Noisiel

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Noisiel
Hôtel de ville de Noisiel.
Hôtel de ville de Noisiel.
Blason de Noisiel
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Torcy
Canton Noisiel
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne-la-Vallée - Val Maubuée
Maire
Mandat
Daniel Vachez
2014-2020
Code postal 77186
Code commune 77337
Démographie
Gentilé Noisiéliens
Population
municipale
15 786 hab. (2011)
Densité 3 621 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 17″ N 2° 37′ 44″ E / 48.854722, 2.62888948° 51′ 17″ Nord 2° 37′ 44″ Est / 48.854722, 2.628889  
Altitude Min. 38 m – Max. 109 m
Superficie 4,36 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-noisiel.fr

Noisiel (prononcé [nwa.zjɛl ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle fait partie de la banlieue est parisienne et de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée.

En 1993, elle est devenue brièvement le chef-lieu d'un nouvel arrondissement, constitué de cantons appartenant précédemment aux arrondissements de Meaux et de Melun, mais a été remplacée le 20 avril 1994[1] par sa commune voisine Torcy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le barrage de Noisiel sur la Marne

La commune est située à 20 km à l'est du centre de Paris. Elle est desservie par une station de la ligne A du RER qui relie Châtelet-Les-Halles en une moyenne de 26 minutes. La ville est divisée en quartiers qui portent les noms suivants de « l'époque Menier » : La Cité Ouvrière, La Remise aux Fraises, La Pièce aux Chats, Les Deux Parcs, Le Potager, La Ferme du Buisson, Le Luzard et Le Bois de la Grange.

Noisiel est longée par la Marne, qui trace la limite nord de la commune. La rivière n'y est pas navigable en raison du barrage de Noisiel, construit au XIXe siècle près de la chocolaterie Menier à laquelle il fournit alors une plus grande puissance hydraulique. Ce barrage ne dispose pas d'écluse, car la navigation passe sur ce tronçon par le canal de Chelles, parallèle à la rivière[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chelles Vaires-sur-Marne Vaires-sur-Marne Rose des vents
Champs-sur-Marne N Torcy
O    Noisiel    E
S
Émerainville Lognes Torcy

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'ancien village fut construit sur les flancs du plateau au bord de la rive gauche de la Marne. La ville nouvelle s'est, elle, développée au sommet du plateau boisé. Ce sont aujourd'hui les quartiers du Luzard (autour de la gare du RER), de La Ferme du Buisson (avec son centre culturel) et du Bois de la Grange.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

RER A à la Gare de Noisiel.

La commune de Noisiel est desservie par la ligne A du RER (branche Marne-la-Vallée).

La gare de Noisiel est desservie en heure de pointe par :

  • le matin (7h-9h), vers Paris, un train sur trois, avec un temps d'attente relativement aléatoire (de 2 à 30 minutes).
  • le soir (18h-20h), vers Marne-la-Vallée en dehors de la branche MLV, à cause des terminus Noisy-le-Grand, des terminus Marne-La-Vallée (sans arrêt à Noisiel), et des terminus Torcy, et également des aléas de l'interconnexion donnant une moyenne d'un train sur six, avec un temps d'attente de 30 minutes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Noisiel vient du latin nucetum, qui désigne un lieu planté de noyers. La première mention de Noisiel est faite dans un texte en 841 sous le toponyme de Nucedo[3]. Elle deviendra Nusiellum au XIIe siècle puis Noisiellum au XVe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un moulin à farine est présent sur la Marne à Noisiel dès le XIe siècle[4]. Le village médiéval s'organise autour de celui-ci et non loin de la première église Saint-Médard. Au XVe siècle, sur le territoire de la commune, il existe un port fluvial axé sur le commerce et l’acheminement du bois vers Paris.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, le territoire de la commune actuelle est occupé par le village d'une quinzaine de maisons bâties sur la rive gauche du port. Le château du XVIIe siècle et sa ferme seigneuriale se situent à l'ouest du village, à l'opposé du port. Un autre château, celui du Luzard, est situé plus au sud. Un hameau est également construit autour de la ferme du Buisson Saint-Antoine et d'une chapelle.

