Mitry-Mory

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Mitry-Mory
La mairie
La mairie
Blason de Mitry-Mory
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Mitry-Mory
Intercommunalité Communauté de communes Plaines et Monts de France
Maire
Mandat
Corinne Dupont
2014-2020
Code postal 77290
Code commune 77294
Démographie
Gentilé Mitryens
Population
municipale
18 828 hab. (2011)
Densité 628 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 00″ N 2° 37′ 00″ E / 48.9833333, 2.6166667 ()48° 59′ 00″ Nord 2° 37′ 00″ Est / 48.9833333, 2.6166667 ()  
Altitude Min. 53 m – Max. 106 m
Superficie 30 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mitry-mory.fr

Mitry-Mory est une commune française située dans le département de la Seine-et-Marne en région Île-de-France limitrophe du département de la Seine-Saint-Denis.

Ses habitants sont appelés les Mitryen(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 25 km au nord-est de Paris tout près de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle dont une partie des pistes se trouvent sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes de Mitry-Mory
Mesnil-Amelot Compans
Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) Mitry-Mory Gressy
Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) Villeparisis Claye-Souilly

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare de Mitry - Claye, où se trouve un dépôt SNCF, située sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière). Elle est desservie par les trains de la ligne K du Transilien (Paris-Nord - Crépy-en-Valois) ainsi que par ceux du TER Picardie (Paris - Laon) et constitue le terminus d'une branche de la ligne B du RER.

Mitry-Mory est également desservie par la gare de Villeparisis - Mitry-le-Neuf, située sur la même ligne et desservie par les seuls trains de la ligne B du RER.

Deux gares du RER B et du Transilien K :

Transports par bus[modifier | modifier le code]

Huit lignes de bus desservent la commune :

Par ailleurs, sans desservir la commune, deux autres lignes ont pour terminus la gare de Mitry - Claye (RER)(B) :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Une entrée de Mitry-Mory, quartier du Bourg

Les zones urbanisées de la commune se composent de deux parties :

  • Mitry-Bourg, l'ancien village de Mory et le quartier des Acacias, dans le nord-est du territoire communal ;
  • Mitry-le-Neuf dans le sud-ouest.

Ces deux zones sont séparées par l'autoroute A104, tronçon de la Francilienne.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Dans le nord-est[modifier | modifier le code]

  • Mitry-Bourg : on y trouve la mairie, la maison de quartier du Bourg, L'Atelier-Espace arts plastiques et L'église Saint-Martin.
  • L'ancien village de Mory, séparé de Mitry-Bourg par la zone industrielle Mitry-Compans, où se trouve la maison de quartier dite "de la Briqueterie".
  • Les Acacias : on y trouve notamment la gare de Mitry - Claye, le lycée Honoré-de-Balzac, le collège Paul-Langevin et l'école Van-Gogh et la maison de quartier des Acacias. En bordure sud des Acacias, se trouve la zone humide du bois régional du Moulin-des-Marais classée en espace naturel sensible.

Dans le sud-ouest[modifier | modifier le code]

  • Mitry-le-Neuf : c'est le « nouveau Mitry » ; il se situe à environ deux kilomètres et demi de Mitry-Bourg et est contigu avec les villes de Tremblay-en-France (quartier des Cottages) et de Villeparisis. Se trouvent dans ce quartier la gare de Villeparisis - Mitry-le-Neuf, la mairie annexe, le collège Erik-Satie, les maisons de quartier l'Orangerie et Cusino, le Centre Municipal de la Culture et des Loisirs, le cinéma Concorde, la médiathèque Georges Brassens, la ZAC de la Reneuse (quartier qui a vu le jour début 2010) et la zone d'activité commerciale de la Villette aux Aulnes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sous l'ère gallo-romaine, le domaine de Mitry-Mory était occupé vraisemblablement par deux villages : Mintriacum et Mauracum, dont les noms ont évolué par la suite en Mitry et Mory.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès les XIIe et XIIIe siècles, Mitry fut doté — sans doute par le Comte de Dammartin — d’une maladrerie à la sortie du village et d’un Hôtel-Dieu en son centre.

Louis de Mory fut condamné, en 1465, à être écartelé aux halles de Paris, pour avoir favorisé les Bourguignons; mais, par grâce, il fut pendu.

En 1695, Louis XIV réunit leurs biens et revenus pour fonder un hôpital.

