Coulommiers (Seine-et-Marne)

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Coulommiers
Hôtel de ville de Coulommiers.
Hôtel de ville de Coulommiers.
Blason de Coulommiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Coulommiers
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Coulommiers
Maire
Mandat
Franck Riester
2014-2020
Code postal 77120
Code commune 77131
Démographie
Gentilé Columériens
Population
municipale
14 622 hab. (2011)
Densité 1 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 29″ N 3° 06′ 24″ E / 48.8247, 3.1068 ()48° 49′ 29″ Nord 3° 06′ 24″ Est / 48.8247, 3.1068 ()  
Altitude Min. 73 m – Max. 150 m
Superficie 10,93 km2
Localisation

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Coulommiers

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Coulommiers
Liens
Site web coulommiers.fr

Coulommiers (prononcé [ku.lɔ.ˈmje ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Columériens. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 14 622 habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville devrait son nom au latin columbo « colombe »[1]. Les Romains lui auraient donné le nom de Columbarium qui signifie « colombier ». Le nom de la ville a donné celui du coulommiers, fromage de Brie qu'elle produit traditionnellement.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisé au cœur de la Brie et sur les bords du Grand Morin, Coulommiers est situé à 60 km à l'est de Paris, à 20 km de l'autoroute A4 et de la ville nouvelle de Marne-la-vallée (Disneyland Paris, Val d'Europe) et à 35 km de l'autoroute A5. La ville est traversée par la route départementale 934 (ex nationale 34) de Paris à Esternay. La commune dispose d'une gare, reliée à Paris-Est.

Des anciens hameaux notables font désormais partie de Coulommiers, tels que Pontmoulin, devenu la rue de Pontmoulin ; Le Theil, quartier proche de la ville haute et qui est souvent confondue à tort avec celle-ci ; Triangle et Vaux. Le Hameau de Belle Croix qui est situé à l'entrée de la ville de Coulommiers est en réalité sur la commune de Mouroux. Les communes limitrophes incluent Aulnoy, Boissy-le-Châtel, Chailly-en-Brie, Saints, Beautheil et Mouroux[2].

Communes limitrophes de Coulommiers
Mouroux Aulnoy Boissy-le-Châtel
Mouroux Coulommiers Boissy-le-Châtel/Chailly-en-Brie
Saints Beautheil Chailly-en-Brie

Histoire[modifier | modifier le code]

Coulommiers - Gravure de Chastillon vers 1600.

D'origine gallo-romaine[2],[3], Coulommiers fut réunie près de dix fois au domaine royal. Son histoire est aussi étonnante que mouvementée. Ses antiques remparts et son château furent reconstruits par Clovis ; en 1612, Catherine de Gonzagues y fit édifier un palais. Ernest Dessaint, Maire de Coulommiers[4] (1923) expliquait en ces mots : « l'origine de notre ville a de tout temps fait l'objet de controverses passionnées de la part des différents auteurs qui se sont occupés de notre histoire locale »[5]. Les uns, tels le docteur Pascal, dans son ouvrage intitulé Histoire de Seine-et-Marne, Achille Viré et Anatole Dauvergne, dans leurs études sur la ville, lui refusent une origine antérieure à la conquête de la Gaule par Jules César. Les autres, au contraire, Michelin, Histoire du département de Seine-et-Marne, et Martial Cordier, Histoire manuscrite de Coulommiers, prétendent qu'elle existait lors du passage de César et de ses légions en Brie, et Cordier affirme même que son nom lui fut donné par les troupes du conquérant qui, de passage ici, dénommèrent Castrum Columbarium (château colombier), une tour garnie de nids de pigeons, d'où par la suite, Colombarius, Collomiers et Coulommiers[3],[5].

