Levallois-Perret
| Levallois-Perret | ||||||
L'hôtel de ville |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Île-de-France | |||||
| Département | Hauts-de-Seine | |||||
| Arrondissement | Nanterre | |||||
| Canton | Chef-lieu de deux cantons | |||||
| Maire Mandat |
Patrick Balkany 2008-2014 |
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| Code postal | 92300 | |||||
| Code commune | 92044 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Levalloisiens | |||||
| Population municipale |
64 253 hab. (2010) | |||||
| Densité | 26 661 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 23 m — Max. 34 m | |||||
| Superficie | 2,41 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | ville-levallois.fr | |||||
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Levallois-Perret est une commune française, du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement de Nanterre, au nord-ouest de Paris.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Occupant la rive droite de la Seine, la commune est limitée au nord-est par Clichy, au sud-est par le 17e arrondissement de Paris, au sud-ouest par Neuilly-sur-Seine, et au nord-ouest par la Seine, faisant face à Courbevoie.
Aux abords immédiats de la Seine, les quartiers Front de Villiers, Front-de-Seine et Collange ont une altitude (25 mètres) qui est la moins élevée de la ville. En progressant vers l'est (Front de Paris, Eiffel, Front de Neuilly) et le versant occidental de la colline de Montmartre l'altitude culmine en revanche à 33 mètres.
La profondeur quasi nulle de la nappe phréatique dans les quartiers qui bordent la Seine les rend vulnérables aux crues qui ont à plusieurs reprises, entre autres en 1830 et 1910, affecté la commune. Ces quartiers sont aujourd'hui bénéficiaires du Plan de prévention du risque inondation.
La partie septentrionale de l'île de la Jatte appartient au territoire de Levallois. Elle abrite un rucher dont la production, le miel de Levallois, fait partie du patrimoine culinaire local. Les abeilles apparaissent d'ailleurs dans les armoiries de la ville, même si la signification héraldique qui leur est attribuée renvoie aux nombreuses industries présentes sur le territoire de la ville au tournant du siècle et jusqu'aux années 1970.
Géologie et relief [modifier]
La superficie de la commune est de 241 hectares ; l'altitude varie entre 23 et 34 mètres[1].
La commune est située au centre d'une grande cuvette sédimentaire : le bassin parisien. Elle comporte en profondeur une épaisse couche de craie crétacé et de roches du tertiaire d'une épaisseur de 500 mètres. Sur la totalité de la commune, la partie supérieure du sous-sol date du Quaternaire. Il s'agit d'alluvions de la Seine. C'est dans ces couches que les ingénieurs Belgrand[2], Martin et Reboux découvrirent des ossements d'animaux, parmi lesquels des éléphants, des mammouths, des hippopotames, des rhinocéros, des tigres, des loups, des rennes, des cerfs…
À la suite de la visite de l'une des nombreuses sablières exploitées à Levallois, ces géologues et préhistoriens ont pu décrire une méthode de taille du silex appelée depuis méthode Levallois (cf. infra).
Climat [modifier]
Levallois-Perret a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante et se traduit par des étés relativement frais (19 °C en moyenne), des hivers doux (4 °C en moyenne) avec des pluies fréquentes en toute saison et un temps changeant. Les pluies y sont plus faibles (641 millimètres) que sur les côtes et quelques pointes de température sont à signaler au cours d'un même hiver ou d'un même été. Le climat de la ville connaît par ailleurs une certaine variabilité d'une année sur l'autre, certains hivers ou étés pouvant connaître des pics de température ou de précipitations.
