Maison centrale

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Une maison centrale est, en droit français, un type de prison. Elle prend en charge les détenus condamnés à de longues peines et accueille également les détenus les plus difficiles, ou ceux dont on estime qu'ils ont peu de chances de réinsertion sociale.

Le régime de détention dans ces prisons utilise des dispositifs de sécurité importants. La conception architecturale de tels établissements est très contraignante, du fait d'un cahier des charges de la sûreté très fourni.

La maison centrale en droit français[modifier | modifier le code]

C'est un type de prison de l'administration pénitentiaire française. Destinées à accueillir les détenus les plus difficiles, « Les maisons centrales et les quartiers maison centrale comportent une organisation et un régime de sécurité renforcé dont les modalités internes permettent également de préserver et de développer les possibilités de réinsertion sociale des condamnés. », selon la loi[1].

Le garde des Sceaux fixe sur arrêté la liste des maisons centrales et des quartiers maison centrale.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1801, au moment de la réorganisation générale de l'administration voulue par le Premier Consul Bonaparte, la volonté de mettre en oeuvre le code pénal de 1791 en créant des "prisons pénales" distinctes des autres prisons ; maison d'arrêt auprès de chaque nouveau tribunal de district pour les prévenus, maison de justice auprès de chaque tribunal criminel départemental, apparaît. Les nouvelles prisons pénales devraient fonctionner comme des manufactures, elles seraient financièrement peu coûteuses, acceptables pour l'opinion, et utiles pour la société et les condamnés. Ces idées reprennent les objectifs des workhouses et dépôts de mendicité.

La première maison centrale est ouverte en 1803 à Embrun, dans l'ancien grand séminaire de Jésuites. La même année, la maison centrale d'Eysses est ouverte dans l'ancienne abbaye bénédictine de Lot-et-Garonne. Sont ensuite ouvertes : en 1804, la maison centrale de Fontevraud dans l'ancienne abbaye bénédictine fondée en 1099, en 1805 la maison centrale de Montpellier dans un couvent des Ursulines, en 1808 la maison centrale de Clairvaux dans l'abbaye fondée en 1115, en 1808, Melun dans un couvent de religieuses, en 1809, Rennes dans un dépôt de mendicité, en 1810, Limoges dans une abbaye bénédictine, en 1811 Caen dans une léproserie, hôpital reconverti dès 1768 en dépôt de mendicité, en 1811 Ensisheim, dans un ancien collège devenu dépôt de mendicité, en 1811, l'Abbaye du Mont-Saint-Michel, en 1812, Gaillon dans l'ancien château des archevêques de Rouen, en 1813, Riom, dans un ancien couvent de Cordeliers.

Sous la Restauration de nouvelles centrales sont ouvertes, en 1817, la maison centrale de Loos, dans une ancienne abbaye, en 1820, la maison centrale de Nîmes dans une citadelle de Vauban, en 1820, la maison centrale d'Haguenau dans un dépôt de mendicité, en 1821, la maison centrale de Poissy dans un dépôt de mendicité transformé en hôpital militaire, en 1822, la maison centrale de Cadillac dans le château du duc d'Épernon, en 1826, Château de Clermont dans l'Oise.

En 1865, la maison centrale des femmes de Rennes est ouverte, c'est la première maison centrale à être construite en tant que telle et mettant fin à une longue série de transformations d'anciens locaux d'enfermement (dépôts de mendicité, prisons royales), d'hôpitaux et de biens confisqués au clergé ou à la noblesse.

Liste des établissements[modifier | modifier le code]

On compte, en France, 12 maisons centrales ou quartiers maison centrale :

Maisons centrales[modifier | modifier le code]


L'ouverture d'une nouvelle maison centrale est prévue en 2014 qui sera située à : Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais)

Quartier maison centrale dans les centres pénitentiaires[modifier | modifier le code]

Les centres pénitentiaires sont des regroupements d'établissements pénitentaires de natures différentes sur un même site, certains comportent ainsi une maison centrale (physiquement liée ou non) :

Anciennes maisons centrales[modifier | modifier le code]

D'anciennes maisons centrales ont été réaffectées à un autre type de prison (maison d'arrêt, centre de détention) :

D'autres maisons centrales ont été désaffectées :

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]