Levallois-Perret

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Levallois-Perret
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Levallois-Perret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Nanterre
Canton Chef-lieu de deux cantons
Maire
Mandat
Patrick Balkany (UMP)
2014-2020
Code postal 92300
Code commune 92044
Démographie
Gentilé Levalloisiens
Population
municipale
64 629 hab. (2011)
Densité 26 817 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 42″ N 2° 17′ 14″ E / 48.895, 2.287222 ()48° 53′ 42″ Nord 2° 17′ 14″ Est / 48.895, 2.287222 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 34 m
Superficie 2,41 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-levallois.fr

Levallois-Perret est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France dans l'arrondissement de Nanterre, au nord-ouest de Paris.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Île de la Jatte.

Occupant la rive droite de la Seine, la commune est limitée au nord-est par Clichy, au sud-est par le 17e arrondissement de Paris, au sud-ouest par Neuilly-sur-Seine, et au nord-ouest par la Seine, faisant face à Courbevoie.

Aux abords immédiats de la Seine, les quartiers Front de Villiers, Front-de-Seine et Collange ont une altitude (25 mètres) qui est la moins élevée de la ville. En progressant vers l'est (Front de Paris, Eiffel, Front de Neuilly) et le versant occidental de la colline de Montmartre l'altitude culmine en revanche à 33 mètres.

La profondeur quasi nulle de la nappe phréatique dans les quartiers qui bordent la Seine les rend vulnérables aux crues qui ont à plusieurs reprises, entre autres en 1830 et 1910, affecté la commune. Ces quartiers sont aujourd'hui bénéficiaires du Plan de prévention du risque inondation.

La partie septentrionale de l'île de la Jatte appartient au territoire de Levallois. Elle abrite un rucher dont la production, le miel de Levallois, fait partie du patrimoine culinaire local. Les abeilles apparaissent d'ailleurs dans les armoiries de la ville, même si la signification héraldique qui leur est attribuée renvoie aux nombreuses industries présentes sur le territoire de la ville au tournant du siècle et jusqu'aux années 1970.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 241 hectares ; l'altitude varie entre 23 et 34 mètres[1].

La commune est située au centre d'une grande cuvette sédimentaire : le bassin parisien. Elle comporte en profondeur une épaisse couche de craie crétacé et de roches du tertiaire d'une épaisseur de 500 mètres. Sur la totalité de la commune, la partie supérieure du sous-sol date du Quaternaire. Il s'agit d'alluvions de la Seine. C'est dans ces couches que les ingénieurs Belgrand[2], Martin et Reboux découvrirent des ossements d'animaux, parmi lesquels des éléphants, des mammouths, des hippopotames, des rhinocéros, des tigres, des loups, des rennes, des cerfs

À la suite de la visite de l'une des nombreuses sablières exploitées à Levallois, ces géologues et préhistoriens ont pu décrire une méthode de taille du silex appelée depuis méthode Levallois (cf. infra).

Climat[modifier | modifier le code]

Levallois-Perret a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante et se traduit par des étés relativement frais (19 °C en moyenne), des hivers doux (°C en moyenne) avec des pluies fréquentes en toute saison et un temps changeant. Les pluies y sont plus faibles (641 millimètres) que sur les côtes et quelques pointes de température sont à signaler au cours d'un même hiver ou d'un même été. Le climat de la ville connaît par ailleurs une certaine variabilité d'une année sur l'autre, certains hivers ou étés pouvant connaître des pics de température ou de précipitations.