Martial Cordier qui, en sa qualité d'archiviste feudiste du comte de Montesquiou de Fesenzac, dernier seigneur de la ville, eut en sa possession des documents qui furent détruits ou dispersés lors de la Révolution, admet l'hypothèse d'une enceinte construite sous l'empereur Antonin. Il étaye son opinion, sur une inscription gravée sur un grès de démolition de la porte qui clôturait la partie sud à l'époque, ou simple bourgade enclose dans l'île formée par le Grand Morin et le brasset des Religieuses, Coulommiers n'était encore qu'aux premiers temps de son enfance. C. M. V. I. dont voici la traduction : Antonius Imperator Romanorum edificavit 906, édifiée par Antonin, empereur des Romains en 906, date qui part de la Fondation de Rome et correspond ainsi à l'an 155 de l'ère chrétienne[5].

La seconde clôture, qui serait due à Clovis, est tout aussi problématique. D'ailleurs, jusqu'à sa possession par les comtes de Champagne et de Brie en 920, une obscurité complète s'étend sur le passé de la cité[6]. À dater de cette époque, au contraire, l'histoire enregistre les modifications successives qu'elle a subies et qui par apports successifs, l'ont faite, à travers les siècles, devenir la coquette sous-préfecture seine-et-marnaise qu'elle resta jusqu'en 1926. Thibault ler, en 1080, la dota d'un prieuré qui eut son heure de célébrité puisque des Juvénal des Ursins en furent les prieurs, et qui eut surtout pour heureux résultat d'étendre vers l'est la ville naissante. Ce prieuré occupait toute la partie dite du Montcel, emplacement où se trouvent aujourd'hui le palais de justice, la gendarmerie, l'ex sous-préfecture et la place Beaurepaire. Un siècle plus tard, en 1172, Thibault II étendait à son tour les limites de son domaine dans la partie sud en faisant creuser un canal qui fut appelé le brasset des Tanneurs, du nom des ouvriers qui installèrent leur industrie sur ses rives. Cette industrie devait prendre ici une extension considérable et constituer pendant près de sept siècles la seule richesse commerciale du pays. Il y est dit notamment : « et si est à scavoir que moi ou aultres de mes gens esliront chacun an XIII preud hommes de la commune de Collomiers à bonne foi et eux XIII estiront l'un d'eux major chaque an »[5].

Les bienfaits d'une tranquillité relative et l'indéniable prospérité dont elle profita durant sa possession par les comtes de Champagne et de Brie furent malheureusement annihilés par la Guerre de Cent Ans, au cours de laquelle elle fut prise et reprise par les Anglais[5],[6]. À la mort de son mari, tué d'un coup d'arquebuse en entrant dans Doullens, le 20 avril 1595, la Duchesse de Longueville entreprit la construction du château dont nous voyons encore les ruines et dont il subsiste les deux pavillons de gardes précédant le pont-levis.

Durant la campagne de France en 1814, la ville fut occupée par les troupes Russes.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la ville est occupée par les Allemands.

Le 4 septembre 1914, durant la Première Guerre mondiale, l'armée britannique, alors en retraite, abandonne la ville, qui est occupée le lendemain par les troupes allemandes qui la pillent et en repartent le 7 septembre, chassées par ses mêmes Anglais.

Le 10 septembre 1926, l'arrondissement de Coulommiers est supprimé à la suite du décret Poincaré. Coulommiers devint chef-lieu d'arrondissement sans avoir été préalablement chef-lieu de district[5].

