Coulommiers (Seine-et-Marne)
| Coulommiers | ||
Hôtel de ville de Coulommiers. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Seine-et-Marne | |
| Arrondissement | Meaux | |
| Canton | Coulommiers (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Coulommiers | |
| Maire Mandat |
Franck Riester 2008–2014 |
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| Code postal | 77120 | |
| Code commune | 77131 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Columériens | |
| Population municipale |
14 544 hab. (2010) | |
| Densité | 1 331 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 73 m — Max. 150 m | |
| Superficie | 10,93 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.coulommiers.fr | |
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Coulommiers (prononcé [ku.lo.mje]) est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne dans la région Île-de-France. Les habitants se nomment les Columériens. Lors du dernier recensement mené par l'INSEE, la commune comptait 14 163 habitants[1] en 2009, et 14 544 habitants en 2010[2].
Sommaire |
Toponymie [modifier]
La ville devrait son nom au latin columbo (colombe)[3]. Les Romains lui auraient donné le nom de Columbarium qui signifie colombier. Le nom de la ville a donné aussi celui du coulommiers, fromage de Brie qu'elle produit traditionnellement.
Géographie [modifier]
Localisé au cœur de la Brie et sur les bords du Grand Morin, Coulommiers est situé à 60 km à l'est de Paris, à 20 km de l'autoroute A4 et de la ville nouvelle de Marne-la-vallée (Disneyland Paris, Val d'Europe) et à 35 km de l'autoroute A5. La ville est traversée par la route départementale 934 (ex nationale 34) de Paris à Esternay. La commune dispose d'une gare, reliée à Paris-Est.
Des anciens hameaux notables font désormais partie de Coulommiers, tels que Pontmoulin, devenu la rue de Pontmoulin ; Le Theil, quartier proche de la ville haute et qui est souvent confondue à tort avec celle-ci ; Triangle et Vaux. Le Hameau de Belle Croix qui est situé à l'entrée de la ville de Coulommiers est en réalité sur la commune de Mouroux. Les communes limitrophes incluent notamment Aulnoy, Boissy-le-Châtel, Chailly-en-Brie, Saints, Beautheil et Mouroux[4].
Histoire [modifier]
D'origine gallo-romaine[4],[5], Coulommiers fut réunie près de dix fois au domaine royal. Son histoire est aussi étonnante que mouvementée. Ses antiques remparts et son château furent reconstruits par Clovis ; en 1612, Catherine de Gonzagues y fit édifier un palais. Ernest Dessaint, Maire de Coulommiers[6] (1923) expliquait en ces mots : « l'origine de notre ville a de tout temps fait l'objet de controverses passionnées de la part des différents auteurs qui se sont occupés de notre histoire locale »[7]. Les uns, tels le docteur Pascal, dans son ouvrage intitulé Histoire de Seine-et-Marne, Achille Viré et Anatole Dauvergne, dans leurs études sur la ville, lui refusent une origine antérieure à la conquête de la Gaule par Jules César. Les autres, au contraire, Michelin, Histoire du département de Seine-et-Marne, et Martial Cordier, Histoire manuscrite de Coulommiers, prétendent qu'elle existait lors du passage de César et de ses légions en Brie, et Cordier affirme même que son nom lui fut donné par les troupes du conquérant qui, de passage ici, dénommèrent Castrum Columbarium (château colombier), une tour garnie de nids de pigeons, d'où par la suite, Colombarius, Collomiers et Coulommiers[5],[7].
Martial Cordier qui, en sa qualité d'archiviste feudiste du comte de Montesquiou de Fesenzac, dernier seigneur de la ville, eut en sa possession des documents qui furent détruits ou dispersés lors de la Révolution, admet l'hypothèse d'une enceinte construite sous l'empereur Antonin. Il étaye son opinion, sur une inscription gravée sur un grès de démolition de la porte qui clôturait la partie sud à l'époque, ou simple bourgade enclose dans l'île formée par le Grand Morin et le brasset des Religieuses, Coulommiers n'était encore qu'aux premiers temps de son enfance. C. M. V. I. dont voici la traduction : Antonius Imperator Romanorum edificavit 906, édifiée par Antonin, empereur des Romains en 906, date qui part de la Fondation de Rome et correspond ainsi à l'an 155 de l'ère chrétienne[7].
