Samoreau

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Samoreau
La mairie de Samoreau
La mairie de Samoreau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes entre Seine et Forêt
Maire
Mandat
Pascal Gouhoury
2014-2020
Code postal 77210
Code commune 77442
Démographie
Gentilé Samoréens
Population
municipale
2 328 hab. (2011)
Densité 412 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 34″ N 2° 45′ 18″ E / 48.4261111111, 2.75548° 25′ 34″ Nord 2° 45′ 18″ Est / 48.4261111111, 2.755  
Altitude Min. 41 m – Max. 147 m
Superficie 5,65 km2
Localisation

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Samoreau

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Samoreau

Samoreau est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Les habitants sont appelés les Samoréens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une gare du Transilien située sur la commune de Vulaines-sur-Seine. Samoreau est également reliée à la gare de Fontainebleau - Avon (ligne vers la gare de Paris - Gare de Lyon) par le réseau de bus.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Samois-sur-Seine Vulaines-sur-Seine Machault Rose des vents
Avon N
O    Samoreau    E
S
Fontainebleau Montigny-sur-Loing Champagne-sur-Seine
Thomery

Histoire[modifier | modifier le code]

Château des Pressoirs du Roy, carte postale vers 1900

En 1177 l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés acquiert une partie du territoire du village. En 1316 le roi Philippe V intervient dans le conflit qui oppose les moines aux habitants. En 1520 François Ier achète les coteaux où il fait construire le château des Pressoirs du Roy. De 1592 à 1597, Henri IV fait des séjours aux Pressoirs du Roy en compagnie de la belle Gabrielle d’Estrées. En 1679 fut créée le coche d’eau royal entre Paris et Valvins (village le plus proche de Samoreau, au bord de la Seine). De 1790 à 1796 : Réquisition et vente de tous les biens appartenant à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés et à la Cure. De 1811 à 1825 fut construire le premier pont de Valvins qui supplante le bac. Le premier instituteur arrive à Samoreau en 1813. En septembre 1870 un cyclone ravage la région et abat la flèche de l’église. De 1895 à 1897 : construction de la voie ferrée qui traverse Samoreau. En 1898 Stéphane Mallarmé est mort à Valvins ; il est enterré au cimetière de Samoreau. La même année fut fondé le corps de sapeurs-pompiers. En 1908 la ligne de Tramway Fontainebleau-Valvins est prolongée jusqu’à la gare de Vulaines-Samoreau. En 1908 Maurice Ravel compose « Ma Mère l’Oye » à la « Grangette », maison appartenant à Cipa Godebski, fils du sculpteur Cyprien Godebski et demi-frère de Misia Natanson, près de la maison de Mallarmé. En 1940 le pont de Valvins est détruit. Le 23 août 1944 l’Armée Américaine du Général George Patton franchit la Seine sur un pont de bateaux et pénètre dans Samoreau. En 1956 la Mairie achète la Grange aux Dîmes pour en assurer la sauvegarde. 1986 : restauration de l’église qui retrouve sa flèche[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2014 en cours Pascal Gouhoury    
juin 1995 mars 2014 Jean-Baptiste Morla    
mars 1989 juin 1995 Jacques Excoffon    
mars 1983 mars 1989 William Malfray    
mars 1965 mars 1983 André Millet    
1935 mars 1965 Lucien Oriol    
1929 1935 Georges Comperat    
1927 1929 Jacques Delafon    
1925 1927 Eugene Couillard    
(1920) 1925 Léon Lavoir    
1912 (1919) Georges Comperat    
1904 1912 Julien Couillard    
(1901) 1904 Edouard Songeux    
(1881) (1900) Ernest Bodin    
(1879) (1881) Claude Hippolyte Lepâtre    
1865 (1875) Alfred Léon Destors    
(1839) 1865 Pierre Charles Dugornay    
1834 (1837) Comte de Traversay    
1828 1834 Pierre François Dugornay    
1826 1828 Edme Gervais    
1818 1826 Pierre Louis Macey    
1817 1818 Auguste Durosnel    
1816 1817 Jean-Baptiste Dufour    
1815 1816 Pierre François Dugornay    
    Belbedat de Kamingant (1790)    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 328 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
185 202 192 214 244 274 276 300 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
308 369 361 369 356 364 416 315 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
377 407 435 403 471 473 564 554 676
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
778 887 1 304 1 626 1 856 2 157 2 268 2 290 2 317
2011 - - - - - - - -
2 328 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Festivités et évènements[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre
Grange aux Dimes
Château et Parc de Montmélian, carte postale vers 1900

