et la symétrie. Eaubonne devient alors un lieu de villégiature recherché[12]. Comme on le voit par ses Confessions, Jean-Jacques Rousseau venait souvent à Eaubonne pour y visiter Madame d'Houtetot, dont il était amoureux sans pouvoir le lui dire.

Le village compte au XIXe siècle pas moins de quinze châteaux. La population ne cesse de croître à partir de cette époque, mais c'est surtout l'arrivée du chemin de fer en 1846 qui provoquera une urbanisation rapide. En 1900, la plupart des champs et marécages au sud de la commune (entre le centre et la gare) sont déjà lotis. C'est alors que les différents domaines d'Eaubonne seront à leur tour touchés par la pression urbaine. Un premier lotissement, bâti sur le parc de la Grille Dorée apparaît dès 1903. Puis c'est le tour du parc Goguel (ou de la Cour Charles) au centre du village. De nombreuses voies sont tracées, dont l'actuel Boulevard de la République marque l'axe principal[12].

Puis un autre parc est loti, celui du Petit-Château en 1926, puis c'est progressivement tous les parcs d'Eaubonne qui seront lotis. Les derniers espaces libres à la fin des années 1950 et durant les années 1960, vers les Bussys et le Mont d'Eaubonne (à la limite de Soisy-sous-Montmorency), sont à leur tour occupés par des ensembles d'immeubles à l'architecture caractéristique de l'époque. L'arrivée de la ligne C du RER en septembre 1988 provoque également une vague d'urbanisation remplaçant de nombreux pavillons par des immeubles. L'arrivée de la liaison ferroviaire directe de Paris-Saint-Lazare à Ermont-Eaubonne est effective depuis fin août 2006. Elle fait d'Eaubonne une des rares villes d'Île-de-France accessible à partir de trois réseaux ferrés différents.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Instances administratives[modifier | modifier le code]

Eaubonne est le chef-lieu d'un canton ne concernant que la seule commune.

La ville compte deux bureaux de poste (dont un nouveau avenue de Paris depuis décembre 2006), un commissariat, une police municipale, un centre de sécurité sociale. Elle fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[13],[14].

Les cinq quartiers de la ville possèdent des conseils de quartier particulièrement actifs.

En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[15].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

La ville a connu une mandature socialiste entre 2001 et 2014, François Balageas ayant été élu en 2001 avec 39,69% des voix au cours d'une triangulaire, face au candidat divers droite Hervé Lejeune (38,81%) et à la liste dissidente de l'ancien maire André Petit (21,5%)[16]. François Balageas a été élu conseiller général du Val-d'Oise lors des élections cantonales de 2004 dans le cadre d'un affrontement droite-gauche. En 2008 lors de l'élection municipale, François Balageas, à la tête de la liste de la majorité sortante de gauche, bat au second tour avec 52 % la liste de Claude Bodin (UMP), député de la 4e circonscription du Val-d'Oise. Cette élection est marquée par une abstention de près de 40 %. Lors des cantonales de 2011, avec un taux d'abstention de près de 56%, François Balageas est réélu avec 66% des voix à l'issue d'un duel PS-FN, la droite s'étant présentée désunie au premier tour.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Eaubonnais ont approuvé la Constitution Européenne, avec 54,05 % de Oui contre 45,95 % de Non avec un taux d’abstention de 29,03 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais presque conformes aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[17].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 35,27 %, suivi par Ségolène Royal avec 24,07 %, François Bayrou avec 22,12 %, Jean-Marie Le Pen avec 8,32 %, enfin Olivier Besancenot avec 3,00 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 56,55 % (résultat national : 53,06 %) contre 43,45 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %)[18].

Lors des législatives qui suivent en 2007, Claude Bodin (UMP) arrive en tête avec 42,15 % au premier tour, suivi par Gérard Sebaoun (PS)avec 25,26 %, et le MoDem à 9,19 %[19]. Claude Bodin remporte facilement le Second tour avec 56,02 % des voix.

