Meaux

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Meaux

L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.

Meaux#Moyen Âge
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Meaux (chef-lieu)
Canton chef-lieu des cantons de Meaux-Nord et Meaux-Sud
Code Insee abr. 77284
Code postal 77100
Maire
Mandat en cours
Jean-François Copé (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Meaux
Site internet http://www.ville-meaux.fr/
Démographie
Population 50 673 hab. (2006)
Densité 3 424 hab./km²
Gentilé Meldoises, Meldois
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 57′ 37″ Nord
         2° 53′ 18″ Est
/ 48.9602777778, 2.88833333333
Altitudes mini. 39 m — maxi. 107 m
Superficie 14,80 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Meaux est une commune française, ancienne capitale de la Brie, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du département de Seine-et-Marne et faisant partie de la région Île-de-France.

Gentilé : Les habitants de Meaux sont appelés les Meldois, les Meldoises[1]. On dit aussi les meldusiens, les meldusiennes, ou les Miauleux  (vieilli, mot de patois briard).


Sommaire

[modifier] Géographie

La ville de Meaux est installée dans une cuvette, creusée dans le plateau de la Brie par la Marne. Elle est traversée par la rivière qui forme une courte boucle (non navigable) autour du quartier du Marché, au niveau du centre ville. La Marne à Meaux est court-circuitée par le canal de Meaux à Chalifert. Le canal de l'Ourcq (qui suit en partie l’ancien lit de la Marne, à Meaux : le Brasset) imprime également son tracé sur la ville depuis le XIXe siècle.

Meaux se situe à 43 km à l’est de Paris, et à 51 km au nord de Melun (préfecture de Seine et Marne). Elle est la ville la plus peuplée du département, et compte 50 673 habitants (recensement 2006).

[modifier] Quartiers

  • Centre Ville
  • Le Marché / quartier Luxembourg
  • Faubourg Saint Nicolas
  • Beauval
  • Val Fleuri
  • La Croix de Varenne
  • Dunant (la Pierre Collinet)
  • Foch - Guynemer
  • Frot
  • Hôpital
  • Grosse Pierre

[modifier] Forme historique de la ville de Meaux (évolution de la croissance urbaine)

(à venir)


[modifier] Histoire

[modifier] Antiquité

La ville de Meaux (Iantinum[2] à l'origine) doit son nom moderne au peuple gaulois des Meldes (Meldii ).

La cité gallo-romaine de Iantinum fut établie sous le Haut Empire suivant un quadrillage orthogonal s'étendant de la Marne au sud jusqu'au quartier St Faron au nord, c'est à dire dans l'ancien méandre de la rivière (actuellement le Brasset).
Un nombre important d'édifices publics sont attestés, tels que forum, théâtre, amphithéâtre, thermes, ainsi qu'un complexe cultuel suburbain au lieu-dit de la Bauve (temple et amphithéâtre).

Sous le Bas Empire, en raison d'une instabilité politique croissante et de la menace d'invasions, une enceinte fortifiée fut construite dans la partie sud de la ville (vestiges boulevard Jean Rose).

Le christianisme est prêché chez les Meldes dès le IIIe siècle par saint Denis. Son successeur, saint Saintin, serait le premier évêque de Meaux.

[modifier] Moyen Âge

Blasonnement : Parti de gueules et de sinople à la lettre M onciale d'or brochant sur le parti, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or.

La richesse de la cité et le défaut de paiement par Charles II le Chauve d'une indemnité aux Vikings à la forteresse d'Oissel les fait occuper la cité notamment en 852 et en 886. Deux conciles se tiennent à Meaux à propos de l'attitude à adopter face à ces taxes.

Meaux fut dès le Xe siècle la possession des comtes de Champagne qui s'appelaient aussi comtes de Meaux ; elle revint à la couronne sous Louis X

En 1235, le capitulaire de Thibaut IV de Champagne (conservé à la Médiathèque de Meaux) mentionne l'existence du canal Cornillon, qui sert à la fois de défense du marché de Meaux qui se tient sur la presqu'île formée par la boucle de la Marne, et aussi de passage pour les bateaux, leur évitant de passer sous le pont encombré par des moulins. Ces moulins brûleront le 17 juin 1920 et ne seront jamais reconstruits.

Meaux se signale en 1239 en générant un groupe d'hérétiques cathares, bien loin de sa zone d'origine. Le 22 mai 1239, 83 hérétiques sont brûlés.

En 1420, Meaux tient le siège pendant cinq mois, mais préfère se rendre. Les Anglais sont sans pitié : les défenseurs de la ville sont pendus ou ont la tête tranchée. Elle fut possédée par les Anglais de 1421 à 1436, puis réunie définitivement à la couronne de France.

