Champigny-sur-Marne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Champigny.
Champigny-sur-Marne
L'hôtel de ville de Champigny-sur-Marne
L'hôtel de ville de Champigny-sur-Marne
Blason de Champigny-sur-Marne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Nogent-sur-Marne
Canton Chef-lieu de quatre cantons[1]
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Dominique Adenot (PCF)
2014-2020
Code postal 94500
Code commune 94017
Démographie
Gentilé Campinois ou Campiniens
Population
municipale
75 800 hab. (2011)
Densité 6 708 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 02″ N 2° 30′ 56″ E / 48.8172222222, 2.51555555556 ()48° 49′ 02″ Nord 2° 30′ 56″ Est / 48.8172222222, 2.51555555556 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 106 m
Superficie 11,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne

Voir sur la carte administrative du Val-de-Marne
City locator 14.svg
Champigny-sur-Marne

Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne

Voir sur la carte topographique du Val-de-Marne
City locator 14.svg
Champigny-sur-Marne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Champigny-sur-Marne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Champigny-sur-Marne
Liens
Site web champigny94.fr

Champigny-sur-Marne est une commune d'Île-de-France, située dans le Val-de-Marne, au sein de la banlieue sud-est de Paris, sur la Marne. Ses habitants sont appelés les Campinois ou Campiniens. Elle est une des 27 municipalités communistes de la banlieue parisienne[2] parmi les 806 en France, et ce, depuis les élections municipales de 2008.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire de Champigny-sur-Marne en rouge.
Localisation de Champigny-sur-Marne dans la petite couronne parisienne.

La commune se situe au nord-est du Val-de-Marne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nogent-sur-Marne Le Perreux-sur-Marne Bry-sur-Marne Villiers-sur-Marne Rose des vents
Joinville-le-Pont N Le Plessis-Trévise
O    Champigny-sur-Marne    E
S
Saint-Maur-des-Fossés Saint-Maur-des-Fossés Chennevières-sur-Marne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Marne coule le long du territoire de la ville et marque une délimitation avec Nogent-sur-Marne et Le Perreux-sur-Marne au nord, ainsi que Saint-Maur-des-Fossés au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Grande Ceinture, une ligne de chemin de fer qui contourne Paris, et qui accueillait les voyageurs jusqu'à la seconde Guerre mondiale et dont on voit ici la gare de Plant-Champigny.
La ligne n'a plus, aujourd'hui, qu'un trafic marchandises

Voies routières[modifier | modifier le code]

Trois ponts routiers franchissant la Marne assurent la communication avec les communes voisines  : le pont de Nogent au nord avec Nogent-sur-Marne, le pont du petit Parc et le pont de Champigny au sud avec Saint-Maur-des-Fossés.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[3][modifier | modifier le code]

Quartiers Champigny-sur-Marne
  • Maroc / Fourchette / Polangis
  • Plant / Tremblay
  • Centre-ville / Coteaux
  • Quatre-Cités / Simonettes
  • Plateau
  • Cœuilly / Village Parisien
  • Mordacs / Cœuilly
  • Bois-l'Abbé / Cœuilly
  • Les Perroquets / Cœuilly

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, le nom Champigny viendrait de « champagne », vaste plaine de craie, couverte de vignoble. D'après le latiniste Gaffiot, il s'agit de la traduction du mot latin Campiniacum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Champigny-sur-Marne est divisée en quatre cantons, mais n'est chef-lieu que de trois d'entre eux :

La quatrième partie de la commune appartient au canton de Bry-sur-Marne (8 534 habitants pour la partie campinoise). Il est représenté au conseil général par Dominique Roblin (UMP)[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le premier maire élu se nommait Contamine. Il siégea de 1790 à 1791. Il fut destitué, sur plainte des habitants de Cœuilly, grâce au nouveau droit de pétition, par Jean Sylvain Bailly maire de Paris. Pranville, curé de la paroisse, fut élu à sa place par les « grands électeurs » le 16 juin 1791. Il le restera jusqu'au 8 juillet 1794 (20 messidor an II). Théophile Daussy a présidé la délégation spéciale de Pétain (1940-41). Le gouvernement de Vichy nomma Gabriel Jobelin[8] maire pendant l'Occupation (1941-44). Louis Merlane est élu maire à la Libération (1944-45).

