Mitry-Mory

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Mitry-Mory
Image illustrative de l'article Mitry-Mory
Blason de Mitry-Mory
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Arrondissement de Meaux
Canton Canton de Mitry-Mory
Intercommunalité Paris Métropole
Maire
Mandat
Corinne Dupont
2008-2014
Code postal 77290
Code commune 77294
Démographie
Gentilé Mitryens
Population
municipale
18 499 hab. (2010)
Densité 617 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 00″ N 2° 37′ 00″ E / 48.9833333, 2.616666748° 59′ 00″ Nord
       2° 37′ 00″ Est
/ 48.9833333, 2.6166667
  
Altitude Min. 59 m — Max. 76 m
Superficie 30 km2
Localisation

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Mitry-Mory

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Mitry-Mory
Liens
Site web www.mitry-mory.fr

Mitry-Mory est une commune française située dans le nord-ouest du département de la Seine-et-Marne et la région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Mitryens et Mitryennes.

Sommaire

Histoire [modifier]

Sous l'ère gallo-romaine, le domaine de Mitry-Mory était occupé par deux villages : Mintriacum et Mauracum, dont les noms ont évolué par la suite en Mitry et Mory.

Dès les XIIe et XIIIe siècles, Mitry fut doté -sans doute par le Comte de Dammartin- d’une maladrerie à la sortie du village et d’un Hôtel-Dieu en son centre.

Louis de Mory fut condamné, en 1465, à être écartelé aux halles de Paris, pour avoir favorisé les Bourguignons; mais, par grâce, il fut pendu.

En 1695, Louis XIV réunit leurs biens et revenus pour fonder un hôpital.

Bossuet lui-même vint y installer deux sœurs de la Charité en 1698. Elles devaient s’occuper des malades et instruire les petites filles pauvres. Elles tiendront l’école des filles jusqu’en 1904. Au XIXe siècle, cette fondation hospitalière deviendra bureau de bienfaisance. Les villages seront séparés jusqu'en 1839, naissance officielle de Mitry-Mory.

C’est à Bois-le-Vicomte que se réfugièrent les habitants d’alentour quand, en 1652, les mercenaires du duc de Lorraine sévirent dans la région. C’est également à Bois-le-Vicomte que les pasteurs calvinistes venaient prêcher au temps de la famille d’Hervart. Saccagé par les invasions de 1814 et 1815, le château fut démoli.

La vie à Mitry et à Mory était encore au XVIIIe siècle exclusivement conditionnée par la culture du blé et outre les artisans et les commerçants, leur population était faite d’ouvriers agricoles.

En 1790, sur les 1 330 habitants de Mitry, on comptait 594 pauvres et indigents.

En 1839, Mory est rattaché à Mitry et la nouvelle commune de Mitry-Mory est née. Elle totalise 1 478 habitants.

Avec l’installation d’un réseau routier auquel nous étions encore habitués en 1950, l’établissement de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons (1861), l’édification de la fabrique de sucre (1864), la construction de la halte de Villeparisis (1883) et de l’école des garçons du Bourg (1883), Mitry-Mory s’achemine vers le XXe siècle.

La Première Guerre mondiale, pendant laquelle Mitry-Mory jouera un rôle de base arrière, lui coûtera 70 de ses enfants.

Tout de suite après, c’est l’explosion urbaine. Un phénomène social est apparu : la construction de lotissements autour de la capitale. Mitry-le-Neuf et les Acacias naissent.

Géographie [modifier]

La ville de Mitry-Mory est découpé en deux parties : Le village de Mitry-Bourg au nord et la ville de Mitry-le-Neuf au sud. Ces deux parties de la ville sont séparées par une route départementale.

La commune est desservie par la gare de Mitry - Claye, où se trouve un dépôt SNCF, située sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière). Elle est desservie par les trains de la ligne K du Transilien (Paris-Nord - Crépy-en-Valois) ainsi que par ceux du TER Picardie (Paris - Laon) et constitue le terminus d'une branche de la ligne B du RER.