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures minimales moyennes (°C) | 2,0 | 2,6 | 4,5 | 6,7 | 10,1 | 13,2 | 15,2 | 14,8 | 12,6 | 9,4 | 5,2 | 2,9 | 8,3 |
| Températures moyennes (°C) | 4,2 | 5,3 | 7,8 | 10,6 | 14,3 | 17,4 | 19,6 | 19,2 | 16,7 | 12,7 | 7,7 | 5,0 | 11,7 |
| Températures maximales moyennes (°C) | 6,3 | 7,9 | 11,0 | 14,5 | 18,4 | 21,6 | 23,9 | 23,6 | 20,8 | 16,0 | 10,1 | 7,0 | 15,1 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 55.0 | 45.4 | 52.2 | 49.5 | 62.0 | 53.2 | 58.3 | 46.0 | 52.9 | 54.9 | 57.0 | 55.1 | 641.6 |
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
- Du nord au sud
- Rue Chaptal
- Rue Danton
- Rue Anatole-France
- Rue du Président-Wilson
- Rue Édouard-Vaillant
- Rue Victor-Hugo
- D'ouest en est:
- Quai Michelet
- Avenue Georges-Pompidou
- Rue Baudin
- Rue Paul-Vaillant-Couturier
- Rue Aristide-Briand
- Rue Jean-Jaurès
Transports en commun [modifier]
- Gare SNCF de Clichy - Levallois
- Gare de Pereire - Levallois : ligne C du RER
- Stations de métro (ligne 3 de métro) : pont de Levallois - Bécon - Anatole France - Louise Michel
- Lignes de bus : RATP
RATP 53 93 94 163 164 165 167 174 238 274 275 - Noctilien (bus de nuit) N16 N52 N150
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Avec plus de 26 000 habitants/km2, Levallois-Perret détient le record national de densité ; elle compte parmi les communes les plus densément peuplées d'Europe, elle est classée 13e au niveau mondial[5].
L’Insee découpe la commune en 24 îlots regroupés pour l'information statistique[6].
Logement [modifier]
Projets d'aménagement [modifier]
Le PLU (plan local d'urbanisme) présenté aux citoyens en septembre 2011 prévoit la constructions de deux immeubles de grande hauteur. Le premier, de 134 m de haut (source PLU), soit juste 3 m de moins que la tour Concorde La Fayette à la porte des Ternes. Cette tour serait située devant le parc Mathilde Girault, à l'angle de la rue Baudin et de la rue Anatole France. Elle est prévue pour être le nouveau siège de la société Cetelem. La seconde, qui pourrait aller jusqu'à 190 m (source PLU), se situe près de la gare de Clichy-Levallois. La construction de ces tours au milieu d'un paysage pourtant limité en général à des bâtiments de moins de 30 mètres de haut est contestée par des collectifs de citoyens levalloisiens[7]. Lors du conseil municipal du 26 septembre 2011, Patrick Balkany annonce l'abandon du projet de construction des tours[8]
Toponymie [modifier]
La commune de Levallois-Perret doit son nom à ses fondateurs Nicolas Eugène Levallois et Jean-Jacques Perret, marchand de vin et spéculateur foncier, pour le premier et créateur des premiers lotissements de la ville (1822), pour le second. À en croire Marie-Thérèse Morlet, auteur d'un dictionnaire étymologique des noms de famille[9], Levallois dériverait du terme géographique « val », qui désigne, en géomorphologie, une dépression au cœur d'un synclinal.
Histoire [modifier]
Jusqu'à sa création officielle en 1867, l'histoire de Levallois-Perret se confond avec celle de Clichy à laquelle elle était incorporée. En 1215, l'abbaye de Saint-Denis, propriétaire du palais royal de Clichy, acquiert une parcelle sur le site dit de « la vigne aux prêtres » pour y pratiquer la viticulture.
Le projet d'une ville sur le site de Levallois-Perret naît en 1822 quand une opération de lotissements est lancée au lieu-dit Champerret (le champ pierreux), après la disparition de deux hameaux encore existants au XVIIIe siècle : Villiers et Courcelles, par Nicolas Eugène Levallois avec l'aide d'un ami géomètre Rivay, une opération qui connaît un vif succès. Le village de Levallois est officiellement né le 27 septembre 1845, jour de la fête de Saint Vincent de Paul (ancien curé de Clichy). Il correspond au jour où Nicolas Eugène Levallois acheta sa première parcelle : « la vigne aux prêtres ».
Le 30 juin 1866, Napoléon III promulgue une loi de création de la commune de Levallois-Perret, loi prenant effet le 1er janvier 1867.
Chronologie des principaux événements [modifier]
De la Préhistoire à l'Antiquité [modifier]
Fin du XIXe siècle : des préhistoriens identifient pour la première fois dans les graviers de la Seine à Levallois une méthode de débitage qui consiste à extraire des éclats de formes prédéterminées d'un "nucléus". Cette méthode, nommée "méthode Levallois", est apparue à l'Acheuléen en Afrique avant de se généraliser en Europe au Paléolithique moyen, il y a environ 300 000 ans.