Depuis 1945, quatre maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1950 René Émile Desvilettes SFIO Agent EDF
1950 avril 1975 Louis Talamoni PCF Sénateur
mai 1975 novembre 2004 Jean-Louis François Bargero PCF Conseiller général (1976-2001)
novembre 2004 en cours Dominique Adenot PCF Président de l'ANECR depuis 2010

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2009, la ville bénéficie de trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 75 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 434 1 286 1 210 1 263 1 434 1 459 1 533 1 619 1 610
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 030 1 944 2 353 2 190 2 813 3 084 3 896 4 624 5 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 655 8 555 10 426 13 571 20 289 27 450 28 883 30 239 36 903
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
57 876 70 419 80 291 76 176 79 486 74 237 74 863 75 800 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Trois lycées polyvalents :

  • Langevin-Wallon : 1449e/1912 (classement national)[12]
  • Louise-Michel : 1884e/1912[13]
  • Marx-Dormoy : 1838e/1912[14]

Un lycée professionnel :

Six collèges :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Champigny Plage :

Chaque année, la ville de Champigny-sur-Marne propose le festival "Champigny Plage". Il a lieu une bonne partie du mois de juillet.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • 3 complexes sportifs (Auguste-Delaune, {stade-dojo-gymnase-piscine} Nelson-Mandela, {rugby-tennis} Jean-Guimier, {piscine-gymnase})
  • 9 gymnases (dont Delaune et Guimier) (Daniel-Féry, Paul-Émile-Victor, Pascal-Tabanelli, Maurice-Baquet, Léo-Lagrange, Simone-Jaffray, Jesses Owens)
  • 3 salles de sport : tennis de table, boxe-Haltérophilie-musculation, escrime
  • 4 stades (dont Delaune) (René-Rousseau, Léon-Duprat, Charles-Solignat)
  • 1 patinoire ( dont le club de hockey sur glace " les Elans de champigny" )
  • 1 base nautique : cette ancienne baignade des années 1930, avec ses galeries, cabines et balcons, accueille des activités de canoë-kayak et d'aviron
  • 1 boulodrome

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Saturnin a été classée monument historique le 23 mai 1913. Des controverses attribuent à cette église une influence de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris mais il est probable qu'elle fut bâtie cinquante ans auparavant. De Pointis[Qui ?] y gît sous une dalle. Elle est située au centre du vieux Champigny. Elle a été restaurée dans les années 1980. C'est un très intéressant édifice de style gothique du XIIIe siècle avec un clocher et une base de façade du XIIe siècle. À l'intérieur, il est possible d'admirer un très élégant triforium surmonté d'oculi. Au revers du banc d'œuvre, un beau panneau de bois sculpté polychrome du XIVe siècle représentant le Christ au Jardin des Oliviers et devant Ponce Pilate.
  • La chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, XVIIIe siècle, située au 2 rue de l'Abreuvoir, est l'ancienne chapelle du château de Cœuilly.
  • L'église Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, construite dans les années 1960, fut inaugurée par Monseigneur Feltin, archevêque de Paris.

Château de Cœuilly[modifier | modifier le code]

Le château de Cœuilly, propriété de la famille Bochart, par dot de Jeanne Simon à Jean II Bochart (1593), et ce jusqu'à Jean-Baptiste-Gaspard Bochart (né en 1730), premier président au Parlement de Paris, mathématicien, astronome, avocat, membre de l'Académie des sciences en 1781. Il fut dénoncé comme anti-révolutionnaire, arrêté le 18 décembre 1793 et guillotiné le 20 avril 1794.

Pendant la guerre de 1870, la Kommandatur prussienne s'y installa.

Le pont de Champigny en 2010

Pont de Champigny[modifier | modifier le code]

Le pont de Champigny fut reconstruit en 1842 avec 5 arches en charpente. Il est détruit en partie sur ordre de l'armée française lors du siège de Paris durant la guerre de 1870. Le pont était, en effet, un enjeu formidable pour les armées allemandes dans leur avancée vers Paris. Le pont saute le 12 septembre 1870. Avec la destruction des autres ponts situés sur la Marne (Bry, Joinville), la Marne est redevenue une barrière naturelle stoppant l'avance allemande.

Le pont est reconstruit avec tablier métallique en 1872. Le pont actuel date de 1934 (inauguré par Pierre Laval[réf. nécessaire]).