Cité ouvrière Menier[modifier | modifier le code]

L'ancienne chocolaterie Menier, avec le moulin Saulnier sur la Marne.

Dès 1825, Antoine Brutus Menier, pharmacologue parisien, fondateur de la dynastie d'industriels du même nom, décide de déplacer son usine de produits pharmaceutiques, alors située en plein quartier du Marais à Paris, sur les bords de la Marne, à Noisiel, sur le site de l’ancien moulin. Le rapport avec le chocolat n'est pas loin car à l'époque, le cacao entre dans la composition de certains médicaments : l'arôme pour le goût, la graisse pour les suppositoires.

Au milieu du siècle, les fils Menier sentent les promesses du marché du chocolat et abandonnent la pharmacie. C’est en 1836 qu’est créée la tablette de chocolat. En 1867, son fils, Emile-Justin Menier, décide de recentrer son usine sur la fabrication de chocolat. C’est aussi le moment de l’essor de la production et des effectifs de l’entreprise qui passent de 50 ouvriers en 1856 à 325 en 1867. Cette croissance est suivie d’une réorganisation totale du processus de fabrication au sein de l’usine. Une douzaine d'imposants bâtiments-machines est construit en enfilade, notamment par l’architecte Jules Saulnier (donnant son nom au moulin de l'usine), tout le long de la Marne, entraînant la disparition, après son rachat, de l’ancien village. C’est donc entre 1860 et 1874 que l’usine prend son aspect actuel, symbolisée par le moulin central. L'architecture est innovante : « c'est un des premiers bâtiments à être construit avec une ossature métallique qui est d'ailleurs apparente. C'est donc l'ancêtre du gratte-ciel[5] ».

Du papier coloré pour enrober les tablettes aux cagettes pour la distribution, tout doit être fabriqué sur place pour accélérer la production. Le cacao entre par un bout de l'usine, est trié dans un entrepôt, est torréfié dans le suivant, mélangé au sucre, chauffé puis dressé en tablette dans d'autres bâtiments, avant d'être refroidi dans les chambres froides et ressortir à l'autre bout sous forme de tablettes.

En cette fin du XIXe siècle siècle, se situe l'heure de gloire de la chocolaterie : 2 200 ouvriers s'affairent pour produire 70 tonnes de chocolat par jour. À la suite de son accession à la mairie en 1871 et à ses nombreuses acquisitions foncières, Émile-Justin Menier est entièrement maître des destinées communales. En 1874, à proximité de l’usine, il lance la construction de 66 maisons et d’un groupe scolaire. Pour cela, la famille Menier visite des modèles de cités en Angleterre et prend aussi exemple sur les cités de Mulhouse.

Pavillons dans la cité ouvrière Menier à Noisiel

Chaque pavillon en bordure de rue est composé de deux logements indépendants de 64 m2 chacun, comprenant deux chambres, une cuisine et un séjour, ainsi qu’un jardin de 300 m2 attenant, destiné au potager, pour compléter les revenus de la famille. L’eau courante n’arrive pas jusque dans le logement mais des bornes fontaines sont installées dans les rues tous les 45 mètres. Des pavillons en cœur de parcelle regroupent quant à eux 4 logements et autant de jardins-potagers. Seules les maisons d’angles, plus cossues, plus grandes et réservées aux employés et ingénieurs, disposent de cabinets de toilette. Les logements sont loués exclusivement au personnel de l’usine qui ne peut en devenir propriétaire. En quittant son emploi, l’employé doit laisser son habitation. Le montant du loyer est l’équivalent de deux à six journées de travail, selon le grade de l’employé. Jusqu’en 1911, 85 maisons sont ajoutées. Au total, ce sont 311 logements qui sont construits, couvrant un espace de 20 hectares.