Occupée par les Allemands en 1940, la ville est libérée le 27 août 1944 par l'armée américaine du général Patton ; une place de la ville où se situe un monument aux morts des deux Guerres mondiales est d'ailleurs nommée place du 27-Août en souvenir de cet événement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Cour de la mairie de Coulommiers.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1750   Jean-Antoine Huvier du Mée   Avocat au Parlement de Paris, bailli de Coulommiers, subdélégué de l'intendance de Paris, commissaire du roi, ...
1781 1785 Michel-Maximilien Perrin de Boislaville   Avocat au Parlement, Conseiller en la Cour des monnaies de Paris
1790 1790 Martial Cordier   Magistrat
1790 1792 Louis dit Dix Août Leroy   Juré au Tribunal révolutionnaire de Paris
1793 1795 Georges-Philippe-Henri Thomé    
1805 1815 Auguste-Pierre-Eugène de Goddes
Marquis de Varennes
  Capitaine de dragons, major de cavalerie
1815 1815 Simon-Victor Barbier    
1815 1826 François-Maximilien Perrin de Boislaville   Conseiller en la cour des Monnaies de Paris
1826 1830 Jean-Louis-André Parnot    
1830 1832 Auguste-Adrien-Edmond
Marquis de Goddes de Varennes
  Auteur dramatique et aquafortiste, conseiller d'arrondissement
1832 1835 Pierre-André Degas    
1840 1844 Amédée-Etienne-Fare-Marguerite Ogier de Baulny   Mousquetaire du Roi Louis XVIII, officier de la Garde Royale à Versailles, capitaine de cavalerie
1941 1944 Pierre Mortier    
1944 1947 René Arbeltier    
1947 1955 Gaston Bertier    
1955 1959 Pierre Magnon    
1959 1971 Daniel Tourneur    
1971 1977 Bertrand Flornoy UDR Explorateur, écrivain, parlementaire
1977 1980 André Gailing PS Agrégé d'Histoire, Proviseur
1980 1983 Paul Letort PS Cadre commercial
1983 1992 Robert Elvert DVD Cadre supérieur
1992[8] 2008 Guy Drut UMP Champion olympique, Ministre des sports, parlementaire
2008 en cours Franck Riester UMP Chef d'entreprise, parlementaire

En 1992, la démission du maire Robert Elvert fut suivie de celle d'une vingtaine de colistiers. Cela entraîna des élections municipales anticipées qui furent remportées par la liste conduite par Guy Drut le 28 juin 1992.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Drapeau de l'Angleterre Leighton Buzzard devenu Leighton-Linslade (Angleterre, Royaume-Uni) depuis 1958, avec Drapeau de l'Allemagne Titisee-Neustadt (Allemagne) depuis 1971 et avec Drapeau de l'Irlande Graiguenamanagh (Irlande) depuis 2009[9].

En 2011, le 40e anniversaire du jumelage entre Titisee-Neustadt et Coulommiers a été organisé par les clubs de tennis des deux communes[9]. Des échanges culturels, sportifs et linguistiques sont échangés avec ses trois jumeaux. Les délégations se retrouvent annuellement à l’occasion de manifestations telles que la Foire internationale aux fromages et aux vins de Coulommiers, le carnaval de Titisee-Neustadt, ou encore la Fête de la Saint Fiacre[9].

Blason et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Coulommiers : D'azur au colombier d'argent rond de pierre de tailles à cinq assises, la porte de bois est ferrée ; le toit d'ardoises avec une lanterneau dessus, surmontée d'une boule et d'une girouette d'or. Autour du colombier des colombes d'argent volantes ; quatre a dextre, dont deux viennent et deux fuient; a senestre, trois viennent et une fuit. Au-dessous du colombier, deux serpents d'or dressés et entrelacés par la queue et langagés de gueules. Ornées de la croix de guerre.
Blason de Coulommiers.

Le blason de Coulommiers représentent un colombier surmonté d'une couronne d'épis qu'entoure la devise en latin : « Prudentes ut serpentes, simplices ut columbae » (Prudents comme des serpents, simples comme des colombes). Cette devise est tirée d'un passage de la Bible : « Voilà que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes » (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 10, verset 16).

Les armes de Coulommiers sont d'azur au colombier d'argent rond de pierre de tailles à cinq assises, la porte de bois est ferrée ; le toit d'ardoises avec une lanterneau dessus, surmontée d'une boule et d'une girouette d'or. Autour du colombier des colombes d'argent volantes ; quatre a dextre, dont deux viennent et deux fuient; a senestre, trois viennent et une fuit. Au-dessous du colombier, deux serpents d'or dressés et entrelacés par la queue et langagés de gueules. Depuis 1921, elles sont ornées de la croix de guerre[10] qui lui a été attribuée par décret le 19 novembre 1920 et lui a été remise le 30 janvier 1921[11] .