La seconde clôture, qui serait due à Clovis, est tout aussi problématique. D'ailleurs, jusqu'à sa possession par les comtes de Champagne et de Brie en 920, une obscurité complète s'étend sur le passé de la cité[8]. À dater de cette époque, au contraire, l'histoire enregistre les modifications successives qu'elle a subies et qui par apports successifs, l'ont faite, à travers les siècles, devenir la coquette sous-préfecture seine-et-marnaise qu'elle resta jusqu'en 1926. Thibault ler, en 1080, la dota d'un prieuré qui eut son heure de célébrité puisque des Juvénal des Ursins en furent les prieurs, et qui eut surtout pour heureux résultat d'étendre vers l'est la ville naissante. Ce prieuré occupait toute la partie dite du Montcel, emplacement où se trouvent aujourd'hui le palais de justice, la gendarmerie, l'ex sous-préfecture et la place Beaurepaire. Un siècle plus tard, en 1172, Thibault II étendait à son tour les limites de son domaine dans la partie sud en faisant creuser un canal qui fut appelé le brasset des Tanneurs, du nom des ouvriers qui installèrent leur industrie sur ses rives. Cette industrie devait prendre ici une extension considérable et constituer pendant près de sept siècles la seule richesse commerciale du pays. Il y est dit notamment : « et si est à scavoir que moi ou aultres de mes gens esliront chacun an XIII preud hommes de la commune de Collomiers à bonne foi et eux XIII estiront l'un d'eux major chaque an »[7].
Les bienfaits d'une tranquillité relative et l'indéniable prospérité dont elle profita durant sa possession par les comtes de Champagne et de Brie furent malheureusement annihilés par la Guerre de Cent Ans, au cours de laquelle elle fut prise et reprise par les Anglais[7],[8]. À la mort de son mari, tué d'un coup d'arquebuse en entrant dans Doullens, le 20 avril 1595, la Duchesse de Longueville entreprit la construction du château dont nous voyons encore les ruines et dont il subsiste les deux pavillons de gardes précédant le pont-levis.
Le 10 septembre 1926, l'arrondissement de Coulommiers est supprimé suite au décret Poincaré. Coulommiers devint chef-lieu d'arrondissement sans avoir été préalablement chef-lieu de district[7].
Politique et administration [modifier]
En 1992, la démission du maire Robert Elvert fut suivie de celle d'une vingtaine de colistiers. Cela entraîna des élections municipales anticipées qui furent remportées par la liste conduite par Guy Drut le 28 juin 1992.
Jumelages [modifier]
La ville est jumelée avec
Leighton Buzzard devenu Leighton-Linslade (Angleterre, Royaume-Uni) depuis 1958, avec
Titisee-Neustadt (Allemagne) depuis 1971 et avec
Graiguenamanagh (Irlande) depuis 2009[11].
En 2011, le 40e anniversaire du jumelage entre Titisee-Neustadt et Coulommiers a été organisé par les clubs de tennis des deux communes[11]. Des échanges culturels, sportifs et linguistiques sont échangés avec ses trois jumeaux. Les délégations se retrouvent annuellement à l’occasion de manifestations telles que la Foire internationale aux fromages et aux vins de Coulommiers, le carnaval de Titisee-Neustadt, ou encore la Fête de la Saint Fiacre[11].
Blason et devise [modifier]
Le blason de Coulommiers représentent un colombier surmonté d'une couronne d'épis qu'entoure la devise en latin : « Prudentes ut serpentes, simplices ut columbae » (Prudents comme des serpents, simples comme des colombes). Cette devise est tirée d'un passage de la Bible : « Voilà que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes » (Evangile selon Saint Matthieu, chapitre 10, verset 16).