La grande priorité est donnée à l’hygiène et à la santé. La disposition des pavillons en quinconce permet une meilleure circulation de l’air et de la lumière. Des bains-douches sont installés à proximité de l’usine de même que des lavoirs, un cabinet médical pour deux médecins et un pharmacien. Un très grand nombre d’équipements, propriétés de l’usine, complète ce dispositif : des magasins d’approvisionnement (propriété des Menier jusqu’en 1912), un réfectoire pour les ouvriers célibataires, deux cafés-hôtels-restaurants, un groupe scolaire pour filles et garçons, une maison de retraite et la mairie. Par le plan même de sa cité, la famille Menier montre ses engagements politiques et idéologiques. L’école, symbole de l’élévation de la condition ouvrière, est ainsi située au centre de la principale place de la cité, tandis que l’église – dont l’industriel a pourtant financé la construction – est laissée à l’extérieur du nouveau quartier. Néanmoins, c’est avant tout l’usine qui reste le centre de la cité et autour de laquelle tout est organisé. La figure du patron est centrale, comme le montre l’inauguration en 1898 de la statue d’Émile-Justin Menier devant les écoles. En 1963, l’usine, en liquidation, cède les logements, alors en mauvais état, à un promoteur qui les revend à l’unité.

Les bâtiments de la chocolaterie, dont le très beau et coloré moulin (première construction au monde à structure métallique apparente), appartiennent aujourd'hui à Nestlé, qui en a fait le siège de sa division France : environ 1 300 salariés y travaillent sur les 14 ha du site. La Ferme du Buisson, en partie conçue par Gustave Eiffel pour les charpentes métalliques[6], était la ferme de la famille Menier et des usines. C'est aujourd'hui un centre culturel national[7].

Depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux abris anti-aériens ont été récemment remis à jour place Émile-Menier à l'occasion de travaux d'aménagement de la place. Situés de chaque côté de la statue centrale, ces abris sont constitués de deux couloirs longs de 100 mètres chacun. La municipalité a décidé de les conserver en l'état en attendant une éventuelle mise en valeur[8].

En 1986 est créé le marché du Luzard. En 1988, des équipements publics sont inaugurés au Luzard, comme la mairie annexe ou le conservatoire. En mars 1990, la Ferme du Buisson est inaugurée et devient l'espace culturel le plus important de l'est parisien[9]. En novembre 1990, la fermeture définitive de l'ancienne usine Menier est annoncée : 450 ouvriers perdent leur emploi[9]. L'école nationale du trésor public, formant les inspecteurs du trésor, est installée à Noisiel.

La ville de Noisiel obtient le label Ville d’art et d’histoire en décembre 2000.

Le 16 septembre 2012, à l'occasion des journées européennes du patrimoine, la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, est en visite officielle sur les sites de la chocolaterie et de l’ancienne citée ouvrière[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[11]. La commune de Noisiel possède un commissariat de Police dont le taux d'efficacité est de 28,31 % (pourcentage des faits élucidés par rapport aux faits constatés)[12]. Le 6 juin 2005, le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy est venu visiter le commissariat de Noisiel en affirmant : « Je suis ici parce que c’est la circonscription de police la plus difficile de Seine-et-Marne »[13].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Noisiel[14],[15]
Période Identité Étiquette Qualité
1980 2014 Daniel Vachez PS Vice-président du syndicat d'agglomération nouvelle du Val-Maubuée
1959 1980 Louis Antoine Paul Guilbert    
1945? 1959 Antoine Menier   Neveu de Jacques Menier
1934 1938 Jacques Menier   Fils de Gaston Menier
1913 1934 Gaston Menier   Député puis sénateur, frère d'Henri Menier
1881 1913 Henri Menier   Fils d'Émile-Justin Menier et frère de Gaston Menier
1871 1881 Émile-Justin Menier   Directeur de l'entreprise Menier de 1867 à 1881
1830   Nicolas-Alphonse Laurent   Frère d'Auguste Laurent

