Guignes

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Guignes
Mairie de Guignes.
Mairie de Guignes.
Blason de Guignes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Arrondissement de Melun
(Melun)
Canton Canton de Mormant
Intercommunalité Communauté de communes de l'Yerres à l'Ancoeur
Maire
Mandat
Jean Barrachin
2014-2020
Code postal 77390
Code commune 77222
Démographie
Gentilé Guignois
Population
municipale
3 364 hab. (2011)
Densité 592 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 11″ N 2° 47′ 59″ E / 48.6364, 2.7997 ()48° 38′ 11″ Nord 2° 47′ 59″ Est / 48.6364, 2.7997 ()  
Altitude Min. 73 m – Max. 107 m
Superficie 5,68 km2
Localisation

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Guignes

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Guignes

Guignes[1] (prononcé [giɲ ]), anciennement Guignes-Rabutin, est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Guignois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Guignes est située dans la région Île-de-France, à l'ouest du département de la Seine-et-Marne et au sud-ouest de la région naturelle de la Brie. La commune appartient au canton de Mormant et à la Communauté de communes de l'Yerres à l'Ancoeur.

La commune se trouve à 7,6 km au nord-ouest du chef-lieu du canton, Mormant[3], à 14,9 km au nord-est de la ville préfecture, Melun[4], et à 41,4 km au sud-est de la capitale, Paris[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Guignes.
Rose des vents Chaumes-en-Brie Rose des vents
Yèbles N Verneuil-l'Étang
O    Guignes    E
S
Andrezel

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se situe à l'ouest de la région naturelle de la Brie, vaste plateau situé dans la partie orientale du bassin parisien.

L’altitude minimale est de 73 m à l'est de la commune au niveau du ru de l'Avon lorsqu'il quitte le territoire de Guignes. L'altitude maximale étant de 107 m au nord de la commune dans les Bois de Vitry.

Guignes est située au sud-est du bassin parisien qui est une région géologique sédimentaire.

D'une superficie de 568 ha, la commune est constituée aux deux tiers d'espaces ruraux. Des espaces boisés occupent tout le nord de son territoire, alors que des parcelles de cultures permanentes occupent sa partie sud. L'espace urbain étant concentré en son centre[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Routes, hameaux et cours d'eau.

Le territoire de la commune de Guignes est traversé d'est en ouest par le ru d'Avon, un affluent gauche de l'Yerres.

Climat[modifier | modifier le code]

Guignes, située à l'ouest du département de la Seine-et-Marne, bénéficie d'un climat semi-océanique tempéré dit aussi « océanique dégradé » ou « de transition »[7], c'est-à-dire influencé tout à la fois par l'océan Atlantique et les masses d'air continentales venues d'Europe de l'Est. Les hivers sont en général relativement doux et humides et les étés modérément chauds. Les températures varient de 0,4 °C en hiver (moyenne du mois de janvier) à 24,3 °C en été (moyenne du mois de juillet). La pluviosité est assez faible, les précipitations, bien réparties tout au long de l'année, ne dépassant pas 700 mm par an[8].

Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Melun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.

Données climatiques à Guignes.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8 11 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Température moyenne (°C) 3 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Ensoleillement (h) 56,3 81,7 134,4 172,2 200,7 219,8 241,3 216,5 175,9 125,8 74,5 49,6 1 748,8
Précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun de 1948 à 2002[8].


Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route départementale D619 (ex nationale 19) à la sortie sud-est de Guignes.

La ville de Guignes se situe au croisement de l'actuelle route nationale 36, traversant Guignes du sud-ouest au nord-est et reliant Melun à Meaux, et de l'ancienne route nationale 19 (actuelle route départementale D319 de Brie-Comte-Robert à Guignes et route départementale D619 de Guignes à Provins) traversant Guignes du nord-ouest au sud-est et reliant Paris à Provins. Les routes départementales D99 et D402 relient Guignes à Verneuil-l'Étang.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Guignes est desservie par les lignes 01, 14, 20, 32, 34, 35 et 37 du réseau de bus Darche-Gros et la ligne 21 du réseau de bus SETRA.

