Fontainebleau

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Fontainebleau
Le château de Fontainebleau et l'étang aux carpes vus du jardin Anglais.
Le château de Fontainebleau et l'étang aux carpes vus du jardin Anglais.
Blason de Fontainebleau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(sous-préfecture)
Arrondissement Fontainebleau
(chef-lieu)
Canton Fontainebleau
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Fontainebleau
Maire
Mandat
Frédéric Valletoux
2014-2020
Code postal 77300
Code commune 77186
Démographie
Gentilé Bellifontains
Population
municipale
14 708 hab. (2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 35″ N 2° 42′ 09″ E / 48.4097222222, 2.702548° 24′ 35″ Nord 2° 42′ 09″ Est / 48.4097222222, 2.7025  
Altitude Min. 42 m – Max. 150 m
Superficie 172,05 km2
Localisation

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Liens
Site web fontainebleau.fr

Fontainebleau (prononcé [fɔ̃.tɛn.blo ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, à 61 kilomètres au sud-est de Paris.

Ses habitants sont appelés les Bellifontain(e)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Fontainebleau est située au sud-ouest du département de Seine-et-Marne et s'étend sur 17 205 hectares.C'est la plus vaste commune de la région Île-de-France, et elle est presque entièrement recouverte d'une forêt qui s'étend également sur quelques communes limitrophes (25 000 hectares au total). Cette forêt est un lieu de promenade pour les Parisiens, mais son relief très accidenté et ses nombreux rochers en font aussi un lieu très réputé pour la pratique sportive de l'escalade. L'agglomération melunaise se situe à la limite nord de la forêt, et au nord-ouest se trouve Barbizon, un village célèbre pour les nombreux peintres pré-impressionnistes qui y ont vécu. Divers endroits de la forêt sont recouverts de silice (quartz) à l'état brut. Les nombreuses plantations de résineux effectuées par l'Office national des forêts sont critiquées par certains qui estiment que cela a mis à mal la diversité de son écosystème, à l'origine plutôt à base de feuillus.

La ville stricto sensu, c'est-à-dire hors forêt et hors domaine du château s'étend sur 232 hectares.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Barbizon
Chailly-en-Bière
Saint-Martin-en-Bière
Villiers-en-Bière
Bois-le-Roi Héricy
Samois-sur-Seine
Samoreau
Vulaines-sur-Seine
Rose des vents
Arbonne-la-Forêt N Avon
Thomery
Champagne-sur-Seine
O    Fontainebleau    E
S
Achères-la-Forêt
Le Vaudoué
Noisy-sur-École
Recloses
Ury
Bourron-Marlotte Montigny-sur-Loing
Moret-sur-Loing
Saint-Mammès
Veneux-les-Sablons

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Fontainebleau eut un réseau de tramway de 1896 à 1953. On en voit un ici dans la Grande Rue au début du XXe siècle.

Les rues de Fontainebleau sont larges et bien percées. La principale artère, dénommée « rue Grande » s'étire sur 2 600 m de long. L'artère transversale, qui passe devant l'église et la mairie, s'étend sur 1 200 m.

Quelques places aèrent la ville : la place Solférino, la place Denecourt, où s'ouvre la grille du Jardin de Diane, la place d'Armes ou place François Ier, la place de l'Hôtel de Ville, la place de l'Étape-aux-Vins et la place de la République.

Depuis septembre 2010, la vitesse a été limitée à 30 km/h dans toutes les rues de la ville, sauf sur certains grands axes, dans un souci de sécurité routière et de promotion des modes actifs de déplacement (marche, vélo)[1].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Fontainebleau.

De 1896 à 1953, Fontainebleau et son agglomération ont été desservies par le tramway de Fontainebleau.

Au XXe siècle, la commune est desservie par trois gares (Fontainebleau-Avon située à Avon et les gares de Fontainebleau-Forêt et Thomery situées en pleine forêt) sur la ligne Paris–LyonMontereau / Montargis (TransilienLigne R du Transilien).