Canton[modifier | modifier le code]

Noisiel est le chef-lieu du canton qui comprend également la commune de Lognes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Noisiel fait partie de la communauté d'agglomération du Val-Maubuée située à l'ouest de Marne-la-Vallée. Elle est ainsi associée aux communes suivantes : Champs-sur-Marne, Torcy, Émerainville, Lognes et Croissy-Beaubourg.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune possède un dispositif de collecte séparée des déchets. Des conteneurs d'apport volontaires du verre et du papier ont par ailleurs été installés dans les quartiers. Une déchèterie du syndicat mixte pour l'enlèvement et le traitement des résidus ménagers (Sietrem) est également à disposition des habitants.

En 2007, la municipalité a fait réaliser une thermographie aérienne[16] de la ville pour évaluer les déperditions thermiques des bâtiments de la commune : Noisiel a obtenu le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[17].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La population de Noisiel était de 15 506 habitants appelés Noisieliens[18] au recensement de 1999, 15 379 en 2006 et de 15 429 en 2007. La densité de population de Noisiel est de 3 546,90 habitants par km². Le nombre de logements de Noisiel a été estimé à 5 489 en 2007[19]. Ces logements de Noisiel se composent de 5 303 résidences principales, 15 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 170 logements vacants.

Le quartier de la Ferme-du-Buisson est composé d'immeubles collectifs qui rappellent des pyramides[réf. nécessaire].


En 2011, la commune comptait 15 786 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
112 143 136 130 101 119 113 141 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
190 216 278 210 655 970 1 000 953 1 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 254 1 248 1 173 1 053 1 029 1 170 1 131 1 004 1 186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 185 1 274 3 571 12 446 16 525 15 502 15 379 15 786 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville possède six écoles primaires, un collège et deux lycées :

  • École primaire de la Ferme-du-Buisson
  • École primaire de l'Allée-des-Bois
  • École primaire des Noyers
  • École primaire des Tilleuls
  • École primaire du Bois-de-la-Grange
  • École primaire Jules-Ferry
  • Collège du Luzard (aux confins de Champs-sur-Marne, 550 élèves)
  • Lycée Gérard de Nerval (près de la gare RER, 600 élèves)
  • Lycée René Cassin (derrière le lycée Gérard de Nerval, lycée technique, 700 élèves)

Aux côtés du lycée Cassin se trouve aussi le centre de formation technique de la RATP, formant par un bac pro technique les conducteurs des lignes A et B du RER.

La commune a ouvert début 2008 une maison de l'enfance et de la famille regroupant une crèche familiale, une halte-garderie ainsi qu'une association parentale[22]. Le conservatoire du Val-Maubuée (école nationale de musique, danse et art dramatique) propose de nombreuses activités artistiques. En 2006, Noisiel comptait 20,41 % de diplômés du supérieur[23].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Noisiel compte quatre gymnases (Cosec de l'Allée des bois, centre omnisport du Luzard, salle polyvalente de la Ferme du Buisson et Halle des sports du Luzard), trois stades (Totems, Remise aux Fraises et la Malvoisine) ainsi que des courts de tennis (Ferme du Buisson), un boulodrome (promenade de la Chocolaterie/allée buissonnière) et une piste de rollers (cours du Buisson).

Le club de basket-ball de la ville a été créé en 1986 sous le nom de ASAN Noisiel Basket-Ball, comme section de l'association ASAN (gérant aussi le judo). Il utilisait principalement le centre omnisports du Luzard et occasionnellement le Cosec de l'Allée des bois. En 2001, le centre omnisports est mis à la disposition exclusive du club de handball, et la section basket occupe dès lors la nouvelle Halle des Sports. Le club a fusionné en 2002 avec ses voisins de Torcy et Lognes pour former le Marne-la-Vallée Basket Val-Maubuée (ou MLV Basket), comptant en 2013/2014 cinq équipes (dont 4 jeunes) en championnat de France[24]. C'est le club avec le plus de licenciés en Seine-et-Marne (431 au total)[25].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Médard à Noisiel
  • Catholique : église Saint-Médard et église catholique du Val-Maubuée (centre Saint-Paul)[26].
  • Protestant : église réformée de France.
  • Évangélique : Église Protestante Évangélique du Val Maubuée
  • Église vietnamienne.
  • Communauté israélite de Marne-la-Vallée.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage sur Noisiel était de 9,50 % en 2006 (8,8 % pour l'ensemble du pays)[27].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune possède 29,67 entreprises et commerces de service pour 1000 habitants[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cité des Menier[modifier | modifier le code]

