Crécy-la-Chapelle

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Crécy-la-Chapelle
La collégiale Notre-Dame.
La collégiale Notre-Dame.
Blason de Crécy-la-Chapelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Crécy-la-Chapelle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Créçois
Maire
Mandat
Michel Houel
2014-2020
Code postal 77580
Code commune 77142
Démographie
Gentilé Créçois
Population
municipale
4 250 hab. (2011)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 23″ N 2° 54′ 40″ E / 48.856277777778, 2.910997222222248° 51′ 23″ Nord 2° 54′ 40″ Est / 48.856277777778, 2.9109972222222  
Altitude Min. 50 m – Max. 130 m
Superficie 15,78 km2
Localisation

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Liens
Site web crecylachapelle.eu

Crécy-la-Chapelle est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Créçois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Crécy-la-Chapelle est traversée par le Grand Morin. Le sol de la région est calcaire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Crécy-la-Chapelle
Couilly-Pont-aux-Dames Bouleurs, Coulommes Sancy
Villiers-sur-Morin Crécy-la-Chapelle Maisoncelles-en-Brie
Voulangis Tigeaux Guérard

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Crécy Bourg, Montbarbin, Serbonne, la Chapelle-sur-Crécy, Libernon, Mongrolle, Férolles, Montaudier, la Grand-Cour.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Grand Morin, ru de Vaudessart, ru de l'Étang de la Borde, ru de Biche.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par deux gares du Transilien Paris-Est sur la ligne Esbly - Crécy-la-Chapelle : les gares de Villiers - Montbarbin et Crécy-la-Chapelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Crécy n'apparaît que tardivement et, dans les anciens titres, sous des appellations diverses telles que Criscecus, Crideciacavico, Creciacum, Carasiacum, Cressiacum, Creceium.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Crécy-la-Chapelle est née le 1er octobre 1972 de la fusion[1] entre les anciennes communes de Crécy-en-Brie et de la Chapelle-sur-Crécy.

Crécy aurait été habitée dès l'époque néolithique. Crécy faisait partie autrefois de la Brie champenoise, de la généralité de Paris, du diocèse de la subdélégation et du grenier à sel de Meaux

Crécy est d'origine gauloise comme le démontre la découverte, en 1842, d'un hypogée celtique, puis d'un second en 1887. Crécy aurait été fondé[2] en 930 avant J-C. par le duc d'Hibros venu en Gaule à la tête de 2 000 sycambriens. La rive gauche est le berceau du village, mais très vite il s'installe sur un petit ilot sous la protection du château seigneurial.

Après que Jules César eut soumis la contrée, le village passe aux mains des rois de France sous Mérovée. En 277 après la conquête romaine Aurélien, passe par Crécy plusieurs fois en utilisant la grande voie romaine qui relie Senlis à Troyes. En 861, les Normands pillent, saccagent et brulent Crécy, Meaux, Melun et toute la région. Les châteaux fut épargné en raison de sa forte défense. Couilly appartient à la châtellenie des seigneurs de Crécy-en-Brie jusqu'au XVIIIe siècle[3]. Vers le Xe siècle la terre fut donnée aux Bouchard, seigneurs de Melun, ancêtres des Montmorency[2].

C'est à partir des IXe et Xe siècles que fut édifiée la première forteresse. Isabelle, comtesse de Crécy, apporta la ville en dot à Guy le Rouge, comte de Rochefort. Guy et son fils Hugues de Crécy se joignant aux ennemis du roi Philippe Ier de France dotèrent Crécy d'une redoutable défense.
Comme c'était sa dernière possession, il fit fit grandir le village qui devint ville et la entourer d'un fossé alimenté par l'eau du Morin. Outre le château, il fit construire un formidable rempart double, flanqué de 99 tours, dont certaines existent toujours. Quatre portes voutées avec pont-levis y permettaient d'entrer : la porte de Meaux, la porte de la Chapelle, la porte de Dame Gilles et la porte Marchande qui a été supprimée au XVIIe siècle[2]. La rébellion étant finalement matée par Louis VI, celui-ci confisque ses terres de Hugues de Crécy qui se retire alors dans un cloître ou il termine ses jours. À sa mort, sa sœur Luciane, mariée à Guichard II de Beaujeu, hérite de ses biens, reprenant ainsi les terres de Crécy[2]. Crécy passe ensuite aux mains de leur fils Humbert III de Beaujeu qui partit pour la Terre sainte.
Crécy était un comté dont dépendaient plusieurs fiefs dont la forêt de Lubeton devenue forêt de Crécy.