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

La population de Coulommiers était de 13 844 au recensement de 1999, 13 836 en 2006 et de 13 649 en 2007. La densité de population de Coulommiers est de 1 248,76 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 6 663 en 2007. Ces logements se composent de 6 111 résidences principales, 81 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 471 logements vacants[12].

En 2011, la commune comptait 14 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 600 3 167 3 413 3 467 3 335 3 573 3 658 4 070 4 257
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 218 4 628 4 445 4 334 5 240 5 520 6 218 6 158 6 323
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 505 6 891 7 224 6 129 6 411 6 679 7 510 7 660 8 561
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 502 11 263 11 498 11 886 13 087 13 852 13 836 14 622 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de Coulommiers en 1999[15] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,3 
5,4 
1905-1924
9,6 
11,6 
1925–1939
14,2 
17,9 
1940-1954
15,7 
21,6 
1955-1969
21,2 
22,0 
1970-1984
20,3 
21,4 
1985-1999
18,6 
Pyramide des âges du département de la Seine et Marne en 1999[15] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,2 
3,5 
1905-1924
6,1 
9,2 
1925–1939
10,0 
20,0 
1940-1954
18,8 
23,6 
1955-1969
23,9 
21,7 
1970-1984
20,5 
22,0 
1985-1999
20,4 

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre Hospitalier René Arbeltier

Transports[modifier | modifier le code]

Coulommiers dispose d'une gare SNCF. Celle ci est le terminus actuel de la ligne du Transilien P (Paris → Coulommiers-Meaux-Provins). Avant, cette ligne allait jusqu’à La Ferté-Gaucher, mais faute de fréquentation, le reste du trajet se fait par bus. Historiquement le premier accès au train dans la commune date du 2 avril 1863[16]. Au second trimestre 2013, de nouvelles rames reliant Paris à Coulommiers devraient être installées[17].

Cette ville dispose aussi d'un réseau de bus urbain et interurbain, ainsi que deux lignes du Seine-et-Marne Express (lignes 01 et 17). Les deux compagnies de bus principales de Coulommiers sont Darche-Gros et Deloisy.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Coulommiers dépend de l'Académie de Créteil et dispose de divers centres d'éducation : Les centres d'éducation publiques incluent les collèges Hippolyte Rémy et Madame De La Fayette et les lycées Georges Cormier (enseignement professionnel) et Jules Ferry (enseignement général). Les autres centres d'éducation incluent l'ensemble d'écoles et collège Sainte-Foy (institution catholique privée), l'antenne STAPS de l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée et l'IFSI de Coulommiers.

Sports[modifier | modifier le code]

Au gymnase des Capucins, Meaux (en blanc) reçoit Hyères en finale retour du championnat de France 2011-2012, délocalisée à Coulommiers.

Le gymnase des Capucins, installé au centre du Parc des Sports, accueille les rencontres du Coulommiers Brie Basket, club formateur d'Andrew Albicy, évoluant en Nationale 2 en 2013-2014. Il reçoit aussi quelques rencontres délocalisées du CS Meaux Handibasket.

Économie[modifier | modifier le code]

Le marché a lieu chaque mercredi et dimanche matin. La ville dispose d'un service public complet grâce notamment à l'hôpital de Coulommiers, situé en trois parties : l'ancien hôpital en centre-ville spécialisé en gériatrie, le « nouvel » hôpital René Arbeltier en ville-haute et l'annexe « psychiatrie » proche du nouvel hôpital.