La Ferme du Buisson, dont les bâtiments sont ceux de l'ancienne ferme achetée par les Menier en 1879, présente une belle architecture du XIXe siècle.

Chocolaterie[modifier | modifier le code]

Moulin sur la Marne.
Pont Hardi.

Ouvert seulement lors des Journées européennes du patrimoine, l'ancienne usine Menier[29], aujourd'hui siège social de Nestlé France, regroupe sur son site trois bâtiments classés au patrimoine des monuments historiques[30].

  • Le Moulin Saulnier, premier bâtiment à structure métallique apparente, a été conçu par Jules Saulnier entre 1865 et 1872. Il abritait les ateliers de broyage des fèves de cacao. Le bâtiment est classé aux monuments historiques depuis 1992
  • La Halle Eiffel, un autre bâtiment à structure métallique construit par l'ingénieur Jules Logre, a été construite entre 1882 et 1884 et abritait les machines à froid produisant une température de 4 °C pour conserver le chocolat dans 4 800 m2 de caves. Elle a été appelée Halle Eiffel pour sa ressemblance avec les constructions de Gustave Eiffel. Le bâtiment est inscrit à l'inventaire supplémentaire du patrimoine depuis 1986.
  • La Cathédrale, construite entre 1906 et 1908 par Stephen Sauvestre (collaborateur de Gustave Eiffel pour la Tour), est l'un des tout premiers édifices réalisés en béton armé avec une structure poteau-poutres-dallées. C'est dans ce bâtiment que l'on mélangeait sucre et cacao pour former le chocolat.
  • Le pont Hardi, conçu par Armand Considère, qui relie la cathédrale aux patios, sur l'autre rive de la Marne, détenait à l'époque un record de portée de 44,50 mètres. Les deux édifices de Sauvestre sont inscrits depuis 1986 à l'inventaire supplémentaire du patrimoine.

Le site de 14 hectares regroupe également de nombreux autres bâtiments fonctionnels remarquables :

  • La Verrière, construite entre 1864 et 1866 par Jules Saulnier, abritait l'atelier de torréfaction, les magasins de sucre et cacao, l'atelier de triage des fèves. L'atelier de torréfaction fut rehaussé en 1923 par Louis Logre.
  • Les Patios, réalisés par Jules Saulnier entre 1864 et 1867, abritaient l'atelier de dressage, de pliage, d'empaquetage et d'expédition. Le bâtiment en face de la cathédrale, bâti par Louis Logre entre 1907 et 1913, était réservé à de nouveaux ateliers d'emballages pouvant accueillir près de 800 travailleurs.
  • La Confiserie : bâtie entre 1919 et 1923 par Louis et Jules Logre, elle était le lieu de confection des bonbons à l'unité.
  • La Colonnade, construite entre 1880 et 1887 par Duchêne, permit d'agrandir les magasins de cacao et de sucres.
  • Les Nefs, bâties par Louis et Jules Logre en 1885-1886, permettaient d'accueillir l'atelier des métaux et l'atelier des bois que traversait un chemin de fer.
  • L'Arcade, construite en 1889-1890 par Jules et Louis Logre, servait de remise pour les voitures et les écuries.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La Ferme du Buisson est un centre d'arts et de culture, scène nationale rattachée au ministère de la culture. De nombreux spectacles y sont présentés toute l'année. Le centre regroupe deux salles de cinéma et trois salles de spectacles et de théâtre ainsi qu'un centre d'art contemporain et une bibliothèque. Un restaurant fait également partie de l'ensemble.