52 avant J.-C. : bataille de Lutèce sur la plaine de Clichy-Levallois. Elle met aux prises la tribu gauloise des Parisii aux troupes romaines de César dirigées par son lieutenant Labienus.
Moyen Âge : âge d'or de Clippacium [modifier]
625 : premières traces dans les chroniques du Palais royal de Clippacium (Clichy). Clotaire II, père de Dagobert Ier, y a en fait installé sa résidence principale et sa cour depuis 614. L'École du Palais, qui se répartit entre le quartier latin de Paris et la plaine de Clichy-Levallois, forme tous les enfants des grands dignitaires du royaume (Saint Éloi, Saint Ouen, Saint Didier…). C'est dans cette école, sorte de préfiguration de l'ENA, que le prince Dagobert fait la rencontre de tous ces saints qui administreront avec talent quelques années plus tard le royaume des Francs.
626 : Dagobert Ier s'installe au palais mérovingien de Clippacium (Clichy) et y épouse une princesse Goth dénommée Gomathrude.
626 : Le Concile de Clichy défend aux clercs et aux laïcs de pratiquer l'usure. Il en résulte dans tout le royaume une explosion des taux d'intérêt.
630 : naissance de saint Sigisbert (Sigebert III), fils du roi Dagobert Ier, au palais de Clichy.
633 : au terme d'une assemblée exceptionnelle des laïcs et des ecclésiastiques, Sigebert III est nommé roi d'Austrasie (Francie orientale), d'Aquitaine et de Provence.
684 : quelques années après avoir habilement négocié la paix entre la Neustrie (France Occidentale) et l'Austrasie (France orientale) à Cologne, le diplomate Saint Ouen se retire dans sa villa de Clichy, où il s'éteint.
717 : Chilpéric II fait donation à l'abbaye de Saint-Denis de la forêt de Rouvray (aujourd'hui il n'en reste que le Bois de Boulogne) qui s'étend de Neuilly-sur-Seine (aujourd'hui Saint-Cloud) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
885 : les Normands détruisent le Palais et les villages environnants.
1193 : Philippe Auguste détache Clichy du domaine de la Couronne et l'offre à Gaucher de Châtillon.
1215 : la partie levalloisienne de la seigneurie de Clichy se spécialise dans la viticulture. Elle doit approvisionner en vins de messe l'abbaye de Saint-Denis dont elle dépend. Levallois s'identifie alors au site de « la vigne aux prêtres ».
1429 : Jeanne d'Arc rassemble son armée sur la plaine de Clichy-Levallois pour la levée de Montjoie (l'oriflamme des seigneurs de France). Cet épisode précède la conquête infructueuse de Paris.
Clichy et Levallois dans l'ombre de Saint Vincent de Paul [modifier]
Selon l’abbé Lecanu, historien de Clichy, il existerait une très grande proximité entre saint Vincent de Paul, curé de Clichy entre 1612 et 1625, sainte Louise de Marillac, Antoine Portail et la paroisse de Clichy.
« La Providence ménagea à Saint Vincent de Paul l'occasion de connaître à Clichy, Mademoiselle Le Gras, Louise de Marillac. Elle avait des liens intimes avec le château de Clichy et y passait souvent. En 1595, son père Louis de Marillac était tuteur d’Alexandre Hennequin et du sieur de la Bazinière, co-seigneurs de Clichy. Il résida souvent au château de Clichy avec sa jeune fille »
— Abbé Lecanu, Histoire de Clichy-la-Garenne[10]
.
C'est également à Clichy que « monsieur Vincent » fit la rencontre d’Antoine Portail, son plus cher et plus ancien compagnon à la Congrégation de la Mission[11]. Après avoir été son élève en cours de catéchisme, l'abbé Portail fut son premier assistant, le premier secrétaire de la Congrégation et le premier directeur des Filles de la Charité. Il mourut en 1660, la même année que deux autres clichois : Louise de Marillac et Vincent de Paul.
Nicolas Levallois avait une telle vénération pour saint Vincent de Paul qu'il fonda le village de Levallois, le 27 septembre 1845, fête liturgique catholique en l'honneur du saint patron de Clichy[12].