Le pont de Champigny-sur-Marne après sa destruction le 12 septembre 1870.

Fort de Champigny[modifier | modifier le code]

  • Le fort de Champigny (sis rue A.Briand à Chennevières), construit après la guerre 1870-71, il était destiné à la défense de la capitale. Ce fort est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (16/05/1979).(visite guidée).

Maisons remarquables[modifier | modifier le code]

  • Maison, rue du Four, lieu où s'installa la municipalité à son retour "d'exil" à Paris depuis 1871. Cette maison est, par sa façade marquée d'éclats d'obus, la seule trace restante de Champigny-la-Bataille
  • La maison scandinave, due à Charles Garnier, pour l'exposition universelle de 1889, maison toute de bois sur socle de pierre. Inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1995.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le parc du Tremblay, parc de loisirs créé en 1976 à la demande du député Gaulliste Roland Nungesser et géré par le département et la ville de Paris. Sur une étendue de 73 hectares, ce lieu propose aux petits et aux grands espaces verts, parcours sportifs, jeux, terrains de sports… Il est implanté sur l'ancien champ de courses du Tremblay, réalisé en 1906.
  • Le parc départemental du Plateau, situé entre les rues de Bernaü et l'avenue Marx-Dormoy, s'étend sur 19 hectares. C'est un espace diversifié, avec esplanades, allées de détente, terrasse et belvédère sur la vallée de la Marne et Paris. Ces jardins thématiques, jardin des plantes, bambouseraie, érablière, verger, vignoble et prairies fleuries en font un lieu de découvertes horticoles. Le sport y trouve naturellement sa place avec des aires spécifiques et de pique-nique. Également lieu d'histoire et de culture. Le site a été marqué par de violents combats en 1870 et il abrita le plus grand bidonville de France dans les années 1960.
  • L'Île de l'Abreuvoir (0,20 ha) réserve naturelle départementale. Lors de visites (en groupe uniquement), on peut y découvrir l'étonnante biodiversité de ce milieu préservé.
  • L'île Pissevinaigre (0,40 ha) grandement boisée et colonisée par une végétation typique des bancs de vase dont la cuscute d'Europe.
  • Îles des Gords, deux îles de 0,43 ha, où l'on trouve une végétation de type forestier. La présence de vase favorise le développement de plantes rares comme la moutarde noire et le soucher brun. Sur ces réserves naturelles départementales, la faune y croît avec des espèces remarquables : la vespertilion de Daubenton (chauve-souris), le martin-pêcheur d'Europe, la grande aeschne (libellule).

Des œuvres d'artistes contemporains y sont exposées :

  1. Conditions 6 de Jean Clareboudt
  2. Cascade de Irmgard Sigg
  3. Table d'orientation de Sylvie Sandjian
  4. Systèmes de pliage d'Éric Solé.

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif
  • Fresque la vie de Saint-Joseph -1943- (église Saint-Joseph du Tremblay)
  • Jésus tombe pour la seconde fois -1938- (église Sainte-Bernadette)
  • Fonts baptismaux -1934- (église Sainte-Bernadette)
  • Vitraux -1956- (église Sainte-Libératrice du Plant)
  • Repas pantagruélique des Marmousets (hall de la mairie)
  • Œuvre de Gérard Vincent (école Anatole-France)
  • Formes mathématiques (lycée Langevin-Wallon) bas-relief en cuivre de Francis Burette -1967-
  • Œuvre de Jean-Michel Dalbin -1974- pour le lycée Marx-Dormoy (visible par la rue du Monument)
  • Pleureuses (cimetière)
  • Table du café Le Croissant, dessus en marbre, tour en bois, sur laquelle fut assassiné Jean Jaurès le 31 juillet 1914, donnée par Albert Wiedmer propriétaire du café, à la commune en souvenir d'Albert Thomas.
  • Les Guinguettes (île du Martin Pêcheur) (Moulin Vert)
  • La foire aux cochons (début novembre) réhabilitée dans les années 1970, sa tradition remonte à 1563.