L'auditorium Jean-Cocteau propose une programmation municipale et associative de spectacles et concerts.

Ville nouvelle[modifier | modifier le code]

Noisiel, dans le cadre du développement de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, va devenir dès les années 1970 le champ d'expérimentations de nombreux architectes célèbres qui vont lui offrir de nombreux bâtiments publics modernes et originaux.

Le château d'eau des Quatre-Pavés, surnommé tour de Babel, construit au milieu d'un rond-point, est l'une des premières œuvres du célèbre architecte Christian de Portzamparc. Construit entre 1971 et 1979, d'une contenance de 2 000 m3 et d'une hauteur de 35,4 mètres, il a la particularité de suivre un plan décagonal et d'être recouvert de croisillons végétalisés.

Les deux grands châteaux d'eau jumeaux des Totems, bâtis par Maurice Garnier en 1975 servent de repère urbain. L'un d'eux est orné d'un portrait d'enfant en mosaïque.

La « tour verte », dans le quartier des Deux-Parcs, est un immeuble d'habitation d'une vingtaine d'étages qui a la particularité d'être rond. Bâtie en 1977, elle est la réplique de la tour bleue de Cergy-Pontoise, autre ville nouvelle[31].

Le centre administratif de la Banque de France a été réalisé en 1985 par les architectes Guy Lagneau et Henri Coulomb. Les bâtiments se situent en partie sur le territoire de la commune voisine de Lognes. La succursale (surmontée d'un dôme de forme arrondie) date de 1994. En 1986, Jean Nouvel bâtit le complexe omnisports du Luzard (Cosom).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Médard, de style roman et d'une capacité d'environ 200 fidèles, se situe non loin de la cité Menier. Les offices religieux y sont toujours célébrés. La première église de Noisiel dédiée à Saint-Médard a été édifiée sur les terres du prieuré de Gournay. Détruite au cours des guerres de religion, au 16e siècle, elle est rebâtie en 1602 par Jean du Tremblay, premier seigneur laïc de Noisiel, puis agrandie en 1670 par Yves Mallet, seigneur du Luzard. À la Révolution, l'église est désaffectée puis détruite, si bien qu'en 1851 les habitants de Noisiel n'ont plus de lieu de culte. En 1856, le duc de Lévis fait construire l'église actuelle avec Louis Lenormand pour architecte. Émile Menier excluant la religion de son projet social, la Cité Ouvrière est édifiée à distance de l'église, sans accès direct vers elle. L'église ne sera fréquentée qu'occasionnellement par les ouvriers[32].

Le centre Saint-Paul situé en face de la gare du RER, fait aussi office d'église mais également de centre consacré au catéchisme et à d'autres activités religieuses.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Parc de Noisiel.

La commune de Noisiel possède 214 hectares d’espaces verts, soit 49,2 % de sa superficie[33].

D'une superficie de 90 hectares, le parc de Noisiel est un lieu de promenade privilégié. Ses grandes prairies et ses petits bois s'étendent le long de la Marne. En suivant la rivière, on pourra apercevoir l'ancienne usine Menier datant du XIXe siècle. Autrefois, le parc abritait un château que l'on atteignait en suivant l'allée des Bois. Cette dernière est toujours là, c'est une grande avenue piétonne plantée de tilleuls qui va du parc au Bois-de-la-Grange.

Depuis le côté de l'usine ou du parc, il est possible de rejoindre Nogent-sur-Marne en longeant La Marne jusqu'au bout. Les berges sont aménagées pour le vélo (compter 1h30) ou la randonnée, pour une promenade très bucolique.