La ville inclut aussi une agence Pôle emploi (fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC), un centre de tri régional de La Poste, un centre de sécurité sociale, un palais de justice (tribunal d'instance), plusieurs huissiers et notaires, un centre des impôts, un cadastre, une gendarmerie nationale, une caserne principale de sapeur-pompiers, une permanence de la CAF, une DDE, un commissariat de police nationale, un commissariat de police municipale, un centre du Trésor public, des agences France Télécom et EDF, une gare SNCFetc.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denys-Sainte-Foy de Coulommiers

L'église Saint-Denys-Sainte-Foy, de style néo-roman, est située au départ de l'avenue de Rebais. Construite d'après les plans de l'architecte Ernest Brunet, elle fut consacrée par l'évêque de Meaux le 16 juillet 1911. Sa construction fut décidée par la municipalité afin de remplacer l'ancienne église Saint-Denys, un édifice roman datant du XIIe siècle qui, mal entretenu, menaçait de s'effondrer : devenue dangereuse, cette dernière fut d'ailleurs démolie en 1968. La nouvelle église est construite sur un plan en forme de croix latine, comprenant une nef d'une longueur de 47,30 mètres pour une largeur de 10 mètres entre les colonnes du vaisseau principal, lequel est bordé de collatéraux. De larges baies en plein cintre sont ornées de vitraux, compositions modernes dans lesquelles sont insérés des fragments des vitraux de l'ancienne église Saint-Denys. Une tour-lanterne couvre la croisée du transept : sa hauteur s'élève à 22 mètres. La façade de l'église est dominée par un clocher trapu surmonté par une flèche octogonale en pierre. La croix qui se trouve à son sommet atteint la hauteur de 50 mètres. Le clocher abrite un bourdon de 1 500 kilos baptisé « Louise-Élizabeth » : celui-ci fut transférée de l'ancienne église Saint-Denys en 1911.

Si la première pierre de l'église des Capucins fut posée le 19 avril 1617 en présence de Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, sa consécration n'intervint que le 13 juillet 1625. Elle se compose d'une nef unique voûtée en lattes revêtues de plâtre, et est éclairée de chaque côté par quatre fenêtres cintrées, tandis qu'un oculus s'ouvre à l'ouest. La longueur totale du sanctuaire est de 33 mètres, la hauteur sous voûte atteint les 16 mètres. Une grotte artificielle, ou chapelle basse, est célèbre pour ses sculptures représentant des coquillages. L'ancienne église des Capucins abrite désormais les collections archéologiques du musée municipal de Coulommiers.

Commanderie de Coulommiers : le logis du commandeur.

La Commanderie des Templiers, fut construite à partir de 1173, à la suite d'une donation du comte Henri palatin de Troyes. Endommagée durant la période révolutionnaire, vendue comme bien national en 1791, elle est transformée en exploitation agricole par son propriétaire d'alors, le fermier Pierre Josse. Elle gardera cette affectation pendant plus d'un siècle et demi, sous le nom de « Ferme de l'Hôpital » en référence aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Sauvée de la démolition en 1966 par les multiples pétitions contre le maire de l'époque M. Daniel Tourneur préférant raser la commanderie pour construire des HLM, une campagne de restauration en fait désormais l'un des sites templiers les mieux conservés du nord de la France. On peut y voir une grange aux dîmes, un colombier, le logis du Commandeur, la chapelle Sainte-Anne, la salle du chapitre et la cave, ainsi qu'un jardin d'inspiration médiévale d'une surface de 4 000 m2. Le site est classé Monument historique depuis 1994.

Le temple de l'Église réformée, rue Patras, a été construit en 1966.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Pavillons des gardes de l'ancien château de Coulommiers construits par François Mansart, dans le parc des Capucins.

Le parc des Capucins est le plus célèbre jardin public de la ville. Parc fleuri parmi les plus beaux d'Île-de-France[18]. Le château fort joua un rôle important au cours des guerres de Cent Ans et de religions[19]. Le château fut reconstruit au XVIIe siècle par Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, et détruit au XVIIIe siècle par le duc de Luynes. Seuls demeurent les pavillons des gardes et une partie de l'aile du château. Dans le parc, la chapelle des Capucins (à l'intérieur de l'église Notre-Dame-des-Anges), construite en même temps que le château, abrite le Musée municipal où sont exposées des collections historiques, archéologiques et des œuvres d'art. Il abrite les vestiges du château de Catherine de Gonzagues, ainsi que des plans d'eau autour des anciennes douves et quelques essences rares. Il fut sévèrement touché durant les tempêtes de 1999[3].

