Grandpuits-Bailly-Carrois

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Grandpuits-Bailly-Carrois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Mormant
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie Nangissienne

SMIVOM

Maire
Mandat
Jean-Jacques Brichet
2008-2014
Code postal 77720
Code commune 77211
Démographie
Population
municipale
1 007 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 04″ N 2° 58′ 00″ E / 48.584444, 2.966667 ()48° 35′ 04″ Nord 2° 58′ 00″ Est / 48.584444, 2.966667 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 137 m
Superficie 24,50 km2
Localisation

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Grandpuits-Bailly-Carrois

Grandpuits-Bailly-Carrois est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Commune formée en 1972 par la réunion de Grandpuits et de Bailly-Carrois. Elle appartient au canton de Mormant.

Ses habitants sont appelés les Grandiputéens et Grandiputéennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le ru d'Iverny qui se jette dans le ru d'Ancœur qui est un affluent de l'Almont.

Altitude moyenne : 120 m.

Situé à 54 km de Paris et à 23 km de Provins.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Grandpuits 

La Belle-Idée, Les Tesnières, Les Pleux, Le Feuillet, La Rencontre, La Gare, Le Boisseau, L'Homme-Mort, Le Cuisseau.

Bailly-Carrois 

Bailly, La Picardie, Les Loges, Le Périchoix également écrit Le Périchoy, Carrois, La Moinerie, Courmignoust, Ancoeur, Le Pigeon Blanc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bréau (~7.0 km), La Chapelle-Gauthier (~6.2 km), Clos-Fontaine (~4.5 km), Fontains (~6.3 km), Fontenailles (~4.0 km), Gastins (~6.6 km), Mormant (~6.3 km), Nangis (~4.6 km), Quiers (~1.7 km), Saint-Ouen-en-Brie (~5.3 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bailly-Carrois a été formée de la fusion, des paroisses de Bailly et de Carrois en vertu d'un décret de l'Assemblée constituante en date du 8 juillet 1791.

Le territoire de Bailly-Carrois établi par décret du 8 juillet 1791 est définitivement fixé par ordonnace royale en 1834, lors de l'établissement du plan cadastral. Le 30 mai 1806, un décret impérial réuni Grandpuits et Bailly-Carrois pour le culte. En 1840, la réunion définitive en une seule commune fut proposée. Désirée par Bailly-Carrois qui possédait une école et une église, elle fut refusée par Grandpuits et la question fut ajournée indéfiniment.

La commune de Grandpuits-Bailly-Carrois est a été formée de la fusion, au 1er janvier 1973, des communes de Grandpuits et de Bailly-Carrois.

Histoire de Grandpuits[modifier | modifier le code]

L'origine de Grandpuits est inconnue. Le nom de Grandpuits apparait pour la première fois en 1144. En 1185, le village est cité sous le nom de Leprosi de Grandi Puteo indiquant l'installation d'une léproserie. Jusqu'au XIIIe siècle on ne sait rien de l'histoire de cette localité.
En 1223, Robine de Rubelles dame du fief de Grandpuits approuve une donation, faite de la dîme de ce village, à l'abbaye du Jard près de Melun par Simon de Grandpuits et sa femme Béatrix[1].
En 1240 et 1243, Jehan de Monceau et Gilles de Grandpuits donnent quelques immeubles à l'église Notre-Dame de Melun, donation que Guillaume de Grandpuits approuve en tant que seigneur dominant.
Ce seigneur habitait dans un château à Grandpuits dont il restait au milieu du XIXe siècle quatre tours environnées d'un fossé. Une église a été depuis construite sur cet édifice.
Grandpuits a également possédé un couvent habité par des moines dont l'ordre n'est pas connu[2]. Ce couvent est devenu par la suite une ferme.
La présence de 2 grandes fermes, ferme de Châteaufort et ferme de La Salle, supposent l'existence de deux seigneuries.
En 1789, Grandpuits faisait partie du diocèse de Meaux, archidiaconé de Melun, généralité de Paris, élection de Rozay. On y comptait 41 feux et 100 communiants[2].
Après 1789, la population de Grandpuits n'a jamais dépassé 332 habitants descendant à 224 après les guerres du 1er Empire, et 227 après l'épidémie de choléra de 1832-1833. À partir de 1841 jusque 1888, elle varie de 307, 332 et 400.
Le 11 octobre 1793, la commune qui possédait 4 cloches en céda 3 pour fabriquer des canons. L'argenterie et les cuivres existant dans l'église de Grandpuits furent transportés à Melun le 10 novembre 1793. La croix du clocher fut descendue et remplacée par un bonnet de la Liberté et un oriflamme en tôle peint des trois couleurs[2].
Lors de l'invasion de la France en 1814 la commune fut particulièrement éprouvée en logeant de 90 000 à 100 000 soldats français ou étrangers.
Le , fût le théâtre d'une partie du combat livré dans la plaine de Mormant entre les troupes française et les troupes russo-bavaroises. « Ayant été repoussé de Mormant par le général français Gérard, le général Pahlen, faisant former le carré à ses troupes reculait en perdant beaucoup de monde. Pour achever la victoire, Napoléon fit avancer le général Drouot avec 36 bouches à feu de la Garde. Pahlen était cependant près d'arriver à Grandpuits ou il espérait être secouru par l'avant-garde du général de Wrède qui occupait encore Nangis et dont la cavalerie était en avant de Bailly[3]. Mais un feu écrasant d'artillerie vint changer la retraite en déroute. Un bataillon qui tenta de se réfugier derrière le marais d'Ancœur (à 1 km de Grandpuits) fut cerné par nos dragons et forcé de mettre bas les armes »[4]
Le 21 octobre 1870[5] durant le siège de Paris, pendant la guerre de 1870, Grandpuits vit un combat assez sérieux engagé entre les francs-tireurs et les gardes nationaux, de Saint-Germain-Laval, d'Auxerre et Montereau, venant de cette dernière ville et un détachement de 300 prussiens. Un combat inégal s'engagea entre les miliciens Français armés de fusils à piston ou de chasse et les soldats de métiers armés de fusils modernes. Malgré la vaillance des Français, le feu vif et précis de l'ennemi joint à un renfort considérable qui ne tarda pas à arriver, mit en déroute les gardes nationaux. Plusieurs hommes furent tués de part et d'autre dans les fossés qui entouraient alors la ferme de La Salle, l'ancien couvent.