Statues remises à la ville, mais toujours possession de la ville de Paris (les 4 dernières ayant disparu ?) :

  • François Villon escollier, non identifiée comme telle. Bronze de Jean-François Etcheto (1853/1889) (installée square Monge à Paris en 1883) . Elle serait l'une des trois rescapées, cachées par la résistance à Paris, des destructions ordonnées par Vichy, pour être fondues, pour fournir les nazis. Déposée à Champigny depuis 1950.(angle des rues E.Reclus/Côte d'or)
  • Chienne dogue de forte race avec ses petits, fonte de fer peinte de Pierre Louis Rouillard (1820/1881).(angle rue Proudhon/K.Marx).
  • Les Hirondelles, marbre de Peiffer -1878- Déposée à Champigny depuis 1947.(centre technique rue de la Plage)
  • Le Préféré, (petite fille et l'agneau) marbre de Peyre. Déposée à Champigny depuis 1942 (CMS Maurice-Ténine).
  • Le Charmeur de serpents, bronze -1923-par Albert Aublet (1851/1938) (place de la Résistance). Déposée à Champigny depuis 1950.
  • Le Petit Chat, marbre de Bianchi -1910- (H.1m36) représentant un enfant nu un chat dans les bras un autre à ses pieds.
  • Le Terrassier roi de Paris, marbre de Bailly (H.2m30) installée place de la Fontaine en 1942. Remise à Champigny en 1938. Cette statue fut décapitée puis disparue lors des travaux de l'A4 en 1974. (enterrée dans les carrières stade N. Mandela ?)
  • Confidences, marbre de Couteilhas -1920-. Remise à Champigny en 1950.
  • Homme assis, bronze de Alfred Benon -1936- Stade René-Rousseau. Volée en 1999

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Centre Départemental de Documentation Pédagogique à Champigny
  • 4 centres culturels (Gérard-Philipe, Olivier-Messiaen (anciennement centre de loisirs Albert-Thomas), Youri-Gagarine, Jean-Vilar)
  • 4 bibliothèques et médiathèques (Jean-Jacques-Rousseau, André-Malraux, Gérard-Philipe, La Ribambelle)
  • 1 cinéma (studio 66)
  • 1 conservatoire (Olivier-Messiaen)
  • 1 école d'arts plastiques (Maison des arts plastiques Claude-Poli)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vladimir Titov, artiste peintre né à Moscou (ex-URSS) en 1950.

