Penchard

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marie-Luce Penchard.
Penchard
L'église Saint-Nicolas.
L'église Saint-Nicolas.
Blason de Penchard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Canton de Meaux-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Meaux
Maire
Mandat
Anna Dumaine
2014-2020
Code postal 77124
Code commune 77358
Démographie
Gentilé Penchardais
Population
municipale
1 055 hab. (2011)
Densité 243 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 11″ N 2° 51′ 39″ E / 48.986413, 2.860736848° 59′ 11″ Nord 2° 51′ 39″ Est / 48.986413, 2.8607368  
Altitude Min. 51 m – Max. 75 m
Superficie 4,34 km2
Localisation

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Penchard

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Penchard

Penchard est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Penchardais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Penchard
Monthyon Chambry
Penchard
Chauconin- neufmontiers Crégy lès Meaux

Histoire[modifier | modifier le code]

Petit village typique de Seine-et-Marne. C'est en 1217 qu'on trouve pour la première fois la trace de Penchard sous l'orthographe Penchat. En 1771, l'église Saint Nicolas est une succursale de Neufmontiers où l'évêque de Meaux nomme un vicaire amovible.

En 1829, la population est de 390 habitants. Son territoire est en terres labourables, en bois et en vignes. Il s'y trouve cinq carrières de pierres à plâtre appartenant à Messieurs Masson fils, Honoré Masson, Vion, Vincent et Duriquet. Il y a aussi des fours à plâtre.

En 1876, il y a 380 habitants, puis 360 en 1900 au début du siècle précédent. On y trouve les commerces suivants : trois auberges et débitants de vins dont un est aussi hôtelier, et un autre épicier, mercier, marchand de tabac, deux bouchers, un boulanger, un charcutier, un charron, un coiffeur, une épicière, marchande de faïences, une épicière mercière, un grainetier, deux pressureurs, un marchand de terre de bruyère, un marchand de veaux. Il y a une société de secours mutuel : la Saint Jean dont M Blas est président. À partir de 1913, cette société de secours mutuel s'appelle La Fraternelle. M Blas en sera président jusqu'en 1930.

Le bourg était desservi par le Tramway de Meaux à Dammartin, une ligne de chemin de fer secondaire départementale, qui circula de 1911 à 1938.
On voit ici une rame en gare de Penchard vers 1912-1914

Penchard est surtout connu pour son rôle dans les premiers jours de la Bataille de la Marne, lors de la Première Guerre mondiale. Le 2 septembre 1914, les Allemands sont à Meaux, un dernier effort doit les amener à Paris, que le gouvernement vient d'évacuer. Devant eux, l'armée française épuisée recule presque sans arrêt depuis le debut du conflit. Mais les Allemands idéalement placés au Nord (sud de l'Oise) décident d'encercler le gros des troupes françaises et descendent le long de l'actuelle RN330 pour prendre en étau Paris et les troupes qui y sont retranchées. Ils prêtent ainsi leur flanc droit à la garnison de Paris, et particulièrement la 6e armée du Général Maunoury. Maunoury attaque le 5 septembre 1914 sur la ligne de l'Ourcq, avec pour objectif principal les hauteurs boisées de Monthyon et Penchard, sur lesquelles les Allemands disposent de positions d'artillerie et de postes d'observation idéalement placés. La Brigade Marocaine attaque sur Penchard, et au prix de lourdes pertes parvient à s'établir dans le village vers midi. Les Marocains ont progressé au corps à corps dans les vergers et les jardins, perdant près de 1200 combattants. La position sera abandonnée dans la soirée, car l'attaque de la 55e division ayant échoué sur la colline de Monthyon, Penchard reste sous le feu de l'artillerie allemande qui y est positionnée. Les forces allemandes evacueront le village dans la nuit, et jugeant leur position trop exposée se replieront sur Chambry. C'est le début du retournement de l'armée française, qui trouvera les ressources pour repousser les armées allemandes au-delà de la Marne, où commencera la guerre de tranchées. À noter que c'est au pied des collines de Penchard que le poëte Charles Péguy a trouvé la mort, en lançant un assaut sur Monthyon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Anne Dumaine

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • fut jumelé avec un petit village italien Crespina, par l'intermédiaire du club local de football. Crespina est jumelée maintenant avec Staten Island (États-Unis)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 055 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
307 335 371 368 360 357 386 386 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
328 357 375 381 380 379 375 403 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
332 342 344 318 360 411 418 353 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
356 371 623 751 773 799 975 1 007 1 037
2011 - - - - - - - -
1 055 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011