Mitry-Mory est également desservie par la gare de Villeparisis - Mitry-le-Neuf, située sur la même ligne et desservie par les seuls trains de la ligne B du RER.

La ville se décompose en deux quartiers majeurs :

- Au nord:

  • Mitry-Bourg
  • Les Acacias : Il comprend l'ancien village de Mory qui a été agrandi. On y trouve notamment la gare de Mitry - Claye, le lycée Honoré de Balzac, le collège Paul Langevin et l'école Van Gogh. On y trouve aussi la zone industrielle Mitry-Compans. En bordure des Acacias, se trouve le forêt du Bois des Marais où se trouvent les restes d'un manoir en ruine et de ses extrémités (grilles, portails rouillés, ...) et quelques mares et étangs.

- Au Sud

  • Mitry-le-Neuf : C'est le nouveau Mitry, il se situe environ à 2,5 km de Mitry-Bourg. Se trouvent dans ce quartier la gare Villeparisis - Mitry-le-Neuf et la mairie annexe. Il contient le collège Erik Satie et une grande activité commerciale situé à la Villette-Aux-Aulnes.Il est près du quartier des Cottages (Tremblay-en-France) et de Villeparisis.

Les communes limitrophes à Mitry-Mory sont : Villeparisis, Tremblay-en-France, Le Mesnil-Amelot, Compans, Gressy, Messy et Claye-Souilly. Elle est située à environ 25 km au nord-est de Paris et tout près de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.


À compter du 1er juin 2013, la ville de Mitry-Mory sera associée à la communauté d'agglomération de Terres de France qui regroupe des villes de Seine-Saint-Denis. Ce projet de périmètre de cette future intercommunalité reste fortement contesté par la Maire PC de la ville. En effet, Mitry-Mory est exclue de force d'une intercommunalité de Seine-et-Marne.

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents Thieux Mesnil-Amelot Compans Rose des vents
Tremblay-en-France
Villepinte
N Gressy
O    Mitry-Mory    E
S
Tremblay-en-France
Villeparisis
Villeparisis Claye-Souilly

Quartiers [modifier]

La ville de Mitry-Mory comprend différents quartiers. À Mitry-Bourg, on y trouve le quartier du Bourg, la Briqueterie et les Acacias, situé a Mitry-Claye. À Mitry-le-Neuf, le centre-ville, on peut y trouver l'Orangerie, Cusino et la Réneuse, quartier qui a vu le jour début 2010.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 18 499 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 352 1 235 1 374 1 309 1 383 1 341 1 478 1 448 1 509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 468 1 580 1 864 1 702 1 820 1 823 1 858 1 823 1 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 758 1 836 1 874 2 248 4 343 6 058 7 148 7 007 8 697
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
11 352 13 122 13 741 12 731 15 205 16 869 17 903 18 348 18 513
2009 2010 - - - - - - -
18 455 18 499 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Administration [modifier]

Historique des maires de Mitry-Mory
Période Identité Étiquette Qualité
1950 1971 André Carrez PCF Conseiller général du Canton de Claye-Souilly (1958-1976)
1971 1991 Noël Fraboulet PCF Retraité SNCF- Conseiller général du Canton de Claye-Souilly (1976-1982) puis du Canton de Mitry-Mory (1982-1994)
1991 2005 Jean-Pierre Bontoux PCF Conseiller général du Canton de Mitry-Mory depuis 1994
2005 en cours Corinne Dupont PCF Secrétaire

Le 10 mai 1925, le premier conseil municipal présenté par le Parti communiste est élu. Depuis cette date, la municipalité à direction communiste a été reconduite hormis pendant la Seconde Guerre mondiale, période où elle fut remplacée par une délégation spéciale.