Les armes de Coulommiers sont d'azur au colombier d'argent rond de pierre de tailles à cinq assises, la porte de bois est ferrée ; le toit d'ardoises avec une lanterneau dessus, surmontée d'une boule et d'une girouette d'or. Autour du colombier des colombes d'argent volantes ; quatre a dextre, dont deux viennent et deux fuient; a senestre, trois viennent et une fuit. Au dessous du colombier, deux serpents d'or dressés et entrelacés par la queue et langagés de gueules. Depuis 1921, elles sont ornées de la croix de guerre[12].
Démographie [modifier]
Évolution de la population [modifier]
La population de Coulommiers était de 13 844 au recensement de 1999, 13 836 en 2006 et de 13 649 en 2007. La densité de population de Coulommiers est de 1 248,76 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 6 663 en 2007. Ces logements se composent de 6 111 résidences principales, 81 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 471 logements vacants[13].
En 2010, la commune comptait 14 544 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
Équipements et services [modifier]
Santé [modifier]
- Centre Hospitalier René Arbeltier
Transports [modifier]
Coulommiers dispose d'une gare SNCF. Celle ci est le terminus actuel de la ligne du Transilien P (Paris → Coulommiers-Meaux-Provins) avant, cette ligne allait jusqu’à La Ferté-Gaucher, mais faute de fréquentation le reste du trajet se fait par bus. Historiquement le premier accès au train dans la commune a débutée pour la première fois le 2 avril 1863[17]. Au second trimestre 2013, de nouvelles rames reliant Paris à Coulommiers devraient être installées[18].
Cette ville dispose aussi d'un réseau de bus urbain et interurbain, ainsi que deux lignes du Seine et Marne Express (ligne 01 et 17). Les deux compagnies de bus principales de Coulommiers sont Darche-Gros et Deloisy.
Éducation [modifier]
La commune de Coulommiers dépend de l'Académie de Créteil et dispose de divers centres d'éducation : Les centres d'éducation publiques incluent les collèges Hippolyte Rémy et Madame De La Fayette et les lycées Georges Cormier (enseignement professionnel) et Jules Ferry (enseignement général). Les autres centres d'éducation incluent l'ensemble d'écoles et collège Sainte-Foy (institution Catholique privée), l'antenne STAPS de l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée et l'IFSI de Coulommiers.
Sports [modifier]
- Centre nautique des Capucins, inauguré en juillet 2006
- Parc des sports : Gymnase, piscine, piste d'athlétisme, terrains de football, Rugby, handball, basket-ball, tennis
Économie [modifier]
Le marché a lieu chaque mercredi et dimanche matin. La ville dispose d'un service public complet grâce notamment à l'hôpital de Coulommiers, situé en trois parties (l'ancien hôpital en centre-ville spécialisé en gériatrie, le « nouvel » hôpital René Arbeltier, en ville-haute, et l'annexe « psychiatrie » proche du nouvel hôpital).
La ville inclut aussi Pôle emploi, ASSEDIC, centre de tri régional de La Poste, Sécurité sociale, Palais de justice (Tribunal d'instance), Huissiers, Notaires, Centre des impôts, Cadastre, Gendarmerie nationale, Caserne Principale des Sapeur-pompiers, Permanence de la C.A.F., D.D.E., Police nationale, Police municipale, Trésor public, agences France Télécom et EDF, gare S.N.C.F, etc.
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
L'Église Saint-Denis-Sainte-Foy, de style néo-roman, est située au départ de l'avenue de Rebais. Construite d'après les plans de l'architecte E.Brunet, elle fut consacrée par l'évêque de Meaux le 16 juillet 1911. Sa construction fut décidée par la municipalité afin de remplacer l'ancienne église Saint-Denys, un édifice roman datant du XIIe siècle qui, mal entretenu, menaçait de s'effondrer : devenue dangereuse, cette dernière fut d'ailleurs démolie en 1968. La nouvelle église est basée sur un plan en forme de croix latine, comprenant une nef d'une longueur de 47 mètres 30 pour une largeur de 10 mètres entre les colonnes du vaisseau principal, lequel est bordé de collatéraux. De larges baies en plein cintre sont ornées de vitraux, compositions modernes dans lesquelles sont insérées des fragments des vitraux de l'ancienne église Saint-Denys. Une tour-lanterne couvre la croisée du transept : sa hauteur s'élève à 22 mètres. La façade de l'église est dominée par un clocher trapu surmonté par une flèche octogonale en pierre. La croix qui se trouve à son sommet atteint la hauteur de 50 mètres. Le clocher abrite un bourdon de 1500 kilos, baptisé « Louise-Élizabeth » : celui-ci fut transférée de l'ancienne église Saint-Denys en 1911.