À l'élection présidentielle suivante de 2012, François Hollande arrive en tête au premier tour avec 29,97% des suffrages exprimés, contre 29,91% pour Nicolas Sarkozy, 13,55% pour Marine Le Pen, 10,80% pour François Bayrou, 9,86% pour Jean-Luc Mélenchon, 2,43% pour Eva Joly, et 1,80% pour Nicolas Dupont-Aignan, les trois autres candidats ne franchissant pas la barre des 1%. Au second tour, c'est le Président sortant Nicolas Sarkozy qui passe en tête avec 50,10% des voix, contre 49,90% pour son rival socialiste[20].

Lors des législatives de 2012, c'est Gérard Sebaoun (PS) qui devance Claude Bodin au premier tour avec 36,43 % contre 36,10 % pour ce dernier, le FN arrivant en troisième position avec 12,5 %[21]. Le second tour est remporté par le socialiste avec 50,51 % des voix.

Aux municipales de 2014, la ville rebascule à droite : Grégoire Dublineau (UMP-UDI-MoDem-DLR) remporte les élections avec 58,30% des voix contre 41,70 % pour le maire sortant François Balageas (PS-EELV-MRC). Comme en 2008, le scrutin est marqué par une abstention de 42 %.

Au premier tour cinq listes s'étaient affrontées. Grégoire Dublineau (UMP-Modem-DLR) était arrivé en tête avec 40,38 %, François Balageas (PS-EELV-MRC) second avec 35,27 %, Jean-Noël Sanchez (UDI) ensuite avec 11,74%, Josée-Paule Dodeman (DVD) 7,78 % et Marc Schweitzer (FDG) 4,81 %.

Aux Européennes de 2014, l'UMP arrive en tête avec 22,50% des voix contre 19,11% pour le FN, 14,48% pour le PS, 12,60% pour l'UDI-MoDem, 8,47% pour Europe Ecologie Les Verts, 4,94% pour le FDG et 4,54% pour DLR. L'abstention s'établit à 55,58%.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22],[23]
Date d'élection Identité Parti Qualité
1790 - 1791 Sébastien Fournier - Vigneron
1791 - 1792 Edmé Salmon - Aubergiste et épicier
1792 - 1796 Michel Nicolas Ogé - Menuisier
1796 - 1800 Louis Morisset - Maçon
1800 - 1801 Louis-Robert Charpentier - Garde-chasse et régisseur des biens nationaux
1801 - 1812 Georges Coquatrix-Dupont - Chirurgien
1812 - 1816 Louis-Joseph Auguste Coutan - Négociant de draperie et collectionneur d’œuvres d'art
1816 - 1816 Pierre-Louis Ollivier des Closeaux - Avocat
1816 - 1821 Armand-Louis de Lavenant - Baron d'Empire
1821 - 1824 Claude-François Achard-Jourmard-Tison - Comte d'Argence
1824 - 1842 Antoine-Laurent Arnous - Attaché de direction au Ministère de la Guerre
1842 - 1848 Joseph-Raymond Plassan - Imprimeur-libraire
1848 - 1850 Charles-François Pouthier -
1850 - 1851 Charles-Joseph Tréon - Cultivateur
1851 - 1852 Pierre-Marie Rolin -
1852 - 1860 Joseph-Raymond Plassan - Imprimeur-libraire
1860 - 1865 Auguste-Joseph Magne - Architecte
1865 - 1871 Edmond-Joseph-Louis Tarbé des Sablons - Journaliste
1871 - 1881 Louis Hennocque -
1881 - 1884 Henry-Eugène Cocqueteaux -
1884 - 1886 Gaston Carle - Journaliste ; Préfet du Cher (1889-1892) et du Vaucluse (1892-1896)
1886 - 1896 Charles Goguel - Régent de la Banque de France
1896 - 1898 Armand-Louis de Visme - Avocat et historien
1898 - 1904 Jules Huyot - Dessinateur et graveur
1904 - 1905 Jean Blanc -
1905 - 1908 Jules Huyot - Dessinateur et graveur
1908 - 1925 Charles Marret - Agent de change
1925 - 1935 Paul Nief SFIO Architecte
1935 - 1941 Albert Pelletier SFIO Comptable
1941 - 1943 Louis-Joseph Le Duc -
1943 - 1944 Edmond Martin-Neuville -
1944 - 1945 Léon Beaslay - Responsable du Comité Local de Libération
1945 - 1947 Georges Danthin -
1947 - 1956 Alphonse Ricard -
1956 - 1965 André Mignot - Conseiller d'État
1965 - 2001 André Petit CD puis UDF-CDS Ingénieur ; Conseiller général (1967-1979) et député du 95 (1978-1981)
2001 - 2014 François Balageas PS Artisan peintre-décorateur puis Professeur, Conseiller général du Val-d'Oise (2004-2015)
2014 - actuel Grégoire Dublineau UMP Directeur Général d'une Organisation Professionnelle nationale spécialisée dans les oléagineux et protéagineux