Théâtre de Coulommiers.

Le théâtre à l'italienne, conçu au début du XXe siècle, est dû aux architectes parisiens Charles Duval et Camille Robida (1880-1938). Il possède une façade monumentale en pierre de taille, percée d'une verrière et surmontée d'un fronton d'inspiration baroque. La date de 1904 est gravée au fronton. Le théâtre conserve toujours sa machinerie d'origine. Il est inscrit monument historique depuis 1994[20].

le nom de la Halle aux fromages résulte des marchés qui s'y déroulaient et qui étaient principalement destinés aux fromages de la Brie dont le Coulommiers. La construction de ce bâtiment fut décidée par la municipalité le 24 juin 1887. En 1960, une campagne de restauration la dota de murs en béton, afin de prémunir les exposants contre le vent et le froid. En 1999, il fut décidé de supprimer cette adjonction très critiquée, et de redonner à la halle son allure d'origine.

L'ancienne prison de Coulommiers, aujourd'hui bibliothèque municipale.

L'ancienne prison, représentative du XIXe siècle, fut construite à partir de 1851, sur les plans de l'architecte Mangeon. Sa structure s'inspire des prisons de Meaux et de Fontainebleau. La prison s'établit sur cinq niveaux, comptant trente-trois cellules individuelles, dont trois cachots de punition. Utilisée comme lieu d'internement des Résistants par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale, elle servit ensuite de maison d'arrêt jusqu'en 1958, puis de maison de correction jusqu'en 1969. Désaffectés, les bâtiments furent ensuite utilisés pour le tournage de plusieurs films et téléfilms, avant que le ministère de la Justice ne décide de la vente de l'ensemble en 1978. La ville fit valoir son droit de préemption et acquit l'ancienne prison pour la somme de 180 000 francs. Située au cœur de la ville et isolée sur une île délimitée par le brasset des Religieuses et le Grand Morin, elle est depuis peu aménagée en bibliothèque municipale.

Située près du Palais de Justice, la maison Valentin de Boulogne est la maison natale du peintre Valentin de Boulogne (1591-1634), célèbre au XVIIe siècle pour la qualité de ses clairs-obscurs et ses scènes de la vie quotidienne. Le jardin de la maison du Bailli Huvier est un jardin d'agrément datant de 1750 dont Jean-Antoine Huvier du Mée, dernier bailli de Coulommiers, est le commanditaire.

Monuments disparus[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, la ville a perdu par destruction un certain nombre de monuments du Patrimoine. Aucune destruction n'a été le fait des guerres mondiales.

  • La caserne Beaurepaire, à l'emplacement des immeubles de l'actuelle gendarmerie
  • L'église Saint-Denys, démolie en 1968.
  • Le couvent Sainte-Foy, démoli à la Révolution.
  • La halle aux veaux, qui se trouvait sur l'actuelle place du 27 août.
  • Le château de la duchesse de Longueville, démonté avant son achèvement.
  • La statue de Nicolas-Joseph Beaurepaire (1740 - 1792), due à Maximilien Louis Bourgeois (1839 - 1901) a disparu lors la seconde guerre mondiale. Une autre, du même artiste est présente à Angers, sur le pont de Verdun.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Coulommiers possède deux églises catholiques, une salle pour le culte musulman, un temple protestant et une salle du royaume des témoins de Jéhovah.

Énergies[modifier | modifier le code]

En 1979-1980 a été réalisée à Coulommiers la première opération de chauffage par géothermie d'un quartier déjà existant, le quartier des Templiers qui comportait une cité HLM, deux lycées, quatre écoles communales et un hôpital. Le tiers des habitants de la ville est chauffé par ce mode d'énergie puisée dans une nappe située à 2 300 m de profondeur. En 1980, cette opération a valu au Maire de Coulommiers, André Gailing, Président du Syndicat de Géothermie, le Prix européen de l'environnement remis par la présidente du Parlement européen à Cervia (Italie).

