Bois-le-Roi (Seine-et-Marne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bois-le-Roi et Bois (communes).
Bois-le-Roi
La mairie
La mairie
Blason de Bois-le-Roi
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Seine
Maire
Mandat
Jérôme Mabille
2014-2020
Code postal 77590
Code commune 77037
Démographie
Gentilé Bacots
Population
municipale
5 649 hab. (2011)
Densité 818 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 27″ N 2° 41′ 54″ E / 48.4741666667, 2.69833333333 ()48° 28′ 27″ Nord 2° 41′ 54″ Est / 48.4741666667, 2.69833333333 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 91 m
Superficie 6,91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Bois-le-Roi

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte topographique d'Île-de-France
City locator 14.svg
Bois-le-Roi

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bois-le-Roi

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bois-le-Roi
Liens
Site web ville-boisleroi.fr

Bois-le-Roi est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bacot(e)s.


Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située le long de la Seine (rive gauche) face à Chartrettes sur l'autre rive, à 10 km au sud-est de Melun[1] en lisière de la forêt de Fontainebleau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bois-le-Roi
La Rochette Chartrettes
Bois-le-Roi Fontaine-le-Port
Fontainebleau Samois-sur-Seine

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Brolles, Sermaize, La Cave, la Ruelle.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'avenue de Brolles vers 1910

Les anciens hameaux rattachés à la commune pour créer Bois-le-Roi forment des îlots de constructions indépendants au sein de la commune, séparés par des zones boisées ou de constructions plus récentes. Ces quartiers dont les noms sont encore usités par les Bacots tel Brolles qui abrite l'ensemble le plus typique, était traditionnellement composés d'un château autour duquel prenait place des constructions plus modestes, généralement basses et de la forme d'un rectangle allongé. La pierre utilisée était puisée en forêt de Fontainebleau qui possédait d'importantes carrières.

L'avenue Alfred Roll qui traverse le quartier de Brolles ou l'avenue de Tournezy, accès principal à la base de loisirs qui traverse Sermaize, ont conservé ces maisons très rapprochées débordant sur une voie étroite. Certaines de ces constructions aujourd’hui réhabilitées peuvent dater du XVIe siècle pour les plus anciennes d'entre elles ; la grange sise au numéro 18 de l'avenue Alfred Roll a ainsi conservé sa mangeoire d'origine témoignant du passé rural de la commune. Cette architecture témoin d'un passé très agricole en Seine et Marne est typique des villages du Gâtinais.

Le quartier dit « de la cité » possède le vestige d'un mur d'enceinte qui semble témoigner de l'existence d'une cité dont il est de nos jours difficile de trouver l'origine et de déterminer l'exacte importance. D'anciennes cartes de la commune montre en outre un ensemble de ruines qui, selon la légende, aurait servi à l'édification de la ville de Melun. Cette hypothèse demeure en l'état en l'absence de sources historiques probantes.

Les berges de seine abritent d'imposantes villas du début du XXe siècle telles que « Chante-Merle » et « Le Clos Barbeau » réalisées par l'architecte Louis Périn dans un esprit à la fois néogothique et art nouveau. Ces berges accueillent également la villa « la Roselière » qui rappelle les villas patriciennes ou « le Vieux Logis » dont la façade du XVe siècle fut apporté d’Amiens pour orner ce qui était à l'origine un petit pavillon appartenant à Emile Rochard, directeur du théâtre du Châtelet. Ce dernier, entretenant une liaison avec Sarah Bernhardt, invita régulièrement l'artiste à séjourner à Bois-le-Roi.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Bacot vient du fait qu'au XVIIe siècle, un bac permettait aux voyageurs de traverser la Seine. Bois-le-Roi a pris place à cet emplacement. Pendant la période révolutionnaire, Bois-le-Roi prend le nom de Bois-la-Nation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné en 1260.

Un temple protestant trouvait place dans l'actuelle rue de la Presche, sa démolition fut engagée à la demande du roi Louis XIV, il n'en demeure nulle trace.

Le 11 novembre 1776, un champ de course à Sermaise est inauguré par le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Le Comte d'Artois y fit courir un magnifique pur sang. Il s'agit du premier hippodrome permanent réalisé en France après celui des Sablons à Neuilly-sur-Seine. Bois-le-Roi a accueilli ainsi la première course équestre organisée en France. La proximité de la cour royale sise à Fontainebleau explique cette localisation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1958 1991 Robert Lesourd DVD Pharmacien
1991 2001 Didier Guyot DVD Urbaniste
2001 2002 François Danel RPR Ingénieur
2002 mars 2014 Nicole Delporte DVD Médecin du travail retraitée
mars 2014 en cours Jérôme Mabille [2] DVD Consultant

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bois-le-Roi est jumelée avec[3] :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 649 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 782 828 780 929 896 910 946 916
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907 950 990 975 1 029 1 035 1 118 1 136 1 213
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 314 1 425 1 495 1 514 1 724 1 908 1 943 2 411 2 662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 791 2 782 3 044 3 395 4 744 5 292 5 433 5 452 5 649
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

La Base de plein air et de loisirs de Bois-le-Roi gérée et animée par l'UCPA (Union nationale des centres sportifs de plein air) couvre 73 hectares, dont 8 hectares de plan d’eau. De nombreuses activités peuvent y être pratiquées, qu'elles soient nautiques (planche à voile, baignade,...) ou terrestres (équitation, golf, tir à l'arc, tennis, VTT...).

Économie[modifier | modifier le code]

  • Artisans et commerçants, marché.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre
Château de Brolles
L'écluse de « la Cave »

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, XIIe et XIXe siècle, inscrite au titre des monuments historiques[6].
  • Château de Brolles, bâti en 1862 par Abel Laurent, agent de change à la Caisse des Dépôts de Paris, aujourd'hui Centre de Rééducation Fonctionnelle Infantile.
  • Villas remarquables du XIXe et début du XXe siècle sur les bords de Seine.
  • Écluse de « la Cave » sur la Seine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Bois-le-Roi Blason De gueules à un arbre arraché de sinople*, au chef ondé d'azur bordé d'argent chargé de trois fleurs de lys d'or.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Un arbre pour le bois, un chef de France moderne pour le roi). * Ces armes sont fautives.
Figure sur le site officiel de la commune, aux côtés du logo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Lesourd (ancien maire), Bois-Le-Roi, ma commune.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.viamichelin.fr/
  2. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 04/2014).
  3. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 17 janvier 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Notice no PA00086820 », base Mérimée, ministère français de la Culture