Bossuet lui-même vint y installer deux sœurs de la Charité en 1698. Elles devaient s’occuper des malades et instruire les petites filles pauvres. Elles tiendront l’école des filles jusqu’en 1904. Au XIXe siècle, cette fondation hospitalière deviendra bureau de bienfaisance. Les villages seront séparés jusqu'en 1839, naissance officielle de Mitry-Mory.

C’est à Bois-le-Vicomte que se réfugièrent les habitants d’alentour quand, en 1652, les mercenaires du duc de Lorraine sévirent dans la région. C’est également à Bois-le-Vicomte que les pasteurs calvinistes venaient prêcher au temps de la famille d’Hervart. Saccagé par les invasions de 1814 et 1815, le château fut démoli.

La vie à Mitry et à Mory était encore au XVIIIe siècle exclusivement conditionnée par la culture du blé et outre les artisans et les commerçants, leur population était faite d’ouvriers agricoles.

En 1790, sur les 1 330 habitants de Mitry, on comptait 594 pauvres et indigents.

En 1839, Mory est rattaché à Mitry et la nouvelle commune de Mitry-Mory est née. Elle totalise 1 478 habitants.

Avec l’installation d’un réseau routier auquel nous étions encore habitués en 1950, l’établissement de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons (1861), l’édification de la fabrique de sucre (1864), la construction de la halte de Villeparisis (1883) et de l’école des garçons du Bourg (1883), Mitry-Mory s’achemine vers le XXe siècle.

La Première Guerre mondiale, pendant laquelle Mitry-Mory jouera un rôle de base arrière, lui coûtera soixante-dix de ses enfants. Peu de temps après, c’est l’explosion urbaine. Un phénomène social est apparu : la construction de lotissements autour de la capitale. Mitry-le-Neuf et les Acacias naissent.

Pendant la Seconde Guerre mondiale et la collaboration active du gouvernement de Vichy, en 1941 et 1942 un grand nombre d'élus au Conseil Municipal de Mitry-Mory (communistes le plus souvent) sont arrêtés et déportés ("Convoi du 6 juillet 1942") en Allemagne, en Pologne (Auschwitz) ou internés dans les camps d'internement de France. (Monument aux morts de Mitry-Mory)


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La liste conduite par Corinne Dupont est réélue en mars 2014 au deuxième tour avec 52,81% des suffrages exprimés.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1950 mars 1971 André Carrez PCF Conseiller général du Canton de Claye-Souilly (1958-1976)
mars 1971 1991 Noël Fraboulet PCF Retraité SNCF- Conseiller général du Canton de Claye-Souilly (1976-1982) puis du Canton de Mitry-Mory (1982-1994)
1991 juin 2005 Jean-Pierre Bontoux PCF Conseiller général du Canton de Mitry-Mory depuis 1994
juin 2005 en cours Corinne Dupont[1] PCF Secrétaire

Le 10 mai 1925, le premier conseil municipal présenté par le Parti communiste est élu. Depuis cette date, la municipalité à direction communiste a été reconduite hormis pendant la Seconde Guerre mondiale, période où elle fut décimée par les arrestations (déportations et internements) et remplacée par une délégation spéciale mise en place par les autorités de la collaboration.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, le jumelage est source d’échanges entre les populations des différentes villes. La Ville, le comité de jumelage (association de loi 1901), les écoles, les associations et tous les partenaires œuvrent à sa réussite. Ces échanges d’une grande richesse humaine permettent d’entreprendre la réalisation de grands projets.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 18 828 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 352 1 235 1 374 1 309 1 383 1 341 1 478 1 448 1 509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 468 1 580 1 864 1 702 1 820 1 823 1 858 1 823 1 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 758 1 836 1 874 2 248 4 343 6 058 7 148 7 007 8 697
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 352 13 122 13 741 12 731 15 205 16 869 17 903 18 828 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville de Mitry-Mory compte un Atelier-Espace arts plastiques situé dans le quartier du Bourg. Il y reçoit des expositions temporaires d'artistes professionnels et en fin d'année, rassemble les oeuvres des élèves inscrits dans ses différents cours (sculpture, dessin, peinture, BD, etc).

Par ailleurs, il existe un centre culturel (le CMCL) dans le quartier de Mitry le Neuf. Il propose à tous les âges des activités artistiques et des activités de loisirs telles que la danse, le théâtre, l'éveil corporel, l'anglais, la gym, etc.