  • Marie-Françoise de Beauharnais (1757-1822), épouse de son cousin, François de Beauharnais (1778), et donc belle-sœur de Joséphine. Réfugiée à Champigny (1793), à la suite de la loi sur les nobles, chez une dame Sarobert.
  • Albert Thomas, né à Champigny le 16 juin 1878, mort à Paris (gare de l'Est) le 08 mai 1932, député socialiste, ministre de l'Armement (1916-1918) et directeur du BIT (1921-1932), maire de la ville de 1912 à 1921. Une rue et une école honore ce personnage. Il est inhumé au cimetière du centre.
  • Le colonel-vicomte de Mandat de Grancey (1831-1870), fut tué à Champigny durant la Guerre franco-prussienne de 1870. Il était né au rue des Saussaies à Paris. Un rond-point honore ce combattant.
  • Samuel Benchetrit, né à Champigny le 26 juin 1973, écrivain, acteur, scénariste, réalisateur, metteur en scène français.
  • Guy Bontempelli, né à Champigny-sur-Marne en 1940, auteur-compositeur interprète. Il vit actuellement à Buis-les-Baronnies dans la Drôme.
  • Jacques Inaudi, (13 octobre 1867 Italie - 10 novembre 1950, Champigny) calculateur prodige, a fini ses jours rue Saint-Eugène. Il est inhumé au cimetière du centre.
  • Étienne Brûlé, né à Champigny vers 1592, aventurier et coureur des bois au Canada, vivant dans une tribu huron. Il fut l'interprète de cette langue pour Champlain. Cette communauté pratiquant l'anthropophagie, il disparut vers 1633, sans doute, de cette cause.
  • Baron de Pointis, (Jean-Bernard Louis Desjean) (1645, en Bretagne - 24 avril 1707, Champigny), seigneur de Champigny par location. Corsaire, amiral, chef d'escadre, directeur des corsaires (après Jean Bart). Il prit part à de nombreuses expéditions aux côtés de Duquesne et Tourville. Il fit bombarder Carthagène (Colombie) en 1697, ce qui lui rapporta une rente conséquente de Louis XIV.
  • Georges Marchais, (7 juin 1920, La Hoguette - 16 novembre 1997, Paris), secrétaire général du PCF de 1972 à 1994, député du Val-de-Marne (1973/1997), a vécu à Champigny et y repose au cimetière du centre. Une rue porte son nom.
  • Angelin Preljocaj, chorégraphe, a grandi à Champigny-sur-Marne. Ses ballets furent un temps installés rue Guy-Môquet.
  • Mélanie Quentin, (6 février 1946, Neuilly-sur-Seine), sculpteur. Ses œuvres Hommage à Tati et Mon Oncle sont visibles à Saint-Maur-des-Fossés.
  • Tonton David (David Grammont) (12 octobre 1967, La Réunion), chanteur de reggae, a vécu à Champigny-sur-Marne et y a installé son studio d'enregistrement.
  • Séverine Vandenhende (12 janvier 1974 Dechy), judokate campinoise, championne du monde en 1997 à Paris et championne olympique à Sydney le 19 septembre 2000.
  • Alain Mimoun (1er janvier 1921) champion olympique du marathon en 1956 à Melbourne, a longtemps vécu à Champigny et s'y est entraîné.
  • Bernard Farjat, (7 septembre 1945), champion de France au cheval d'arçon (1971), sélectionné aux Jeux olympiques de 1972 et de 1976, puis dirigeant du club de gymnastique de Champigny (1976-2008)
  • Ferdinand Gilson, né à Champigny le 20 octobre 1898, dernier poilu du Loiret, décédé le 26 février 2007 à l'hôpital de Gien.
  • René Desvilettes (6 septembre 1912, Alfortville - 31 juillet 1950, Champigny) : cet agent EDF fut maire de 1945 à sa mort, alors qu'il était en exercice, en 1950. Un square, quartier des Boullereaux, porte son nom.
  • Leslie Djhone (18 mars 1981, Abidjan) a passé une partie de son enfance à Champigny-sur-Marne. Champion du 400 m plat.
  • Daniel Gluckstein, candidat à l'élection présidentielle de 2002, a vécu à Champigny où il a fréquenté le lycée.
  • Surya Bonaly, (15 décembre 1973, Nice), quintuple championne d'Europe de patinage artistique (1991 à 1995), s'est entraînée à la patinoire de Champigny.
  • David Douillet, (17 février 1969, Rouen), judoka, champion olympique en 1996 et 2000.
  • Louis Talamoni (19 décembre 1912, Vezzani - 30 avril 1975, Champigny), maire (1950/1975) et sénateur de la Seine, puis du Val-de-Marne (1963/1975). Il participa au combat pour la libération de la Corse. Une rue honore sa mémoire. Il est inhumé au cimetière du centre.
  • Jean-Louis Bargero (5 mai 1938 Conflans-Sainte-Honorine), instituteur puis professeur de collège, maire (1975-2004) honoraire, conseiller général (1977-2001) honoraire, conseiller régional (1977-1979), ancien dirigeant du PCF (1994-1997), secrétaire général (1991) puis président de l'ANECR[15](2005).
  • Pierre Vincenot, (décédé) fut 1er maire-adjoint, ancien conseiller général
  • Christian Favier (1951), Sénateur (2011), conseiller général en 1994, président du conseil général du Val-de-Marne depuis 2001