La guerre de Cent Ans est particulièrement pesante avec son cortège de pillages, de peste et de famines. Cette instabilité conduit les paysans au soulèvement en 1358 sous la conduite de Guillaume Callet. Les Jacques brûlent une soixantaine de belles demeures, massacrant tous leurs occupants. Quand la troupe se présente devant les portes de Meaux, les nobles se cachent. Les habitants de Meaux ouvrent alors les portes de la ville aux émeutiers et le maire, Jean Soulas, les guide lui-même à la cachette des nobles. Gaston Phoebus, comte de Foix, arrive à la rescousse avec une troupe de chevaliers, taillant en pièces les révoltés. En punition, la ville de Meaux fut livrée aux flammes pendant quinze jours tandis que son maire fut pendu.

[modifier] Renaissance - Les guerres de religion

Meaux est l'une des villes françaises les plus actives en matière de protestantisme au XVIe siècle. Ainsi, le cénacle de Meaux fut fondé en 1521 à la demande de Guillaume Briçonnet par son ami et humaniste Jacques Lefèvre d'Étaples alors que Jean Leclerc y prêche dès 1523. En 1546, 14 protestants sont brûlés sur la place publique tandis que nombre d'autres sont bannis. En 1562, la liberté de culte est accordée aux protestants, mais ces derniers tentent de prendre le contrôle de la ville[3].

En 1567, lors de la surprise de Meaux, la famille royale ne doit qu'aux Cent-Suisses d'échapper à la capture par les troupes protestantes du prince de Condé.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Meaux le 25 août. C’est le procureur du roi qui organise le massacre. Sur les 8 000 protestants du bailliage, 600 sont massacrés en deux jours[4].

Meaux prit le parti de la Ligue avant de se rendre à Henri IV en 1593.

[modifier] Du XVIIe siècle à la Révolution

Le 4 septembre 1792, les sans-culottes de la ville et des gendarmes en route vers Châlons-sur-Marne massacrent 14 personnes. C’est un épisode des massacres de septembre, qui ont débuté le 2 à Paris[5].

La famille royale lors du retour de la fuite à Varennes, passe la nuit à Meaux.

[modifier] XIXe siècle

(à venir)

[modifier] XXe siècle

(à venir)

[modifier] Architecture, tourisme et patrimoine

Vue de la cathédrale de Meaux

Meaux est classée ville d'art et d'histoire.

[modifier] Monuments et bâtiments remarquables

  • Les remparts gallo-romains
  • Le site archéologique de La Bauve : temple et théâtre gallo-romains
  • La cité épiscopale :
    • La cathédrale Saint-Étienne (XIIe et XVe siècles)
    • Le palais épiscopal (XIIe et XVIe siècles)
    • Le vieux chapitre (XIIIe siècle)
    • Le jardin Bossuet (XVIIe siècle) et le jardin des remparts. Le jardin reprenant le dessin d'une mitre d'évêque est attribué à Le Nôtre. Il se présente aujourd'hui tel qu'il fut restauré en 1910 (de cette époque date le rocher romantique posé au centre du bassin). Les remparts aménagés en jardins-suspendus, abritent le cabinet de travail de Bossuet.
  • Espace culturel Luxembourg : théâtre et médiathèque conçue par Jacques Ripault dans un style architectural néo-moderne.
  • Château du conservatoire de musique de style Mansart près du cours Pinteville
  • divers bâtiments datant du XIXe siècle et début du XXe siècle : L'Hôtel de Ville, la Caisse d'épargne, l'ancien Palais de Justice (place HenriIV), la Prison, L'ancien Théâtre (actuel cinemas du Majestic), maisons bourgeoises, etc.
  • La Pierre Collinet : Grand ensemble réalisé par Jean Ginsberg entre 1959 et 1965, constitué de 6 barres de 15 étages chacune (environ 300 logements) et de trois tours de 22 étages. Ce projet est venu se substituer au projet de ville radieuse prévue non loin de là, à Beauval, par l'architecte Le Corbusier. Les barres, d'abord baptisées A, B, C, D, E, F, puis renommées de noms floraux (Acacia, Bleuet, Capucine, Dahlia, Eglantine et Fougère), avaient été édifiées par l'architecte Jean Ginsberg en collaboration avec Max Tournier entre 1959 et 1965, dans le cadre du programme d'aménagement de la Région parisienne dit des "3M" (Meaux, Melun, Montereau). Le grand ensemble après quelques réhabilitations survenues dans les années 70-80, a été depuis partiellement démoli, sous l'impulsion notamment du maire actuel, Jean-François Copé. Dernière barre du Grand ensemble, Fougère a été détruite en juin 2008, nécessitant 215 kg d'explosifs et 1030 détonateurs. La Pierre Collinet disparaîtra définitivement au dernier trimestre 2010, avec la destruction programmée de ses 3 dernières tours (Iris, Hortensia et Genêt).