Marchés[modifier | modifier le code]

Foire internationale aux fromages et aux vins, en 1967, Pierre Aubert, alors Président de l'U.C.I.E. et du Comité des Foires et Expositions, eut l'idée de fêter le millénaire du fromage de Brie. La date retenue fut le 7 mai 1967[21]. Le succès est tel que plus de 350 exposants sont présents chaque année, avec en moyenne 65 000 visiteurs. Cette foire est très célèbre dans la région. Des personnalités comme Bernadette Chirac, ou Gilbert Montagné y ont participé. La Foire internationale aux fromages et aux vins de Coulommiers a lieu chaque année aux Rameaux, une semaine avant Pâques. La foire de la Saint Fiacre rassemble horticulteurs, vignerons et amis du terroir briard début septembre. C'est l'occasion pour la statue du saint patron des horticulteurs de parader dans les rues de la ville, après une messe en plein air[21].

Le marché de Noël a lieu en décembre, dans la Grange aux dimes, de la Commanderie des Templiers[22].

Télécommunications[modifier | modifier le code]

En 2008, la ville de Coulommiers et les communes environnantes (Mouroux, Boissy-le-Châtel, Aulnoy, Chailly-en-Brie, Faremoutiers, Pommeuse, Giremoutiers, Saint-Germain-sous-Doue entre autres) ont été choisies pour être les premières à passer au tout numérique pour la diffusion de la télévision hertzienne. Depuis le 8 novembre 2008, l'émetteur de Mouroux, site des Parrichets, diffuse la TNT. L'extinction du signal analogique a eu lieu le 5 février 2009[23]. La ville est la première de France à recevoir la TNT[24],[25].

Foire internationale[modifier | modifier le code]

Poteau de la halle aux fromages avec le blason de la ville.

Créée à l'initiative de Pierre Aubert (alors président du comité des foires et expositions) et de Pierre Jacotin dans le cadre des célébrations du millénaire des fromages de Brie, elle réunit quatre exposants et la confrérie du Beaujolais lors de sa première édition en 1967[21]. Celle-ci se tient sur le parvis du théâtre municipal à partir du 7 mai 1967 et se clôture par un « mariage » entre le brie et le beaujolais, sous les auspices du préfet de Seine-et-Marne de l'époque, Jean Verdier, le tout aux accents de la « Marche des fromages de Brie » composée pour l'occasion par Paulette Lauxerrois et Étienne Lorin[26].

Le nombre d'exposants croît au fil des ans, passant de sept en 1968 à vingt en 1970 et près d'une centaine en 1972. Devant l'ampleur prise par la manifestation, la foire est transportée de la place de l'hôtel de ville à l'avenue Gambetta (sous la halle aux fromages), puis au foirail de la Sucrerie à partir de 1989[27]. Après ces modestes débuts de 1967, ce ne sont pas moins de 60 à 65 000 visiteurs qui sont attendus autour des quelque 350 exposants présents lors de l'édition 2010[28].

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Coulommiers a servi de lieu de tournage à :