Si la première pierre de l'Église des Capucins fut posée le 19 avril 1617 en présence de Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, sa consécration n'intervint que le 13 juillet 1625. Elle se compose d'une nef unique voûtée en lattes revêtues de plâtre, et est éclairée de chaque côté par quatre fenêtres cintrées, tandis qu'un oculus s'ouvre à l'ouest. La longueur totale du sanctuaire est de 33 mètres, la hauteur sous voûte atteint les 16 mètres. Une grotte artificielle, ou chapelle basse, est célèbre pour ses sculptures représentant des coquillages. L'ancienne église des Capucins abrite désormais les collections archéologiques du musée municipal de Coulommiers.
La Commanderie des Templiers, fut construite à partir de 1173, suite à une donation du comte Henri palatin de Troyes. Endommagée durant la période révolutionnaire, vendue comme bien national en 1791, elle est transformée en exploitation agricole par son propriétaire d'alors, le fermier Pierre Josse. Elle gardera cette affectation pendant plus d'un siècle et demi, sous le nom de « Ferme de l'Hôpital » en référence aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Sauvée de la démolition en 1966 par les multiples pétitions contre le maire de l époque M. daniel Tourneur préférant raser la commanderie pour construire des HLM, une campagne de restauration en fait désormais l'un des sites templiers les mieux conservés du nord de la France. On peut y voir une grange aux dîmes, un colombier, le logis du Commandeur, la chapelle Sainte-Anne, la salle du chapitre et la cave, ainsi qu'un jardin d'inspiration médiévale d'une surface de 4 000 m2. Le site est classé Monument historique depuis 1994. Le temple de l'Église réformée, rue Patras, a été construit en 1966.
Patrimoine civil [modifier]
Le parc des Capucins est le plus célèbre jardin publique de la ville. Parc fleuri parmi les plus beaux d'Île-de-France[19]. Le château fort joua un rôle important au cours des guerres de Cent Ans et de religions[20]. Le château fut reconstruit au XVIIe siècle par Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, et détruit au XVIIIe siècle par le duc de Luynes. Seuls demeurent les pavillons des gardes et une partie de l'aile du château. Dans le parc, la chapelle des Capucins (à l'intérieur de l'église Notre-Dame-des-Anges), construite en même temps que le château, abrite le Musée municipal où sont exposées des collections historiques, archéologiques et des œuvres d'art. Il abrite les vestiges du château de Catherine de Gonzagues, ainsi que des plans d'eau autour des anciennes douves et quelques essences rares. Il fut sévèrement touché durant les tempêtes de 1999[5].
Le théâtre à l'italienne, conçu au début du XXe siècle, est dû aux architectes parisiens Charles Duval et Camille Robida (1880-1938). Il possède une façade monumentale en pierre de taille, percée d'une verrière et surmontée d'un fronton d'inspiration baroque. La date de 1904 est gravée au fronton. Le théâtre conserve toujours sa machinerie d'origine. Il est inscrit monument historique depuis 1994[21].
le nom de la Halle aux fromages résulte des marchés qui s'y déroulaient et qui étaient principalement destinés aux fromages de la Brie dont le Coulommiers. La construction de ce bâtiment fut décidée par la municipalité le 24 juin 1887. En 1960, une campagne de restauration la dota de murs en béton, afin de prémunir les exposants contre le vent et le froid. En 1999, il fut décidé de supprimer cette adjonction très critiquée, et de redonner à la halle son allure d'origine.