Par ailleurs, Fontainebleau et les communes d'Avon, d'Héricy, de Samois-sur-Seine, de Samoreau et de Vulaines-sur-Seine sont sillonnées par le réseau de bus Aérial[2]. La ville est également desservie par la ligne 34 du Réseau de bus Seine-et-Marne Express (Château-Landon / Égreville - Melun).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fontainebleau est attesté sous les formes latinisées Fons Bleaudi (la fontaine d'un certain Bleaud au nom d'origine germanique)[3], Fons Bliaudi, Fons Blaadi du XIIe et XIIIe siècles, Fontem blahaud en 1137, Fontaine belle eau au XVIe (étymologie populaire)[3], Fontainebleau ou autrement Fontaine belle eau en 1630[3], puis sous la latinisation fantaisiste Fons Bellaqueus au XVIIe siècle, à l'origine du gentilé Bellifontain.

Il s'agit d'un composé médiéval en Fontaine- « source, ruisseau », terme issu du gallo-roman FONTANA, suivi du nom de personne germanique Blitwald[4].

Au cours de la Révolution française, la commune porte les noms de Fontaine-la-Montagne et de Fontaine-le-Vallon[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce hameau est doté d'un rendez-vous de chasse et d'une chapelle par Louis VII.

Saint Louis, qui apprécie beaucoup Fontainebleau et l'appelle ses « déserts », y fait construire un pavillon et un hôpital.

Philippe le Bel y naît en 1268 et y meurt en 1314.

Toutefois, Fontainebleau ne fut guère qu'un hameau jusqu'en 1528, date à laquelle François Ier, de retour en France après avoir passé une année en captivité en Espagne après sa défaite à Pavie en 1525, décide d'y construire un château inspiré des palais italiens. Cette construction importante pour laquelle François Ier fait recours à des artistes italiens de renoms, est animée par sa volonté de renforcer son pouvoir après cette année passée loin du trône.

La ville tira bien vite parti des visites répétées du roi et de la Cour. Elle s'affranchit progressivement de la tutelle d'Avon. La ville accueille rapidement auberges et restaurants. Les chambres sont louées à prix d'or. Lorsque la Cour n'est pas à Fontainebleau, la ville continue à vivre grâce aux travaux constants d'embellissement du château : ouvriers, artistes y vivent toute l'année.

Grâce à cette prospérité, la ville compte près de 7 000 habitants. Au XVIIe siècle, elle abrite non seulement le château, mais aussi une trentaine d'hôtels particuliers bâtis par les princes et des grands seigneurs (exemple : le Palais de Ferrare dont il ne reste aujourd'hui que le portail d'entrée).

Fontainebleau fait les délices de « Madame, belle-sœur du roi » (la Princesse Palatine). Le 18 octobre 1685, Louis XIV y signe l'Édit de Fontainebleau, plus connu sous la désignation de Révocation de l'Édit de Nantes, qui a poussé à l'exil de nombreux protestants.

En 1725, Louis XV s'y marie.

La Révolution n'a pas eu d'incidences notables. Ses habitants, en effet, ont toujours bénéficié de la Royauté qui a permis à la ville de s'enrichir.

L'Empire va réveiller cette ville assoupie. Napoléon Ier s'installe au château et le fait rénover. En même temps, les vieux hôtels particuliers sont restaurés et certains sont même transformés en hôtels de tourisme, comme l'Aigle Noir. Des casernes sont construites pour abriter les régiments de hussards.

Le 29 octobre 1807, Manuel Godoy, alors chancelier du roi espagnol Charles IV, et Napoléon signent le Traité de Fontainebleau, qui autorise le passage des troupes françaises par le territoire espagnol afin d'envahir le Portugal.