Nuvola apps kweather.png Relevés de la station Paris-Montsouris 1961-1990 [3],[4]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 2,0 2,6 4,5 6,7 10,1 13,2 15,2 14,8 12,6 9,4 5,2 2,9 8,3
Températures moyennes (°C) 4,2 5,3 7,8 10,6 14,3 17,4 19,6 19,2 16,7 12,7 7,7 5,0 11,7
Températures maximales moyennes (°C) 6,3 7,9 11,0 14,5 18,4 21,6 23,9 23,6 20,8 16,0 10,1 7,0 15,1
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 55.0 45.4 52.2 49.5 62.0 53.2 58.3 46.0 52.9 54.9 57.0 55.1 641.6

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Du nord au sud
  • D'ouest en est:
    • Quai Michelet
    • Avenue Georges-Pompidou
    • Rue Baudin
    • Rue Paul-Vaillant-Couturier
    • Rue Aristide-Briand
    • Rue Jean-Jaurès

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Entrée de la bouche de métro : Pont de Levallois

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue nocturne sur Levallois-Perret du pont de Levallois.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Avec plus de 26 000 habitants/km2, Levallois-Perret détient le record national et européen de densité de population, elle est classée 10e au niveau mondial[5].

L’Insee découpe la commune en 24 îlots regroupés pour l'information statistique[6].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Le PLU (plan local d'urbanisme) présenté aux citoyens en septembre 2011 prévoit la constructions de deux immeubles de grande hauteur. Le premier, de 134 m de haut (source PLU), soit juste 3 m de moins que la tour Concorde La Fayette à la porte des Ternes. Cette tour serait située devant le parc Mathilde Girault, à l'angle de la rue Baudin et de la rue Anatole France. Elle est prévue pour être le nouveau siège de la société Cetelem. La seconde, qui pourrait aller jusqu'à 190 m (source PLU), se situe près de la gare de Clichy-Levallois. La construction de ces tours au milieu d'un paysage pourtant limité en général à des bâtiments de moins de 30 mètres de haut est contestée par des collectifs de citoyens levalloisiens[7]. Lors du conseil municipal du 26 septembre 2011, Patrick Balkany annonce l'abandon du projet de construction des tours[8]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune de Levallois-Perret doit son nom à ses fondateurs Nicolas Eugène Levallois et Jean-Jacques Perret, marchand de vin et spéculateur foncier, pour le premier et créateur des premiers lotissements de la ville (1822), pour le second. À en croire Marie-Thérèse Morlet, auteur d'un dictionnaire étymologique des noms de famille[9], Levallois dériverait du terme géographique « val », qui désigne, en géomorphologie, une dépression au cœur d'un synclinal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à sa création officielle en 1867, l'histoire de Levallois-Perret se confond avec celle de Clichy à laquelle elle était incorporée. En 1215, l'abbaye de Saint-Denis, propriétaire du palais royal de Clichy, acquiert une parcelle sur le site dit de « la vigne aux prêtres » pour y pratiquer la viticulture.

Chronologie des principaux événements[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Nucléus Levallois et son éclat
Dagobert Ier: roi des Francs et seigneur de Clippacium
Philippe Auguste: dernier roi de France à s'être établi au palais royal de Clichy
Statue de St-Vincent de Paul offerte en 1876 par Nicolas Levallois à la paroisse de Clichy-la-Garenne
Avant le RER et le métro, Levallois-Perret était desservi par les tramways parisiens. On en voit un ici, passant à travers les fortifications de l'Enceinte de Thiers à la Porte de Courcelles

Fin du XIXe siècle : des préhistoriens identifient pour la première fois dans les graviers de la Seine à Levallois une méthode de débitage qui consiste à extraire des éclats de formes prédéterminées d'un "nucléus". Cette méthode, nommée "méthode Levallois", est apparue à l'Acheuléen en Afrique avant de se généraliser en Europe au Paléolithique moyen, il y a environ 300 000 ans.

Article détaillé : méthode Levallois.

52 avant J.-C. : bataille de Lutèce sur la plaine de Clichy-Levallois. Elle met aux prises la tribu gauloise des Parisii aux troupes romaines de César dirigées par son lieutenant Labienus.

Moyen Âge : âge d'or de Clippiacum[modifier | modifier le code]

625 : premières traces dans les chroniques du Palais royal de Clippiacum (Clichy). Clotaire II, père de Dagobert Ier, y a en fait installé sa résidence principale et sa cour depuis 614. L'École du Palais, qui se répartit entre le quartier latin de Paris et la plaine de Clichy-Levallois, forme tous les enfants des grands dignitaires du royaume (Saint Éloi, Saint Ouen, Saint Didier…). C'est dans cette école, sorte de préfiguration de l'ENA, que le prince Dagobert fait la rencontre de tous ces saints qui administreront avec talent quelques années plus tard le royaume des Francs.