Budget et fiscalité de la commune[modifier | modifier le code]

Avec le changement de majorité en 2001, la pression fiscale s'est fortement accrue à Eaubonne. En effet, avec une augmentation des dépenses de fonctionnement de 5,5 millions d'euros soit plus de 30 % entre 2000 et 2012, la mairie socialiste a choisi d'augmenter les taxes de 24 %. Plus précisément, les charges de personnel ont augmenté de 45 % et les dépenses en Achats et charges externes ont dérapé de 56 %.

Évolution de la fiscalité[modifier | modifier le code]

Finances d'Eaubonne [24]
Année 2000 2001 2002 2003 2005 2006 2010
Taxe d’habitation 12,26 % 12,46 % 12,77 % 13,41 % 13,75 % 14,10 % 15,23 %
Taxe sur le foncier bâti 16,76 % 17,03 % 17,46 % 18,33 % 18,79 % 19,26 % 20,80 %
Taxe sur le foncier non bâti 31,04 % 31,54 % 32,33 % 33,95 % 34,81% 35,69 % 38,55 %

Évolution de l'endettement[modifier | modifier le code]

La dette de la commune d'Eaubonne [25]
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Dette par habitant (en euro) 868 958 951 919 830 758 712 799 971 848 755 657 610

Entre 2000 et 2011, la municipalité d'Eaubonne s'est désendettée à hauteur de 4,2 millions d'euros soit 21,16 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée à : Drapeau de l'Angleterre Matlock (Royaume-Uni) (Angleterre)
Drapeau de l'Allemagne Budenheim (Allemagne).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 300 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
228 266 214 221 263 258 263 201 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
337 402 546 530 736 839 1 130 1 086 1 394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 889 2 506 3 263 4 191 6 151 7 839 8 797 9 627 11 312
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 607 22 278 23 668 22 227 22 153 22 882 23 640 24 300 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Quatorze établissements scolaires publics dispensent l'enseignement à Eaubonne : cinq écoles maternelles, cinq écoles primaires, deux collèges et un lycée. La commune accueille également une école privée catholique et un Centre de Formation des Apprentis de la Chambre de Métiers[28].

Eaubonne relève de l'académie de Versailles. Les écoles de la commune sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale d'Eaubonne (4, rue de Soisy). La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation d'Enghien-les-Bains[29].

Sports[modifier | modifier le code]

Eaubonne est dotée de plusieurs installations sportives, parmi lesquelles :

  • le CDFAS, lieu de formation (stages, pôles d'espoirs régionaux), mais aussi de réception de grands événements : championnats du monde Bonzini de baby-foot, meetings Femina, tournois de handball junior Pierre Tiby… ;
  • la piscine intercommunale des Bussys ;
  • les stades Paul Nicolas et Emile Wildermuth ;
  • le complexe sportif Suzanne Lenglen (où s'est déroulé le Mondial Ping Tour 2013 de tennis de table) ;
  • les gymnases du Bois Jacques, du Luat (où se tient chaque année un tournoi de badminton du circuit Élite André Guillier) et Georges Hebert.

Le tennisman Adrian Mannarino fut licencié plusieurs années durant au CSM Eaubonne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Eaubonne compte quatre monuments historiques sur son territoire.