Le 20 juin 1812, le pape Pie VII arrive au château de Fontainebleau (lors de son transfert secret de Savone à Fontainebleau) accompagné de son médecin chirurgien, le docteur Balthazard Claraz. Il y reste enfermé pendant les dix-neuf mois que dure sa captivité. Du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, le pape n'est jamais sorti de son appartement.

Le 20 avril 1814, Napoléon, peu après sa première abdication, fait ses adieux à sa garde, aux célèbres grognards, dans la cour du Cheval Blanc (devenue depuis Cour des Adieux) ; le moment fut selon la légende très émouvant. Le château de Fontainebleau était d'ailleurs une résidence appréciée de l'empereur.

Reconstitution lors du bicentenaire des Adieux de Napoléon à Fontainebleau, le 20 avril 2014. Napoléon descend l'escalier en fer-à-cheval du château de Fontainebleau.

Avec la chute de l'Empire, Fontainebleau s'endort doucement.

La ville est desservie par le chemin de fer depuis 1849 (ligne Paris - Lyon), avec la mise en service de la gare de Fontainebleau - Avon.
Rame du tramway de Fontainebleau, place de l'Étape aux vins, dans les années 1900.

Au total, 34 souverains, de Louis VI le Gros à Napoléon III, ont séjourné à Fontainebleau au cours de sept siècles. Du XVIe au XVIIIe siècle, tous les rois, de François Ier à Louis XV, y ont effectué des travaux importants (démolition – reconstruction – agrandissement – embellissement) d'où le caractère un peu « hétérogène », mais néanmoins harmonieux, de l'architecture du château.

Du 29 juin au 1er juillet 1895 fut organisé à Fontainebleau un grand concours national de manœuvres de pompes à incendie avec manœuvres d'ambulances et de secours aux blessés. Ce concours a attiré 140 compagnies. À cette occasion avait lieu l'assemblée générale de l'Union départementale des Sapeurs-Pompiers de Seine-et-Marne[6].

En juillet et août 1946, la ville accueille la conférence franco-vietnamienne de Fontainebleau pour trouver une solution au conflit et à l'indépendance vietnamienne ; mais cette conférence sera un échec.

Fontainebleau, fidèle à sa tradition militaire, resta longtemps une ville de garnisons. C'est ainsi qu'elle fut le siège de l'état-major des forces alliées en Centre-Europe (Allied Force Centre; AFCENT), forces terrestres (LANDCENT) et forces aériennes (AIRCENT) de l'OTAN de 1949 à 1967.

Aujourd’hui, la ville accueille une grande école d’affaires qui lui donne une renommée internationale : l’INSEAD, ainsi qu'une annexe de l'École des Mines de Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est une sous-préfecture depuis 1879 et un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Melun.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville est très largement ancrée à droite, cette orientation se manifestant tant au niveau national et européen qu'au niveau local et régional. Par ailleurs, l'abstention y est régulièrement inférieure à la moyenne nationale.

À l’élection présidentielle de 2002, les Bellifontains ont placé Jacques Chirac en tête au premier tour avec 27,82 % des suffrages exprimés suivi de Jean-Marie Le Pen qui obtient un score de 15,39 %, Lionel Jospin arrivant en troisième position avec 12,07 % des voix. Au second tour, les électeurs se sont portés à 83,51 % pour Jacques Chirac contre 16,49 % pour Jean-Marie Le Pen[7]. Lors de l'élection présidentielle de 2012, les électeurs ont voté au second tour à 61,41 % pour Nicolas Sarkozy contre 38,59 % pour François Hollande, soit plus de dix points de plus pour le candidat de l'UMP que la moyenne nationale qui lui donnait 48,36 % des suffrages[8].