626 : Dagobert Ier s'installe au palais mérovingien de Clippiacum (Clichy) et y épouse une princesse Goth dénommée Gomathrude.

626 : Le Concile de Clichy défend aux clercs et aux laïcs de pratiquer l'usure. Il en résulte dans tout le royaume une explosion des taux d'intérêt.

630 : naissance de saint Sigisbert (Sigebert III), fils du roi Dagobert Ier, au palais de Clichy.

633 : au terme d'une assemblée exceptionnelle des laïcs et des ecclésiastiques, Sigebert III est nommé roi d'Austrasie (Francie orientale), d'Aquitaine et de Provence.

684 : quelques années après avoir habilement négocié la paix entre la Neustrie (France Occidentale) et l'Austrasie (France orientale) à Cologne, le diplomate Saint Ouen se retire dans sa villa de Clichy, où il s'éteint.

717 : Chilpéric II fait donation à l'abbaye de Saint-Denis de la forêt de Rouvray (aujourd'hui il n'en reste que le Bois de Boulogne) qui s'étend de Neuilly-sur-Seine (aujourd'hui Saint-Cloud) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

885 : les Normands détruisent le Palais et les villages environnants.

1193 : Philippe Auguste détache Clichy du domaine de la Couronne et l'offre à Gaucher de Châtillon.

1215 : la partie levalloisienne de la seigneurie de Clichy se spécialise dans la viticulture. Elle doit approvisionner en vins de messe l'abbaye de Saint-Denis dont elle dépend. Levallois s'identifie alors au site de « la vigne aux prêtres ».

1429 : Jeanne d'Arc rassemble son armée sur la plaine de Clichy-Levallois pour la levée de Montjoie (l'oriflamme des seigneurs de France). Cet épisode précède la conquête infructueuse de Paris.

Clichy et Levallois dans l'ombre de Saint Vincent de Paul[modifier | modifier le code]

Selon l’abbé Lecanu, historien de Clichy, il existerait une très grande proximité entre saint Vincent de Paul, curé de Clichy entre 1612 et 1625, sainte Louise de Marillac, Antoine Portail et la paroisse de Clichy.

« La Providence ménagea à Saint Vincent de Paul l'occasion de connaître à Clichy, Mademoiselle Le Gras, Louise de Marillac. Elle avait des liens intimes avec le château de Clichy et y passait souvent. En 1595, son père Louis de Marillac était tuteur d’Alexandre Hennequin et du sieur de la Bazinière, co-seigneurs de Clichy. Il résida souvent au château de Clichy avec sa jeune fille »

— Abbé Lecanu, Histoire de Clichy-la-Garenne[10]

.

C'est à Clichy que « monsieur Vincent » fit la rencontre d’Antoine Portail, son plus cher et plus ancien compagnon à la Congrégation de la Mission[11]. Après avoir été son élève en cours de catéchisme, l'abbé Portail fut son premier assistant, le premier secrétaire de la Congrégation et le premier directeur des Filles de la Charité. Il mourut en 1660, la même année que deux autres clichois : Louise de Marillac et Vincent de Paul.

Nicolas Levallois avait une telle vénération pour saint Vincent de Paul qu'il fonda le village de Levallois, le 27 septembre 1845, fête liturgique catholique en l'honneur du saint patron de Clichy[12].

Le fondateur de la ville fit exécuter en 1876, une statue en bronze vénitien en l'honneur de « monsieur Vincent ». Ironie de l'histoire, cette statue fut offerte à la paroisse Saint-Vincent-de-Paul de Clichy, commune dont Levallois s’était détachée exactement dix ans plus tôt[13].