  • Manu Dibango (12 décembre 1933, Douala) musicien, saxophoniste et compositeur de jazz. Vit à Champigny.
  • Pierre Santini (08 août 1938), comédien et metteur en scène. Créateur et directeur du TBM, Théâtre des Boucles de la Marne en 1983, dont le siège était au théâtre Gérard-Philipe.
  • Georges Wilson, né à Champigny le 16 octobre 1921, (décédé à Paris le 3 février 2010) acteur, metteur en scène, directeur du TNP (1963-1972).
  • Jacques Bouanich, acteur, résident campinois.
  • Annick Dumont (14 février 1960, Montreuil), consultante télé, entraîneuse de champions à la patinoire de Champigny.
  • Sarah Bernhardt (Rosine Bernard) (22 octobre 1844 - 26 mars 1923, Paris), comédienne. Elle habita Champigny dans le manoir médiéval d'Albert Darmont, toujours visible rue A.-Darmont.
  • Albert Darmont, comédien, créateur et animateur du Théâtre Antique de la Nature, ce, grâce à l'entregent de son égérie et de Juliette de Wils. La première eut lieu le 23 juillet 1905 devant 4000 spectateurs dont ministres et intelligentsia de l'époque. Ce théâtre périclita à la mort de son fondateur en 1913.
  • Juliette de Wils, (née Descours, épouse Duval), poétesse et auteur dramatique, bienfaitrice de la ville. Une rue porte son nom.
  • Joseph Martelet, (28 août 1805 - 14 juillet 1876, Paris), polytechnicien, maire de 1853 à 1870, conseiller général de la Somme. C'est sur son ancienne propriété que Darmont édifia son théâtre. Une rue rappelle son souvenir.
  • Charles Garnier, (6 novembre 1825 - 3 août 1898, Paris), artiste officiel, architecte de l'opéra de Paris et du casino de Monte-Carlo. Il avait une résidence à Champigny. Une rue évoque l'homme.
  • Laura Flessel-Colovic, (6 novembre 1971, Pointe-à-Pitre) (la guêpe) épéiste, 5 fois championne de France, d'Europe 1 fois, du Monde 6 fois, Olympique 2 fois. Réside à Champigny.
  • Santiago Carrillo (18 janvier 1915, Gijon), ancien secrétaire général du PC espagnol (1960-1982)(résident clandestin, ave de la Liberté).
  • Julián Grimau (Madrid 1911/1963), ancien dirigeant du PC espagnol, résida clandestinement à Champigny, avant de partir à Madrid, toujours clandestin, diriger le PCE. Dénoncé, arrêté, torturé et défenestré par la police franquiste, il fut « jugé » et fusillé sur ordre de Franco. Une rue se souvient du martyr.
  • Jean Allemane (1843-1935), typographe, emprisonné pour fait de grève (1862), communard, dénoncé et arrêté il est déporté en Nouvelle-Calédonie. Il est amnistié en 1879 malgré son refus de participer à la répression anti-Kanak. Député socialiste de Champigny. Une rue porte son nom.
  • René Bonnet, vécut à Champigny. Il a notamment installé le siège social des Automobiles René Bonnet & Cie, son entreprise de fabrique d'automobiles de course dans cette même ville (avenue Charles-de-Gaulle).
  • Alfred Grévin (28 janvier 1827 Epineuil - 1892, Saint-Mandé), sculpteur, dessinateur, caricaturiste et créateur de costumes de théâtre. Avec le journaliste Arthur Meyer, il a fondé le musée de cire qui porte son nom. Il logeait dans l'actuelle rue G. & M. Sembat. Son nom est attaché à une rue.
  • Émilie Bouchaud dite Polaire, (14 mai 1874, Alger - 14 octobre 1939, Champigny), chanteuse et actrice. Vécut et mourut rue Marx-Dormoy. Elle chanta Vincent Scotto, posa pour Toulouse-Lautrec, fut aimée de Colette. Elle est inhumée au cimetière du centre.
  • Charles Picard (25 août 1872, Paris - 7 juin 1957), ingénieur, inventeur de la soudure autogène, puis des chalumeaux à aiguille, oxy-coupeur, coupeur sous l'eau, basse pression… dans son laboratoire campinois, préfiguration de L'Air liquide.
  • Bernard Morlet, scientifique décédé le 27 janvier 2010. Chef de mission en terres australes, directeur de recherches…
  • Maurice Ouzoulias, conseiller général (---/2014) de Champigny-Centre, Conseiller municipal (fut 1er maire-adjoint)
  • Marie Kennedy, Conseillère générale (2001/2014) déléguée chargée de la petite enfance et de l’enfance, de la santé et de la protection maternelle et infantile, Champigny-Est, adjointe au maire
  • Jacques Guedj, metteur en scène, créateur et animateur de La Compagnie du Pain d'Orge, siégeant au centre Gérard-Philipe.
  • Paul Mefano (6 mars 1937, Bassorah), compositeur, élève d'Olivier Messiaen, il crée et dirige l'ensemble 2E2M (études et expressions des modes musicaux) en 1972 dont le siège est à Champigny. La même année, il est nommé directeur du conservatoire de la ville. Il le restera jusqu'en 1988.
  • Émilie Andéol (30 octobre 1987), championne de France de judo 2010 en +78 kg
  • Les peintres des bords de Marne :