Le conservatoire municipal est, quant à lui, dédié à l'apprentissage de la musique et de la danse. Il se trouve en face de la Médiathèque G. Brassens (1244 m2) qui elle, contient plus de 50 000 ouvrages, 5 000 cd et près de 2 000 dvd. Un bibliobus (la bibliothèque à roulettes) sillonne les nombreux quartiers de Mitry-Mory, aux sorties des écoles, dans la zone industrielle et autres arrêts.

Une saison de spectacles est programmée à la salle Jean Vilar (en face de la gare RER Villeparisis/Mitry): des spectacles jeune public, dès 1 an, le dimanche après-midi et des spectacles en soirée.

En juin se déroule une fête de ville dans le parc de la mairie (quartier du Bourg); on y trouve de nombreux spectacles et animations ainsi qu'un concert en soirée.

L'été, dans les maisons de quartiers et les parcs de la ville, des rendez-vous et des sorties sont organisées pour les familles mitryennes et depuis 2010, le service culturel conçoit une programmation de spectacles dans les jardins des Mitryens(Scènes de ménage au jardin).

Sports[modifier | modifier le code]

La ville comporte différents équipements sportifs municipaux, et la mairie travaille en partenariat avec le monde sportif et associatif de Mitry-Mory. Elle aide les associations financièrement, et leur met gratuitement à disposition des locaux afin de leur permettre de mener à bien leurs propres activités, qu’elles soient sportives (tournoi, compétition), ou festives (gala, fête de fin d’année). Pour inciter les jeunes à la pratique sportive, la municipalité a mis en place le ticket sport : chaque habitant de six à vingt-et-un bénéficie, lors de son inscription à une association, d’une participation financière de la municipalité versée directement à l’association.

L’École Municipale d’Initiation Sportive, l’EMIS, a été conçue afin que tous les enfants de six à onze ans puissent s’initier et découvrir différentes activités sportives.

Aujourd’hui, plus de 3 300 Mitryens pratiquent une activité sportive.

Les équipements sportifs notables sont :

  • stade Jules-Ladoumègue, rue d'Estienne-d'Orves à Mitry-Bourg : football (deux terrains), athlétisme, tennis (trois courts, un couvert)
  • terrains de sport Guy-Moquet, rue du 8-Mai-1945 : rugby, football, football américain
  • gymnase Jean-Guimier, route de Claye à Mory : deux gymnases (deux grandes salles et deux salles annexes), un plateau d'évolution complexe sportif.
  • salle Jean-Jaurès à Mitry-le-Neuf.
  • salle polyvalente Maurice-Thorez, rue de Valenciennes à Mitry-le-Neuf.
  • salle polyvalente du stade Jules-Ladoumègue à Mitry-Bourg : tennis, école des sports, sport scolaire.
  • gymnase Micheline-Ostermeyer à Mitry-le-Neuf.
  • piscine dans le quartier du Bourg.

Économie[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs zones d'activités à Mitry-Mory :

  • la zone d'activité de la Villette-aux-Aulnes, où sont notamment imprimés des journaux comme L'Équipe ;
  • la zone industrielle de Mitry-Compans, qui accueille des entreprises comme Darty, Messer France ou Air liquide.

Les postes électriques EDF-RTE de Sausset (400-225 kV) et Mitry-Mory (225-63 kV) sont situés sur la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin
L'orgue de Mitry-Mory

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin, construite lors des XVIe et XVIIe siècles, et agrandie au XVIIIe siècle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[4]. On peut y voir aussi un tableau classé au titre d'objet l'Adoration des mages de Gabriel-François Doyen[5].
    • L'orgue de l'église Saint-Martin : sa construction commencée en 1641 a pris dix ans. Il a été fabriqué par les facteurs Louis et Jehan de Hérman, considérés comme les plus habiles de leur époque. Il est classé au titre d'objet[6],[7].
  • Le château de Bois-le-Vicomte, dans le sud-est de la commune, acquis par le cardinal de Richelieu en 1630, et démoli en 1815.
  • L'église Notre-Dame-Des-Saints-Anges, dont la construction débute en mars 1932 ; elle est bénie en mai 1933 par Monseigneur Lamy. La paroisse est fondée en juillet 1935[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

coupé émanché, au premier d'une pièce et de deux demies d'or à la croix de Saint Lazare de sinople, au second de deux pièces de gueules à l'écusson d'argent chargé de trois chevrons aussi de gueules

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]