Histoire de Bailly-Carrois[modifier | modifier le code]

La commune de Bailly-Carrois a été formée de la fusion, des paroisses de Bailly et de Carrois en vertu d'un décret de l'Assemblée Constituante en date du 8 juillet 1791.

Son territoire appartenait à l'élection de Rozay, bailliage et coutumes de Melun, les deux paroisses dépendaient du diocèse de Sens, archidiaconé et doyenné de Melun.

Fiefs et seigneuries

Le territoire fut morcelé en nombreux fiefs[2].
La seigneurie principale était le Grand-Bailly. Ce fief, dont une ferme dépendait, appartint très longtemps à l'abbaye de Saint-Père de Melun qui avait droit de haute justice sur toute la paroisse. La ferme de Grand-Bailly fut créée, le 29 juin 1345, grâce à une donation faite par Guillaume de Flonteau, religieux de l'abbaye de Saint-Père.
Plusieurs autres petits fiefs dépendaient de l'abbaye de Saint-Père de Melun :
Le plus important était Bailly, qui appartenait également à l'abbaye de Saint-Père. Les droits de ce fief furent cédés et il fut réuni, en 1506, à la seigneurie de Nangis possédée par la maison de Vères. Marie, la fille unique de Jean de Vères, épousa le 16 avril 1507 Louis de Brichanteau lui apportant en dot, entre autres fiefs celui de Bailly. Leur descendance conservera la seigneurie jusqu'à la Révolution.
La petite ferme de Bailly, relevait aussi d'un fief possédé par l'abbaye bénédictine de Saint-Père. Les droits sont cédés, en 1250, à Guillaume de Cesson.
Le fief du Grand Courmignoust à la Moinerie.
Le fief de Périchois, ou Périchoy, qui appartenait au XVIIe siècle à Louis le Juge, écuyer, seigneur de Beauchery qui rendait hommage, en 1696, à l'abbaye du Jard. Son père Guillaume le Juge, conseiller et secrétaire du Roi l'avait acheté à Jean Chabré. En 1789, ce fief appartenait à François Vincent Guyot de Chemisot, conseiller d'état, maitre des requêtes et lieutenant du roi à Château-Thierry
Le fief des Loges de Bailly appartenant également à Louis le Juge, également acheté par Guillaume le Juge à Jean Chabré.
Le fief de la Fosse de Constance appartenait aux célestins de Marcoussis
Le fief de Carrois, dont le premier seigneur connu est Jean de Carroys qui épouse en 1230 la veuve de Regnault de Quiers. En 1642, Claude du Moulin en est le seigneur. Le fief passe ensuite aux mains de la famille de Chanay puis à celle de la Barre par le mariage de Charles Jean Abel de La Barre, écuyer de Carrois, conseiller du roi en la cour des aides avec Élisabeth Geneviève Bouzitot de Chanay « haute et puissante dame de Carrois ». Leurs fils, Charles Joseph Abel de La Barre de Carrois, capitaine dans le corps royal d'artillerie vendit la terre le 20 janvier 1791 à messire Pierre Antoine Robert de Saint-Vincent, conseiller du roi en sa cour départementale.
Le fief de Nuisement qui relevait de l'abbaye Saint-Pierre de Chaumes-en-Brie
Le fief d'Auquez devenu fief d'Ancoeur[2], qui relevait également de l'abbaye de Chaumes. Le fief d'Ancœur était possédé en 1558 par Nicolas de Brichanteau seigneur de Beauvais et de Nangis qui avait assisté par procureur à la rédaction de la coutume de Melun en sa qualité de seigneur de Bailly et d'Ancoeur. À la fin du XVIIe siècle ce fief passe dans les mains de la famille Grassin puis aux Béthizy de Mormant.
À la Révolution, les fiefs et les noms des nobles ont diparu de Bailly-Carrois et les domaines ont été racheté :
Le domaine de Carrois a été adjugé, par l'administration du district de Melun le 19 ventose an II au sieur Vacheron. Les autres domaines ont également été vendus.