Les scrutins européens voient également la droite arriver en tête à Fontainebleau. Aux élections européennes de 2014, c'est la liste UMP conduite par Alain Lamassoure qui est arrivée à en tête avec 27,48 % des suffrages suivie par la liste Front national d'Aymeric Chauprade avec 18,26 % des voix. La liste UDI-MoDem de Marielle de Sarnez se place en troisième position à Fontainebleau tandis que la première liste de gauche arrive en quatrième position seulement avec moins de 10 % des suffrages (liste PS conduite par Pervenche Berès)[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 février 1992 Paul Séramy Centriste sénateur
février 1992 mars 2001 Paul Dubrule UMP Cofondateur d'Accor
mars 2001 octobre 2005 Jacques Nizard Divers droite Diplomate retraité
octobre 2005 réelu 30 mars 2014 en cours Frédéric Valletoux[10] UDI Cadre de presse
Président de la Fédération hospitalière d'Île-de-France

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population : 16 000 habitants et 34 000 pour l'agglomération qui comprend principalement Avon, ville « jumelle » où se trouve en particulier la gare. La population de Fontainebleau est stable depuis la fin de XIXe siècle même si celle de l'agglomération, et notamment d'Avon, a considérablement augmenté.

En 2011, la commune comptait 14 708 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 400 7 421 9 040 6 439 8 122 8 021 8 439 9 707 10 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 669 11 939 10 787 10 941 11 653 12 483 13 340 14 222 14 078
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 160 14 190 14 679 16 070 15 560 17 075 17 724 15 008 19 915
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
20 583 18 094 16 778 15 679 15 714 15 942 15 688 14 708 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

  • École primaire internationale Léonard-de-Vinci
  • École primaire Paul-Jozon
  • École primaire Saint-Merry
  • École primaire Lagorsse
  • École du Bréau
  • École Sainte-Marie (école privée)
  • École Saint-Louis, anciennement Cours Branger (école privée)
  • Centre actif bilingue (école privée)

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège International
  • Collège François-Couperin
  • Collège Lucien-Cézard
  • Collège Jeanne-d’Arc-Saint-Aspais (collège privé)

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée François-Couperin
  • Lycée François-Ier (lycée international)
  • Lycée Jeanne-d’Arc-Saint-Aspais (lycée privé)
  • Lycée technique professionnel privé Blanche-de-Castille

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau se sont associés avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, pour organiser le Festival de l'histoire de l'art qui a lieu chaque année début juin à Fontainebleau depuis 2011.

Le festival permet de profiter librement de conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau.

  • Les Naturiales dédiées a fêter le printemps et a découvrir la biodiversité.

Santé[modifier | modifier le code]

Fontainebleau est le siège d'un centre hospitalier et dispose également d'une clinique, la Polyclinique de la Forêt. La ville possède en outre un centre d'imagerie médicale. Plusieurs maisons de retraites médicalisées se trouvent également à Fontainebleau comme de nombreux médecins et professions paramédicales.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Fontainebleau est une ville relativement touristique – en 2011, 450 000 personnes ont visité le château et environ 13 millions la forêt – mais ne parvient pas à retenir ses visiteurs pour des séjours de courte durée. La ville abrite aussi le musée national des Prisons et un musée municipal principalement consacré aux uniformes et armes des soldats du Premier et Second Empire.

Elle attire également une population universitaire, largement étrangère, qui vient étudier, enseigner et travailler à l'INSEAD, la meilleur école de management de France et l'une des meilleurs business school du monde[réf. nécessaire]. L'ESIGETEL (École supérieure d'ingénieurs en informatique et génie des télécommunications) créée en 1986 y est également installée, près du Port de Valvins, jusqu'à l'été 2012, où elle se déplace pour Villejuif. C'est une école de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne. L'Université de Paris XII est également présente à Fontainebleau, dans le cadre de l'IUT de Fontainebleau, lequel compte deux départements d'enseignement supérieur (Gestion des Entreprises ; Informatique), comme l'Université de Paris VII – Denis Diderot avec sa station de biologie végétale et d'écologie forestière (station expérimentale, fondée à la fin du XIXe siècle par le célèbre botaniste Gaston Bonnier).

