Guercheville

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Guercheville
L'église Notre-Dame de l'Assomption.
L'église Notre-Dame de l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton La Chapelle-la-Reine
Intercommunalité Communauté de communes des Terres du Gâtinais
Maire
Mandat
Gilles Augé
2014-2020
Code postal 77760
Code commune 77220
Démographie
Gentilé Guerchevillois
Population
municipale
284 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 37″ N 2° 33′ 31″ E / 48.2603, 2.558648° 15′ 37″ Nord 2° 33′ 31″ Est / 48.2603, 2.5586  
Altitude Min. 109 m – Max. 122 m
Superficie 9,21 km2
Localisation

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Guercheville

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Guercheville

Guercheville est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Cette commune fait partie du canton de la Chapelle-la-Reine et de la communauté de communes des Terres du Gâtinais.

Les habitants sont appelés les Guerchevillois et Guerchevilloises.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Guercheville a pour appellation latine Guirchervilla qui signifierait : domaine d'un personnage nommé Guichar.[réf. nécessaire]

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans le Parc naturel régional du Gâtinais français.

La commune s'étend sur 921 ha. Elle est située sur un plateau dont l'altitude varie entre 110 et 120 mètres. La topographie est donc relativement plane, avec de légères ondulations. En l'absence de tout bois ou bosquet, la vue s'étend jusqu'aux villages voisins; à l'ouest et au sud-ouest, l'horizon est marqué par les buttes de Rumont, Fromont et Burcy.

Le village est implanté au centre du territoire.

Hormis les zones bâties et les routes et chemins, le territoire est occupé uniquement par des terres labourables de très bonne qualité.

Il n'existe aucun réseau hydrographique de surface.

Géologie[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini

Les limons de plateau, plus ou moins épais, reposent sur la masse filtrante du calcaire de Beauce, des sables de Fontainebleau et du calcaire de Brie.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Guercheville est formé de deux parties distantes : le bourg et le "Buisson" (hameau).
Les nouvelles constructions tendent à les rapprocher.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont : Amponville, Fromont, Burcy, Garentreville, Chevrainvilliers, par son hameau Verteau, Larchant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Guercheville[1] est occupé par l'homme depuis la préhistoire.

Il existait un menhir nommé « la Pierre frite » (synonyme de Pierre fichée), situé au chemin d'Aufferville, au sud-est du Buisson, en limite de la commune ; on y faisait à proximité, le feu de la Saint-Jean. Il a disparu au début du XXe siècle.

Sous l'Ancien Régime, le village de Guercheville et le hameau du Buisson constituaient des seigneuries différentes.

Les premiers seigneurs de Guercheville dont le nom soit connu appartiennent à la famille de Nemours.

En 1190, le roi Philippe-Auguste étant à Fontainebleau, confirme une donation faite par Philippe Ier de Nemours, en tant qu'exécuteur testamentaire de sa femme Aveline, à l'abbaye de Barbeau; la donation consistait en une rente de 40 sous, froment et vin, à prendre chaque année à la Saint-Rémy en sa terre de Guercheville. Philippe était alors chambellan du roi.

La seigneurie de Guercheville fut transmise de père en fils, au ducs de Nemours successifs, Gauthier II, Philippe II et Gauthier III. Un fils de ce dernier, Jean, chanoine, devint seigneur de Guercheville ; à sa mort, son frère Philippe III lui succéda. On trouve encore, en 1366, un second Jean de Nemours.

Par la suite, la terre de Guercheville changea maintes fois de propriétaires pour échoir à Antoinette de Pons, à la mort de sa mère Marie de Montchenu, le 10 mai 1589. Antoinette était l'une des femmes les plus célèbres de son temps et par sa beauté et par sa vertu.

En janvier 1594, le roi Henri IV érigea la terre et seigneurie de Guercheville en Marquisat. En février 1594, Antoinette, qui était veuve, consentit à épouser Charles Duplessis-Liancourt. La nouvelle marquise, pour éviter toute confusion pouvant lui paraitre offensante, avec la fameuse Gabrielle d'Estrées, Dame de Liancourt, prit le nom de marquise de Guercheville qu'elle conserva et rendit célèbre.

À la mort de Madame de Guercheville, le 5 janvier 1632 à Paris, son second fils Roger Duplessis-Liancourt hérita du marquisat et le garda 25 ans ; puis il le vendit le 1er mai 1657 à Henri Duplessis-Guénégaud, marquis de Plancy qui le revendit le 9 avril 1672 à Henri-Jules de Bourbon, prince de Condé. Le marquisat resta propriété de la maison de Condé jusqu'en 1732, date à laquelle il est acheté par Jeanne-Marie-Josèphe Guyon ; il est ensuite transmis à son neveu, puis aux descendants de celui-ci.

Le dernier marquis avant la Révolution est Armand-Jacques-François Guyon qui, adoptant les idées nouvelles, sacrifia son titre et devint maire de Guercheville et administrateur du district de Nemours.

Le hameau du Buisson a appartenu à différents seigneurs, dont le commandeur de Beauvais en 1391, la famille de Rogres qui le vendit à Christophe de Harlay, seigneur de Beaumont en 1601, l'abbaye de Cercanceaux en 1676, Louis-Christian de Montmorency-Luxembourg en 1750 et enfin Charles-François-Christian de Montmorency en 1787.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Date d'élection Fin de mandat Identité Profession
1953 1959 Maxime Audebert Agriculteur
1959 1983 Michel Augé Agriculteur
1983 1995 Michel Herblot Agriculteur
1995 2014 Claudine Chardon Agricultrice

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 284 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320 267 304 319 360 370 403 401 386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
394 373 384 375 361 347 362 350 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
326 297 280 278 280 257 227 228 200
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
202 201 175 180 189 233 276 280 285
2011 - - - - - - - -
284 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de l'Assomption est constituée de deux parties distinctes. Le clocher et la première partie de la nef datent du XIIIe siècle, ce sont les vestiges de la chapelle de l'ancien château. Pendant la guerre de Cent Ans, l'église est tombée en ruine et le village abandonné ; vers le début du XVIe siècle, elle a été reconstruite et agrandie.

