Aufferville

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Aufferville
Centre d'Aufferville (Croix de Fer).
Centre d'Aufferville (Croix de Fer).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Château-Landon
Intercommunalité Communauté de communes Gâtinais-val de Loing
Maire
Mandat
Bruno Moulie
2014-2020
Code postal 77570
Code commune 77011
Démographie
Gentilé Auffervillois
Population
municipale
547 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 56″ N 2° 36′ 36″ E / 48.2155555556, 2.6148° 12′ 56″ Nord 2° 36′ 36″ Est / 48.2155555556, 2.61  
Altitude Min. 101 m – Max. 116 m
Superficie 17,78 km2
Localisation

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Liens
Site web aufferville.wordpress.com

Aufferville est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Auffervillois. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 547 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 1 778 hectares[1] (soit 17,78 km2), la commune d'Aufferville située à l'extrémité sud-ouest du département de Seine-et-Marne, dans l'arrondissement de Fontainebleau et le canton de Château-Landon, soit à proximité du centre historique du Gâtinais. Les communes limitrophes proches d'Aufferville incluent Châtenoy à 2,39 km, Maisoncelles-en-Gâtinais à 3,20 km, Chevrainvilliers à 3,35 km, Obsonville à 3,63 km et Bougligny à 4,11 km[2].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Busseau, Jarville, Maison-Rouge, Morville

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aufferville
Obsonville Garentreville,
Chevrainvilliers
Châtenoy
Ichy Aufferville Faÿ-lès-Nemours
Arville Maisoncelles-en-Gâtinais,
Mondreville
Bougligny

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La densité de population est de 30,38 habitants par km². Le nombre de logements d'Aufferville a été estimé à 235 en 2007 ; ces logements se composent de 197 résidences principales, 16 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 22 logements vacants[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès la préhistoire, l’Homme prend possession de la région. La population devait se concentrer du côté de Maison-Rouge car elle y trouvait les blocs de grès pour tailler ses outils sur des polissoirs, nombreux aux confins de Maison-Rouge et de Faÿ-les-Nemours, ou des fouilles furent effectuées dans la première moitié du XXe siècle. Sous l’époque romaine, les villas sont des maisons de campagne. Les rois francs donnèrent le nom de villa aux métairies qu’ils s’étaient réservés dans la Gaule[3].

En 1901, la commune est essentiellement à vocation agricole, cultures mais aussi élevage. Les artisans tournent autour de l'agriculture : charron, maréchal–ferrant. tous dans le bourg mais Busseau aura durant quelques années son propre épicier-café[4]. Durant la Seconde Guerre mondiale, le fonctionnement administratif de la commune continue quels que soient les dirigeants de l’État[4].

L’Après-Guerre démarre durement, avec la poursuite des restrictions. Par contre le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’ Europe permet de voir arriver les premiers tracteurs[4].

Hameaux au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Grigny, ainsi que les hameaux suivants : Busseau (alias Busseaux), Jarville, Maison-Rouge et Morville.

La carte de Cassini et les panneaux notent BusseauX. La question fait toujours débat. Autrefois il existait un Busseau(x) bas et un Busseau(x) haut.

D'après la tradition, Jarville dépendait de la paroisse d'Obsonville, mais pendant une épidémie le curé de cette dernière localité, ne voulant pas porter les derniers secours de la religion aux habitants de Jarville, celui d'Aufferville se dévoua pour la circonstance. En reconnaissance, les habitants de Jarville voulurent que leur village fît partie de la paroisse d'Aufferville[3].

Ce qui était appelé le fief de Lormoy, autrement dit de la Maison-Rouge fut sous la dépendance de la Commanderie du Temple de Beauvais-en-Gâtinais (commune de Grez-sur-Loing) lors de la vente de la seigneurie de Fargeville aux chevaliers du Temple par Gauthier de Nemours. Le hameau de Grigny disparu était situé entre Maison-Rouge et l’actuelle maison dite de Grigny.

Le hameau de Morville fut acheté par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1258. Plus tard, les chanoines de la cathédrale de Sens reprirent cette terre jusqu'à la Révolution. Jean de Rogres, bailli de Nemours, achète en 1571 à Guillaume de Boulay la seigneurie de Morville qui restera dans la famille jusqu'à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1955 Georges Mercier    
1955 1958 Roger Morisseau    
1958 1963 Édouard Dupré    
1963 1995 Guy Morisseau    
1995 2008 Philippe Marié    
2008 en cours Thierry Tardy    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 547 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 576 574 589 594 615 658 686 639
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
636 655 591 620 616 613 623 638 613
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
612 606 579 503 463 456 469 440 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
451 423 393 372 389 449 498 521 551
2011 - - - - - - - -
547 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Intérieur de l'église Saint-Martin.

L'église Saint-Martin date du XIIe siècle. Elle est caractéristique des églises du Gâtinais. Sur la photo de l'intérieur de l'église, on peut découvrir la nef, un chœur plus étroit et l'abside semi-circulaire (qui a inspiré l'architecte de la salle polyvalente). Le bas-côté sud fut remanié au XVe siècle, rajouté à la construction primitive après le rattachement de Jarville à Aufferville.

Le portail est du XIIIe siècle, les fonts baptismaux de pierre sont de 1653, et le retable d'autel du XVIIIe siècle. Comme la plupart des petites églises de campagne, elle n'est aujourd'hui ouverte qu'à certaines occasions, en raison de la présence intermittente d'un prêtre désormais en charge de nombreuses anciennes paroisses (alors que chaque village avait encore un curé à demeure dans la première moitié du XXe siècle.

La séparation de l'Église et de l'État en 1905 a transféré à la commune la propriété de l'église et le presbytère. Elle est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 18 mars 1926.

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

  • la Croix Saint Pierre place de l'église à Aufferville (3,5 m de haut, XIII-XIVe siècle)
  • Le Baromètre (fin du XIXe siècle) Mairie
  • Le mur de grès rue Grande à Aufferville (XIXe siècle)
  • Vestige de la porte charretière au hameau de Morville (XVIIIe siècle)
  • La croix de chemin rénovée au hameau de Maison Rouge
  • Polissoir de Laveaux II

Événements[modifier | modifier le code]

  • Vide-grenier et Exposition artisanale le 8 mai.

Médias[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Délibérations municipales depuis :
  • Dépouillements généalogiques :
  • Mariages 1670-an XII (par des adhérents de Gâtinais Généalogique)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche signalétique de Aufferville », sur Atome 77 (consulté le 4 mars 2012)
  2. a et b « Village d'Aufferville », sur Cartes France (consulté le 4 mars 2012)
  3. a et b « Avant le XXe siècle », sur Aufferville, site officiel (consulté le 4 mars 2012)
  4. a, b et c « Histoire d’Aufferville au XXe siècle par Mr. Tardy », sur Aufferville, site officiel (consulté le 4 mars 2012)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011