La gare de Verneuil-l'Étang, située à 2,5 km au nord-est de Guignes, est la gare la plus proche. Elle est desservie par les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P) et permet de relier Paris en 35 minutes environ.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La rue de Troyes, dans le centre-ville de Guignes.

La commune de Guignes est composée outre le centre-ville de plusieurs hameaux et lieux-dits dont Vitry, le Moulin de Gratteloup, les Planches, le Chêne, le hameau de la Vallée et les Champs.

L'habitat est essentiellement constitué de maisons individuelles, de pavillons et de quelques immeubles d'habitation de petites hauteurs.

En 2013, l'aménagement de la ZAC de la « Pièce du Jeu » a débuté. Il s'agit d'un programme immobilier d'une superficie de 13 ha, composé de maisons individuelles, de petits immeubles, d'un groupe scolaire et d'un parc public[9].

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 297, alors qu'il était de 984 en 1999[a 1]. Parmi ces logements, 93,2 % étaient des résidences principales, 1,0 % des résidences secondaires et 5,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 65,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 33,6 % des appartements[a 2]. La proportion des résidences principales propriétés de leurs occupants était de 64,7%, celles des locataires était de 33,4 %[a 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village de Guignes a porté différents déterminants complémentaires : Guignes-la-Putain, Guignes-Rabutin et Guignes-en-Brie. La commune s'appelle désormais Guignes.

Les érudits locaux ne proposent aucune explication étymologique au nom de Guignes[10],[11]. Par contre, certains toponymistes ont vu dans Guignes, mentionné sous la forme Guygne en 1385, une variante probable du nom de Guînes (Pas-de-Calais, Gisna 807), qu'ils interprètent comme l'anthroponyme germanique Wiso, suivi du suffixe -ina marquant un domaine rural (sous-entendu villa)[12], c'est-à-dire *Wisina (villa). On retrouverait ce nom de personne germanique dans Guigny (formé avec le suffixe -iniacum) et les différents Guignecourt, Guinecourt-court a été ajouté postérieurement[13]. On peut objecter que si le nom de personne germanique Wiso peut expliquer Guignes, ce n'est pas le cas pour les autres toponymes du nord de la France, car les formes anciennes et les formes modernes attendues devraient être du type *Wîne, *Wigny, *Wi(g)ne[court], *Wi(g)ni[court], *Vi(g)ne[court], *Vi(g)ni[court].

De même, en l'absence de forme plus ancienne que Guygne pour Guignes, il est difficile d'étayer cette hypothèse, car même si le [w] initial de Wiso convient bien sur le plan phonétique (cf. l'étymologie des mots français en gue-, gui-. [w] germanique est régulièrement passé à [g] en français central[14], ce qui n'est pas le cas en picard ou en champenois où il s'est maintenu), il n'y a en revanche aucune trace d'un [s] justifiant une racine Wis-. En fin de compte, seul un élément initial Wi- semble assuré, car il rend compte de la syllabe Gui-.

L'existence de différents déterminants complémentaires s'explique par des anecdotes historiques. En effet, au cours de la guerre de Cent Ans, la garnison du château seigneurial s'étant rendue sans combattre, Guignes a été surnommé « Guignes la Putain » (ou « Guignes la Putin »)[15]. Ce nom, peu flatteur, a été transformé en Guignes-Rabutin au XVIIe siècle[16],[17].

Le principal hameau de Guignes, Vitry, s'est aussi appelé Vitry-Corbat, Vitry-Coubert et Vitry-en-Brie[10]. Vitry remonte à un type toponymique gallo-roman fréquent *VICTRIACU (> Vitry, Vitré, Vitrac, etc.), souvent latinisé dans les textes en Victoriacum (ou Victoriacus), formé de l'anthroponyme gallo-roman Victrius, variante du latin Victorius, avec le suffixe d'origine gauloise -acum. Le complément Coubert, fait référence à Coubert, dont les comtes étaient seigneurs du hameau de Vitry.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de Seine-et-Marne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plan de Guignes à la fin du XIXe siècle.

Avant de devenir une commune, Guignes est un hameau de la paroisse de Yèbles[11].