  • Hôtel de Mézières ou Château Goguel, ancienne mairie, square de Mézières / avenue de l'Europe (inscrit puis classé monument historique par arrêté du 2 juin 1976[30]) : Il fut édifié vers 1762. Quand le parc qui l'entourait fut loti à partir de 1913, il devint mairie du village par une délibération municipale du 31 janvier 1913, puis bibliothèque municipale et enfin lieu d'exposition[31].
  • Deux pavillons de garde, rue du Docteur-Peyrot et rue Jules-Ferry (inscrits monument historique par arrêté du 11 juillet 1942[32]) : Ils proviennent du château dit « de la cour de Charles », par allusion à Charles de Montmorency, et se situent en lisière du parc du château de Mézières. Attribués à l'architecte Claude Nicolas Ledoux, ils ont été réalisés au XVIIIe siècle[31].
  • Petit-Château, rue Georges-V et 14 boulevard du Petit-Château (inscrit puis classé monument historique par arrêté du 27 juin 1967[33]) : C'est le seul à Eaubonne que l'on peut attribuer avec certitude à l'architecte Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806). Édifié de 1772 à 1776, seule sa façade subsiste de nos jours. Il abrite les locaux de la sécurité sociale[31].
  • Château de la Chesnaie, 1 rue Voltaire (classé monument historique par arrêté du 21 mars 1979[34]) : Édifié en 1766 est un beau château de style Louis XV. C'est dans une maison du parc de ce domaine, dit parc de la Grille Dorée, que résida Madame d'Houdetot en 1757 et où elle recevait Jean-Jacques Rousseau qui l'évoque dans Les Confessions. Ce pavillon fut détruit à la fin du XIXe siècle et le parc fut loti en 1903[31].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Église Notre-Dame de l'Assomption, rue Gabriel-Péri / rue Mermoz : C'est un édifice du XIIe siècle très remanié durant les siècles suivants. Elle inspira le peintre Maurice Utrillo[35],[31].
  • Château du Clos-de-l'Olive, rue Cristino-Gracia : Il tient son nom d'Henry de l'Olive, propriétaire de la terre au XVe siècle. Il fut édifié de 1767 à 1776. Son parc loti, le château resta longtemps à l'abandon avant d'être restauré en 1975. Il est devenu la maison des arts de la commune[31].
  • Château des Cèdres, avenue de Paris : De style troubadour, il fut bâti sous la Restauration. Son parc fut également loti en 1911 sous forme de tombola. Il abrite de nos jours les services sociaux de la ville[31].
  • Château Philipson, 10 avenue de Soisy : Il reprend le plan du Petit-Château et a été édifié en 1846 pour un négociant parisien, alors que son nom renvoie à son dernier propriétaire, le préfet Gilbert Philipson (1908-1983), qui en fit don à la commune[31].
  • Maison de Paul Éluard, 4 rue Hennocque : Vaste demeure du XIXe siècle de style classique qui a accueilli l'écrivain surréaliste ainsi que Max Ernst qui fut son hôte en 1923[31].
  • HBM Jules-Ferry, rue Jules-Ferry / avenue de Budenheim : Construit en 1928 pour le compte de l'office HBM de la mairie. L'architecte Jean Mourre fait appel au béton armé et à la brique pour ce vaste immeuble d'angle de quatre étages, dont les façades sont scandés de légers décrochements et garnies de balcons au niveau du 4e étage. C'est un immeuble collectif caractéristique de l'entre-deux-guerres, agrandi par ailleurs pendant les années 1950 sur l'actuelle avenue de Budenheim[31].
  • Église du Sacré-Cœur, rue d'Estienne-d'Orves : Elle a été édifié en 1933 pour faire face à l'augmentation du nombre de paroissiens. Derrière une façade moderne en béton, sa disposition intérieure référence à l'architecture sacrale traditionnelle, avec une nef voûté en berceau communiquant avec les bas-côtés par des arcades plein cintre, et un chœur en hémicycle[31].
  • Groupe scolaire Paul-Bert, rue Jean-Moulin / boulevard de la République / rue Édouard-Vaillant : Construite entre 1935 et 1938, il porte également la signature de l'architecte Jean Mourre et répond surtout à une exigence de fonctionnalité[31].
  • La ville possédait un petit lavoir qui a été reconstitué dans les années 1990.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Parc du Val-Joli.
Bibliothèque Maurice-Genevoix.
  • Le Potager de la Chesnaie, boulevard de la Mairie, est entretenu par les jardiniers de la ville qui y cultivent divers légumes : citrouilles, coloquintes, poireaux, rhubarbes… (Accès libre du 1er mars au 31 octobre de 8h à 19h et du 1er novembre au 28 février de 9h à 17h).
  • Le parc du Val-Joli, route de Saint-Leu, a été acquis par la commune et est depuis ouvert au public. En limite de Margency, le bassin de retenue des Moulinets (rue des Moulinets) a été aménagé en petit parc, la pièce d'eau étant dotée de jets d'eau.