L'ancienne prison, représentatif du XIXe siècle, fut construite à partir de 1851, sur les plans de l'architecte Mangeon. Sa structure s'inspire des prisons de Meaux et de Fontainebleau. La prison s'établit sur cinq niveaux, comptant trente-trois cellules individuelles, dont trois cachots de punition. Utilisée comme lieu d'internement des résistants par l'occupant durant la seconde guerre mondiale, elle servit ensuite de maison d'arrêt jusqu'en 1958, puis de maison de correction jusqu'en 1969. Désaffectés, les bâtiments furent ensuite utilisés pour le tournage de plusieurs films et téléfilms, avant que le ministère de la Justice ne décide de la vente de l'ensemble en 1978. La ville fit valoir son droit de préemption et acquit l'ancienne prison pour la somme de 180 000 francs. Située au cœur de la ville et isolée sur une île délimitée par le brasset des Religieuses et le Grand Morin, elle est depuis peu aménagée en bibliothèque municipale. Située près du Palais de Justice, la maison Valentin de Boulogne est la maison natale du peintre Valentin de Boulogne (1591-1634), célèbre au XVIIe siècle pour la qualité de ses clairs obscurs et ses scènes de la vie quotidienne. Le jardin de la maison du Bailli Huvier est un jardin d'agrément datant de 1750 dont Jean-Antoine Huvier du Mée, dernier bailli de Coulommiers, est le commanditaire.
Monuments disparus [modifier]
Au cours de son histoire, la ville a perdu par destruction un certain nombre de monuments du Patrimoine. Aucune destruction n'a été le fait des guerres mondiales.
- La Caserne Beaurepaire, à l'empacement des immeubles de l'actuelle gendarmerie
- L'Église Saint-Denys, démolie en 1968.
- Le Couvent Sainte-Foy, démoli à la Révolution
- La Halle aux Veaux, qui se trouvait sur l'actuelle place du 27 août
- Le Château de la Duchesse de Longueville, démonté avant son achèvement.
Vie locale [modifier]
Cultes [modifier]
Coulommiers possède deux églises catholiques, une salle pour le culte musulman, un temple protestant et une salle du royaume des témoins de Jéhovah.
Énergies [modifier]
En 1979-1980 a été réalisée à Coulommiers la première opération de chauffage par géothermie d'un quartier déjà existant, le quartier des Templiers qui comportait une cité HLM, deux lycées, quatre écoles communales et un hôpital. Le tiers des habitants de la ville est chauffé par ce mode d'énergie puisée dans une nappe située à 2 300 m de profondeur. En 1980, cette opération a valu au Maire de Coulommiers, André Gailing, Président du Syndicat de Géothermie, le Prix européen de l'environnement remis par la présidente du Parlement européen à Cervia (Italie).
Marchés [modifier]
Foire internationale aux fromages et aux vins, en 1967, Pierre Aubert, alors Président de l'U.C.I.E. et du Comité des Foires et Expositions, eut l'idée de fêter le millénaire du fromage de Brie. La date retenue fut le 7 mai 1967[22]. Le succès est tel que plus de 350 exposants sont présents chaque année, avec en moyenne 65 000 visiteurs. Cette foire est très célèbre dans la région. Des personnalités comme Bernadette Chirac, ou Gilbert Montagné y ont participé. La Foire internationale aux fromages et aux vins de Coulommiers a lieu chaque année aux Rameaux, une semaine avant Pâques. La foire de la Saint Fiacre rassemble horticulteurs, vignerons et amis du terroir briard début septembre. C'est l'occasion pour la statue du saint patron des horticulteurs de parader dans les rues de la ville, après une messe en plein air[22].
Le marché de Noël a lieu en décembre, dans la Grange aux dimes, de la Commanderie des Templiers[23].
Télécommunications [modifier]
En 2008, la ville de Coulommiers et les communes environnantes (Mouroux, Boissy-le-Châtel, Aulnoy, Chailly-en-Brie, Faremoutiers, Pommeuse, Giremoutiers, Saint-Germain-sous-Doue entre autres) ont été choisies pour être les premières à passer au tout numérique pour la diffusion de la télévision hertzienne. Depuis le 8 novembre 2008, l'émetteur de Mouroux, site des Parrichets, diffuse la TNT. L'extinction du signal analogique a eu lieu le 5 février 2009[24]. La ville est la première de France à recevoir la TNT[25],[26].