Au Moyen Âge, l'histoire de Guignes et du hameau de Vitry est liée à celles des seigneurs de Coubert. Le manoir féodal appartient aux familles de Vitry-Tournan, de Villiers (apparentés aux de Villiers de L'Isle-Adam), de Montmorency, puis aux l'Hospital-Vitry, famille originaire d'Italie.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Blason de la famille des de L'Hospital, seigneurs de Guignes.

En 1488, le seigneur du village de Guignes est Adrien de L'Hospital. En 1545, c'est François de L'Hospital, ascendant de François de L'Hospital et de son frère Nicolas de L'Hospital, qui est le seigneur de Guignes et des hameaux de Vitry (Guignes), de Vernouillet (Verneuil-l'Etang) et de Nogent (Yèbles)[11],[10],[15].

En 1743, les notables du village de Guignes demandent à l’archevêque de Sens, Jean-Joseph Languet de Gergy, l'autorisation de bâtir une église et d'y ériger une nouvelle paroisse. Le curé de la paroisse de Yèbles, dont dépendait Guignes, ayant donné son accord préalable sous condition de compensation financières et de participation des habitants de Guignes aux travaux de rénovation de l'église de Yèbles. Le 1er octobre 1744, Samuel-Jacques Bernard, fils du financier Samuel Bernard, comte de Coubert et seigneur de Yèbles, de Vitry et de Guignes, fait don des terrains nécessaires à la construction de la nouvelle église et de ses dépendances, et s'engage à concourir pour les deux tiers aux dépenses. L'archevêque de Sens donne alors, le 8 décembre 1744, son autorisation pour la construction de l'église et l'érection de Guignes en paroisse distincte de celle de Yèbles. Et, comme il s'y était engagé, le comte de Coubert fait construire l'église de Guignes en 1745[11],[15].

Durant la Révolution, la commune prend le nom de Guignes-Libre[10].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'ancienne station du tramway à Guignes.

De 1901 à 1934, la commune de Guignes est desservie par le tramway de Verneuil-l'Étang à Melun. Cette ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique, surnommée le « Tacot de Verneuil », reliait Melun à Verneuil-l'Étang[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique locale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[19].

La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Melun et politiquement au canton de Mormant représenté par le conseiller général Christian Cibier (PS) et à la troisième circonscription de Seine-et-Marne représentée par le député Yves Jégo (PR-UMP).

La commune est membre de la communauté de communes de l'Yerres à l'Ancoeur qui regroupe neuf communes[20]. En outre, Guignes fait partie de cinq syndicats intercommunaux (SI) : le SI d'aménagement du ru d'Avon, le SI du collège de Mormant, le SI d'études pour la production et le traitement de l'eau potable de Verneuil-l'Étang, le SI de fonctionnement du foyer résidence pour personnes âgées de Mormant et SI de traitement des eaux usées de Yèbles et Guignes-Rabutin[21].

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune disposait d’un budget de 4 786 000 € dont 2 894 000 € de fonctionnement et 1 892 000 € d’investissement[22], financés à 42,61 % par les impôts locaux avec des taux d’imposition fixés à 22,57 % pour la taxe d'habitation et 19,22 % et 60,29 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[23]. Cette même année, la dette cumulée de la commune s’élevait à 1 450 000 €[24].

L’Insee attribue à la commune le code 77 2 22 222[1]. La commune de Guignes est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 217-702-224[25].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1790[11]
Période Identité Étiquette Qualité
31 janvier 1790 1792 Jean-Baptiste Jouzon    
mars 1792 décembre 1792 Nicolas Jouas    
16 décembre 1792 25 décembre 1792 François Deguingand    
1792 1794 Pierre Jadin    
1794 1795 Étienne Thomas    
1795 1807 Godefroy Lesoua    
1807 1847 Godefroy-Urbain Lesoua    
1847 1858 Camille Loyver    
1858 1861 Auguste Lesoua    
1861 1871 Tissier Charles    
1871 1873 Louis-Victor Brazillier    
1876 1887 Joseph Mocin    
1887   Nicolas-Louis-Victor Ledreau    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean Barrachin    
mars 2008 en cours Jean Barrachin    

Services publics[modifier | modifier le code]

Le bureau de poste de Guignes.