Économie [modifier]

Il existe plusieurs zones d'activités à Mitry-Mory :

  • La zone d'activité de la Vilette-aux-Aulnes où sont notamment imprimés des journaux comme L'Équipe.
  • La zone industrielle de Mitry-Compans accueille des entreprises comme Darty, Messer France ou Air liquide.

Les postes électriques EDF-RTE de Sausset (400-225 kV) et Mitry-Mory (225-63 kV) sont situés sur la commune.

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Orgue de Mitry-Mory
  • L'église Saint-Martin a été construite lors des XVIe et XVIIe siècles, et agrandie au XVIIIe. La construction de son orgue, commencée en 1641, a pris 10 ans. Il a été fabriqué par les facteurs Louis et Jehan de Hérman, considérés comme les plus habiles de leur époque. Il est classé[3],[4]. On peut y voir aussi l'Adoration des mages de Gabriel-François Doyen[5].
  • Le château de Bois-le-Vicomte, au sud-est de la commune, qui a été construit par le cardinal de Richelieu en 1630, et détruit en 1815.

Célébrités [modifier]

Sports [modifier]

La ville comporte différents équipements sportifs municipaux, et la mairie travaille en partenariat avec le monde sportif et associatif de Mitry-Mory. Elle aide les associations financièrement, et leur met gratuitement à disposition des locaux afin de leur permettre de mener à bien leurs propres activités, qu’elles soient sportives (tournoi, compétition), ou festives (gala, fête de fin d’année). Pour inciter les jeunes à la pratique sportive, la municipalité a mis en place le ticket sport : chaque habitant de 6 à 21 ans bénéficie, lors de son inscription à une association, d’une participation financière de la municipalité versée directement à l’association. On note également la présence d'un sportif de renom qui s'apelle Axel actuellement dans la prestigieuse équipe de Handball de Mitry Mory. Futur international de génération 95 et élément indispensable de son équipe ... (applaudissement)

L’École Municipale d’Initiation Sportive, l’EMIS, a été conçue afin que tous les enfants de 6 à 11 ans puissent s’initier et découvrir différentes activités sportives.

Aujourd’hui, plus de 3 300 Mitryens pratiquent une activité sportive.

Les équipements sportifs notables sont :

  • stade Jules Ladoumègue, rue d'Estienne-d'Orves à Mitry-Bourg : football (2 terrains), athlétisme, tennis (3 courts, 1 couvert)
  • terrains de sport Guy Moquet, rue du 8-Mai-1945 : rugby, football, football américain
  • gymnase Jean Guimier, route de Claye à Mory : 2 gymnases (2 grandes salles et 2 salles annexes), 1 plateau d'évolution complexe sportif Jean Guimier.
  • salle Jean-Jaurès à Mitry-le-Neuf.
  • salle polyvalente Maurice Thorez, rue de Valenciennes à Mitry-le-Neuf.
  • salle polyvalente du stade Jules Ladoumègue à Mitry-Bourg : tennis, école des sports, sport scolaire.
  • gymnase Micheline Ostermeyer à Mitry-le-Neuf.

Transports en commun [modifier]

Deux gares du RER B et du Transilien K :

Huit lignes de bus desservent la commune :

Par ailleurs, sans desservir la commune, deux autres lignes ont pour terminus la gare de Mitry - Claye (RER)(B) :

Jumelages [modifier]

Aujourd’hui, le jumelage est source d’échanges entre les populations des différentes villes. La Ville, le comité de jumelage (association de loi 1901), les écoles, les associations et tous les partenaires œuvrent à sa réussite. Ces échanges d’une grande richesse humaine permettent d’entreprendre la réalisation de grands projets.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  3. Notice no PM77001134, base Palissy, ministère français de la Culture
  4. Notice no PM77001137, base Palissy, ministère français de la Culture
  5. Notice no PM77001133, base Palissy, ministère français de la Culture

Liens externes [modifier]