Eaubonne détient le label « ville fleurie » avec trois fleurs, attribué par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris, en récompense des efforts de fleurissement de la commune[36].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque Maurice Genevoix est une des plus riches du Val-d'Oise. Elle possède en particulier un important fonds patrimonial qui fait sa spécificité (archives de la région, cartes anciennes, fond généalogique).

Depuis le samedi 4 octobre 2008 Eaubonne dispose également d'un centre culturel nommé « l'Orange Bleue* », d'après un poème de Paul Éluard. L'astérisque attachée au mot « bleue » est présente dans toute la communication écrite.

Eaubonne et le cinéma[modifier | modifier le code]

Quelques films ou feuilletons ont été tournés à Eaubonne, dont l'un a rencontré un succès mondial. On peut citer[37] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Eaubonne

Les armes d'Eaubonne se blasonnent ainsi :

D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, au lambel d'argent brochant sur le tout

.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renée Thomas, Au village d'Eaubonne : 1590-1815, Éd. Tardy Quercy, 1988, 303 p.
  • Hervé Collet, Eaubonne au XVIIIe siècle, Publications du Cercle historique et archéologique d'Eaubonne et de la vallée de Montmorency, 1972, 124 p.
  • Hubert Lamant-Duhart, Eaubonne en 1900, Publications du Cercle historique et archéologique d'Eaubonne et de la vallée de Montmorency, 1981, 149 p.
  • Jean Veillon, Souvenirs d'Eaubonne au XXe siècle, Publication du Cercle historique et archéologique d'Eaubonne et de la vallée de Montmorency, 2007, 110 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Eaubonne sur Géoportail.
  2. SANDRE - Cours d'eau : ru d'Enghien
  3. Site de la DDASS95
  4. Voir l'Atlas de l'eau en Val-d'Oise
  5. SEDIF - Méry-sur-Oise
  6. Météo France - Climatologie
  7. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 15 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  8. INSEE - Logements à Eaubonne : les occupants
  9. INSEE - Logements en Île-de-France : les occupants
  10. INSEE - Logements à Eaubonne : le parc
  11. INSEE - Logements en Île-de-France : le parc
  12. a, b, c et d Site municipal d'Eaubonne - Rappel historique
  13. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  14. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  15. Palmarès des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  16. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__Resultats-des-elections-municipales-2001/%28path%29/Resultats-des-elections-municipales-2001/index.html
  17. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Eaubonne
  18. Scrutin présidentiel de 2007 - Eaubonne
  19. Législatives de 2007 - Eaubonne
  20. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__PR2012/%28path%29/PR2012/011/095/095203.html
  21. Législatives de 2012 - Eaubonne
  22. Maires d'Eaubonne depuis la Révolution.
  23. Les Maires d'Eaubonne
  24. http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/detail.php?icom=203&dep=095&type=BPS&param=3&exercice=2005
  25. http://www.proxiti.info/dette.php?o=95203&n=EAUBONNE&PHPSESSID=5d27a1ec12e9a759f569a1e6711f7c47
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  28. Site municipal - Les établissements scolaires
  29. Inspection académique du Val-d'Oise
  30. « Hôtel de Mézières », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Mme Wiessler et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Eaubonne », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 193-201 (ISBN 2-84234-056-6).
  32. « Pavillons de garde », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Petit-Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Château de la Chesnaie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. Mathieu Lours, « Eaubonne - Notre-Dame de l'Assomption », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 91 (ISBN 9782953155402).
  36. Palmarès 2012 du concours régional des villes et villages fleuris
  37. Lieux de tournage à Eaubonne
  38. Pendant la Révolution française, il se retira à Eaubonne auprès de Sophie d'Houdetot. On l'appela dès lors « le sage d'Eaubonne ».