Hormis les commerces de proximité et de loisirs et les professions libérales, l'activité économique de Fontainebleau est assez restreinte. Celle-ci pourrait connaître un nouveau développement en fonction de la réussite des reconversions des importantes casernes désaffectées que compte la ville et qui offrent une possibilité d'agrandissement de l'espace urbain inespérée pour une ville entourée de forêts.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Fontainebleau
Article détaillé : Château de Fontainebleau.

Fontainebleau abrite un célèbre château royal, autrefois simple rendez-vous de chasse, plusieurs fois modifié et agrandi depuis François Ier. C'est là que Louis XIV révoqua l'Édit de Nantes par l'Édit de Fontainebleau le 18 octobre 1685. C'est dans la cour (appelée depuis Cour des Adieux), devant le château, que l'empereur Napoléon Ier abdiqua devant sa garde impériale en 1814.

  • Forêt de Fontainebleau
Article détaillé : Forêt de Fontainebleau.

La forêt est réputée pour la diversité de ses espèces et de son relief ainsi que par sa taille (15 000 ha pour la forêt dite domaniale et 25 000 ha pour l'ensemble du massif).

Débris de tombe dans le cimetière de Fontainebleau
  • Cimetière

Le cimetière de Fontainebleau est également un lieu fréquenté par les touristes intéressés par son aspect historique et stylistique. Les plus vieilles tombes datent du début du XIXe siècle. Certaines personnalités ayant contribué au développement de la ville y sont enterrées, telles que les deux célèbres „sylvains“ Charles Collinet et Claude François Denecourt. L'architecte renommé Henri Labrouste y gît dans le tombeau familial. Un grand nombre de soldats morts durant les deux guerres mondiales, dont des membres des forces militaires du Commonwealth, reposent dans une division réservée en aval. Le cimetière s'étale sur une côte à la lisière de la forêt. Aussi offre-t-il une vue panoramique sur la ville.

  • l'église Saint Louis est un édifice du XVIIe siècle qui fut totalement restauré et agrandi en 1868.
  • Hôtel de Bellune situé au no 4 de la rue Saint-Honoré
  • Hôtel de Polignac situé au no 23 de la rue Saint-Honoré
  • Hôtel de Conti situé au no 27 de la rue Saint-Honoré
  • Hôtel d'Alligre situé au no 29 de la rue Saint-Honoré
  • Hôtel du Tambour situé au no 27 Boulevard Magenta
  • Hôtel de Pompadour est situé rue de l'Arbre Sec. Ce pavillon fut construit par Gabriel pour la maîtresse du roi Louis XV. Elle avait fait aménager aussi un jardin botanique et une ménagerie pour distraire le roi de sa mélancolie.
  • Le Musée Napoléonien d'Art et d'Histoire militaire : il présente dans huit salles des collections d'armes et d'uniformes remontant au XVIe siècle.Certaines pièces furent données au musée par l'Impératrice Eugénie. C'est le troisième musée de France par l'importance et la qualité de ses collections.
  • Le Musée des Arts Figuratifs rassemble des œuvres de peintres contemporains.
  • Le Musée national des prisons, ouvre ses portes au grand public, uniquement sur rendez-vous, dans le cadre de visites groupées sous la conduite d'un conférencier.
  • L'obélisque situé au carrefour de l'Obélisque. Il fut élevé en 1786 par M. de Cheyssac, Grand Maitre des Eaux et Forêts, en l'honneur de Marie-Antoinette et de ses enfants.
  • Jadis, Place Denecourt, le monument de Rosa Bonheur, était un taureau en bronze œuvre de la grande artiste même, sur un socle avec quatre bas-reliefs représentant son portrait et trois de ses tableaux[12], ce monument, inauguré en 1901, n'existe plus, il a été fondu durant la Seconde Guerre mondiale.

Le cheval[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hippodrome de Fontainebleau.