Brasset du Grand Morin

Le domaine appartint ensuite à Robert II comte de Dreux et de Brie, puis à sa fille Alix, à Beaudoin VIII et par le jeu des mariages, Crécy échut à Gaucher II de Châtillon, vassal des comtes de Champagne. Certains érudits lui attribuaient les renforcements des fortifications et le creusement du dernier brasset. Jean Mesqui, expert en architecture militaire médiévale, dans une étude plus récente ("Les enceintes de Crécy-en-Brie et la Fortification dans l'ouest du comté de Champagne et de Brie au XIIIe siècle " 1979) situe ces travaux plus tardivement, dans la première moitié du XIIIe siècle. Son analyse repose sur la comparaison, sur le plan architectural et défensif, des vestiges des fortifications créçoises avec un ensemble de références architecturales observées et datées au sein même du comté de Champagne. Ainsi selon l'auteur, Gaucher III de Châtillon aurait fait restaurer ou reconstruire l'enceinte intérieure du bourg et c'est son fils Hugues qui aurait été le commanditaire de la seconde enceinte, érigée pour protéger le nouveau quartier du marché et l’inclure définitivement dans le périmètre protégé de la ville. C'était probablement entre 1225 et 1230. Il fit remplacer l'ancienne église qui tombait en ruine par une chapelle.

Crécy est ensuite possédé par Thibaut V de Champagne, puis par son frère Henri III de Champagne. À la mort de ce dernier sa fille Jeanne de Champagne en hérita. Le domaine fut ajouté à la couronne de France, en 1284, lors du mariage de Jeanne avec Philippe le Bel.

Sa situation, à la frontière de la Champagne sur la route de Troyes et surtout sur une voie d'eau alors navigable, favorise le commerce et en fait une étape où les marchands, allant de foire en foire, s'achalandent au passage en productions locales. Le dynamisme des commerçants de Crécy est un héritage dûment conservé puisque, aux XIIe et XIIIe siècles, on comptait des fabriques de peaux[1], de laine, de draps, de vins ainsi que le commerce des bestiaux et du bois.

Des quais et un port avec une porte marchande, qui disparaîtra durant la première moitié du XVIIe siècle, existaient le long des brassets et au bord de la rivière. Au commerce florissant s'ajoutait, au XVIIe siècle, une population de magistrats, notaires, etc.

En 1358, la ville est touchée par la Grande Jacquerie. À partir de 1400, Crécy devient l'apanage ou le domaine de différents membres de la famille royale. En 1404, Charles VI le donne à son frère Louis d'Orléans qui le cède au duc d'Angoulème. Le château délaissé, mal entretenu devient difficilement habitable et commence à tomber en ruine. En 1429, Jeanne d'Arc et Charles VII traversent la ville au retour du sacre. En 1436, les anglais s'emparent de la ville, puis les Armagnacs et les Bourguignons s'en disputent la possession puis plus tard c'est au tour des Ecorcheurs. Charles VII le donne à Denis de Chailly, bailli de Meaux, revient à la couronne en 1465 date à laquelle Louis XI le cède à Antoine de Chabannes, seigneur de Dammartin-en-Goelle qui le possède jusqu'à sa mort en 1488. Le 23 septembre 1522, les héritiers de Louis Poncher, trésorier de France, l'acquièrent pour 40 000 livres tournois, avec les terres et seigneuries de Moret, Brie-Comte-Robert, la Ferté-Alais, Torcy et Tournan, que le roi reprendra en totalité le 12 août 1528 en échange d’Orbec-en-Auge[4],[5]. Catherine de Médicis la possède de 1562 à 1589, Gabrielle d'Estrées en 1595, puis le duc de Vendôme, son fils vers 1614. En 1574, Henri III alors duc d'Anjou en partance pour la Pologne traverse la ville accompagné par le roi Charles IX et sa mère Catherine de Médicis. En 1635, le roi fait effectuer les réparations du châteaux et des fortifications. En 1641, Louis XIII y fonde un couvent, le domaine appartenant alors à Pierre-César du Cambout, marquis de Coislin. Sa veuve, Marie Séguier (fille de Pierre Séguier), marquise de Laval en hérita de 1641 à 1710 avec ses beaux-frères et le cardinal de Coislin. En 1674, un établissement charitable fut fondé par 4 femmes de Crécy en Brie : Marguerite Favière, Anne Lepelletier, Perette Perrin et Jeanne Marie Michelet veuve Ludot. Cette fondation avait pour but d'instruire les jeunes filles pauvres et d'assister les malheureux.