21 ans après, en 1866, l'empereur Napoléon III signa un décret transformant le village en la commune autonome de Levallois-Perret.
Le fondateur de la ville fit exécuter en 1876, une statue en bronze vénitien en l'honneur de « monsieur Vincent ». Ironie de l'histoire, cette statue fut offerte à la paroisse Saint-Vincent-de-Paul de Clichy, commune dont Levallois s’était détachée exactement dix ans plus tôt[13].
Levallois donna par ailleurs le nom de ce saint protecteur au marché et à la rue y menant. Il veilla enfin à ce que Vincent de Paul figurât sur l'un des trois vitraux surmontant le saint tabernacle de la paroisse Saint-Justin. De part et d'autre du vitrail représentant l’Ascension du Christ devant la Vierge Marie et les apôtres, on observe, à droite le vitrail de saint Justin, patron de Levallois et, à gauche, le vitrail de saint Vincent de Paul, patron de Clichy.
Époque contemporaine : vers la création de Levallois-Perret [modifier]
1814 : défense de Paris devant les Russes. Le général Moncey établit son quartier général à la barrière de Clichy.
En 1815, Clichy, évacuée, est livrée au pillage des Prussiens et des Anglais qui y campent et y saccagent les habitations.
1867 : Création de Levallois-Perret.
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques et résultats [modifier]
Le maire de Levallois-Perret est Patrick Balkany (RPR, puis « divers droite », puis UMP).
Son prédécesseur dans cette charge fut le communiste Parfait Jans - 1926-2011, maire de Levallois-Perret de 1965 à 1983, député des Hauts-de-Seine en 1967-68, puis de 1973 à 1986, et conseiller général des Hauts-de-Seine de 1976 à 1982 - qu'il a battu aux cantonales de 1982 et aux municipales de 1983, avant de lui succéder comme député de la circonscription de Levallois-Perret en 1988.
Défait en 1995, Patrick Balkany laisse son fauteuil de maire - puis de député en 1997 - à Olivier de Chazeaux (« divers droite », puis RPR). Il reprend la ville en 2001 malgré des déboires judiciaires et des condamnations, puis le siège de député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine en 2002. Membre de l'UMP à titre individuel, il siège tout d'abord chez les « non-inscrits » jusqu'à ce que Alain Juppé soit déclaré inéligible et donc contraint d'abandonner la présidence de l'UMP . Il intègre alors le groupe UMP après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à sa tête.
Levallois-Perret est le chef-lieu de deux cantons :
- Le canton de Levallois-Perret-Nord, formé d'une partie de Levallois-Perret et d'une partie de Clichy (40 400 habitants)
- Le canton de Levallois-Perret-Sud, formé d'une partie de Levallois-Perret (26 532 habitants ; conseiller général : Arnaud de Courson, divers droite).
La ville de Levallois-Perret est lauréate du Concours des villes et villages fleuris de France (4 fleurs), dont elle a de surcroît obtenu récemment le Grand Prix national du fleurissement. En 2004, Levallois-Perret a reçu le label « Ville Internet @ » [14].
Endettement record [modifier]
Levallois-Perret est la commune la plus endettée de France[15], avec une dette record de 12 412 euros par habitant en 2009, en augmentation de 58 % par rapport à 2008. Sa dette totale, qui s'élève à 785 millions d'euros, est dépassée uniquement par celles de Paris et Marseille, communes considérablement plus peuplées[16]. La dette par habitant de Levallois-Perret est presque trois fois supérieure à celle de Cannes, la deuxième ville la plus endettée de France[17].
Liste des maires [modifier]
Depuis 1947, quatre maires ont été élus à Levallois-Perret :
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Politique environnementale [modifier]
La commune de Levallois-Perret intègre dans ses nouveaux projets les problématiques environnementales. La construction du dernier groupe scolaire Buffon respectera ainsi la norme Haute Qualité Environnementale. La mise en place d'un récupérateur de chaleur du réseau d'assainissement pour le centre aquatique a permis de réduire la consommation d'énergie de 24 %. Ce projet a permis à la ville d'obtenir le prix de la Marianne d'Or et le grand prix de l'environnement[18] en 2010.