Foire internationale [modifier]
Créée à l'initiative de Pierre Aubert (alors président du comité des foires et expositions) et de Pierre Jacotin dans le cadre des célébrations du millénaire des fromages de Brie, elle réunit quatre exposants et la confrérie du Beaujolais lors de sa première édition en 1967[22]. Celle-ci se tient sur le parvis du théâtre municipal à partir du 7 mai 1967 et se clôture par un « mariage » entre le brie et le beaujolais, sous les auspices du préfet de Seine-et-Marne de l'époque, Jean Verdier, le tout aux accents de la « Marche des fromages de Brie » composée pour l'occasion par Paulette Lauxerrois et Étienne Lorin[27].
Le nombre d'exposants croît au fil des ans, passant de sept en 1968 à vingt en 1970 et près d'une centaine en 1972. Devant l'ampleur prise par la manifestation, la foire est transportée de la place de l'hôtel de ville à l'avenue Gambetta (sous la halle aux fromages), puis au foirail de la Sucrerie à partir de 1989[28]. Après ces modestes débuts de 1967, ce ne sont pas moins de 60 à 65 000 visiteurs qui sont attendus autour des quelque 350 exposants présents lors de l'édition 2010[29].
Cinématographie [modifier]
Coulommiers à servit de lieu de tournage à :
- 1960 : Le Capitan de André Hunebelle[30]
- 1982 : On n'est pas sorti de l'auberge de Max Pécas
- 1988 : Une affaire de femmes de Claude Chabrol[31]
- 1995 : Les misérables de Claude Lelouch[31]
- 2000 : Téléfilm Victoire, ou la douleur des femmes de Nadine Trintignant
- 2005 : L'empire des loups de Chris Nahon[31]
- 2012 : Adieu Berthe de Bruno Podalydès
Médias [modifier]
- Le Pays Briard, bi-hebdomadaire du groupe Publi-Hebdos paraissant le mardi et le vendredi.
Bibliographie [modifier]
- Hervé Baptiste, La Commanderie des Templiers de Coulommiers, vies et résurrection, Éd. Lefèvre 2000. 300 p. (en vente à la commanderie ou par correspondance).
- Ernest Dessaint, Histoire de Coulommiers, Éd. Res Universis, 1989, fac-similé de l'édition restaurée de 1908
- Paulette Lauxerrois, Coulommiers, souvenirs perdus et retrouvés, Éd. Horvath, 1982, (ISBN 2-7171-0220-5)
Personnalités [modifier]
- René Arbeltier, médecin, député (1936-1958) socialiste SFIO puis PSU, résistant, maire à la Libération, auteur de la loi créant les médecins hospitaliers à temps plein.
- Antoine-Alexandre Barbier (1765-1825) bibliographe.
- Jacques d'Armagnac, décapité en 1477.
- Fernand de Baulny (1839-1870), entomologiste.
- Nicolas-Joseph Beaurepaire (1740-1792), colonel, héros de la Révolution française dont le nom est gravé, parmi ceux des 558 officiers, sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile.
- Luc Besson, réalisateur, producteur et scénariste français né le 18 mars 1959, ancien élève au lycée Jules Ferry[32].
- Philippe Bouvard, humoriste et animateur de télévision français, né à Coulommiers le 6 décembre 1929
- François Bréda, écrivain roumain francophone, essayiste et poète d'expression hongroise, maître de conférences à l'Université Babeş-Bolyai de Cluj-Napoca. En 1987, il était professeur de langue et de littérature françaises au CFA de la commune.
- François Cahen, dit « Faton Cahen », pianiste français de jazz, est né le 24 juillet 1944 à Coulommiers.
- André Dhôtel, écrivain fut professeur au lycée Jules Ferry.
- Guy Drut. Champion olympique du 110 mètres haies, député RPR puis UMP (1988-2007), maire de Coulommiers (1992-2008), ministre des sports.
- Alain Etchegoyen, normalien, écrivain et philosophe fut professeur au lycée Jules Ferry.
- Bertrand Flornoy, maire de Coulommiers, député UNR (1964-1978). Explorateur ayant effectué de nombreuses recherches dans les sources de l'Amazone et publications sur le peuple Inca, président de la Société des explorateurs français.