Noisiel et le cinéma[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de la confiserie de l'ancienne chocolaterie de Noisiel a servi de lieu de reconstitution de l'atelier de Rodin dans le film de Camille Claudel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La dynastie des Menier, fabricants de produits chocolatés, a fortement imprégné l'histoire de la ville. Les noms de rue du centre ancien ne sont quasiment que ceux de membres de cette famille.

L'acteur Frédéric Diefenthal a passé son enfance à Noisiel[34].

Éloyse Lesueur, sauteuse en longueur, championne d'Europe et championne du Monde en salle[35], a débuté dans les clubs de gymnastique et d'athlétisme de la ville.

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

blason

Taillé au premier d'azur à une lettre n d'or entrelacée d'une feuille de noyer de sinople posée en barre au second d'argent à une cabosse ouverte, une cabosse entière et une fleur de cacaoyer posées en orle, le tout au naturel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noisiel, La chocolaterie Menier, Seine-et-Marne, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Coll. « Images du Patrimoine », 1994, 74 p.
  • Construire la ville. L'urbanisme en Seine-et-Marne au XXe siècle, Archives départementales de Seine-et-Marne, coll. "Mémoire et Documents", 2007. En vente aux archives départementales.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « INSEE »
  2. Écluses, barrages et canaux, exposition au musée de Nogent-sur-Marne en 2003. Textes de l'exposition, p. 28-29, sur le site de l'ACTEP. Consulté le 22 octobre 2012.
  3. Laissez-vous conter Noisiel - Au fil de la ville
  4. « Histoire de Noisiel », sur le site de la mairie (consulté le 12 janvier 2014).
  5. Clara Maillard, « Une ancienne chocolaterie transformée en siège social » dans La Croix du 9 juillet 2012, p. 19.
  6. « Noisiel, Ferme du Buisson », sur ville-et-architecture.com,‎ 2009 (consulté le 12 janvier 2014).
  7. Site de la Ferme du Buisson
  8. Source Le Plus, mensuel de la vie locale de Noisiel, décembre 2007.
  9. a et b Noisiel Infos, avril 2011
  10. Site internet de Noisiel : La ministre Aurélie Filippetti à la découverte du patrimoine de Noisiel
  11. Palmarès des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  12. Source : Ministère de l'Intérieur (2006).
  13. Le Parisien, édition du 15 février 2006.
  14. Source : MairesGenWeb
  15. http://pagesperso-orange.fr/pone.lateb/chronologie.htm
  16. thermographie aérienne
  17. Site des villes et villages fleuris
  18. http://www.habitants.fr/habitants_noisiel_77337.html
  19. « Ville de Noisiel », sur Cartes France (consulté le 29 février 2012)
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. Source Le Plus, mensuel de la vie locale de Noisiel, février 2008.
  23. Source : INSEE (2006).
  24. MLV Basket, « Historique et Identité », sur mlvbasket.com (consulté le 14 avril 2014)
  25. Comité de Seine et Marne de Basket-Ball, « Classement des clubs en fonction du nombre de licenciés (chiffres à jour au 06/03/2014) », sur basket77.fr,‎ 6 mars 2014 (consulté le 14 avril 2014)
  26. Sources : guide pratique de Noisiel 2007-2008
  27. Taux de chômage au sens du BIT, par zone d'emploi. Source : INSEE (2006).
  28. Source : INSEE (2004).
  29. Emmanuel de Roux, Patrimoine industriel, p. 58-69, Éditions Scala, Paris, 2007 (ISBN 978-2-86656-406-3)
  30. Plaquette Nestlé France de la journée du patrimoine 2008
  31. Ville de Noisiel : découvrir la ville nouvelle.
  32. Laissez-vous conter Noisiel (Mairie de Noisiel)
  33. Ville de Noisiel : Noisiel en bref
  34. Isabelle Léouffre, « Une longue plage de bonheur », Paris Match,‎ 10 mai 2009 (lire en ligne)
  35. « Eloyse Lesueur : une médaille d’or en salle sur la longueur », sur ville-noisiel.fr (consulté le 11 avril 2014)