Jumelages [modifier]
Au 1er janvier 2010, Levallois-Perret est jumelée avec :
Molenbeek-Saint-Jean (Belgique) depuis 1981[19]
Antsirabe (Madagascar) depuis 1995[19]
Berlin-Schöneberg (Allemagne) depuis 1995[19]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 64 253 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 22,4 %, 30 à 44 ans = 27,6 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 13,2 %) ;
- 53 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 25,7 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 18,3 %).
Enseignement [modifier]
Levallois-Perret est située dans l'académie de Versailles.
Établissements scolaires [modifier]
La ville administre dix écoles maternelles et neuf écoles élémentaires communales, ainsi que le Conservatoire Maurice Ravel (conservatoire à rayonnement communal).
Le département gère quatre collèges dont un privé et la région Île-de-France un lycée.
Vie universitaire [modifier]
Levallois-Perret abrite :
- l'Institut Européen de Journalisme (IEJ)
- l'Institut supérieur du commerce de Paris (ISC)
- l'École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (ESTACA), école d'ingénieur spécialisée dans les transports (Aéronautique, Spatial, Automobile et Ferroviaire)
- la partie francilienne de l'École des hautes études commerciales du Nord (EDHEC)
- l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de Levallois, rattaché à l'Institut hospitalier franco-britannique [24].
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Santé [modifier]
L'Institut hospitalier franco-britannique (IHFB) regroupe depuis juin 2008 les services de l'hôpital Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours et du Hertford British Hospital[25]
Sports [modifier]
Médias [modifier]
Cultes [modifier]
Les Levalloisiens disposent de lieux de culte catholique, israélite et protestant.
Culte catholique [modifier]
Depuis janvier 2010, la commune de Levallois-Perret fait partie du doyenné des Deux-Rives, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[26].
Au sein de ce doyenné, les trois lieux de culte catholique relèvent de la paroisse de Levallois[27],[28], dont l'animation a été confiée par l'évêque de Nanterre à la communauté du Chemin-Neuf[29] : l'église Saint-Justin, l'église Sainte-Bernadette et l'église Sainte-Reine.
Culte israélite [modifier]
Une synagogue, gérée par l'association culturelle et cultuelle israélite de Levallois, est implantée à Levallois-Perret[30].
Culte protestant [modifier]
L'Église réformée de France dispose d'un lieu de culte (le temple de la Petite Étoile). Une Église évangélique dispose également d'un temple.
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 514 €, ce qui plaçait Levallois-Perret au 243e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[31].
Levallois-Perret et le cinéma [modifier]
Plusieurs films ont été tournés à Levallois-Perret :
- 1978 : Le Pion, film réalisé par Christian Gion - Lieu : Hôtel de ville
- 1983 : Le Battant, film réalisé par Alain Delon et Robin Davis - Lieux : Rue Anatole France, Rue Voltaire
- 1984 : Un Été d'enfer, film réalisé par Michaël Schock - Lieu : Levallois-Perret
- 1987 : Travelling avant, film réalisé par Jean Charles Tacchella
- 1999 : Pas de scandale, film réalisé par Benoît Jacquot - Lieu : Centre ville[32]
- 2002 : Ah ! si j'étais riche, film réalisé par Gérard Bitton et Michel Munz - Lieu : Levallois-Perret[33]
- 2003 : Tais-toi !, film réalisé par Francis Veber - Lieux : Rue Anatole France, Rue Baudin[32]
- 2005 : Commissaire Moulin, film réalisé par Yves Rénier avec Johnny Hallyday - Lieu : square André Malraux
- 2006 : Pour l'amour de Dieu, téléfilm réalisé par Ahmed Bouchaala - Lieu : Levallois-Perret[33]
- 2007 : La légende des trois clefs, film réalisé par Patrick Dewolf - Lieu : Levallois-Perret[33]
- 2007 : Mauvaise Foi, film réalisé par Roschdy Zem - Lieux : Vue sur le stade Louison Bobet depuis les immeubles du 4 rue Arthur Ladwig, Vue sur le stade Louison Bobet depuis la rue Victor Hugo[32]
- 2008 : L'Empreinte de l'ange, film réalisé par Safy Nebbou - Lieu : Croisement de la rue Baudin et rue Anatole France[32]
- 2008 : Le Nouveau Protocole, film réalisé par Thomas Vincent - Lieu : Quartier du Front de Seine[32]
- 2009 : Éternelle, film réalisé par Didier Delaître - Lieu : Levallois-Perret[33]
Emploi [modifier]
Entreprises et commerces [modifier]
Levallois-Perret regroupe près de 4 500 entreprises et commerces pour près de 60 000 emplois[34]. Les experts en géographie économique[Qui ?] rangent cette ville dans le « Croissant d'or » qui désigne, outre les communes des Hauts-de-Seine : Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret et Clichy, les arrondissements de l'ouest de Paris situés sur la rive droite de la Seine. De nombreux sièges sociaux des grandes entreprises s'y concentrent en dépit de son manque d'infrastructure de transport public. Sa proximité avec le quartier d'affaires de la Défense privilégie cet espace économique.