- Noël Forgeard, homme d'affaires et industriel français né le 8 décembre 1946, ancien président d'Airbus, ancien coprésident exécutif d'EADS, a effectué une partie de sa scolarité au lycée Jules Ferry[33].
- Louis de Funès y a passé une partie de sa scolarité[34].
- Henri II, comte de Champagne qui mourut en Terre Sainte en 1197.
- Herbert Ier, comte de Vermandois en 922.
- Pierre-Marie-François Huvier des Fontenelles, homme de lettres, royaliste convaincu, né à Coulommiers dont il fut maire et dernier bailli.
- Madame de La Fayette, romancière française, y campe son roman, La Princesse de Clèves.
- Le poète Jean de La Fontaine y passait ses vacances chez sa grand-mère au château de Montanglaust
- Pierre Nicolas Leroy de Montflaubert, dit « Dix Août » (1742-1794). Maire de Coulommiers sous la Révolution, petit noble rallié aux Jacobins, juré au tribunal révolutionnaire à Paris, entre autres pour le procès de Danton. Guillotiné après thermidor.
- Pierre Mortier. Écrivain, auteur de théâtre, directeur de revues littéraires (Gil Blas), propriétaire du château de Montanglaust, Maire de 1924 à 1941, Député radical-socialiste (1932-1936), résistant, à l'origine dans sa ville de la première opération d'habitat social issue de la loi sur les H.B.M. (Habitations à bon marché) devenue la Cité Pierre Mortier.
- Noël Picard, surnommé « Dubois », né à Coulommiers, condamné comme magicien le 25 juin 1637. Il avait été présenté par le Père Joseph au cardinal de Richelieu en qualité d'alchimiste. Plusieurs fois il avait opéré et fait de l'or devant Louis XIII et sa cour. Le roi, dans son premier enthousiasme, l'avait nommé chevalier et président des trésoreries de France. La supercherie ne tarda pas à être découverte : Noël était un voleur débauché ; Richelieu préféra le faire passer pour sorcier.
- Philippe Pichon, écrivain, qui fut le plus jeune officier de paix français, fut affecté de septembre 2005 à juin 2008 en qualité de commandant de police et siégea comme chef de service adjoint au commissariat de police de Coulommiers. Figure locale pendant les élections présidentielles de 2007, il s'est notamment fait connaître d'un très large public en publiant Journal d'un flic (Flammarion, 2007).
- Robert Rideau, inspecteur des écoles primaires qui avait été en poste à Coulommiers et auteur de manuels pour ces écoles. Résistant, il avait été sanctionné comme communiste sous l’occupation. L'école primaire Robert Rideau, actuellement fusionnée avec l'école maternelle Jehan de Brie, portait son nom[35]
- Franck Riester (1974- ), chef d'entreprise et homme politique membre de l'UMP, maire de Coulommiers (2008- ) et député (2007- ).
- André Rene Roussimoff (1946-1993), dit André The Giant, ancien catcheur de la WWE, supposément né dans la commune[36].
- Marc Rucart (1893-1964). Avocat et homme politique né à Coulommiers, fit carrière dans les Vosges, député radical-socialiste de 1928 à 1940, sénateur Gauche démocratique de 1947 à 1958, garde des sceaux dans le gouvernement du Front populaire en 1936, il s'opposa au bagne.
- Yvette Troispoux (1914-2007), photographe, y est née.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Populations légales Insee (2009), sur INSEE. Consulté le 17 avril 2011
- Populations légales Insee (2010), sur INSEE. Consulté le 29 janvier 2013
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- La TV 100% numérique à Coulommiers est une "réussite", sur Jean-Marc Morandini, 7 février 2009. Consulté le 1er mai 2013
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- Commanderie des Templiers
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- (fr) « Exclusif - Noël Forgeard : confidences d'un avionneur », Le Point, 18 janvier 2007
- Lois de Funès, sur radiojunior.com. Consulté le 1er mai 2013
- « l’oubli pour Robert Rideau », Le blog d'Andre Gailing sur LeMonde.fr., 7 octobre 2010.
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Pour approfondir [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de Coulommiers