La commune dispose d’un bureau de poste[26].

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie nationale de Chaumes-en-Brie[27]. La commune dispose en outre d'un Centre d'incendie et de secours (CIS)[28].

Guignes relève du tribunal d'instance de Melun, du tribunal de grande instance de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Melun, du conseil de prud'hommes de Melun, du tribunal de commerce de Melun, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[29].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 23 août 2013, Guignes n'est jumelée avec aucune commune[30].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 364 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
727 788 802 822 885 879 924 928 913
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
987 1 010 1 045 964 1 000 985 1 012 1 098 1 056
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 163 1 068 1 062 1 011 1 031 1 135 1 084 1 039 1 056
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 049 1 514 1 687 1 978 2 285 2 412 2 969 3 116 3 364
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Guignes est située dans l'académie de Créteil. La ville administre un groupe scolaire qui comprend une école maternelle et deux écoles primaires[33]. Les collèges à proximité sont : le collège Charles Péguy de Verneuil-l'Étang et le collège Nicolas Fouquet de Mormant. Les lycées de proximité sont : le lycée professionnel SNCF de Chaumes-en-Brie, le lycée Clément Ader de Tournan-en-Brie et le lycée La Tour des Dames de Rozay-en-Brie.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. Le centre hospitalier le plus proche est celui de Melun[34]. Quatre médecins[35], trois chirurgiens-dentistes[36] et une pharmacie [37] sont installés dans la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un complexe sportif composé d'une salle polyvalente, de courts de tennis, et d'un terrain de football sur lequel évoluent les équipes de football de l'« Entente Chaumes-Guignes-Champeaux ».

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que l’hebdomadaire La République de Seine-et-Marne, relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France et d'IDF1.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : l'Hyppocampe, le magazine de la Communauté de communes de l'Yerres à l'Ancoeur[38] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[39] et le le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[40].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Guignes fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Mormant » au sein du diocèse de Meaux. Le lieu de culte est l'église Saint Jacques le Mineur[41].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 34 640 €, ce qui plaçait Guignes au 6 979e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[42].

En 2009, 63,3 % des foyers fiscaux étaient imposables[a 4].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 203 personnes, parmi lesquelles on comptait 76,58 % d'actifs dont 71,22 % ayant un emploi et 5,36 % de chômeurs[a 5].

Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2009[a 5].
Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 2 203 100,0%
Actifs 1 687 76,58 %
Actifs ayant un emploi 1 569 71,22 %
Chômeurs 118 5,36 %
Inactifs 516 23,42 %
Élèves, étudiants 200 9,10 %
Retraités ou préretraités 154 7,00 %
Autres inactifs 161 7,30 %

Toujours en 2009, on comptait 536 emplois dans la zone d'emploi, contre 450 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 577, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 34,0 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour trois habitants actifs[a 6].

Parmi la population active de Guignes, la catégorie des employés est la catégorie socioprofessionnelle la plus représentée avec 33,88 % de la population. Puis, viennent les ouvriers (25,69 %) et les professions intermédiaires (23,61 %)[a 7].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009[a 7].
Nb. Personnes Pourcentage
Ensemble 1 783 100,0%
Agriculteurs exploitants 4 0,22 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 67 3,76 %
Cadres et professions intellectuelles sup. 229 12,84 %
Professions intermédiaires 421 23,61 %
Employés 604 33,88 %
Ouvriers 458 25,69 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Un champ de blé moissonné à Guignes.

Au 31 décembre 2010, Guignes comptait 171 établissements : 3 dans l’agriculture-sylviculture, 7 dans l'industrie, 30 dans la construction, 98 dans le commerce-transports-services divers et 33 étaient relatifs au secteur administratif[a 8].

