Monthyon

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Monthyon
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Dammartin-en-Goële
Intercommunalité Communauté de communes des Monts de la Goële
Maire
Mandat
Claude Decuypère
2014-2020
Code postal 77122
Code commune 77309
Démographie
Gentilé Monthyonnais
Population
municipale
1 644 hab. (2011)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 31″ N 2° 49′ 41″ E / 49.0086111111, 2.8280555555649° 00′ 31″ Nord 2° 49′ 41″ Est / 49.0086111111, 2.82805555556  
Altitude Min. 89 m – Max. 168 m
Superficie 12,11 km2
Localisation

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Monthyon

Monthyon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Monthyonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Monthyon est situé en Goële sur une butte à 9 km au nord-ouest de Meaux.

Communes limitrophes de Monthyon
Saint-Soupplets Gesvres-le-Chapitre
Le Plessis-l'Évêque Monthyon Barcy
Chauconin-Neufmontiers Penchard

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • La Marche, le Château-Gaillard, l'Hôpital (ferme).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Ru des Touches, ru de Viry.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau de bus Goëlys :

  • Ligne 704 (Meaux - Saint-Pathus)
  • Ligne 711 (Meaux - Moussy-le-Neuf)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin « mons », mont, et du probable patronyme « Yonis ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Mentionné au XIIe siècle, « Mons Ionis ».

Église à la collation de l'abbé de Saint-Faron de Meaux.

Prieuré bénédictin de Saint-Michel en dépendance de l'abbé de Saint-Faron.

Le village accueillait en 1238 une communauté d'hospitaliers réunie à la Commanderie de Choisy-le-Temple, dont ne subsiste que la « ferme de l'Hôpital ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Théâtre de la première bataille de la Marne en septembre 1914.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1983 Roger Van Houdenove    
1983 1989 Jean Dupire   agriculteur
1989 mars 2014 Bernard Lefranc    
mars 2014 en cours Claude Decuypère [1]   agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 644 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
864 1 004 998 972 1 068 1 044 1 046 1 041 1 017
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
929 889 887 871 899 838 799 834 799
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
760 728 758 673 810 923 749 602 754
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
769 792 858 1 039 1 176 1 337 1 604 1 644 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Villa la Grimpette.
Château de Monthyon.
Ancienne gare de Monthyon.
L'église Saint-Georges.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église placée sous le vocable de Saint-Georges, XVIe siècle contient entre autre une statue de « la Vierge à l'Enfant » classée au titre d'objet, [4].
  • Statue d'Antoine Auget de Montyon par François Joseph Bosio classée au titre d'objet, [5] (devant l'église).
  • Château de Monthyon, XVIIe et XVIIIe siècles de style Louis XIV édifié sur les ruines d'un château fort du XIIe siècle.
Acquis en 1960 par Jean-Claude Brialy, il fut cédé à la ville de Meaux en 2006.
  • La « Ferme de l'hôpital », autrefois ferme des hospitaliers, avait pour vocation d'héberger les pèlerins et leurs chevaux sur leur route. D'où les écuries restantes et une ancienne chapelle aujourd'hui détruite.
On a pu retrouver des plans attestant de l'existence d'une chapelle à la ferme de l'hôpital dans les années 1600. Celle-ci aurait été détruite par la suite au moment de la Révolution.
  • La villa La Grimpette[6] était un lieu de rencontres artistiques du début de XIXe siècle.
En tant que maison du peintre Eugène Boch, elle hébergeait une de plus importantes collection de tableaux impressionnistes de son temps dont des tableaux de Vincent van Gogh, Henri de Toulouse-Lautrec, Pablo Picasso, Henri Matisse, Émile Bernard, Anna Boch (sœur du peintre).
En 1941 plus de 700 tableaux, aujourd'hui dispersés dans les plus grandes collections et musées du monde, se trouvaient dans la villa. Les œuvres de Van Gogh se trouvent au Musée d'Orsay à Paris, au Musée Solomon R. Guggenheim à New York et au Musée van Gogh à Amsterdam.[réf. nécessaire]
Divers artistes aujourd'hui célèbres ont également séjourné dans la villa. Plus tard, elle appartint à la famille de Sede et elle continuait d’accueillir d'autres artistes connus comme Marc Chagall.[réf. nécessaire]
La villa a été rachetée en 2010 par la mairie de Monthyon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Auget Montyon (baron de) (1733-1820) philanthrope et économiste français, dernier baron de Montyon, fondateur d'un prix littéraire fondé en 1782 décerné par l'Académie française.
  • Eugène Boch (1855-1941), artiste peintre belge ami de Vincent van Gogh a habité la villa La Grimpette.
  • Julio González (1876-1942) sculpteur et peintre espagnol avait acheté une maison de campagne dans le village en 1925 qu'il occupa jusqu'en 1940, et y effectua plusieurs sculptures figuratives sur la pierre de Monthyon entre 1933-1936, inspirées de la statuaire des cathédrales[7].
  • Jacques Chazot (1928-1993) danseur, écrivain et mondain parisien y est mort. Il est inhumé au cimetière communal.
  • Jean-Claude Brialy (1933-2007) acteur, réalisateur et scénariste y possédait une propriété où il est mort en 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monthyon, «  La Butte ». Des origines à nos jours, Annie Chambault, Lys Éd. Amatteis, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 10/2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Notice no PM77001186 », base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PM77001187 », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. Villa La Grimpette
  7. Julio González, collection du Musée national d'art moderne, sous la direction de Brigitte Léal, éditions MNAM, 2007, p. 162-163 (ISBN 978-2-84426-323-0).