Levallois donna par ailleurs le nom de ce saint protecteur au marché et à la rue y menant. Il veilla enfin à ce que Vincent de Paul figurât sur l'un des trois vitraux surmontant le saint tabernacle de la paroisse Saint-Justin. De part et d'autre du vitrail représentant l’Ascension du Christ devant la Vierge Marie et les apôtres, on observe, à droite le vitrail de saint Justin, patron de Levallois et, à gauche, le vitrail de saint Vincent de Paul, patron de Clichy.

Époque contemporaine : vers la création de Levallois-Perret[modifier | modifier le code]

1806 : le comte Jean Bérenger achète une grande propriété à Clichy, au lieu-dit La Planchette. A cette époque, le Village Levallois n'existe pas encore. L'acte de vente est signé en 1806 pour 51 000 francs, mais la valeur de ce bien montera en flèche pour atteindre 100 000 francs à la mort de Bérenger en 1850. Sur la parcelle, figure une belle dépendance du château (le Club de la Planchette actuel). Vingt ans après l'achat de cette maison, une des filles de Bérenger, épouse de l'agent de change Henri Lhuillier, acquiert l'une des dépendances de la ferme de Courcelles avec une maison et deux hectares de terrain. La famille Bérenger se retrouve ainsi à la tête d'un des plus gros domaines de la région. En 1845, quand Nicolas Levallois trace les plans de "sa ville", il y intègre sans état d'âme la propriété. Mais le comte Bérenger refuse catégoriquement toute intrusion dans son domaine, et ne veut pas vendre son bien. Nicolas Levallois devra attendre son décès, en 1850, pour commencer le morcellement de la Planchette. Il faudra près d'un demi-siècle. Les dernières parcelles (l'actuel parc de la Planchette mais aussi les terrains utilisés pour réaliser la place des Fêtes, actuelle place de Verdun) ne sont cédées par la famille qu'en 1924.

1814 : défense de Paris devant les Russes. Le général Moncey établit son quartier général à la barrière de Clichy.

En 1815, Clichy, évacuée, est livrée au pillage des Prussiens et des Anglais qui y campent et y saccagent les habitations.

Le projet d'une ville sur le site de Levallois-Perret naît en 1822 quand une opération de lotissements est lancée au lieu-dit Champerret (le champ pierreux), après la disparition de deux hameaux encore existants au XVIIIe siècle : Villiers et Courcelles, par Nicolas Eugène Levallois avec l'aide d'un ami géomètre Rivay, une opération qui connaît un vif succès. Le village de Levallois est officiellement né le 27 septembre 1845, jour de la fête de Saint Vincent de Paul (ancien curé de Clichy). Il correspond au jour où Nicolas Eugène Levallois acheta sa première parcelle : « la vigne aux prêtres ».

Le 30 juin 1866, Napoléon III promulgue une loi de création de la commune de Levallois-Perret, loi prenant effet le 1er janvier 1867.

Après la Première Guerre mondiale, Citroën bâtit une usine à Levallois-Perret, pour faire face à la forte demande d'automobiles, son usine du quai de Javel à Paris ne suffisant pas à y répondre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire de Levallois-Perret est Patrick Balkany (RPR, puis « divers droite », puis UMP).

Son prédécesseur dans cette charge fut le communiste Parfait Jans - 1926-2011, maire de Levallois-Perret de 1965 à 1983, député des Hauts-de-Seine en 1967-68, puis de 1973 à 1986, et conseiller général des Hauts-de-Seine de 1976 à 1982 - qu'il a battu aux cantonales de 1982 et aux municipales de 1983, avant de lui succéder comme député de la circonscription de Levallois-Perret en 1988.

Défait en 1995, Patrick Balkany laisse son fauteuil de maire - puis de député en 1997 - à Olivier de Chazeaux (« divers droite », puis RPR). Il reprend la ville en 2001, puis le siège de député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine en 2002. Membre de l'UMP à titre individuel, il siège tout d'abord chez les « non-inscrits » jusqu'à ce que Alain Juppé soit déclaré inéligible et donc contraint d'abandonner la présidence de l'UMP . Il intègre alors le groupe UMP après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à sa tête.