En 2011, 14 entreprises ont été créées à Guignes[a 9], dont 12 par des auto-entrepreneurs[a 10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-Le-Mineur.
  • L'église Saint-Jacques-Le-Mineur, datant du XVIIIe siècle, est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1926[43].
  • la ferme de Vitry, ancien château fortifié.
  • Le lavoir de la fontaine Sainte-Anne.
  • Le square du Belvédère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Guignes Blason Taillé: au 1er d'azur à deux cerises de gueules tigées et feuillées de sinople, au 2e d'azur à la gerbe de blé d'or et à la faux du même, posée en barre, brochante, le fer vidé et dirigé vers la pointe; au filet en barre d'or brochant sur la partition, le tout dans une filière du même.
Détails * Ces armes sont fautives : gueules et sinople sur azur.
Officiel, confirmé par la mairie[44].

Guignes dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Guigne-la-Putain est citée dans une œuvre de Voltaire, « Dialogue entre un plaideur et un avocat » :

L'avocat : « Ah ! Si vos pupilles étaient nés à Guignes-la-putain, au lieu d'être natifs de Melun près de Corbeil ! »
Le plaideur : « Et bien, qu'arriverait-il alors. »
L'avocat : « vous gagneriez votre procès haut la main : car Guignes-la-putain se trouve située dans une coutume qui vous est tout-à-fait favorable ; mais à deux lieux de là c'est toute autre chose. »
Le plaideur : « Mais Guignes et Melun ne sont-ils pas en France ? Et n'est-ce pas une chose absurbe et affreuse, que ce qui est vrai dans un village se trouve faux dans un autre ? Par quel étrange barbarie se peut-il que des compatriotes ne vivent pas sous la même loi ? »
Le plaideur : « C'est qu'autrefois les habitants de Guignes et ceux de Melun n'étaient pas compatriotes. Ces deux belles villes faisaient, dans le bon temps, deux empires séparés ; et l'auguste souverain de Guignes, quoique serviteur du roi de France, donnait des lois à ses sujets : ces lois dépendaient de la volonté de son maître d'hôtel, qui ne savait pas lire, et leur tradition respectable s'est transmise aux Guignois de père en fils; de sorte que, la race des barons de Guignes étant éteinte pour le malheur du genre humain, la manière de penser de leurs premiers valets subsiste encore et tient lieu de loi fondamentale. Il en est ainsi de poste en poste dans le royaume: vous changez de jurisprudence en changeant de chevaux. Jugez où en est un pauvre avocat quand il doit plaider, par exemple, pour un Poitevin contre un Auvergnat !  »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baudrier, Monographie de Guignes : Archives départementales de Seine-et-Marne,‎ 1er janvier 1889 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. a et b EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. a et b EMP T3 - Population active de 15 à 64 ans selon la catégorie socioprofessionnelle.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  10. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche communale », sur le site de l'Insee (consulté le 4 août 2013).
  2. David Malescourt, « Seine-et-Marne > Guignes (77390) », sur le site habitants.fr d'une société commerciale (consulté le 4 août 2013).
  3. « Orthodromie entre Guignes et Mormant », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 15 août 2013).
  4. « Orthodromie entre Guignes et Melun », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 15 août 2013).
  5. « Orthodromie entre Guignes et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 15 août 2013).
  6. « occupation des sols de la commune de Guignes », sur le site internet de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France (consulté le 23 août 2013).
  7. « Les types de climat en France, une construction spatiale », sur le site de la revue européenne de géographie (consulté le 22 novembre 2012).
  8. a et b « Climatologie mensuelle à Melun », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 18 août 2009).
  9. [PDF]« fiche technique de la ZAC de la Pièce du Jeu », sur le site de la une société d’aménagement foncier LOTICIS (consulté le 17 août 2013).
  10. a, b, c et d Maurice Pignard-Péguet, Histoire générale illustrée des départements : Seine-et-Marne : histoire des communes, guerres, seigneuries, anciens monuments, églises, châteaux..., A. Gout (Orléans),‎ 1911 (BNF/Gallica lire en ligne), p. 178
  11. a, b, c, d et e Baudrier, « Monographie de Guignes », sur le site des Archives départementales de Seine-et-Marne (consulté le 17 août 2013)
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  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  14. cf. par exemple l'étymologie de "guigne" Site du CNRTL : étymologie de "guigne"
  15. a, b et c Félix Pascal, Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine et Marne, 1836
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  19. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
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