En 1684, la terre de la Chapelle-sur-Crécy est achetée par Pierre Gorge d'Antraigues, puis passe par héritage à son fils et à son beau-frère Paul-François de Béthune-Charost, duc d'Ancenis[6]. En 1741, les héritiers, de ce dernier, possèdent la seigneurie de La Chapelle, et cèdent l'ensemble à Ménager de Montdésir.
Le 8 avril 1762, la terre de Crécy cesse d'appartenir à la couronne. Louis XV la cède, avec d'autres possessions, en échange de la principauté de Dombes au comte d'Eu, dont hérite en 1775 le duc de Penthièvre qui en sera le dernier seigneur.

Crécy traversera la Révolution sans troubles importants mais, à la suite d'une grave crise économique, deux industries seulement subsistèrent, celles de la tannerie et du bois.

Lors de la campagne de France les armées coalisées occupèrent la ville durant 9 jours. Les camps étaient établis dans les prés de Saint Martin et de la Couture. Les occupants pillèrent, volèrent et maltraitèrent les habitants qui se révoltèrent, mais devant une telle force, ils se réfugièrent dans la forêt de Crécy où les envahisseurs n'osèrent les poursuivre. La ville faillit toutefois être brûlée.

Durant l'époque moderne, Crécy est resté une ville commerçante et artisanale, pour le bourg, et rurale avec des hameaux nichés dans la campagne briarde.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1995 Antoine de Moustier    
1995 2001 Jean-Marc Huyghe    
2001 en cours Michel Houel UMP Sénateur Maire UMP

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 250 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 028 1 011 985 962 1 049 950 994 1 103 1 044
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 018 1 057 1 057 976 934 906 913 885 865
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
930 978 1 059 1 020 1 069 971 932 945 1 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 028 1 008 2 193 2 413 3 222 3 851 4 029 4 083 4 250
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Un marché hebdomadaire (le jeudi), une foire de la Saint-Michel (dernier week-end de septembre) et de nombreuses fêtes ou manifestations locales attirent de nombreux visiteurs. La foire annuelle du village a lieu à la Saint Michel. Une brocante se tient au mois d'avril.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Tympan du portail occidental de la collégiale de La Chapelle sur Crécy.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Collégiale Notre-Dame[9], classée monument historique depuis 1846[10].
  • Église Saint-Georges
  • Beffroi
  • Quai des Tanneries
  • Tour aux Saints
  • Passage du Guet : partant de la rue Dam' Gilles (qui tient son nom, comme son pont d'ailleurs, d'un ancien seigneur Créçois : le damoiseau Gilles de Cuisy, d'où l'écriture élidé de "Dam" - une erreur fréquente est d'écrire "Dame Gilles"), à côté d'une maison où logea le peintre Corot (plaque), une entrée passant par un porche bas débouche sur une étroite ruelle pavée, zigzaguant entre deux anciennes tours de la première ceinture (d'où son nom), pour rejoindre une passerelle sautant un brasset du Grand Morin typique de Crécy.
  • Monument aux Morts de la guerre 1914-1918 signé Edme Marie Cadoux.
  • Le musée municipal est Musée de France, au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002, il est actuellement fermé (janvier 2013).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs tournages ont eu lieu à Crécy, dont :

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

fond d'azur à trois croissants d'argent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Crécy-la-Chapelle. Découvrir la ville », sur www.la-seine-et-marne.com (consulté le 26 mai 2010)
  2. a, b, c et d Monographie communale de Crécy en Brie aux Archives départementales de la Seine et Marne
  3. Couilly-Pont-aux-Dames sur le site Topic Topos, Patrimoine des communes de France
  4. Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, chez Prault père, 1758, p. 228[128]
  5. Philippe Hamon, L’argent du roi, (Première partie, Chapitre II, p. 65-133, D. Les aliénations), Institut de la gestion publique et du développement économique sur OpenEdition Books
  6. Réunion des sociétés des beaux-arts des départements, vol. 7, 1893, p. 576
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. La collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption sur le site officiel de la mairie de Crécy-la-Chapelle. Consulté le 10 octobre 2011.
  10. « Notice no PA00086915 », base Mérimée, ministère français de la Culture