Levallois-Perret est le chef-lieu de deux cantons :

  • Le canton de Levallois-Perret-Nord, formé d'une partie de Levallois-Perret et d'une partie de Clichy (40 400 habitants)
  • Le canton de Levallois-Perret-Sud, formé d'une partie de Levallois-Perret (26 532 habitants ; conseiller général : Arnaud de Courson, divers droite).

La ville de Levallois-Perret est lauréate du Concours des villes et villages fleuris de France (4 fleurs), dont elle a de surcroît obtenu récemment le Grand Prix national du fleurissement. En 2004, Levallois-Perret a reçu le label « Ville Internet @ » [14].

Endettement record[modifier | modifier le code]

Levallois-Perret est la commune la plus endettée de France[15], avec une dette record de 12 412 euros par habitant en 2009, en augmentation de 58 % par rapport à 2008. Sa dette totale, qui s'élève à 785 millions d'euros, est dépassée uniquement par celles de Paris et Marseille, communes considérablement plus peuplées[16]. La dette par habitant de Levallois-Perret est presque trois fois supérieure à celle de Cannes, la deuxième ville la plus endettée de France[17]. En 2013, Levallois-Perret demeure la grande ville la plus endettée de France par habitant avec une hausse totale de 305% depuis 2000[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Buste de Louis Rouquier, ancien maire de Levallois

Depuis 1947, quatre maires ont été élus à Levallois-Perret :

Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Charles Deutschmann RPF, gaulliste sénateur
1965 1983 Parfait Jans PCF taxi, puis député
1983 1995 Patrick Balkany RPR PDG société
1995 2001 Olivier de Chazeaux divers droite, puis RPR avocat
2001 en cours Patrick Balkany UMP député

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune de Levallois-Perret intègre dans ses nouveaux projets les problématiques environnementales. La construction du dernier groupe scolaire Buffon respectera ainsi la norme Haute Qualité Environnementale. La mise en place d'un récupérateur de chaleur du réseau d'assainissement pour le centre aquatique a permis de réduire la consommation d'énergie de 24 %. Ce projet a permis à la ville d'obtenir le prix de la Marianne d'Or et le grand prix de l'environnement[19] en 2010.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, Levallois-Perret est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 64 629 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
15 763 19 158 22 744 29 519 35 649 39 857 47 315 58 073 61 920
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
68 703 73 639 75 144 71 181 65 186 61 681 62 871 61 804 58 941
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
52 523 53 500 47 548 54 700 62 851 64 629 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 22,4 %, 30 à 44 ans = 27,6 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 13,2 %) ;
  • 53 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 25,7 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 18,3 %).
Pyramide des âges à Levallois-Perret en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,0 
75 à 89 ans
6,8 
8,9 
60 à 74 ans
10,6 
17,5 
45 à 59 ans
18,3 
27,6 
30 à 44 ans
25,7 
22,4 
15 à 29 ans
20,4 
19,2 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Levallois-Perret est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre dix écoles maternelles et neuf écoles élémentaires communales, ainsi que le Conservatoire Maurice Ravel (conservatoire à rayonnement communal).

Le département gère quatre collèges dont un privé et la région Île-de-France un lycée.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Levallois-Perret abrite :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

L'Institut hospitalier franco-britannique (IHFB) regroupe depuis juin 2008 les services de l'hôpital Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours et du Hertford British Hospital[26]

Sports[modifier | modifier le code]

Le palais des sports Marcel-Cerdan accueille régulièrement des rencontres de basket-ball et de boxe
Article détaillé : Levallois Sporting Club.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Levalloisiens disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman et protestant[27].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Levallois-Perret fait partie du doyenné des Deux-Rives, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[28].