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre (XIIe siècle). La nef a été très probablement construite par les moines originaires de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Dans le transept se trouve un petit panneau peint représentant la Sainte Famille, classé monument historique. La cloche de l'église (la plus petite des deux qui existaient avant la destruction du clocher par la foudre en 1870) porte l'inscription « L'an 1500 fut faicte à Samoisseau en Brie et fut nommée Marie ». C'est l'une des plus anciennes du département. L'église est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis août 1949[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Grange aux Dîmes (XIIIe siècle). Elle est, avec le pigeonnier, le seul bâtiment qui subsiste de l'ensemble formé par la grande ferme (ferme du Bas-Samoreau) qui comportait des écuries, une étable, une porcherie, une laiterie[7].
  • Les Pressoirs du Roy. Construite par François Ier, cette demeure fut tour à tour gentilhommière royale, exploitation viticole, briqueterie, résidence bourgeoise, hôpital et maintenant Maison d’enfants. Henri IV y séjourne régulièrement et y installe Gabrielle d'Estrées.
  • Le Château de Montmélian.
  • Le pont de Valvins. À Valvins, un bac fait le service du passage de la Seine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Matthias Blazek, journaliste et historien allemand, a vécu dans le village étant membre de la Délégation Militaire Allemande en France de 1994 à 1999.
  • Jean-Pierre Lacloche, écrivain français, enterré au cimetière de Samoreau.
  • Olivier Larronde, poète français, enterré au cimetière de Samoreau.
  • Stéphane Mallarmé, poète français, enterré auprès de son fils Anatole au cimetière de Samoreau.
  • Jean-Baptiste Morla (né le 19 janvier 1938), élu en tant que maire de 1995 à 2014.
  • Pascal Gouhoury, élu maire le 23 mars 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Clément-Bayer, Alain Nicol, Cécile et Jean-Pierre Thibeiroz: Samoreau, Samoreau 1978
  • Pierre Grassat: La Libération de Samoreau 23-25 août 1944 – Récit d'un témoin, Samoreau 1996
  • Pierre Grassat et Matthias Blazek: Pompes à bras et pompiers à Samoreau: L'Historique des Sapeurs-Pompiers de Samoreau 1898–1982, intr. par Patrice Havard, Samoreau 1997
  • Georges Guillory: Vulaines – Samoreau – Héricy, éditions Amatteis, Le Mée-sur-Seine 1993. (ISBN 2-86849-127-8)
  • Les Amis de Samois sur Seine: Valvins, Les Cahiers Samoisiens, No. 14/1993, Samois sur Seine 1993. (ISSN 0338-120X)
  • Alain Nicol et Matthias Blazek: L'Histoire de la Grange aux Dîmes, Samoreau 1998
  • Étienne Pivert de Sénancour et George Sand: Obermann, Paris 1863, p. 97
  • Marie-Anne Sarda: Stéphane Mallarmé à Valvins, Livre du visiteur, Musée départemental Stéphane Mallarmé, Vulaines-sur-Seine 1995. (ISBN 2-911389-00-X)
  • René Clément-Bayer, Alain Nicol, Cécile et Jean-Pierre Thibieroz: La Mémoire d'un Village 1177–1987, catalogue, exposition sur l'histoire de Samoreau, Samoreau 1987
  • Comité de Jumelage Samoreau-Bernried: Bulletins No 1-4, Samoreau 1996–1999
  • Prussia: La guerre franco-prussienne de 1870–71: Rédigée par la section « des großen Generalstabes », Berlin 1878, p. 60

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Clément-Bayer, René ; Nicol, Alain ; Thibieroz, Cécile et Jean-Pierre: La Mémoire d’un Village 1177–1987, catalogue, exposition sur l'histoire de Samoreau, Samoreau 1987. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et-Marne, No. 3, Melun 1875, p. 16, 119, 133. Blazek, Matthias: « Vor 70 Jahren komponierte Ravel in Avon den Boléro », dans: Kameradschaftliches aus Fontainebleau – Mitteilungsblatt des Freundeskreises Deutscher Militärischer Bevollmächtigter in Frankreich, No. 11, février 1998, Fontainebleau 1998, p. 20.
  2. Blazek, Matthias: « Les Maires de Samoreau », dans: Comité de Jumelage Samoreau/Bernried, Bulletin No 4, Samoreau 1999, p. 15.
  3. « Comité de jumelage », sur Ville de Samoreau (consulté le 20 septembre 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Comp. Blazek, Matthias: « Die Eglise von Samoreau » (en allemand), dans: Kameradschaftliches aus Fontainebleau – Mitteilungsblatt des Freundeskreises Deutscher Militärischer Bevollmächtigter in Frankreich, No. 12, septembre 1998, Fontainebleau 1998, p. 14 suiv.
  7. Détaillé: Nicol, Alain; Blazek, Matthias: L'Histoire de la Grange aux Dîmes, Samoreau 1998.