[modifier] Curiosités et autres balades intéressantes

  • Le barrage : structure métallique sur la Marne, à la limite entre Meaux et Villenoy (proche du centre ville)
  • Le jardin des Trinitaires : promenade plantée de peupliers d'Italie centenaires, le long de la Marne, face à la gare.
  • Le canal Cornillon : canal ancien (attesté en 1235 dans le capitulaire de Thibaud de Champagne), coupant la boucle de la Marne, et conservant en partie les traces des anciennes fortifications du quartier du Marché. Son écluse qui s'est écroulé vers la fin 2007 datait de la fin du XVIIIe siècle.
  • Halle métallique place du Marché
  • Le boulet russe : boulet datant de la guerre de 1814 resté fiché dans la façade sud de l'immeuble de la MAAF, dans le quartier du Marché, face à la halle métallique.
  • Le vieux cimetière : quelques tombes anciennes intéressantes, dont le tombeau du général Raoul, enfant du pays s'étant illustré sous le règne de Napoléon premier.
  • Nombreux hôtels particuliers du XVI-XVIIe siècle : dont l'hôtel Macet, l'hôtel Passelaigle, ou l'hôtel de la Sirène…
  • Plusieurs puits artésiens.
  • Le spectacle historique de meaux: se déroulant tous les étés de mi-juin à mi-septembre

[modifier] Patrimoine perdu

  • Édifice de spectacle gallo-romain (rue C. Guérin)
  • Le château des comtes de Brie et de Champagne.
  • Les moulins du pont du Marché
  • Les moulins de l'échelle
  • L'église Saint-Christophe. Il ne reste qu'un portail en mauvais état (rue du Grand Cerf)
  • Le tombeau monumental d'Ogier le Danois
  • L'abbaye Sainte Céline (Faubourg Saint Nicolas)


Meaux a obtenu 4 Image:Ville fleurie.svg par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France.


[modifier] Administration

[modifier] Commune, canton, communauté d'agglomération

Canton de Meaux

Les cantons de Meaux-nord et Meaux-sud forment depuis 2003 la Communauté d'agglomération du Pays de Meaux (CAPM), présidée par Jean-François Copé, maire de Meaux.

Communauté d'Agglomération du Pays de Meaux (CAPM)

[modifier] Mandats municipaux

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Parti Qualité
1906 1929 Jules Lugol Rad. ind. Député
1944 1959 Paul Barennes Radical socialiste Professeur de mathématiques
1959 1971 Jean Bouvin Radical socialiste
1971 1974 Guy Millot UDR Chef d'entreprise
1974 1976 Pierre Quillet UDR Médecin
1976 1977 Jean-Louis Happert UDR ? Médecin
1977 1995 Jean Lion PS Professeur
1995 2002 Jean-François Copé RPR Professeur d'économie et de finance
2002 2005 Ange Anziani UMP
2005 Jean-François Copé UMP Député

[modifier] Jumelages

[modifier] Sous-préfecture

Meaux est, avec Provins, Torcy et Fontainebleau, l'une des quatre sous-prefectures du département de Seine-et-Marne, Melun étant la ville préfecture.

  • Actuellement : Bruno Delsol, depuis le 27 septembre 2004

[modifier] Justice

Le présidial (XVIe siècle) a précédé le tribunal, tous deux hébergés à l'étage de l'ancien château des comtes de Brie et de Champagne.

Dans les parties basses, des cellules collectives y étaient aménagées alors qu'une tour abritait des cachots. La prison des femmes était dans un bâtiment séparé.

Le transfert de la prison, place Henri IV, eut lieu au début des années 1850 ; celui du palais de justice (actuellement Conseil général) dans la première moitié des années 1880. Un siècle plus tard, la Cité administrative l'accueillait (1987).

Equipements de la justice Palais de justice : Tribunal d'Instance, Tribunal de Grande Instance, Tribunal de commerce et pôle d'instruction, faisant partie de la cour d'appel de Paris. Prison de Meaux Prison de Meaux - Chauconin-Neufmontiers


[modifier] Transports

La ville de Meaux est desservie par le Transilien Paris-Est, dont la liaison Paris-Meaux via Lagny-Thorigny qui y effectue son terminus. Actuellement en projet : les prolongements des lignes de RER : ligne E (terminus actuel Chelles-Gournay) et ligne A (terminus actuel Marne-la-Vallée - Chessy) vers Meaux, inscrit au Schéma directeur de la Région Ile de France.