Au sein de ce doyenné, les trois lieux de culte catholique relèvent de la paroisse de Levallois[29],[30], dont l'animation a été confiée par l'évêque de Nanterre à la communauté du Chemin-Neuf[31] : l'église Saint-Justin, l'église Sainte-Bernadette et l'église Sainte-Reine.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

Une synagogue, gérée par l'association culturelle et cultuelle israélite de Levallois, est implantée à Levallois-Perret[32].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Levallois-Perret - Entrée de la mosquée

L'ancienne mosquée, sise rue du Viaduc[33],[34] à laissé la place au centre commercial So Ouest. La communauté musulmane dispose d'une salle de prière[35], et de la mosquée, rue Jules Verne, siège de l'Union des musulmans de Levallois[36].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

L'Église réformée de France dispose d'un lieu de culte (le temple de la Petite Étoile). Une Église évangélique dispose également d'un temple.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 38 327 €, ce qui plaçait Levallois-Perret au 3 508e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[37].

Levallois-Perret et le cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ont été tournés à Levallois-Perret :

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Levallois-Perret regroupe près de 4 500 entreprises et commerces pour près de 60 000 emplois[40]. Les experts en géographie économique[Qui ?] rangent cette ville dans le « Croissant d'or » qui désigne, outre les communes des Hauts-de-Seine : Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret et Clichy, les arrondissements de l'ouest de Paris situés sur la rive droite de la Seine. De nombreux sièges sociaux des grandes entreprises s'y concentrent en dépit de son manque d'infrastructure de transport public. Sa proximité avec le quartier d'affaires de la Défense privilégie cet espace économique.

Les principales entreprises ayant leur siège social à Levallois-Perret sont les suivantes :

En octobre 2012, ouvre le centre commercial So Ouest dans le quartier Eiffel, près de la Porte d'Asnières.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[42].

Les monuments historiques de Levallois-Perret sont :

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La salle Ravel est située dans les locaux du conservatoire Maurice Ravel.

Issus de Levallois-Perret[modifier | modifier le code]

L'usine Citroën de Levallois-Perret : berceau de la très populaire 2CV

Levallois-Perret et la culture populaire[modifier | modifier le code]

Florent Marchet dans sa chanson Levallois et Frédéric Beigbeder dans 99 Francs la citent comme l'archétype des années 2000 de la ville de première couronne parisienne, refuge d'une jeunesse médiocre (emplois tertiaires dans la capitale), de droite (non-boboïsée), contrainte de quitter Paris à cause des prix de l'immobilier pour y installer leur famille.

Personnalités liées à la commune ou au canton[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Levallois-Perret

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : De gueules à la bande d'argent chargée de trois abeilles du champ, accompagnée en chef d'un brûle-parfum d'or et en pointe d'une roue d'engrenage du même.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Levallois et la préhistoire
  • É. Boëda : Le concept Levallois : variabilité des méthodes, Monographie du CRA, CNRS (1994) (ISBN 2-222-04772-2)* M.-L. Inizan, M. Reduron-Ballinger, H. Roche, et J. Tixier : Préhistoire de la Pierre Taillée - t. 4 : Technologie de la pierre taillée, Meudon, CREP, (1995) (ISBN 2-903516-04-9)
Histoire de Clichy et du site de Clichy-Levallois (informations utiles sur l'évolution du domaine de La Planchette)
  • Abbé Lecanu, Histoire de Clichy-la-Garenne, Paris, Éditions Poussielgue, 1848
  • Abbé Narbey, Histoire de l'Ancien Clichy et de ses dépendances depuis l'origine jusqu'en 1793, Paris, Monographies des Villes et Villages de France, 1908 (ISBN 2-84373-754-0)
Histoire de Levallois-Perret
  • Isabelle Balkany, Jean Bouvet, Nicolas Levallois, l'homme d'une époque, le créateur d'une ville, Levallois, Direction de l'Information, Hôtel de ville, 1991
  • Isabelle Balkany, Véronique Soulié, Nathalie Nouette-Delorme, Levallois, mémoires, Levallois, Direction de l'Information, Hôtel de ville, 1991
  • Pierre Hénon, Levallois: histoire d'une banlieue, Bruxelles, Éditions Pierre Mardaga, 1981 (ISBN 2-87009-138-9)
  • Isabelle Balkany, Véronique Soulié, Nathalie Nouette-Delorme, Levallois, mémoires. Les pionniers de l'aviation, Levallois, Direction de l'Information, Hôtel de ville, 1993
  • Isabelle Balkany, Made in Levallois. Deux siècles d'innovations, de créations, d'intelligences, Levallois, 2010
  • Info-Levallois, magazine mensuel édité par la commune
  • Revue mensuelle de la Société historique de Levallois-Perret