Fontainebleau, capitale du cheval et ville équestre, est dotée d'installations équestres prestigieuses comme :

  • Le Centre sportif d'équitation militaire (CSEM) : installé dans les anciennes écuries du château, ce centre forme les cavaliers et les chevaux militaires pour l'instruction et la compétition.
  • Le Grand Parquet et le terrain de la Salamandre (propriété militaire) : cet espace accueille notamment la Grande Semaine de l'élevage ou le Concours complet international de Fontainebleau.
  • l'Hippodrome de Fontainebleau de la Solle
  • d'autres centres équestres

C'est à Bois le roi dans le canton de Fontainebleau qu'eut lieu en 1776, la première course de chevaux sur le mode anglais, au lieu-dit de Sermaise. Le premier essai remporta un grand succès mondain, inauguré par le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Le Comte d'Artois y fit courir un magnifique pur sang.

Le choix de la vallée de la Solle fut déterminé en 1852 par les chasseurs de la Garde. En effet, ceux-ci en garnison à Fontainebleau avaient déboisé cet espace pour l'utiliser comme terrain de manœuvre.

Après leur départ, des jeunes y organisaient des courses dans une ambiance familiale. Le site étant idéal pour les courses de chevaux, il fut décidé d'y construire un hippodrome. Ce fut fait en 1862. Il fut inauguré par le couple impérial. Il est toujours l'un des plus beaux hippodromes de France.[réf. nécessaire]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Fontainebleau (dessert) et Chasselas de Thomery.

Fontainebleau et le cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux films ont été tournés à Fontainebleau[13] : au château (voir Château de Fontainebleau), dans la forêt (voir Forêt de Fontainebleau), dans la prison-musée :

et en ville :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Souverains, Souveraines, Présidents français[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Autres personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Fontainebleau Blason Tiercé en fasce : au premier, d’or, à l'aigle d'Empire de sable ; au deuxième, d'azur à la fasce ondée d'argent ; au troisième, d'argent à la salamandre enflammée de gueules ; au canton des villes de seconde classe brochant[15]
Ornements extérieurs 
Ornement des villes de seconde classe, à savoir : Timbré d'une couronne murale à sept créneaux d'argent portant sur son bandeau un double F d'or, soutenue d'un caducée de même auquel sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l'un à dextre de chêne, l'autre à senestre d'olivier aussi d'or, noués et rattachés par des bandelettes d'azur.
Détails Octroyé par Napoléon III par décret du 25 juin 1864[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Hébert et Thierry Sarmant, Fontainebleau : mille ans d'histoire de France, Paris, Tallandier,‎ 2013, 448 p. + 16 p. d'illustrations hors texte p. (ISBN 979-1-021-00099-5)
  • Maurice Toesca, Les grandes heures de Fontainebleau, Paris (SFELT), 1950, 280 pages (ill.); réédité ultérieurement.
  • Guides Joanne, Fontainebleau et la forêt, Paris, Hachette,‎ 1914, 72 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ville à 30
  2. Réseau de bus Aérial sur le site de la Communauté de communes du Pays de Fontainebleau
  3. a, b et c – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 295b
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Colas, Thierry; Blazek, Matthias: Pompes à bras et pompiers à Fontainebleau: L'Historique des Sapeurs-Pompiers de Fontainebleau 1811–1999, Fontainebleau 1999, p. 65.
  7. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  8. Résultats des élections présidentielles de 2012 à Fontainebleau
  9. Résultats des élections européennes de 2014 à Fontainebleau
  10. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 03/2014).
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Guide Baedeker, Nord-Est de la France, édition de 1903, p. 195.
  13. Si Fontainebleau m'était filmé… (1908-2008, 100 ans de cinéma), Jean-Jacques Jelot-Blanc, éditions du Puits-Fleury
  14. « Le Second-Empire », sur http://www.musee-chateau-fontainebleau.fr,‎ inconnue
  15. a et b Site de la mairie