Meaux est traversée par la N3 (ou rn3), ancienne route royale, dite route d'Allemagne. Elle est également reliée à l'autoroute A4, passant au sud de la ville et désservant l'Est de la France, par la bretelle A140.

Article détaillé : Gare de Meaux.


[modifier] Économie

Brie de Meaux

Meaux possède deux zones industrielles qui, sur 135 hectares, au nord et au sud de la ville, regroupent 250 entreprises et plus de 2500 emplois. Une zone artisanale (la ZA des platanes) est également implantée à l'Est de la ville et regroupe 143 entreprises et 1046 emplois sur 22,5 hectares. La ville accueille également six marchés chaque semaine.

La ville possède un site de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne.

Une Zone d'activité Intercommunale d'importance est en cours d'élaboration à l'ouest de la ville, sur le tracé de la déviation, entre les communes de Villenoy, Meaux et Chauconin-Neufmontiers.

[modifier] Spécialités

Meaux a fait sa spécialité d'un fromage a pate coulante célèbre, le brie (le brie de Meaux), ainsi que d'une moutarde, à l'ancienne (c'est à dire à gros grains) la moutarde de Meaux.

Meaux donne son nom encore à une variété de carottes, à une pomme, à une variété de fraises (plus cultivée), à une rose, à des cornichons verts fins...

Il y a quelques années les patissiers de la ville ont créé un gateau, et un chocolat, tous deux connus sous la dénomination "pavés de Meaux".

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Religieux

[modifier] Politiques

  • La Fayette, fut député de Meaux. Le 8 août 2002, il a été élevé à titre posthume citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique.
  • Guillaume Benoit Houdet (1744-1812), juriste, député maire de Meaux en 1789.
  • Lionel Jospin, homme politique, élève au lycée Henri Moissan, collège de Meaux. Premier ministre de la France.
  • Jean François Copé, maire de Meaux, ministre délégué au budget et porte parole du Gouvernement.

[modifier] Arts

[modifier] Sciences

  • Henri Moissan, connu pour avoir isolé le premier le fluor, il a également inventé le four à arc électrique. Il reçut le prix Nobel de chimie en 1906.

[modifier] Sports

[modifier] Autres

[modifier] Liens et documents externes

[modifier] Sites internet

[modifier] Bibliographie

  • Antoine-Étienne CARRO, Histoire de Meaux et du pays meldois, 1868. Réimpressions : Laffitte Reprints, Marseille 1976 & Librairie Honoré Champion, Paris 1989.
  • Georges Gassies, Histoire de Meaux, des origines à la fin du Moyen Âge, pub. posthume, éd. Société Littéraire et Historique de la Brie.
  1. Des origines à la fin du Moyen Âge, 1982.
  2. De la Renaissance au Second Empire, 1983.
  • Robert Perreau, Bibliographie de Meaux et de Coulommiers, éd. Perreau, Meaux, 1969.
  • Claude Mettra, Meaux, vingt siècles d'histoire, éd. Actica, Paris, 1977.
  • Société Littéraire et Historique de la Brie, Dictionnaire topographique et historique des rues de Meaux (3 tomes) :
  1. La vieille ville rive droite (éd. SLHB, Meaux 1988)
  2. Le quartier du Marché (éd. SLHB, Meaux 1992)
  3. Faubourgs et nouveaux quartiers (éd. SLHB, Meaux 1999)
  • Damien Blanchard, Meaux, collection « Mémoire en Images », éd. Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 1998.
  • Patrice Croisy, Bibliographie de Meaux, Meaux, 2006-2009. Base de 8 000 données bibliographiques sur Meaux et ses environs, accessible librement sur Internet.

[modifier] Articles connexes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Meaux.

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 23/07/2008.
  2. J.-P. Laporte, Meaux, antique Iantinum, Caesarodunum, t. 30, 1996, p. 179 à 224
  3. Antoine-Étienne Carro, Histoire de Meaux et du pays meldois, 1868, chap. XVIII
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, 1980, ISBN 27274207858, p 286
  5. Frédéric Bluche, Septembre 1792. Logiques d'un massacre, Paris, Robert Laffont, 1986, ISBN 2-221-04523-8, p 104
  6. Liste des maires depuis la Révolution jusqu'à nos jours


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