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bâtiments remarquables

Le parc de la Planchette :

Bords de Seine :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. qui a donné son nom à une rue
  3. Relevés Paris-Montsouris 1961-1990
  4. Données climatiques depuis 1873.
  5. (en) Liste des villes classées par densité de population
  6. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Levallois-Perret », sur le site de l'Insee (consulté en 28 février 2011)
  7. http://www.preservonslevallois.fr
  8. http://www.directgestion.com/sinformer/filactu/11851-levallois-balkany-passe-passe-ses-tours-igh
  9. M.Th. Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, (ISBN 978-2262013509)
  10. Abbé Lecanu|Histoire de Clichy-la-Garenne, Paris, Éditions Poussielgue, 1848, p. 131
  11. Michel Maynard, Saint Vincent de Paul, 1860, p. 289
  12. Jean Bouvet-Isabelle Balkany, Nicolas Levallois, l'homme d'une époque, le créateur d'une ville, p. 36
  13. Jean Bouvet-Isabelle Balkany, Nicolas Levallois, l'homme d'une époque, le créateur d'une ville, p. 208]
  14. « LES VILLES \ INITIATIVES PAR RÉGIONS \ ILE-DE-FRANCE », sur www.villes-internet.net (consulté le 1er octobre 2009)
  15. http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20101213.CHA1178/levallois_reste_en_tete_des_villes_les_plus_endettees_d.html?xtor=RSS-16
  16. Comptes des communes, ville de Levallois-Perret
  17. Balkany, maire de Levallois, ne semble pas inquiet : aucune réforme de politique budgétaire n’est prévue à ce jour
  18. L'endettement des villes françaises s'accélère, lefigaro.fr, 26 septembre 2013
  19. Le grand prix de l'environnement 2010
  20. a, b et c « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 12 janvier 2010)
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. « Évolution et structure de la population à Levallois-Perret en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  25. Site de l'IFSI
  26. Site de l'Institut hospitalier franco-britannique
  27. Cultes, sur www.ville-levallois.fr, consulté le 2 janvier 2014.
  28. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011).
  29. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011).
  30. « Géographie », sur le site de la paroisse de Levallois-Perret (consulté le 18 septembre 2011)
  31. « communauté du Chemin-Neuf », sur le site de la paroisse de Levallois-Perret (consulté le 23 septembre 2011).
  32. « Page d'accueil », sur le site de l'association culturelle et cultuelle israélite de Levallois-Perret (consulté le 17 janvier 2009).
  33. « Mosquée de Levallois », sur le guide musulman (consulté le 26 mars 2014).
  34. « UNION DES MUSULMANS DE LEVALLOIS », sur le JO des associations (consulté le 26 mars 2014).
  35. « Salle de prière foyer », sur le portail musulman nouvelle génération (consulté le 26 mars 2014).
  36. « Salle de prière foyer », sur Mosquée de Levallois (consulté le 26 mars 2014).
  37. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  38. a, b, c, d et e « Films tournés dans le département Hauts-de-Seine (92) », sur L2TC.com - Lieux de tournage cinématographique (consulté en 4 décembre 2010).
  39. a, b, c et d « Films tournés dans le département Hauts-de-Seine (92) », sur IMDb : The Internet Movie Database (consulté en 6 décembre 2010).
  40. Ville-Levallois Observatoire Économique 2007-2008
  41. Agence indépendante internationale de design
  42. « Levallois-Perret », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Hertford British Hospital », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « Villa mauresque », base Mérimée, ministère français de la Culture