Village d'Ancœur

On a retrouvé au cours du XIXe siècle aux environs d'Ancœur et entre La Moinerie et Bailly, des vestiges de murs, routes, puits, tuiles faitières etc... qui permet de croire qu'une partie du village d'Ancoeur a été, autrefois, détruite. Il semblerait que cette destruction daterait de la guerre des Lorrains pendant laquelle toute la Brie fut mise à feu et à sang[2].

Hameau La Picardie

Ce hameau à pour origine une auberge dite La Picque Hardie telle quelle était orthographiée dans les actes d'État civil de 1648. Une Pique était probablement une enseigne de cette auberge. Non loin de cette établissement il y avait un groupe de maisons appelé Mormaisons. Cette dénomination a disparu et le hameau s'est confondu avec La Picardie[2].

En 1809, la commune de Bailly-Carrois comprenait 64 hommes âgés de 17 à 65 ans servant dans la garde nationale[2].

Lors de la campagne de France de 1814 ainsi que lors de l'invasion de 1815, la commune de Bailly-Carrois fut détruite et pillée. Elle mit plus de vingt cinq ans pour sortir de la misère[2].

Pendant le siège de Paris, lors de la guerre de 1870, Bailly-Carrois fut occupée du 17 mars au 30 mai 1871 par les 1er et 3e escadrons de dragons puis du 4 au 9 juin 1871 par la 5e colonne du Train.

L'abbé Verger, assassin de Mgr Sibour, archevêque de Paris, fut curé de Bailly-Carrois en 1852.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bailly-Carrois[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
An VII An IX Jean François Blaque    
An IX 1808 Jean-Pierre Martin    
1808 1814 Pierre Nicolas Baulant    
1814 1821 Jean François Blaque    
1821 1829 Charles Mercier    
1829 1835 Alexandre Baulant    
1835 1835 Jean François Blaque   N'a pu être installé en raison de sa maladie
1835 1843 Jules Vincent Descours    
1843 1848 Honoré Elipe Lemoust-Delafosse    
1848 1861 Ferdinand Sautreau    
1861 1871 Louis Saussier    
1871 1876 Adolphe Desmard    
1876  ? Charles Edmé Colleau    
Les données manquantes sont à compléter.

Grandpuits-Bailly-Carrois[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Annie Jaccon    
mars 2008   Jean-Jacques Brichet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 007 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200 262 274 214 248 256 306 287 319
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
285 305 332 318 322 307 305 289 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
269 286 263 244 255 261 257 255 248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
216 321 728 683 916 953 979 1 007 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Raffinerie de pétrole appartenant à Total.
Article détaillé : Raffinerie de Grandpuits.
  • Fabrique d'engrais GPN.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ferme de Châteaufort, son colombier XVe, son puits et son pressoir en grès.
Ancienne maison forte de Châteaufort dépendant de la châtellenie de Melun. Dans le contexte de la guerre de Cent Ans, on surélève les tours et on entreprend des travaux de fortification. Dans un document du XIVe siècle, elle est décrite comme : « Il y avait à Grandpuits un chastel ou forteresse notable lequel avait este profitable nécessaire et convenable pour les habitants du Puits pour y avoir leur retraite en temps de guerre »[8]. Un autre document daté du XVIIIe siècle la décrit comme : « Le fief de Châteaufort à présent tout ruiné et en masure »[9].
  • Ferme forte de la Salle* (IMH) XVIe, de type briard : 4 tourelles d'angle.
  • Église Saint-Denis XIIe, XIIIe et XVIe, ancienne chapelle castrale de Châteaufort : à l'angle sud-ouest, tourelle faisant partie de la maison forte de Châteaufort.
  • Église Saint-Éloi de Bailly-Carrois XIIIe siècle : piliers très espacés ; belle chaire XVIIIe siècle (MH), console Louis XV (MH), Christ en bois XVIe siècle.

Événements / Activités[modifier | modifier le code]

Fête communale : début septembre à Grandpuits. Aérodrome de Nangis-Les Loges. Piscine, tennis. Camping. Associations sportives et culturelles.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Elle est jumelée avec la ville de Vallerontonda Drapeau de l'Italie Italie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine et Marne
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Monographie communale
  3. Bailly de Bailly-Carrois
  4. L'invasion de 1814 en Seine-et-Marne par Frédéric Humbert
  5. Article deux héroïnes
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Élisabeth Sirot 2007, p. 48.
  9. Ferme de Châteaufort