Les principales entreprises ayant leur siège social à Levallois-Perret sont les suivantes :
- Micropole
- Minale Design Strategy[35]
- Alstom
- Armand Thiery
- Business Objects
- Butagaz
- Carrefour
- Constantin Associés
- Disney Hachette Presse
- Éditions Francis Lefebvre
- Epson
- GMF Assurances
- Guerlain
- Hachette Filipacchi Médias
- L'Oréal (division des Produits de luxe)
- International SOS
- Le Public Système
- Médiamétrie
- Newsweb, filiale de Angel-Invest
- Plastic Omnium
- Systalliance
- VME zaOza
En octobre 2012, ouvre le centre commercial So Ouest dans le quartier Eiffel, près de la Porte d'Asnières.
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[36].
Les monuments historiques de Levallois-Perret sont :
- le temple de la Petite Étoile inauguré en 1912 ;
- l'ancien Hertford British Hospital, inscrit en 1987[37] ;
- la Villa mauresque de la villa Chaptal, classée en 1993[38].
Patrimoine culturel [modifier]
- La salle Ravel est située dans les locaux du conservatoire Maurice Ravel.
Issus de Levallois-Perret [modifier]
- La quinine, substance anti-paludique a été découverte au château de la Planchette par le chimiste Pierre Joseph Pelletier,
- La structure métallique de la Statue de la Liberté,
- La tour Eiffel, dont les éléments ont été fabriqués à Levallois-Perret avant d'être assemblés,
- Radiola, première radio privée en France (ancêtre de RTL) dont l'émetteur était situé à Levallois,
- La Citroën 2 CV, qui a vu le jour dans les usines Citroën de Levallois-Perret,
- Les autochenilles de la croisière noire et de la croisière jaune,
- Le Blériot XI , appareil à bord duquel Louis Blériot réalisa la première traversée de la Manche en 1909,
- L' Arc en Ciel, appareil à bord duquel Jean Mermoz réalisa en 1933 la première traversée de l'Atlantique-Sud,
- La motocyclette, inventée par les frères Werner,
- Les premières compagnies de taxi : G3, G4, G7, société Degioanni,
- La méthode Levallois, méthode préhistorique de taille des pierres.
Levallois-Perret et la culture populaire [modifier]
Florent Marchet dans sa chanson Levallois et Frédéric Beigbeder dans 99 Francs la citent comme l'archétype des années 2000 de la ville de première couronne parisienne, refuge d'une jeunesse médiocre (emplois tertiaires dans la capitale), de droite (non-boboïsée), contrainte de quitter Paris à cause des prix de l'immobilier pour y installer leur famille.