Une restauration des peintures murales effectuée entre 1982 et 1984 a permis de mettre au jour des fresques sur le mur nord de la nef. Quatre scènes sont figurées : saint Michel pesant les âmes, saint Louis, Adam et Ève et saint Michel terrassant le dragon.

Une sculpture représentant le Père Éternel était fixée à la voûte du chœur ; après en être tombée à la fin du XIXe siècle, elle est désormais déposée au musée de Nemours.

L'église a été classée Monument Historique en 1947.

Monuments et architecture[modifier | modifier le code]

Le parc du château
Le colombier

Il ne reste du château de Guercheville que le colombier. On trouve une description du château (avec donjon, fossés, pont-levis…) et de ses dépendances dans l'aveu [4] que Marie de Montchenu rend au roi en 1549, après l'acquisition de la seigneurie. L'ensemble était situé près de l'église et clos de murailles. Sa fille, Madame de Guercheville, y fait à plusieurs reprises des travaux de réparation, et reconstruit entièrement le colombier en 1627.

Le plan cadastral de 1839 fait apparaître un parc boisé au nord-est du château.

C'est à partir de 1850 que le château commença à être démoli et le parc déboisé, mais la partie du territoire qu'occupait ce dernier s'appelle encore le Parc aujourd'hui.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Village-Pilote[modifier | modifier le code]

La rue Grande

On a appelé ainsi l'importante opération de modernisation des équipements communaux, des exploitations agricoles et des habitations qui s'est déroulée dans les années 1960[5].

Le village ne comptait plus que 200 habitants en 1962 alors qu'il y en avait eu 280 en 1926 et plus de 400 au milieu du XIXe siècle. Comme partout, la population rurale préférait déserter la campagne pour chercher en ville une vie meilleure et plus confortable.

Les exploitations agricoles, principales sources de revenus de la commune, étaient de dimensions moyennes, de rentabilité insuffisante ; les habitations étaient, pour la plupart, vétustes et mal entretenues.

À cette époque, EDF commençait à développer sur une grande échelle l'opération "ferme-pilote" consistant à encourager la rénovation de l'habitat rural.

En 1959, un premier agriculteur fit appel au service agricole d'EDF et au Génie Rural pour moderniser son exploitation ; il fut rapidement suivi par trois autres agriculteurs. Cette opération de rajeunissement rural conduisait, toutefois, à un contraste avec la vétusté des structures communales.

Le 15 février 1963, le maire de Guercheville saisissait par courrier les différents services de l'État et du département pour « proposer d'entreprendre une action générale en faveur de la rénovation du village et faire de celui-ci un véritable "Village-Pilote" ». Le programme de l'opération, dont le coût s'élevait à 450 000 francs, était le suivant :

  • amélioration du réseau d'eau potable et création d'une citerne à incendie,
  • réfection totale de la voirie et des trottoirs,
  • renforcement du réseau de distribution publique d'électricité,
  • création d'une installation d'éclairage public moderne,
  • aménagements paysagers des trottoirs,
  • rénovation des logements et des bâtiments communaux,
  • achèvement de la modernisation des exploitations agricoles.

Les habitants du village s'associèrent avec enthousiasme à l'opération en assurant par leurs propres moyens certains travaux comme le creusement des tranchées.

L'inauguration eut lieu en septembre 1966 en présence de nombreuses personnalités.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoinette de Pons[6], comtesse de La Roche-Guyon et marquise de Guercheville (vers 1560-16 janvier 1632) fut dame d'honneur de Marie de Médicis. Elle épousa Henri de Silly, comte de La Roche-Guyon, qui décède en 1586. Henri IV en devint éperdument amoureux, mais elle ne céda pas à ses avances et épousa en secondes noces Charles du Plessis-Liancourt.
    Antoinette est restée dans les mémoires comme pieuse et vertueuse, et d'une grande beauté.
    Elle portait une grande attention aux jésuites des colonies françaises d'Amérique et contribua notamment au financement et à la fondation de la colonie de l'île des Monts Déserts, dans le Maine actuel. Cette colonie fut néanmoins détruite par les Anglais, prétextant un non-respect des limites territoriales françaises.
  • Raymond Pochon (1925-2000) qui fut conseiller général du canton de La Chapelle-la-Reine pendant 30 ans, de 1964 à 1994, et maire de Boissy-aux-Cailles de 1965 à 1992 ; il est né à Guercheville et y passa sa jeunesse.

Événements[modifier | modifier le code]

Le marché du terroir et de produits artisanaux se déroule tous les ans, le dimanche de Pentecôte. Il s'accompagne d'expositions, animations, spectacles des ateliers théâtre…

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les communes d'Amponville, Burcy, Fromont, Guercheville et Rumont se sont associées pour réaliser un jumelage avec deux communes tchèques, Holubice et Tursko, situées près de Prague.

L'accord a été signé avec Tursko en octobre 2011 et le sera avec Holubice dans le courant de l'année 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Thoison, Guercheville. Notice historique - 1896, impr. Meaux A. Le Blondel
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Acte qu'un vassal doit donner à son seigneur et par lequel il reconnait tenir de lui un héritage ou une acquisition.
  5. Plaquette Guercheville, Édition Sodel
  6. Eugène Thoison, Madame de Guercheville. Esquisse historique - 1891, impr. Fontainebleau Ernest Bourges