Égreville

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Égreville
La halle
La halle
Blason de Égreville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Lorrez-le-Bocage-Préaux
Intercommunalité Communauté de communes Gâtinais-val de Loing
Maire
Mandat
Pascal Pommier
2014-2020
Code postal 77620
Code commune 77168
Démographie
Gentilé Égrevillois
Population
municipale
2 182 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 41″ N 2° 52′ 19″ E / 48.1780555556, 2.8719444444448° 10′ 41″ Nord 2° 52′ 19″ Est / 48.1780555556, 2.87194444444  
Altitude Min. 107 m – Max. 141 m
Superficie 31,84 km2
Localisation

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Liens
Site web egreville.fr
Vue générale depuis la gare, au début du XXe siècle

Égreville est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Egrevillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Égreville est située au sud de la Seine-et-Marne à la limite des départemnts du Loiret, région Centre et de l'Yonne, région Bourgogne.

Égreville est à 20 km au sud-est de Nemours, à 26 km au nord de Montargis et à 100 km au sud-est de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Égreville
Chaintreaux Lorrez-le-Bocage-Préaux Villebéon
Égreville Jouy (Yonne)
Bransles Chevannes (Loiret), Chevry-sous-le-Bignon (Loiret) Le Bignon-Mirabeau (Loiret)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Coudray, le Crimeau, la Borde, Bois des Chevrons, le Ruth, Passy, Bouttecourt (en partie sur la commune de Le Bignon-Mirabeau).

Transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Egreville nait en 1100 après que le plus ancien gouverneur de Château-Landon, Garmond 1er du Donjon eut acquis le fief de l'Écrignot (l'actuel hameau du Crimeau) et s'éteint en 1837 après que Madame La Comtesse Marie-Louise de Besenval, dernière dame d'Egreville, a vendu tous ses biens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Bruno Baschet[1]   Enseignant
mars 1983 2008 Christian Frot   chef d'entreprise
nov.1975 1983 Raymond Roux   ancien chef de gare
mars 1971 1975 Robert Lambert   chef d'entreprise
mars 1959 1971 Albert Quinault   ancien chef de gare
mai 1953 1959 Roger Joigneau   agriculteur
août 1946 1953 Georges Vincent   enseignant
mai 1945 1946 Leon Charbonnel   cordonnier
janv. 1937 1945 Georges Canault   marchand d'engrais
fev. 1928 1936 Gaston Pinard   serrurier
dec.1912 1928 Georges Frebault   notaire
août 1910 1912 Paul Martin   banquier
mai 1904 1910 Joseph Collumeau   marchand de grains
déc. 1886 1904 Jules Ernest Jardin   propriétaire terrien
janvier 1881 1886 Xavier Cochoix   propriétaire
juillet 1879 1881 Désiré Vincent   vétérinaire
sept.1870 1879 Xavier Cochoix   propriétaire
déc.1859 1870 Antoine Anceau   marchand
avril1849 1859 Eugène Leaux   médecin
nov.1846 1849 Pierre Louis Gotrot   notaire
déc.1844 1846 Pierre Barthelemy dit perigord   entrepreneur de maçonnerie
sept.1841 1844 Eugène Leaux   médecin
fév.1835 1841 Antoine Gatouillat-Dumesnil   ancien régisseur du château
janvier 1822 1835 François Bernier   tuilier
avril 1817 1822 Antoine Collumeau    
août 1816 1817 Edme Plaisant    
mai 1815 1816 Charles Jean-Baptiste Bardou    
mars 1808 1815 Pierre Bernier   notaire
oct. 1802 1808 Nicolas Dufeu   ancien vicaire
juin 1800 1802 Pierre Bernier   notaire
déc. 1792 1800 François Blochet    
nov. 1792 1792 Pierre Perault    
août 1789 1792 Collumeau    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 182 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 296 1 383 1 541 1 245 1 477 1 619 1 637 1 722 1 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 757 1 792 1 792 1 773 1 761 1 694 1 738 1 810 1 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 693 1 626 1 550 1 338 1 423 1 396 1 390 1 514 1 422
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 311 1 212 1 224 1 342 1 623 1 841 2 075 2 143 2 182
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Bourse aux jouets[4] le premier dimanche de décembre.
  • Foire à la volaille le deuxième samedi de décembre.
  • Foire aux antiquités, brocante et exposition d'art durant les 3 jours de Pâques.
  • Vide-grenier et marché d'artisanat le jeudi de l'Ascension.
  • Fête de l'été le dernier dimanche de juin.
  • Festival musical et lyrique "Musicamparts", sous le patronage de l'École normale de musique de Paris-Alfred Cortot, fin septembre.