Leteurtre, Georges Duval (aquarellistes), Grison père(le bateau-lavoir), Étienne Daret, Maronnier, Gaston Cornil avec

ont trouvé leur inspiration dans les méandres de la Marne campinoise.

  • Les fusillés pour faits de résistance : Auguste Taravella, auteur du premier sabotage campinois le 11 avril 1941.

René Damous, Pierre-Marie Derrien, André Dreyer, Jack Gourevitch, André Kalck, Maurice Pirolley, Jean Savu, Albert Vinçon célébrés par une rue, mais aussi Armand Bled, André Cosson, Lucien Rigollet, Roland Martin, Gaston Chuet.

  • Les morts au combat : Paul Belanjon, Jean Bos, Eugène Brun dont une rue évoque la mémoire, et Jean-Claude Delubac, Robert Birou, Victor Coupé, Georges Audinet, Victor Cabouat, Jacques Gauchy, Georges Brocherieux, André Capronnier, Marcel Lebailly, Vital Percebois, Marcel Quievreux, César Valin, Raymond Mary.
  • Les 46 morts en déportation dont Paul Venzac et Maurice Denis honorés par une rue.

Enfin, un recensement non exhaustif, selon l'historien campinois Jean Morlet, mentionne 32 morts aux armées, 4 morts en captivité, 36 victimes civiles, sans compter les centaines de résistants anonymes et autres victimes du STO.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Champigny-sur-Marne

Les armes de Champigny-sur-Marne se blasonnent ainsi : Écartelé: au 1er, d'azur au croissant d'or surmonté de deux étoiles du même ; au 2e, de gueules à la grappe de raisin tigé et feuillée d'argent ; au 3e, de gueules à la barque antique équipée et habillée d'argent voguant sur une rivière du même mouvant de la pointe ; au 4e, d'azur au croissant d'or surmonté d'une étoile du même[16].

La devise de la ville est : Ny fer, ny feu, rien ne me peult

Ses armoiries (fin XIXe) dues à Henri Caillot, rappelle son histoire, par sa couronne murale, de cité fortifiée. Les cantons un et quatre (haut gauche et bas droit) consacrent l'ascension nobiliaire des Bochart. Le troisième célèbre la Marne (barque à l'antique d'argent voguant sur une rivière du même, mouvant à la pointe) et le deuxième évoque l'activité passée (à la grappe de vigne d'argent sur champ de gueules).

Sa devise « ny fer, ny feu, rien ne me peult » remémore le passé guerrier de la ville.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Morlet, Champigny hier aujourd'hui, préface de Jean-Louis Bargero, Éditions Messidor / Temps Actuels, Paris, 1981
  • Léo Lorenzi, Champigny, vies quotidiennes, Éditions Messidor, Paris, 1988
  • Bry et Champigny dans les méandres de la Marne / Inventaire général du patrimoine culturel, [Région] Île-de-France ; textes, Isabelle Duhau ; avec la participation de Laurence de Finance ; photographies, Stéphane Asseline ; avec la participation de Christian Décamps et Laurent Kruszyck. - Lyon : Lieux-dits, 2007. 128 p. - (Images du patrimoine, ISSN 0299-1020 ; 247).
  • Alain Croix, Histoire du Val-de-Marne, Éditions Messidor/Conseil général 94, Paris 1987
  • Publications municipales et départementales

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Champigny-sur-Marne-Centre, Champigny-sur-Marne-Est, Champigny-sur-Marne-Ouest et Bry-sur-Marne
  2. Les municipalités communistes sont au nombre de 12 dans le Val-de-Marne, 4 dans les Hauts-de-Seine, 11 dans le département de Seine-Saint-Denis
  3. Site officiel de la ville de Champigny-sur-Marne
  4. http://www.cg94.fr/node/14945
  5. http://www.cg94.fr/node/14942
  6. http://www.cg94.fr/node/14931
  7. http://www.cg94.fr/node/14939
  8. qui a été maire RPF de Nogent en 1947
  9. Villes et Villages Fleuris
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Classement 2010 du magazine L'Express [1]
  13. Classement 2010 du magazine L'Express [2]
  14. Classement 2010 du magazine L'Express [3]
  15. Association nationale des élus communistes et républicains
  16. Banque du Blason