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le Pays Briard, bi-hebdomadaire du groupe Publi-Hebdos paraissant le mardi et le vendredi.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Baptiste, La Commanderie des Templiers de Coulommiers, vies et résurrection, Éd. Lefèvre 2000. 300 p. (en vente à la commanderie ou par correspondance).
  • Ernest Dessaint, Histoire de Coulommiers, Éd. Res Universis, 1989, fac-similé de l'édition restaurée de 1908
  • Paulette Lauxerrois, Coulommiers, souvenirs perdus et retrouvés, Éd. Horvath, 1982, (ISBN 2-7171-0220-5)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « COULOMMIERS », sur http://www.coulommiers.biz/ (consulté le 2 mars 2012)
  2. a et b « Fiche signalétique de Coulommiers », sur www.atome77.com/ (consulté le 11 février 2012)
  3. a, b et c « L'histoire de Coulommiers », sur Coulommiers, site officiel (consulté le 1er mai 2013)
  4. « Ernest DESSAINT (1869 - 1950) », sur Assemblée nationale (consulté le 11 février 2012)
  5. a, b, c, d, e et f « Coulommiers », sur La Seine-et-Marne, portail du 77 (consulté le 11 février 2012)
  6. a et b « Histoire », sur Coulommiers, site officiel (consulté le 11 février 2012)
  7. « Liste des maires successifs », sur le site de la mairie (consulté le 2 mars 2012).
  8. "M. Drut enlève la mairie de Coulommiers", article dans Le Monde du 30 juin 1992.
  9. a, b et c « Jumelage », sur http://www.coulommiers.fr/ (consulté le 2 mars 2012)
  10. Coulommiers, souvenirs perdus et retrouvés de Paulette Lauxerrois (aux dépens de l'auteur), imprimerie Brodard et Taupin à Coulommiers, novembre 1964.
  11. Liste des communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918.
  12. « Ville de Coulommiers », sur www.cartesfrance.fr/ (consulté le 11 février 2012)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. a et b Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  16. « Déjà 150 ans que le train s’arrête à Coulommiers », sur Le Pays Briard,‎ 28 mars 2013 (consulté le 1er mai 2013)
  17. « Paris-Coulommiers : Les nouvelles rames arriveront au 2nd semestre », sur Le Pays Briard,‎ 4 mars 2013 (consulté le 1er mai 2013)
  18. « PARC DES CAPUCINS (3 ha) », sur Parcs et Jardins (consulté le 1er mai 2013)
  19. « Vestiges du parc des Capucins à Coulommiers (77) », sur Petit Patrimoine (consulté le 1er mai 2013)
  20. « Notice no PA00133013 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. a, b et c « Foire aux fromages de Coulommiers : un rendez-vous immanquable pour la Fromagerie de la Brie », sur Le Pays Briard,‎ 21 mars 2013 (consulté le 1er mai 2013)
  22. « Coulommiers : le marché de Noël s'installe dans la grange aux dimes de la Commanderie des Templiers »,‎ 8 décembre 2006 (consulté le 1er mai 2013)
  23. « Passage à la télévision tout numérique en Ile de France : Recherche et mémorisation des chaînes pour retrouver l’ensemble des chaînes de la TNT », sur France Télé Numérique,‎ 11 mars 2011 (consulté le 2 mars 2012)
  24. « W9 va célébrer Coulommiers du 28 octobre au 8 novembre », sur Jean-Marc Morandini,‎ 28 octobre 2010 (consulté le 1er mai 2013)
  25. « La TV 100% numérique à Coulommiers est une "réussite" », sur Jean-Marc Morandini,‎ 7 février 2009 (consulté le 1er mai 2013)
  26. Yves Richard, Coulommiers au cœur de la Brie, op. cit., p. 207
  27. « L'histoire de la foire aux fromages et aux vins de Coulommiers », sur www.foire-fromages-et-vins.com (consulté le 22 janvier 2013)
  28. [PDF] « 43ème foire aux fromages et aux vins de Coulommiers », sur Coulommiers, site officiel (consulté le 22 janvier 2013)
  29. Commanderie des Templiers
  30. a, b et c tourné, en partie, dans l'ancienne prison
  31. (en) « Enfant incredible », sur The Guardian,‎ 13 juillet 2005
  32. (fr) « Exclusif - Noël Forgeard : confidences d'un avionneur », Le Point,‎ 18 janvier 2007
  33. « Lois de Funès », sur radiojunior.com (consulté le 1er mai 2013)
  34. « l’oubli pour Robert Rideau », Le blog d'Andre Gailing sur LeMonde.fr., 7 octobre 2010.
  35. « André the Giant » (consulté le 24 mars 2014)