Médias[modifier | modifier le code]

Du 24 au 28 mai 1954, la commune accueillit l'équipe du tournage de Cadet Roussel, film de André Hunebelle avec notamment François Perier, Dany Robin et Bourvil. Quelques scènes furent filmées dans et sous le porche de l'église ainsi que sur la place Jules-Massenet.

Économie[modifier | modifier le code]

  • 26 artisans et commerçants.
  • Zone d'activité du Bois des Places.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Jardin-musée Bourdelle d'Égreville a été construit dans les années 1960 par Michel Dufet et son épouse Rhodia, fille de Antoine Bourdelle. Le musée expose dans son jardin 56 sculptures de l'artiste dont un bronze d'Héraklès archer. On peut voir aussi les reliefs L’Aurore et Le Crépuscule, destinés à la maison de la veuve du grand historien Jules Michelet et exécutés en 1895. Ils témoignent de l’assimilation par Bourdelle d’un esprit décoratif, entre symbolisme et art nouveau.
  • Les Halles d'Égreville classées au titre des monuments historiques[5] ont été construites à la fin du XVe siècle. Elles remplaçaient un premier ouvrage détruit par un incendie en 1273. La charpente dont l'embase était en chêne reposait initialement au contact immédiat du sol ainsi l'humidité endommageait la charpente en remontant par capillarité. En 1638, elles furent rénovées. Une travée fut supprimée pour construire le deuxième pignon en maçonnerie et les 28 piliers seront posés sur des assises en pierre ; en 1663, il fut aussi installé des renforts obliques. Les assises en pierres furent remplacées en 1769. Les halles abritent le marché hebdomadaire d'Égreville et la foire à la volaille grasse le deuxième week-end de décembre.
Église Saint-Martin
Église Saint-Martin - Vitrail de l'Adoration des Mages
  • L'église Paroissiale Saint-Martin classée pour partie au titre des monuments historiques[6], construite au XIIIe siècle, reconstruite au XVe siècle et agrandie au XVIIe siècle. Elle renferme une crypte abritant les membres de la famille du Maréchal Louis de La Châtre qui l'a fait construire. Elle abrite également la pierre tombale du Chevalier Aymond d'Aigreville décédé en 1523 et cousin de l'Amiral Gaspard de Coligny. Sa construction est due à Jean II d'Aigreville et sa reconstruction à Jean VII d'Aigreville. Elle fut agrandie par le Maréchal Louis de La Châtre (Bas cotés, grandes portes et porche dans la tour du clocher)et par le Marquis de Torcy (la flèche en 1687).
  • L'ancienne « Grange de La Recette » dite « les Champarts », inscrite au titre des monuments historiques[7]. Cette propriété est constituée des anciens communs du château, la Recette (appelée aussi Grange aux Dimes car elle remplaça la véritable grange détruite par l'incendie de 1273 et située à l'emplacement de l'actuel office du tourisme ; le Champart, la ferme et les ateliers. Les deux premiers bâtiments datent du XIIIe siècle pour la Recette et du XIIe siècle pour le Champart dont les murs fortifiés sont visibles depuis la rue du château. Cette dernière grange fut démolie par Jules Massenet car elle était trop difficile à entretenir. La « Recette » est couverte d'une charpente en forme de carène de navire retournée due à un charpentier de marine d'origine bourguignonne. Un « Logis » fut construit au XVe siècle côté château pour servir d'habitation au régisseur du domaine.
  • La Vénerie, ancien pavillon de chasse, fut loué à la commune en 1792 dans le but d'y tenir assemblée pour la nouvelle municipalité. Après diverses transformations dues à l'implantation de l'école élémentaire, cet édifice devint l'actuel hôtel de ville.
  • La maison dite « des trois tètes » : cette maison date du XVIIe siècle et appartenait à Gabriel de Villers, écuyer du sieur de Louans et Housson dont la pierre tombale masque l'entrée de la crypte de l'église. Elle fut brillamment restaurée dans les années 1980. Les trois visages qui ornent l'une des fenêtres représentent sans doute la femme et les enfants dudit Gabriel de Villers. Faisant face à cette maison, on peut encore admirer une maison à colombage. D'autres maisons sont aussi dignes d’intérêt ; l'ancienne maison des établissements Rocassel négociants en vins située rue de la Poterne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Égreville

Les armes d'Égreville se blasonnent ainsi :

coupé au 1) parti palé d'argent et de gueules de six pièces et d'azur à une aigle contournée et couronnée d'or 2) de gueules à une poule d'argent membrée de carnation[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]