Personnalités liées à la commune ou au canton [modifier]
Héraldique, logotype et devise [modifier]
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Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : De gueules à la bande d'argent chargée de trois abeilles du champ, accompagnée en chef d'un brûle-parfum d'or et en pointe d'une roue d'engrenage du même. |
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Levallois et la préhistoire
- É. Boëda : Le concept Levallois : variabilité des méthodes, Monographie du CRA, CNRS (1994) (ISBN 2-222-04772-2)* M.-L. Inizan, M. Reduron-Ballinger, H. Roche, et J. Tixier : Préhistoire de la Pierre Taillée - t. 4 : Technologie de la pierre taillée, Meudon, CREP, (1995) (ISBN 2-903516-04-9)
- Histoire de Clichy et du site de Clichy-Levallois (informations utiles sur l'évolution du domaine de La Planchette)
- Abbé Lecanu, Histoire de Clichy-la-Garenne, Paris, Éditions Poussielgue, 1848
- Abbé Narbey, Histoire de l'Ancien Clichy et de ses dépendances depuis l'origine jusqu'en 1793, Paris, Monographies des Villes et Villages de France, 1908 (ISBN 2-84373-754-0)
- Histoire de Levallois-Perret
- Isabelle Balkany, Jean Bouvet, Nicolas Levallois, l'homme d'une époque, le créateur d'une ville, Levallois, Direction de l'Information, Hôtel de ville, 1991
- Isabelle Balkany, Véronique Soulié, Nathalie Nouette-Delorme, Levallois, mémoires, Levallois, Direction de l'Information, Hôtel de ville, 1991
- Pierre Hénon, Levallois: histoire d'une banlieue, Bruxelles, Éditions Pierre Mardaga, 1981 (ISBN 2-87009-138-9)
- Isabelle Balkany, Véronique Soulié, Nathalie Nouette-Delorme, Levallois, mémoires. Les pionniers de l'aviation, Levallois, Direction de l'Information, Hôtel de ville, 1993
- Info-Levallois, magazine mensuel édité par la commune
- Revue mensuelle de la Société historique de Levallois-Perret
Iconographie [modifier]
Bâtiments remarquables
Le parc de la Planchette :
Bords de Seine :
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Bords de Seine aménagé, vers Clichy
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Bords de Seine entre Levallois et l'île de la Jatte
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
- qui a donné son nom à une rue
- Relevés Paris-Montsouris 1961-1990
- Données climatiques depuis 1873.
- (en) Liste des villes classées par densité de population
- Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Levallois-Perret, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 février 2011
- http://www.preservonslevallois.fr
- http://www.directgestion.com/sinformer/filactu/11851-levallois-balkany-passe-passe-ses-tours-igh
- M.Th. Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, (ISBN 978-2262013509)
- Abbé Lecanu|Histoire de Clichy-la-Garenne, Paris, Éditions Poussielgue, 1848, p. 131
- Michel Maynard, Saint Vincent de Paul, 1860, p. 289
- Jean Bouvet-Isabelle Balkany, Nicolas Levallois, l'homme d'une époque, le créateur d'une ville, p. 36
- [Jean Bouvet-Isabelle Balkany, Nicolas Levallois, l'homme d'une époque, le créateur d'une ville, p. 208]
- LES VILLES \ INITIATIVES PAR RÉGIONS \ ILE-DE-FRANCE, sur www.villes-internet.net. Consulté le 1er octobre 2009
- http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20101213.CHA1178/levallois_reste_en_tete_des_villes_les_plus_endettees_d.html?xtor=RSS-16
- Comptes des communes, ville de Levallois-Perret
- Balkany, maire de Levallois, ne semble pas inquiet : aucune réforme de politique budgétaire n’est prévue à ce jour
- Le grand prix de l'environnement 2010
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Ministère des affaires étrangères. Consulté le 12 janvier 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Levallois-Perret en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 7 septembre 2010
- Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 7 septembre 2010
- Site de l'IFSI
- Site de l'Institut hospitalier franco-britannique
- Carte des doyennés janvier 2010, sur le site du diocèse de Nanterre. Consulté le 18 septembre 2011.
- Liste des paroisses des Hauts-de-Seine, sur le site du diocèse de Nanterre. Consulté le 18 septembre 2011.
- Géographie, sur le site de la paroisse de Levallois-Perret. Consulté le 18 septembre 2011
- communauté du Chemin-Neuf, sur le site de la paroisse de Levallois-Perret. Consulté le 23 septembre 2011.
- Page d'accueil, sur le site de l'association culturelle et cultuelle israélite de Levallois-Perret. Consulté le 17 janvier 2009.
- CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl, sur site de l'INSEE. Consulté le 4 mai 2010.
- Films tournés dans le département Hauts-de-Seine (92), sur L2TC.com - Lieux de tournage cinématographique. Consulté le 4 décembre 2010.
- Films tournés dans le département Hauts-de-Seine (92), sur IMDb : The Internet Movie Database. Consulté le 6 décembre 2010.
- Ville-Levallois Observatoire Economique 2007-2008
- Agence indépendante internationale de design
- Levallois-Perret, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Hertford British Hospital, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Villa mauresque, base Mérimée, ministère français de la Culture
